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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 23:00

03 JUILLET

 

I.

S Thomas, apôtre, "Dydime" (c.à.d. Jumeau), fêté au jour de la translation de son corps à Edesse, comme il l'est aussi dans les rites catholiques syro-occidental et syro-malabar ; les fidèles de ces rites se disent les Chrétiens de saint Thomas : leurs Églises au Moyen-Orient et en Inde ont été fondées par lui.

?

S Euloge, inconnu.

S Hyacinthe, martyr à Césarée de Cappadoce, mort de faim.

III.

S Anatolios, alexandrin prestigieux, évêque à Laodicée en Syrie.

IV.

SS Marcus, Mocianus, un enfant, et Paul, martyrs en Mésie ; l'enfant et Paul furent martyrisés parce qu'ils encourageaient les deux premiers.

S Memnon, centurion martyr à Bizya, converti par s. Severus (cf. 23 juillet).

S Dathe, évêque à Ravenne.

V.

S Heliodorus, correspondant et ami de s. Jérôme, évêque à Altinum.

S Anatolios, évêque à Constantinople.

S Germain, évêque en l'île de Man.

VI.

S Gurthiern, anglais, ermite à Groix, où sera l'abbaye de Quimperlé.

VII.

S Léon II, pape (681-683), sicilien, connaisseur de la musique et du grec ; il ratifia le sixième concile œcuménique de Constantinople (contre le monothélisme).

VIII.

S Guthagon, irlandais, reclus à Oostkerk.

X.

S Goulven, évêque à Léon.

XI.

S Raymond Gayrard, veuf toulousin, bienfaiteur de l'Eglise (asile, ponts, et surtout la cathédrale de Toulouse, dont la partie la plus belle est celle construite sous son égide).

XIX.

Bse Jeong Sun-mae Barbara, laïque coréenne martyre, par pendaison, béatifiée en 2014.

S Philiphê Phan Vǎn Minh, prêtre en Cochinchine et martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

Bse María Ana Mogas y Fontcuberta, espagnole, fondatrice des Sœurs de Marie du Divin Pasteur, pour l'éducation des jeunes filles, des pauvres et des malades, béatifiée en 1996.

SS Baiduo Zhao Mingzhen et Ruohan Zhao Mingxi, deux frères chinois, martyrs, canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet.

Thomas apôtre

1er siècle

 

L’apôtre Thomas est l’un des douze que le Seigneur appela pour le suivre.

Thomas signifie en hébreu “jumeau”, d’où son surnom d’origine grecque dans le texte de l’évangile : Didyme.

Quand Jésus dit aux apôtres qu’ils connaissent le chemin pour aller là où il va (Jn 14:5), c’est Thomas qui lui demande : Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment en connaîtrions-nous le chemin ? et Jésus lui réplique cette phrase si convainquante : Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Comme pour dire : Quoi que vous fassiez, où que vous soyez, restez avec moi.

Thomas est beaucoup plus connu pour le doute qui l’a animé au moment de la Mort et de la Résurrection de Jésus-Christ. Il avait même quitté les autres, puisqu’il n’était pas avec eux (Jn 20:24) lors de la première manifestation du Christ, au soir de la Résurrection. Mais bientôt convaincu par les propres paroles du Ressuscité, il prononce cette phrase si célèbre et si humble : Mon Seigneur et mon Dieu ! (Jn 20:28).

Qu’advint-il de Thomas après la Pentecôte ? D’après Eusèbe, il aurait reçu la mission d’évangéliser la Parthie, cette région qui tint en échec les troupes romaines, au nord-est de l’actuel Iran.

D’après certains écrits apocryphes, donc pas vraiment historiques mais contenant probablement des héritages de sources réelles, Thomas aurait évangélisé le nord de l’Inde. Des disciples auraient successivement apporté le Christianisme dans la région du sud-ouest de l’Inde, d’où serait née la communauté des Chrétiens de saint Thomas, qui persistent aujourd’hui avec le rite syro-malabar.

