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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 23:00

25 JUIN

III.

Ste Lucie, romaine, épouse d’un païen, Aucée, qui demanda à être décapité avec elle ; il y eut d’autres compagnons : Antoine, Irénée, Théodore, Denis, Apollonius, Apamius, Pronicus, Coteus, Orion, Papicus, Satyre, Victor.

IV.

S Gallican, illustre romain qui, converti, dut s’exiler en Alexandrie où il fut décapité.

Ste Fébronie, vierge martyre à Sibapolis.

V.

S Maximos, évêque à Turin, dont il est patron mineur, écrivain prolixe.

S Prosper d’Aquitaine, laïc, ferme opposant du pélagianisme et partisan de s. Augustin.

S Prosper, évêque à Reggio Emilia.

VI.

S Gallican, évêque à Embrun.

S Dizant, évêque à Saintes.

S Amand, ermite près de Terrasson, au bord du Coly, où fut plus tard le monastère de Saint-Amand et la localité de Saint-Amand-de-Coly.

Ste Tigre, vierge du diocèse de Maurienne ; elle aurait obtenu des reliques de s. Jean-Baptiste de façon assez extraordinaire.

S Moluag (Luan), évêque en Ecosse.

VIII.

Ste Eurosia, vierge du pays de Bayonne ou d'origine bohême, martyre des Maures à Jaca.

S Adalbert, un des compagnons anglais de s. Willibrord en Frise.

IX.

S Salomon, roi de Bretagne très brillant ; on pourrait contester sa sainteté : il assassina au pied de l’autel son rival pour lui en prendre la couronne, mais il “expia” en aidant les monastères ; plus tard les Francs le mirent à mort après lui avoir crevé les yeux.

XII.

S Guglielmo, pèlerin de Compostelle à quatorze ans, ermite sur le Monte Vergine et fondateur d’un ordre érémitique affilié à l’ordre bénédictin.

B Juan d’Espagne, espagnol, chartreux, fondateur de la chartreuse du Reposoir.

XIII.

Bse Éléonore, belle-sœur de s. Louis de France, épouse du roi anglais Henri III Plantagenêt, et plus tard bénédictine à Amesbury.

XIV.

B Guy Maramaldi,  dominicain à Naples et inquisiteur.

Bse Dorota de Montau, mère polonaise de neuf enfants ; son mari était aussi pieux que capricieux ; veuve, elle se mortifia encore plus et fut recluse à Marienwerder ; elle avait une réelle soif de l’Eucharistie, qu’on ne lui accordait pas suffisamment.

XVIII.

Bse Marie Lhuillier, des Hospitalières de la Miséricorde, martyre durant la Révolution française.

XIX.

Ss Domingo Henares de Zafra Cubero, dominicain espagnol, évêque coadjuteur au Viêt Nam, et son catéchiste Phanxicô Ɖỗ Văn Chiểu, martyrs au Tonkin, canonisés en 1988 et fêtés le 24 novembre.

Maximos de Turin

† 420

 

Maximos (Massimo en italien) était un Italien du nord.

Selon la tradition, c’est lui qui fonda l’Eglise de Turin et en fut le premier évêque en 390, même s’il y eut déjà précédemment des Martyrs, comme Avventor, Octavius et Solutor (v. 20 novembre).

De Maximos, on a conservé une grande collection de Sermons. Il y fait souvent allusion aux protomartyrs du diocèse, il s’en prend à la simonie et lutte contre le paganisme encore vivant. Mais ses sujets sont très variés et touchent la liturgie, le dogme, les institutions, l’éclipse de lune…

Actuellement, on donne la date approximative de 420 pour l’année de sa mort. Celle de 465 semble être plutôt celle de son successeur, qui s’appelait aussi Maximos.

Saint Maximos de Turin est commémoré le 25 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Prosper d’Aquitaine

† 455

 

Originaire d’Aquitaine, justement, Prosper fit des études assez poussées, au point qu’il écrivait facilement en vers ou en prose, et sur des arguments philosophiques et théologiques assez ardus.

