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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 23:00

 

 

05 JUILLET

 

I.

S Stephanus, premier évêque à Reggio Calabria dont il est patron.

III.

Ste Zoé, romaine, martyrisée asphyxiée par la fumée.

IV.

Ste Cyprilla, martyre à Cyrène de Lybie ; on lui avait mis de force des charbons ardents et l'encens dans la main pour sacrifier, mais elle demeura immobile et imperturbable.

V.

S Athanasios, diacre à Jérusalem, martyrisé par les anti-chalcédoniens.

S Dometius, anachorète en Syrie, invoqué contre la sciatique.

VI.

Ste Martha, mère de s. Siméon Stylite le Jeune ; elle eut plusieurs révélations.

S Mars, évêque à Nantes, ou diacre de s. Melaine. 

?

Ste Philomène, vénérée à Septempéda depuis le VIe s.

S Valier, premier évêque à Couserans.

VII.

S Numérien, moine à Remiremont puis à Luxeuil, évêque à Trèves. 

X.

S Tommaso, abbé à Sainte-Marie de Terreti en Calabre.

XI.

S Athanassios, abbé au mont Athos, d'où son surnom de Athonite ; constructeur de l'église et de la Grande Laure, base de la future république monastique du Mont Athos ; il mourut dans l'écroulement d'un mur de son église.

XV.

B Hélie de Bourdeilles, franciscain, évêque à Périgueux puis à Tours, cardinal ; il se confessait et célébrait presque tous les jours.

XVI.

S Antonio-Maria Zaccaria, fondateur de la congrégation des Clercs Réguliers de Saint-Paul, ou Barnabites, du nom de l'église de leur fondation, pour prêcher la doctrine et contrecarrer le courant luthérien. 

Bx Matthew Lambert, Edward Cheevers, Patrick Cavanagh, Robert Meyler, laïcs irlandais, martyrs par la pendaison et l'éviscération.

Bx George Nichols, Richard Yaxley, prêtres, Thomas Belson et Humphrey Pritchard, martyrs anglais, béatifiés en 1987.

XIX.

Stes Delan Chen Qingjieh et Luosa Chen Aijieh, deux sœurs chinoises martyres des Boxers, canonisées en 2000 et fêtées le 9 juillet.

XX.    

B Joseph Boissel (1909-1969), prêtre français des Oblats de Marie Immaculée, martyr au Laos, béatifié en 2016.

Stephanus de Reggio Calabria

1er siècle

 

Traditionnellement, ce saint Stephanus (Etienne) est reconnu pour avoir été le premier évêque sur le siègle de Reggio Calabria.

Il aurait été originaire de Nicée, aurait été disciple de saint Paul, qu’il accompagna en Italie (cf. Ac 28:13).

Saint Paul l’aurait alors établi évêque en cette ville.

Durant la persécution de 64, il aurait été martyrisé en même temps que d’autres Chrétiens : Suera, Agnes, Felicitas et Perpetua (ces dernières étant distinctes des Martyres du même nom ayant vécu deux siècles plus tard en Afrique). On date son martyre en 78 approximativement.

Les historiens sont plutôt d’avis que ces détails seraient dûs à une pieuse légende, dans le but de rattacher l’origine du siège de Reggio Calabria à la période apostolique, et supposent que saint Stephanus aurait plutôt vécu au 3e siècle, avant de recevoir la couronne du martyre au début du 4e.

Ce qui est étrange, c’est qu’il n’y a pas d’évêque (connu) après Stephanus avant le 6e siècle.

La cathédrale de Reggio Calabria lui est dédicacée et sa fête est au 5 juillet dans l’actuel Martyrologe romain.

 

 

Cyprilla de Libye

† 305

 

Le 4 juillet, durant la persécution de Dioclétien, avait été martyrisé l’évêque Theodoros de Cyrène (Libye NE, act. Al Jabal al Akhdar), qui cependant n’est pas nommé dans le Martyrologe.

Le lendemain, ce fut le tour de cette sainte femme, Cyprilla.

On lui imposa dans la main des charbons ardents avec de l’encens pour offrir aux dieux ; mais elle resta immobile, le bras tendu, de peur qu’en agitant sa main elle donnât l’impression qu’elle avait offert l’encens aux divinités païennes. 

