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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 23:00

10 JUILLET

 

II.

SS sept frères Felix, Philippus, Vitalis, Martialis, Alexander, Silanus, Ianuarius, martyrs à Rome ; leur "mère" (?), sainte Félicité serait morte le 23 novembre. 

III.

Stes Anatolia et Victoria, martyres en Sabine.

Stes Rufina et Secunda, martyres romaines.

SS Ianuarius et Marinus, martyrs en Afrique.

S Apollonius, crucifié à Iconium.

IV.

SS Bianor et Silvanus, martyrs en Pisidie.

SS Leontius, Mauritius, Daniel, Antonius, Anicetus et Sisinnius, martyrs à Nicopolis.

VII.

S Pasquier, évêque à Nantes où il favorisa la fondation d'un monastère à Indre.

S Etton (Zé), évêque évangélisateur de la région de Avesnes.

Ste Amalberge, veuve à Maubeuge, mère d'un évêque, et des saintes Reinelde et Gudule.

VIII.

Ste Amalberge, vierge en Flandre.

XI.

S Pietro Vincioli, abbé bénédictin à Pérouse, dont il restaura la cathédrale.

S Knut, roi danois, victime d'une révolte, massacré dans une église avec son frère Benoît ; patron du Danemark.

XII.

S Hervé, d'origine bretonne ou anglaise, ermite près d'Angers puis sur une île de la Loire, face Chalonnes.

XIX.

Bses Marie Gertrude de Sainte Sophie de Ripert d'Alauzin et Agnès Sylvie de Jésus de Romillon, ursulines décapitées à Orange.

SS Antôn Nguyễn Hữu Quỵnh et Phêrô Nguyễn Khắc Tự, catéchistes annamites martyrs, canonisés en 1988 et fêtés le 24 novembre.

Bx onze martyrs de Damas : Manuel Ruiz López, Carmelo Bolta Bañuls, Engelbert Kolland, Nicanor Ascanio de Soria, Pedro Soler Méndez, Nicolás María Alberca Torres, Bartolomeo (Francisco) Pinazo Peñalver, Juan Jacobo Fernández y Fernández (espagnols sauf l'autrichien Engelbert), franciscains ; ainsi que Fransīs, ‘Abd-al-Mu‘tī, Rūfaīl Masābkī, trois frères maronites.

XX.

B Faustino Villanueva (1931-1980), prêtre espagnol des Missionnaires du Sacré-Cœur, martyr assassiné au Guatemala, béatifié en 2020.

Sept Frères de Rome

† 162

 

Que les Sept Martyrs dont il va être question eussent été frères, et tous fils de sainte Félicité, n’est pas improbable, mais reste contesté.

Félicité comparut la première devant le préfet de Rome, qui la flatta avec de belles promesses ; Félicité au contraire exhorta les sept jeunes hommes : Levez les yeux, regardez vers le ciel, c’est là que Jésus-Christ vous attend avec ses Saints.

Mais elle ne fut pas immédiatement martyrisée. On interrogea un à un ses fils, qui restèrent inébranlables dans leur foi.

  • Felix et Philippus furent assommés à coups de bâton, et ensevelis au cimetière de Priscille, sur la via Salaria ; 
  • Vitalis, Martialis et Alexander furent décapités, et ensevelis au cimetière des Iordani, sur la via Salaria nuova ;
  • Silanus fut précipité d’un lieu élevé, et enseveli au cimetière de Maximus, sur la via Salaria ; 
  • Ianuarius enfin fut tué à coups de lanières garnies de plombs, et enseveli sur la via Appia, dans le cimetière de Prétextat.

Félicité fut apparemment martyrisée plus tard, le 23 novembre, toujours vers 162.

Les Saint Sept Frères de Rome sont commémorés le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anatolia et Victoria de Sabine

† 250

 

La Passio de ces deux vierges raconte ceci : 

L’illustre Aurelianus demanda la main de la vierge Anatolia. Elle proposa un délai et distribua ses biens aux pauvres ; quand elle n’eut plus rien à donner, elle refusa le mariage sous prétexte de maladie. 

Aurelianus apprit qu’elle était chrétienne, il pria son ami Eugenius d’envoyer sa fiancée Victoria persuader Anatolia de revenir sur sa décision. 

