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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 23:00

27 JUIN

 

Notre-Dame du Perpétuel Secours. 

I.

S Crescentius, disciple de s. Paul (cf.2Tim 4:10), évêque en Galatie ou en Gaule (Vienne).

III.

Ste Guddenas, martyre à Carthage.

Ste Pome, vierge à Châlons-en-Champagne, sœur de l’évêque s. Memmie.

IV.

S Zoïlus, martyr à Cordoue.

V.

S Cyrille, évêque à Alexandrie, assez énergique contre les novatiens et les Juifs, et plus encore contre l’erreur de Nestorius ; docteur de l’Eglise.

?

S Anecte, martyr à Césarée de Palestine (ou de Cappadoce).

VI.

S Samson, médecin romain, venu à Constantinople où il guérit l'empereur ; il fut surnommé “Samson l’Hospitalier” ou “Samson Xenodokos” (médecin de l’étranger).

S Jean, prêtre breton venu à Chinon.

XI.

S Arialdo, chef de la ligue patare à Milan contre le clergé simoniaque et concubain, martyrs ; il fut horriblement mutilé. 

XIII.

B Benvenuto de Gubbio, militaire devenu franciscain.

XIX.

B Yi Gyeong-eon Paulus, laïc coréen martyr, mort en prison, béatifié en 2014.

S Tôma Toán, catéchiste tonkinois martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

Bse Marguerite Bays, couturière, tertiaire franciscaine et mystique près de Fribourg en Suisse, béatifiée en 1995, canonisée en 2019.

Bse Louise-Thérèse de Montaignac de Chauvance, consacrée au Sacré-Cœur, fondatrice des Oblates du Sacré-Cœur, pour le ressourcement des femmes voulant témoigner dans leur vie quotidienne, béatifiée en 1990.

XX.

B Ioan Suciu (1899-1953), évêque gréco-catholique roumain, longuement torturé en prison, mort d’épuisement et de faim, reconnu martyr, béatifié en 2019.

 

 

Crescentius

1er siècle

 

Saint Crescentius est nommé par Paul dans la deuxième épître à Timothée, où il dit qu’il est allé en Galatie (2Tm 4:10). C’est tout ce qu’on a reçu d’inspiré et de précis sur Crescentius.

Par ailleurs, on n’est pas sûr que Paul parle de la province asiatique de Galatie (au centre de la Turquie moderne) ou de la Gaule. Certains manuscrits écrivent “Gaule”.

D’après le texte, on pourrait justifier que Crescentius soit allé en Gaule : Paul écrit de Rome, où il est prisonnier. D’après lui, Demas est parti pour Thessalonique, Crescentius pour “la Gaule” et Tite pour la Dalmatie ; en somme, de Rome, il voit ses disciples partir en trois directions différentes, dont Rome serait l’épicentre.

Certains auteurs “sûrs” ont penché pour la Gaule (Eusèbe, Epiphane, Théodoret), tandis que les Constitutions Apostoliques alludent à la Galatie.

Plus tard, au IX. siècle, Crescentius fut présenté comme le premier évêque de Vienne en France, avant d’aller mourir “en Galatie”. 

Pourquoi pas ?

Il ne semble pas qu’il soit particulièrement honoré en Orient, ni même en Occident ; il était mentionné au Martyrologe Romain le 27 juin, avant d’en être retiré récemment.

Il y a d’autres saints Crescentius, dont les notices apparaîtront plus tard.

 

 

Guddenas de Carthage

† 203

 

Guddenas était une vierge de Carthage.

Par quatre fois, elle fut torturée sur le chevalet, puis horriblement lacérée par les ongles de fer, longtemps enfermée dans un cachot infect, et enfin décapitée.

C’était en 203.

Sainte Guddenas de Carthage est commémorée le 27 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Zoilus de Cordoue

† 303

 

Zoilus est un martyr de Cordoue attesté historiquement, mais dont on ne sait rien, sauf la date présumée de son martyre.

On retrouva son corps au 6e siècle.

Certains lui ont adjoint dix-neuf Compagnons qui, cependant, n’ont rien à voir avec lui.

Saint Zoilus de Cordoue est commémoré le 27 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cyrille d'Alexandrie
376-444

 

Neveu et successeur de Théophile d'Alexandrie en 412, il montra un zèle marqué contre les hérétiques : il ferme les églises des Novatiens, chasse les Juifs de la ville, au point que des émeutes éclatent et que meurt la philosophe Hypatie, lynchée : le saint Patriarche fut pointé du doigt dans la responsabilité de ce meurtre qu'il n'avait certainement pas prévu.

