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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 23:00

28 JUIN

 

II.

S Irenæus, disciple de s.Polycarpe puis évêque à Lyon ; son ouvrage "Contre les Hérésies" combat les erreurs gnostiques ; il est très cité par le Concile Vatican II.

III.

Ss Plutarcus, Serenus, le catéchumène Heraclides, le néophyte Heron, un autre Serenus, la catéchumène Heraides, Potamiæona et sa mère Marcella, membres de l'école d'Origène en Alexandrie.
S Zacharie, évêque à Lyon, successeur de s. Irénée.

IV.

S Papias, martyrisé de façon affreuse (dans une localité non connue).

VI.

Ste Théodechilde, de famille royale (ou même fille de Clovis), fondatrice d’un monastère pour hommes à Sens (Saint-Pierre -le-Vif).

VIII.

S Paul I, pape (757-767) : successeur de son frère Etienne II, il en continua la politique d’amitié avec Pépin le Bref, contre les Lombards et contre Byzance. 

IX.

S Argimiro, martyr à Cordoue.

XI.

S Heimerad, prêtre de Souabe, assez vagabond, très original, “fou de Dieu”.

XVII.

S John Southworth, jésuite anglais, martyrisé à Tyburn.

XVIII.    

Bx Yun Yu-il Paulus, Choe In-gil Matthæus et Ji Hwang Sabas, laïcs coréens martyrs, enterrés vivants, béatifiés en 2014.

XIX.

Ste Mali Du Zhaoshi, chinoise, mère d’un prêtre, martyre, canonisée en 2000 et fêtée le 9 juillet.

Stes Luqi Wang Cheng, Mali Fan Kun, Mali Chi Yu et Mali Zheng Xu, orphelines chinoises de dix-huit à onze ans, qui se tenaient par la main au moment de leur martyre, canonisées en 2000 et fêtées le 9 juillet.

XX.

B Stepan (Severian) Baranyk (1889-1941), prêtre martyr ukrainien de l’Ordre de Saint-Josaphat, mutilé en prison vers la fin de ce mois, béatifié en 2001.

Bse Teresa Maria (Maria Pia) Mastena (1881-1951), italienne, fondatrice des Religieuses de la Sainte-Face, béatifiée en 2005.

Irenæus de Lyon

130-195

 

Irenæus (Irenaios) était né vers 130, peut-être à Smyrne (Asie Mineure, auj. Izmir, Turquie W) ; il y connut le célèbre évêque de Smyrne, Polycarpe (v. 23 février).

C’est peut-être Polycarpe lui-même qui l’envoya dans cette terre de mission qu’était la Gaule.

On a vu comment mourut en 177 le glorieux Pothin, premier évêque de Lyon (v. 2 juin).

Irenæus fut-il ordonné prêtre par Pothin ? Le fait est que c’est lui qui fut chargé, en 177, de porter au pape Eleuthère (v. 26 mai) une lettre contenant le récit du martyre de Pothin et ses Compagnons. A ce moment-là, Irenæus était prêtre.

A son retour, c’est lui qu’on désigna pour succéder à Pothin.

L’œuvre plus important d’Irenæus fut son travail pour contrer la gnose, cette étrange doctrine qui prétendait offrir à une élite des connaissances supérieures sur Dieu et l’univers, recourant à l’occasion à d’étranges théogonies mythologiques. Irenæus écrivit donc La Réfutation de la Fausse Science ou Adversus Hæreses. Il est remarquable de constater qu’Irenæus ne s’en prend pas aux auteurs de cette doctrine, mais à la doctrine elle-même, espérant d’abord ramener à la Vérité ceux qui s’égaraient.    

Irenæus tint aussi à mettre en lumière l’argument de la Tradition, rappelant que la Foi se transmettait fidèlement des Apôtres à leurs successeurs, les évêques. C’est dans ce contexte qu’on lui doit aussi une Démonstration de la prédication apostolique.