Victoria se présenta donc en se déclarant chrétienne et rappela que les patriarches et les prophètes étaient mariés. Anatolia répondit que Dieu avait créé les loups et les brebis, les premiers étant nécessaires pour rendre les pasteurs attentifs et vigilants ; d’ailleurs un ange lui était apparu pour lui apprendre la grandeur de la virginité. Victoria voulut voir l’ange : il apparut, promit la couronne aux deux vierges. Victoria lui posa une question : «Je suis chrétienne depuis l’enfance, je n’ai jamais entendu les prêtres condamner le mariage.» Il lui répondit : «Il y a place pour la virginité, la chasteté et le mariage : la virginité est d’or, la chasteté d’argent, le mariage d’airain.» Il disparut. 

A l’exemple d’Anatolia, Victoria se mit à distribuer tout son avoir. Eugenius, furieux de voir sa fiancée l’abandonner, s’en prit à Aurelianus qui lui conseilla les grands moyens : avec la permission de Dèce, chacun emmènera sa fiancée dans ses propriétés rurales et en viendra à bout par la force. Victoria fut donc conduite près de Tribula, Anatolia près de Tora ; on ne leur donnait à manger qu’un peu de pain le soir.

Victoria reçut le visite de Domitianus, premier personnage de Tribula qui lui apporta des pains et du vin. Comme tous les habitants avaient dû quitter la ville à cause d’un dragon dont le souffle tuait hommes et bêtes, Victoria lui assura que s’ils abandonnaient les idoles, ils seraient délivrés du dragon. Domitianus lui promit que tous se feraient chrétiens si elle le faisait disparaître. Victoria promit d’y aller le surlendemain.

Le dimanche matin, elle se rendit donc à la grotte et ordonna au dragon, au nom du Christ, d’aller en un lieu où n’habitent ni hommes, ni bêtes. Le peuple s’écria : «C’est une déesse.» Mais sortant de la caverne du dragon elle dit : «Ecoutez-moi. Construisez ici un oratoire et donnez-moi pour m’aider de jeunes vierges.» On en trouva plus de soixante, âgées de neuf ans et au-dessus ; Victoria leur apprit les hymnes, les psaumes et les cantiques. Eugenius n’osa rien dire parce qu’il craignait de se voir confisquer par le fisc les biens de Victoire qu’il avait occupés.

Trois ans plus tard, le pontife du Capitole envoya un de ses subordonnés, Taliarcus, avec une petite statue et un glaive : «Ecoute-moi, Victoria, par ordre de mon maître le roi Dèce, adore Diane et brûle-lui de l’encens.» Victoria s’écria : Que jamais rien n’aille bien ni pour toi, ni pour ton maître Dèce.» 

Il la frappa du glaive, tout le peuple s’enfuit et la pleura sept jours.

Il est juste de se poser maintenant quelques questions.

Comment est morte Anatolia ? Comment Victoria, chrétienne, a-t-elle pu prononcer une imprécation si peu chrétienne contre Taliarcus et Dèce ? Comment expliquer la présence de ce «dragon» mystérieux, dont d’ailleurs le récit ne parle pas de la disparition ? 

Tout ce récit n’a-t-il pas été un peu enjolivé pour justifier la valeur de la virginité ? L’intention est excellente, mais l’histoire semble y perdre un peu de saveur.

Une basilique Sainte-Victoria fut construite à Trebula Mutusca (Monteleone Sabino, Rieti, Latium, Italie C).

Les Saintes Anatolia et Victoria de Sabine sont commémorées le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rufina et Secunda de Rome

† 255

 

Il s’agit ici de deux vierges romaines qui souffrirent sous Valérien et Gallien , soit entre 253 et 260.

L’une eut la tête fendue d’un coup d’épée, l’autre fut décapitée.

Elles subirent le martyre au neuvième mille de la via Cornelia, vers 255.

Les Saintes Rufina et Secunda de Rome sont commémorées le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ianuarius et Marinus d’Afrique

?

 

On ignore tout de ces deux Martyrs. Leurs noms se trouvent dans des listes anciennes, sans autre précision de lieu, de date, de circonstances.

Peut-être furent-ils exécutés à Nicopolis (Petite Arménie, auj. Koyulhisar, Turquie NE), donc pas en Afrique

On parle parfois aussi de la date 320, c’est-à-dire plusieurs années après la proclamation de la paix constantinienne. Cela voudrait dire qu’un chef local, transgressant la loi impériale, voulut personnellement faire mourir ces Chrétiens.