Il combat le paganisme dans Alexandrie.

Au moment du concile d'Ephèse (431), il fait condamner le nestorianisme et défend solennellement le titre marial de Theotokos ou Mère de Dieu, contre Nestorius qui voulait attribuer à Marie le seul titre de Christotokos, Mère du Christ. Ce concile fut houleux, Cyrille fut même emprisonné durant trois mois. Mais les évêques récalcitrants finirent par se ranger du côté de la Vérité.

Cyrille reste sur le siège d'Alexandrie pendant trente-deux années et meurt le 27 juin 444.

Père de l'Eglise, il nous a laissé beaucoup d'écrits : contre les Ariens, Manès, Plotin, Apollinaire, l'empereur Julien ; des Dialogues sur la Trinité, deux Dialogues christologiques, des Catéchèses baptismales, des Commentaire sur les Evangiles, sur les Psaumes ; des Homélies.

Vénéré par les Orientaux le 9 juin, il est toutefois inscrit au Martyrologe et au calendrier romains le 27 juin.

Saint Cyrille d'Alexandrie a été proclamé Docteur de l'Eglise en 1882.

Les quelques extraits suivants sont repris des écrits de Cyrille. On y notera la solennité des expressions, la précision recherchée par le Théologien.


Sur la Trinité. - Nous croyons en un seul Dieu Père tout-puissant, créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, son Fils, engendré de lui par nature, avant tous les siècles et tous les temps, car il est, comme son Père, sans commencement dans le temps et éternel ; assis sur le même trône et jouissant de la même gloire ; égal à lui en tout, car il est le caractère et le reflet de son hypostase ; nous croyons aussi semblablement au Saint-Esprit, ne le regardant pas lui-même comme étranger à la nature divine, car il procède naturellement du Père, répandu par le Fils sur la créature. Et ainsi nous reconnaissons comme une et substantielle et dans l’identité de gloire, la sainte et adorable Trinité.

Sur l'Incarnation. - Et nous disons que c’est le Logos lui-même, le Fils unique engendré d’une façon ineffable de l’essence de Dieu le Père, l’auteur des siècles, celui par qui et en qui tout existe, la lumière véritable, la nature qui vivifie tout… Qui dans les derniers temps, par la bonne volonté du Père, pour sauver la race humaine tombée dans la malédiction et soumise à cause du péché à la mort et à la corruption, a pris la semence d’Abraham, selon les Ecritures, et a communiqué au sang et à la chair, c’est-à-dire est devenu homme. Ayant pris la chair et l’ayant faite sienne, il a été engendré selon la chair par la sainte et toute pure Marie. Mais bien qu’il fût devenu semblable à nous et qu’il eût économiquement revêtu la forme d’esclave, il demeura dans la divinité et la majesté qu’il avait par nature ; car il n’a pas cessé d’être Dieu en se faisant chair, c’est-à-dire homme semblable à nous. Immuable par nature en tant que Dieu, il est resté ce qu’il a toujours été, ce qu’il est, ce qu’il sera toujours, et en même temps il a été appelé Fils de l’homme.

Sur Marie. - La sainte Vierge est véritablement mère de Dieu, non qu’elle ait donné commencement à la divinité, mais parce qu’elle a engendré le corps auquel le Verbe s’est uni substantiellement. Telle est la doctrine traditionnelle, enseignée par tous les Pères et évêques orthodoxes de l'Orient et de l’Occident. Si le concile de Nicée n’a pas employé cette expression, c’est qu’alors elle n’était pas nécessaire ; dans son symbole, il a proclamé en termes équivalents la maternité divine de Marie. Refuser ce titre de Théotokos à la sainte Vierge, nier sa maternité divine, c’est détruire le mystère de l’incarnation. La Vierge Marie est toute pure et toute sainte ; le Christ est né d’une souche saine. Elle a conçu d’une façon virginale et par miracle sous l’influence du Saint-Esprit ; Joseph ne fut que le père putatif et le gardien de l’Enfant-Dieu. Elle est restée vierge après l’enfantement. Elle n’avait pas besoin de purification ; elle était dispensée de la loi.

 

 

Samson de Constantinople

† 560

 

Samson de Constantinople est un titre inapproprié : Samson était Romain de naissance, issu d’une grande famille. Les Grecs et les Russes transcrivent Sampson.