Il se maria, et mena une vie conjugale extrêmement sainte et discrète. Il est probable aussi que les époux se séparèrent d’un mutel accord, pour embrasser la vie consacrée ; Prosper fut peut-être au monastère de Marseille.

A partir de 426, se répandit en Provence la doctrine semi-pélagianiste, qui abaissait le rôle de la grâce de Dieu et vantait exagérément la part de la volonté humaine. Prosper prit parti pour la doctrine exposée par s.Augustin (v. 28 août), et ce dernier lui répondit, peu avant de mourir.

Prosper alla trouver le pape Célestin pour lui demander une confirmation de la doctrine juste. De retour en Gaule, Prosper écrivit encore et, dans l’élan de sa fougue, en vint même à critiquer s.Vincent de Lérins (v. 24 mai) !

Après 435, Prosper habita à Rome. Il écrivait encore - un commentaire sur les Psaumes, par exemple - et serait même devenu le secrétaire du pape Léon Ier (440). Il composa encore une Chronique couvrant l’histoire universelle des origines à son époque.

Il serait mort après 455.

Il ne faut pas le confondre avec deux autres Prosper, l’un évêque à Reggio Emilia (v. ce même 25 juin), l’autre peut-être évêque à Riez, vers la même époque.

Saint Prosper d’Aquitaine est commémoré le 25 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Prosper de Reggio Emilia

† 466

 

On connaît très peu de choses de la vie de cet évêque, le neuvième sur le siège de Reggio Emilia (Italie E).

D’après la tradition, il y fut évêque pendant vingt-deux années, donc depuis 444.

Il éleva à Reggio l’église de s.André (v. 30 novembre), qui existe encore.

Saint Prosper de Reggio Emilia est commémoré le 25 juin dans le Martyrologe Romain.

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Tigris de Maurienne

6e siècle

 

Il y eut des évêques qui portèrent les noms de Loup, de Ours… il y a une vierge qui porta le nom de Tigre (le mot latin Tigris est féminin).

On n’en connaît pas les dates, mais si les circonstances semblent pouvoir la placer au 6e siècle, beaucoup de détails doivent rester au conditionnel.

Tigre aurait été une sainte femme originaire de Maurienne (Savoie), sans doute vierge, fort dévote, instruite dans les Ecritures saintes ; elle accueillait les pèlerins. 

Elle eut vent que des reliques importantes de s.Jean-Baptiste (v. 24 juin, veille de ce jour), se trouvaient à Alexandrie et voulut à tout prix s’en procurer, ne serait-ce qu’une parcelle. 

Elle se porta auprès de la châsse du Saint et y demeura le temps qu’il fallut pour recevoir cette insigne relique. Cela dura trois années, au terme desquelles descendit miraculeusement sur l’autel un pouce très lumineux, que le Ciel accordait à la patiente demoiselle.

Revenue à Maurienne, Tigris déposa son trésor dans l’église, qui devint la cathédrale du nouveau diocèse.

Signalons ici que des reliques de s.Jean-Baptiste se trouvent également dans la cathédrale de Gênes ; elles furent analysées par des spécialistes non informés de leur origine. Leur verdict fut que ces reliques appartenaient à un homme du premier siècle, fils de parents âgés.

Sainte Tigre est commémorée le 25 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Moluag de Lismore 

510-592

 

Moluag (Malew, Molonachus, en latin Molochus) s’appelait réellement Luan, qu’on trouve aussi sous la forme Lughaidh, Lugdach, Luoc, Lua, en latin Lugidus, Lugadius, Luanus. 

Irlandais, de noble extraction, il naquit entre 500 et 520.

Vers 552, il fut ordonné évêque. C’est lui qui à son tour ordonna diacre et prêtre s.Comgal (v. 10 mai).

On dit qu’il fonda rien moins que cent monastères.

