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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 23:00

16 JUILLET

 

III.

S Fauste, martyrisé en croix pendant cinq jours et percé de flèches (lieu inconnu).

?

S Vitalien, évêque à Montesarchio.

S Justinien, disciple de s. Martial à Limoges.

S Domnin, enfant juif de dix ans, vénéré à Avrillé. 

S Landry, évêque à Sées.

S Tenenan (Tinidor), évêque à Léon, peut-être irlandais ou gallois.

IV.

S Antiochus, médecin martyr à Sébaste ou Anastasiopolis ; de ses plaies sortit du lait, prodige qui convertit le bourreau Cyriacus et lui valut aussi le martyre ; Antiochus pourrait être le frère de s. Platon (cf. 22 juillet).

S Athenogenes, évêque à Sébaste et martyr.

VI.

S Généroux, abbé à Ension (Saint-Jouin-de-Marnes).

S Helerius, ermite en l'île de Jersey et martyr, venu de Tongres.

SS Monulphus et Gondulphus, évêques à Maastricht.

VII.

Ste Reinelde, vierge martyre à Saintes de Belgique.

IX.

S Sisenando, diacre portugais martyr à Cordoue.

Bse Irmengarde, arrière-petite-fille de Charlemagne, abbesse à Chiemsee.

XIII.

Apparition de Notre Dame du Mont-Carmel (1251) à s. Simon Stock, général de l'Ordre des Carmes : était promise une bénédiction spéciale pour ceux qui porteraient l'habit, le scapulaire ou la médaille de l'Ordre.

XVI.

B Simão da Costa, dernier des martyrs, près de l'île de Grande Canarie, du groupe mentionné le 15 juillet.

B Bartolomeu Fernandes des Martyrs, évêque à Braga, dominicain, béatifié en 2001 ; son traité de pastorale fut donné à lire aux Pères du concile de Vatican II !

XVII.

Bx John Sugar et Robert Grissold, martyrs anglais ; le laïc Robert avait protégé le prêtre John ; béatifiés en 1987.

Bx André de Soveral, jésuite, et Domingos Carvalho, martyrs au Brésil avec une foule de fidèles, assiégés par des soldats et brûlés durant la Messe, béatifiés en 2000, canonisés en 2017.

XVIII.

 Bx Nicolas Savouret, cordelier à Moulins, et Claude Beguignot, chartreux près de Rouen, prêtres martyrs aux pontons de Rochefort, béatifiés en 1994.

Bses Marie-Rose (Aimée de Jésus) Gordon, Marie-Anne (de Saint-Joachim) Béguin-Royal, Marguerite-Thérèse (Marie de Jésus) Charensol, sacramentines ; Marie-Anne (de Saint-Michel) Doux, Marie-Rose (de Saint-André) Laye, Dorothée (Madeleine du Saint-Sacrement) de Justamont, ursulines ; et la sœur de cette dernière, Madeleine (du Cœur de Marie) de Justamont, bernardine ; toutes guillotinées à Orange.

XIX.

Ste Marie-Madeleine Postel, normande, fondatrice des Sœurs des Ecoles Chrétiennes de la Miséricorde ; pendant la Révolution, elle eut la permission de conserver le Saint Sacrement, de se communier et de porter l'Eucharistie aux mourants.

SS Lang Yangshi et Baolu Lang Fu, mère catéchumène et son fils, et Delan Zhang Heshi avec ses deux enfants, martyrs chinois canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet.

XX.

Bse María Guadalupe Ortiz de Landázuri Fernández de Heredia (1916-1975), espagnole, consacrée dans l'Opus Dei, béatifiée en 2019.

Antiochus d’Anastasiopolis

† 305

 

Antiochus serait le frère de s.Platon (v. 22 juillet).

Il était médecin à Sébaste (act. Sivas, Turquie C) , ou à Anastasiopolis (act. Beypazarı, Turquie NW).

Dans cette ville, il subit le martyre, sous Dioclétien, donc au début du 4e siècle.

Au moment de la décapitation, le bourreau Kyriakos s’aperçut que le corps du Martyr versait non pas du sang, mais du lait. Il se convertit sur le champ, et sur le champ fut à son tour décapité.