D’après des descriptions récentes, fort étonnantes de précision pour une personne aussi ignorante que la stigmatisée Anna Katharina Emmerick, maintenant bienheureuse (2004), saint Thomas aurait évangélisé des régions aussi lontaines que le Tibet, la Chine, l’extrême pointe nord-est de l’Asie et même aussi quelque île du Japon septentrional.

En Inde, les nombreux et éclatants miracles qu’il accomplit ne manquèrent pas de susciter la jalousie des païens, et l’un d’eux frappa de la lance Thomas pendant qu’il était en prière. Il était fort âgé. Cela aurait pu se produire un 21 décembre, la date de l’ancienne fête de saint Thomas.

Le corps de l’apôtre Thomas fut rapporté à Edesse (l’actuelle Urfa au nord de la Syrie). Cette translation aurait eu lieu un 3 juillet, qui est maintenant la date de sa fête.

 

 

Anatolios de Laodicée

† 280

 

Anatolios était d’Alexandrie (Egypte). Dans cette ville, il occupait des charges très importantes.

Sa culture était immense et s’étendait à l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie, la physique, la dialectique, la rhétorique. Il y enseigna la philosophie d’Aristote.

C’est sans doute de cette époque que datent ses ouvrages, parmi lesquels dix livres sur l’arithmétique.

Vers 263, les Romains mirent le siège à tout un quartier d’Alexandrie, le quartier de Bruchium. Anatolios s’interposa et obtint que les non-combattants pourraient sortir de ce quartier sans être inquiétés. Dans ces pourparlers, il eut pour soutien son ami Eusèbe, qui par la suite devint évêque à Laodicée (de Syrie, act. Lattaquié).

Anatolios, lui, se rendit en Palestine. Là, l’évêque de Césarée le prit comme évêque coadjuteur : Anatolios devait lui succéder.

Mais Anatolios étant maintenant évêque, il dut se rendre à un concile d’Antioche, vers 268. Or, à son passage à Laodicée, les habitants le retinrent pour succéder à leur évêque Eusèbe, qui venait de mourir.

Il devait y rester une dizaine d’années et mourir vers 280.

Saint Anatolios de Laodicée est commémoré le 3 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marcus et Mocianus de Mésie

† 4e siècle

 

Marcus et Mocianus furent deux Martyrs de Mésie (act. Serbie-Bulgarie).

On leur adjoignait un enfant et un certain Paul, qui les encourageaient, mais qui ne sont plus mentionnés dans l’actuel Martyrologe.

Ce martyre a pu avoir lieu au quatrième siècle.

Saints Marcus et Mocianus de Mésie sont commémorés le 3 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Memnon et Severus de Thrace

† 305

 

Memnon était un centurion de l’armée romaine en station à Bizya (Thrace, auj. Vize, Turquie W).

Il se convertit sur les enseignements de son ami Severus.

Après d’atroces supplices, ils s’en allèrent au Ciel y recevoir la palme du martyre.

C’était durant la persécution de Dioclétien et Maximien, donc vers 303-310.

Saint Memnon de Thrace est commémoré le 3 juillet dans le Martyrologe Romain, tandis que s.Severus est mentionné au 23 juillet.

 

 

Heliodorus d’Altinum

† 405

 

Heliodorus, né en Altinum (Italie NE), fut compagnon d’enfance d’un certain Hieronymus (Jérôme, v. 30 septembre).

Après avoir goûté de la vie militaire, il voulut être moine et, pour cela, alla retrouver son cher ami Jérôme en Palestine, vers 375. Mais ce dernier ne put le retenir : Heliodorus revint à Altinum.

Peu après, il fut nommé premier évêque de cette ville.

En 381, on le voit participer au concile d’Aquileia, qui condamna l’arianisme.

Les deux amis continuèrent de s’écrire, et particulièrement quand un neveu d’Heliodorus, suivant l’exemple de son oncle, quitta la vie militaire pour embrasser la vie monastique : Jérôme lui envoya de précieux conseils sur les devoirs du prêtre.

