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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 23:00

15 JUILLET

 

?

S Eutropius, stes Zosima et Bonosa, martyrs à Porto.

IV.

S Félix, évêque à Thibiuca, martyr.

S Catulinus, diacre martyr à Carthage.

S Abudemius, martyr dans l'île de Tenedos.

S Iakob, premier évêque à Nisibe, un des meilleurs adversaires de l'arianisme à Nicée. 

S Barhadbesaba, diacre martyr à Arbèle ; son bourreau, apostat, mourut d'une étrange maladie peu après.

SS Philippos et dix enfants, martyrs en Alexandrie.

VI.

Ste Aprone, vierge à Toul, sœur de s. Epvre.

VII.

S Eterne, évêque à Evreux.

VIII.

S Plechelm, évêque anglais missionnaire aux Pays-Bas.

S Donald, écossais, père de neuf filles qui furent sa communauté religieuse.

S Guntbertus, chorévêque qui fonda un monastère à Ansbach et fut pendant un an évêque à Würzburg.

IX.

S Iosephos, évêque à Thessalonique, frère de s. Théodore Studite ; sous l'influence de son oncle, s. Platon, lui, ses trois frères et sœur ainsi que leurs parents s'étaient faits moines ; il lutta courageusement contre les empereurs à propos des unions illégitimes, de l'iconoclasme, et mourut de faim en exil.

S Aldric (Aubrin), évêque à Autun.

S Benoît, évêque à Angers ; il rétablit la vie commune pour le clergé de sa cathédrale.

Ste Reginswide, petite fille de sept ans, martyre parce que sa nourrice la jeta dans le Neckar.

S Atanasio, évêque à Naples à dix-huit ans ; respecté de son père et de son frère, il souffrit beaucoup de son neveu.

X.

Ste Edith, très mal identifiée, peut-être vierge et abbesse à Pollesworth.

XI.

S Vladimir, grand-duc de Kiev, descendant de ste Olga, le Clovis de la Russie, surnommé l'Evangélisateur.

S Answer, abbé à Ratzeburg, martyr avec ses dix-huit moines.

S David, anglais, premier évêque à Västeråss.

XIII.

B Czesław, un des premiers dominicains, actif en Silésie et en Pologne, dont l'oncle fut évêque à Cracovie ; par sa prière, il empêcha les Tartares de démolir la ville de Wrocław.

XV.

B Bernard de Bade, fils d'un margrave très chrétien, il aurait pu épouser la fille du roi de France, mais préféra la chasteté ; il mourut (à trente ans presque) avant d'avoir pu réaliser son dessein de bons offices entre les gouvernements chrétiens contre l'Islam envahissant.

XVI.

Bx Inácio de Azevedo, jésuite portugais et ses compagnons portugais et espagnols, martyrs des corsaires huguenots près de l'île de Grande Canarie ; les martyrs furent : Aleixo Delgado, Alonso de Baena, Álvaro Borralho Mendes, Amaro Vaz, André Gonçalves, António Correia, António Fernandes, António Soares, Bento de Castro, Brás Ribeiro, Diogo de Andrade, Diogo Pires Mimoso, Domingos Fernandes, Esteban Zuraire, Fernando Sánchez, Francisco Alvares, Francisco Pérez Godoy (parent de ste Thérèse d'Avila), Francisco de Magalhães, Gaspar Alvares, Gonçalo Henriques, Gregorio Escribano, João Fernandes de Braga, João Fernandes de Lisbonne, Juan de Mayorga, Juan de San Martín, Juan de Zafra, Luís Correia, Luís Rodrigues, Manuel Alvarez, Manuel Fernandes, Manuel Pacheco, Manuel Rodrigues, Marcos Caldeira, Nicolau Dinis, Pedro de Fontoura, Pedro Nunes, Simão Lopes et un autre João (il y en eut un dernier, martyrisé le lendemain, Simão da Costa, v. infra).

XVIII.

S Domenico Michele (Pompilio Maria de Saint-Nicolas) Pirrotti, prêtre des Scuole Pie (“scolopi”, écoles pour les enfants pauvres) à Naples, bon professeur et prédicateur ; il propagea la dévotion au Sacré-Cœur, la communion fréquente ; il fut victime de calomnies, incarcéré et exilé.

B Michel-Bernard Marchand, prêtre à Rouen, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

S Phêrô Nguyễn Bá Tuần, prêtre tonkinois martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

Bse Anne-Marie Javouhey, fondatrice des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny (car leur première maison fut à Cluny) ; elle poussera au sacerdoce trois jeunes Sénégalais, les premiers prêtres africains ; les Noirs de Guyane, libérés grâce à elle, l'élirent député à la Chambre ; elle souffrit beaucoup du clergé local français ; sa famille avait hébergé des prêtres durant la Révolution.

S Anrê Nguyễn Kim Thông (Năm Thuông), maire et catéchiste en Cochinchine, condamné à l'exil et martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

XX.

B Antoni Beszta-Borowski (1880-1943), prêtre polonais martyr, fusillé par les nazis à Bielsk Podlaski, béatifié en 1999.

 

Eutropius, Zosima et Bonosa de Portus Romanus

† ?

 

Le grand Portus Romanus, qui fut construit au premier siècle, complétait avantageusement celui d’Ostie, devenu trop exigu pour les nombreux et grands navires. Les ruines se trouvent près de l’actuel Porta (Fiumicino, Latium, Italie C).

On ne sait à quelle époque, ni comment furent martyrisés Eutropius et les deux sœurs Zosima et Bonosa. Leur culte est certainement très ancien.

Saint Eutropius, saintes Zosima et Bonosa sont commémorés le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Philippos et dix Enfants en Alexandrie

† 4e siècle

 

En-dehors de son nom, Philippos est totalement inconnu, de même que ces dix Enfants.

Etait-il le père, ou le professeur de ces enfants ? Rien ne permet de l’avancer.

Ils reçurent la palme du martyre en Alexandrie, au cours du 4e siècle.

Saints Philippos et ces dix Enfants sont commémorés le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Felix de Thibiuca

247-303

 

Thibiuca a été rapprochée de l’actuel site de Henchir-Gâssa (Tunisie). L’évêque était suffragant de Carthage.

