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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 23:00

14 JUILLET

 

IV.

S Optatianus, évêque à Brescia, co-signataire d'une lettre où les évêques s'engageaient à défendre la foi en l'Incarnation du Verbe. 

?

S Just, soldat romain, martyr.

S Basin, à Tronchiennes.

S Phocas, jardinier, évêque à Synope et martyr, peut-être le même qu'au 22 septembre.

S Onésime le Thaumaturge, moine à Ephèse et en Magnésie ; sans se faire reconnaître, il guérit ses parents de leur cécité.

VII.

Ste Ragenufle (Renofle), vierge à Incourt, morte de misère dans la forêt.

S Deusdedit, premier évêque indigène à Cantorbury.

S Madelgaire (Vincent) de Famars, fondateur à Hautmont puis Soignies, abbé ; son épouse, ste Valdetrude, fonda aussi un monastère à Mons.

VIII.

S Evrard, seigneur italien qui, caché à Luzy, y faisait paître les moutons et les porcs. 

S Marchelm, anglais, évangélisateur en Frise.

IX.

S Libert, martyr à Saint-Trond.

XI.

B Ulrich, bavarois, moine à Cluny (dont il rédigera les constitutions ou coutumier), fondateur de monastères, dont Zell.

XIII.

B Hroznata, seigneur bohème, prémontré, fondateur des monastères à Teplá et Chotešov, défenseur des immunités ecclésiastiques, emprisonné par des brigands et mort de faim.

S Giovanni Fidanza (Buonaventura), franciscain né à Bagnorea ; son nom lui fut donné par s. François d'Assise ; professeur à Paris et second fondateur de l'Ordre, cardinal et évêque à Albano, légat papal au concile de Lyon, où il mourut ; on l'a appelé le Docteur séraphique ; il est fêté le 15 juillet.

XIV.

Ste Toscana, veuve à Verona, entièrement donnée au service des malades dans l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem.

XV.

Bse Angelina de Marsciano, veuve de dix-sept ans en Ombrie, à l'origine des Tertiaires Franciscaines pour l'éducation des jeunes filles.

XVII.

B Gaspar de Bono, soldat espagnol, prêtre de l'ordre des Minimes, deux fois élu supérieur de sa province, propagateur de la dévotion à s. Joseph.

S Francisco Solano, supérieur franciscain espagnol, missionnaire au Pérou ; il avait le don des langues : les indigènes le comprenaient toujours ; il chantait en s'accompagnant du luth (du violon ?) ; patron de l'Argentine, de l'Uruguay, du Pérou, de Lima et de Santiago du Chili.

S Camillo de Lellis, fondateur, après une vie un peu frivole, des Pères Camilliens ou Clercs Réguliers Ministres des Infirmes, patron des hôpitaux, du monde infirmier et des malades.

B Richard Langhorne, homme de loi, condamné avec cinq Jésuites, martyr à Tyburn.

XIX.

S Ruowang Wang Kuixin, laïc chinois martyr, canonisé en 2000 et fêté le 9 juillet.

 

Optatianus de Brescia

5e siècle                                                                                               

 

Optatianus fut le treizième ou quatorzième évêque de Brescia (car il y subsiste encore quelque incertitude sur le premier évêque de ce siège, Anatolius).

D’Optatianus, on ne sait presque rien, sauf cette signature qu’il apposa avec les autres évêques de la haute Italie lors du concile de Milan de 451. Dans cette lettre, tous les signataires s’engageaient devant le pape s.Léon (v. 10 novembre) à défendre la doctrine sur l’Incarnation du Verbe divin.

Saint Optatianus de Brescia est commémoré le 14 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vincent de Soignies

607-677

 

Madelgaire de Famars naquit vers 607 au château de Sotteville (Strépy, Hainaut, Belgique), de Mauger et Onuguerra. Ce Mauger était un des plus puissants seigneurs d’Austrasie.

Le fils de ce seigneur fréquenta donc la cour de Dagobert 1er puis celle de Sigebert III, et fut chargé de plusieurs missions en Irlande, dont il revint accompagné par plusieurs missionnaires, de grands Saints : Feuillien, Ultan, Fursy, Eloquius, Adalgis (v. 31 octobre, 4 septembre, 16 janvier, 3 décembre, 2 juin).