Ensuite, on lui déchira le corps avec des fouets ou des onglets de fer, et c’est ainsi qu’elle rendit l’esprit, un 5 juillet, vers 305.

Sainte Cyprilla de Libye est commémorée le 5 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Dometios de Quros

?

 

Quros est le nom d’une montagne du Kurdistan.

Dometios - s’il s’agit bien de lui, car les légendes font des confusions - était un ermite qu’on venait visiter dans sa grotte.

Un Juif se présenta un jour devant la porte, invoquant le Saint pour guérir de sa sciatique et de son incrédulité, car il n’arrivait pas encore à croire à l’Incarnation du Verbe éternel. Il repartit, guéri des deux maladies. Par la suite, d’autres malades obtinrent à leur tour la guérison de leur sciatique. 

Saint Dometios de Quros est commémoré le 5 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Athanasios de Jérusalem

† 451

 

Athanasios était un diacre de l’église Sainte-Anastasie (ou de la Sainte Résurrection) à Jérusalem.

Peu après le concile de Chalcédoine (451), un certain Theodosios, agitateur qui se faisait passer pour un moine, ameuta un groupe d’eutychiens, diablement acharnés contre la doctrine proclamée à Chalcédoine.

Athanasios chercha à les convaincre d’erreur et à les faire revenir dans le bercail de la Vérité, en vain ; les hommes de Theodosios le tirèrent hors de l’église, le traînèrent dans les rues de la ville, lui assenèrent beaucoup de coups de fouet, pour finalement l’achever à l’épée (et peut-être même le livrer aux chiens).

Ce pouvait être en 451 ou 452.

Saint Athanasios de Jérusalem est commémoré le 5 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Martha d’Antioche

6e siècle

 

Martha était originaire d’Antioche de Syrie. 

Elle épousa par obéissance un certain Ioannis d’Edesse et fut la mère de Siméon Stylite le Jeune (v. 24 mai).

Très dévote de s.Jean-Baptiste (v. 24 juin), elle en reçut plusieurs révélations : il l’avait invitée à accepter le mariage, et il lui indiqua la nom qu’il fallait donner à son fils.

Martha eut la grâce d’accoucher sans douleur et, quarante jours après, elle offrit son nourrisson au sanctuaire du Précurseur.

C’était une femme toute donnée à Dieu, dans la prière et la contemplation, l’assistance aux pauvres, aux malades et aux convalescents. Pour les néophytes, elle cousait les vêtements de baptême ; elle allait enterrer les morts. Tout cela dans le silence, la discrétion et l’empressement.

Quand son garçon, à sept ans, choisit de s’isoler sur sa première colonne, Martha marchait en tête du cortège, radieuse d’avoir un tel fils.

Au terme de sa vie, Martha fut avertie par le Ciel du jour prochain de sa mort : elle vit des Anges avec des bougies qui la lui annonçaient pour l’année suivante.

Elle mourut un mercredi 5 juillet.

Non loin de la colonne de Siméon, on construisit une église - sur des plans révélés par Martha elle-même - et l’on y déposa son corps.

Sainte Martha d’Antioche est commémorée le 5 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Tommaso de Terreti

910-1000

 

La famille de Tommaso vivait à Reggio Calabria (Italie S) et l’enfant naquit vers 910.

Encore jeune, il entra à l’abbaye de Marie-Mère-de-Dieu à Terreti, proche de Reggio Calabria, où son obéissance, sa régularité, son humilité, furent un exemple pour tous les moines ; il devint abbé.

Son enseignement n’était pas dans les discours et les traités : sa vie était un enseignement. Il se retirait souvent dans des grottes du voisinage, où il s’isolait parfois plusieurs jours.

Il mourut le 5 juillet de l’an 1000.

On a écrit de lui qu’il fut peut-être le plus éminent représentant de la vie ascétique au 10e siècle. Quant à l’abbaye de Terreti, elle fut plusieurs fois ébranlée par des tremblements de terre et il n’en reste que quelques vestiges.

