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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 23:00

04 JUILLET

 

?

S Iucundianus, martyr africain.

Ste Sabbatia, martyre. 

V.

S Florentius, premier évêque connu à Cahors.

VI.

S Laurian, martyr à Vatan.

S Valentin, ermite en Bourgogne ; il refusa énergiquement de se marier.

VIII.

Ste Berthe, abbesse fondatrice à Blangy, puis recluse, tandis que sa fille lui succédait.

S Andreas de Crète, évêque à Gortyne, orateur et poète, défenseur de l'Immaculée Conception et de l'Assomption de la Sainte Vierge.

IX.

S Aurélien, évêque à Lyon.

X.

S Ulrich, évêque à Augsburg, premier Saint à être canonisé par un pape, car jusqu'alors c'étaient les évêques qui procédaient aux canonisations ; on l'invoque contre les morsures des chiens enragés.

S Odon, de parents danois, évêque à Cantorbury ; il redressa les théories erronées sur l'Eucharistie et s'opposa au roi d'Angleterre, prince débauché et sans scrupules.

B Hatton, reclus près du monastère de Ottobeuren.

XI.

B Wilhelm, abbé réformateur à Hirsau ; c'est à lui que remonte la création des frères convers.

XII.

S Alberto Quadrelli, évêque à Lodi, en remplacement d'un partisan de l'antipape.

XIII.

B Boniface de Savoie, chartreux, évêque à Belley, Valence et Cantorbury.

XIV.

B Giovanni de' Bruni de Vespignano, pieux laïque de Florence où, avec son ami Barduccio, il se consacra aux bonnes œuvres.

Ste Isabel de Portugal, reine très charitable, petite-nièce de ste Élisabeth de Hongrie, mariée à douze ans au roi Denis de Portugal ; à plusieurs reprises, elle sut le réconcilier avec leur fils ou leur gendre.

XVI.

Bx John Cornelius, prêtre jésuite, Thomas Bosgrave, John Carey et Patrick Salmon, laïcs, martyrs à Dorchester.

Bx William Andleby (prêtre), Henry Abbot, Thomas Warcop et Edward Fulthrop (laïcs), martyrs à York.

XVII.

B Petrus Kibe Kasui, prêtre jésuite japonais, martyr, béatifié en 2008.

S Antoine Daniel, jésuite, martyr chez les Hurons, fêté le 19 octobre avec Isaac Jogues.

XIX.

Bse Yun Jeom-hye Agatha, laïque coréenne martyre, par décapitation, béatifiée en 2014.

Bse Catherine Jarrige, tertiaire dominicaine à Mauriac, très active pour protéger les prêtres durant la Révolution, béatifiée en 1996.

S Giuse Nguyên Dinh Uyên, catéchiste tonkinois martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

S Angelo Cesidio Giacomantonio, franciscain italien, martys en Chine, canonisé en 2000 et fêté le 9 juillet.

XX.

B Pier Giorgio Frassati (1901-1925), italien militant contre le fascisme et la guerre ; son père fut le fondateur du journal La Stampa ; tertiaire dominicain, actif dans les associations caritatives (et sportives), il mourut en quatre jours d'une poliomyélite ; béatifié en 1990.

B Pedro Romero Espejo (1871-1938), prêtre rédemptoriste espagnol, mort en prison à Cuenca, considéré comme martyr et béatifié en 2013.

B Józef Kowalski (1911-1942), prêtre salésien polonais martyr à Auschwitz, béatifié en 1999.

Bse Maria Ripamonti (Lucia de l’Immaculée, 1909-1954), religieuse italienne, béatifiée en 2020.

Bse Rosa (Maria Crocifissa) Curcio (1877-1957), sicilienne, fondatrice des Sœurs Carmélites Missionnaires de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, pour les orphelines pauvres, béatifiée en 2005.

Iucundianus en Afrique

† ?

 

Iucundianus est un martyr attesté en Afrique, mais on n’en connaît pas l’époque.

Il aurait été jeté en mer.

Saint Iucundianus en Afrique est commémoré le 4 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Florentius de Cahors

† 5e

 

Les premiers évêques qui gouvernèrent le secteur de Cahors, furent Martial de Limoges et Saturnin de Toulouse (v. 30 juin et 29 novembre).

Les trois premiers évêques proprement-dits de ce diocèse furent Genulphe (? 16 janvier), Sebaste et Florentius ; ce dernier est le plus sûrement attesté, en particulier par une lettre de s.Paulinus de Nole (v. 22 juin) qui, en le remerciant de sa lettre, ne tarit pas d’éloges pour ce saint évêque.

Florentius mourut fort probablement au début du 5e siècle.

Saint Florentius de Cahors est commémoré le 4 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Laurian de Vatan

† 544

 

Laurianus passe pour avoir vu le jour sur les bords du Danube, ce qui est un peu vague.

Devenu diacre à Milan, la persécution arienne l’aurait fait fuir à Séville, où il serait devenu évêque. Certaines listes épiscopales de cette ville indiquent effectivement un mystérieux Laureano, sans dates ni autres indications.

De Séville, Laurianus aurait été «poursuivi» (?) par les hérétiques jusqu’à la localité de Vatan (Indre), où ils l’auraient martyrisé vers 544.

Ses reliques, longuement conservées en ce lieu, y furent profanées et en grande partie brûlées par les Huguenots au 16e siècle.

Les historiens jugent les détails ci-dessus un peu invraisemblables.

Saint Laurian de Vatan est commémoré le 4 juillet dans le Martyrologe Romain, qui ne mentionne pas son épiscopat.

 

 

Valentin de Griselles

519-547

 

Ce Valentin, bien différent de celui du 14 février, naquit en 519 à Latiscum, quelque part dans le pays lassois (Côte-d’Or), dans une famille de nobles gallo-romains.

Il grandit à la cour du roi Thibert 1er, le petit-fils de Clovis. Mais cette vie mondaine ne l’attirait pas, et il préférait aller prier dans les sanctuaires et secourir les pauvres.

En 539, les parents lui proposèrent d’épouser la fille d’un certain Palladius, de Troyes : Valentin demanda cinq ans de réflexion. En réalité, il ne voulait pas se marier.

Cinq ans plus tard, ni lui ni les parents n’avaient changé d’avis (et probablement la jeune fille non plus…). Aussi Valentin s’enfuit et se cacha dans un four à chaux. Ce furent les chiens de chasse du père, qui retrouvèrent la trace de Valentin : alors, les parents acceptèrent sa résolution et le laissèrent libre.

Valentin se retira sur une hauteur voisine et y fonda une petite église : cette «égliselle» aurait été l’origine de Griselles. 

En 540, Valentin fut ordonné prêtre.

On lui attribua plusieurs miracles : une multiplication miraculeuse de vin en présence du roi, la délivrance de deux condamnés, l’un pendu, l’autre enterré jusqu’au cou, et la punition de voleurs qui lui avaient pris son cheval.

C’est à Griselles que mourut Valentin vers 547 et qu’il fut enterré.

Saint Valentin de Griselles est commémoré le 4 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Berthe de Blangy

685-725

 

Berthe naquit vers 685 dans la région de Thérouanne (Pas-de-Calais).

De son mariage naquirent deux filles : Gertrude et Deotila.

