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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 23:00

    11 JUILLET

 

I.

S Pie I, pape (140-155), frère de Hermas (auteur du “Pasteur”) ; il dut avoir affaire aux hérétiques Marcion, Cerdon, Valentin.

?

S Sidroin, martyr près de Sens.

III.

S Marcianus, martyr à Iconium.

IV.

Ste Marciana, vierge martyre en Mauritanie Césarienne, pour avoir brisé la tête d'une Diane.

V.

S Alèthe, évêque à Cahors.

VI.

S Benoît, père des cénobites occidentaux, abbé à Subiaco et Monte Cassino, proclamé patron de l'Europe (1964).

S Léonce le Jeune, entré dans la carrière militaire au service du roi Childebert, époux de Placidina ; ordonné prêtre et élu évêque à Bordeaux après Léonce l'Ancien, il traita son épouse comme sa sœur, participa à plusieurs conciles et fit construire beaucoup d'édifices religieus.

S Savin, espagnol, ermite et abbé près de Palais Emilien, un des premiers moines en Aquitaine.

S Drostan, abbé à Deer puis ermite.

VII.

S Jean le Bon, évêque à Bergame, martyr des Ariens.

SS Sigisbertus et Placidus, moines en Suisse, le premier était disciple de s. Colomban et maître de Placidius, qui fut martyr.

VIII.

S Hidulphe, abbé fondateur de Moyenmoutier et évêque.

IX.

S Abundio, prêtre martyr à Cordoue.

S Berthevin, normand martyr dans le Maine.

X.

Ste Olga, veuve du prince Igor de Kiev, grand-mère de s. Vladimir, favorable au christianisme.

XII.

B Bertrand, successeur du b. Géraut de Salles à Grandselve, abbaye qu'il rattacha aux cisterciens ; il voyait le corps glorifié du Christ pendant la Messe.

S Ketillus (Kjeld, Exuperius), augustin à Viborg, assassiné tandis qu'il psalmodiait.

XVI.

Bx Thomas Benstead et Thomas Sprott, prêtres anglais martyrs, béatifiés en 1987.

XVII.

S Oliver Plunkett, ordonné à Rome, évêque à Armagh, martyr à Tyburn ; il mourut en pardonnant (un 1er juillet vieux style , correspondant au 11 juillet) ; le Martyrologe Romain le commémore le 1er juillet.

XVIII.

 Bses Rosalie Clotilde de Sainte-Pélagie Bés, Marie Elisabeth de Saint-Théoctiste Pélissier, Marie Claire de Saint-Martin Blanc, religieuses sacramentines, et Marie Marguerite de Sainte-Sophie de Barbegie d'Albarède, ursuline, décapitées à Orange.

XIX.

Stes Anna An Xingshi, Mali An Guoshi, Mali An Linghua et Anna An Jiaoshi, martyres chinoises, canonisées en 2000 et fêtées le 9 juillet.

XX.

B Valeriu Traian Frențiu (1875-1952), évêque gréco-catholique roumain, victime de la persécution communiste, martyr, béatifié en 2019.

Pie Ier

140-155

 

Fils du romain Rufinus, il serait né à Aquilée et c’est sa piété qui lui aurait valu son surnom.

Elu pour succéder à Hyginus en 140, il fut évêque de Rome sous l’empereur Antonin le Pieux.

On l’a longtemps présenté comme le frère de Hermas, l’auteur du fameux Pastor. On reconnaît que cet auteur connaît très bien les rouages de l’Eglise romaine, mais on est moins certain sur la parenté des deux personnages.

Durant ce pontificat l’hérétique Marcion rompit avec l’Eglise (144) ; Cerdon et Valentin, autres hérétiques, se manifestèrent ces années-là. Ce sont aussi les années de l’activité de l’apologiste Justin, qui devait recevoir le martyre en 166.

Le pontificat de Pie Ier dura environ quinze années, jusqu’en 155, approximativement. Il consacra douze évêques, dix-neuf prêtres et vingt-et-un diacres. Qu’il soit mort martyr, reste douteux. 

Il est enterré au Vatican et le Martyrologe le mentionne le 11 juillet.

Son successeur fut Anicet. 

 

 

Marcianus d’Iconium

† 3e siècle

 

Marcianus (Markianos) est un martyr dont on ne connaît que le nom et le lieu de sa mort.

