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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 23:00

12 JUILLET

 

I.

S Mnason (Nason, et non Jason), disciple du Christ.

?

SS Hermagoras et Fortunatus, premier évêque d'Aquilée et son diacre (ou protomartyrs d'Aquilée au 3e siècle).

II.

SS Proclus et Hilarion, martyrs. 

IV.

SS Nabor et Felix, frères soldats africains, martyrs à Lodi.

Ste Epiphane, vierge martyre près de Lentini.

S Parthenius (Paternien ?), évêque à Bologne.

S Paternianus, premier évêque à Fano.

?

S Balai (Biabili ?), breton, évangélisateur de Irvillac.

VI.

S Viventiolus, évêque à Lyon.

VII.

S Menou, irlandais, évêque à Quimper.

?

S Lithard, des pays germaniques, mort à Corneto.

S Uguzon (Luguzon), berger martyr près de Côme, patron des fromagers en Lombardie.

IX.

S Ansbald, abbé à Prüm où il obtint le droit de battre monnaie.

XI.

S Jean de Géorgie, appelé aussi l'Ibère, moine (avec son fils) au mont Athos.

S Giovanni Gualberto, florentin, fondateur de la branche bénédictine de Vallombreuse ; sa conversion date du jour où il pardonna le meurtrier de son frère, au lieu de l'assassiner.

S Leone Ier de Lucques, abbé à La Cava.

XVI.

B David Gunston, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, martyr pendu à Londres.

S John Jones, franciscain gallois, martyr.

XVII.

Bx Matthias Araki Hyozaemon, Petrus Araki Chobyoe et son épouse Susanna, Ioannes Tanaka et son épouse Catharina, Ioannes Onizuka Naisen, son épouse Monica et leur fils Ludovicus (six ans), martyrs décapités à Nagasaki.

XVIII.

Bses Madeleine-Thérèse (Rose de Saint-Xavier) Tallien et Marie-Marthe du Bon-Ange Cluse, sacramentines, Marguerite-Eléonore (Marie de Saint-Henri) de Justamond, bernardine, et Jeanne-Marie de Saint-Bernard de Romillon, ursuline, décapitées à Orange. 

XIX.

SS Clemente Ignacio Delgado Cebrián, évêque dominicain espagnol, et Anê Lê Thi Thành Bà Dê, mère de famille, martyrs au Tonkin, et Phêrô Khanh, prêtre annamite martyr, canonisés en 1988 et fêtés le 24 novembre.

Mnason

1er siècle

 

Mnason est mentionné dans les Actes des Apôtres (Ac 21:16), lors du dernier passage de saint Paul à Jérusalem.

D'après ce passage, Mnason (“celui qui se souvient”) passe pour être originaire de Chypre comme Barnabé, un Chrétien de la première heure, qui sait mettre sa maison à la disposition des Apôtres et des Frères de passage.

On ne sait rien de plus sur ce saint homme, qui était autrefois mentionné dans le Martyrologe au 12 juillet, mais n'a pas été retenu dans l'actuel. 

 

 

Hermagoras et Fortunatus d’Aquilée

† 70

 

Une tradition, que les spécialistes jugent insuffisamment fondée historiquement, fait d’Hermagoras un disciple de s.Marc (v. 25 avril), que celui-ci aurait envoyé comme évangélisateur dans la région d’Aquilée.

Selon cette tradition, Hermagoras serait ainsi le premier évêque de cette ville.

Les miracles et la prédication d’Hermagoras l’auraient signalé aux autorités païennes, qui l’auraient torturé beaucoup avant de le décapiter.

Fortunatus aurait été le diacre d’Hermagoras, et en aurait partagé le martyre, en 70.

Qu’Hermagoras n’ait pas été évêque, ni Fortunatus diacre, ils sont reconnus certainement comme protomartyrs d’Aquilée et les historiens placent leur martyre au 3e siècle.