Veuve, Berthe fonda une abbaye à Blangy, où elle souhaitait se retirer, avec ses deux filles.

Berthe exerça quelque temps la charge d’abbesse, puis résolut de s’enfermer dans une petite cellule contiguë à l’église. L’évêque fut présent à cet événement.

Les deux filles succédèrent à leur mère dans la charge d’abbesse.

De sa cellule, Berthe pouvait voir l’autel. Deotila, devenue abbesse, invitait la communauté à venir écouter les sages enseignements de Berthe. 

Celle-ci mourut vers 725.

Plus tard, l’abbaye, reconstruite après le pillage en règle des Normands (895),  hébergea des bénédictins ; la Révolution les dispersa et vendit les bâtiments ; récemment, c’est l’Institut Notre-Dame-de-Vie qui s’y est installé : cet institut fut fondé par le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (v. 19 novembre).

Sainte Berthe de Blangy est commémorée le 4 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Andreas de Crète

660-740

 

Andreas naquit à Damas, dans une famille arabe chrétienne, son père étant Georges et sa mère Grégoria.

Un biographe qui semble l’avoir bien connu affirme qu’il resta muet jusqu’à sept ans passés et qu’il se mit à parler après sa première communion.

Il n’a que quinze ans, que ses parents l’accompagnent à Jérusalem pour entrer au monastère du Saint-Sépulcre, où il reçoit les ordres mineurs. Il a la charge de notaire et d’assistant de l’économat. De son séjour à Jérusalem il garde le surnom de hiérosolymitain.

Sa maturité ayant fait ses preuves, il est envoyé vers 685 pour porter à l’Eglise de Constantinople l’assentiment de l’Eglise de Jérusalem aux décisions du concile de Constantinople, VIe œcuménique, qui avait défini les deux volontés de Jésus-Christ, humaine et divine.

Mystérieusement, Andreas reste dans un monastère de Constantinople. Il est successivement ordonné diacre de Sainte-Sophie, avec charge de s’occuper d’un orphelinat, puis d’un hospice pour vieillards.

Et le voici bientôt sacré évêque de Gortyne, en Crète, un peu avant 700. Sa prédication est marquée par son amour pour la Mère de Dieu.

Une crise s’abat sur lui en 712 : l’empereur réunit un concile pour condamner les définitions de ce fameux VIe concile œcuménique, qu’Andreas avait vaillamment défendu trente ans plus tôt. Or, Andreas, présent à ce concile, a la faiblesse de signer. C’est sans doute ce “péché” qui serait à l’origine du grand Canon pénitentiel qu’il composa ensuite pour le temps du Carême.

Mais dès l’année suivante, Andreas expose la doctrine juste et se rétracte pour sa signature malheureuse.

Le reste de son épiscopat se résumera dans la reconstruction d’églises, l’édification d’un sanctuaire dédié à Notre-Dame-des-Blachernes et d’une vaste hôtellerie. Lors de l’assaut de Sarrasins sur l’île de Crète, il prend part à la défense de l’île avec ses diocésains.

Ce qu’on retient surtout d’Andreas, c’est son inspiration poétique, pour l’usage liturgique. Il compose des idiomèles et des canons. Les idiomèles sont des hymnes de courte longueur avec une mélodie propre, ce que nous appellerions des cantiques. Les canons, dont l’introduction dans  la liturgie remonte justement à Andreas, sont des séries d’hymnes, parfois très longues. Le canon de Carême dont on parlait plus haut comporte jusqu’à deux cent cinquante strophes.

Ces longueurs ont fait reprocher à Andreas des subtilités, des comparaisons forcées, mais personne ne nie qu’il ait parfois atteint à des sommets lyriques de poésie. Les Grecs considèrent Andreas comme inspiré de Dieu.

En revanche, on n’a pas publié toutes les homélies qu’Andreas nous a laissées. Quelques-unes sont reprises dans le bréviaire romain actuel (pour le dimanche des Rameaux, pour la Nativité de Marie, pour l’Exaltation de la Croix).  On y découvre qu’Andreas chantait déjà l’Immaculée Conception et l’Assomption de Marie.

Dans la crise iconoclaste, Andreas défendit vigoureusement le culte des Saintes Images contre l’empereur Léon l’Isaurien, comme d’ailleurs Jean de Damas, son compatriote.

Plein de mérites et de fatigues, Andreas fit un dernier voyage à Constantinople, au retour duquel il mourut durant une escale sur l’île de Lesbos, le 4 juillet 740.

Saint Andreas de Crète est mentionné au Martyrologe romain en ce jour du 4 juillet. 

Il ne faut pas confondre notre Andreas avec un autre Andreas de Crète, mentionné au 20 octobre, dont il sera question à cette date : dans le cadre de cette même crise iconoclaste, ce dernier fut martyrisé sauvagement à Constantinople.

 

 

Ulrich d’Augsburg

890-973

 

Ulrich naquit en 890 près de Zurich (Suisse), de Hubald, comte de Dillingen-Kypurg, et de Ditperge. Il eut (au moins) une sœur, Liutgarde.

A sa naissance, il était extrêmement faible et chétif, mais fut sevré et sa santé s’épanouit miraculeusement.

On le confia à l’abbaye Saint-Gall, où il resta jusqu’à seize ans, puis il poursuivit ses études auprès de son oncle, Adalbéron, évêque d’Augsburg, qui l’ordonna prêtre et le pourvut d’un canonicat.

Après la mort d’Adalbéron et de son successeur Hiltin, c’est Ulrich qui fut choisi pour gouverner ce diocèse. Il fut sacré en 923.

Il montra alors un zèle vraiment apostolique pour exercer cette mission épiscopale. Il fut un des rares évêques de l’époque qui luttèrent contre la simonie et le nicolaïsme.

Il fit fortifier sa ville pour la protéger contre les invasions. Les Hongrois, surpris de se heurter à une telle défense, se retirèrent d’eux-mêmes. Ils avaient tout de même détruit des églises, dont la cathédrale Sainte-Afre, qu’Ulrich fit reconstruire. On dit que c’est lors de cette victoire contre les Hongrois qu’Ulrich reçut d’un ange une croix, que l’on a longtemps gardée à Augsburg avec d’autres objets lui ayant appartenu.

Etant prince d’empire, il pouvait entretenir une armée, mais en abandonna le soin à son neveu. L’empereur l’autorisa à battre monnaie. Ulrich parvint aussi à réconcilier l’empereur et son fils.

Ulrich fonda un hôpital pour les pauvres, construisit des églises, édifia le monastère Saint-Etienne.

Il vivait de façon très austère, se levant à trois heures et ne prenant qu’un repas chaque jour. Un jeudi soir qu’il dînait avec l’évêque de Constance, la conversation fut si élevée que les deux évêques se séparèrent sans manger. Le lendemain, vendredi, Ulrich donna à un messager le morceau de viande qui était resté sur la table, oubliant qu’on était vendredi. Le messager crut pouvoir diffamer l’évêque en exhibant le rôti… mais il trouva dans sa besace un beau poisson, qui avait remplacé l’autre bête.

Après toutes ses courses et ses labeurs, Ulrich proposa d’être remplacé par son neveu, mais le concile d’Ingelheim s’y opposa.