Le Martyrologe en dit qu’il souffrit beaucoup de tourments.

La date de ce martyre reste approximative, puisqu’il est recensé sous le préfet Perennius. On sait seulement que ce dernier exerçait sous l’empereur Valérien, donc entre 253 et 260.

Saint Marcianus d’Iconium est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marciana de Césarée en Maurétanie

† 303

 

Cette ville est l’actuelle Cherchell (Algérie), la Maurétanie étant la région la plus au nord de l’actuel Maroc et de l’Algérie.

Marciana fut exposée aux bêtes, et mise en pièce par un taureau.

Ce devait être au début du 4e siècle, sous Dioclétien.

Sainte Marciana de Césarée en Maurétanie est commémorée le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Benedictus de Nursie

480-543

 

Benedictus (Benoît) et Scholastica étaient jumeaux, nés vers 480 à Norcia, au pays des Sabins. Les parents s’appelaient Eutropius et Abundantia.

Benoît se montra dès la jeunesse “ancien”, mûr, ignorant les plaisirs inutiles et méprisant les vanités. Il étudia les belles-lettres à Rome.

Dès quatorze ans il sent le désir de quitter ce monde dangereux et veut se retirer. Il part en direction de Subiaco, mais avec sa chère nourrice qui ne veut pas l’abandonner.

C’est là qu’il fit son premier miracle : le crible à farine s’étant cassé, il pria intensément et retrouva l’objet tout réparé, ce qui lui valut déjà une haute idée de la part des habitants des environs.

Mais Benoît veut la vraie solitude : il part seul et se retire dans une grotte étroite à Subiaco, où il reste pendant trois ans, nourri par le pain quotidien que lui apporte un moine des environs, Romain.

Notre ermite ne pouvait demeurer caché. Les bergers de l’endroit le découvrirent, on vint à lui pour entendre quelque parole édifiante.

C’est là qu’un jour, saisi par une tentation diabolique, Benoît ne put vaincre cette tentation qu’en se roulant entièrement nu dans un buisson de ronces.

Le monastère voisin, dont l’abbé était mort, le sollicita : il essaya quelque temps de réformer les moines selon leur règle, mais ils se rebellèrent et même tentèrent de l’empoisonner ; quand il leva la main pour bénir le breuvage qu’on lui apportait, la coupe se brisa d’un coup. Benoît les quitta et rentra dans sa grotte. 

D’autres disciples ayant manifesté le désir de se former avec lui, il finit par faire construire douze monastères où il établit chaque fois douze moines sous la direction d’un abbé, ne gardant que quelques disciples près de lui. On dit que parmi ceux-ci se trouvaient Maurus et Placidius, deux enfants de familles romaines, qu’il aimait particulièrement.

Benoît faisait beaucoup de miracles, par sa prière et son union intime avec Dieu, mais cela suscitait des jalousies ; un prêtre voulut aussi l’empoisonner. Aussi Benoît quitta définitivement la région et se rendit en direction du Mont Cassin.

Il commença par y convertir les païens qui vénéraient encore Vénus, Apollon et Jupiter, et édifia un nouveau monastère.

Benoît eut l’occasion de prophétiser : au roi Totila, à l’évêque de Casinum. Il annonça que son propre monastère serait détruit, ce qui arriva en 583, lors de l’invasion des Lombards.

Les miracles de saint Benoît sont nombreux, Grégoire Ier les raconte avec beaucoup de détails. Benoît multiplia le grain, ressuscita un enfant…

Il semble que Benoît était diacre, mais pas prêtre.

On racontera le 10 février la dernière rencontre de Benoît avec sa sœur Scholastique. Le mois suivant, Benoît eut le pressentiment de sa fin. Il mourut au milieu de ses disciples, le 21 mars 543.

Benoît est l’auteur d’une Règle monastique, où s’exprime une sagesse extraordinaire, qu’il avait acquise par sa propre sainteté et par l’expérience des années.

Le corps de saint Benoît, d’après la tradition monastique des Bénédictins de France, fut transféré du Mont-Cassin, qui avait été détruit par les Lombards, au monastère de Fleury-sur-Loire, fondé vers le milieu du VIIe siècle. C’est cette translation qui advint le 11 juillet 703. Successivement, au VIIIe siècle, ce dernier monastère restitua au monastère reconstruit du Mont-Cassin quelques ossements de saint Benoît. 