Saint Tommaso de Terreti est commémoré le 5 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Athanassios du Mont Athos

920-1000

 

Il s’appelait d’abord Abramios et naquit vers 920 à Trébizonde (auj. Trabzon, Turquie NE), dans une famille de la haute aristocratie.

Très tôt orphelin, il fut recueilli par une parente maternelle, dont le mari était très en vue.

Ses études se déroulèrent à Constantinople, où déjà il s’imposait de dures pénitences : il distribuait aux pauvres presque tout ce qu’on lui donnait à manger, il leur laissait ses habits et ne gardait que sa robe, sous laquelle il grelottait ; en hiver, il sortait avec de la glace aux sourcils, après s’être simplement aspergé la tête avec de l’eau glacée.

Devenu brillant professeur, il préféra la solitude et frappa au monastère du mont Kyminas (Bithynie, Turquie N), et c’est là qu’il prit le nom d’Athanassios. C’est là aussi qu’il rencontra Niképhoros Phocas. Mais, craignant d’être fait supérieur, il passa au mont Athos ; dans ce célèbre ermitage, il simula la sottise et l’illettrisme : il fallait lui enseigner l’alphabet ; mais on découvrit son «subterfuge» : impossible de rester inaperçu ! Il fut élu abbé.

Sa prière, ses conseils, peut-être quelque révélation céleste, permirent la reprise de la Crète sur les Sarrasins islamiques. En remercîment, Niképhoros Phocas lui remit vers 961 une somme importante pour reconstruire l’église de Karyès ainsi que ce qui allait être le Monastère de la Grande Laure. Les travaux commencèrent bientôt et avancèrent à un bon rythme, et Athanassios y participa autant qu’il le put, malgré sa préférence pour la solitude, le silence et la méditation.

Au milieu de ses moines, il s’efforçait de faire régner parmi eux la charité fraternelle.

En 963, il s’éclipsa à Chypre. La raison ? Phocas était devenu empereur, et cet ancien disciple d’Athanassios risquait bien de conférer à son ancien maître quelques distinctions honorifiques. A la mort de Phocas, il revint au monastère.

Certains moines, hostiles à l’esprit d’Athanassios, tentèrent de le dénoncer comme «innovateur» et fauteur de troubles auprès du nouvel empereur, qui cependant lui donna raison. Il y eut même des tentatives d’assassinat, comme pour saint Benoît (v. 11 juillet). Décidément, il n’y a pas que Jésus à être trahi par un proche…

A côté de ces soucis, des disciples accouraient et de loin, attirés par la sainteté d’Athanassios. Il en venait d’Italie comme de l’Arménie ; il intervint sévèrement contre ceux qui, à l’occasion, méprisaient les moines d’origine étrangère. 

Athanassios était si détaché de la gourmandise, qu’il fit jeter simplement des gâteaux qu’on avait préparés pour la fête de son Patron, saint Athanase (v. 3 mai).

Signalons encore ce magnifique trait de charité : d’autres supérieurs de monastère, jaloux d’Athanassios, tentèrent d’aller le dénigrer auprès de l’empereur. En chemin, ils furent attaqués et dépouillés par des brigands; Athanassios, informé de leurs intentions, se fit une joie de les rejoindre, de leur fournir de bons vêtements et de quoi revenir chez eux.

Athanassios était toujours prêt pour l’ultime Rencontre. Sa lampe à huile était toujours pleine. Il mourut brusquement, vers l’an 1000, écrasé sous un éboulement de son église qui touchait à son achèvement. Il avait été abbé (on dit en Orient higoumène) pendant quarante années.

L’higoumène saint Athanassios est commémoré au Martyrologe le 5 juillet.

Hélie de Bourdeilles

1413-1484

 

Cinquième fils d’Arnaud de Bourdeilles et de Jeanne de Chamberlhac, Hélie naquit au château de Bourdeilles dans le Périgord.

Tout petit, il parlait de devenir franciscain. Son père, son entourage, chacun y mettait du sien pour tenter de le détourner de cette vocation, rien n’y fit.

Enfin entré dans l’Ordre, il montra de telles qualités pour l’étude, qu’il fut envoyé à Toulouse pour obtenir le doctorat en théologie.