Qu’ils intercèdent pour nous !

Les Saints Ianuarius et Marinus d’Afrique sont commémorés le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Apollonius d’Iconium

?

 

Apollonius était de Sardes (Lydie, auj. province de Manisa, Turquie W ; la ville fut détruite par Tamerlan en 1402).

C’est à Iconium qu’Apollonius fut cité devant le juge et qu’il se déclara chrétien.

On l’invita à jurer par la Fortune de l’Empereur, ce qu’il refusa d’autant plus que l’empereur ne reconnaissait pas le Créateur de l’univers.

Il fut condamné à être crucifié.

La date de ce martyre n’est pas connue. On pourrait avancer l’époque de la persécution de Dioclétien (début du 4e siècle).

Saints Apollonius d’Iconium est commémoré le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bianor et Silvanus de Pisidie

† 305

 

De Bianor et Silvain on rapporte qu’ils furent torturés et enfin décapités.

On les situe en Pisidie (act. Turquie SW)

Ce fut probablement au début du 4e siècle, lors de la persécution de Dioclétien.

Les Saints Bianor et Silvanus de Pisidie sont commémorés le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Saints Martyrs de Nicopolis

† 310

 

La ville de Nicopolis d’Arménie devait se trouver là où est aujourd’hui la ville turque de Koyulhisar (Turquie NE).

Dans cette ville furent torturés de diverses façons beaucoup de Martyrs, dont on n’a retenu que six noms : Leontius, Mauritius, Daniel, Antonius, Anicetus, Sisinnius.

Après ces tortures, ils furent peut-être jetés sur le feu, sans qu’on sache s’ils étaient alors encore vivants.

Leur martyre est daté de l’empereur Licinius, donc entre 308 et 313, puisqu’à cette dernière date fut signée la paix de Constantin.

Les Saints Martyrs de Nicopolis sont commémorés le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pasquier de Nantes

† 637

 

On est guère informé sur Pasquier (en latin Pasquarius ou Paschasius ou encore Poscherius).

C’est le vingtième évêque de Nantes, ayant été élevé à ce siège vers 630.

C’est ce même Pasquier qu’on a rencontré dans la vie de s.Hermeland (v. 25 mars) et qui exprima à l’abbaye de Fontenelle son désir de recevoir dans son diocèse de saints moines, dont la prière aurait soutenu son action pastorale.

C’est ainsi qu’il accueillit avec grande joie à Nantes Hermeland et onze autres moines ; il les reçut, dit une chronique, comme des anges et leur indiqua l’île d’Indre sur la Loire comme lieu propice à cette fondation.

Pasquier mourut probablement vers 637, date d’entrée en fonction de son successeur.

Saint Pasquier de Nantes est commémoré le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Amalberge de Gand

8e siècle

 

Il y a deux Saintes de ce nom, quasi contemporaines, toutes deux originaires de Belgique et toutes deux commémorées le 10 juillet.

Sainte Amalberge de Maubeuge n’est pas mentionnée dans l’actuel Martyrologe Romain.

Celle qui nous occupe ici, qu’on a appelée Amalberge de Gand, naquit dans les Ardennes,  dans la villa Rodingi (Rodin), d’une famille de grands propriétaires terriens.

Elle aurait été demandée en mariage par quelque grand personnage qui, fermement éconduit, lui aurait démis l’épaule (on avancerait le nom de Charles Martel).

Sur les conseils de s.Willibrord (v. 7 novembre), elle rejoignit sainte Landrade à Bilsen (v. 8 juillet).

Cependant, poursuivie par le prétendant ci-dessus, elle dut fuir à Materen puis à Tamise, où elle mourut peu après.

Sainte Amalberge de Gand est commémorée le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

Pietro Vincioli

† 1007

 

Pietro Vincioli dut naître à Agello (Pérouse, Italie C), d’une vieille famille noble.

Après ses études à Pérouse, il reçut le sacerdoce et demanda à son évêque de pouvoir restaurer l’ancienne cathédrale Saint-Pierre, abandonnée parce qu’elle était hors les murs et aussi saccagée par les incursions répétées des troupes étrangères.