Irenæus, dont le nom signifie pacifique, fut un artisan de paix aussi vis-à-vis du pape Victor (v. 28 juillet), qui voulait excommunier les Chrétiens qui ne fêtaient pas Pâques de la façon romaine ; Irenæus supplia le pape de ne pas provoquer ainsi de schisme, car cette différence ne portait pas sur le Dogme, mais n’était, après tout, qu’une question disciplinaire. Victor suivit son conseil.

Il y a une petite incertitude au sujet du martyre d’Irenæus, mais la liturgie actuelle lui donne toujours le titre d’évêque et martyr. Il est mort en 195, après dix-huit ans d’épiscopat.

Saint Irenæus de Lyon est commémoré le 28 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Martyrs en Alexandrie

† 202

 

La persécution de Septime Sévère sévissait en Alexandrie, où était évêque Heraclas.

Dans cette grande ville, Origène tenait sa petite école d’exégèse et c’était le lieu où se rencontraient des Chrétiens, néophytes ou catéchumènes.

Voici les noms des huit Martyrs recensés ici :

  1. Plutarcus, le frère de l’évêque Heraclas, un des premiers disciples d’Origène ;
  2. Serenus : il fut brûlé vif ;
  3. Heraclides : c’était un catéchumène ; il fut décapité ;
  4. Heron : il était néophyte ;  il fut aussi décapité ;
  5. Serenus : après diverses tortures, il fut décapité ;
  6. Heraides : une catéchumène, fut brûlée vive ;
  7. Potamiœna : cette vierge était fort belle, et les bourreaux s’acharnèrent contre sa pureté et sa beauté, l’arrosèrent lentement de poix brûlante, des pieds à la tête : elle fut ainsi brûlée vive ; 
  8. Marcella était la mère de Potamiœna et subit le même sort que sa fille.

On verra au 30 juin ce qui arriva au soldat Basilides, qui se trouvait près de Potamiœna.

Ces huit Martyrs sont commémorés le 28 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Paul Ier

757-767

 

Fils du romain Constantin, frère et successeur d’Etienne II, il est le quatre-vingtième pape.

La “politique” du pape était d’affermir les Etats Pontificaux avec l’appui de Pépin le Bref, qu’Etienne II avait nommé “Patrice des Romains”. Il fallait opposer une certaine force contre les prétentions de Byzance qui, toujours opposée au culte des images, se rapprochait des Lombards.

Paul Ier reçut avec joie et honneur le sabanum, linge ayant enveloppé la princesse franque Gisèle après son baptême. Ce précieux linge fut déposé dans la chapelle de sainte Pétronille, cette fille présumée de saint Pierre (Pétronille = Pierrette), dont le corps venait d’être retrouvé dans les catacombes. On sait que la chapelle de Sainte-Pétronille dans la basilique Saint-Pierre du Vatican, est une sorte d’îlot français : on aura fait le lien entre la fille de saint Pierre, et la “fille aînée de l’Eglise”.

D’après le Liber Pontificalis, Paul Ier  ordonna trois évêques, douze prêtres et deux diacres. Il laissait le souvenir d’un pasteur aimant visiter les malades, les prisonniers, les condamnés à mort.

Il mourut en 767 et eut pour successeur Étienne III.  

Au XIVe siècle, ce pape est entré dans le Martyrologe, au 28 juin, et y est resté.

 

 

Argimiro

† 856

 

Tout ce que nous savons des martyrs de Cordoue au IXe siècle, nous vient du précieux témoignage de saint Euloge, qui vivait sur place et avait pu vérifier tout ce qu’il écrivait.

Argimiro était né à Egabro (l’actuelle Cabra) de parents chrétiens.

Depuis deux siècles, la ville de Cordoue était aux mains des Arabes. Il s’y était fondé un émirat indépendant du reste du monde arabe, suite à des querelles internes. Abd-el-Rahman, son émir, dernier rescapé de toute sa famille massacrée à Damas, s’appuya sur une garde formée de Berbères et d’esclaves slavons, organisa un royaume très centralisé, luttant victorieusement contre les opposants arabes, et accordant finalement un statut très tolérant aux chrétiens. Ce régime finit par s’étendre à toute l’Espagne, avec toutefois quelques “incidents de parcours”, révoltes locales, jusqu’à la rupture totale avec Bagdad et l’établissement d’un khalifat indépendant.