Au moment du premier édit de persécution de Dioclétien (303), le clergé était sommé de livré les Livres Saints pour qu’ils fussent brûlés.

A Thibiuca, le curateur Magnilianus fit venir les anciens, le prêtre Aper et les lecteurs Cyrillus et Vialis, car Felix était absent à ce moment-là, étant allé à Carthage.

Le lendemain de l’interrogatoire de ces derniers, arriva Felix, qui fut immédiatement conduit à Magnilianus. Durant l’interrogatoire, Felix répondit : Il vaut mieux que ce soit moi qui sois brûlé plutôt que les Ecritures divines, car il est meilleur d’obéir à Dieu qu’aux hommes. Magnilien lui donna trois jours pour réfléchir.

Ce délai passé, un certain Vincentius Celsinus conduisit Felix au proconsul de Carthage, Anulinus, qui le fit jeter dans un cachot, enchaîné pendant seize jours. Passé ce temps, Anulinus le convoqua en pleine nuit et, sur le refus de Felix de livrer les Saints Livres, le condamna à la décapitation.

C’était le 15 juillet 303 ; Felix pria : Dieu, je te rends grâce. J’ai cinquante-six ans dans ce monde. J’ai gardé la virginité, j’ai observé l’Evangile, j’ai prêché la foi et la vérité. Seigneur, Dieu du ciel et de la terre, Jésus-Christ, toi qui demeures éternellement, je courbe mon cou vers toi comme une victime.

Saint Felix de Thibiuca est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Catulinus de Carthage

† 303

 

Catulinus était un diacre, à Carthage.

Il y fut martyrisé en (ou vers) 303.

Dans la basilique de Faustus, à Carthage, on a déposé son corps ainsi que ceux d’autres Martyrs, dont cependant on ne connaît pas le nom.

Saint Catulinus de Carthage est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Abudemius de Tenedos

† 305/362

 

Tenedos est une île de l’Hellespont (auj. Bozcaada, Turquie NO).

On ne sait pas au juste si Abudemius souffrit sous Dioclétien ou sous Julien.

Il aurait refusé de manger des viandes offertes aux idoles.

Saint Abudemius de Tenedos est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jakob de Nisibe

† 337

 

Nisibe est l’ancienne ville de Nusaybin (Turquie SE), sur la frontière syrienne et proche aussi de l’Irak.

Jakob y naquit. 

Il passa quelque temps dans la solitude gagnant la cime des plus hautes montagnes. On dit à ce sujet qu’il monta sur le mont Ararat ; mais il n’est pas exact qu’il y ait retrouvé l’arche de Noé. Au printemps, en été et en automne, il profitait des taillis avec le ciel pour toit. En hiver, il s’abritait dans une caverne.

Il n’avait pour nourriture que celle qui pousse toute seule.

L’usage de la laine était de trop pour lui, car le poil de chèvre le plus rude en tenait lieu pour la tunique qu’il portait et pour sa pèlerine toute simple.

Lors d’un voyage, il passa près d’un lavoir, où les femmes se moquèrent de lui : leurs cheveux blanchirent aussitôt et l’eau tarit sur place. Tout le monde vint alors le supplier : miséricordieux, il fit revenir l’eau, mais ces dames conservèrent leurs cheveux blancs, en souvenir de leurs railleries.

On raconte aussi que, présent à un procès dont le juge portait une sentence inique, Jakob lança une malédiction contre une grosse pierre, qui éclata sous les yeux du juge ; celui-ci modifia la sentence.

Sur la suggestion d’un autre célèbre solitaire, Marougé, Jakob fut appelé en 308, à devenir l’évêque (un des premiers, sinon le premier) de cette même Nisibe.

La persécution de ces années-là n’atteignit pas cette région. Dès la paix de Constantin, Jakob commença de faire édifier une grande basilique, qui fut achevée en sept ans.

En 325, Jakob participa au concile de Nicée et se signala ensuite par sa fidélité à la doctrine proclamée lors de ce concile.

On lui attribue la fondation de l’Ecole de Nisibe, où fut formé s.Ephrem (v. 9 juin). Ce dernier avait une grande vénération pour son évêque et dit quelque part que l’Eglise de Nisibe est fille de Jakob.

Jakob serait mort durant le siège de Nisibe par les Perses, le 15 juillet 337.

Une autre version affirme que, pour mettre fin à ce siège, Jakob aurait supplié Dieu et que brusquement des nuées de moucherons se seraient posées sur les trompes des éléphants. Agacées, les pauvres bêtes se mirent à  piétiner et détruire l’armée perse. Jakob serait alors mort plus tard, en 350.

Saint Jakob de Nisibe est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Plechelm d’Oldenzaal

† 715

 

Pleghelm était d’origine irlandaise (ou peut-être de la région anglaise de Northumbrie).

De son nom latin Plechelmus, on a fait aux Pays-Bas Plechelm.

Il connut s.Bede le Vénérable (v. 25 mai) au monastère de Lindisfarne ou à celui de Wearmouth. 

De là - ou bien après un pèlerinage à Rome - il fut envoyé comme missionnaire, d’abord en Northumbrie, puis en Germanie du nord, où il eut pour compagnons Wiro (v. 8 mai) et Otger.

C’est peut-être à Rome qu’il fut sacré évêque.

Il aurait fondé avec eux le monastère appelé Mont-Sainte-Odile (Sint-Odiliënberg, Roerdalen).

C’est là qu’il serait mort, vers 715 ou 730.

Il fut canonisé vers 950, et c’est en effet peu après qu’une basilique prit son nom à Oldenzaal.

Saint Plechelm d’Oldenzaal est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

Guntbertus d’Ansbach

† 795

 

Guntbertus (diversement prononcé ou orthographié Gumbertus, Kundpertus, Gumprecht), qu’on traduit Gumbert en allemand, Gombert en français, provenait probablement d’une famille noble de Germanie.

En 747 ou 748, il est connu comme évêque, sans doute chorévêque.

En 762, Pépin le Bref lui remet le monastère de Prüm, avec ses domaines et la liberté d’élection de l’abbé. Il a le titre d’abbé.

Il aurait fondé le monastère d’Ansbach, qu’il «offre» à Charlemagne, lequel en 786 accorde au monastère l’immunité et la liberté d’élection de l’abbé.