Evêque, il s’entoura de douze compagnons et s’en vint, en 562, fonder une communauté à Argyll, devenue maintenant Lismore (le gaélique Lios mor signifie «Grand monastère»), en territoire picte. S.Columba (v. 9 juin) travailla à la même époque, mais sans doute pas chez les Pictes, dont il ignorait la langue, tandis que Moluag la connaissait bien.

Moluag fonda ensuite des communautés à Rosemarkie et Mortlach. Ces deux centres et celui d’Argyll sont les trois seules fondations qu’on a retenues, sur les «cent» préconisées par la tradition.

Moluag s’éteignit à Rosemarkie le 25 juin 592.

Son culte fut confirmé en 1898.

Saint Moluag de Lismore est commémoré le 25 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Eurosia de Jaca

† 714

 

Il n’y a pas de documents écrits authentiques et contemporains qui puissent confirmer ce qu’une tradition orale nous a transmis.

Eurosia aurait pu être une jeune fille de Bayonne, ou d’Aquitaine, ou même une princesse bohême.

S’il faut se référer à la «légende», Eurosia était une petite orpheline bohême qui se nommait Dobroslava. Elle fut adoptée par les princes de Bohême, Boriboy et Ludmilla, qui la firent baptiser avec le nom qu’on lui connaît, Eurosia.

C’est s.Méthode (v. 14 février) qui aurait suggéré au pape de présenter Eurosia, alors âgée de seize ans, au comte espagnol Fortun Jiménez, héritier du trône d’Aragon. Eurosia y vit un signe de la volonté de Dieu, accepta et fut donc accompagnée par une escorte jusqu’en Espagne.

Mais arrivés en vue de la cité de Jaca, ils furent durement attaqués dans les montagnes par une troupe de Sarrasins, qui enlevèrent la jeune fille. Celle-ci réussit à s’enfuir et à se cacher dans une grotte, mais elle fut rejointe ; comme elle refusait énergiquement de renoncer au Christ, on lui coupa les mains et les pieds, puis on la décapita au lieu-dit Yebra de Basa.

Un formidable orage mit en fuite les Sarrasins, tandis que du Ciel se faisait entendre une voix puissante : Qu’elle puisse calmer les tempêtes, où qu’on invoquera son nom !

Les circonstances de cette brève biographie font donner à Eurosia les dates 864-880, assez différentes de celle préconisée par les historiens, 714.

Eurosia est invoquée pour la libération des possédés du démon, contre les tempêtes et la grêle, et pour les récoltes.

Le culte de sainte Eurosia de Jaca fut confirmé en 1902 ; elle est commémorée le 25 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Adalbert d’Egmond

665-740

 

Adalbert ou Ædelbert (ce n’est pas Ethelbert, roi est-anglais, v. 24 février) a pu naître vers 665 ; il était originaire de Northumbrie (Angleterre) et, dit-on, de souche royale.

Il entra au monastère de Rathmelgisi et fut ordonné diacre.

En 690, il fut de ceux qui suivirent s.Willibrord (v. 7 juillet) sur le sol européen. On sait que Willibrord évangélisa particulièrement les Pays-Bas, et Adalbert poursuivit son œuvre dans le nord de cette contrée. Adalbert y bâtit une église à Egmond, près de laquelle s’éleva un monastère au 10e siècle.

Deux détails restent incertains : Adalbert aurait succédé à Willibrord à la tête du monastère d’Epternach (qui est dans l’actuel Luxembourg) ; il aurait par ailleurs été archidiacre pour le diocèse d’Utrecht.

Adalbert mourut à Egmond, vers ou après 714, peut-être même vers 740.

L’abbaye d’Egmond fut détruite durant les guerres de religion, et restaurée au 20e siècle.

Saint Adalbert d’Egmond est commémoré le 25 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Salomon de Bretagne

† 874

 

Si ce nouveau Salomon commença son règne dans la violence et le sang, il sut se racheter par beaucoup de bonnes œuvres et surtout par une mort héroïque et douloureuse.