Au printemps 973, Ulrich n’eut plus la force de célébrer la Messe ; il y assistait. Il la célébra cependant une dernière fois le 24 juin et mourut étendu sur la cendre, les bras en croix, le 4 juillet 973. Un autre Saint, Wolfgang (v. 31 octobre), célébra ses obsèques.

Beaucoup de malades, boîteux, aveugles, muets, furent guéris à son tombeau, de sorte que le saint évêque fut bientôt canonisé par le pape en 993, premier cas de canonisation «officielle» selon la procédure canonique en vigueur, depuis, dans l’Eglise jusqu’à la récente réforme de Jean-Paul II.

En Sarre, un sanctuaire est dédié à saint Ulrich, qu’on invoque contre les scrofules, les écrouelles, l’hystérie, les rhumatismes et la tuberculose. A Augsburg, on l’invoquait contre les morsures des chiens enragés, qui semblent avoir maintenant disparu.

 

 

Boniface de Savoie

1207-1270

 

Boniface de Savoie, comme son nom l’indique, était de la maison de Savoie, onzième enfant du comte Thomas 1er et de Marguerite de Faucigny.

Il entra jeune à la Grande Chartreuse.

En 1232, il fut élu à l’évêché de Belley, et en 1239 à celui de Valence pour succéder à son frère Guillaume, décédé. Ce cumul étonne, mais il n’était pas exceptionnel à cette époque. En plus de cela, quand une nièce de Boniface devint reine d’Angleterre par son union avec Henry III, Boniface devint archevêque de Cantorbury, en 1243, et le pape confirma cette élection.

Boniface était, disait-on, beau comme un dieu, mais il lui manquait d’être Anglais, et les habitants ne l’apprécièrent pas.

En réalité, l’archevêque nommé se déplaça beaucoup et ne résida guère dans son diocèse. 

En 1249, il était au concile de Lyon, où le pape le sacra.

En 1250, entreprenant la visite pastorale à Londres, il dut s’effacer devant une émeute et aller chercher refuge auprès du pape, qui ne l’approuva pas.

En 1252, il rentra en Angleterre, mais appuya les adversaires du roi.

En 1256, il vint à Turin pour négocier la libération de son frère Thomas. Puis il convoqua à Belley le nouvel évêque anglais d’Ely pour l’y consacrer, ce qui déplut beaucoup aux Anglais. Puis il revint sur l’île.

En 1262, il vint en France, d’où il appuya le roi d’Angleterre contre ses barons. Puis il rentra en Angleterre.

Ce ne devait pas être pour s’y fixer, car il se trouvait en Savoie en 1263, en 1265, en 1266.

En 1270, il accompagna Edward, fils d’Henry III, qui partait à la croisade, mais mourut en chemin dans ses terres familiales, au château de Sainte-Hélène des Millières, le 4 juillet 1270.

Giovanni de’ Bruni de Vespignano

1235-1331

 

Giovanni de’ Bruni était né en 1235 à Aia Santa (Vespignano, Florence, Italie) dans une famille noble et riche.

Dès l’enfance il ressentit l’appel de Dieu, mais le travail le maintenait auprès des siens. Aux champs, il laissait les bœufs tirer la charrue, pendant qu’il poursuivait la lecture de l’Ecriture Sainte.

Plus tard, il se déplaça à Florence même, où, avec un cher ami nommé Barduccio Barducci, il se consacra aux œuvres de charité.

Il mourut à quatre-vingt-seize ans. 

La population lui réserva, ainsi qu’à Barduccio, un culte fervent. Mais l’urne de ce dernier fut détruite par un incendie en 1378.

En revanche, le corps de Giovanni de’ Bruni fut pieusement conservé et vénéré dans l’église Saint-Pierre, et son culte a été approuvé en 1800.

Le Martyrologe commémore le bienheureux Giovanni au 4 juillet.

 

 

Isabel du Portugal

1271-1336

 

Isabel (qu’on traduit communément Elisabeth) naquit en Aragon (Espagne) en 1271, dernière des six enfants du roi Pedro III, nièce du roi Jaime le Conquérant, petite-nièce de l’empereur Friedrich II de Germanie. Elle reçut au baptême le nom de sa grand-tante Elisabeth de Hongrie (voir au 17 novembre).

Dès l’enfance elle apprit à dominer ses goûts, à mortifier ses caprices, à honorer Dieu et le prochain. Elle ne prenait jamais rien en-dehors des repas.

Selon une habitude de l’époque, on la maria à douze ans avec le jeune roi Dionisio de Portugal. Celui-ci, d’abord époux irréprochable, tomba dans le désordre et l’infidélité : courageusement, Isabel éleva les enfants qui n’étaient pas les siens, en même temps que les deux autres qu’elle eut de son mari : Constancia, la future reine de Castille, épouse de Fernando de Castille, et Alfonso, futur roi du Portugal.

Dionisio lui permettait toutefois d’agir selon son cœur et Isabel put donner libre cours à sa piété : elle se levait tôt pour prier et assister à la Messe ; elle donnait son temps à la couture d’habits pour les pauvres, à la visite des pauvres et des malades. Elle fit construire des hospices, un hôpital pour les pauvres, une école gratuite, un hospice pour femmes repenties, un autre pour enfants abandonnés, des couvents. Elle alla jusqu’à prêter sa couronne à une jeune fille pauvre pour son mariage.

Le «miracle des roses», qui s’était vérifié pour d’autres Saintes, se renouvela pour Isabel : tandis qu’elle distribuait des pièces du trésor royal à des pauvres, son mari Dionisio, furieux, lui demanda ce qu’elle donnait là : à l’instant, les pièces se changèrent en roses.

Isabel est surtout restée célèbre pour ses interventions pacifiques entre les membres de la famille qui se disputaient : entre Alfonso et son père, qui en étaient arrivés à une guerre civile ; elle alla les supplier de faire la paix en s’agenouillant entre les belligérants. Elle intervint aussi entre son mari Dionisio et son frère, auprès de Ferdinand de Castille…

Dionisio mourut en 1325, pieusement, assisté saintement par Isabel. Après, Isabel se coupa les cheveux, vêtit l’habit du Tiers-Ordre franciscain et habita juste à côté du monastère des Clarisses à Coimbra. Encore aujourd’hui, les Religieuses donnent aux jeunes mères un breuvage pour allaiter facilement leur enfant : la formule en remonte à Isabel.

L’année de sa mort, elle alla encore tenter une réconciliation entre son fils et son petit-fils, mais dut s’arrêter à Estremoz. Alitée, elle fit avancer un siège pour cette dame qui s’avance, radieuse, dans ses vêtements blancs ; elle voyait la Vierge Marie, qu’elle invoqua : María, Mater grátiæ.

Isabel s’endormit dans le Seigneur le 4 juillet 1336.

Béatifiée en 1546, elle fut canonisée en 1626.

 
 

John Carey

?-1594

 

John (qui s’appelait peut-être Térence) naquit à Dublin.

Il vivait au château de Sir Arundell comme domestique. Il fut arrêté pour sa foi catholique en même temps que John Cornelius, dont il partagea le sort jusqu’au bout.

Son crime fut d’avoir aidé un prêtre catholique.