C’est apparemment en 794 que Gumbert fut désigné comme évêque de Würzburg.

Saint Guntbertus d’Ansbach est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Iosephos de Thessalonique

761-832

 

Le père de Iosephos, Photinus, était un haut fonctionnaire impérial ; son épouse, Theoctisti, était la sœur de s.Platon (v. 4 avril). 

C’est ce dernier qui, en 781, décida toute la famille à quitter le monde. Theoctisti et sa fille entrèrent dans un couvent de Constantinople ; Photinus, ses trois frères et ses trois fils, entrèrent au monastère de Saccoudion, qui se trouve en Bithynie au-delà du détroit du Bosphore. Les trois fils de Photinus s’appelaient Theodoros, Iosephos et Euthymios. Theodoros, surnommé Studite, est fêté le 11 novembre.

En 796, ayant contesté vivement le divorce et le remariage de l’empereur, Platon, Theodoros et Iosephos furent de ceux qui furent emprisonnés dans le fort de Cathares, flagellés et exilés à Thessalonique.

Mais comme l’archevêque de Thessalonique reçut avec grande bienveillance les moines exilés, l’empereur intervint encore : il les sépara, espérant les empêcher de communiquer entre eux.

En 797, une révolution de palais détrôna cet empereur et permit aux moines de revenir à Saccoudion.

En 799, fuyant les incursions barbares, ils vinrent s’installer au monastère de Stoudion à Constantinople. Tandis que Theodoros était nommé abbé, Iosephos composa des hymnes, ainsi que des poésies contre les iconoclastes.

En 806, la promotion d’un laïc (Nikephoros) au siège patriarcal suscita déjà quelques réactions des moines de Stoudion, encore plus lorsque l’empereur rappela le moine qui avait célébré le remariage de l’empereur précédent.

L’empereur essaya de manœuvrer habilement pour se concilier ces moines exigeants, en nommant Iosephos archevêque de Thessalonique. 

Tout en étant éloigné à Thessalonique, Iosephos restait moine de Stoudion ! En 808, quand l’empereur exigea des moines de se soumettre à ses décisions, Iosephos était avec eux pour résister. L’empereur le déposa. L’archevêque qu’il nomma à sa place fit flageller et expulser les moines. Un synode de 809 décida d’exiler Iosephos dans l’archipel des Princes.

En 811 cependant, mourut l’empereur et Iosephos revint à Thessalonique. 

En 814, la querelle iconoclaste reprit sous Léon l’Arménien, qui rappela Iosephus à Saccoudion, le convoqua à Constantinople, le bannit dans une île et le fit interner dans le fort d’Elpizon.

En 820, à la mort de Léon l’Arménien, Iosephus revint à Constantinople, mais dut plusieurs fois changer de résidence, à cause de l’agitation permanente. 

La dernière épreuve de Iosephus fut un nouveau bannissement dans un bourg perdu de la Thessalie, dans le plus grand dénuement. C’est là que Iosephus mourut, le 15 juillet 832, septuagénaire ; il désirait être moine, il fut contraint sans cesse de se déplacer, remarquable par sa fidélité, sa douceur, son humilité.

Les reliques de Iosephus et de Theodoros furent ramenées au monastère du Stoudion en 844.

Saint Iosephos de Thessalonique est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Atanasio de Naples

832-872

 

Atanasio vit le jour vers 832 à Naples, fils de Sergio, duc, de très haute famille - et très lettré, car il était versé dans les deux langues grecque et latine ; l’épouse de Sergio s’appelait Eupraxia. Atanasio avait un frère, Gregorio.

L’enfance et l’adolescence d’Atanasio durent être particulièrement soignées et cultivées ; il fut en effet à l’école de l’évêque Giovanni le Scribe, qui l’ordonna diacre. Peu après - il n’avait pas même vingt ans - il fut désigné pour occuper le siège épiscopal de Naples en 849.

Ce n’était pas ambition de sa part. Il s’occupa de son diocèse, de ses brebis, avec le plus grand zèle pastoral : il chercha à racheter des prisonniers des Sarrasins, restaura des églises.

Il institua un chapitre de chanoines, qui auraient assuré le chant liturgique des cérémonies ; il fonda un monastère bénédictin, ainsi qu’un hospice pour les pauvres et les pèlerins.

En 861, il fut particulièrement honoré par le pape au concile de Rome.

Peu avant de mourir, Sergio recommanda à Gregorio d’être soumis à son frère, ce qu’il fit en lui rendant d’insignes services ; il aurait voulu que son fils le suivît dans cette attitude, mais il n’en fut rien. Sergio II en effet, après la mort de son père, complota contre son oncle et alla jusqu’à le mettre en prison.

Libéré, Atanasio se réfugia dans un monastère sur une île au large de Naples, où le poursuivit encore son indigne neveu : Sergio II aurait voulu pousser Atanasio à abdiquer et à disparaître au fond d’un couvent. C’est l’empereur Louis le Jeune qui vola au secours de l’évêque malheureux et le fit recevoir à Benevento, tandis que Sergio II, loin de se calmer, pillait sans vergogne les biens de l’Eglise ; il fut excommunié. C’est encore Atanasio qui s’entremit pour tenter une réconciliation.

La mort le surprit à Veroli, non loin du Mont-Cassin, le 15 juillet 872.

Il y eut plusieurs évêques nommés Atanasio à Naples ; celui d’aujourd’hui est désigné comme Atanasio Ier.

Saint Atanasio de Naples est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vladimir le Grand

958-1015

 

Vladimir Svyatoslavich était le plus jeune des enfants de Sviatoslav Ier de Kiev et son fils naturel, sa mère étant la domestique Malusha. Cette dernière était décrite comme une diseuse d’aventure et devait ainsi annoncer le futur de cet enfant. 

Celui-ci fut donc confié aux soins du mari de Malusha, mais subit aussi la très forte influence de sa grand-mère paternelle, la très chrétienne Olga de Kiev, durant les fréquentes absences de Sviatoslav. Si les efforts d’Olga pour obtenir la conversion de Sviatoslav furent vains, ils eurent au moins leur fruit en Vladimir.