Ce neveu, Nepotianus, mourut prématurément ; Jérôme n’en continua pas moins sa correspondance avec Heliodorus. Il lui dédia ses commentaires sur les Proverbes, l’Ecclésiastique, le Cantique des Cantiques, puis Tobie et Judith. De son côté, Heliodorus envoyait à Jérôme des subsides pour son travail de traduction et de commentaires de la Bible.

En résumé, on connaît plus Heliodorus par les lettres de son ami Jérôme que par de réels témoignages de son activité pastorale.

Il mourut après 405, date de la dernière correspondance de Jérôme.

Altinum subit une grave alluvion au 6e siècle et une invasion des Lombards au 7e, de sorte que le siège du diocèse se déplaça à Torcello.

Saint Heliodorus d’Altinum est commémoré le 3 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anatolios de Constantinople

† 458

 

Il ne faut pas confondre cet Anatolios avec celui, du même jour, à Laodicée.

Le nôtre était natif d’Alexandria (Egypte), et c’est s.Cyrille d’Alexandrie (v. 27 juin) qui l’ordonna diacre.

Ce fut sans doute le successeur de Cyrille, Dioscoros, qui conféra le sacerdoce à Anatolios. C’est en tout cas le même Dioscoros qui insista auprès de l’empereur pour faire nommer Anatolios évêque à Constantinople, en 449.

En 451 se tint le concile de Chalcédoine : on devait y condamner la doctrine erronée d’Eutychès, qui ne reconnaissait pas les deux natures, divine et humaine, du Christ incarné. 

Durant le même concile, on dut déposer le même patriarche d’Alexandrie, Dioscoros. Anatolios prit la parole et précisa que Dioscoros n’a pas été déposé pour sa foi, mais pour avoir excommunié l’archevêque Léon (le pape Léon 1er), et ne s’être pas présenté, malgré trois citations.

Le pape Léon 1er avait en effet fait parvenir le fameux document Ad Flavianum (v. 17 février) sur l’Incarnation et les deux Natures du Christ. Discoros se retira et mourut quelques années plus tard.

Anatolios reçut cependant une petite semonce de Léon 1er, parce que dans une de ses expressions il semblait mettre les sièges de Constantinople et de Rome à égalité. 

Il y eut encore une intervention d’Anatolios à propos d’un usurpateur du siège d’Alexandrie, qui fut l’occasion d’un échange de lettres entre l’empereur et Anatolios.

Enfin, on attribue à Anatolios des hymnes en langue grecque.

Anatolios mourut en 458.

Saint Anatolios de Constantinople est commémoré le 3 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Léon II

682-683

 

Ce quatre-vingtième pape succédait à Agathon.

On ne sait pas grand-chose sur sa jeunesse, sinon qu’il était fils de Paul, un sicilien. Il dut faire des études fort soignées, pour que le Liber Pontificalis en dise tant de choses : 

On admirait en lui l’éloquence, la science des divines Écritures, une connaissance approfondie des langues grecque et latine, une merveilleuse aptitude au chant et à la psalmodie dont il possédait toutes les règles. Il avait, en qualité de professeur et par une longue habitude de l’enseignement, acquis l’élégance de la parole et la perfection du style. Il était un guide excellent à la fois dans le chemin de la science et dans celui de la vertu. Il se montrait l’ami des pauvres, auxquels il prodiguait, avec les secours spirituels de la piété, toutes les ressources temporelles que son labeur personnel lui procurait.”

Il fut élu le 16 avril 682, mais couronné seulement le 17 août, car il fallait attendre la confirmation de l’empereur byzantin Constantin Pogonat, qui se fit d’ailleurs sans problème.

L’empereur en profitait pour présenter au nouveau pape les actes du IIIe concile de Constantinople, VIe œcuménique. Léon II les ratifia à son tour : le concile avait condamné le monothélisme, hérésie qui ne voyait dans le Christ qu’une seule volonté, comme si les volitions humaines de Jésus avaient été annihilées par le vouloir divin.

En même temps, il y était reproché au pape Honorius (625-638) d’avoir manqué de fermeté contre cette hérésie.