Cette église à trois nefs et transept repose sur dix-huit colonnes de granit et de marbre, que Pietro récupéra de l’ancien sanctuaire.

Les travaux furent ponctués de signes divins, obtenus pas la sainteté de Pietro : un maçon tomba des échafaudages sans se blesser, le pain arriva à point nommé pour les ouvriers qui n’avaient rien à manger, une colonne se redressa sur un simple signe de croix, au moment où les cordes allaient se rompre…

La sainteté de Pietro fut tellement connue, que l’empereur lui accorda des privilèges et… repartit en Allemagne, libérant ainsi la région de sa présence opprimante.

L’église fut consacrée en 969 et Pietro y fit venir des moines bénédictins. Puis le pape le nomma abbé du nouveau monastère.

L’    abbé Pietro conserva ses habitudes austères, et ses miracles aussi. Un des plus retentissants fut celui-ci : le gouverneur (allemand) de la place avait condamné à mort deux voleurs et Pietro en demanda la grâce ; ne pouvant fléchir l’autorité, il demanda au moins à les prendre chez lui durant leur dernière nuit, s’offrant lui-même à la peine de mort, s’ils s’échappaient ; après les avoir bien reçus, il les laissa partir et alla se présenter au gouverneur. Furieux, ce dernier voulait le pendre comme convenu, mais les habitants vinrent plaider pour «leur» curé, racontant tous les miracles qu’ils lui avaient vus faire, entre autres que les chiens n’avaient pas touché au pain béni par Pietro. Le gouverneur demanda à voir le miracle s’opérer sous ses yeux. Mais comme Pietro, humblement, s’y refusait, les habitants imaginèrent un subterfuge : ils préparèrent une belle table comme pour un repas et lui demandèrent de le bénir ; ainsi furent bénis les pains, qu’ils jetèrent alors aux chiens. Les animaux les flairèrent et s’enfuirent en aboyant. Le gouverneur eut désormais une grande vénération pour le prêtre.

Le nouvel évêque de Pérouse avait bien d’autres sentiments ; il voulait renvoyer Pietro et pénétra de force dans le monastère avec sa troupe, se saisit de l’abbé et le mit dehors. L’affaire arriva au pape, qui blâma l’évêque et prit le monastère sous sa directe autorité.

C’était en 1002. L’année suivante, le monastère fut affilié à Cluny.

Pietro tomba malade le 28 juin, veille de la fête de saint Pierre. Il mourut le 10 juillet 1007 (1009 selon certains).

Le Martyrologe le mentionne au 10 juillet, mais on n’a pas de date de béatification ou de canonisation.

 

 

Knut IV le Saint

1040-1086

 

Knut (Canut dans notre orthographe occidentale), était un des fils naturels de Sven II qui, n’ayant pas de fils légitime, en prit un soin tout particulier.

Knut eut ainsi de bons précepteurs, qui l’élevèrent dans le christianisme - chose rare à l’époque - et l’aidèrent à développer les qualités chevaleresques des princes. Un des premiers succès de Knut fut de détrousser les pirates de la mer et de refouler les incursions étrangères.

A la mort de Sven, on aurait choisi Knut pour lui succéder, mais on lui préféra d’abord son frère Harald. Ce dernier, très doux, devint pourtant tellement faible qu’il se mérita le surnom de Hén ou Pierre molle, Doux. Knut se retira en Suède, jusqu’à la mort de Harald, où alors on l’éleva sur le trône.

Knut fut un bon roi, vaillant et juste. Il refoula victorieusement les peuples qui envahissaient son pays et chercha à gagner au christianisme plusieurs provinces. Humble, doux, compatissant, il montrait un respect total pour l’Eglise, assidu aux offices, cherchant à soulager les misères du peuple. Il épousa la pieuse Ethela (Adélaïde), fille de Robert, comte de Flandre ; de leurs quatre fils, le dernier, Charles, plus tard appelé Charles le Bon, mourra martyr à son tour (voir au 2 mars).

Knut et son épouse cherchèrent à prêcher d’exemple en pratiquant une religion exigeante, ponctuée par la prière, le jeûne, les pénitences corporelles aussi.