On pourra insérer ici une thèse d’un chanoine d’Irlande, historien de son métier, qui prétendit que Madelgaire était en réalité d’origine irlandaise, et s’appelait Mael Ceadar) ; il aurait reçu du roi le titre de comte en remerciement de services qu’il lui avait rendus.

En 636, il épousa Waudru (Waldetrude) de Lommois (v. 9 avril ?) et ils eurent quatre enfants, Landry (futur évêque de Meaux), Dentelin (mort vers sept ans), Aldetrude et Madelberte (futures abbesses à Meubeuge, après leur tante, Aldegonde, v. 30 janvier) ; ces quatre enfants sont au Martyrologe les 17 avril, 16 mars, 25 février, 7 septembre.

En 643, Madelgaire fonda un monastère à Hautmont.

De 646 à 656, il sera gouverneur du Hainaut. 

Les deux époux en vinrent à vouloir se séparer d’un commun accord pour se consacrer entièrement à Dieu. Waudru fonda le monastère de Mons. 

Madelgaire, en 656, fut tonsuré par l’évêque de Cambrai (s.Aubert, v. 13 décembre) ; dans le monastère de Hautmont, il prit le nom de Vincent (le Vainqueur), parce qu’il avait «vaincu» le monde.

En 670, il préféra se retirer davantage et vint mener la vie érémitique à Soignies, où il fonda un nouveau monastère ; lui qui cherchait la solitude et l’oubli, dut accepter d’en être l’abbé, jusqu’à sa mort, le 14 juillet 677 ; c’est son fils Landry qui lui succédera.

Ce monastère de Soignies donnera naissance à la ville de Soignies.

Saint Vincent de Soignies est commémoré le 14 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marchelm

† 775

 

Marchelm (Marcellin) était originaire d’Angleterre et fut un de ces nombreux missionnaires de la Germanie, à la suite de s.Willibrord (v. 7 novembre), dont il fut le disciple dès l’enfance.

Certains avancent qu’il avait été emmené à Rome comme esclave et que c’est là que l’avait racheté s.Grégoire d’Utrecht (v. 25 août).

Ordonné prêtre par le même Grégoire, il fut envoyé dans la région d’Over-Yssel avec s.Lebuinus (v. 12 novembre).

Vers 772, il bâtit une église à Wulpe.

Il mourut à un âge très avancé à Oldensee, vers 775, la même année que Grégoire d’Utrecht.

Saint Marchelm est commémoré le 14 juillet dans le Martyrologe Romain.

Hroznata de Bohême

1170-1217

 

Hroznata était né vers 1170 en Bohême ; en réalité, il fut mort-né et revint à la vie sur les prières et les larmes de sa mère. Par la suite, il fut deux fois mystérieusement sauvé d’un danger mortel. Il avait une sœur, nommée Woyslawa.

Bientôt orphelin de père, il fut éduqué à Cracovie, où vivait sa sœur.

Devenu seigneur à la cour d’Ottokar 1er, il se maria et eut un fils. Mais Dieu lui retira ces deux trésors et le jeune veuf, qui n’avait pas encore la trentaine d’années, quitta la cour et fonda une abbaye de chanoines Prémontrés à Teplá (1193)ḽ.

Quand le légat papal prêcha la croisade, Hroznata fit vœu d’y participer et partit, mais l’armée fut dissoute à Brindes et ne put s’embarquer. Hroznata s’arrêta à Rome et demanda d’être relevé de son vœu, ce qu’il obtint à condition qu’il fondât un autre monastère Prémontré, de moniales. Il fonda alors la maison de Chotešov (vers 1200).

Le pape lui-même lui aurait imposé l’habit de frère convers. De retour dans son pays, il fut chargé de l’administration du monastère de Teplá.

En 1217, alors qu’il était en route vers son abbaye, il fut attaqué et enlevé par des ennemis des immunités ecclésiastiques, qui réclamèrent au couvent une rançon énorme pour le libérer. Hroznata refusa ce marchandage et resta enfermé dans le château de Kinsberg (auj. Starý Hrozňatov), où il mourut de faim.