Prêtre à vingt-deux ou vingt-trois ans, il enseigna la théologie et l’Ecriture Sainte au couvent de Mirepoix et prêchait dans les environs. Il marchait toujours à pied, par tous les temps.

Cette activité ne dura guère : il n’avait que vingt-quatre ans, que les chanoines de Périgueux le choisirent pour être leur évêque. Or l’âge canonique était de vingt-sept ans : aussi les chanoines tentèrent d’obtenir du Pape une dispense en lui faisant croire que leur candidat avait déjà l’âge. Hélie, de son côté, ne se fit aucun scrupule d’aller personnellement auprès du Pape pour lui dire la vérité, qu’il était trop jeune et qu’il ne pouvait assumer une charge épiscopale. Peine perdue : le Pape approuva le choix des chanoines, et Hélie n’eut plus qu’à se soumettre à la volonté de la Providence. Il fut sacré évêque de Périgueux en 1438.

Cette date étant “sûre”, c’est à partir de celle-ci que nous avons corrigé la date de la naissance d’Hélie, en 1413, plutôt qu’en 1423.

D’aucuns prétendent qu’il fut fait prisonnier quelques années durant par les Anglais, durant la guerre entre l’Angleterre et la France.

Dans son diocèse, Hélie voulut combattre plusieurs mauvaises habitudes : d’abord, les évêques précédents n’avaient plus résidé sur place depuis fort longtemps, laissant le diocèse quasi à l’abandon. Et surtout, le blasphème s’y était répandu. Hélie lutta vigoureusement, prêchant partout avec un zèle multiplié : en un an le blasphème avait disparu.

Habitué à la pauvreté franciscaine, il continua de vivre dans la pauvreté, dans le dénuement, dans la pénitence et la prière.

Il célébrait chaque jour la messe, ce qui n’était pas une habitude à l’époque, et se confessait auparavant. Il s’y préparait longtemps avant, et prolongeait l’action de grâces après. Certains jours de fêtes, les dimanches, il assistait volontiers à plusieurs autres messes, y associant sa prière et ses dévotions personnelles : c’est qu’on ne concélébrait pas, alors.  

Il priait l’office du bréviaire avec calme et respect, y ajoutant même d’autres psaumes. Il priait jour et nuit, il se frappait la poitrine, il pleurait. Tous ces détails nous viennent de son secrétaire particulier qui le connut pendant plus de trente-cinq ans et fut aussi son confesseur.

C’est le même témoin qui écrit que jamais il ne porta de linge blanc et frais. Il gardait jour et nuit son habit, avec la corde, appuyant sa tête sur un livre.

Son amour pour les pauvres n’avait pas de bornes ; il en recevait chaque jour à sa table, une quinzaine, davantage encore aux jours de fêtes, jusqu’à soixante-douze en certaines solennités.

Quand il visitait une paroisse, il examinait toutes choses avec grand soin, il s’entretenait longuement avec le curé, interrogeait les fidèles sur celui-ci.

Il prêchait, il confessait, sans relâche. C’était un pasteur dans toute l’acception du terme. 

En 1452, il participait à l’assemblée de Bourges, où il protesta contre la remise en vigueur par Charles VII de la Pragmatique Sanction, cette disposition française qui limitait l’autorité du pape et la liberté de l’Eglise. Il publia un Libellus in Pragmaticam Sanctionem Gallorum ainsi qu’un traité Pro Pragmaticæ Sanctionis Abrogatione (réédité à Rome en 1486).

A la demande du même Charles VII, il rejoignit un comité chargé d’étudier les modalités de la réhabilitation de Jeanne d’Arc, et écrivit un ouvrage, Considération sur la Pucelle de France, qui, envoyé à Rome, servit de base non seulement à la réhabilitation de Jeanne d’Arc, mais à sa béatification.

En 1468, il y eut les Etats Généraux à Tours, où Hélie représenta son clergé. Il réclama l’union de toutes les provinces au royaume de France. Louis XI le remarqua et le choisit pour confesseur. Dans la même assemblée, Hélie fut alors désigné pour remplacer l’archevêque de Tours.