La fête de saint Benoît était longtemps fixée au 21 mars, durant le Carême. Elle a été transférée au 11 juillet, jour anniversaire de sa translation, au moment de la récente réforme liturgique conciliaire. En effet, Paul VI ayant proclamé saint Benoît céleste Patron de l’Europe (1964), il convenait de célébrer cette fête avec plus de solennité, ce qui peut se faire plus aisément en juillet que durant le Carême.

Ceci explique pourquoi le Martyrologe commémore deux fois saint Benoît : à son dies natalis le 21 mars, et au jour de sa fête liturgique le 11 juillet.

 

 

Léonce le Jeune de Bordeaux

510-564

 

Léonce naquit vers 510-515 à Saintes, d’un sénateur gallo-romain.

Jeune homme, il servit en 531 dans les rangs de l’armée du roi Childebert, contre les Wisigoths d’Espagne.

Il épousa Placidina, arrière-petite-fille de s.Sidoine Apollinaire (v. 21 août), dont l’épouse était la fille de l’empereur Avitus.

C’était un homme aux mœurs tellement nobles et chrétiennes, qu’il fut désigné à l’unanimité pour succéder à Léonce dit l’Ancien, et devenait ainsi le treizième archevêque de Bordeaux.

Ordonné prêtre puis évêque, Léonce et Placidina ne vécurent plus que comme frère et sœur. Il est dit que Placidina ne se sépara pas de son mari en ce qui concernait les bonnes œuvres.

Ces saints époux avaient hérité de grands biens, qu’ils mirent à la disposition de l’Eglise, construisant bon nombre de sanctuaires dans toute la région, et jusqu’à Saintes, où ils contribuèrent à la reconstruction de l’église Saint-Eutrope.

Léonce participa à plusieurs conciles : Paris (552), où l’on déposa l’évêque Saffarac ; Paris encore (557) ; Saintes (562), au sujet d’une affaire qui semble s’être terminée plutôt mal. La voici.

Un certain Emerius avait été nommé par le roi évêque de Saintes, sans consultation de Léonce, qui était son métropolitain, ni du clergé local, ce qui était donc doublement irrégulier ; Léonce crut donc juste de réunir ce concile pour déposer Emerius et le fit savoir au roi. Ce dernier, fort irrité, fit renvoyer le messager dans une brouette pleine d’épines, fit rétablir Emerius et exigea de Léonce une grosse somme d’or. Ce n’est qu’avec le temps qu’Emerius et Léonce se rapprochèrent.

Vers la fin de sa vie, Léonce connut Venance Fortunat (v. 14 décembre), auquel on doit le peu qu’on sait sur Léonce.

Léonce mourut vers 564, un 15 novembre pour certains, un 11 juillet pour d’autres. Son épiscopat avait duré quelque trente ans.

Saint Léonce le Jeune est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Drostan de Deer

† 605

 

Drostan (ou Drustan) aurait été d’une famille royale écossaise, fils d’un certain Cosgrach. Un des manuscrits qui le concernent, le fait naître vers 520.

Le nom de notre héros s’est aussi écrit : Drust, Trust, Throstan, Drostán mac Coscreig.

Il fut très tôt confié à s.Columba (v. 9 juin) pour sa formation scolaire et ensuite monastique ; c’est dire combien Columba eut une place centrale dans la vie de Drostan. D’ailleurs un manuscrit en fait le neveu de Columba.

Vers 563, Drostan était parmi les douze compagnons de s.Columba, qui quittèrent l’île de Iona pour l’Ecosse. Ils établirent un nouveau monastère à Deer : le terrain leur fut donné en remerciement par le chef de l’endroit, dont le fils fut guéri par les prières de Columba.

Lorsque Columba retourna à Iona, il nomma Drostan abbé de Deer mais Drostan était inconsolable de cette séparation ; quelques années plus tard, à la mort de l’abbé de Dalquhongale, Drostan fut appelé à lui succéder, mais il renonça lui-même à cette charge pour se retirer dans la solitude de Glenesk.

Il y fit beaucoup de miracles, dont la guérison d’un prêtre aveugle nommé Symon.

Drostan mourut à Glenesk (Glen Esk) au début du 7e siècle, vers 605.