Léon II fit construire à Rome une église dédiée à l’apôtre Paul et le sanctuaire de Saint-Georges au Velabro pour les fidèles de langue grecque.

Il composa des hymnes liturgiques.

Dans l’unique ordination qu’il présida, il ordonna vingt-trois évêques, neuf prêtres et trois diacres.

Il mourut le 27 (ou le 28) juin 683. Suivant les livres, on note quelques divergences dans ces dates.

On commémorait saint Léon II le 28 juin, mais le Martyrologe le mentionnait au 3 juillet, où il resté même dans l’édition récente.

Le successeur de saint Léon II fut saint Benoît II.

Raymond Gayrard

1050-1118

 

Cette notice ne concerne pas Raimundo Guillermo de Barbastro (v. 21 juin), qui vivait au même moment que celui-ci.

Raymond vit le jour à Toulouse vers 1050.

Ses parents le mirent au service de l’église Saint-Sernin, où il devint chantre.

Il ne se sentait pas appelé à la cléricature. Quand il eut l’âge, il se maria.

Cette épouse fut bientôt ravie par Dieu et Raymond s’engagea à ne pas se remarier ; il voulait occuper ses ressources à faire du bien.

Discrètement, il aidait à droite et à gauche, distribuant des aumônes, des vêtements, allant trouver les plus pauvres qui avaient honte de leur pauvreté. Sa charité s’étendit spontanément aux Juifs, ce qui était très courageux à cette époque.

Finalement, il construisit un hospice pour y héberger treize pauvres, en l’honneur du Christ et de ses douze apôtres.

Il s’employa à construire deux ponts sur l’Hers, pour faciliter le franchissement de cette rivière souvent en crue.

On a dit plus haut qu’il fut au service de l’église Saint-Sernin. Or on envisagea l’érection d’une église plus grande, dont le chœur fut consacré dès 1096, mais dont l’achèvement tardait. Raymond prit les choses en main, conduisit les travaux, encouragea les ouvriers, résolvant les difficultés quotidiennes. On peut dire que le gros œuvre de cette église est le résultat de son travail.

Il demanda à être admis parmi les chanoines, qui en firent leur doyen, même s’il n’était pas prêtre. Il priait et chantait avec eux.

Quand il mourut, le 3 juillet 1118, l’église n’était pas totalement achevée ; les travaux avancèrent plus lentement et sans ce souci de la finition qu’avait montré Raymond. C'est ce qu'on peut remarquer en visitant la cathédrale Saint-Sernin de Toulouse.

On l’enterra, comme il le désirait, dans son hospice.

Beaucoup de miracles eurent lieu à son tombeau et le pape, en approuvant son culte (vers 1650), recommanda de l’invoquer contre les maladies.

Saint Raymond Gayrard est commémoré le 3 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jeong Sun-mae Barbara

1777-1801

 

Jeong Sun-mae Barbara est une laïque coréenne née en 1777 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée du Sud).

Elle fut décapitée à Yeoju le 3 (ou le 4) juillet 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Philiphê Phan Vǎn Minh

1815-1853

 

Le père Philiphê était né vers 1815 à Cái Mơn (Vĩnh Long, Vietnam), dernier des quatorze enfants de Đaminh et Anna Tiếu.

Il étudia au Siam, puis à Calcutta, où il avait collaboré avec Mgr Tabert à la rédaction d’un dictionnaire latin-vietnamien. 

Il achever ses études de théologie au séminaire des Missions Etrangères établi dans l’île de Penang (Malaisie), à l’abri des persécutions. 

Mgr Lefebvre jugeait qu’il était le plus compétent parmi ses collaborateurs vietnamiens.

Il fut arrêté le 26 février 1853 à Mặc Bắc. Huit jours avant son martyre, il écrivait à son évêque : 

De grâce, mon Père, priez pour votre fils, afin qu’il supporte avec joie les souffrances que Dieu a permis qu’il endurât. En quelque lieu que j’aille, j’irai avec bonheur, pourvu que le Père prie Dieu de venir au secours du fils, car alors tout ce qui arrivera au fils lui sera bon.