Antiochus appartient ainsi à la longue suite des médecins ou infirmiers qui moururent pour le Christ, depuis les célèbres s.Luc, ss.Cosme et Damien, s.Pantaleon (v. 18 octobre, 26 septembre, 27 juillet), les autres moins connus : s.Césaire, b.Giacomo Cusmano, b.Marco de Marchio de Montegallo, s.Liberatus, s.Pausicacus (v. 25 février, 14, 19 et 23 mars, 13 mai), jusqu’à s.Camille de Lellis, b.Antonio Torriani, bse Cecília Zdenka Schelingová, s.Filippo Benizi, b.Jacques-Désiré Laval, s.René Goupil, le vietnamien s.Simon Phan Ɖắc Hòa (v. 14, 24 et 31 juillet, 22 août, 9 et 29 septembre, 12 décembre) et, plus près de nous, le bienheureux László Batthyány-Strattmann, s. Giuseppe Moscati, ste Gianna Beretta in Molla, s.Erminio Filippo Pampuri, b.Pere Tarrés Claret et ste Anna Francesca Boscardin (22 janvier, 12 et 28 avril, 1er mai, 31 août, 20 octobre), et la liste n’est pas exhaustive !

Saint Antiochus de Sébaste est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Athenogenes de Sébaste

† 305

 

Athenogenes fut chorévêque (c’est-à-dire évêque sans siège fixe) en Petite Arménie, ou peut-être évêque de Sébaste même.

On lui attribue une hymne dans laquelle il professait la divinité eu Saint-Esprit.

Il subit le martyre, brûlé vif, sous Dioclétien, vers 305.

Saint Athenogenes de Sébaste est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Helerius de Jersey

6e siècle

 

Helerius venait de Tongres (Belgique), qu’il quitta pour venir en Normandie se mettre sous la direction de s.Marcoul (v. 1er mai), avant l’installation de ce dernier près de Reims.

Puis Helerius passa sur l’île de Jersey pour y mener une vie d’ermite, avec un compagnon nommé Romardus.

Les habitants de Jersey étant souvent victimes des pirates, Helerius s’installa sur un rocher assez élevé, d’où il voyait de loin les voiles des navires pirates et prévenait les habitants.

Helerius vécut là pendant plus de dix ans, accomplissant des miracles.

Sa vigilance fut un jour surprise et des pirates s’emparèrent de lui : Helerius fut décapité.

Mais il accomplit encore un miracle, ramassant sa tête et provoquant ainsi la panique des pirates, qui s’enfuirent.

Conservées à Beaubec-la-Rosière, les reliques disparurent lors de la Révolution française.

Saint Helerius de Jersey est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Monulphus de Maastricht

† 597

 

Monulphus est présenté comme le vingt-et-unième évêque de Maastricht.

Son prédécesseur, s.Domitianus (v. 7 mai ?), étant mort vers 549, on attribue à Monulphus un épiscopat d’environ un demi-siècle.

Il eut le mérite de construire à Maastricht une grand église pour abriter les reliques de s.Servais (v. 13 mai).

Son successeur fut s.Gondulphus.

Saint Monulphe de Maastricht est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain, en même temps que s.Gondulphe.

 

 

Gondulphus de Maastricht

524-607

 

On est davantage renseigné sur cet évêque que sur son prédécesseur, Monulphus.

Gondulphus (Gundulf) naquit vers 524, héritier des anciens rois de Cologne, comme son frère Bodogisel. Leur père, Munderic, fut assassiné.

Les deux frères grandirent à la cour de Clotaire Ier.

Après la mort de Bodogisel (589), Gondulphus fut le précepteur du fils de ce dernier, Arnoul, futur évêque de Metz (v. 18 juillet). 

Puis Gundulphus passa au service de Sigebert Ier, Childebert II et Thibert II : c’est sous ce dernier que Gondulphus fut fait vice-roi d’Austrasie (596).

Sur le tard de sa vie, vers soixante-quinze ans, il résolut de quitter le monde.

A la mort de s.Monulphus, vers 597, il fut unanimement appelé à monter sur le siège épiscopal de Maastricht, charge qu’il exerça pendant une dizaine d’années.

Il mourut vers 607.

Saint Gondulphus de Maastricht est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain, en même temps que s.Monulphus.

 

 

Reinelde de Saintes (Belgique)

† 680

 

Reinelde (Reynelde, Renelde, Reine, Renelle, Ernelle, latin Reinildis) nous est présentée comme la fille de s.Witger et Amalberge de Maubeuge, et sœur de sainte Gudule (v. 8 janvier) et de s.Emebert (v. 15 janvier).

Elle aurait donné à l’abbaye de Lobbes son domaine familial. Un événement étonnant se vérifia, alors que les moines expliquèrent à Reinelde qu’il n’était pas permis à une femme d’entrer dans leur église ; Reinelde se mit en prière devant l’abbaye pendant trois jours et trois nuits ; la troisième nuit, la cloche réveilla tout le monastère et l’on trouva Reinelde en prière, les bras en croix, devant l’image du Sauveur. Elle expliqua que Dieu, dans sa miséricorde infinie, lui avait accordé ce que les moines lui avaient refusé. 