Sviatoslav avait confié les clefs de Novgorod à Vladimir. Mais à sa mort (972), une lutte fratricide opposa ses deux autres fils Yaropolk et Oleg, qui contraignit Vladimir à se réfugier auprès de Haakon Sigurdsson, roi de Norvège, avec lequel il marcha sur Novgorod.

Sur son chemin, il envoya des émissaires auprès du prince de Polotsk pour demander la main de sa fille, Rogneda. Celle-ci refusa d’abord, au prétexte que Vladimir était un enfant naturel, mais quand Vladimir eut conquis Polotsk, Rogneda ne pouvait qu’acquiescer.

Vladimir prit Smolensk, Kiev (où il battit et fit assassiner fdsson frère Yaropolk et fut proclamé roi de Russie, en 980), et établit son autorité sur d’autres régions. Mais il restait païen, et maintenait un véritable culte des dieux, en particulier envers Perun, le dieu slave qu’il considérait comme la suprême divinité. Il aurait eut aussi de nombreuses concubines.

D’après certaines chroniques, Vladimir se serait fait renseigner sur les autres religions. Il aurait refusé celle de Mahomet à cause de la prohibition de l’alcool ; il aurait aussi rejeté celle des Juifs, car perdre Jérusalem était le signe que Dieu les avait abandonnés. Il se tourna vers le Christianisme.

Vladimir fut conquis par la beauté de l’architecture et des rites liturgiques de l’Eglise orientale, bien supérieurs à ceux de l’Eglise latine alors dominant en Germanie. Mais surtout, il considéra l’opportunité de l’appui politique de Constantinople et demanda la main de la sœur de l’empereur Basile II, Anna.

Il était tout-à-fait impossible qu’une jeune princesse chrétienne de vingt-sept ans épousât un barbare comme Vladimir, d’autant plus qu’on connaissait son penchant pour la polygamie : on lui connaissait alors (au moins) quatre unions matrimoniales (avant sa conversion) et une douzaine d’enfants.

Mais, Vladimir finit par embrasser le Christianisme, fut baptisé à Chersonèse, où il reçut le nom de Basile, et épousa ensuite légitimement Anna (988). Dès lors, il s’employa à détruire tous les monuments païens et à faire construire des églises et des monastères.

Une autre version des faits présente Vladimir comme ayant été sollicité par l’empereur Basile pour l’aider à mater une révolte, et que Vladimir aurait accepté en échange de la main d’Anna, acceptant du même coup le baptême et le mariage chrétiens (987).

Désormais, Vladimir voulut être le champion du Christianisme. Il renvoya ses concubines, et protégea l’essor et l’extension du Christianisme sur toutes ses terres.

Parmi les fils de Vladimir, il y eut Iaroslav dit le Sage, et les deux autres : Boris et Gleb, qu’on retrouvera le 24 juillet.

A la mort d’Anna (1011), il épousa la petite-fille de l’empereur germanique Otton le Grand.

Toutes les populations n’acceptèrent pas facilement la conversion au Christianisme, ni ses anciennes concubines et leurs fils ; Vladimir mourut près de Kiev, le 15 juillet 1015.

Comme l’avait fait Clovis en Gaule, Vladimir introduisit par sa conversion le Christianisme en Russie. L’Eglise russe considère Vladimir comme l’égal des apôtres, et l’Eglise romaine reconnut son culte.

Vladimir l’Evangélisateur, grand-duc de Kiev, est mentionné au 15 juillet dans le Martyrologe.

 

 

Answer de Ratzeburg

1038-1066

 

Answer (Ansuerus) était né vers 1038 dans la région de Haithabu (Schleswig, act. Danemark) dans une grande et riche famille chrétienne.

A quinze ans, il eut un rêve qui le poussa à aller frapper à l’abbaye bénédictine Saint-Georges de Ratzeburg. Il y devint prêtre, et abbé.

En 1066, les Wendes s’abattirent sur la région et détruisirent l’abbaye. Ils emmenèrent l’abbé Answer et ses moines sur une montagne voisine près de Einhaus et les lapidèrent.

Il y avait là dix-huit moines, que l’Eglise considère martyrs.

Saint Answer de Ratzeburg et ses Compagnons sont commémorés le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

David de Västeråss

† 1082

 

D’origine anglo-saxonne, David était un moine clunisien.

Il désirait ardemment le martyre et s’offrit spontanément pour la terre scandinave, après avoir appris comment avaient été mis à mort les neveux de s.Sigfrid (v. 15 février).

Vers 1020, il fut donc envoyé comme missionnaire dans cette région. Il se présenta à s.Sigfrid et se mit à sa disposition.

Il fut l’apôtre des Suédois, à partir du Sud et jusqu’au centre du pays ; là où s’éleva l’église et le monastère de Munkathorp, il baptisa ceux qu’il put amener à la Foi chrétienne. Munkathorp dérive de Munk, moine : c’est l’endroit où le «moine» baptisait.

On considère David comme l’apôtre du Våstmanland, et premier évêque de Västeråss.

Si Dieu lui donna le don des miracles et des larmes, il ne lui donna pas celui du martyre.

David mourut fort âgé, en 1082.

Les Luthériens détruisirent son sarcophage et enfouirent ses reliques dans le proche cimetière.

Saint David de Västeråss est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

Czesław Odrowąż de Pologne

1184-1242

 

Czesław Odrowąż  naquit à Kamień Śląsk (Cracovie, Pologne) vers 1184, cousin ou même frère de Jacek ou Hyacinthe (v. 15 août), de cette illustre famille des chevaliers polonais Odrowąż.

Il étudia la philosophie à Prague, la théologie et le droit à Bologne, et revint à Cracovie, dont l’évêque était son oncle Ivo et où il fut chanoine avant de devenir recteur de l’église de Sandomierz.

Vers 1218, il accompagna son oncle-évêque à Rome, où il connut s. Dominique (v. 6 août) et fut admis dans ce nouvel Ordre.

Czesław fut donc, avec son frère, un des premiers membres de la communauté dominicaine à Rome au couvent de Santa Sabina.

En 1220, Czesław reçut l’habit. Puis Dominique envoya les deux Frères prêcher la Vérité et fonder des monastères dans leur pays.