Son souci de justice lui inspira une certaine sévérité. C’est ainsi qu’il fit arrêter et condamner à mort un chef danois qui avait pillé un vaisseau norvégien et massacré l’équipage. Knut voulut exiger le paiement régulier des dîmes, mais alors le peuple se révolta, le contraignant à se réfugier dans l’île de Fionie, tandis que son épouse gagnait la Flandre avec ses enfants. La révolte se rapprochait, Knut se réfugia dans une église et se préparait à la mort.

A qui lui suggérait de fuir, il répondit : J’aime mieux tomber entre les mains de mes ennemis que d’abandonner ceux qui sont attachés à ma personne ; d’ailleurs, on n’en veut qu’à ma vie. Au pied de l’autel, il confesse ses fautes, pardonne à ses ennemis, reçoit la communion et prie. Une pierre l’atteint au front, puis un javelot lancé d’une fenêtre le blesse mortellement. Avec lui, on assassine son frère Benoît et dix-sept autres compagnons ; c’était le 10 juillet 1086.

Les années qui suivirent furent marquées par diverses calamités au Danemark, entre autres une cruelle famine, qu’on interpréta comme la punition divine. Les miracles se multiplièrent au tombeau du martyr, et Rome autorisa en 1101 le culte de Knut, premier et principal martyr du Danemark.

Actuellement, ce même 10 juillet où saint Knut est commémoré au Martyrologe, les églises germaniques et scandinaves fêtent simultanément les trois rois Knut de Danemark, Olaf de Norvège et Eric de Suède.

 

 

Hervé de Chalonnes

† 1119

 

Il ne s’agit pas ici du saint Hervé fêté le 17 juin et qui vivait au 6e siècle.

Celui d’aujourd’hui était d’une famille de «Bretagne», qui pourrait aussi désigner, en latin, la Grande-Bretagne.

Il entra tout jeune à l’abbaye de la Trinité de Vendôme, puis demanda la permission à son abbé de rejoindre les anachorètes de la forêt de Craon, dirigés par Robert d’Arbrissel (v. 25 février).

Quand le groupe de ces anachorètes se dispersa, Hervé se rapprocha d’Angers ; près d’une église qui appartenait à l’abbaye de la Trinité de Vendôme, il se fit une petite cellule et y vécut en reclus. Une pieuse religieuse, d’origine anglaise, vint l’aider pour ses soucis d’ordre matériel.

Le supérieur de l’abbaye de Vendôme envoya à Hervé quelques lettres pour l’encourager dans sa vie de perfection.

Puis Hervé fit un pèlerinage à Jérusalem. A son retour, il voulut davantage encore de solitude et obtint de l’évêque une petite île sur la Loire, en face de Chalonnes. Mais la sainte vie de cet ermite ne pouvait demeurer inconnue et des fidèles vinrent à nouveau le consulter. Il eut quelques disciples et, pour les femmes, forma une communauté à Montjean.

Hervé mourut le 10 juillet 1119. Il fut très longtemps fêté localement le 18 juillet, mais n’est pas retenu dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sylvie-Agnès de Romillon

1750-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 15 mars 1750 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Agnès de Jésus.

Elle fut condamnée le 10 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 10 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

 

Marie-Gertrude de Ripert d’Alauzier

1757-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 15 novembre 1757 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Sainte-Sophie.

Elle fut condamnée le 10 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 10 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

 

Antôn Nguyễn Hữu Quỵnh

1768-1840

Phêrô Nguyễn Khắc Tự

1808-1840

 

Antôn (Antoine) était né vers 1768 à Mȳ Hưởng (Quẚng Bình, Vietnam).

C’était un ancien officier, médecin et catéchiste. Il avait une fille religieuse, des Amantes de la Croix. Il gardait chez lui dans une cachette de nombreux objets du culte.

Le décret royal qui condamnait lui et Phêrô à la strangulation portait : 

Ces deux coupables n’ont fait que rendre plus épaisses les ténèbres de leur aveuglement (en refusant de se laisser persuader d’abandonner la religion) et ils ont toujours refusé avec obstination de fouler la croix aux pieds ; il est donc évident qu’ils se précipitent eux-mêmes dans les supplices et la mort. C’est pourquoi les deux criminels sont condamnés à être étranglés sans délai, afin que leur mort serve d’exemple à tous les obstinés qui ne savent pas se reconnaître.