Saint Drostan de Deer est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Hidulphe de Moyenmoutier

612-707

 

Hidulphe, qui serait né en Norique (basse Autriche), devrait peut-être s’orthographier Hidulf.

Né vers 612, il étudia à Regensburg (Ratisbonne) et fut moine à Trèves.

Il fut consacré chorévêque ou évêque auxiliaire ; on pourrait peut-être aujourd’hui le considérer comme vicaire épiscopal ou vicaire général.

Après une trentaine d’années de cette mission importante, il se démit de sa charge pour chercher la solitude dans les Vosges. Vers 670, il construisit sa cabane dans la forêt qui sépare Bonmoutier, Saint-Dié,  Etival et Senones. 

La sainteté de vie du nouveau-venu attira bientôt une foule de disciples, qui donnèrent ainsi naissance au monastère de Moyenmoutier (monastère du milieu).

Certains ont essayé d’attribuer à Hidulphe le baptême et la guérison de la jeune aveugle Odile (v. 13 décembre) ; mais on a vu dans la notice de cette dernière que l’évêque qui la baptisa était Erhard, qu’on donne en revanche comme le frère d’Hidulphe.

Localement, les montagnards ont appelé Hidulphe Idoux. Il a été écrit que celui-ci fut un grand ami de s.Dié (v. 19 juin), avec quelques faits légendaires un peu invraisemblables, comme par exemple que les deux amis s’échangeaient leurs outils d’un monastère à l’autre, au-delà de plusieurs lieues…

Hidulphe mourut, semble-t-il, le 11 juillet 707.

Saint Hidulphe de Moyenmoutier est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

Sigisbertus et Placidus de Disentis

8e siècle

 

Sigisbertus serait un Irlandais, originaire de Bangor et qui entra au monastère de Luxeuil.

Les historiens font remarquer que le nom de Sigisbertus n’a rien d’irlandais ; on pourrait supposer que le jeune moine ait adopté un nom de religion, prenant celui de Sigebert, roi d’Austrasie et mort martyr en 656.

Quoi qu’il en soit, il aurait été un compagnon de s.Colomban (v. 23 novembre), au moment où ce dernier fuyait la Gaule et se rendait à Bobbio, vers 610.

Sigisbert s’arrêta dans le pays des Grisons (Suisse) où il construisit à Disentis deux oratoires, dédiés à Notre-Dame et à saint Martin (v. 11 novembre).

Il serait mort vers 732.

 

Placidus, apparemment un jeune seigneur de la région des Grisons, fut un des disciples de Sigisbertus. 

Il lui remit tous ses biens. C’est peut-être ce qui suscita la jalousie du préfet de Coire, lequel fit décapiter Placidus, vers 720. 

Le corps de Placidus fut enseveli dans l’oratoire de Saint-Martin. Plus tard, Sigisbertus son maître, fut enseveli au même endroit.

Placidus est honoré du titre de martyr.

 

Un grand monastère bénédictin s’éleva bientôt à l’endroit de cet oratoire, qui comptait une centaine de moines un siècle plus tard. Il existe encore.

 

Les saints Sigisbertus et Placidus sont commémorés le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Abundio de Cordoue

† 854

 

On a vu comment s.Eulogio de Cordoue (v. 11 mars) avait rédigé le récit des martyres de nombreux Chrétiens, victimes de la fureur musulmane.

Abundio était originaire de Ananelos, aux environs de Cordoue.

Devenu prêtre, nommé curé d’Ananelos (probablement l’actuelle Hornachuelos), il fut dénoncé aux autorités et arrêté.

Courageusement, il défendit la vérité de la religion catholique devant le juge.

Condamné à mort, il fut violemment flagellé, puis décapité et son corps fut exposé aux chiens et aux bêtes, le 11 juilet 854.

Saint Abundio de Cordoue est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Olga

890-969

 

Il n’est pas encore possible de préciser ou au moins de coordonner tous les éléments qu’on possède au sujet d’Olga, l’épouse du prince Igor, grand-duc de Kiev. 

Ce prince mourut, assassiné, en 945. 

Olga est une femme forte. Au nom de son jeune fils, Sviatoslav, elle administre la principauté et collecte les impôts.