Hermagoras et Fortunatus sont les saints Patrons du Frioul, des diocèses de Gorizia et Udine.

Saints Hermagoras et Fortunatus d’Aquilée sont commémorés le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Proclus et Hilarion de Kalippi

† 105

 

On ne connaît pas beaucoup ces deux Martyrs.

Ils seraient originaire de Kalippi, près d’Ancyre (act. Ankara, Turquie).

Proclus fut le premier arrêté. Conduit devant le gouverneur Maximus, il confessa sa foi au Christ. Le gouverneur voulut forcer Proclus à se soumettre à l’empereur et à offrir un sacrifice aux dieux païens, en lui imposant diverses tortures.

Proclus se contenta d’annoncer à Maximus que, bientôt, il serait lui-même forcé à confesser le Christ.

On força Proclus à courir derrière le char de Maximus, en se dirigeant vers Kalippi. Mais Proclus, à bout de forces, pria et obtint que le char s’immobilisât. Personne ne pouvait plus le déplacer. Le gouverneur était pétrifié de terreur : Proclus lui expliqua qu’il resterait ainsi jusqu’à ce qu’il signât un document dans lequel il affirmerait sa foi en Christ, Fils de Dieu.

Maximus ne rédigea pas tout de suite le document. Il commença par se venger sur Proclus, ordonnant de le conduire hors de la ville, de l’attacher à une colonne et de le percer de flèches.

Pendant le chemin, les soldats suggérèrent à Proclus de changer d’avis, mais Proclus leur demanda d’exécuter les ordres reçus.

Puis le convoi rencontra un jeune, Hilarion, neveu de Proclus, qui se précipita pour embrasser affectueusement son cher oncle, se déclarant lui-même chrétien. On le mit en prison.

Priant pour ses ennemis, Proclus mourut sous les flèches.

Hilarion confessa sa foi avec courage devant le gouverneur ; on le tortura et il fut condamné à mort. On lui lia les mains et on le tira par les pieds dans les rues de la ville. Hilarion perdait tout son sang ; on le décapita. Il mourut trois jours après son oncle.

L’histoire s’arrête ici, sans raconter de quelle façon le gouverneur se convertit.

Ce martyre eut lieu sous Trajan, dans la première décade du 2e siècle. 

Saints Proclus et Hilarion de Kalippi sont commémorés le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Nabor et Felix de Milan

† 304

 

Nabor et Felix étaient originaires d’Afrique ; c’étaient deux frères, et tous deux légionnaires de l’armée de Maxence, stationnée dans le nord de l’Italie.

Ils furent décapités pour leur foi au Christ à Lodi, en 304.

On dit communément qu’ils sont de Milan, car leurs corps furent immédiatement reportés dans la capitale lombarde, par une certaine Savina.

Saints Nabor et Felix de Milan sont commémorés le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Paternianus de Fano

275-360

 

Paternianus (quelquefois Patrignanus) serait né à Fano (Marches, Italie CE) vers 275.

Ermite dans quelque grotte des environs de cette ville, il serait devenu abbé d’un monastère - sans doute parce que sa sainteté avait suscité des vocations. Certains précisent que cette vie érémitique commença au moment de la persécution de Dioclétien (302), Paternianus s’étant caché dans cette grotte.

Vers 320, connu pour sa sainteté et ses miracles, il aurait été choisi pour être évêque de Fano ; on dut vaincre son humilité en le portant presque de force sur le siège épiscopal. 

Il fut peut-être même le premier évêque de Fano, en tout cas le premier évêque historiquement attesté, car on suppose qu’il aurait été précédé par trois autres évêques.

Paternianus fit plusieurs voyages à Rome.

Il serait mort le 13 novembre 360, après plus de quarante années d’épiscopat, mais cette date n’est pas vraiment certifiée.

Saint Paternianus de Fano est commémoré le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Viventiolus de Lyon

450-523

 

Viventiolus fut moine à Condat (devenu plus tard Saint-Claude). Il y fut écolâtre (professeur).