On notera au passage l’excellent français dans lequel s’exprime ce prêtre vietnamien, à moins que ce soit une traduction d’une lettre écrite en latin, auquel cas on remarquera la culture littéraire et théologique que ce Vietnamien a pu acquérir par ses études.

Les mandarins locaux l’avaient condamné «seulement» à l’exil dans la province de Son-Tay ; l’ordre royal fut de décapiter le prisonnier. Au moment de mourir, le père Minh jugea inutile de prendre encore un repas matériel, préférant prier en silence à genoux. Le moment venu, il pria ainsi : Mon Dieu, ayez pitié de moi ! Donnez-moi la force et le courage de souffrir pour votre gloire ! Mon Dieu, pardonnez-moi mes péchés ! O ma Mère, secourez-moi !

Ce prêtre humble qui s’abandonnait à la miséricorde de Dieu et se réfugiait dans les bras de la très Sainte Vierge, mourut martyr le 3 juillet 1853, à trente-huit ans.

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

María Ana Mogas y Fontcuberta

1827-1886

 

María Ana naquit dans les environs de Granollers, près de Barcelone, le 13 janvier 1827, troisième des quatre enfants de Lorenzo Mogas et Magdalena Fontcuberta, une famille très chrétienne où l’on travaillait à la terre et aussi à soigner les voyageurs de passage.

Elle reçut le baptême au lendemain de sa naissance, puis l’Eucharistie à six ou sept ans ; elle en fut très marquée : à cette époque remonte son profonda mour pour l’Eucharistie et la Très Sainte Vierge.

Début 1834, elle perd son papa ; en 1840, sa maman. La voilà orpheline à treize ans, jeune adolescente, confiée aux soins de sa marraine à Barcelone.

L’adolescence à Barcelone se poursuit : elle étudie, elle fréquente l’église, mais aussi les camarades, elle a un petit ami. Il y a des disputes… María Ana toutefois, intérieurement, reste seule. Elle n’est pas satisfaite de sa vie.

En 1848, à vingt-et-un ans, elle rencontre deux religieuses Capucines qui veulent s’occuper des petites filles maltraitées. Elle sent que le Seigneur l’appelle à cet idéal. Après quelques mois, son directeur spirituel la conforte dans son désir.

En 1850, elle quitte tout pour aller dans la maison de Ripoll, ouverte par les Religieuses Capucines. L’ambiance est confuse, le style de vie n’est pas encore bien défini ; quand il s’agit de nommer une responsable, c’est la novice María Ana qui est élue : on refait le vote par trois fois, trois fois c’est elle qui est choisie !

Mais on ne le lui dit pas tout de suite. Après qu’elle émet les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance en 1854, elle sera chargée de diriger vaillamment la jeune fondation, qui se dédie à la catéchèse auprès des petites filles pauvres et abandonnées.

C’est une nouvelle famille religieuse, d’inspiration franchement franciscaine, et toute mariale. Marie est considérée comme la Suprême Abbesse de l’Institut.

María Ana a besoin d’une reconnaissance : elle passe avec succès l’examen d’habilitation à enseigner, pour pouvoir diriger la nouvelle maison.

Des vocations arrivent, des maisons s’ouvrent : à Barcelone, à Madrid. L’éloignement entre les deux villes, et quelques malentendus, font que les deux centres évoluent différemment. Chacun présentera à l’évêque des Constitutions divergentes. Cela n’arrive pas sans provoquer beaucoup de problèmes, de souffrances morales dans le cœur de María Ana. Finalement, c’est l’orientation donnée par María Ana qui prévaut et plusieurs évêques espagnols l’appellent. La branche religieuse qu’elle dirige prendra le nom de  Franciscaines Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur 

María Ana répond à ces appels, se donne totalement à l’apostolat catéchétique et encourage ses filles. Mais elle se fatigue beaucoup. Dès 1878, une première attaque d’apoplexie la frappe. Elle ne s’en remettra jamais.