En 955, lors d’une visite d’Olga à Byzance, l’empereur Constantin VII la demande en mariage : la princesse répond qu’un empereur doit épouser une souveraine chrétienne, et demande le baptême. Olga alors reçoit le baptême, prenant le nom d’Hélène, en souvenir de la mère de Constantin Ier

L’empereur renouvelle sa demande, à laquelle Olga répond que leur parenté spirituelle ne leur permet pas de se marier. Aussi l’empereur renonce et la laisse repartir.

Ils avaient cependant convenu d’un échange d’esclaves, de cire, de fourrures et d’assistance militaire. L’empereur le lui fit rappeler, mais Olga répondit que l’empereur devait venir lui-même à Kiev et qu’il attendrait autant de temps qu’elle avait dû attendre dans le port de Constantinople. Finalement, l’empereur… resta sur sa faim !

Olga alors se tourne vers son fils Sviatoslav et cherche à la persuader de recevoir le baptême, mais il remet, hésite, refuse ; il préfère se donner à ses campagnes militaires.

En 959, elle fait appel à des missionnaires catholiques, mais une première mission avec saint Adalbert échoua en partie.

En 968, Olga rappelle son fils Sviatoslav à Kiev assiégée.

Olga meurt en 969,  très vite honorée comme sainte, jusque chez les Bulgares, chez les Serbes, et en Bohême.

Sviatoslav se montra bienveillant envers le christianisme. Ensuite, Vladimir de Kiev sera le premier grand-prince chrétien de la Russie.

Olga est mentionnée le 11 juillet dans le Martyrologe.

 

 

Bertrand de Grandselve

† 1149

 

Bertrand fut le premier abbé vraiment connu de l’abbaye de Grandselve, fondée en 1114 par Géraud de Sales (v. 20 avril).

A partir de 1128, il fut abbé de ce grand monastère, qui reçut de nombreuses donations. Au 13e siècle, le patrimoine foncier de l’abbaye atteindra vingt-cinq mille hectares. 

Mais le fait important qui caractérisa son abbatiat, fut qu’il affilia Grandselve à Cîteaux en 1145, après une célèbre rencontre avec saint Bernard (v. 20 août).

A son tour, l’abbaye de Fontfroide s’affilia à Grandselve en 1144.

En 1147, Grandselve essaima à Calers.

Bertrand allait volontiers prêcher dans les campagnes pour y combattre hérésies et superstitions. Il essaya en vain de convertir les habitants de Bouillac, mais dut s’enfuir chassé par l’impiété et la bêtise des habitants. Recru de fatigue, il se retira deux années en Sicile, avant de reprendre sa place à Grandselve.

Pendant la messe, à la fraction du Corps du Christ, il arrivait à Bertrand de voir le Seigneur dans son Corps glorifié.

Un disciple a résumé brièvement sa vie et relaté sa mort avec quelques détails. Cette mort advint le 11 juillet 1149.

Bertrand, appelé Bertrand Ier car il y en eut d’autres, est honoré du titre de Bienheureux au Martyrologe du 11 juillet.

L’abbaye, confisquée lors de la Révolution, servit de carrière ; il n’en reste presque rien.

 

 

Kjeld de Viborg

† 1150

 

Kjeld (qu’on orthographie aussi Ketillus et qu’on nomme aussi Exuperius) naquit à Venning (Randers, Jütland, Danemark).

Il entra chez les Chanoines réguliers de Saint-Augustin ; professeur à l’école cathédrale de Viborg, il devint doyen du chapitre en 1145.

Doux, bon envers les pauvres, semeur de paix à l’occasion de querelles, il fut pour ce motif pendant un an expulsé de la ville (1148), mais le pape en personne intervint pour le réhabiliter.

Kjeld mourut, paraît-il, à Viborg le 27 septembre, vers 1150. Certains disent qu’il fut assassiné alors-même qu’il psalmodiait ; le Martyrologe, qui le mentionne le 11 juillet, ne parle pas de ce «martyre».

La châsse où l’on conservait son corps fut détruite dans un incendie en 1725.

La reconnaissance du corps de Kjeld dès 1150 équivalut à sa canonisation.

Thomas Hunt (Benstead)

1573-1600

 

Thomas Hunt était né vers 1573 à Norfolk (Grande-Bretagne).

Il fut ordonné prêtre au Collège anglais de Séville.