Il étudia la médecine et soignait les malades sans se faire payer.

A la mort de ses parents, il distribua ses biens aux pauvres, donna leur liberté aux esclaves et se préparait à se retirer au désert.

Inspiré ou guidé par quelque attrait mystérieux, il s’en vint à Constantinople ; il ouvrit sa petite demeure aux pauvres et aux malades ; il y exerça son art et montra tant de charité envers le prochain, que le patriarche le jugea digne du sacerdoce : Samson avait alors un peu plus de trente ans.

L’empereur Justinien, que les médecins avaient été dans l’impossibilité de guérir, appela Samson. Celui-ci, feignant de lui appliquer quelque onguent efficace, le guérit, mais l’empereur comprit que ce pieux médecin l’avait guéri par la puissance du Nom du Christ, et voulut récompenser son bienfaiteur.

Samson accepta de s’occuper des malades d’un hôpital qu’aurait fait construire Justinien. C’est dans cette activité humble et charitable qu’il passa les dernières années de sa vie, avant de s’éteindre vers 530 ou 560.

Des miracles, il y en eut du vivant de Samson, et plus encore après sa mort. Samson fut pour cela surnommé l’Hospitalier ou Xenodokos (soignant les étrangers). L’hôpital fut en service pendant plusieurs siècles.

Bien plus tard, en 1709, le tsar Pierre Ier battit les Suédois à Poltava le 27 juin, en la fête de s.Samson, ce qui motiva la dédicace de la cathédrale de Saint-Petersbourg à saint Samson.

Saint Samson de Constantinople est commémoré le 27 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jean de Chinon

6e siècle

 

Jean venait, dit-on, de Bretagne, même si certains le font venir de Grande-Bretagne. 

Il était prêtre, ce qui pourrait exclure sa nationalité anglaise, puisque c’est seulement sur la fin du 6e siècle que les premiers missionnaires débarquèrent sur l’île.

Venu à Chinon, Jean s’y construisit une cellule près de l’église et, comme tout solitaire pacifique, planta, cultiva ; il jouit bientôt de l’ombrage de magnifiques lauriers.

On dit traditionnellement que Jean reçut là la reine Radegonde, qui se rendait vers Poitiers pour y fonder un monastère.

Après la mort de Jean, qui reste non datée, le sacristain coupa un des lauriers, qui s’était desséché. Avec le bois, il se fit un petit tabouret, dont il usa pendant deux ans puis, pris de remords d’avoir coupé cet arbre planté par Jean, il enterra son tabouret à l’endroit de la plante : au printemps suivant, le tabouret devint un nouveau pied de laurier garni de feuilles.

Le fait est raconté par s.Grégoire de Tours (v. 17 novembre).

Saint Jean de Chinon est commémoré le 27 juin dans le Martyrologe Romain.

Arialdo Alciati

1010-1066

 

Arialdo naquit vers 1010, près de Côme (Lombardie, Italie N).

Entré dans le clergé, il étudia à Milan, à Laon et Paris. De retour à Milan, il devint diacre décuman, une distinction propre à cette Eglise, où l’on sait qu’est appliqué le rit ambrosien.

Mais le problème de l’époque était que les prêtres, généralement, n’étaient pas fidèles au célibat sacerdotal que l’Eglise conserve depuis les origines. En outre, il se faisait un trafic caché de choses saintes, objets et dignités. La population s’en mêla.

Et comme cela arrive dans chaque manifestation populaire, les choses ont mal évolué. On en vint à la force. Même Arialdo se laissa entraîner dans les violences.

Les tenants de ce mouvement d’indignation furent bientôt appelés par dédain patares, c’est-à-dire «chiffons».

Arialdo prêcha à Varese avec virulence contre le nicolaïsme et la simonie. Un jour, il en vint à intervenir manu militari pendant la célébration d’une Messe, arrachant la chasuble au prêtre indigne qui célébrait et le chassant.

L’archevêque simoniaque de Milan ne pouvait supporter les accusations du diacre Arialdo. Il convoqua un concile près de Novare, où Arialdo refusa de comparaître. Ce fut une erreur : excommunié, il fit appel à Rome, qui suspendit l’excommunication, mais somma l’archevêque de faire pénitence pour sa conduite. Le climat devenait insupportable.

L’archevêque revint à son attitude antérieure, il fut excommunié ; à son tour, il jeta l’interdit sur Milan, tant qu’Arialdo y serait présent. Arialdo s’éloigna, mais on le poursuivit.