Fin mai 1886, elle se retire dans la maison de Fuencarral (Madrid), où elle meurt le 3 juillet. Elle n’a que cinquante-neuf ans.

María Ana a été béatifiée le 6 octobre 1996. D’habitude, le Martyrologe commémore les Bienheureux et les Saints au jour de leur mort, c’est-à-dire de leur naissance au ciel (dies natalis). María Ana est ainsi commémorée le 3 juillet. 

Mais l’Institut des Franciscaines Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur la fêteront non pas le 3 juillet, qui est la fête de l’apôtre saint Thomas, mais au jour anniversaire de sa béatification, le 6 octobre.

 

 

Baiduo Zhao Mingzhen

1839-1900

Ruohan Zhao Mingxi

1844-1900

 

De ces deux frères chinois, nés l’un vers 1839, l’autre vers 1844, à Beiwangtou (Shenzhou,  Hebei, Chine), on sait qu’ils vivaient saintement.

Baiduo et Ruohan étaient la transformation en chinois de Petrus et Ioannes (Baptista).

Lors de la persécution qui accompagna la révolte des Boxers, ils s’exposèrent courageusement pour protéger des femmes et des enfants en danger, dans leur propre village de Beiwangtou.

Ils furent sauvagement assassinés et moururent ainsi en témoins du Christ, le 3 juillet 1900.

Ils furent béatifiés en 1955 et canonisés en 2000.

 

 

Jeong Sun-mae Barbara

1777-1801

 

Jeong Sun-mae Barbara est une laïque coréenne née en 1777 à Yeoju (Gyeonggi-do, Corée S).

Elle fut décapitée à Yeoju le 3 (ou le 4) juillet 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Philiphê Phan Vǎn Minh

1815-1853

 

Le père Philiphê était né vers 1815 à Cái Mơn (Vĩnh Long, Vietnam), dernier des quatorze enfants de Đaminh et Anna Tiếu.

Il étudia au Siam, puis à Calcutta, où il avait collaboré avec Mgr Tabert à la rédaction d’un dictionnaire latin-vietnamien. 

Il achever ses études de théologie au séminaire des Missions Etrangères établi dans l’île de Penang (Malaisie), à l’abri des persécutions. 

Mgr Lefebvre jugeait qu’il était le plus compétent parmi ses collaborateurs vietnamiens.

Il fut arrêté le 26 février 1853 à Mặc Bắc. Huit jours avant son martyre, il écrivait à son évêque : 

De grâce, mon Père, priez pour votre fils, afin qu’il supporte avec joie les souffrances que Dieu a permis qu’il endurât. En quelque lieu que j’aille, j’irai avec bonheur, pourvu que le Père prie Dieu de venir au secours du fils, car alors tout ce qui arrivera au fils lui sera bon.

On notera au passage l’excellent français dans lequel s’exprime ce prêtre vietnamien, à moins que ce soit une traduction d’une lettre écrite en latin, auquel cas on remarquera la culture littéraire et théologique que ce Vietnamien a pu acquérir par ses études.

Les mandarins locaux l’avaient condamné «seulement» à l’exil dans la province de Son-Tay ; l’ordre royal fut de décapiter le prisonnier. Au moment de mourir, le père Minh jugea inutile de prendre encore un repas matériel, préférant prier en silence à genoux. Le moment venu, il pria ainsi : Mon Dieu, ayez pitié de moi ! Donnez-moi la force et le courage de souffrir pour votre gloire ! Mon Dieu, pardonnez-moi mes péchés ! O ma Mère, secourez-moi !

Ce prêtre humble qui s’abandonnait à la miséricorde de Dieu et se réfugiait dans les bras de la très Sainte Vierge, mourut martyr le 3 juillet 1853, à trente-huit ans.

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

María Ana Mogas y Fontcuberta

1827-1886

 

María Ana naquit dans les environs de Granollers, près de Barcelone, le 13 janvier 1827, troisième des quatre enfants de Lorenzo Mogas et Magdalena Fontcuberta, une famille très chrétienne où l’on travaillait à la terre et aussi à soigner les voyageurs de passage.