Une première fois emprisonné à Wisbach, il put s’échapper avec cinq autres Religieux.

De nouveau arrêté avec d’autres prêtres, ils furent suspectés pour avoir dans leurs malles les Saintes Huiles et des Bréviaires.

Au jugement, il n’y eut aucune autre preuve de leur sacerdoce, puisqu’ils restèrent tenacement muets et n’ «avouèrent» rien concernant leurs activités sacerdotales. Mais le juge força les jurés à les déclarer coupables.

Fait étonnant : le juge mourut de façon tout-à-fait inexplicable, seize jours après ce jugement.

L’abbé Thomas Hunt fut exécuté à Lincoln le 1er (ou le 11) juillet 1600, et fut béatifié en 1987.

 

 

Thomas Sprott (Parker)

1571-1600

 

Thomas était né vers 1571 à Skelsmergh (Kendal, Westmoreland, Grande-Bretagne).

Il reçut le sacerdoce à Douai en 1596 et fut immédiatement envoyé dans son pays.

Il signa la lettre au pape (1598), concernant la création d’un archiprêtré.

Arrêté et condamné pour avoir osé être prêtre et célébrer en Grande-Bretagne, il fut exécuté à Lincoln le 1er (ou le 11) juillet 1600.

Il a été béatifié en 1987.

 

 

Oliver Plunket

1629-1681

 

Le nom gaélique de ce personnage s’écrit : Oileabhéar Pluincéad.

Oliver Plunket était né en 1629 à Lougherew (Lough signifie “lac” ; l’Irlande est constellée de lacs où le ciel se reflète), dans le comté de Meath (centre est de l’île). La famille était ancienne et brillamment apparentée dans un passé prestigieux. 

1629 : c’est le temps de l’émigration méthodiquement organisée par Jacques Ier (1603-1625) de la grande île vers l’île émeraude, la verte Érin ; en 1619, huit mille familles constituent la population coloniale de l’Ulster, au nord de l’île. Mais ailleurs la colonisation échoue ; on dépossède simplement les grands propriétaires au profit des britanniques. Cette révolution, accomplie partiellement sous la république, hâtée en 1633-1654 par la déportation de milliers de rebelles au-delà du Shannon, le grand fleuve irlandais, s’achève en 1689 par les confiscations de Guillaume d’Orange.

Encore enfant, Oliver fut confié à son parent Patrice Plunket, abbé bénédictin de Sainte-Marie à Dublin, plus tard évêque d’Ardagh et de Meath.

A seize ans, Oliver partit pour Rome avec quatre jeunes gens (1645). Ils avaient été choisis pour se préparer au sacerdoce par le P. Pierre-François Scarampi, un oratorien envoyé par Urbain VIII pour assister au dernier concile de l’Irlande confédérée. La jeunesse d’Oliver s’était passée dans une atmosphère de combat : dans la lutte des Anglais et des Écossais contre leur roi Charles Ier (1639-1645), la famille Plunket était naturellement pour le roi et pour l’Irlande. 

Le jeune Oliver étudia un an la rhétorique, puis entra au collège irlandais ou ludovisien créé en 1628 et régi par des jésuites. Il se forma au droit civil et au droit canonique à la Sapienza, cette vieille université fondée en 1303 par Boniface VIII. Plunket fut ordonné prêtre en 1654. 

Mais, comme la persécution dirigée par Cromwell sévissait alors dans la mère-patrie, on garda le jeune prêtre à Rome. Il exerça son ministère à l’oratoire Saint-Jérôme-de-la-Charité, et professa la théologie au Collège de la Propagande. Il devint consulteur de la Sacrée Congrégation de l’Index et, en 1668, procureur, auprès du Saint-Siège, des évêques d’Irlande. Plunket les aidait de son mieux en ces temps difficiles où l’on publiait une Remontrance des Irlandais, pamphlet antipapiste. 

L’archevêque d’Armagh, primat d’Irlande, étant mort exilé en France, le pape Clément IX nomma Plunket à ce poste d’honneur et de danger par motu proprio du 9 juin 1669. La joie éclata chez tous les catholiques de “l’île des Saints”. Le 30 novembre, Plunket fut sacré évêque à Gand. 