Hélie fut archevêque à Tours pendant seize années. C’est là qu’il connut le grand mystique, saint Francesco de Paula (voir au 2 avril). Il assista Louis XI au moment de sa mort (1483) et, la même année, fut créé cardinal par le pape Sixte IV.

Il mourut à Artannes-sur-Indre le 5 juillet 1484, murmurant les paroles du psaume 30 : In manus tuas, commendo spiritum meum. Sa dépouille fut transférée en la cathédrale de Tours, à droite du maître autel.

Une enquête fut faite en vue de sa canonisation, qui n’a pas été formellement conclue, mais un culte local fut rendu au cardinal immédiatement après sa mort, interrompu au temps des “guerres de religion” et de la Révolution.

Plusieurs miracles ont été attestés. Hélie est vénéré comme Bienheureux par les franciscains au 5 juillet., mais pas dans le Martyrologe Romain.

 

 

Antonio Maria Zaccaria

1502-1539

 

La famille était de Gênes, mais Antonio naquit en 1502 à Crémone (Italie), de Lazzaro et Antonietta Pescaroli.

Très tôt orphelin de père, Antonio fut amoureusement éduqué par sa pieuse mère, toute jeune veuve à dix-huit ans.

En 1520, il alla étudier la philosophie et la médecine à Padoue, renonçant à tous ses biens en faveur de sa mère.

Docteur en médecine, Antonio revint au pays, mais n’exerça pas son art. Il s’occupa de réunir des enfants pour leur parler du Bon Dieu.

Bien conseillé par on ne sait quel père dominicain, il étudia la Sainte Ecriture, la Théologie, les Pères de l’Eglise, et fut ordonné prêtre en 1529.

L’année précédente, il se dépensa tellement auprès des victimes d’une épidémie de peste, que les Crémonais le nommèrent père de la patrie.

En 1530, il se rendit à Guastalla (Emilia-Romagna) et, avec deux autres prêtres, refonda un Oratorio déjà existant en une nouvelle Compagnie des Fils et des Filles de saint Paul, destinés à la prédication populaire, pour contre-attaquer la propagande luthérienne.

La branche masculine fut approuvée en 1533, la féminine en 1535, sous la règle augustinienne, qui prit le nom de Angéliques. Il y eut aussi un Tiers-Ordre.

Tout ce gentil monde se donna du mal pour répandre la Bonne Nouvelle ; en particulier, remonterait à Antonio Maria l’habitude des Quarante Heures où, à tour de rôle, les églises de la ville organisaient l’exposition du Saint-Sacrement pendant une journée et demie, de sorte que l’adoration demeurait continuelle dans la ville ; l’habitude s’est étendue au diocèse et s’est longtemps maintenue. 

A notre époque, il a été établi que, dans le monde entier, chaque diocèse ait un lieu dédié à l’adoration eucharistique permanente, où se relaient d’heure en heure les adorateurs et les adoratrices pour un moment de prière et de compagnie à Jésus-Hostie.

Mais il y eut aussi des méfiances, comme pour toute nouvelle famille religieuse, et le mouvement d’Antonio Maria fut victime de deux procès à Milan, heureusement terminés sans aucune condamnation. C’est de leur église de Milan, Saint-Barnabé, que leur vint l’appellation commune de Barnabites.

Ceux-ci furent appelés par l’évêque à Vicenza pour réformer les monastères.

Se sentant arriver à la fin de sa vie, Antonio-Maria se retira à Crémone chez sa mère, qu’il consola avec la promesse du Paradis. Il mourut le 5 juillet 1539.

Antonio-Maria Zaccaria, immédiatement vénéré et considéré comme bienheureux, fut béatifié officiellement en 1890 et canonisé en 1897. On le fête le 5 juillet.

 

 

Matthew Lambert

?- 1581

 

Le nom gaélique de Matthew Lambert est Maitiú Laimpeart.

Ce laïc naquit à Wexford (Irlande), où il était boulanger.

Avec cinq amis marins, il voulait faire passer sains et saufs le vicomte Baltinglass et son aumônier Robert Rochford, qui étaient menacés par les troupes anglaises.

