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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 23:00

02 JUILLET

 

 

I.  

SS Processus et Martinianus : ils seraient les officiers gardiens de s. Pierre à la prison Mamertine à Rome, convertis et baptisés par lui, et martyrs.

SS Longinus, Megistus et Acestus, trois officiers qui se seraient convertis après avoir assisté à la mort de s. Paul.

IV.    

SS Ariston, Crescentien, Eutychien, Urbain, Vital, Juste, Félicissime, Félix, Marcie et Symphorose, romains poursuivis et martyrisés en Campanie.

V.    

SS Liberatus, abbé, et six autres : Bonifacius (diacre), Servus et Rusticus (sous-diacre), Rogatus et Septimus (moines), et le jeune Maximus, martyrs à Carthage.

VI.    

Ste Monégonde, mariée à Chartres, recluse à Tours, thaumaturge.    

S Adéodat, prêtre à Galliano.

S Oudocée (Euddodwy, Oudothée), fils d'un roi gallois, évêque à Llandaff, successeur de son oncle. 

VII.    

S Jéroche, prêtre à Faremoutier.

IX.    

S Swithin, évêque à Winchester ; le temps qu'il fait au jour de sa fête dure quarante jours.

XII.    

S Lidano, sicilien, fondateur d'un monastère à Sezze.

XIV.    

B Pierre de Luxembourg, évêque à Metz à quinze ans, cardinal du pape d'Avignon à dix-sept, mort à dix-huit ; il se confessait chaque jour ; il croyait à l'Immaculée Conception.

XV.    

Bx Giovanni et Pietro Becchetti, deux cousins qui, ermites augustins et prêtres, vécurent saintement ensemble à Fabriano.

XVI.    

Bx Montfort Scott et George Beesley, prêtres anglais martyrs à Londres, béatifiés en 1987.

XVII.    

S Bernardino Realino, condamné à avoir le poignet coupé mais exilé, plus tard jésuite et curé de Lecce, qu'il prit sous sa protection à perpétuité ; l'évêque commença le procès informatif (pour la future canonisation) dès son vivant.

XIX.    

Bx Choe In-cheol Ignatius, Gim Yeon-i Iuliana, Han Sin-ae Agatha, Yi Hyeon Antonius, Gang Wan-suk Columba, Gang Gyeong-bok Susanna, Gim Hyeon-u Matthæus et Mun Yeong-in Bibiana, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014.

XX.    

Bse Eugénie Joubert (1876-1904), de parents français séparés, mais des Sœurs de la Sainte Famille du Sacré-Cœur en Belgique ; béatifiée en 1994.

Processus et Martinianus

1er siècle

 

Ces deux soldats ont été martyrisés à Rome, et enterrés «voie Aurélienne au deuxième mille», dit le Martyrologe.

Une église y fut construite, qui abritait leurs reliques, mais ces reliques furent ensuite déposées à Saint-Pierre, et l’église abandonnée.

Les deux soldats Processus et Martinianus passaient pour avoir été les geoliers de saint Pierre à la prison Mamertine.

Ils y auraient été conquis par la parole de saint Pierre. L’Apôtre aurait fait jaillir de la roche une fontaine d’eau pour les baptiser, puis serait sorti de la prison en toute liberté.

Laissant de côté d’autres détails sur saint Pierre, retenons qu’ensuite les deux soldats furent conduits devant le juge Paulinus, qui les fit torturer de toutes les façons et envoyer en prison. Ce Paulinius mourut trois jours après.

Puis les soldats furent conduits à Néron, qui les fit décapiter sur le champ.

Les Saints Processus et Martinianus sont commémorés le 2 juillet.

 

 

Longinus, Megistus et Acestus

1er siècle

 

Ces trois noms seraient ceux de trois soldats convertis à la vue du martyre de saint Paul.

L’ancien Martyrologe les affirmait martyrs, mais les récits qui les nomment ne leur reconnaissent pas cette palme glorieuse.

C’était une pieuse tradition.