Vers 510, il fut de passage à Lyon et connut s.Avit (v. 5 février). Leur amitié fit que, lors de la vacance du siège de Lyon, Avit proposa d’élire Viventiolus.

En 514 donc, il devint le vingt-quatrième évêque de Lyon.

Les dix années d’épiscopat de Viventiolus connurent deux conciles à Lyon (516 et 518), l’important concile d’Epaone (517), où fut excommunié un fonctionnaire royal nommé Stephanus, qui avait épousé sa belle-sœur Palladia : cette mesure disciplinaire ne les excluait pas de l’Eglise, mais les autorisait à participer à la liturgie de la parole.

Viventiolus était un très saint homme, dont le souvenir se conserva très tôt dans les martyrologes anciens.

Il mourut le 12 juillet 523.

Saint Viventiolus de Lyon est commémoré le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

Giovanni Gualberto

985-1073

 

Des doutes subsistent sur les origines de Giovanni.

On l’a fait naître à Florence, ou à Castello di Petroio (Tavarnelle Val di Pesa, Florence) ; on l’a rattaché à la famille des Visdomini ou à celle des Buondelmonti. Son père se nommait lui-même Gualberto, et Giovanni devrait peut-être s’appeler de Gualberto.

Il eut en tout cas un frère, Ugo, qui fut sans le vouloir à l’origine de la conversion de Giovanni. Ugo en effet perdit la vie dans une de ces rixes fréquentes et Giovanni aurait dû le venger en assassinant le meurtrier. Soit que cette vengeance fût organisée, soit que la rencontre fût fortuite, le fait est qu’ils se trouvèrent effectivement l’un en face de l’autre : mais devant Giovanni, le coupable tomba à genoux les bras en croix, et Giovanni, vrai chevalier, le laissa aller.

Continuant son chemin, Giovanni entra dans une église et pendant qu’il se recueillait devant le Crucifix, celui-ci s’anima, et inclina la tête comme pour approuver sa conduite magnanime.

Le jeune chevalier alla alors se présenter au monastère bénédictin de San Miniato. L’abbé l’accepta. Le père Gualberto fut très en colère de ce choix et chercha à retirer son fils de là, mais c’est le fils qui conquit le père : papa Gualberto se calma, et donna sa bénédiction à son garçon, qui désormais appartenait à Dieu.

A la mort de l’abbé, fut élu un des moines, qui s’était acquis la bienveillance de l’évêque à prix d’argent. Cet acte de simonie n’était pas rare du tout à cette époque ; avec le nicolaisme, c’était même la plus grande plaie de l’Eglise. Giovanni se refusait à suivre un tel abbé : il se déclara ouvertement contre l’évêque et contre l’abbé, puis quitta le monastère.

Il alla quelque temps à Camaldoli, chez les pères fondés par saint Romuald (v. 19 juin). Mais voulant rester fidèle à sa première profession chez les Bénédictins, il alla s’installer avec quelques compagnons à Vallombrosa, sur un terrain qui fut cédé immédiatement à Giovanni par sa propriétaire, une abbesse locale, qui approuvait totalement la conduite anti-simoniaque de Giovanni.

Mais le nouvel évêque de Florence se trouva lui aussi être simoniaque. Giovanni s’en approcha pour l’exhorter à faire pénitence ; comme l’évêque s’entêtait, Giovanni proposa le jugement de Dieu, l’ordalie : l’évêque et un moine de Vallombreuse devraient passer à travers les flammes d’un bûcher, et celui qui en sortirait indemne prouverait la culpabilité de l’autre. Le moine choisi fut un certain Pietro : après avoir célébré la Messe, il passa à travers les flammes sans en être inquiété ; il fut depuis surnommé igneo (v. 8 février). L’évêque se retira enfin ; il se serait converti quelques années plus tard.