Dès lors Hroznata a été considéré comme martyr et son culte ab immemorabili a été confirmé en 1897.

Hroznata est la patron de la Bohême, du diocèse de Plzeň, récemment créé, ainsi que des prisonniers politiques.

 

 

Giovanni Fidanza

(Buonaventura de Bagnorea)

1221-1274

 

Giovanni fut le fils unique de Giovanni et Maria Ritella, qui habitaient la petite localité de Civita (Bagnorea, Viterbo, Latium, Italie centrale).

Le tout jeune Giovanni fut présenté, très malade, à saint François d’Assise, qui lui imposa les mains et s’écria, paraît-il, O buona ventura, en dialecte : O bona vintura ! Quelle chance ! Telle serait l’origine du nom habituel de Buonaventura.

Monsieur Fidanza envoya son fils étudier en Sorbonne (1236), mais avant de prendre ses grades, Giovanni Buonaventura entra dans l’Ordre franciscain des Frères mineurs (1243).

Sous la direction d’Alexandre de Hales, il se plongera dans l’étude de l’Ecriture, des Pères de l’Eglise, en particulier de saint Augustin. Lecteur (professeur) dès 1248, il fut Docteur en 1257, en même temps que Thomas d’Aquin, avec lequel il était lié d’une profonde amitié.

Cette même année, il fut élu général de l’Ordre et sera comme tel chargé de re-fonder l’Ordre pour pacifier l’atmosphère entre deux factions qui s’opposaient : les Spirituels voulaient une pratique stricte de la première Règle, les Conventuels voulaient une ouverture vers l’étude et l’enseignement. 

Buonaventura écrira une Vie de saint François, qui éclipsa toutes les autres écrites jusqu’alors et qui furent détruites. On y a peut-être perdu des témoignages précieux.

On attribue à Buonaventura l’habitude de sonner les cloches à la tombée de la nuit, en l’honneur de l’Annonciation, pratique qui précéda la prière de l’Angelus.

En 1265, le pape le nomma archevêque d’York (Angleterre), charge qu’il refusa, pour demeurer à Paris.

En 1271, sa parole sera décisive lors du conclave de Viterbe, après une vacance de trois années.

En 1273, il fut créé cardinal-évêque d’Albano. 

L’année suivante, Buonaventura renoncera à sa charge de Supérieur général. Mais il sera invité au concile de Lyon, durant lequel fut proclamée l’union entre les Grecs et les Latins. Etait invité également Thomas d’Aquin, qui cependant mourut en route.

Buonaventura mourut quelques jours avant la conclusion de ce concile, le 14 juillet 1274. Le pape demanda alors à tous les prêtres de l’univers de célébrer une Messe pour l’âme de cet illustre Franciscain - seul cas dans l’histoire. 

Il fut canonisé en 1482, par le pape Sixte IV, qui était franciscain, et proclamé Docteur de l’Eglise par un autre pape franciscain, Sixte-Quint, en 1588. Saint Buonaventura fut surnommé Docteur séraphique.

Il est fêté le 15 juillet.

 

Note complémentaire. Civita fut en 1695 frappée par un tremblement de terre qui fit vingt-quatre morts et détruisit beaucoup d’édifices. La chapelle Saint-Bonaventure, située à l’endroit présumé de la maison des Fidanza, se trouva alors au bord du précipice qui s’était formé.

A cette époque, le village adjacent s’appelait Rota ; il reçut ensuite le nom de Bagnorea (Bains Royaux, en souvenir des anciens bains romains). Depuis le 20e siècle, Bagnorea s’appelle Bagnoregio, pour reprendre l’appellation que lui donne Dante dans la Divina Commedia, chant XII : frère Bonaventura de Bagnoregio.

 

 

Toscana de Vérone

12e ou 14e siècle)

 

Toscana était née à Zevio (Vérone, Italie N), à une date peu certaine : une tradition la place en ou vers 1100, une autre, apparemment plus autorisée, au 14e siècle ; elle épousa Alberto Occhio di Cane et eut des enfants.