Et de même qu’on a réuni en un même jour les deux apôtres Pierre et Paul, bien qu’ils n’aient pas été martyrisés le même jour à Rome, on avait inscrit le même jour, au 2 juillet, les martyrs Processus et Martinien, convertis et baptisés par saint Pierre, et les martyrs Longinus, Megistus et Acestus, convertis au moment de la décapitation de saint Paul. 

Par prudence, l’actuel Martyrologe n’a donc pas retenu ces noms.

 

 

Martyrs de Carthage

† 484

 

Dans un monastère de Capsa (Byzacène, auj. Gafsa, Tunisie C), vivaient sept moines que leur amour de Dieu et leurs vœux avaient rendus frères.

L’abbé était Liberatus ; il y avait un diacre, Bonifacius, deux sous-diacres, Servus et Rusticus ; en outre, Rogatus et Septimus pouvaient être clercs ou frères convers ; un septième moine, Maximus, pouvait être un jeune garçon, peut-être un jeune novice (chez les Romains, on est puer de 7 à 17 ans).

En 484, le roi des Vandales, Hunericus, arien, s’en prit aux Chrétiens fidèles à la foi orthodoxe et fit torturer les sept moines nommés ci-dessus.

Après maintes tortures, les Martyrs furent fixés par des clous aux bois qu’on allait faire brûler. Comme le feu s’éteignait, le roi leur fit écraser le crâne à coups d’avirons.

Ces saint Martyrs de Carthage sont commémorés le 2 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Monégonde de Chartres

6e siècle

 

Monegundis naquit à Chartres.

De son époux, elle eut deux petites filles, qui moururent, laissant la jeune mère dans une grande tristesse.

Les époux se séparèrent, et Monégonde se fit enfermer dans une petite cellule, par la fenêtre de laquelle une brave femme lui portait ses festins : une sorte de bouillie de farine d’orge dans de l’eau avec de la cendre. Quel régal ! Monégonde «tempérait» aussi cette gourmandise en espaçant ses repas par de longs jeûnes. Un jour, la femme qui lui apportait sa bouillie, l’oublia (ou s’absenta) : Monégonde resta cinq jours sans rien manger ni boire. Elle put tout de même recueillir un peu de neige sur le bord de sa fenêtre et y mélanger un petit reste de farine.

Bien sûr, Monégonde ne restait pas inconnue : on vint la voir, lui demander des prières, et elle obtint des guérisons. Le bruit qui s’en suivit l’effraya, elle partit pour Tours, près du tombeau de s.Martin (v. 11 novembre).

En chemin, elle s’arrêta à Evena (Avoine), lors de la fête de S.Médard (v. 8 juin) ; une jeune fille souffrant d’une horrible pustule vint la supplier (elle la connaissait donc…). Monégonde se prosterna, pria, se releva et fit le signe de la croix : la tumeur s’ouvrit et se vida.

Mais son mari pensa utile de la faire revenir à Chartres : ces «guérisons» pourraient rapporter quelque chose. Monégonde revint cependant à Tours et, avec quelques compagnes, fonda un petit monastère, qui deviendrait Saint-Pierre-le-Puellier.

Les repas de Monégonde restèrent ce qu’ils étaient auparavant, accompagnés aux jours de fêtes d’un peu de vin dans beaucoup d’eau. Le mobilier de sa propre cellule : une natte de joncs.

Mais Monégonde ne pouvait rester dans l’ombre, car les miracles la trahissaient. Tel souffre d’un mal de ventre : il guérit une heure après que Monégonde lui ait appliqué une feuille de vigne enduite de sa salive (cf. Jn 9:6) ; un autre est paralytique : Monégonde invoque Dieu à genoux, prend le malade par la main et le relève guéri ; une aveugle maintenant : elle lui impose la main sur les yeux, qui se rouvrent à la lumière !

Avant de mourir, elle laissa à ses compagnes une huile et du sel bénits par elle, pour guérir d’autres malades.