Les autorités apprirent ce plan et arrêtèrent Matthew et ses hommes. En prison, on l’interrogea sur des questions de politique et de religion. Il répondit : Je suis un homme sans instruction. Je ne suis pas capable de discuter avec vous, mais je peux vous dire ceci : Je suis un Catholique et je crois tout ce que croit notre Sainte Mère l’Eglise Catholique.

Cette magnifique profession de foi lui valut l’accusation de trahison, et la sentence capitale, ainsi que pour les cinq marins, dont on n’a retenu que trois de leurs noms.

Leur martyre eut lieu à Wexford le 5 juillet 1581 ; ils furent béatifiés en 1992.

 

 

Edward Cheevers, Patrick Cavanagh, Robert Meyler

?- 1581

 

Le nom gaélique de Edward Cheevers est Éadbhard Cheevers, celui de Patrick Cavanagh est Pádraigh Caomhánach, celui de Robert Meyler est Roibeard Meylerest.

De ces trois laïcs, on ne sait que de Patrick qu’il naquit à Wexford (Irlande).

Ils étaient trois des cinq marins engagés par Matthew Lambert pour protéger le père Rochford et le vicomte Baltinglass et les aider à rejoindre le continent.

Ils subirent le martyre à Wexford le 5 juillet 1581 et furent béatifiés en 1992.

 

 

George Nichols

1550-1589

Richard Yaxley

1560-1589

Humphrey Prichard

1564-1589

Thomas Belson

1564-1589

 

George Nichols (ou Nicolls) naquit en 1550 à Oxford.

Il entra au Brasenose College en 1564 ou 1565 et reçut son diplôme de bachelier à l’université en 1571. 

Huissier et professeur à l’école Saint-Paul de Londres, il fut reçu dans l’Eglise catholique et, en 1581, rejoignit avec Thomas Pichard le Collège de Reims, où l’on préparait les candidats au sacerdoce pour l’Angleterre. Il fit un voyage à Rome et revint à Reims en 1582.

Après avoir reçu le sous-diaconat et le diaconat, il fut ordonné prêtre en 1583.

Renvoyé en mission à Oxford, il y faisait un excellent travail pastoral et convertissait beaucoup de gens, entre autres un voleur de grand chemin très connu.

En 1589, il fut arrêté à Oxford, en même temps qu’un autre prêtre, Richard Yaxley, et deux laïcs, Humphrey Prichard et Thomas Belson.

 

Richard Yaxley était né vers 1560 à Boston (Lincolnshire), troisième fils de William et Rose. Venu lui aussi à Reims en 1582, il reçut le sacerdoce en 1585 (ou 1586).

 

Humphrey Pritchard était un laïc, né vers 1564 à Brill (Buckinghamshire).

 

Thomas Belson était né dans le Pays de Galles (à une date inconnue) ; c’était un candidat au sacerdoce. 

 

On les accusait tous les quatre de trahison, en vertu de l’arrêt du Parlement à la suite de la bulle papale de Pie V.

Ils furent transférés à la prison Bridewell de Londres. Là les deux prêtres George et Richard furent pendus par les mains pendant cinq heures, pour les forcer à renier leur foi, mais on n’y parvint pas.

George fut alors enfermé dans un cachot infect, plein de vermine, toujours à Bridewell ; Hymphrey y fut aussi enfermé. 

Richard, lui, fut enfermé à la Tour de Londres, où l’on croit qu’il fut mis plusieurs fois à la torture. Thomas fut envoyé à Gatehouse.

Le 30 juin, ils furent réexpédiés à Oxford pour y être jugés. Là on leur appliqua la loi selon laquelle était passible de mort tout prêtre pénétrant sur le sol anglais et toute personne qui les aiderait. Tous quatre furent donc condamnés à mort, les deux prêtres pour trahison, les deux laïcs pour complicité.

C’est George qui fut exécuté le premier, puis Richard, Thomas et Humphrey.

George Nichols et Richard Yaxley furent pendus, éviscérés et écartelés, tandis que Humphrey Prichard et Thomas Belson furent “seulement” pendus.

George n’eut pas la permission de parler à la foule, ce qui montrait bien, indirectement, qu’il n’était exécuté que pour le seul fait d’être prêtre.

Après l’exécution, les têtes des prêtres furent envoyées au château, et leurs restes accrochés aux quatre portes de la ville.