Les chrétiens n’étaient donc pas trop inquiétés, sauf en certains cas malheureux de dénonciations ou parfois même de provocations.

Le roi Maure nomma notre Argimiro censeur à Cordoue ; c’était un poste important, auquel on ne plaçait que des personnages de parfaite honnêteté.

Bientôt cependant, Argimiro donna sa démission pour se retirer dans quelque monastère de la ville,  pour servir Dieu et travailler à son salut dans le repos de la prière et de la contemplation. 

A la suite de quelque incident - dont on ignore l’entité - les chrétiens furent recherchés. On dénonça Argimiro. Le juge le somma d’abjurer le Christianisme ; Argimiro refusa net.

Sans pitié pour l’âge du personnage, on l’étendit sur le chevalet, cet horrible instrument de torture où l’on attachait les bras et les jambes du condamné à des poulies qui, en tournant, disloquaient très lentement les membres de la victime. A la fin, au couteau ou à l’épée, on sectionnait les chairs qui étaient encore attachées, et on décapitait ce pauvre corps qui était peut-être déjà mort.

Ce fut le supplice d’Argimiro, dont le cadavre fut suspendu plusieurs jours à un gibet. Puis des chrétiens purent le recueillir et l’ensevelir dans l’église Saint Acisclo.

C’était sous Mohammed I, le 28 juin 856, jour où notre Martyr est commémoré au Martyrologe.

 

 

Heimerad de Souabe

970-1019

 

Heimerad (ou aussi Heimo) naquit vers 970 à Meßkirch (Souabe, Germanie SW) d’humbles parents cultivateurs.

Il fut peut-être ordonné prêtre, mais surtout il vagabonda en quête de Dieu. Il fit des pèlerinages dans toute la Germanie puis, vers 1000, se rendit à Rome et à Jérusalem.

Au retour, il tenta vainement son admission à l’abbaye de Hersfeld, à celle de Paderborn ; on le trouvait (et il était) vraiment trop original.

A Hersfeld, par exemple, en plein chapitre, il prétendit qu’il ne pouvait faire son salut dans l’abbaye et demanda à partir ; l’abbé avait plutôt envie de l’envoyer promener avec mépris, mais Heimerad protesta qu’on ne devait pas congédier ainsi le frère de l’Empereur (il entendait Jésus-Christ) ; l’abbé jugea opportun, avant de le laisser partir, de châtier cette prétention par une bonne flagellation.

Heimerad vint se réfugier chez une brave paysanne du voisinage ; comme elle se mettait à pleurer, il lui dit de pleurer sur ses péchés (cf. Lc 23:28). Il continua ses déplacements vers la centre du pays. De partout on le chassa.

Un prêtre lui abandonna une chapelle plus ou moins délabrée… mais la population se tourna vers Heimerad plutôt que vers le prêtre, qui vivait maritalement ; vexé, ce dernier chassa Heimerad.

L’impératrice Cunégonde, irritée de ce qu’Heimerad se proclamait frère de l’Empereur (voir plus haut), le fit fouetter.

L’évêque Meinwerk de Paderborn (v. 5 juin ?) se le fit amener et demanda à voir son missel : il fit brûler l’espèce de charpie que lui montra Heimerad, et fouetter son possesseur.

Outre toutes ces flagellations répétées, Heimerad accumula aussi les années et les infirmités. Il se fixa sur la montagne de Hasung ; il officia dans une chapelle dédiée à s.Michel et vécut là dans une grande pauvreté et dans la pénitence continuelle. On se moqua de cet original, qui cependant conquit patiemment l’estime de la population, et même eut à donner quelques conseils à des personnalités. Des miracles eurent lieu.

Il s’éteignit finalement, le 28 juin 1019.

Les miracles se produisirent encore après sa mort et un monastère fut édifié près de sa tombe.

Saint Heimerad de Souabe est commémoré le 28 juin dans le Martyrologe Romain.