Salomon contestait la couronne à son cousin Erispoé. Ce dernier trouva refuge auprès d’un autel, ce qui aurait dû le sauver, mais Salomon le tua au pied de cet autel, lui arracha la couronne et se l’imposa (857).

Que pouvait-on envisager après une telle situation ? 

Le nouveau roi fut heureux dans ses combats contre Charles le Chauve et contre les Normands. Son palais accueillit les meilleurs artistes de l’époque.

Mais surtout, Salomon s’efforça de faire régner la justice dans son territoire, et de s’acquérir la protection du Ciel. En particulier, pour abriter les reliques de s.Maixent (v. 26 juin), il fit construire un monastère à Plélan-le-Grand, et c’est là qu’il se retira après avoir abdiqué le pouvoir.

Des opposants vinrent l’y retrouver, le poursuivirent, lui crevèrent les yeux et l’assassinèrent près de l’actuelle Landerneau, à un endroit qu’on appelle La Martyre. Cet assassinat fut effectivement considéré par certains comme un martyre, quoique Salomon, à proprement parler, n’ait pas été tué pour la Foi.

Plus tard les «reliques» du roi furent transférées à Pithiviers.

Miséricordieuse comme son divin Fondateur, l’Eglise a inscrit ce roi Salomon au Martyrologe et le vénère le 25 juin.

Guglielmo de Vercelli

1085-1142

 

Guglielmo naquit en 1085 à Vercelli (Piémont, Italie NO), de parents nobles qu’il perdit encore jeune.

A quatorze ans, il partit en pèlerinage pour Compostelle, en ayant soin de se faire barder de sangles de fer qu’il porta sous ses vêtements ; il dut souffrir beaucoup sous le soleil d’Espagne, mais il en rajouta, s’imposant un jeûne total.

En 1106, il se trouvait à Melfi. Illettré, il apprit par-cœur le psaume 109 (Dixit Dominus), puis d’autres passages bibliques et acquit ainsi une merveilleuse intelligence de l’Ecriture sainte.

En 1108-1109, il s’installa sur le mont Solicoli, en compagnie d’un ancien soldat, dans une vie érémitique de pénitence et de prière. Mais comme il eut le «malheur» de guérir un aveugle par sa prière et qu’on parlait trop de lui, il courut se cacher auprès d’un saint homme de la région, Giovanni de Pulsano.

Cédant cependant à un ardent désir d’aller en Terre Sainte, il quitta son compagnon ; mais il fut tellement malmené par des brigands dans le sud de l’Italie, qu’il se ravisa et jugea que Dieu le voulait plutôt en Italie, et il s’arrêta près d’Avellino, au mont Virgiliano, qui allait devenir Monte Vergine (Mont de la Vierge) ou Partenio (du grec parthenos, vierge).

Guglielmo y reprit sa vie érémitique, mais devant l’affluence de vocations qui voulaient le suivre, il construisit avec eux un monastère et une église dédiée à Notre-Dame, consacrée en 1124. La tradition rapporte que la Sainte Vierge lui serait apparue pour lui demander l’érection de ce monastère. De là vint la branche bénédictine de la Congrégation verginiana, qui fut rattachée en 1879 aux Bénédictins de Subiaco.

La règle se voulait austère, mais pas invivable : trois jours par semaine, on «jeûnait» avec verdure et pain. Il y eut des murmures, et Guglielmo s’éloigna, laissant derrière lui la communauté avec un prieur.

En 1128, avec cinq compagnons, il alla s’établir sur une autre colline, Monte Cognato, puis, non loin d’Avellino, il construisit avec eux l’illustre monastère San Salvatore à Goleto, un monastère double, pour hommes et femmes.