Antôn avait donc soixante-douze ans au moment de son martyre. Les dernières paroles du condamné sont admirables ; à l’une de ses filles qui sanglotait, il dit : 

Marie, ma fille, ne pleure pas ; tu m’attristerais ; réjouis-toi plutôt pour moi ; loue Dieu, remercie-le de ce qu’il m’a jugé digne de l’insigne faveur de donner ma vie pour ma foi !

Et, se couchant sur la croix du supplice, il dit encore : 

Autrefois mon Seigneur et mon Dieu a été étendu et cloué comme je le suis maintenant.

 

Phêrô (Pierre) était né vers 1808 à Ninh Bình (Gia Long, Vietnam). 

A la mort de son père, il aida le prêtre Cao, ainsi que l’évêque, devenant catéchiste dans le Tonkin occidental.

Il vint les visiter en prison, et leur promit fidélité jusqu’à la mort.

Après le martyre de l’évêque et du prêtre, il exprima son désir d’être à son tour martyrisé.

Arrêté et condamné à mort, il apprit la nouvelle avec une grande joie, et fut étranglé après dix-huit mois de captivité (et autant de dures souffrances).

 

Ces deux Chrétiens reçurent la couronne du martyre à Đồng Hới (Quẚng Bình). le 10 juillet 1840.

Ils furent béatifiés en 1900 et canonisés en 1988.

Martyrs de Damas

† 1860

Un simple incident excita la faction druse de Damas à se déchaîner contre les Chrétiens. Entre avril et juillet 1860, il y eut plus de douze mille chrétiens massacrés au Liban, et presque autant pour la seule ville de Damas. 

Le quartier chrétien de Damas, très prospère, excitait en effet la jalousie des Musulmans, dont le nouveau chef local décida de persécuter les Chrétiens sans pitié. 

Tandis que l’émir Abd-el-Kader (celui qui avait tenu tête à l’invasion française en Algérie et s’était retiré en Syrie) prenait la défense des Chrétiens, les Franciscains pensaient qu’il leur suffisait de rester dans leur monastère aux portes solides. 

Un millier de Chrétiens, dont beaucoup d’élèves de ‘Abd-al-Mu’tī Masābkī, qui étaient chez les Franciscains, trouvèrent refuge au dernier moment chez Abd-el-Kader.

Un traître signala une porte dérobée, par laquelle les révoltés firent irruption dans le monastère durant la nuit du 9 au 10 juillet 1860. Il y avait là huit Religieux, et trois laïcs, pour chacun desquels on trouvera ci-après une petite notice biographique.

 

En voici les noms, dans un ordre alphabétique :

1. Les six prêtres : 

Carmelo Bolta Bañuls, né le 29 mai 1803.

Engelbert Kolland, né le 21 septembre 1827.

Manuel Ruiz López, le supérieur, né le 5 mai 1804.

Nicanor Ascanio de Soria, né le 10 janvier 1814

Nicolás María Alberca Torres, né le 10 septembre 1830.

Pedro Soler Méndez, né le 28 avril 1827.

2. Les deux Frères : 

Bartolomeo Pinazo Peñalver, né le 24 août 1802.

Juan Jacobo Fernández y Fernández, né le 25 juillet 1808.

3. Les trois frères laïcs, dont on ne connaissait pas exactement l’âge :

Abd-al-Mu’tī Masābkī

Fransīs Masābkī

Rūfayīl Masābkī

On signalera ici qu’il y avait un autre frère Masābkī, Abdallah (c’est-à-dire serviteur de Dieu), né en 1808, qui fut ordonné prêtre à Rome en 1830, nommé curé à Damas de 1845 à 1850, et qui mourut à Livorno (Italie) en 1882.

Les trois frères étaient en prière au pied de l’autel, au moment de l’irruption des insurgés. Tous trois furent mis à mort.

Quelques mois après, le cardinal Lavigerie tint à remercier l’Emir Abd-el-Kader. Il voulait lui baiser la main, mais l’émir refusa.

Les onze Martyrs de Damas sauvagement assassinés le 10 juillet 1860, furent béatifiés en 1926.

 

 

Bartolomeo Pinazo Peñalver

1802-1860

 

Bartolomeo était né le 24 août 1802 à Chopo (Alpuente, Valencia, Espagne), en la fête de saint Barthélemy, dont il reçut le prénom. 