Giovanni fonda ainsi en 1039 une nouvelle famille bénédictine, où la règle de saint Benoît devait être appliquée dans toute sa rigueur. L’Ordre de Vallombreuse existe encore aujourd’hui, et a pu récemment reprendre possession des locaux de cette abbaye fondée par Giovanni, après environ deux siècles d’expoliation.

A l’intention des laïcs qui n’étaient pas appelés au sacerdoce, Giovanni fonda aussi la famille des conversi, ou frères convers, plus orientés vers les travaux manuels. L’Ordre de Cîteaux l’imita à son tour. 

La célébrité de Giovanni se répandit largement par l’influence bienfaisante qu’il exerça sur les clercs ; sa lutte contre la simonie resta légendaire. Des prêtres concubinaires venaient aussi se présenter à l’abbaye pour changer de vie ; Giovanni les accueillait toujours avec bonté, mais parfois leur interdisait de célébrer la Messe.

Giovanni ne fut jamais prêtre, se jugeant indigne. 

Il mourut le 12 juillet 1073. De nombreux miracles attestèrent, si c’était nécessaire, sa sainteté.

Giovanni Gualberto fut canonisé en 1193.

 

 

Leone I de La Cava

† 1079

 

Leone était natif de Lucques.

Il y montra son amour pour Notre Dame et sa grande compassion pour les pauvres et les malheureux. Peu argenté, il allait vendre des fagots à Salerno pour secourir ensuite les pauvres.

Moine à La Cava, il fut désigné par le Fondateur (s.Alferio, v. 12 avril) comme successeur en 1050. 

Il connut un pénible incident, lorsqu’un intrus fit irruption dans le monastère et le chassa. Mais l’homme se ravisa bientôt et quitta vite les lieux.

Leone reçut dans l’abbaye bénédictine le jeune Pietro Pappacarbone (v. 4 mars), neveu de s.Alferio.

Il put agrandir les possessions de l’abbaye grâce à ses bonnes relations avec le prince Gisulfo. Il construisit les églises Saint-Nicolas et Saint-Léon, avec un monastère attenant, à San Nicola della Palma et à Molina.

Des miracles eurent lieu par la prière de Leone.

Vieux et malade, il s’adjoignit un doyen en la personne de Pietro (v. ci-dessus), qui devait lui succéder. Il mourut le 12 juillet 1079, continua à faire des miracles, et son culte fut confirmé en 1893.

Saint Leone I de La Cava est commémoré le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

David Gunston

?-1541

 

David appartenait à une famille anglaise et fut reçu dans l’Ordre de Malte en 1533. Pour ce faire, il fallait montrer des preuves de bonne naissance, de légitimité, de bonne santé, de bon caractère.

Or, David était le quatrième fils de William Gonson (ou Gunston) et de Bennet Walter. William Gonson était un Gentleman Usher (huissier, camérier) de la Chambre du Roi, et fut responsable de l’administration de la marine ; il porte le titre de Vice-amiral et Commissaire de la Marine. Le frère aîné de David, Benjamin, eut aussi des responsabilités dans la Marine, et la fille de ce dernier, Katherine, épousa le fameux John Hawkins.

David servit sur les navires de l’Ordre en Méditerranée, jusqu’en 1540.

Il y eut un incident en 1535 : une bagarre entre deux chevaliers, David Gunson et Philip Babington, qui furent punis, selon les lois strictes de l’Ordre de Malte, par un bref emprisonnement et la perte de l’ancienneté. La peine fut annulée en 1536, mais on présume que c’est justement ce Philip qui trahit plus tard David en le livrant ainsi au martyre.

En Angleterre, le roi venait de décréter la spoliation des biens de tous les Ordres religieux. L’Ordre de Malte n’était pas encore concerné, mais dès 1539, on avait déjà arrêté et exécuté Adrian Fortescue (v. 9 juillet) ainsi que Thomas Dingley, neveu du Grand Prieur William Weston.