Ils en fondèrent un premier à Friesach (Autriche), puis passèrent par le diocèse de Prague et arrivèrent à Wrocław. Ils y fondèrent un prieuré, d’où ils purent facilement essaimer en Bohême, en Pologne, en Poméranie et en Saxonie. Czesław devint le Provincial pour toute la Pologne.

Lors de l’invasion des Mongols, la prière de Czesław fit miraculeusement s’éloigner ces dangereux pillards ; Czesław ramena à la vie quatre morts : si l’on doute parfois de la vérité de ces miracles, on oublie souvent que Jésus a promis à ses disciples qu’ils feraient les mêmes œuvres que Lui, et même de plus grandes (Jn 14:12).

Il mourut à Wrocław le 15 juillet 1242 et fut béatifié en 1713.

 

Bernhard de Bade

1428-1458

 

Bernhard vit le jour vers 1428 à Baden-Baden (Allemagne), deuxième fils du margrave Jakob Ier et de Catherine de Lorraine.

La famille était très chrétienne : Jakob se mérita le surnom de Salomon de la Germanie, et fonda le monastère de Fremersberg ainsi qu’une église à Bade.

On proposa  Bernhard d’épouser la fille du roi de France, mais il préféra garder sa liberté pour être mieux à Dieu. Il essaya d’améliorer la condition de beaucoup de gens, en y consacrant la plus grande partie de ses revenus. Sa piété impressionnait beaucoup ses contemporains.

En 1453, Constantinople tomba aux mains de l’Islam, suscitant une nouvelle vague d’indignation en Europe ; les Habsbourg projetèrent une nouvelle croisade et Bernhard s’employa à contacter les autorités européennes pour les convaincre de s’unir dans le projet. Mais de passage à Moncalieri (Italie N), il fut contaminé par la peste et mourut le 15 juillet 1458.

Ce saint homme passait véritablement pour un Saint et des miracles illustrèrent sa tombe. Il fut béatifié en 1479 et successivement proclamé patron du grand duché de Bade en 1769. Les habitants de Moncalieri ont une grande vénération pour Bernardo.

 

 

Aleixo Delgado

† 1570

 

Aleixo Delgado était natif d’Elvas (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Alfonso de Baena

† 1570

 

Alfonso de Baena était natif de Villatobas (Tolède, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Álvaro Mendes Borralho

† 1570

 

Álvaro Mendes Borralho était natif d’Elvas (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Amaro Vaz

† 1570

 

Amaro Vaz était natif de Benviver (Marco de Canavezes, Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

André Gonçalves

† 1570

 

André Gonçalves était natif de Viana do Alentejo (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

António Correia

† 1570

 

António Correia était natif de Porto (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

António Fernandes

† 1570

 

António Fernandes était natif de Montemor-o-Novo (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

António Soares

† 1570

 

António Soares était natif de Trancoso da Beira (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Bento de Castro

† 1570

 

Bento (Benoît) était né à Chacim (Macedo de Cavaleiros, Portugal). 

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Brás Ribeiro

† 1570

 

Brás (Blaise) Ribeiro était natif de Braga (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Diogo de Andrade

† 1570

 

Ce prêtre jésuite, natif de Pedrógão Grande (Portugal), est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Diogo Pires Mimoso

† 1570

 

Diogo Pires Mimoso était natif de Nisa (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Domingo Fernandes

† 1570

 

Domingo Fernandes était natif de Borba (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Esteban de Zudaire

† 1570

 

Esteban de Zudaire était natif d’Amescoa (Biscaye, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

Fernando Sánchez

† 1570

 

Fernando Sánchez était natif de Castela-a-Velha (Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Francisco Álvares

1539-1570

 

Francisco Álvares était natif de Covilhã (Portugal). C’est le seul des Quarante Martyrs du Brésil, à part saint Inácio de Azevedo, dont on connaisse l’année de naissance. Cependant, on trouve étonnamment pour date de sa mort l’année 1564, alors qu’il a bien été exécuté le même jour qu’Inácio. Il fut lancé à la mer encore vivant.

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Francisco de Magalhães

† 1570

 

Francisco de Magalhães était natif d’Alcácer do Sal (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Francisco Pérez Godóy

† 1570

 

Francisco Pérez Godóy était natif de Torrijos (Tolède, Espagne). C’était un parent de sainte Thérèse d’Ávila (v. 15 octobre).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Gaspar Álvares

† 1570

 

Gaspar Álvares était natif de Porto (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Gonçalo Henriques

† 1570

 

Gonçalo Henriques était natif de Porto (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Gregorio Escribano

† 1570

 

Gregorio Escribano était natif de Viguera (Logroño, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Inácio de Azevedo

1527-1570

 

Inácio naquit en 1527 à Porto (Portugal), aîné des enfants de Manuel de Azevedo et Violante Pereira. La famille de Azevedo, noble et riche, comptait des personnages importants, dont un évêque à Porto.

Après d’excellentes études, Inácio devint à dix-huit ans régisseur des biens familiaux, qui étaient assez importants, mais la prédication d’un père jésuite le convainquit de quitter les biens de la terre pour gagner ceux du ciel. En 1548, il entra dans la Compagnie de Jésus à Coimbra.

Durant ces années de préparation, son supérieur l’invita à modérer ses austérités.

Avant même d’être ordonné prêtre, il fut nommé recteur de collège à Lisbonne, mais il ne se contentait pas de régir : il alla auprès des malades de l’hôpital voisin ; c’est ainsi qu’il assista plein de compassion trois hommes malades de syphilis, qu’il soigna jusqu’à la fin et qu’il gagna au repentir de leur vie dissolue. 

Il fut ordonné prêtre en 1553. On l’envoya auprès de l’évêque de Braga. Ce dernier en fut si content qu’il demanda bientôt l’érection d’une maison de Jésuites dans son diocèse. Mais Inácio était trop en vue et il demanda d’être envoyé à un poste plus ignoré.

En 1565, il fut envoyé pour inspecter les missions du Brésil, où les Jésuites avaient déjà ouvert beaucoup de maisons ; pendant trois années, il voyagea partout et revint à Rome demander des «recrues» pour aider les missionnaires déjà au travail sur place. Il y en eut du Portugal et de l’Espagne.