Alberto était de famille aisée et Toscana, en accord avec lui, partageait leurs ressources en trois parties : une pour l’Eglise, une pour les pauvres, le reste pour les besoins quotidiens de la famille.

Ils vinrent s’installer à Vérone pour être plus proches de l’hôpital du Saint-Sépulcre, tenu par les membres de l’Ordre Hospitalier de Jérusalem, où elle venait chaque jour réconforter les malades.

Toscana vivait déjà dans une grande austérité, dans les jeûnes et la prière. 

Il plut au Seigneur de lui enlever son cher mari. Peu après, trois jeunes gens tentèrent d’aller la corrompre, mais en la voyant plongée dans la prière, ils tombèrent inanimés l’un après l’autre. Devant les pleurs désespérés des parents, Toscana les ramena à la vie.

Puis elle entra dans l’Ordre de Jérusalem, habitant désormais une petite cellule et se nourrissant seulement de pain et d’eau.

D’autres miracles se produisirent. Un jour qu’un ou deux garçons malhonnêtes lui dérobèrent son manteau, leurs mains se desséchèrent sur place, jusqu’à ce qu’ils vinssent demander pardon à leur victime. Toscana, qui leur avait déjà pardonné, obtint de Dieu de les guérir sur place.

Toscana vécut donc dans sa petite cellule jusqu’à la mort, qui intervint, selon les mêmes sources citées plus haut, vers 1175 ou vers 1343, à une date imprécisée des contemporains. Elle avait disposé qu’on l’ensevelît devant la porte de l’hôpital, pour être mieux «piétinée» par les passants. Mais on vit tant de fois cette humble tombe mystérieusement illuminée, ou veillée par des chants célestes, que l’évêque du lieu ordonna de transporter la dépouille de Toscana à l’intérieur de l’église. Cette translation se fit le 14 juillet (1343 ?), date à laquelle le Martyrologe la commémore maintenant.

Depuis, l’église «du Saint-Sépulcre» est devenue église Sainte Toscana.

 

 

Angelina de Marsciano

1357-1435

 

Angelina naquit en 1357 (certains avancent 1377) au château de Montegiove (Orvieto, Ombrie, Italie C), de Jacopo Angioballi, comte de Marsciano, et Anna de Corbara, ce qui explique qu’on la nomme alternativement de Marsciano ou de Corbara. Elle avait trois frères aînés et une petite sœur, Francesca.

Angelina fut orpheline dès 1363. Elle épousa à quinze ans Giovanni de Terni, comte de Civitella del Tronto (Abruzzes), qui mourut après deux ans de mariage. Angelina se retrouvait donc toute jeune veuve à dix-sept ans, chargée d’administrer le château de son défunt mari.

Elle put alors librement se consacrer à Dieu, comme elle le désirait d’ailleurs déjà avant son mariage. Elle prit l’habit des Tertiaires franciscaines et, avec quelques compagnes, commença à parcourir la région en invitant la population à se convertir, les jeunes filles à se consacrer, et en soulageant ceux qui étaient dans le besoin. 

Mais comme il arrive souvent quand la prédication dérange, on accusa Angelina de sorcellerie et d’hérésie ; de sorcellerie parce qu’on n’admettait pas son autorité sur d’autres femmes, et d’hérésie parce que, encourageant la consécration, elle semblait s’opposer au mariage, ce qui la faisait assimiler au courant manichéiste. Angelina fut déchargée de ces accusations par le roi de Naples, qui cependant la pria de s’exiler pour éviter d’autres désordres.

Angelina vint se réfugier à Assise. Là, elle eut une vision céleste qui lui enjoignait de fonder un monastère de Tertiaires franciscaines à Foligno.

Elle trouva dans cette ville un monastère où vivaient déjà d’autres Tertiaires, auxquelles elle se joignit. Elle ne «fonda» pas de nouvelle communauté, mais elle y prit bientôt une position importante comme organisatrice de cette forme de vie un peu nouvelle : quoique cloîtrées, les Tertiaires n’étaient pas des «Religieuses» et allaient et venaient un peu à leur guise. Angelina chercha à y imposer une règle, approuvée par le pape, et qui eut un franc succès ; d’autres maisons s’ouvrirent dans la région, à Florence, Spolète, Assise, Viterbe. Il y en aura au moins quinze à la mort d’Angelina.