Il eut un très vif ressentiment de se voir éconduit par sa fiancée pour un autre jeune homme.

Or sa mère, veuve, avait épousé en secondes noces un brave homme, sage et pieux, qui sut le consoler. 

Il entra en 1822 comme tertiaire oblat chez les Franciscains de Cuelva, prenant le nom de Francisco. 

En 1835, le sectarisme antireligieux l’obligea à rester dans le siècle, mais il maintint un style de vie très religieux, se mettant au service d’une communauté de Religieuses qu’on avait mystérieusement oubliées dans la tourmente. 

En 1843, il rejoignit la Terre Sainte, se fit agréger à la mission en Palestine, puis en Chypre, enfin à Damas. 

Cette nuit fatale du 10 juillet 1860, on l’assomma sur une terrasse et on le précipita en bas.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Carmelo Bolta Bañuls

1803-1860

 

Il était né le 29 mai 1803 à Borjas (Gandía, Valencia, Espagne).

Il était venu en Terre Sainte en 1831. D’abord curé en Judée, il fut envoyé à Damas en 1851, comme supérieur, puis comme curé pour les fidèles de rite latin. 

Au moment de l’agression du 9-10 juillet 1860, il fut assommé à coups de gourdin.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Manuel Ruiz López

1804-1860

 

C’était un Basque espagnol né le 5 mai 1804 à San Martín de Ollas (Burgos).

Il avait été envoyé jeune prêtre en Terre Sainte, où il apprit rapidement l’arabe et devint vite populaire avec le surnom de Père Patience.

Sa santé l’obligea à faire plusieurs retours en Europe et il put revenir en Syrie en 1858.

Il était le Supérieur du couvent franciscain de Damas. 

Au moment de l’agression du 9-10 juillet 1860, il eut le temps de consommer les Hosties du tabernacle, avant d’être égorgé. 

On retrouva près de lui son petit évangéliaire arabe, maculé de sang.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Juan Jacobo Fernández y Fernández

1808-1860

 

Il était né le 25 juillet 1808 à Moire (Carballeda, Orense, Galice), en la fête de saint Jacques le Majeur, d’où son deuxième prénom. 

Il entra au monastère franciscain de Herbon en 1831. 

En 1835, les événements politiques anti-religieux l’en firent expulser et, après quelques années de vie fort édifiante, il obtint en 1859 de partir pour la Terre Sainte. 

Après avoir prié sur les Lieux Saints, il fut envoyé à Damas pour seconder le Frère Francisco (Bartolomeo Pinazo Peñalver). 

Dans la triste nuit du 9 au 10 juillet 1860, il fut, comme l’autre Frère, précipité de la terrasse mais, encore vivant, il agonisa douloureusement jusqu’au matin, quand un Turc l’acheva d’un coup de cimeterre.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Nicanor Ascanio de Soria

1814-1860

 

Il était né le 10 janvier 1814 à Villarejo de Salvanés (Madrid). 

Ayant reçu l’habit à quinze ans, il dut en 1835 rentrer dans le monde à la suite de graves troubles antireligieux. 

Devenu prêtre, il put entrer dans une maison de formation pour missionnaires à destination du Maroc et de la Terre Sainte (une maison qui avait tout-de-même reçu l’approbation du gouvernement).

En 1859, il partait pour le Moyen Orient, à Jérusalem, mais le père Ruiz lui conseilla de rester davantage à Damas, en raison de l’insécurité des routes. 

Dans la nuit du 9 juillet 1860, les révoltés le sommèrent d’apostasier ; comprenant mal l’arabe, il fit répéter, refusa d’obtempérer et fut massacré.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Pedro Soler Méndez

1827-1860

 

Il était né le 28 avril 1827 à Lorca (Murcie, Espagne centrale). 

Dès l’ouverture de la maison pour les missions, il avait pris l’habit franciscain, en 1856. 

C’était un homme dur pour lui-même, acharné au travail et couchant par terre. 

Il partit avec enthousiasme pour le pays de Jésus et fut envoyé à Damas. 

La nuit du 9 au 10 juillet 1860, au bourreau qui lui enjoignait d’apostasier, il répondit dans un arabe encore approximatif qu’il n’avait pas d’argent et encore moins le désir d’embrasser l’Islam. La réponse fut un formidable coup de cimeterre sur la tête et de nombreux coups de poignard.