Une fois décédée et inhumée dans sa propre cellule, Monégonde poursuivit son œuvre et les miracles se multiplièrent. On ne donne pas de date précise pour sa mort.

Le petit monastère de Saint-Pierre-le-Puellier fut profané en 1562 par les Huguenots, qui détruisirent une partie des reliques.

Sainte Monégonde est commémorée le 2 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Swithun de Winchester

800-862

 

D’une famille noble du Wessex (Angleterre), Swithun naquit vers 800.

Ses études se firent au monastère de Winchester : grammaire, philosophie, Ecriture sainte.

Ordonné diacre, il fut le secrétaire de l’évêque Helmstan.

Une fois ordonné prêtre, il devint chapelain du roi Egbert et précepteur du fils de celui-ci, Æthelwulf.

Devenu roi en 839, Ethelwulf le prit comme conseiller pour les affaires ecclésiastiques.

En 852, Swithun fut choisi pour l’évêché de Winchester ; c’était le seizième évêque sur ce siège. Il se fit remarquer par sa charité et son amour des pauvres, avec lesquels il prenait ses repas plutôt qu’avec les riches lors de ses déplacements. Quand il voyageait, il marchait toujours à pied et de nuit pour éviter tout apparat. Il construisit et répara plusieurs églises : quand il se rendait à la dédicace de l’une d’elles, il y allait à jeun. Sa parole exhortait continuellement à se convertir profondément ou à éviter les occasions de pécher.

On raconte ce miracle de Swithun au passage d’un pont près de Winchester : des ouvriers malveillants avaient brisé les œufs qu’une vieille femme portait dans son filet ; Swithun par sa bénédiction rassembla les coquilles et restitua les œufs à la brave femme.

Les miracles, déjà remarquables de son vivant, continuèrent après sa mort.

Il mourut le 2 juilet, vers 862.

Swithun avait disposé d’être inhumé près du mur de la cathédrale, là où les passants fouleraient sa tombe et où l’eau de pluie s’y déverserait. 

La cathédrale prit ensuite le nom de s.Swithun, jusqu’à ce que l’hérétique Henri VIII la mît sous le vocable de la Sainte Trinité.

Saint Swithun est invoqué comme s.Médard (v. 8 juin) pour la météorologie : le temps de sa fête durera quarante jours.

Saint Swithun de Winchester est commémoré le 2 juillet dans le Martyrologe Romain.

Lidano de Sezze

1026-1118

 

Lidano naquit vers 1026 à Civita d’Antino (L’Aquila, Latium, Italie C).

Ses pieux parents le confièrent très tôt au monastère bénédictin du Mont-Cassin, où il fit profession.

A la mort de ses parents, il vendit son héritage et demanda à son abbé la permission d’aller fonder un monastère dans les marais pontins.

Il fonda alors à Sezze un monastère bénédictin, dont il devint abbé. Les moines travaillèrent à l’assainissement des terres marécageuses.

Lidano mourut, très âgé, en 1118.

Le monastère fut détruit par les troupes de l’empereur Friedrich II. Les moines, et ce qui leur restait, furent transférés au monastère d’Anagni.

Avec s. Carlo (v. 6 janvier), Lidano est co-patron de la ville de Sezze.

Saint Lidano de Sezze est commémoré le 2 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pierre de Luxembourg

1369-1387

 

Il n’est pas commun de mourir Cardinal de la Sainte Eglise à dix-huit ans et consommé en sainteté ! Il y a des âmes d’élection et d’exception.

La famille de Luxembourg était de très haute noblesse, étant apparentée à l’empereur et aux rois.

Guy de Luxembourg, bon Français et bon Chrétien, avait épousé Mahaut de Châtillon dont il eut sept enfants parmi lesquels on connaît Valéran, Robert, Jeanne, André ; l’avant-dernier, Pierre, naquit dans des circonstances dramatiques.