John Carey mourut en martyr à Dorchester, le 4 juillet 1594.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Patrick Salmon

?-1594

 

On ne sait ni quand ni où naquit Patrick ; peut-être en Irlande, comme son saint Patron (v. 17 mars).

Comme John Carey, il était domestique au château de Sir Arundell et fut arrêté avec John Cornelius, dont il partagea le sort.

Patrick Salmon mourut en martyr à Dorchester, le 4 juillet 1594.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Thomas Bosgrave

?-1594

 

Thomas était un laïc anglais.

Il était le neveu de Lord et Lady Arundell, dans le château desquels il se trouvait au moment de l’arrestation du prêtre John Cornelius.

Comme on n’avait pas laissé le temps à ce dernier de rassembler ses affaires, Thomas s’empressa de lui présenter son chapeau et, pour ce crime, fut immédiatement arrêté.

Il accompagna donc John Cornelius en prison, fut jugé avec lui et déclaré coupable d’avoir aidé un prêtre catholique, et pour cela condamné à mort.

Thomas Bosgrave mourut en martyr à Dorchester, le 4 juillet 1594.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

John Cornelius

1557-1594

 

John naquit en 1557 à Bodmin (Cornouaille, Angleterre), de parents irlandais, dans l’état de Sir John Arundell.

Son vrai nom était John Conor O’Mahoney, mais il n’utilisa ensuite qu’une forme latinisée de son nom. 

Pieux et intelligent, il fut envoyé à Oxford pour ses études, d’où on le renvoya comme catholique ; il gagna le Collège anglais de Reims, puis celui de Rome, où il fut ordonné prêtre et rencontra les Jésuites.

Envoyé en mission en Angleterre, il exerça son ministère sous le pseudonyme de Mohun, pendant dix ans, sans craindre les dangers et la mort. Il priait, se mortifiait, et prêchait beaucoup. Il aurait bien voulu aussi entrer dans la Compagnie de Jésus, mais il aurait fallu normalement qu’il allât faire le noviciat en Flandre ; il fit quand même sa demande d’admission.

Il devint ainsi l’aumônier de Lady Arundell, et fut finalement arrêté en avril 1594 dans le château de celle-ci, sur la dénonciation d’un des serviteurs ; avec lui on arrêta un neveu et deux autres domestiques : Thomas Bosgrave, John Carey et Patrick Salmon.

En prison, il y eut une très vive discussion entre eux et des ministres protestants, de sorte que le sheriff les renvoya à Londres pour être présentés à l’archevêque (anglican) de Canterbury. On les tortura pour leur extorquer des noms, mais rien ne sortit de leur bouche.

C’est alors que John, en présence d’un autre père jésuite et de deux laïcs comme témoins, prononça ses vœux dans la Compagnie de Jésus.

Le 2 juillet, John fut condamné à mort pour trahison, les autres pour avoir aidé un prêtre ; à tous on proposa la vie sauve s’ils embrassaient le protestantisme, mais aucun ne céda.

Le dernier à être exécuté fut John, qui embrassa le bois de la potence et s’écria, comme saint André : Ô croix, si longtemps désirée ! Il essaya de parler aux gens, mais on l’en empêcha. Il pria pour ses bourreaux et pour le bien de la Reine, et fut exécuté.

On cloua sa tête au bois de la potence.

John Cornelius mourut en martyr à Dorchester, le 4 juillet 1594.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Edward Fulthrop

?-1597

 

Edward était né dans le Yorkshire (Angleterre).

Son crime fut de s’être converti au catholicisme et d’avoir aidé et hébergé le prêtre catholique William Andleby, avec lequel il fut arrêté et condamné.

Edward Fulthrop mourut en martyr à York, le 4 juillet 1597.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Henry Abbot

?-1597

 

Henry était un laïc catholique, né à Howden (Yorkshire est, Angleterre).

Il était actif et se chargea, entre autres, de conduire un ministre Protestant à un prêtre, mais ce ministre était une brebis galeuse et ne fit que trahir Henry. A Carlton, on ne trouva pas le prêtre, mais on en profita pour dénoncer plusieurs catholiques qu’on rencontra.

Plusieurs furent exécutés le 29 novembre 1596, tandis qu’Henry resta en prison jusqu’en juillet suivant.

Henry Abbot mourut en martyr à York, le 4 juillet 1597.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Thomas Warcop

?-1597

 

Thomas était un laïc anglais, né dans le Yorkshire.

Il fut arrêté et condamné pour le crime d’avoir hébergé le prêtre William Andleby.

Thomas Warcop mourut en martyr à York, le 4 juillet 1594.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

William Andleby

?-1597

 

William était né à Etton (Yorkshire est, Angleterre), dans une famille très respectable et bien connue.

A vingt-cinq ans, il prit part à la guerre de Hollande ; à Douai, il fut confronté à un Catholique, dont les arguments lui apparurent solides ; ce fut sans doute là le point de départ de sa conversion totale, si totale qu’il se prépara au sacerdoce (1577).

Revenu en Angleterre, il fut au service de M.Tyrwhitt en Lincolnshire, mais surtout il rendit visite aux prisonniers pour les réconforter. De lui on a écrit que son zèle était si ardent qu’il n’épargnait pas sa fatigue pour obtenir le salut des âmes. Pendant les quatre premières années de sa mission, il ne fit que se déplacer à pied, pauvrement vêtu, portant dans un sac ses affaires pour célébrer ; plus tard, sur le conseil des Confrères, il alla à cheval et s’habilla un peu mieux. C’était un homme austère, qui s’imposait des veillées de prière, des jeûnes ; absorbé dans la prière, il ne voyait même pas ceux qu’il croisait.

Ce fut justement cette extrême discrétion qui le rendit suspect aux ennemis de la Foi ; ils le firent arrêter, et avec lui trois laïcs qui l’aidaient soit en l’hébergeant, soit en le prévenant, soit en l’accompagnant, et qui partagèrent son sort.

William Andleby mourut en martyr avec eux, à York, le 4 juillet 1597.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Petrus Kibe Kasui

1587-1639

 

Petrus était né vers 1587 à Kibe (proche de l’actuelle Kinisaki-city, Ōita, Japon), de parents chrétiens.

Il entra au séminaire à treize ans, puis chez les Jésuites et se fit appeler Kasui, on ne sait pourquoi ; en tout cas, les documents jésuites le nomment régulièrement Petrus Kasui Kibe.

En 1614, un édit de déportation le fait exiler à Macao, où il étudia le latin et la théologie. Cependant, en raison de la discrimination nationaliste, il s’avérait difficile pour lui et ses compagnons japonais de continuer à étudier à Macao, de sorte qu’il vint à Rome, en faisant escale à Malacca, Goa, Bagdad, Jérusalem (où il fut le premier Japonais à poser le pied). Après trois ans de voyage, il arriva dans la Ville Eternelle.

De Macao, une lettre avait été envoyée aux Autorités religieuses romaines, prévenant que des Japonais voulaient rejoindre Rome, mais qu’il ne fallait pas leur parler (?) Toutefois, les Jésuites romains constatèrent l’excellente préparation de Petrus Kasui et lui conseillèrent de poursuivre la voie sacerdotale. Il fut ordonné prêtre en la basilique Saint-Jean-de-Latran en 1620 ; il avait trente-deux ans.