Elle reçut le baptême au lendemain de sa naissance, puis l’Eucharistie à six ou sept ans ; elle en fut très marquée : à cette époque remonte son profonda mour pour l’Eucharistie et la Très Sainte Vierge.

Début 1834, elle perd son papa ; en 1840, sa maman. La voilà orpheline à treize ans, jeune adolescente, confiée aux soins de sa marraine à Barcelone.

L’adolescence à Barcelone se poursuit : elle étudie, elle fréquente l’église, mais aussi les camarades, elle a un petit ami. Il y a des disputes… María Ana toutefois, intérieurement, reste seule. Elle n’est pas satisfaite de sa vie.

En 1848, à vingt-et-un ans, elle rencontre deux religieuses Capucines qui veulent s’occuper des petites filles maltraitées. Elle sent que le Seigneur l’appelle à cet idéal. Après quelques mois, son directeur spirituel la conforte dans son désir.

En 1850, elle quitte tout pour aller dans la maison de Ripoll, ouverte par les Religieuses Capucines. L’ambiance est confuse, le style de vie n’est pas encore bien défini ; quand il s’agit de nommer une responsable, c’est la novice María Ana qui est élue : on refait le vote par trois fois, trois fois c’est elle qui est choisie !

Mais on ne le lui dit pas tout de suite. Après qu’elle émet les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance en 1854, elle sera chargée de diriger vaillamment la jeune fondation, qui se dédie à la catéchèse auprès des petites filles pauvres et abandonnées.

C’est une nouvelle famille religieuse, d’inspiration franchement franciscaine, et toute mariale. Marie est considérée comme la Suprême Abbesse de l’Institut.

María Ana a besoin d’une reconnaissance : elle passe avec succès l’examen d’habilitation à enseigner, pour pouvoir diriger la nouvelle maison.

Des vocations arrivent, des maisons s’ouvrent : à Barcelone, à Madrid. L’éloignement entre les deux villes, et quelques malentendus, font que les deux centres évoluent différemment. Chacun présentera à l’évêque des Constitutions divergentes. Cela n’arrive pas sans provoquer beaucoup de problèmes, de souffrances morales dans le cœur de María Ana. Finalement, c’est l’orientation donnée par María Ana qui prévaut et plusieurs évêques espagnols l’appellent. La branche religieuse qu’elle dirige prendra le nom de  Franciscaines Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur 

María Ana répond à ces appels, se donne totalement à l’apostolat catéchétique et encourage ses filles. Mais elle se fatigue beaucoup. Dès 1878, une première attaque d’apoplexie la frappe. Elle ne s’en remettra jamais.

Fin mai 1886, elle se retire dans la maison de Fuencarral (Madrid), où elle meurt le 3 juillet. Elle n’a que cinquante-neuf ans.

María Ana a été béatifiée le 6 octobre 1996. D’habitude, le Martyrologe commémore les Bienheureux et les Saints au jour de leur mort, c’est-à-dire de leur naissance au ciel (dies natalis). María Ana est ainsi commémorée le 3 juillet. 

Mais l’Institut des Franciscaines Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur la fêteront non pas le 3 juillet, qui est la fête de l’apôtre saint Thomas, mais au jour anniversaire de sa béatification, le 6 octobre.

 

Baiduo Zhao Mingzhen

1839-1900

Ruohan Zhao Mingxi

1844-1900

 

De ces deux frères chinois, nés l’un vers 1839, l’autre vers 1844, à Beiwangtou (Shenzhou,  Hebei, Chine), on sait qu’ils vivaient saintement.

Baiduo et Ruohan étaient la transformation en chinois de Petrus et Ioannes (Baptista).

Lors de la persécution qui accompagna la révolte des Boxers, ils s’exposèrent courageusement pour protéger des femmes et des enfants en danger, dans leur propre village de Beiwangtou.

Ils furent sauvagement assassinés et moururent ainsi en témoins du Christ, le 3 juillet 1900.

Ils furent béatifiés en 1955 et canonisés en 2000.

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