Un violent incendie venait de se déclarer dans le château de Ligny-en-Barrois, où ils résidaient alors, le 20 juillet 1369 ; Mahaut n’eut que le temps de se réfugier dans une grosse tour encore debout, où elle accoucha. Pierre fut baptisé dès le lendemain.

Guy mourut au combat en 1371 et Mahaut mourut deux ans plus tard. Elle eut encore le temps de mettre au monde son benjamin, André. Le petit Pierre fut recueilli par sa tante, au château de Saint-Pol.

Pierre ne s’entendait pas bien avec son frère aîné, Valéran ; ils avaient tous deux hérité de leur père un caractère entier, vif, nerveux, de sorte qu’ils pouvaient facilement arriver à l’affront. Pierre était direct : tout petit, il avait menacé de faire brûler vif un domestique qui n’obtempérait pas assez vite à son goût.

Le garçon apprit en grandissant à se dominer, à grandir dans la foi et la piété ; il y entraîna sa sœur Jeanne. Cette dernière poursuivra sa route dans l’amour de Dieu ; elle renonça à se marier et finira ses jours dans une sainte démarche : en 1430, elle essayait de détourner son neveu, Jean de Luxembourg, de vendre Jehanne d’Arc aux Anglais. C’est peut-être ce douloureux échec qui la conduisit à la mort.

A huit ans, en 1377, Pierre fut envoyé à Paris pour ses études, en compagnie de son frère André, avec un domestique nommé Mayet. Comme il l’avait fait pour sa sœur Jeanne, Pierre exhorta André à se sanctifier ; pour l’obliger à se lever un peu plus tôt, il lui jetait une poignée de gros sel dans le lit… Mayet reçut aussi ses exhortations : Si tu ne te confesses jamais, lui dit Pierre, tu ne sauras jamais quand il le faudra, mais si tu en prends l’habitude, tu sauras bientôt quoi dire au prêtre. Voici un franc d’or, prends-le et va te confesser. Mayet obéit !

Notre jeune garçon continuait sa route dans l’amour de la perfection. Il devint servant de messe à Notre-Dame, et regrettait de ne pouvoir assister à l’office de matines que les jours de fête. Il se confessait chaque jour. Bon élève, travailleur, obéissant, il préférait la prière au jeu : on le découvrit un jour en train de méditer dans une tour de Notre-Dame ! Mais il ne jouait pas le «petit saint» et prenait le temps de se distraire avec des camarades : il chantait et dansait, il jouait au jeu des échecs qui force l’esprit à arraisonner, mais ne jouait jamais aux dés. 

Il poursuivit ses études au collège de Navarre.

On était à l’époque du triste Schisme d’Occident. Même de grands et doctes personnages pensaient que le pape d’Avignon était légitime. On a vu que s. Vicente Ferrer (v. 5 avril) opinait pour le pape d’Avignon. On s’explique facilement que Pierre de Luxembourg, adolescent, fût simplement partisan de ce pape, sans se poser la question théologique ou canonique de la primauté de Rome sur Avignon. 

Le «pape» Clément VII ne pouvait ignorer ce jeune noble. Il le nomma chanoine de Notre-Dame de Paris. Pierre accepta d’emblée, non pour l’honneur, mais pour participer plus complètement à l’office du chœur. Il resta humblement «petit clerc» et refusa de recevoir les ordres, même avec dispense. Clément VII octroya encore d’autres titres à Pierre : archidiacre de Dreux, de Bruxelles, chanoine de Cambrai ; ce cumul profita surtout aux pauvres, auxquels Pierre distribuait de larges aumônes.

Pierre fit le vœu de chasteté et s’imposa une règle de vie de plus en plus sévère. Jamais plus de cinq heures au lit, et plutôt moins parfois ; flagellation sans pitié ; une corde aux reins. On ne découvrit ces détails que par hasard, ou après sa mort.

En 1384, d’entente avec le roi de France, Clément VII le nomma évêque de Metz. Pierre en fut navré, mais préféra accepter pour ne blesser personne. La même année, Clément VII le créa cardinal et l’ordonna diacre.