Après deux années passées à Rome, il rejoignit Lisbonne où il émit les vœux au sein de la Compagnie (1623), et partit de là pour l’Inde avec d’autres Jésuites.

Petrus avait un ardent désir de revenir dans son pays, et d’y recevoir le martyre, car à cette époque il était strictement interdit aux prêtres d’entrer au Japon. Il finit par trouver un bateau qui l’acceptait ; il y eut un naufrage, mais on put aborder à Kagoshima (Japon sud). On était alors en 1630, seize ans après que Petrus eût quitté le Japon.

Sans perdre de temps, et en passant de cachette en cachette, il rejoignit Nagasaki et le nord du Japon, encourageant les Chrétiens.

Il fut arrêté en 1639, alors qu’il s’était caché chez un Chrétien. On l’envoya à Edo (actuelle Tokyo). Il y rencontra un apostat, Cristóvão Ferreira, qu’il supplia de retourner à la foi. Il encouragea aussi deux autres Chrétiens, torturés avec lui dans le «trou de torture». Les gardes, furieux, le sortirent du trou et le transpercèrent avec leur lance.

Sur l’endroit, une statue de Petrus rappelle ce martyre, qui eut lieu le 4 juillet 1639.

Petrus Kasui Kibe a été béatifié en 2008.

 

 

Antoine Daniel

1601-1648

 

Antoine naquit le 27 mai 1601 à Dieppe (Seine Maritime).

Il commença des études de droit puis, en 1621, entra au noviciat des Pères jésuites de Rouen.

La Providence fit qu’au collège de Rouen, où il enseignait ensuite jusqu’en 1627, fut baptisé un jeune Indien qui avait été confié aux missionnaires au Canada et envoyé en France pour étudier. Ce garçon, Amantacha, reçut au baptême le nom de Louis de Sainte-Foy. Il est vraisemblable que le père Daniel l’ait rencontré. On a même avancé parfois qu’il l’avait lui-même préparé au baptême, ce qui n’est pas prouvé. Cette circonstance cependant motiva sans doute profondément le jeune Daniel à s’engager dans la voie missionnaire.

Après ses études de théologie au Collège de Clermont, il fut ordonné prêtre en 1630 ; il enseigna encore deux ans au collège d’Eu, puis fut envoyé en Nouvelle-France.

En 1632, il fut d’abord sur l’île de Cap-Breton puis, en 1633, fut envoyé à Québec avec le père Jean de Brébeuf.

Par la suite, le père Daniel souffrit particulièrement lors de ses déplacements : par deux fois, il fut abandonné par ses guides, il tomba malade et, disait-il, n’arriva à destination que par miracle, en tout cas épuisé.

Avec le père de Brébeuf, il visita Wendake et se mit à l’étude de la langue huronne, qu’il apprit avec facilité et qu’il parla avec aisance. Les Hurons lui donnèrent le nom de Anounnen.

De 1636 à 1638, il dirigea l’école pour enfants indiens à Québec, un embryon de séminaire pour les Indiens, qui s’avéra totalement inadapté ; aussi le père Daniel repartit chez les Hurons.

Il exerça son activité pendant dix ans dans les localités de Teanaostaye et Cahiaguie, sur le lac Couchiching. Aux enfants, il enseigna le Notre Père et le Credo en huron.

En juillet 1648, il venait d’arriver au village de Teanaostaye et y célébra la Messe. A ce moment, les Iroquois attaquèrent le village. En hâte, le Père baptisa ceux qui n’avaient pas encore reçu le Sacrement. Pour sauver la population, le Père leur dit de s’enfuir d’un côté, pendant que lui, saisissant le crucifix, marchait droit en direction des Iroquois. Ceux-ci, d’abord stupéfaits, le criblèrent de flèches et l’achevèrent d’un coup de mousquet dans la poitrine. Le Père tomba en murmurant le nom de Jésus. Puis ils lui retirèrent ses vêtements, et jetèrent son corps dans l’incendie qui consumait la chapelle. C’était le 4 juillet 1648.

Ce premier Martyr en pays huron apparut plusieurs fois, rayonnant de gloire, à ses Confrères.

Le père Daniel fut béatifié en 1625 et canonisé en 1930.

 

 

Yun Jeom-hye Agatha

? -1801

 

Yun Jeom-hye Agatha est une laïque coréenne née dans le Gyeonggi-do (Corée S).

Elle fut décapitée à Yanggeun (Gyeonggi-do) le 4 juillet 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Catherine Jarrige

1754-1836

 

Née le 4 octobre 1754 à Doumis (Chalvignac, Cantal) dans une pauvre famille de paysans qui comptaient sept enfants, Catherine s’appelait communément Catinon.

Gaie et espiègle, elle travaillait aux champs avec tous les siens, et fut placée comme domestique à neuf ans, l’année de sa première communion, qui la marqua profondément.

Sa mère mourut en 1767.

En 1774, elle partit avec sa sœur Toinette à Mauriac pour s’installer comme dentelière ; c’est là qu’elle commença à s’occuper des pauvres et des malades.

Elle connut les Dominicaines et entra dans le Tiers-ordre, comme le fit sa sainte Patronne, sainte Catherine de Sienne. Ce fut l’origine de son surnom de Menette (petite moniale). Elle renonça dès lors à danser la bourrée et répétait sans cesse : J’aimerais que les gens se confessent autant de fois que j’ai dansé la bourrée.

Elle se donnera entièrement à l’assistance des pauvres, des malades, des plus humbles, quêtant auprès des gens plus aisés en réveillant leur conscience. 

Bien évidemment, elle sera la première à protéger les prêtres réfractaires durant la Révolution, à ses risques et périls d’ailleurs.

C’est ainsi qu’elle accompagnera un jeune prêtre, François Filiol, jusqu’à l’échafaud ; arrêtée, elle sera pourtant relâchée par le tribunal révolutionnaire.

Après la tourmente, elle continua son activité caritative, jusqu’à sa mort, le 4 juillet 1836.

Elle a été béatifiée en 1996.

 

 

Giuse Nguyễn Ðình Uyển

1775-1838

 

Giuse (Joseph) naquit en 1775 à Ninh Cường (Nam Ɖịnh, Vietnam), et montra dès son enfance un attrait irrésistible pour Dieu.

A douze ans, il rejoignit le Tiers-ordre dominicain et devint ensuite un excellent catéchiste rempli de zèle.

L’évêque Mgr Henares le choisit pour l’accompagner dans ses visites épiscopales. C’était un homme entièrement dévoué, à qui on pouvait confier n’importe quelle mission.

Lors de la persécution, l’évêque n’hésita pas à lui confier les fidèles de Tiên Chu, bien qu’il ne fût pas prêtre. Il s’acquitta de cette charge avec tant de soin que la population l’appréciait et le respectait.

Le 29 mai 1838, les soldats vinrent encercler le village de Tiên Chu, ayant entendu dire que l’évêque s’y cachait. Ne l’ayant trouvé, ils torturèrent toutes les familles, Giuse en dernier.

On voulut le forcer à marcher sur la Croix, sous peine d’être décapité, mais il répondit que, même mort, il «resterait en vie».