Mais en 1540 Henri VIII avait supprimé d’office cet Ordre pour tout le royaume, par un acte du Parlement de 1540, sous le fallacieux prétexte que l’Ordre transportait des sommes énormes à l’étranger et, bien sûr, restait fidèle au pape : David fut donc emprisonné à la Tour de Londres en octobre 1540 et condamné à mort en 1541, pour avoir refusé l’autorité du roi dans les questions d’ordre spirituel.

Selon la formule tristement célèbre, il fut “pendu, traîné (éviscéré) et écartelé” à SaintThomas’ Watering, quartier de Southwark au sud de Londres, le 12 juillet 1541.

Dans le registre des Chevaliers de Malte, en face du nom de “David Gonson” a été ajouté à la main l’expression “The Good Knight”, le Bon Chevalier, sans aucun doute pour indiquer discrètement qu’il était mort pour la religion catholique. 

David Gunston fut béatifié en 1929.

 

 

John Jones

?-1598

 

John Jones était né à Clynnog Fawr, dans le Caenarfonshire au Pays de Galles, dans une famille restée fidèle au catholicisme.

Il entra chez les Franciscains de l’Observance, à Greenwich ; quand cet ordre fut dissout par la force, en 1559, John se réfugia en France, à Pontoise, où il émit ses vœux de religion.

Plusieurs années après, il vint à Rome et fit partie de la communauté franciscaine de l’Ara Cæli ; il rejoignit les Reformati, qui voulaient suivre la Règle franciscaine de façon encore plus stricte. En 1591 il était acquis à l’idéal de la “Plus stricte Observance”, et demanda à pouvoir rejoindre la mission en Angleterre.

Ses supérieurs savaient bien ce que signifiait cette demande : c’était destiner ce prêtre à une sentence de mort. Mais ils finirent par y consentir, tant John était désireux d’offrir sa vie pour la Vérité. Il obtint même une spéciale bénédiction du pape Clément VIII.

Il arriva à Londres fin 1592, où il habita chez un jésuite, John Gerard, qui s’occupait des prêtres envoyés en mission. Il exerça le ministère dans toute la région et fut nommé Provincial par ses confrères franciscains. Prudemment, il se faisait passer pour John Buckley, ou John Griffith, ou encore Godfrey Maurice.

En 1596 sévissait à Londres le “chasseur de prêtres”, Richard Topcliffe. Celui-ci fut informé par un espion de la présence de notre John : il avait rendu visite à deux Catholiques et célébré la Messe chez eux. Or ces deux personnages se trouvaient alors en prison. John fut arrêté sans aucun égard, torturé et flagellé. Puis Topcliffe le prit chez lui, car il avait le “privilège, unique dans la loi anglaise, d’avoir chez lui un chevalet privé pour mieux examiner les prisonniers”. On sait que le chevalet est un instrument de torture où la victime est lentement écartelée par un système de poulies.

A la suite de ces mauvais traitements, John Jones resta en prison pendant environ deux années. Durant ce temps, il eut l’occasion de soutenir dans la foi un autre martyr, John Rigby.

Le 3 juillet 1598, John fut accusé officiellement “d’avoir traversé la mer la première année du règne de Sa Majesté (en 1558), d’avoir été ordonné prêtre par les autorités de Rome et d’être revenu en Angleterre, contrairement aux lois”. Il était donc coupable de haute trahison, et par conséquent condamné à être pendu, traîné et écartelé.

Comme la population commençait à réagir avec sympathie pour ces victimes, à cause de cette horrible boucherie, il fut convenu que l’exécution aurait lieu très tôt le matin, pour ne pas être remarquée. C’était la place Saint-Thomas-Watering, l’actuelle Old Kent Road, à la jonction entre la vieille route de Londres et la Watling Street. C’est là que les pèlerins de saint Thomas Becket faisaient leur première halte et menaient boire leurs chevaux à un gué.