Guglielmo dut sortir de sa retraite, quand le roi de Naples l’appela pour écouter ses conseils. Sa franchise à la cour lui valut de tels ennemis qu’on chercha à le corrompre par une courtisane ; quand elle s’approcha de lui, il lui proposa d’aller avec elle s’étendre sur un lit… de charbons rouges, dans la cheminée. Tandis que la belle dame restait figée d’horreur, Guglielmo s’étendit sur les charbons, puis se releva, sans avoir subi la moindre atteinte des braises ; la courtisane se convertit et prit le voile.

Le roi de Naples protégea les fondations de Guglielmo.

Celui-ci s’éteignit au monastère de Goleto le 25 juin 1142. Bientôt considéré comme saint, Guglielmo fut en maints endroits honoré d’un culte que Pie VII étendit à toute l’Eglise en 1785. Il fut déclaré patron céleste de la région Irpinia par le pape Pie XII.

 

 

Juan d’Espagne

1123-1160

 

Juan naquit vers 1123, d’après un document ancien à «Almanceps», qu’on a hypothétiquement traduit par Salamanque (Espagne).

Il vint jeune en France, pour étudier. Un riche bourgeois le prit comme pensionnaire, en Arles, et l’eût fait son héritier si le jeune homme n’était parti pour se faire le disciple d’un ermite.

Après trente mois d’épreuve, il frappa à la porte de la chartreuse de Montrieux, alors au diocèse de Toulon, où il fut six ans sacristain, puis fut élu prieur.

Ce fut un restaurateur et un constructeur, zélé aussi pour la science : il aimait copier de sa main les manuscrits et aussi les corriger, ce qui était une tâche délicate et périlleuse.

Passé à la Grande Chartreuse (fondée par saint Bruno, v. 6 octobre), le prieur Anthelme (v. 26 juin) le prit en haute estime et lui donna à présider la nouvelle fondation près du lac de Genève. Arrivant sur l’endroit, Juan se serait écrié : C’est ici mon reposoir !

Ce Reposoir remontait à 1147, quand Aymon de Faucigny avait donné ce terrain à des moines, mais le projet était resté en suspens. De retour de la Croisade, Aymon signa une donation en bonne et due forme, le 22 janvier 1151, et Juan se mit hardiment au travail. Il avait vingt-huit ans.

Juan fut chargé aussi par Anthelme de rédiger des constitutions pour des Religieuses de la Chartreuse.

Après neuf ans de gouvernement, Juan mourut au Reposoir, le 25 (ou le 11 ?) juin 1160. Le Martyrologe le commémore le 25 juin.

Il fut enterré, sur sa demande, entre deux bergers tués par une avalanche, à qui il avait rendu les honneurs funèbres. 

Juan a été béatifié en 1864.

La Chartreuse du Reposoir, classée monument historique, est maintenant un monastère de Carmélites.

 

 

Marie Lhuillier

1744-1794

 

Cette petite bergère de la Mayenne était née le 18 novembre 1744 à Arquenay, de Guillaume et Marie Sauvage ; elle a deux frères. On peut encore voir La Pommeraie, sa maison natale.

Orpheline dès l’âge de cinq ans, elle est reçue par une parente pour garder les vaches et les moutons, puis par une Demoiselle Dubois comme domestique. Catéchisée, elle ne saura jamais ni lire ni écrire.

Elle entend cependant l’appel de Dieu et entre comme converse chez les Religieuses Augustines de Saint-Julien de Château-Gontier. Elle se donne entièrement au soin des malades.

Elle fait ses vœux définitifs en 1774, et prend le nom de Sœur Sainte-Monique. Elle aime sa vie. Avec une simplicité d’enfant, un cœur simple et ouvert, un caractère à la fois vif, décidé et obéissant, elle répétait : Je veux ce que Dieu veut, ou bien A la mort comme à la vie, Dieu soit béni.

Arrive la Révolution. Les Religieuses refusent de prêter le serment et sont expulsées de l’hôpital. Elles sont emprisonnées avec les Ursulines.

On accuse Marie d’avoir donné des torchons et des tabliers, qui sont désormais “biens d’état”.