On le tortura longtemps, pour le faire apostasier, ou pour lui faire donner des renseignements sur les autres Chrétiens, mais sans aucun résultat. On lui administra une bastonnade de trente-neuf coups, qui l’empêchèrent ensuite même de rester assis. A nouveau interrogé, à nouveau battu, il restait plus calme que les soldats, qui perdaient patience.

Finalement, on le condamna à mort, pour n’avoir pas voulu obéir aux ordres du roi ou se repentir. 

Son martyre eut lieu l’après-midi du 4 juillet 1838.

Giuse fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Angelo Giacomantonio

1873-1900

 

Angelo était né le 30 août 1873 à Fossa (L’Aquila, Abruzzes, Italie), de Giovanni et Maria Loreta Antonucci.

Jeune enfant, il lui arrivait de rester en arrêt devant les urnes de deux Bienheureux franciscains, au couvent de Saint-Ange à Ocre : Timoteo de Montecchio, fêté le 22 août, et Bernardino de Fossa, fêté le 27 novembre ; de là germa peu à peu en lui le désir d’être à son tour consacré à Dieu.

En 1891, il commença le postulat à L’Aquila, avec le nom de Cesidio, en référence au Martyr saint Cesidio, un Saint local fêté le 31 août..

Après le noviciat à Magliano, il fit en 1892 la première profession et, trois ans plus tard, la solennelle.

En 1897, il fut ordonné prêtre.

Après une courte période d’activités pastorales à Capestrano, il fut appelé à Rome, au Collège Saint-Antoine, pour se préparer aux missions étrangères.

En 1899, il eut l’occasion de rencontrer le Vicaire général des Franciscains pour la province de Hebei (Chine), qui l’encouragea dans son désir et, en octobre, il partait pour la Chine, où il arriva le jour de Noël.

Il fut envoyé dans une petite communauté à l’est, à Tong-siang. Peu après arrivèrent les premiers bruits de la révolte des Boxers.

Le 4 juillet, cette bande encercla et attaqua la résidence à Hengyang.

Ici, certains détails des différents récits ne convergent pas. Pour l’essentiel, retenons qu’en cherchant à fuir, le père Cesidio réalisa que le Saint-Sacrement allait probablement être profané : il se précipita vers la chapelle pour aller consommer les saintes Hosties, mais la foule fanatisée le perça de lances et l’abattit à coups de bâtons, avant de l’envelopper dans un filet imbibé de pétrole, auquel ils mirent le feu. Cesidio n’était pas encore mort : le feu l’acheva.

Ainsi mourut ce jeune Martyr qui n’avait pas encore vingt-sept ans. C’était le 4 juillet 1900. Cesidio était la première victime de cette Révolte ; trois jours après mouraient l’évêque Fantosati et le père Gambaro ; le 9 mouraient vingt-six autres missionnaires et laïcs, et c’est ce jour-là qui a été choisi pour la fête liturgique des cent-vingt Martyrs de Chine.

Cesidio Giacomantonio fut béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

Pier Giorgio Frassati

1901-1925

 

Pier Giorgio naquit le 6 avril 1901 à Turin (Italie), d’Alfredo et Adelaide Arnetis, qui eurent deux enfants : Pier Giorgio et Luciana.

Alfredo Frassati, le père, docteur en droit, était journaliste et devint le directeur du quotidien La Stampa pendant vingt ans. Il fut nommé Sénateur et, en 1913, ambassadeur en Allemagne. Il était agnostique.

Adelaide Arnetis, sa cousine, était peintre. C’est d’elle que les enfants reçurent leur première formation chrétienne.

L’ambiance familiale n’était pas vraiment idéale. Les parents, cousins, se querellaient fréquemment et furent même proche de la séparation. L’éducation des enfants fut sévère, presque militaire.

Les deux enfants firent d’abord leurs études à la maison, puis furent envoyés à l’école et au lycée «Massimo d’Azeglio» de Turin. Pier Giorgio n’était pas particulièrement emballé par le travail scolaire : il fut plusieurs fois recalé, entre autres à cause du latin. Il fréquenta alors le lycée tenu par les Jésuites, où il reçut de meilleures orientations chrétiennes. Il passa son baccalauréat en 1918.

A la faculté, il prépara son diplôme d’ingénieur en mécanique, dans le but avoué de pouvoir ainsi être proche des travailleurs de mines, dont les conditions de travail étaient les plus mauvaises de tous les ouvriers : Pier Giorgio voulait contribuer à les améliorer.

En même temps, toujours vif, joyeux et rempli d’énergies, il était actif en plusieurs associations, entre autres le cercle «Cesare Balbo», la FUCI (Fédération Universitaire Catholique Italienne), la Société Saint-Vincent-de-Paul, s’engageant profondément auprès des pauvres et des gens en difficulté, d’ailleurs à l’insu de sa famille.

Très sportif, il s’adonna particulièrement à l’alpinisme. 

C’est dans ce monde qu’il rencontra cette jeune fille orpheline, Laura Hidalgo, qu’il aima beaucoup sans oser le lui dire, «pour ne pas la troubler», écrivit-il à un ami : c’est que ses parents n’acceptaient pas la basse extraction de cette jeune fille. Il n’en parla donc plus, pour ne pas augmenter les tensions familiales. Pier Giorgio accepta ce sacrifice avec la Foi, son «unique Joie», écrivit-il encore.

En 1924, il lui vint l’idée de fonder une association originale, qu’il appela la Compagnie des Types Louches (Compagnia dei Tipi Loschi), dans laquelle, derrière les apparences de bons copains blagueurs, Pier Giorgio voulait souder une profonde amitié fondée sur la prière et la foi.

Son aide aux pauvres, discrète mais assidue, lui valut de rentrer souvent à pied, ayant distribué ce qu’il avait pour prendre le tram. Les parents, quoique aisés, ne lui donnaient pas grand-chose, qu’il donnait quand même aux pauvres, car Aider les pauvres, c’est aider Jésus, dit-il un jour à sa sœur.

Les parents ne comprirent jamais vraiment leur fils, ce qu’il faisait, pourquoi il fréquentait bien plus l’église que les réunions mondaines de leur milieu.

Et ils ne savaient pas non plus que leur fils était entré dans le Tiers-ordre dominicain !

Pier Giorgio en était presque arrivé à son doctorat universitaire (il lui manquait deux examens), lorsqu’il contracta une douloureuse poliomyélite, sans doute après avoir rendu visite à une pauvre famille de misérables conditions. On lui attribua tout de même son diplôme «ad honorem», un doctorat d’honneur.

Chez lui, personne ne fit attention ou presque à son état physique. Le 30 juin 1925, il fut pris de violents maux de tête, qu’on attribua à une bonne grippe. Pier Giorgio essaya de se lever, tomba plusieurs fois et ne se releva qu’à l’aide des domestiques.

Le 3 juillet, quand mourut la grand-mère maternelle, il ne put même pas se lever pour les obsèques. Alors seulement les parents s’inquiétèrent : le médecin ne put que constater l’état désespéré du jeune homme. Le père fit venir de Paris un sérum particulier, mais c’était inutile, et trop tard.

Pier Giorgio mourut le 4 juillet 1925.