Une expédition fut prête et partit le 5 juin 1570. Inácio se trouvait avec trente-neuf compagnons à bord du Santiago, escorté par un navire de guerre commandé par Luis de Vasconcellos, où se trouvaient trente autres compagnons.

Le bateau du père Inácio fut rejoint et abordé par un navire pirate, commandé par un huguenot déchaîné parti de La Rochelle.

Les pirates égorgèrent immédiatement les Jésuites : huit étaient espagnols, les autres portugais. Tous les Martyrs furent jetés à la mer, certains déjà morts, d’autres agonisants, d’autres encore vivants.

Ce massacre eut lieu au large de la Grande Canarie, le 15 juillet 1570. Au même moment, sainte Thérèse d’Ávila voyait en vision l’événement.

Inácio de Azevedo fut béatifié avec ses Compagnons en 1854.

 

Voici, en ordre alphabétique, les noms des trente-neuf Compagnons martyrs du père Inácio : 

Les Espagnols : 

Alfonso de Baena

Esteban de Zudaire

Fernando Sánchez

Francisco Pérez Godóy

Gregorio Escribano

Juan de Mayorga (sa ville natale est aujourd’hui en France)

Juan de San Martín

Juan de Zafra

Les Portugais :

Aleixo Delgado

Álvaro Mendes Borralho

Amaro Vaz

André Gonçalves

António Correia

António Fernandes

António Soares

Bento de Castro

Brás Ribeiro

Diogo de Andrade

Diogo Pires Mimoso

Domingos Fernandes

Francisco Álvares

Francisco de Magalhães

Gaspar Álvares

Gonçalo Henriques

João Adaucto

João Fernandes de Braga

João Fernandes de Lisbonne

Luís Correia

Luís Rodrigues

Manuel Álvares

Manuel Fernandes

Manuel Pacheco (son pays d’origine est aujourd’hui en Espagne)

Manuel Rodrigues

Marcos Caldeira

Nicolau Diniz

Pedro Fontoura

Pero Nunes

Simão da Costa

Simão Lopes

 

 

João Adaucto

† 1570

 

João Adaucto était natif d’Entre Douro e Minho (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

João Fernandes de Braga

† 1570

 

Ce João Fernandes était natif de Braga (Portugal). Il y en avait un autre, du même groupe, mais de Lisbonne.

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

João Fernandes de Lisbonne

† 1570

 

Ce João Fernandes était natif de Lisbonne (Portugal). Il y en avait un autre, du même groupe, mais de Braga.

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

Juan de Mayorga

† 1570

 

Juan de Mayorga était natif de Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées Atlantiques, alors en Navarre, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Juan de San Martín

† 1570

 

Juan de San Martín était natif de Yuncos (Tolède, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Juan de Zafra

† 1570

 

Juan de Zafra était natif de Jerez de Badajoz (Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Luís Correia

† 1570

 

Luís Correia était natif d’Évora (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Luís Rodrigues

† 1570

 

Luís Rodrigues était natif d’Évora (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Manuel Álvares

† 1570

 

Manuel Álvares était natif d’Estremoz (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Manuel Fernandes

† 1570

 

Manuel Fernandes était natif de Celorico da Beira (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Manuel Pacheco

† 1570

 

Manuel Pacheco était natif de Ceuta (Portugal, aujourd’hui en Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Manuel Rodrigues

† 1570

 

Manuel Rodrigues était natif d’Alcochete (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Marcos Caldeira

† 1570

 

Marcos Caldeira était natif de Vila da Feira (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Nicolau Diniz

† 1570

 

Nicolau Diniz était natif de Bragança (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Pedro Fontoura

† 1570

 

Pedro Fontoura était natif de Chaves (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Pero Nunes

† 1570

 

Pero Nunes était natif de Fronteira (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Simão Lopes

† 1570

 

Simão Lopes était natif d’Ourém (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

Domenico Michele Giovan Battista Pirrotti

1710-1766

 

Né le 29 septembre 1710 à Montecalvo Irpino (Campanie, Italie sud), en la fête de l’Archange saint Michel, Domenico Michele reçut ce nom au baptême dès le lendemain. Il fut confirmé en 1714.

Les parents, Girolamo et Orsola Bozzuti, de famille noble, eurent un autre fils, Pompilio Maria, qui mourut durant son séjour au séminaire.

Le premier précepteur de Domenico Michele fut son père. Très vite, le garçon se mit à prêcher aux domestiques.

Quand il entra chez les Pères des Ecoles Pies (Piaristes ou Scolopi) en 1727, il prit le nom de son frère, Pompilio Maria de Saint-Nicolas. Il fit le noviciat à Naples, fut dispensé de la deuxième année, et fit la profession en 1728, à Brindes.

Envoyé à Chieti pour les études de philosophie, il fut cependant transféré à Melfi pour les poursuivre, dans l’espérance que le climat fût meilleur pour lui, car il était malade. En 1733, il fut à Turi (Bari) comme professeur de lettres et éducateur ; quoique pas encore ordonné prêtre, il avait déjà une réputation de théologien. Il fut ordonné en 1734.

Son apostolat, très fécond, le poussa jusque dans le nord de l’Italie.  

Il diffusa un des premiers la dévotion au Sacré-Cœur ; il conseillait la Communion fréquente, la dévotion à la Sainte Vierge, qu’il appelait sa Mère toute belle, le Chemin de Croix. 

On lui attribua une foule de miracles, des intuitions au confessionnal, des guérisons à distance, des visions au loin, des prophéties, des multiplications de vivres… Le plus étonnant était sa vie personnelle, d’une extrême sévérité pour soi-même.

Des calomnies assombrirent ses dernières années, si bien que le roi crut bon de le mettre en prison et de l’exiler. Sur les protestations sonores de la population napolitaine, le roi dut révoquer l’exil et le Père saint rentra triomphalement. Les calomnies ayant repris, le père Pompilio fut «relégué» par ses supérieurs à Campi Salentina (Lecce), comme Supérieur et Maître des novices, et où il passait de nombreuses heures dans le confessionnal ; c’est là qu’on le trouva quasi inanimé, le 15 juillet 1766 au soir, comme il l’avait annoncé.

Pompilio Maria Pirrotti fut béatifié en 1890 et canonisé en 1934.