Reconnues par le pape en 1428, ces maisons reçurent l’autorisation d’élire leur Ministre Générale, au même titre que les Religieux franciscains avaient déjà leur Ministre Général. Et c’est Angelina qui fut élue la première en 1430.

Cette nouveauté blessa les Franciscains, qui réclamèrent l’autorité sur les Tertiaires franciscaines. Angelina se soumit humblement et, cette même année 1430, accepta de vivre sous l’autorité du Ministre Provincial franciscain. Mais les Religieuses de Foligno se plaignirent que cette disposition leur avait été arrachée, et protestèrent. On trouva un moyen terme : les Religieuses se mettraient sous la direction de l’évêque local, et auraient reçu la direction spirituelle d’un Franciscain.

Angelina mourut le 14 juillet 1435 et son culte fut approuvé en 1825.

Au début, les Religieuses avaient pour mission principale l’éducation et l’instruction des jeunes filles, avec aussi quelques responsabilités apostoliques extérieures. Au 17e siècle, on leur imposa la clôture, à l’intérieur de laquelle elles pouvaient encore recevoir quelques jeunes filles. Au 20e siècle, on leur confia à nouveau un certain apostolat extérieur, et cette branche franciscaine prit le nom de Sœurs Franciscaines de la Bienheureuse Angelina.

Dans les temps actuels, elles ont toujours onze maisons, en Italie, en Suisse, au Brésil et à Madagascar.

Gaspar de Bono i Manzón

1530-1604

 

Gaspar de Bono i Manzón naquit le 5 janvier 1530 à Valencia (Espagne), de pauvres parents catalans.

On remarquera qu’il reçut au Baptême le nom traditionnel d’un des trois Mages de l’Epiphanie, jour où il fut sans doute baptisé.

Le papa tissait le lin, avec son épouse. Quand celle-ci devint aveugle, en 1533, le papa dut vendre son échope et se fit simple rémouleur.

A dix ans, Gaspar se mit à travailler avec un marchand de soie, mais sentit vraiment qu’il était appelé à la vie religieuse. 

Il commença à étudier le latin ; il dut cependant reprendre le travail, pour soutenir sa pauvre famille.

A vingt ans, il s’engagea dans l’armée pour se faire une situation, tout en pensant encore au sacerdoce, mais son petit défaut de bégaiement le découragea dans cette idée. Il cherchait cependant à se perfectionner dans la vie spirituelle, dans la prière, le chapelet, l’aumône, la visite au Saint-Sacrement.

Gravement blessé lors d’une bataille (on l’avait frappé à la tête et laissé pour mort sur le champ de bataille), il promit d’entrer dans l’Ordre des Minimes s’il guérissait.

Il guérit en effet, et entra chez les Minimes de Valencia en 1560. Bientôt ordonné prêtre, il demeura caché dans le cloître, diffusant la dévotion à saint Joseph, priant pour les pécheurs et méditant longuement.

Deux fois, on le nomma correcteur, c’est-à-dire qu’il devait veiller à la bonne application de la règle dans son Ordre, ce qu’il fit avec prudence et charité, sans rudesse. En 1602, il fut nommé provincial.

Il mourut le 14 juillet 1604.

Gaspar de Bono i Manzón fut béatifié en 1786.

 

 

Francisco Sánchez Solano Jiménez

1549-1610

 

Francisco naquit le 10 mars 1549 à Montilla (Cordoue, Espagne), aîné des trois enfants de Mateo et Ana Jiménez ; les deux autres furent Diego et Inés.

Il fit ses premières études chez les Jésuites puis entra dans l’Ordre franciscain des Frères Mineurs en 1569.

Il prépara la philosophie et la théologie à Séville et fut ordonné prêtre en 1576. Il fit la demande d’être envoyé aux missions d’Afrique du nord.