La présence d’une foule considérable aux obsèques, en particulier de gens de basse condition, fit comprendre à la famille quelle activité avait été celle de leur fils. Son père reconnut alors : Je ne connais pas mon fils.

Jean-Paul II le surnomma le garçon des huit Béatitudes et le béatifia en 1990. 

Le miracle reconnu pour cette béatification fut la guérison totale et durable d’un Italien atteint du Mal de Pott, dans les années Trente. Il était presque mourant, et guérit très rapidement après avoir invoqué Pier Giorgio.

 

 

Pedro Romero Espejo

1871-1938

 

Pedro naquit le 28 avril 1871 à Pancorbo (Burgos, Espagne), de Cirilo et Paula.

Ce jour-là, trente ans plus tôt, avait été martyrisé Pierre Chanel, qui devait être béatifié en 1889 : est-ce par référence au Martyr, que Pedro reçut ce prénom ? On l’a dit. Il reçut aussi le nom de Prudencio.

Les parents de Pedro étaient connus pour leur foi et leur charité : ils recevaient des pauvres de passage pour la nuit. Le papa faisait un élevage de porcins.

Pedro était de mauvaise constitution, au point qu’on ne croyait pas qu’il parviendrait à l’âge adulte.  

Autre épreuve, politique celle-là : à cause d’un des oncles de la famille, qui était carliste, la petite famille Romero fut expulsée de Pancorbo. On dut se réfugier quelque part dans le Pays Basque, en pleine tourmente.

Pedro fréquenta l’école primaire, où il fut bon élève, mais aussi un peu espiègle, heureusement, ce qui ne l’empêcha pas de recevoir la Confirmation dès 1877.

Vers neuf ou dix ans, il reçut la Première Communion et, dès lors, se confessait quatre ou cinq fois chaque année, servant la messe chaque jour.

C’est dans ces conditions que le garçon entendit les Pères Rédemptoristes prêcher dans son pays, et qu’il en conçut le désir de se joindre à eux.

Il lui fallait surmonter deux obstacles : sa timidité naturelle, et la pauvreté de ses chers parents.

Pour se préparer au séminaire, Pedro commença par aller apprendre le latin chez un professeur particulier, pendant plus d’un an.

Les parents cherchèrent à confier Pedro à quelque institut, où, moyennant quelques services, le garçon aurait reçu une formation. 

Après plusieurs tentatives infructueuses qui mirent à dure épreuve et la patience du papa et la testardise du garçon, ils finirent par trouver un bon accueil justement chez les Rédemptoristes à Santa Gadea del Cid (Burgos), qui ouvrirent leur porte à Pedro en février 1886 : on était au milieu de l’année, mais comme Pedro avait déjà un bon bagage de latin, il fut admis.

Au terme de ces études secondaires, il partit au noviciat de Nava del Rey (Valladolid), en 1889, où il reçut l’habit de la congrégation. La profession eut lieu en 1890.

Pedro fut ordonné prêtre à Astorga (León) en 1896.

Il exerça son ministère d’abord à Nava del Rey, puis à Madrid, Granada, Astorga : dans cette dernière localité, il prêchera une centaine de missions.

En 1911, il revint à Madrid, passa à El Espino en 1913, de nouveau à Granada en 1914.

Il fut alors consulteur pour le Supérieur, et comme tel passa ensuite à Cuenca (1921), jusqu’à la fin de ses jours.

Son caractère extrêmement réservé l’empêcha de prêcher d’importantes missions : il fut envoyé pour des retraites de religieuses, pour confesser, pour prêcher à certaines fêtes ; on lui confia aussi le soin du sanctuaire où il se trouvait. Son combat intérieur continuel fut d’accepter ses limites. Des confrères le notèrent comme sérieux, toujours égal à lui-même.

Quand éclatèrent les émeutes le 19 juillet 1936, son supérieur lui donna l’ordre de quitter le couvent. Il se réfugia chez des Religieuses, où la vie retirée lui plaisait beaucoup. Parfois il sortait dans la rue pour exercer son ministère sacerdotal chez tel ou tel particulier : il faillit une fois être pris par les miliciens.

En août 1937, ce couvent fut à so tour réquisitionné ; il dut l’abandonner et se réfugier dans un coin obscur de quelque maison particulière, où il pouvait encore confesser. Mais il y avait dans une de ces maisons une personne malade qui, ingénûment, parla du père Pedro. Il dut se présenter au bureau du Gouvernement civil.

On voulut le faire travailler dans l’assistance sociale, mais il ne supporta pas d’entendre les blasphèmes ou les mauvaises plaisanteries, et s’en fut mendier dans les rues.

Il profita de demander l’aumône pour rencontrer les gens, les écouter, les confesser, les consoler, visiter des malades. Finalement, tout le monde connaissait le père Pedro, qu’on voyait partout avec son bréviaire, son chapelet, son crucifix.

Il vieillissait, il se fatiguait, mais refusait toute aide, pour ne pas compromettre ceux qui l’auraient hébergé. On lui offrit de quitter Cuenca, mais il préféra rester pour qu’il y eût au moins un prêtre sur place. Ne trouvant pas où se réfugier, il songea à aller habiter… en prison.

Le registre de la prison de Cuenca porte la date de son entrée : 6 juin 1938. La Providence fit qu’il s’y trouvait un jeune homme pieux, ancien sacristain de Rubielos. Ce dernier reçut le Père Pedro qui portait ses affaires à la main, les yeux baignés de larmes qui tombaient à terre. Il l’installa le mieux qu’il put, lui trouva une chambre et un lit «corrects», où le bon Père put se reprendre.

On lui annonça qu’il allait pouvoir sortir, mais la permission fut annullée ; il prit une entérite et cessa de manger. Il acheva ses jours, le 4 juillet 1938.

L’Eglise a estimé que le parcours de ce prêtre tenait du martyre, et l’a béatifié en 2013.

 

 

Józef Kowalski

1911-1942

 

Trente-et-un ans ! Ce jeune prêtre polonais sera pour nous un modèle d’élan dans le don de soi, dans le don aux autres, dans la fidélité et la joie du sacerdoce.

Józef (il ne faut pas le confondre avec un militaire polonais, tout-à-fait homonyme de notre héros, vétéran plus que centenaire de l’armée) - Józef, donc, était né le 13 mars 1911 à Siedliska près de Rzeszow où ses parents Wojciech et Zofia Borowiec tenaient une petite ferme. Cette famille est très chrétienne, Józef en est le septième des neuf enfants.

Après l’école primaire, il entre au collège salésien d’Oświęcim, cette ville polonaise tristement plus connue sous son nom allemand de Auschwitz. 

Józef y étudie ave ardeur, on remarque son esprit de service, sa joie. Il s’engage dans les rangs de la Compagnie de l’Immaculée Conception et dans une Association Missionnaire, dont il devient président.

L’esprit salésien du collège lui convient, l’enthousiasme. Il est littéralement amoureux de saint Giovanni Bosco, le Fondateur, mort en 1888, dont le procès de béatification est déjà bien avancé à cette date.

Józef s’engage dans l’animation des fêtes, exhorte ses compagnons pour une vie toujours plus authentiquement chrétienne.