Deux clercs le rejoignirent près du lac de Côme. Ces clercs n’eurent pas honte de s’en prendre au diacre de façon indigne : Arialdo fut castré ; on lui creva les yeux, on lui coupa les oreilles, le nez, les lèvres, la main droite et la langue; son corps fut jeté dans le lac.

Arialdo mourut le 27 juin 1066. Son martyre lava ses erreurs.

Un des chefs de l’insurrection patare, Erlembaldo, fut aussi assassiné quelques années plus tard, mais son action ayant dépassé les buts et les limites qu’il aurait dû respecter, il n’est plus considéré comme martyr.

Dix mois plus tard, on retrouva le corps d’Arialdo intact dans le lac. Bien sûr, l’assassinat fut imputé à l’archevêque, qui dut démissionner. Milan brûla. Un nouvel archevêque, soutenu par Rome, fut combattu par l’empereur. Le mouvement patare s’éteignit peu à peu, mais le témoignage de ses chefs fit peu à peu aboutir à une réforme tellement nécessaire.

Le Martyrologe mentionne saint Arialdo le 27 juin, quoiqu’aucune canonisation officielle n’ait eu lieu. C’est la Vox populi qui s’en chargea.

 

 

Benvenuto de Gubbio

1190-1232

 

Benvenuto (Bienvenu) était de Gubbio ; on en situe la date de naissance vers 1190.

Le premier fait important qu’on connaisse de lui, est qu’il se présenta avec sa tenue militaire à saint François lui-même, demandant son admission dans le nouvel Ordre religieux, en 1222.

Benvenuto fut l’exemple vivant de toutes les vertus religieuses. Il n’était satisfait que du vêtement le plus misérable ; il ne mangeait que le strict nécessaire. 

Il fut envoyé par saint François pour soigner des lépreux : jamais on ne vit infirmier plus empressé, plus souriant. Il aimait le silence et la retraite, mais se montrait plein de charité pour tout le monde. 

Il priait longuement la nuit, pour la conversion des pécheurs.

Dans l’Hostie consacrée, il voyait Jésus Enfant.

Il montra une patience infinie durant ses longues et pénibles maladies.

Il s’endormit en paix un 27 juin, à Corneto (Pouilles), mais comme pour sa naissance, on n’est pas sûr de l’année de sa mort, vers 1232.

Ce Religieux effacé fut favorisé de prodiges et de grâces divines si innombrables, que le pape Grégoire IX chargea lui-même trois évêques de faire avancer la cause de canonisation ; mais les papiers se perdirent dans les archives curiales : l’humilité totale de Benvenuto avait besoin de cet oubli humain.

Vers 1268, la ville de Corneto ayant été détruite, les reliques du bienheureux Benvenuto furent transférées à Deliceto (Foggia). Le culte populaire fut approuvé en 1697.

 

 

Yi Gyeong-eon Paulus

1792-1827

 

Yi Gyeong-eon Paulus est un laïc coréen né en 1792 à Seoul (Corée S).

Il mourut en prison à Jeonju (Jeolla-do) le 27 juin 1827 et fut béatifié en 2014.

 

 

Tôma Toán

1764-1840

 

Tôma était né vers 1764 à Cần Phán (Nam Ɖịnh, Vietnam).

Baptisé, il devint tertiaire dominicain.

Il mourut en prison le 27 juin 1840, après avoir faibli à deux reprises, puis s’être repenti.

Il fut béatifié en 1900, et canonisé en 1988.

La fête commune des Saints du Vietnam est au 24 novembre.

 

 

Marguerite Bays

1815-1879

 

La Pierraz est un petit hameau de Siviriez près de Fribourg en Suisse. C’est là qu’est née Marguerite Bays le 8 septembre 1815 ; c’était un vendredi, fête de la Nativité de Marie.

Marguerite était la seconde fille d’une famille d’agriculteurs. Humble paysanne, elle a passé son temps à filer le chanvre et à coudre. Elle resta laïque et célibataire, “servant Dieu en premier”, dans une vie tout ordinaire. Personne ne soupçonnait la profonde vie mystique de cette personne si effacée.

Elle fut tertiaire franciscaine, elle fit partie des Enfants de Saint-Paul ; elle était fervente de Marie Immaculée : c’est le 8 décembre 1854 qu’elle guérit d’un cancer des intestins.

Elle reçoit les stigmates de la Passion du Christ dès 1860. Elle est favorisée de visions et de révélations.