Le martyr fut traîné à l’emplacement du supplice sur une claie. Mais le bourreau avait oublié la corde, il fallut une heure pour l’apporter. Le bienheureux John parla au peuple et assura qu’il avait prié tous les jours pour la reine. C’était le 12 juillet 1598.

Le chef du martyr franciscain fut exposé à Southwark, un quartier au sud de Londres, et ses membres aux abords des routes de Newington et Lambeth (actuelles Tabard Street et Lambeth Road). On dit que plus tard deux catholiques anglais les auraient récupérés, dont un endura un long emprisonnement pour ce “forfait”. Des reliques de John Jones auraient été rapportées aussi à Pontoise, là où il avait émis les vœux.

Béatifié en 1929, John Jones fut canonisé en 1970, et se trouve inscrit au Martyrologe le 12 juillet.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Japonais (huit) Martyrs à Nagasaki en 1626

 

1. Matthias Araki Hyōzaemon

1593-1626

Frère de Mancius, qui venait d'être martyrisé quatre jours avant lui, Matthias, un laïc, était né vers 1593 à Kuchinotsu (Japon).

Son martyre eut lieu le 12 juillet 1626, et il fut béatifié en même temps que son frère, en 1867.

 

2. Petrus Araki Chobyōe

1585-1626

3. Susanna

1594-1626

Ces deux époux étaient nés à Kuchinotsu, vers 1585 et 1594 respectivement, et reçurent la palme du martyre le 12 juillet 1626. 

Ils furent béatifiés en 1867.

 

4. Ioannes Tanaka

1575-1626

5. Catharina

1591-1626

Ces deux époux étaient nés, lui vers 1575 à Saga (Japon), elle vers 1591 à Fukae (Japon).

Ils reçurent la palme du martyre à Nagasaki le 12 juillet 1626 et furent béatifiés en 1867.

 

6. Ioannes Onizuka Naizen

1602-1626

7. Monica

1602-1626

8. Ludovicus Onizuka

1620-1626

Toute cette petite famille, père, mère et enfant, était née à Arie (Nagasaki, Japon), les parents en 1602 et leur fils en 1620.

Ils subirent le martyre à Nagasaki le 12 juillet 1628, et furent béatifiés en 1867.

 

 

Marguerite-Eléonore de Justamond

1746-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 12 janvier 1746 à Bollène (Vaucluse)), elle entra chez les Bernardines, avec le nom de Marie de Saint-Henri.

Condamnée le 12 juillet, elle fut martyrisée à Orange ce même 12 juillet 1794.

Sa sœur Madeleine, elle aussi Bernardine, et son autre sœur, Dorothée, Ursuline celle-ci, furent martyrisées quatre jours après. Leur tante par contre, Marie-Madeleine, ursuline elle aussi, fut à son tour guillotinée le 26 juillet.

Toutes quatre furent béatifiées en 1925, parmi les trente-deux Religieuses d’Orange, la plupart Sacramentines ou Ursulines.

 

 

Madeleine-Thérèse Talieu

1746-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 13 septembre 1746 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Rose de Saint-Xavier.

Elle fut condamnée le 12 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 12 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Jeanne-Marie de Romillon

1753-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 12 juillet 1753 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Saint-Bernard.

Elle fut condamnée le 12 juillet, jour de son anniversaire (quoique parfois on lise 2 au lieu de 12).

Sa joie était si grande qu’en montant à l’échafaud, elle répondit aux cris de Vive la Nation ! poussés par les assistants : Oui, je dis comme vous avec plus de justice : Vive la  nation qui me procure, en ce beau jour, la grâce du martyre.

Martyrisée à Orange ce même 12 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie Cluse

1761-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 5 décembre 1761 à Bouvante (Drôme), elle entra comme Converse chez les Sacramentines, avec le nom de Marthe du Bon-Ange.

Elle fut condamnée le 12 juillet.