Comment un diacre pouvait-il être évêque ? Pierre fit tout ce qui était en son pouvoir pour administrer le diocèse : visites pastorales, rappel à l’ordre des clercs qui s’absentaient de leurs bénéfices, réconciliation avec les partisans de l’autre pape. Mais pour la liturgie, il s’en remettait à son auxiliaire, un dominicain, Bertrand.

La même année cependant, Pierre dut s’absenter pour assister son frère Robert mourant. Quand il voulut rentrer, l’empereur y avait installé son propre candidat à la place de Pierre ; il fallut l’intervention armée de son frère Valéran pour rétablir l’ordre. Mais l’année suivante, une émeute de la population fit encore intervenir l’armée de Valéran, mais Pierre préféra se retirer de la place. Il vint à Paris, où il retrouva des amis et assista avec réconfort aux offices des Religieux célestins ou chartreux.

En 1386, le pape d’Avignon l’appela en Avignon. Pierre céda de bonne grâce, mais ne s’y plaisait pas. Il demanda à Dieu de le libérer de ce monde et fut exaucé : un ulcère à la jambe l’empêcha de sortir. Ses mortifications augmentaient encore : elles furent peut-être la cause de la «maladie» qui devait bientôt l’emporter.

Il nourrissait le grand projet d’aller trouver le roi de France pour mettre fin aux hostilités avec l’Angleterre, et aussi pour alléger les trop lourds impôts qui opprimaient les peuples. Il aurait pu en effet parler facilement avec tous les princes d’Europe, dont il était parent. Seule sa mauvaise santé l’en empêchat.

Il faut signaler aussi qu’il nourrissait une grande dévotion envers Notre-Dame et qu’il en défendit volontiers l’Immaculée Conception.

A partir de 1387, il passa à Villeneuve-les-Avignon, de l’autre côté du Rhône, où le climat campagnard était meilleur. Il s’alita définitivement le 24 juin et mourut saintement le 2 juillet, quelques jours avant ses dix-huit ans.

Des miracles suscitèrent vite le procès de béatification de Pierre. Il n’aboutit qu’en 1527 : il se trouve que c’est le vrai pape Clément VII qui la proclama.

Proclamé céleste patron d’Avignon, le bienheureux Pierre de Luxembourg est mentionné au 2 juillet dans le Martyrologe.

 

 

Pietro Becchetti

1340-1421

Giovanni Becchetti

1350-1420

 

Pietro et Giovanni Becchetti étaient cousins, appartenant à un rameau italien de la famille anglaise de s.Thomas Becket (v. 29 décembre), installée à Fabriano (Italie).

 

Pietro était né en 1340. Entré dès l’adolescence chez les Augustins, il s’y distingua par la sainteté de sa vie.

Après ses études à Padoue et après avoir reçu le doctorat à Pérouse, il se mit à prêcher avec enthousiasme.

En 1388, il fut nommé Visiteur pour le couvent de Rimini ; en 1389, Lecteur pour celui de Tolentino, et en 1391 pour celui de Venise.

En 1393, il fit le pèlerinage à Jérusalem. A son retour, il construisit avec son cousin un oratoire dédié au Saint-Sépulcre. Ensuite, il «disparaît» des annales ; seule, une lettre du Père général adressée à lui en 1421, laisse supposer qu’il était probablement encore en vie.

Il serait mort cette même année 1421.

Un miracle retentissant se produisit devant son tombeau lorsqu’un homme, poursuivi par son ennemi et mortellement frappé, se releva avec seulement un blessure superficielle à la tête.

 

Giovanni était né en 1350.

Il entra lui aussi au monastère des Augustins de Fabriano, où il fut remarqué pour son goût de la prière, de l’étude de l’Ecriture et de la Théologie.

Il connaissait à fond Platon et Aristote et fut surnommé par ses Confrères Aristotélicien ou Platonicien. Il composa un traité où il essayait de concilier les idées de Platon avec l’Ecriture.