Mais il fut d’abord envoyé chez ses parents à Montilla, où venait de mourir son père, pour aider sa mère qui était devenue aveugle. Une épidémie de peste le contraignit à y prolonger son séjour, et c’est là-bas que commença sa réputation de thaumaturge, en raison des guérisons qu’il opérait.

En 1581, il fut nommé maître des novices à Cordoue. Il visitait les malades, les encourageant à être patients. Il fut un jour en présence d’un serpent qui ravageait les récoltes ; il lui ordonna de se diriger vers le couvent, où il lui aurait donné à manger «honnêtement» : le serpent obéit, puis disparut pour toujours. On retrouve ici la familiarité de saint François d’Assise avec le loup de Gubbio (v. 4 octobre).

En 1589, il fut choisi pour aller non pas en Afrique, mais au Pérou. Après l’escale de Panama, le bateau s’enlisa dans le sable : tous les passagers furent évacués, sauf quelques esclaves en provenance d’Afrique ; Francisco refusa de les laisser et les baptisa ; quelques-uns furent emportés par les vagues ; Francisco et les autres furent enfin à leur tour débarqués sur la terre ferme. Là, Francisco rendit comestibles des fruits vénéneux et des poissons vinrent s’offrir d’eux-mêmes pour la nourriture des naufragés, jusqu’à ce qu’un navire de passage pût embarquer tout le monde à destination de Lima.

A partir de là et avec huit autres pères franciscains, Francisco rejoignit Tucumán au nord de l’Argentine, c’est-à-dire trois mille kilomètres, coupés de montagnes hautes comme les Alpes. Le missionnaire parcourut le Paraguay, le Chili. Partout, on le comprenait, Dieu étant son interprète. Accueilli dans les tribus avec des cris de guerre, il pacifiait les gens par ses paroles douces et baptisait des centaines et des milliers de personnes.

Francisco savait aussi chanter en s’accompagnant du rebec (un ancêtre du violon) et de la guitare.

On le nomma Gardien (supérieur) des couvents à Tucumán, puis au Paraguay. Mais surtout, Francisco prêcha dans le milieu colonial espagnol, contre la corruption générale. 

Il était arrivé en Argentine en 1595, il y resta quatorze ans, jusqu’à sa mort, parcourant des milliers de kilomètres, toujours à pied, et amenant au baptême un nombre incalculable d’indigènes et de colons espagnols.

Un des si nombreux miracles de Francisco fut qu’il dompta littéralement un taureau déchaîné : il s’en approcha, lui parla doucement et tandis que l’animal lui léchait les mains, il lui mit au cou son cordon et le reconduisit à son étable.

Francisco était toujours joyeux, mais il se mortifiait beaucoup, s’imposait les pénitences que méritaient les autres.

Il passa ses dernières années à Lima où, malgré l’âge et la faiblesse, il continua à parcourir les rues avec son rebec et son crucifix, parlant à toutes les catégories de gens. Il réussit à y faire cesser certaines représentations théâtrales qui offensaient Dieu.

Francisco était devenu un squelette vivant. Il annonça qu’il ne passerait pas la fête de saint Bonaventure (v. 14 juillet), qu’il aimait tout particulièrement ; il mourut effectivement le 14 juillet 1610, en murmurant Dieu soit glorifié. Au moment de sa mort, les cloches de Séville (en Espagne) se mirent à sonner, là où il avait fait ses études. De nombreux miracles eurent lieu sur son tombeau.

Francisco Sánchez Solano Jiménez a été béatifié en 1675, canonisé en 1726, et surnommé le thaumaturge du Nouveau Monde, en raison de ses très nombreux miracles.

 

 

Camillo de Lellis

1550-1614

 

La vie de ce Saint est très originale.

Le père de Camillo, marquis et officier militaire était à Bucchianico (près de Naples), où naquit Camillo le 25 mai 1550. 

A dix-huit ans, Camillo est orphelin de père. C’est un grand garçon de près de deux mètres de haut, peu lettré, et malheureusement adonné aux cartes.