Les miracles retenus pour la canonisation furent deux guérisons instantanées et inexplicables, d’une malade napolitaine atteinte d’épithéliome glandulaire au sein droit, et d’un autre, espagnol, atteinte de pleuro-pulmonie catarrhale.

 

 

Michel-Bernard Marchand

1749-1794

 

Ce prêtre était né au Havre (Seine Maritime) le 28 septembre 1749, veille de la fête de saint Michel dont il porta le nom.

Prêtre du diocèse de Rouen, curé au Vaurouy, dénoncé comme réfractaire, il fut condamné à la déportation et mourut à bord du Deux-Associés le 15 juillet 1794.

Il a été béatifié en 1995.

 

 

Phêrô Nguyễn Bá Tuần

1766-1838

 

Phêrô (Pierre) était né à Ngoc Dong (Hung Yen).

Il fut ordonné prêtre en 1807 et exerça un apostolat très fécond pendant trente années. Quand la persécution reprit, il dut se cacher, parfois dans des champs boueux, passant une journée sous le soleil brûlant et deux autres dans le brouillard…

Trahi, il fut arrêté avec le père Joseph Fernandez, vicaire provincial dominicain ; le père Fernandez fut mis dans une cage, et l’abbé Phêrô, chargé de la cangue ; ils furent ainsi conduits à Vi-Hoang, où se trouvaient déjà les deux évêques, Mgr Delgado et Mgr Henares.

Phêrô, prêtre de soixante-douze ans, dut subir la prison, les chaînes et les coups, la faim et la soif, les moustiques et les punaises.

Il fut condamné à mort ; son âge aurait dû lui permettre d’éviter la décapitation, qui fut cependant décidée pour le 18 juillet.

Il n’eut pas la force d’attendre jusque là. Il s’éteignit en prison le 15 juillet 1838.

Il fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Anne-Marie Javouhey

1779-1851

 

Elle vit le jour le 10 novembre 1779 à Jallanges (Côte d’Or), de Balthazar Javouhey et Claudine Parizot, qui eurent dix enfants (dont quatre morts en bas âge) : Etienne, Pierre, Anne, Pierrette, Marie-Françoise, Claudine.

Anne-Marie fut baptisée dès le lendemain de sa naissance et fut consacrée à la Sainte Vierge. On l’appela familièrement Nanette.

A dix ans déjà (c’était tôt pour l’époque), elle reçut la Première communion. A cet âge, elle avait pris la résolution de ne jamais boire que du vin coupé.

Lors de la Révolution française, le curé dut s’éclipser, mais il arriva un bon prêtre franc-comtois, l’abbé Ballanche, qui se réfugiait dans le même village. Anne-Marie organisa la vie sacramentelle, cachant et protégeant ce prêtre : même un des espions républicains reconnaissait : Elle sait si bien faire, si bien nous endoctriner, nous endormir, qu’il n’y a pas moyen de la surprendre et de mettre la main sur son curé. Les parents reçurent dans leur grange des prêtres clandestins.

Anne-Marie se consacrera à Dieu au cours d’une de ces Messes. A dix-huit ans, elle refusa de se marier et déclara qu’elle n’avait d’autre Epoux que Jésus-Christ. Elle reçut des avertissements célestes pour la guider vers sa vocation. Son père, d’abord réticent, finit par la laisser faire. En 1798, elle se consacra entièrement à Dieu, pour Le servir auprès des malades à soigner et des petites filles à instruire. Ses trois sœurs l’imitèrent.

En 1800, revint l’ancien curé, ému de voir sa paroisse si bien «entretenue».

Anne-Marie entra quelque temps dans une congrégation de Besançon, mais eut une révélation de repartir chez elle pour faire de grande choses. Elle qui ignorait qu’il y eût plusieurs races dans le monde, se voyait entourée d’enfants de toutes couleurs.

Cherchant sa voie, elle essaya aussi la Trappe, en Suisse, où elle porta le nom de sœur Justine, mais elle fut encore avertie de ne pas y rester, pour aller fonder.

En 1804, quand l’Eglise de France exsangue s’efforçait de remettre sur pied le culte religieux, l’évêque d’Autun chargea Anne-Marie de fonder une pieuse union de jeunes filles, sous le patronage de saint Joseph, pour s’occuper des enfants pauvres. Ce fut le début des Sœurs de Saint-Joseph.

En 1805, elle eut l’occasion de rencontrer le pape Pie VII à Chalon-sur-Saône, qui l’encouragea paternellement. Peu après elle s’installa dans cette ville et en avertit son père, signant pour la première fois : Sœur Anne-Marie de l’Enfant-Jésus.

La fondation, placée sous la protection de saint Joseph, fut reconnue par Napléon 1er dès 1806. Anne-Marie fut élue supérieure en 1807.

Après avoir été logées dans le grand séminaire d’Autun, les Religieuses s’installèrent en 1812 dans l’ancien couvent des Récollets de Cluny : devenu bien national, il fut racheté pour elles par le père d’Anne-Marie. Dès lors les Religieuses s’appelèrent les Sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny.

L’enseignement donné par ces nouvelles Religieuses fut très apprécié à Paris. Dès 1817, des Sœurs seront envoyées dans les missions : ce fut la première congrégation missionnaire féminine, qui travailla sur l’ïle Bourbon, au Sénégal, en Martinique, en Guinée, en Guadeloupe, et surtout en Guyane (1828).

C’est dans ce cadre qu’Anne-Marie Javouhey travailla intensivement à l’émancipation des Noirs, et à l’abolition de l’esclavage.

Cette magnifique expérience sera consignée dans un petit journal rédigé par Anne-Marie. La communauté installée par elle a donné naissance à l’actuelle ville de Mana, qui englobe le village de Javouhey.

Après cette fructueuse mission, Anne-Marie revint en France, et fonda un petit séminaire pour la formation de prêtres indigènes sénégalais.

En France, plusieurs évêques, mais pas tous, appuyèrent volontiers Mère Javouhey. Mais le plus fort soutien qu’elle reçut, vint du roi Louis-Philippe, qui désirait beaucoup abolir l’esclavage dans les îles. Le roi Louis-Philippe aurait dit un jour : Madame Javouhey, mais c’est un grand homme ! 