Ce martyre eut lieu le 5 juillet 1589.

La barbarie de cette exécution semble avoir produit un effet convainquant sur la population, en ce sens que pendant vingt ans aucun autre dissident catholique ne fut exécuté à Oxford.

George, Richard, Humphrey et Thomas furent béatifiés en 1987, parmi les quatre-vingt cinq Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles.

Ils sont mentionnés le 5 juillet au Martyrologe.

 

 

Delan Chen Qingjieh

1875-1900

Luosa Chen Aijieh

1878-1900

 

Delan (Thérèse) et Luosa (Rose) étaient deux sœurs chinoises, nées vers 1875 et 1878 à Feng (Jizhou, Hebei).

On trouvera leurs noms orthographiés aussi Tch’enn-Kinn-Tsie ou Chen Jinxie et Tch’en-Kai-Tsie ou Chen Aijie.

Elles furent martyrisées à Cao (Ningjing, Hebei), le 5 juillet 1900, furent béatifiées en 1955 et canonisées en 2000.

La fête commune des Martyrs chinois est au 9 juillet.

Joseph Boissel

1909-1969

 

Joseph Boissel naquit le 20 décembre 1909 à La Tiolais (Le Loroux, Ille-et-Vilaine), de parents agriculteurs qui le firent baptiser le jour-même.

En 1923, son père mourut et Joseph entra chez les Oblats de Marie Immaculée (OMI) à Jersey (Angleterre) pour ses études secondaires, à l’île de Berder (Morbihan) pour le noviciat, à Liège (Belgique) pour la philosophie, à La Brosse-Montceaux (Seine-et-Marne) pour la théologie.

Il n’avait pas de dons particuliers pour l’étude, on le jugea même peu intelligent, mais les supérieurs surent voir le fond réel de Joseph : appliqué, très dévoué, droit et franc, très attaché à sa vocation. En plus, il excellait à couper les cheveux des confrères.

En 1931, il fit les vœux perpétuels.

En 1937, il fut ordonné prêtre et envoyé dans la toute nouvelle mission du Laos.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Joseph fut mobilisé au Laos même ; en 1945, les Japonais entreprirent d’arrêter et parfois même d’exécuter les ressortissants français. Joseph Boissel fut interné au camp de Vinh (Tonkin), où il souffrit de mauvais traitements. 

En 1946, il put reprendre courageusement la mission de Nong Ét, complètement abattue. C’est que le père Boissel avait une force colossale, qui étonnait les gens du pays.

En 1949, après une petite année de détente en France, car sa santé était bien ébranlée (et il avait perdu l’usage d’un œil), il fut nommé à Paksane, où l’on établissait un séminaire.

A partir de 1952, la situation en Indochine bouleversa la stabilité du Laos, et quand fut proclamée  l’indépendance du Laos, commença l’atroce guerre civile entre les factions neutralistes, royalistes et communistes.

En 1957, le père Leroy (v. 18 avril) le remplaça pendant quelques «vacances» en France : il alla en pèlerinage à Lourdes, Ars et Rome.

Au retour, le père Boissel fut nommé à Paksane et s’occupa de plusieurs localités. On le vit particulièrement attaché aux malades, aux enfants et aux vieillards.

Mais la guérilla s’intensifia toujours plus. Coup d’état en 1960. Le pays sert de base arrière aux communistes. Un jour que la guérilla s’était avancée tout près du village où se trouvait le père Boissel, il partit sur son cheval, tenant d’une main la bride, de l’autre le ciboire des saintes Hosties, et arriva ainsi à Paksane. Le cheval fit ensuite place à une 2CV, puis à une jeep.

D’autres missionnaires furent tués, le père Boissel ne pouvait presque plus se déplacer. Le 5 juillet 1969, cependant, avec deux Religieuses, il chercha à gagner Hat Lêt, mais des soldats du Viêt Minh l’abattirent dans une embuscade (les deux Religieuses furent grièvement blessées).

Le père Joseph Boissel reçut ainsi la palme du martyre le 5 juillet 1969 à Hat Lêt (Bolikhamxay, Laos).

Il a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 5 juillet dans le Martyrologe Romain.

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