Comme le père Engelbert (et comme Jésus-Christ), il avait trente-trois ans.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Engelbert Kolland

1827-1860

 

Il était né le 21 septembre 1827 à Ramsau (Zell am See, Salzburg, Autriche).

Il était entré au couvent de Salzburg en 1847, fut ordonné prêtre en 1851 à Bolzano, et y resta comme vicaire jusqu’en 1855, puis vint en Terre Sainte. 

En 1860, il était vicaire aux côtés de Carmelo Volta. 

Le soir du 9 juillet, il tentait de rejoindre Abd-el-Kader, et s’arrêta chez des Chrétiens, où une dame lui passa un grand voile blanc de femme, mais ses pieds nus et ses sandales le firent reconnaître. 

Il fut tué à la hache sur son refus d’apostasier. Il avait trente-trois ans. 

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Nicolás María Alberca Torres

1830-1860

 

Il était né le 10 septembre 1830 à Aguilar de la Frontera (Cordoue, Espagne sud).

Sa famille donna au Bon Dieu six prêtres ou religieux. Il entra lui aussi dans la maison pour les missions en 1856. 

Ayant rejoint la mission de Damas, il se trouva dans le couvent franciscain la nuit du 9-10 juillet 1860. Il mourut d’une balle au cœur, à trente ans. 

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

Fransīs Masābkī

† 1860

 

Fransīs (c’est-à-dire le Français), septuagénaire, était marié et père de nombreux enfants.

C’était un heureux marchand de soie, qu’on estimait pour sa probité. 

Il tenait à ce que tous les siens observassent strictement les lois de l’Eglise. Une de ses filles qui mangeait quelque chose avant le repas d’un jour de jeûne, reçut de son père une bonne gifle, avec la leçon qu’un Chrétien doit être aussi strict pour son jeûne qu’un Musulman pour le ramadan.

Lui-même passait toujours par l’église avant de se rendre à son travail, et souvent fermait un peu plus tôt que prévu pour assister aux Vêpres. Sa piété et son honnêteté le rendaient très populaire et respecté dans tout le Liban.

Parmi les insurgés qui assaillirent le couvent franciscain dans la nuit du 9 au 10 juillet 1860, se trouvaient des envoyés d’un notable musulman qui devait une très grosse somme d’argent à Fransīs. Ils lui dirent : Nous venons vous sauver, si vous vous faites musulmans. Fransīs ne pouvait céder au chantage ; il refusa, ajoutant : Abdallah {son débiteur} peut garder mon argent, mais mon âme je ne la donne à personne. Nous n’avons pas peur de ceux qui peuvent tuer le corps, mais de ceux qui tuent l’âme.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

‘Abd-al-Mu’tī Masābkī

† 1860

 

Abd-al-Mu‘tī (c’est-à-dire Serviteur de celui qui donne) était un peu plus jeune que son aîné Fransīs. 

Après avoir tenu un magasin de vente au détail, pris de scrupules, il le liquida pour devenir professeur chez les Franciscains. 

Même par temps de neige, rien ne l’arrêtait pour aller à l’église avec sa fille, une future Sœur de la Charité. Les gens savaient reconnaître leurs traces dans la neige. 

Sa joie était dans la prière, et dans l’assistance au sacristain des Pères pour orner l’église.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Rūfayīl Masābkī

† 1860

 

Rūfayīl, (Raphaël, que Dieu guérit) n’était pas marié.

Il avait un peu aidé son frère aîné Fransīs dans le commerce, puis s’était joint à son autre frère ‘Abd-al-Mu‘tī dans la tenue de la sacristie des Pères.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Faustino Villanueva

1931-1980

 

Faustino Villanueva naquit le 15 février 1931 à Yesa (Navarre, Espagne)

En 1949, il fit profession chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

En 1956, il fut ordonné prêtre.

Son premier poste fut l’enseignement au séminaire et, en 1959, il fut envoyé au Guatemala.

Curé des paroisses de Joyabaj-Sacapulas-San Juan Cotzal, il fut très actif auprès des populations et devint la cible des milices communistes ; il fut assassiné dans sa paroisse le 10 juillet 1980, la même année que son Confrère, José María Gran Cirera (v. 4 juin).

Don Faustino devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 10 juillet.

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