En mars 1670, il arrivait en Irlande où il fut reçu par le mentor de sa jeunesse, Patrice Plunket, devenu évêque de Meath. Celui-ci était le seul évêque résidant encore, avec le vieil évêque de Kilmore. Trois autres prélats étaient en exil. Aussi la situation de l’Eglise n’était-elle point brillante. 

Le nouvel archevêque organisa des synodes diocésains et provinciaux, essaya de mettre en vigueur les règles du concile de Trente. Les deux premières années de son administration furent assez heureuses : le vice-roi était tolérant et avait de la sympathie pour Plunket. 

Malheureusement, un conflit de juridiction s’éleva entre Armagh et Dublin. Ces querelles étaient bien regrettables entre frères. 

Plunket, pour sa part, avait de bonnes relations avec le haut clergé protestant de l’Ulster, qui se montrait bienveillant envers les catholiques par égard pour lui. Mais il était terriblement gêné par sa pauvreté et il notait que le dénuement des évêques catholiques les empêchait de s’associer aux protestants, alors que cette liaison pourrait donner de très bons résultats. 

Plunket évangélisait les tories de l’Ulster, pauvres diables que la misère avait réduits au brigandage et il obtenait des conversions - ou des départs. 

Les Jésuites ouvraient une école pour la jeunesse et un séminaire à Drogheda, port sur la mer d’Irlande au nord de Dublin. Plunket rêvait aussi d’être l’apôtre de ses coreligionnaires de langue gaélique en Écosse. Enfin, il essayait de corriger les tendances jansénistes chez ses prêtres formés en France et en Belgique, d’établir une entente cordiale entre séculiers et réguliers, entre les divers ordres religieux, et une meilleure observance chez ceux-ci.

En 1673, l’archevêque de Dublin fut exilé et celui de Tuam s’enfuit en Espagne. Plunket se compromit en cachant l’évêque de Waterford qui fut promu en 1676 à Cashel. Plunket était persécuté spécialement par quelques faux frères mauvais catholiques, dont un franciscain. On le dénonçait à Rome, mais le nouvel archevêque de Cashel le disculpa. 

En 1678, à la suite des dénonciations d’un certain Titus Oats, inventeur d’une pseudo-conspiration papiste, qui coûtèrent la vie à trente-six catholiques anglais, il y eut une recrudescence de l’anticatholicisme. Tout prêtre régulier, tout évêque devait être expulsé. Plunket fut accusé d’avoir comploté un débarquement de vingt-mille soldats français et de taxer son clergé pour armer soixante-dix-mille hommes contre l’Angleterre. On l’envoya à Londres. 

Pendant neuf mois il fut gardé sévèrement en prison. Il priait longuement, jeûnait plusieurs fois par semaine, toujours enjoué et courtois. On ajourna son affaire jusqu’à juin 1681. 

Alors se renouvela la situation de Jésus-Christ : on produisit alors deux “témoins” que Plunket connaissait bien, deux religieux qu’il avait essayé de corriger pendant sept ans, deux lâches renégats. 

Oliver se trouva en même temps dans la situation de s.Paul, qui fut d’abord arrêté en Palestine, puis conduit à Rome, où il subit deux procès. Ainsi pour Oliver : les juges irlandais refusant de le condamner pour haute trahison, il fut conduit à Londres. Là, un premier procès ayant échoué faute de preuves, il fut condamné lors du second pour avoir propagé la religion catholique. L’accusé fut ainsi jugé coupable de haute trahison, son grand crime étant sa “fausse religion”. Après une semaine (au moins les interstices, les délais, ne manquent point dans cette douloureuse parodie de justice), on le condamna à être pendu, vidé, démembré. Il vécut encore deux semaines. Il écrivait : “Je garde bon courage et ne crains pas la mort… J’ai le désir de partir et d’être avec le Christ (Phil, 1:23)… J’ai exhorté mes gens, en Irlande, avec de belles paroles ; il est bon, maintenant, d’ajouter l’exemple.” 

En prison, Olivier fit son oblation bénédictine dans les mains de Dom Maur Corker, le président des bénédictins anglais. Réconforté par le ministère de ce moine, il mourut à Tyburn le 1er juillet 1681 (vieux style), correspondant à notre 11 juillet, un vendredi. Il y avait foule à Tyburn. Plunket affirma qu’il était innocent du crime de trahison et qu’il avait toujours été loyal envers le roi. Il remercia ses juges, demanda au Seigneur de pardonner à ses ennemis, et déclara qu’il mourait fermement catholique.