 

John Southworth

1592-1654

 

Né en 1592 à Samlesbury Hall (Lancashire, Angleterre), il appartenait à une famille catholique qui préféra acheter le Ciel que de renier la Foi.

John étudia au Collège Anglais de Douai, où il reçut l’ordination sacerdotale.

Arrêté une première fois et condamné à mort pour sa foi catholique, il fut ensuite exilé vers la France.

Revenu en Angleterre, il vécut à Clerkenwell (Londres), lors d’une épidémie de peste. Il se dévoua auprès des malades, qu’il amena à la foi catholique, et fut de nouveau arrêté.

Jugé à Old Bailey, il se justifia de son devoir d’exercer son sacerdoce et fut condamné à être pendu, éviscéré et écartelé.

Il fut martyrisé le 28 juin 1654 à Tyburn (Londres).

Sur intervention de l’ambassadeur d’Espagne, son corps fut recomposé, bouilli et ramené à Douai. Lors de la Révolution française, on le plaça «en sûreté» dans une tombe sans nom. On retrouva cette tombe en 1927, d’où l’on préleva les restes du corps pour les reporter en Angleterre, dans la Chapelle des Martyrs de la cathédrale de Westminster.

John Southworth fut béatifié en 1929 et canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

Yun Yu-il Paulus

1760-1795

 

Yun Yu-il Paulus est un laïc coréen né en 1760 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut enterré vivant à Hanyang (Seoul) le 28 juin 1795 et béatifié en 2014.

 

 

Choe In-gil Matthæus

1765-1795

 

Choe In-gil Matthæus (ou Matthias) est un laïc coréen né en 1765 à Seoul (Corée S).

Il fut enterré vivant à Hanyang (Seoul) le 28 juin 1795 et béatifié en 2014.

 

 

Ji Hwang Sabas

1767-1795

 

Ji Hwang Sabas est un laïc coréen né en 1767 à Séoul (Corée S).

Il fut enterré vivant à Hanyang (Seoul) le 28 juin 1795 et béatifié en 2014.

 

 

Mali Du Zhaoshi

1849-1900

 

Mali (Marie) Du Zhaoshi était née vers 1849 à Qifengzhuang (Shenzhou, Hebei, Chine).

Mariée, elle avait un fils prêtre.

Elle fut martyrisée à Wangjiatian (Hengshui, Hebei) le 28 juin 1900.

Elle fut béatifiée en 1955 et canonisée en 2000.

Les Martyrs chinois sont fêtés ensemble le 9 juillet.

 

 

Luqi Wang Cheng

1882-1900

Mali Fan Kun

1884-1900

Mali Chi Yu

1885-1900

Mali Zheng Xu

1889-1900

 

Emouvante et admirable histoire que ces quatre jeunes orphelines chinoises chrétiennes.

Au moment de leur martyre, elles se tenaient par la main pour s’encourager l’une l’autre.

Luki (Lucie) était née vers 1882 à Laochuntan (Ningjing, Hebei, Chine).

Mali (Marie) Fan Kun et Mali Chi Yu étaient nées toutes deux à Daji (Wuqiao, Hebei, Chine), la première vers 1884, la seconde vers 1885.

La troisième Mali, Zheng Xu, était née vers 1889 à Kou (Dongguang, Hebei).

Toutes quatre avaient donc en commun leur jeunesse, et les persécuteurs n’eurent pas de remords à s’acharner avec leurs épées contre de jeunes fleurs de dix-huit, seize, quinze et onze ans.

Leur martyre eut lieu à Wangla (Dongguang, Hebei), le 28 juin 1900.

Elles furent béatifiées en 1955 et canonisées dans le groupe des Martyrs chinois en 2000. Leur fête liturgique commune est au 9 juillet.

 

 

Stepan Baranyk

1889-1941

 

Stepan était né le 18 juillet 1889 en Galicie, dans l’actuelle Ukraine occidentale (localité non précisée).

En 1904, il entra au monastère basilien à Krekhiv et y fit ses premiers vœux, avec le nomde Severian (Séverin).