Soit dans l’église paroissiale, soit dans le secret de sa chambre, elle adore Jésus Eucharistie ; elle prie pour tous les siens, pour tous les hommes de monde entier. Partout on l’aime et on recourt à elle, car sa présence pacifie, réconforte. On lui confie des soucis, on l’appelle au chevet des malades et des mourants, elle réconforte les pauvres, elle enseigne l’Amour de Dieu aux enfants, à qui elle enseigne l’évangile par la contemplation de la crèche de Noël.

Elle s’éteint aussi humblement qu’elle avait vécu, le 27 juin 1879, un vendredi comme pour sa naissance.

Marguerite Bays a été proclamée Bienheureuse en 1995 et sera canonisée en 2019.

 

 

Louise-Félicité de Montaignac de Chauvance

1820-1885

 

Née au Havre le 14 mai 1820, était d’une vieille famille noble. Son père, Raymond Aimé est un employé des finances ; sa mère, Anne, est de la famille de la Raffinie d’Hauterive. Dès le lendemain la petite fille reçoit au baptême les noms de Louise-Félicité. 

Louise était la cinquième des six enfants de la fratrie. 

En 1827, devant la crêche de Noël, elle fut saisie par le mystère de Dieu Enfant.

On l’envoya étudier à Chateauroux, puis à Paris, puis chez sa propre tante maternelle, dont elle recevra une telle dévotion pour le Sacré-Cœur de Jésus. Elle était douée pour la musique et la peinture.

Elle lut avec enthousiasme sainte Thérèse d’Avila (dont elle prit ensuite le nom). 

En 1833 elle reçut la Première communion, qui la marquera profondément.

En 1837, elle fit le vœur de chasteté.

En 1843, elle fit au Cœur de Jésus l’offrande d’elle-même. Pensant entrer au Carmel, elle écouta le conseil de son confesseur et commença plutôt à réunir des femmes chrétiennes qui, dans leur milieu de vie, seraient des témoins de l’amour de Dieu au cœur du monde.

Après la révolution de février 1848 elle se fixa à Montluçon.

Ainsi naquirent à Montluçon, puis dans le diocèse, en France et à l’étranger, des communautés religieuses d’Oblates du Cœur de Jésus, avec de nombreuses œuvres caritatives et d’orphelinats.

A partir de 1853, Louise-Thérèse souffrit d’une maladie osseuse qui limita progressivement tous ses déplacements, jusqu’à l’immobilité totale.

En 1875, elle fut secrétaire générale de l’Apostolat de la Prière, fondé peu avant par un Jésuite qu’elle rencontra, le père François-Xavier Gautrelet.

En 1878 s’ouvrit à Paray-le-Monial la première Maison proprement-dite des Oblates.

En 1881 est reconnue par Rome la mission particulière de cette famille religieuse.

En 1882 elle fonda la Petite Ecole de l’Enfant Jésus, qui voulait être une sorte de pré-séminaire pour les jeunes séminaristes.

Elle mourut le 27 juin 1885.

Elle a été béatifiée en 1990.

 

 

Ioan Suciu

1899-1953

 

Ioan Suciu naquit le 4 décembre 1907 à Blaj (Roumanie), de Vasile et Maria.

Il fréquenta la faculté de Blaj puis, en 1925, vint à Rome, d’abord à l’institut Saint-Athanase, puis à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin (l’Angelicum) où il obtint le doctorat de Théologie.

Ordonné prêtre en 1931 et sacré évêque en 1940, il fut évêque auxiliaire d’Oradea-Mare, puis administrateur apostolique de Blaj.

Son  intense activité pastorale (et sportive) auprès des jeunes et particulièrement des Roms de la périphérie de Blaj, lui valut d’être appelé l’apôtre des jeunes.

Quand le régime communiste s’installa dans le pays, Ioan Suciu et tous les évêques catholiques furent invités à se rallier à l’église orthodoxe de Roumanie : c’était leur demander de rompre avec Rome et le pape. Sept évêques refusèrent et furent pour ce motif mis en prison et soumis à d’infâmes traitements.

Mgr Suciu se déclara ouvertement opposé au gouvernement communiste et fut emprisonné en 1948 : on lui imposa des interrogatoires interminables pendant dix-sept mois.

Relégué dans la prison de Sighetu Marmației, il y mourut de faim le 27 juin 1953.

Comble du  mépris : il fut enterré dans le cimetière des pauvres et l’on n’a jamais pu retrouver sa tombe.

Ioan Suciu est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

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