Son corps fut transporté secrètement en 1685 d’Angleterre à l’abbaye de Lamspring, près de Hildesheim (Hanovre), passée aux bénédictins anglais en 1644. Le futur cardinal dom Aidan Gasquet, le ramena à l’abbaye de Downside, dans le Wiltshire, au sud de l’Angleterre, en 1883. Le chef du martyr est vénéré à Drogheda. 

Plunket a été béatifié en 1920, et canonisé en 1975. Le Martyrologe le mentionne au 1er  juillet.

 

 

 

Marie-Marguerite de Barbégie d’Albarède

1740-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 18 octobre 1740 à Saint-Laurent de Carnols (Gard), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Sainte-Sophie.

Elle fut condamnée le 11 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 11 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie-Elisabeth Pélissier

1741-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 15 avril 1741 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Théotiste du Saint-Sacrement.

En prison, elle composa cette chanson, intitulée Sentiment de confiance sur la guillotine :

Bien loin que la guillotine

Me cause quelque frayeur,

Que son aspect me chagrine

Et puisse troubler mon cœur :

Mon Dieu me fait voir en elle

Un moyen bien précieux

Qui par une voie nouvelle

Me conduit droit dans les cieux.

 

Elle fut condamnée le 11 juillet. Douée d’une très belle voix, elle entonna alors le Magnificat.

Martyrisée à Orange ce même 11 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie-Claire Blanc

1742-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

On trouve aussi Marie-Clotilde.

Née le 17 janvier 1742 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Saint-Martin (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 11 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 11 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Rosalie-Clotilde Bès

1753-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 30 juin 1753 à Beaume-de-Transit (Drôme), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Sainte-Pélagie de Saint-Jean-Baptiste (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 11 juillet.

Après sa condamnation, elle sortit de sa poche une boîte de dragées, qu’elle distribua aux autres condamnées en disant : Ce sont les bonbons de mes noces.

Martyrisée à Orange ce même 11 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Anna An Xingshi

1828-1900

Mali An Guoshi

1836-1900

Mali An Linghua

1871-1900

Anna An Jiaoshi

1874-1900

 

Ces quatre épouses ou veuves étaient nées à Anping (Hebei, Chine) : 

Anna An Xingshi, vers 1828 ; 

Mali (Marie) An Guoshi, vers 1836 ;

Mali An Linghua, vers 1871 ;

Anna An Jiaoshi, vers 1874.

 

Toutes quatre furent martyrisées lors de la révolte des Boxers, à Liugongying (Shenzhou, Hebei), le 11 juillet 1900.

Elles furent béatifiées en 1946 et canonisées en 2000.

 

 

Valeriu Traian Frențiu

1875-1952

 

Valeriu Traian Frențiu naquit le 25 avril 1875 à Reşița (Roumanie W), de Joachim et Rozalia. Joachim était lui-même prêtre, dans ce rite gréco-catholique où certains prêtres se marient.

Entre 1894 et 1898, Valeriu étudia la théologie à l’université de Budapest et obtint le doctorat à l’institut Saint-Augustin de Vienne (Autriche).

Ordonné prêtre en 1898, il fut nommé dans le diocèse de Lugoj.

En 1912, il fut nommé évêque de Lugoj puis, en 1922, transféré à Oradea.

En 1941, Mgr Frențiu fut nommé administrateur apostolique de l’archéparchie de Făgăraş et Alba Iulia pendant toute la durée de la guerre, puis reprit son siège de Oradea en 1947.

Le régime communiste sévissait désormais contre toutes les structures de l’Eglise. Mgr Frențiu fut arrêté le 28 octobre 1948 et interné au camp de Dragoslavele. Il ne fut jamais ni jugé, ni condamné. Malgré les fortes pressions exercées sur sa personne, il refusa énergiquement de passer à l’Eglise orthodoxe roumaine, qui était soumise au gouvernement. Il fut donc relégué en février 1949 au monastère de Căldăruşani, réquisitionné comme prison ; la nuit de Noël suivante, il consacra évêque Ioan Cherteş.

En mai 1950, il fut enfermé à la prison de Sighet, où il expira le 11 juillet 1952.

Valeriu Traian Frențiu est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

 

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