En 1910, il fit les vœux perpétuels et fut ordonné prêtre en 1915.

Durant ses activités pastorales, il s’occupa paternellement des jeunes et des orphelins. Il était aussi connu pour ses homélies courageuses.

En 1932, il fut nommé prieur du monastère de Drohobych.

C’est dans cette localité qu’il fut arrêté par les agents du NKVD, le 26 juin 1941, et enfermé dans la prison de Drohobych. Depuis, on ne le revit plus vivant.

Après l’évacuation des soldats soviétiques, on retrouva dans un coin de la prison le corps du père Severian, portant des signes visibles de tortures diverses, avec des entailles au couteau en forme de croix sur toute la poitrine.

Le jour inconnu de son martyre a été arrêté au 28 juin dans le Martyrologe.

Le père Severian fut béatifié dans le groupe des Martyrs Ukrainiens, en 2001.

 

 

Teresa Maria Mastena

1881-1951

 

Elle fut l’aînée des cinq enfants de Giulio Mastena et Maria Antonia Casarotti. Le père était épicier, et la mère maîtresse d’école.

Des cinq enfants, outre Teresa, un frère fut prêtre capucin et missionnaire au Brésil, une sœur fut tertiaire franciscaine ; un autre frère dut renoncer au sacerdoce à cause de sa santé et, comme avocat, se dédia aux causes des pauvres.

Teresa naquit le 7 décembre 1881 à Bovolone (Vérone, Italie du nord) et grandit dans l’ambiance chrétienne de sa famille. 

Lors de sa Première Communion, à neuf ans, elle fit privément le vœu de chasteté et reçut la Confirmation la même année (1891).

A quatorze ans, elle voulait entrer dans la vie religieuse, mais dut attendre quelques années avant d’être admise dans l’Institut des Sœurs de la Miséricorde à Vérone. Le jour de sa profession (1903), elle reçut le nom de Passitea de l’Enfant-Jésus.

Heureuse dans sa voie, elle s’offrit à être une “victime” pour Jésus et chercha la perfection dans chaque situation.

Dès 1907, munie du diplôme, elle commença son activité d’enseignante, qui durera vingt années environ. Son immense activité fut appréciée par le curé de la paroisse, par les autorités locales, par le petit peuple.

En 1908 elle fut chargée d’ouvrir à Miane (Treviso) une nouvelle maison avec école ; elle en fut la supérieure. Durant la guerre, elle s’efforça de soutenir les familles dont les hommes étaient partis au front.

En 1927, avec la permission de l’évêque, elle s’orienta vers une autre spiritualité et entra au monastère des Cisterciennes de Saint-Jacques de Veglia, où elle prit alors le nom de Maria Pia. Elle respecta la règle à la lettre. Elle avait une dévotion marquée pour l’Eucharistie, pour la Passion de Jésus-Christ et en particulier pour la Sainte-Face de notre Sauveur. Mais sentant qu’elle n’était pas faite pour la vie cloîtrée, elle revint à l’école de Miane.

Transférée aux écoles de Carpesica et de San Fior, elle fonda là l’Institut des Sœurs de la Sainte-Face, dont les membres auraient la mission de “propager, réparer et restaurer la douce image de Jésus dans les âmes”.

En très peu de temps, l’Institut fut reconnu : dès 1936, il fut canoniquement érigé comme Congrégation diocésaine, et les dix premières religieuses émirent leurs vœux perpétuels. Mère Maria Pia en fut la Supérieure Générale, et le sera jusqu’à la fin de sa vie.

L’approbation pontificale arriva en 1947. La Congrégation avait pour but un apostolat concentré sur les besoins de la société, en paroisse, à l’école, auprès des malades, en maisons de soins ou à domicile, auprès des futurs prêtres.

Jusqu’à la mort de la Fondatrice, quatorze maisons furent ouvertes en Italie.

Elle était à Rome en 1951 pour y ouvrir une nouvelle maison, lorsqu’une attaque cardiaque la terrassa, le 28 juin 1951.

Elle fut béatifiée en 2005.

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