Il s’engage dans l’armée, et manque de peu d’aller batailler à Lepanto (1571) à cause d’une vilaine dysenterie. Blessé un jour à la jambe, il restera boiteux toute sa vie avec une plaie inguérissable : il passe à Rome, où il ne peut payer la consultation médicale et les soins, perd jusqu’à sa chemise qu’il met en jeu, et atterrit chez des Capucins où la grâce de Dieu le fait rentrer en lui-même.

Ne trouvant pas sa vocation chez les bons pères Capucins, il retourne travailler à l’hôpital romain. Il est tellement frappé des mauvaises conditions d’hébergement des malades, qu’il est conquis : il se donnera totalement au soin des infirmes, autres Christ.

Il gère maintenant l’hôpital Saint-Jacques de Rome, où il exige que les malades soient bien traités, bien nourris. 

Lui-même travaille sans compter sa fatigue, il s’impose des pénitences, se flagelle, porte le cilice.

Il lui vient à l’esprit de fonder une famille religieuse vouée au service du Christ souffrant dans les malades : ils seront les Ministres des infirmes. Encouragé par saint Filippo Neri, il fait des études et se prépare au sacerdoce, qu’il reçoit en 1584.

Le pape Sixte-Quint approuve la Compagnie : les religieux porteront sur la soutane une croix rouge sur l’épaule gauche et au côté droit. Ce n’est pas encore la “Croix Rouge Internationale”, mais on pourrait en attribuer la paternité à Camillo.

Camillo traite les malades comme il le ferait pour Jésus-Christ. A l’un d’eux il demande : Monseigneur, que puis-je pour vous servir.  A un cardinal qui le demande alors qu’il soigne un malade, il répond : Je suis avec Jésus-Christ. Je verrai Son Éminence quand j’aurai fini.

Lui qui est très affligé dans son corps (son ulcère au coup de pied, une hernie, deux furoncles sous le pied, des calculs), il soigne les autres sans s’arrêter et même opère des miracles. A la Noël de 1598, lors d’une grave inondation du Tibre, il secourt tous ceux qu’il peut, environ deux-cents.

Usé, il s’éteint à Rome le 14 juillet 1614, laissant derrière lui quinze maisons, huit hôpitaux et plus de deux-cents religieux.

Il sera béatifié en 1742, et canonisé en 1746. Il est proclamé en 1886 patron céleste des infirmes et des hôpitaux, puis en 1930 patron du personnel des hôpitaux, comme l’espagnol saint Juan de Dieu.

Il est donc inscrit le 14 juillet au Martyrologe, et fêté en ce jour.

 

 

Richard Langhorne

1635-1679

 

Richard était né vers 1635 à Bedford (Angleterre), troisième fils de William Langhorne et Lettice Needham.

En 1646 il fut reçu au Inner Temple, comme son père, et commença d’exercer son métier d’avocat en 1654.

Il épousa une protestante, Dorothy Legatt et ils vécurent à Middle Temple Lane.

Richard fut une première fois arrêté en juin 1667 ; arrêté une seconde fois en octobre 1678, on l’enferma à Newgate sans l’avoir interrogé, et il y resta huit mois.

En juin 1679, il fut présenté à la barre du Old Bailey, où on l’accusa formellement. On lui pardonnerait, s’il reconnaissait sa faute (?) et aussi s’il voulait bien révéler quels étaient les biens des Jésuites, avec lesquels il s’était trouvé en relation de par son activité professionnelle.

A cette époque, après tant d’années de persécution, les Jésuites ne devaient plus posséder grand-chose, et sans doute sur le conseil de son compagnon de captivité, le père provincial Whitbread, il reconnut quelles étaient leurs propriétés, mais il nia toute participation à quelque conspiration.

Déclaré coupable et condamné à mort, il attendit encore un mois en prison.

Au moment de son exécution, il dit au bourreau : Mon désir est d’être avec mon Jésus. Je suis prêt, et tu ne seras plus longtemps près de moi.

Richard Langhorne mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 14 juillet 1679.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Ruowang Wang Kuixin

1875-1900

 

Ruowang (Joannes) Wang Kuixin était né vers 1875 à Nangong (Jizhou, Hebei) et subit le martyre dans cette même localité, le 14 juillet 1900.

Il a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

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