Il veut devenir un saint. On lit dans son petit Journal avec quelle confiance il s’adresse à Marie Secours des Chrétiens, si vénérée par Giovanni Bosco et les Salésiens : 

O Marie, ma Mère, je dois devenir un saint, parce que c'est cela ma destinée. O Jésus, je t'offre mon pauvre cœur. Que je ne sois jamais séparé de toi et que je puisse rester fidèle jusqu'à  la mort ; puissé-je mourir plutôt que de t'offenser, pas même avec le plus petit péché.

On reconnaît ici le même élan vers la perfection qui avait animé le jeune Domenico Savio, autre émule de Giovanni Bosco ; au soir de sa première communion, Domenico écrivait résolument : La mort, mais pas de péchés (voir au 9 mars).

Józef fait sa première profession religieuse en 1928. Il sera ordonné prêtre en 1938. Durant ces dix années, il aura la joie de tous les Salésiens, de voir la béatification de leur Fondateur Giovanni Bosco en 1929 et sa canonisation en 1934. C’est en cette même année 1934 que Józef prononce ses vœux solennels.

Józef sera le secrétaire provincial de sa Congrégation en 1938. Tandis que les nuages noirs s’accumulent sur la Pologne, envahie par l’armée allemande, il continue son apostolat, s’occupant de la chorale des jeunes et s’intéressant plus spécialement encore auprès des jeunes en difficulté.

Trop de zèle, pourrait-on dire, le signale à la Gestapo. Mais un vrai prêtre ne peut pas cacher son ardeur à transmettre la Vérité : il est bientôt arrêté avec onze autres Salésiens de Cracovie.

D’abord internés dans la prison de cette ville, Montelupich, on l’expédie à Auschwitz le 26 juin. Il porte le numéro 17.350.

Là, Józef ne s’arrête pas. Il confesse, célèbre la messe, prie le rosaire, donne des conférences ; tout cela discrètement, secrètement, au risque de sa vie, pour soutenir le moral et la foi de ses compagnons.

Bien sûr, les autorités du camp savaient qu’il était prêtre, et ne lui ménageaient pas les humilitations, les moqueries, les souffrances. Mais quand on découvrit qu’il portait sur lui un chapelet, le soldat lui ordonna de le jeter à terre et de le piétiner, ce qu’il refusa bien évidemment.

On l’exécute : il est torturé, il est noyé. Son corps est jeté sur un tas d’immondices, puis brûlé au four crématoire.

Józef fait partie des cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie, béatifiés en 1999. Son nom est inscrit au 4 juillet dans le Martyrologe.

 

 

Maria Ripamonti

1909-1954

 

Maria Ripamonti naquit le 26 mai 1909 à Acquate (Lecco, Italie N), benjamine des quatre enfants de Ferdinando.

Ce papa était un honnête ouvrier, chrétien mais peu pratiquant. Maria fut cependant baptisée le 30 mai, reçut la Première communion en 1916 et la Confirmation en 1918.

Dès son adolescence, elle fila la laine, pour gagner un peu d’argent et aider ainsi ses frères et sœurs.

Dans la paroisse, elle fut très active dans les rangs de l’Action Catholique. Elle aimait prier, et participait chaque jour à la Messe. Son bon curé l’encourageait et la choisit pour enseigner le catéchisme.

En 1932, elle entra chez les Ancelles de la Charité à Brescia et fit la profession perpétuelle en 1938, prenant désormais le nom de Lucia de l’Immaculée.

Cette congrégation avait été fondée au siècle précédent par Paola Francesca Di Rosa (en religion Maria Crocifissa, v. 15 décembre).

Elle participa avec entrain aux activités de sa congrégation, se penchant toujours sur les nécessités des éprouvés. On notait sa joyeuse obéissance à exécuter tout ce qu’on lui demandait.

Quelques années après sa profession, sœur Lucia éprouva de graves problèmes de santé, l’obligeant à passer de longues et fréquentes périodes à l’hôpital. Sœur Lucia accepta sa maladie avec sérénité, s’offrant désormais en victime de réparation pour le salut des pécheurs et la sanctification des prêtres.

Ses dévotions préférées étaient Notre-Dame de Lourdes et la Fondatrice, Maria Crocifissa di Rosa, qui avait été béatifiée en 1940.

Après de longues années de souffrances sereinement acceptées, sœur Lucia s’éteignit à l’hôpital Ronchettino de Brescia, le 4 juillet 1954, un mois après la canonisation de la Fondatrice.

Le miracle retenu en vue de sa béatification, fut la guérison totale et instantanée, inexplicable, d’une petite fille de sept ans, laquelle, en 1967 lors d’un grave accident de la route, ne pouvait logiquement pas survivre ; considérée en état de mort clinique, elle se réveilla contre toute attente une semaine plus tard, et n’éprouva aucune séquelle physique ou mentale : ses parents avaient invoqué pour elle sœur Lucia.

Maria Ripamonti devrait être béatifiée en 2020, et inscrite au Martyrologe le 4 juillet.

 

 

Rosa Curcio

1877-1957

 

Née le 30 janvier 1877 à Ispica (Sicile), Rosa était la septième des dix enfants de Salvatore et Concetta Franzò, des gens de grande culture.

Vive, pieuse, attentive aux pauvres, de santé fragile (elle est diabétique), elle quitta l’école trop tôt, mais continua de s’instruire par la lecture des livres de la bibliothèque familiale.

Très tôt, comme elle l’écrivit, sainte Thérèse d’Ávila ravit son cœur. A treize ans, elle demande à son papa l’autorisation d’intégrer le Tiers-ordre carmélite d’Ispica. Elle voulait associer la vie contemplative du Carmel et l’apostolat missionnaire.

Il lui sembla voir le Cœur du Christ, qui l’appelait.

Avec d’autres compagnes, après la mort de son père, elle commença une vie communautaire dans une maison de propriété familiale. Désormais elle s’appellerait Maria Crocifissa (Crucifiée).

Soutenue par l’Ordre carmélitain, elle vint à Modica pour s’occuper de la maison «Carmela Polara», où étaient reçues des jeunes filles pauvres ou orphelines.

En 1925, elle assista à la canonisation de sainte Thérèse de Lisieux. Depuis, toutes ses difficultés s’évanouirent. La même année elle s’établit à Santa Marinella (Rome) et sa communauté fut affiliée au Carmel.

En 1930, cette communauté reçut officiellement son appellation de Congrégation des Carmélites Missionnaires de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, vouée à conduire les âmes à Dieu, cherchant à extraire l’or de la boue, car en toute âme, même la plus éprouvée, la plus affaiblie, se trouve toujours une pépite d’or cachée, qu’il faut remettre à jour et faire briller.

En 1943, les bombardements obligèrent les Religieuses à déménager.

En 1945, Maria Crocifissa fut élue supérieure générale.

En 1947, quatre de ses Religieuses partirent pour le Brésil, avec pour mission de ne pas oublier les pauvres.

Minée par le diabète et de nombreuses souffrances, Maria Crocifissa mourut le 4 juillet 1954 à Santa Marinella.

En 1957, une maison s’ouvrit à Malte, puis viendront le Canada, la Tanzanie, les Philippines et la Roumanie.

Rosa Curcio (Maria Crocifissa) fut béatifiée en 2005.

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