Transférée à la prison de Laval, elle est guillotinée avec l’aumônier, le 25 juin 1794.

Marie Lhuillier a été béatifiée parmi les dix-neuf Martyrs de Laval en 1955.

 

 

Domingo Henares de Zafra Cubero

1765-1837

Phanxicô Ðỗ Vǎn Chiểu

1797-1837

 

Domingo (Dominique) naquit à Baena (Cordoue, Espagne) le 19 décembre 1765, dans une famille très humble.

En 1782 il obtint de pouvoir entrer dans le couvent dominicain de Grenade et fit la première profession l'année suivante. 

Il n'était pas encore ordonné prêtre, et n'avait pas encore achevé ses études, qu'il exprima le désir de partir pour les missions, avec d'autres compagnons du même monastère. Il ne devait plus revoir ses chers parents, ayant préféré tout donner à Dieu sans retour.

De Cadix, on partit en 1785 pour Porto Rico, Cuba, Mexique, enfin les Philippines, où l'on arriva le 9 juillet 1786.

A Manille, il fit ses études théologiques, tout en donnant des cours aux plus jeunes.

Il fut ordonné prêtre en 1789 (ou même 1790) et fut tout de suite envoyé au Tonkin, l'actuel nord-Vietnam. Il y arriva avec Clemente Ignacio Delgado, futur évêque et martyr lui aussi, et deux autres pères dominicains.

Il fut d'abord supérieur du séminaire de prêtres indigènes à Tién-Chu, jusqu'en 1798.

Clemente Ignacio Delgado, ayant été nommé vicaire apostolique, le prit comme vicaire général et, très vite après, le fit nommer évêque. Domingo fut consacré le 9 janvier 1803 à Phunhay.

Le père Domingo avait trente-sept ans ; il devait maintenant en vivre quasi autant en qualité d'évêque.

Les indigènes s'étonnèrent de la rapidité avec laquelle les missionnaires apprirent leur langue. Mais surtout, ils furent conquis par la douceur, la bonté qui en émanait, jusqu'aux mandarins qui devaient parfois à contre coeur sévir contre eux.

Quand la persécution reprit, les plus recherchés furent tout d'abord les “autorités”, les évêques. Mgr Henares dut mener une vie vagabonde pour éviter les soldats de-ci de-là, pour échapper aux délateurs. Il avait désormais dépassé les soixante-dix ans et n'avait pas un moment de repos.

Le 9 juin 1838 il chercha à fuir en barque avec son catéchiste Phanxicô (François) Ðỗ Vǎn Chiểu, mais le vent les ramena à terre. Ils se réfugièrent chez un pêcheur chrétien, nommé Nghiém.

De ce catéchiste, pour l'instant, on sait seulement qu'il était né vers 1797 à Trung Lễ (Liên Thùy, Nam Ðịnh). Le Martyrologe le nomme Phanxicô Ɖỗ Minh Chiểu.

On prévint immédiatement le préfet de Bat-Phang, qui donna l'ordre aux mandarins d'arrêter l'évêque avec son catéchiste et le pêcheur qui les avait reçus.

Dès le 11 juin, on les emmena à Nam Ðịnh : l'évêque, sur une civière, car il ne voyait presque plus ; les deux autres à pied, chargés de chaînes.

Immédiatement condamnés à mort, l'évêque et son catéchiste furent décapités le 25 juin 1837. On ne connaît pas le sort du pêcheur.

De Mgr Henares, un autre évêque plus tard martyr (Jerónimo Hermosilla, v. 1er novembre) écrivit : 

Une vie toute limpide, un zèle insatiable pour le salut des âmes, une soif ardente du martyre, d'une pauvreté évangélique pour lui-même et d'une générosité prodigieuse pour les nécessiteux.

Mgr Henares et son catéchiste Phanxicô furent béatifiés en 1900 et canonisés en 1988, parmi cent-dix-sept Martyrs du Vietnam, dont la fête commune est le 24 novembre.

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