Agée de trente-trois ans, comme son divin Epoux, la Sœur était très jolie et, au dernier moment, le bourreau lui proposa de lui sauver la vie si elle promettait de l’épouser ; la réponse fut aussi prompte que nette : Fais vite ton devoir, car je languis d’amour pour mon Epoux céleste.

Martyrisée à Orange ce même 12 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Clemente Ignacio Delgado

1762-1838

 

On trouve aussi bien “Clemente Ignacio” que “Ignacio Clemente”.

Clemente était né à Villafeliche (Saragosse) le 23 novembre 1762, jour de la fête de saint Clément, dont il porta le nom. Il était le fils de Francisco Delgado et Teresa Cebriàn-Melùs.

Il entra d'abord chez les Cisterciens, mais se sentit plutôt appelé chez les Dominicains à Calatayud, où il fit profession en 1782.

Il fit les études au collège de Orihuela (Aragon), puis demanda à être aggrégé à la province des Philippines, pour se joindre aux missionnaires.

Il partit donc de Cadix en 1785, fit escale à Manille, où il fut ordonné prêtre l'année suivante, rejoignit Macao en 1788, d'où un bateau l'emmena en Cochinchine, alors qu'il devait partir pour Malaga ; revenu à Macao, il réussit à passer avec d'autres Compagnons au Tonkin, en 1790.

A Trung-linh il apprit la langue et on lui confia le collège et la procure de la mission. Bientôt le pape le nomma évêque coadjuteur et il fut consacré en 1795.

Tout de suite il prit à son tour pour coadjuteur Mgr Henares : c’est qu’à cette date, le pape Pie VI, victime et prisonnier de Bonaparte à Valence, avait confié aux Vicaires apostoliques le soin de choisir eux-mêmes leurs coadjuteurs. Le pape devait d’ailleurs mourir là en 1799.

L’activité et le zèle de Mgr Delgado recevront les éloges de la congrégation romaine De Propagande Fide.

Lors de la persécution, fin 1837, le gouverneur du Tonkin méridional s’était fait reprocher son manque de zèle dans la poursuite des chrétiens. Pour se disculper, il se lança dans une série d’opérations, mais il ne réussit pas à capturer de prêtres. Il fut déposé et même menacé de subir le même sort réservé aux prêtres. On lui accordait un mois. 

 Mgr Delgado s'était réfugié avec Mgr Henares et le père Ximenes dans la localité de Kien Lao, où un traître les signala. Les deux derniers purent fuir, mais Mgr Delgado fut arrêté : il avait alors soixante-quinze ans (1838). 

On l’enferma dans une cage de bois et il fut conduit sous escorte de quatre-cents soldats à Sanh-Vi-Hoang. Dans ses réponses, il évita de donner des indications précises sur les missionnaires dominicains et les prêtres annamites ; pendant que l’on instruisait son procès, Mgr Henares fut capturé à son tour, condamné à mort et exécuté le 25 juin.

Mgr Delgado fut condamné à mort, en juin 1838. Maltraité, malade, l'évêque fut pris de dysenterie dans sa prison de Nam Định, où il mourut le 12 juillet 1838. On voulut tout de même exécuter le prélat qui avait été condamné à mort, et on s'acharna sur son cadavre, en le décapitant. La tête, jetée au fleuve, fut retrouvée par un pêcheur, quasi miraculeusement.

Mgr Clemente Delgado fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Anê Lê Thị Thành (Bà Ðê)

1781-1841

 

Anê (Anne) était une femme mariée vietnamienne, née vers 1781 à Bá Ðền (Tranh Hóa, Vietnam).

Elle fut martyrisée à Nam Ðịnh, le 12 juillet 1841.

Elle fut béatifiée en 1900 et canonisée en 1988.

 

 

Phêrô Khan

1780-1842

 

Né vers 1780, Phêrô (Pierre) était devenu prêtre dans le Tonkin ouest.

Il reçut le martyre à Hòa Huệ (Nghệ An, Vietnam), le 12 juillet 1842

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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