Bachelier en théologie, il enseigna à Rimini en 1385 et, la même année, fut envoyé à Oxford, dont il revint auréolé du titre de Maître en Théologie. Il y fut également professeur pendant deux années, combattant par les idées mais aussi par la prière, les idées controversées de Wiclef.

En 1391, il était directeur des études à Pérouse. Il le fut peut-être aussi à Bologne.

Il accompagna probablement aussi son cousin Pietro dans son pèlerinage à Jérusalem.

En 1420, il était recteur à Fabriano, mais les documents de la période postérieure à cette date ont disparu.

On croit qu’il mourut en 1420.

 

Proches par le sang, les deux cousins furent encore plus proches dans l’amour de Dieu et dans le sacerdoce. Une même urne contient leurs reliques à Fabriano. Quand on voulut reconnaître leurs corps, à l’ouverture de la tombe, des roses blanches apparurent sur la branche d’aubépine qu’on y avait déposée au 15e siècle ; on en déduisit que les épines de leurs mortifications avaient produit les roses célestes. Ils furent honorés ensemble d’un culte, approuvé en 1835.

Ces deux Bienheureux sont maintenant commémorés ensemble le 2 juillet au Martyrologe.

 

 

Bernardino Realino

1530-1616

 

Bernardino (Petit Bernard) naquit le 1er décembre 1530 à Carpi (Modène, Emilie-Romagne, Italie centre-nord), dans une famille noble où il reçut une éducation très chrétienne, spécialement grâce à sa mère, qui avait une grande dévotion pour saint Bernardino de Sienne (voir au 20 mai).

Très intelligent, brillant, il fit d’excellentes études : médecine, lettres, philosophie, droit ; il publia des articles de philologie classique (une analyse sur Catulle), reçut le doctorat en droit civil et ecclésiastique. 

Il avait toutefois le sang chaud : ayant un jour donné un coup de poignard, il aurait mérité d’avoir le poignet droit coupé, mais il put s’exiler et éviter cette mutilation.

Il obtint des charges publiques : podestà à Felizzano, avocat fiscal à Alexandrie, gouverneur à Cassine, juge à Castiglione, intendant à Pescara.

En 1564, après avoir eu une apparition de la Très Sainte Vierge, sa vie changea complètement. Il chercha à faire disparaître tous les exemplaires de ce qu’il avait publié naguère.

Il entra chez les Jésuites, au noviciat de Naples et fut ordonné prêtre dès 1567, ses études précédentes ayant été jugées suffisantes. En 1570, il émit les vœux solennels et fut nommé maître des novices. Il prêchait.

Lui qui désirait partir comme missionnaire dans les Indes, fut nommé à Lecce (Pouilles), où il devait rester plus de quarante ans.

Il y organisa des missions populaires, prêcha lui-même, visita les hôpitaux et les prisons, donnait des conférences pratiques de théologie morale au clergé, catéchisait. Surtout, il fut assidu au confessionnal, et devint directeur du collège de Lecce en même temps que supérieur de la communauté. Sa délicate gentillesse mit fin à des querelles et des vendettas, comme on en trouve si souvent.

Il aimait les oiseaux, leur donnait du grain, et eux de venir autour de lui, se poser sur lui, sur son papier, sur son livre.

On vint le voir de loin, il devinait ce qu’on lui cachait, il fit des prédictions. On disait communément que tout pénitent du père Realino devait forcément se convertir, tout moribond trépasser saintement.

Devenu aveugle et paralysé après une grave chute en 1610, il mourut en prononçant les noms de Jésus et Marie, à quatre-vingt-six ans, le 2 juillet 1616, toujours à Lecce, qui le prit immédiatement comme protecteur et patron.

De grands Saints l’ont connu et tenu en profonde vénération : Roberto Bellarmino (voir au 17 septembre), Andrea Avellino (voir au 10 novembre), Johannes Berchmans (voir au 13 août).

Le procès informatif en vue de sa béatification fut ouvert dès 1615 (avant sa mort !).