Il y eut une perspective de réunion de l’Œuvre à la congrégation du père Libermann (la congrégation missionnaire du Saint-Esprit ou Spiritains), mais qui n’aboutit pas.

En 1828, l’Etat confia aux Sœurs la Guyane, où la Mère Javouhey allait laisser une empreinte si forte. Quand elle dut revenir en France, en 1843, toute la population l’accompagna en pirogues aussi loin que possible. Elle était leur chère Mère.

Lors de la révolution de 1848, la Mère voulut gagner la maison de Paris ; on la précéda d’une barricade à l’autre au cri de Laissez passer la Mère Javouhey.

En 1851, un de ses souhaits se réalisait : les îles de la Martinique, Guadeloupe et Réunion étaient pourvues d’un siège épiscopal.

La mission de la Mère Anne-Marie arriva à sa fin. Sa santé céda. Elle s’éteignit à ce monde le 15 juillet 1851, laissant déjà plus de mille Religieuses sur les cinq continents. Elles sont aujourd’hui plus de trois mille.

Anne-Marie Javouhey a été béatifiée en 1950.

 

 

Anrê Nguyễn Kim Thông (Năm Thuông)

1790-1855

 

Anrê (André) était né vers 1790 à Quy Nhơn (Xuân Phương, Phước Sơn, Tuy Phước, Bình Ɖịnh).

Père de famille très chrétien, il eut deux enfants, dont une fille qui entra chez les Amantes de la Croix.

Il rendait service à tous les villageois, sans se soucier de son salaire. Il gagna l’affection et le respect de tous, mais aussi de l’évêque Mgr Etienne-Théodore Cuenot.

Anrê était un homme serviable, très intègre, préoccupé du bien des autres, pour lesquels il montrait compassion et dévouement.

Il priait chaque jour le chapelet ; il fit construire une chapelle dédiée au Cœur Immaculé de Marie ; il aidait le clergé dans l’apostolat, cherchant à les héberger ou à les cacher en temps de persécution ; il protégeait aussi les orphelinats.

Il fut dénoncé pour avoir hébergé des prêtres et l’armée vint aussitôt encercler sa maison. On l’arrêta avec quatre prêtres et on les conduisit à la prison de Binh Ɖįnh.

Dans la capitale, on le connaissait et il eut la permission de rentrer parfois chez lui. Anrê en profita pour exhorter les fidèles à rester fidèles. Lui-même disait que, désormais, il était vieux et qu’il jugeait inutile de rester en prison, préférant mourir pour le Nom du Christ. Mais il retourna à sa prison, fidèlement.

Plusieurs fois, sur la route, on lui conseilla d’apostasier. Il refusa toujours, disant : La Croix illumine les étoiles ! Je préfère l’exil et la mort pour le Seigneur, que l’apostasie !

Après trois mois de prison, il fut exilé à Vĩnh Long, avec quatre autres croyants. Sa santé se détériorait ; il souffrait beaucoup de la cangue qui pesait sur son cou, il peinait à marcher et devait pourtant marcher longtemps chaque jour sous le soleil brûlant. Même les soldats demandèrent qu’on lui enlevât la cangue.

En traversant la province de Bình Thuận, Anrê eut la joie de recevoir l’absolution de son fils prêtre, le père Nguyễn Kim Thư.

Arrivé à Chợ Quán, il rencontra un prêtre qui, considérant son état de santé, lui conféra le Sacrement des Malades.

On informa le père Borelle sur sa mort possible, et celui-ci fit venir un médecin.

Parvenu enfin au lieu «définitif» de son exil, Anrê en réalité quitta cette terre d’exil pour entrer dans les Demeures éternelles.

Il eut juste le temps et la force de prier encore un peu, de demander pardon pour ses péchés, de dire quelques Ave Maria, avant de rendre son âme à Dieu, le 15 juillet 1855.

Anrê fut béatifié en 1909 et canonisé en 1988.

La fête liturgique de tous les Martyrs vietnamiens est au 24 novembre.

Antoni Beszta-Borowski

1880-1943

 

Il naquit le 9 septembre 1880 à Borowskie Olki (Bialystok, Pologne), deuxième des quatre enfants de Jan et Michalina Średzińskich, une famille qui cultivait les traditions patriotiques et religieuses.

Après des études à Suraż et Bialystok, il entra au séminaire de Vilnius et fut ordonné prêtre en 1904.

Il exerça à Vilnius (Saint-Raphael), puis à Surwiliszkach. Ensuite, il fut en Pruzhany Polésie, jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Après l’indépendance de la Pologne (1918), il fut aumônier à Bialystok. Puis il devint doyen de Bielsko Podlaski à partir de 1927. Toute l’activité du père Antoni était de construire la nouvelle nation, de construire une nouvelle société sur les ruines de la Pologne détruite par l’occupation. Les efforts du père Antoni étaient surhumains, mais c’est aujourd’hui qu’on en mesure pleinement les heureux résultats.

Au moment de la guerre mondiale, il fut nommé vicaire général du diocèse de Pińsk.

On lui fit remarquer que sa vie était en danger, mais il ne voulut pas quitter ses paroissiens.

Plus de trois mille Juifs de la paroisse furent bientôt conduits à Treblinka et gazés. Dans une rafle suivante, au mois de juillet 1943, les soldats nazis arrêtèrent et fusillèrent immédiatement dans un bois proche de Bielsko Podlaskie une cinquantaine de Polonais, appartenant à l’intelligentsia. Parmi ces victimes se trouvait le père Antoni.

Des témoins ont vu le père Antoni prier le chapelet et le bréviaire, aussi longtemps qu’il le put. Il fut même battu à cause de cela. Il aida les autres condamnés à se préparer à la mort et à rencontrer Dieu.

Après la fusillade, les corps furent écrasés sous les chenilles des véhicules de l’armée.

C’était le 15 juillet 1943.

Plus tard, les restes de ces victimes furent exhumés et placés dans un cercueil qui se trouve maintenant dans la basilique de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, à Bielsko Podlaski.

Le père Antoni Beszta-Borowski a été béatifié parmi les cent-huit Martyrs polonais de la Deuxième Guerre mondiale.

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