Bernardino Realino fut béatifié en 1895 et canonisé en 1947.

Choe In-cheol Ignatius

? -1801

 

Choe In-cheol Ignatius est un laïc coréen né à Seoul (Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 2 juillet 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Gim Yeon-i Iuliana

? -1801

 

Gim Yeon-i Iuliana est une jeune laïque coréenne, dont on n’avait retenu (ou dont on ne savait) ni le lieu d’origine ni la date de naissance.

Elle fut décapitée à Seoul le 2 juillet 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Han Sin-ae Agatha

? -1801

 

Han Sin-ae Agatha est une laïque coréenne née à Boryeong (Chungcheong-do, Corée S).

Elle fut décapitée à Seoul le 2 juillet 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Yi Hyeon Antonius

? -1801

 

Yi Hyeon Antonius est un laïc coréen né à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée  S).

Il fut décapité à Seoul le 2 juillet 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Gang Wan-suk Columba

1761-1801

 

Gang Wan-suk Columba est une laïque coréenne née en 1761 à Naepo (Chungcheong-do, Corée  S).

Elle fut décapitée à Seoul le 2 juillet 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Gang Gyeong-bok Susanna

1762-1801

 

Gang Gyeong-bok Susanna est une laïque coréenne née en 1762 en Corée S.

Elle fut décapitée à Seoul le 2 juillet 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Gim Hyeon-u Matthæus

1775-1801

 

Gim Hyeon-u Matthæus est un laïc coréen né en 1775 à Myeongraebang (Seoul, Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 2 juillet 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Mun Yeong-in Bibiana

1776-1801

 

Mun Yeong-in Bibiana est une laïque coréenne née en 1776 à Seoul (Corée S).

Elle fut décapitée à Seoul le 2 juillet 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Eugénie Joubert

1876-1904

 

Une vie rapidement consommée dans la sainteté.

Quatrième enfant d’une famille dont la mère est profondément chrétienne, Eugénie Joubert naît à Yssingeaux (Haute-Loire) le 11 février 1876, anniversaire de l’apparition de Notre Dame à Lourdes en 1858.

Elle grandit et fréquente diverses écoles de la région, Monistrol, Yssingeaux, Le Puy.

Lors de la fondation d’une nouvelle congrégation dans le diocèse du Puy, la Sainte Famille du Sacré-Cœur, la sœur aînée d’Eugénie y entre : le but de cette congrégation est d’enseigner le catéchisme dans les milieux pauvres et déshérités, où la Parole de Dieu manquait.

Après mûre réflexion, Eugénie y entre à son tour, à dix-neuf ans. Sa maman lui dit alors : Mon enfant, je vous donne au Bon Dieu. Ne regardez pas en arrière, mais devenez une sainte.

Elle prononce ses vœux le 8 décembre 1897, à Saint-Denis, où s’est transporté le noviciat.

Elle approfondit sa formation par la lecture des Pères de l’Eglise, de saint Thomas d’Aquin. Mais surtout elle est très unie à l’Eucharistie, à la Sainte Vierge, aux Anges Gardiens, et cette vie intérieure intense se transmet spontanément à son jeune auditoire.

Enjouée et toujours gaie, elle a le don de parler aux enfants, de calmer et de captiver même les plus turbulents. Elle est active dans la communauté d’Aubervilliers, trop active peut-être : le soir, elle n’a plus de voix. La fatigue devient de l’épuisement.

Très vite, sa santé se dégrade : elle est atteinte de tuberculose. Dès 1902 elle doit se reposer dans un monastère de Liège, elle souffre beaucoup et ne peut plus “travailler”. Elle aura quand même l’occasion de faire un voyage à Rome, où doit s’ouvrir une nouvelle maison.

Elle passe les derniers temps de sa vie dans la prière constante.

Elle meurt le 2 juillet 1904, en prononçant plusieurs fois le nom de Jésus et en baisant le crucifix.

Eugénie Joubert a été béatifiée en 1994. Elle est donnée comme modèle aux catéchistes.

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