Ayant pris le voile des vierges, elle fit un pèlerinage en Terre sainte et vint s’installer à Saintes (Hal, Brabant wallon) avec ses deux serviteurs, le clerc Grimoald et Gondulphe.

Toute sa vie, elle fut l’amie, la sœur, la servante des malheureux.

Vers 680, une horde de barbares venant de la Frise s’abattit sur la région. Reinelde fut saisie, traînée par les cheveux puis décapitée, ainsi que Grimoald ; Gondulphe eut la tête transpercée de gros clous.

De nombreux miracles se produisirent sur son tombeau.

On invoque Reinelde pour les maux qui ne guérissent pas : fièvres, apoplexie, paralysie, maladies des yeux, chute des cheveux (!), ulcères, scrofules, eczéma. Il y a à Condé-sur-Escaut un puits de Reinelde, dont l’eau est dite miraculeuse.

Sainte Reinelde est commémorée le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sisenando de Cordoue

† 851

 

De la cinquantaine de martyrs exécutés à Cordoue par la fureur islamique, et dont parle longuement s.Eulogio (v. 11 mars), voici Sisenando.

Il provenait de la ville de Beja (anc. Pax Iulia, Portugal Sud).

Devenu diacre, il vint à Cordoue pour étudier, et résidait auprès de la basilique San Acisclo.

Il reçut un mystérieux «appel» des deux Martyrs Pedro et Walabonso (v. 7 juin), et conçut un grand désir de les rejoindre par le martyre.

La Providence permit qu’il fût d’abord emprisonné. Un jour donc qu’il était en train d’écrire un billet pour un ami, il s’interrompit, prévint le portier de l’arrivée imminente d’officiers de la garde et se prépara à être décapité.

Mais on devait d’abord le présenter au juge, qui le fit décapiter.

C’était le jeudi 16 juillet 851. 

Saint Sisenando de Cordoue est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Irmengarde de Chiemsee

833-866

 

Irmengarde, née en (ou vers) 833 à Ratisbonne, arrière-petite-fille de Charlemagne était la fille de Louis le Germanique et Hemma, après Hildegarde et Carloman, et avant Gisèle, Louis, Berthe et Charles. 

Son nom s’orthographie aussi Irmgard ou Ermengarde.

Louis le Germanique lui «donna» personnellement le monastère de Buchau (Württemberg), où elle et ses sœurs furent éduquées. Irmengarde y commença probablement aussi sa vie religieuse. On a dit qu’elle en fut aussi l’abbesse, mais cette affirmation reste douteuse.

Peu avant 857, Irmengarde passa à un autre monastère bénédictin, Frauenchiemsee, où elle recouvrit la charge d’abbesse. Elle devait avant tout réparer, reconstruire les bâtiments qui avaient été laissés quasi à l’abandon. Mais surtout, elle sut merveilleusement «conduire ses brebis à l’Agneau», pour citer l’expression d’un abbé du 11e siècle (Gerhard de Seeon), reprise par le Martyrologe.

Irmengarde eut une vie très ascétique ; elle se montra pleine de charité pour les pauvres.

Elle mourut le 16 juillet 866, âgée de trente-trois ans.

Son culte fut reconnu en 1928, mais on l’avait déjà «béatifiée» ou même «canonisée» dès le 11e siècle.

Sainte Irmengarde de Chiemsee est commémorée le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

Simão da Costa

† 1570

 

Simão da Costa était natif de Porto (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu pour la plupart le 15 juillet 1570, mais Simão seul fut martyrisé le 16 juillet. La béatification de tout le groupe eut lieu en 1854.

 

 

Bartolomeu Fernandes des Martyrs

1514-1590

 

Bartolomeu Fernandes Vale naquit le 3 mai 1514 à Lisbonne (Portugal) et fut baptisé dans l’église Notre-Dame des Martyrs, dont il porta ensuite le nom à la place de son patronyme.

Il entra chez les Dominicains en 1528 à Lisbonne et acheva ses études en 1538.

Puis il enseigna à Lisbonne et Evora, et fut précepteur de Dom António, neveu du roi Joaõ III.

En 1559 il fut nommé archevêque de Braga, dignité qu’il accepta par obéissance à son prieur provincial, et participa en tant que tel aux sessions du Concile de Trente en 1562-1563 : il y présenta plus de deux-cents propositions. Il s’appliqua ensuite à mettre en application les décisions du Concile dans son diocèse, organisant à cet effet un synode diocésain et un autre provincial.

Il revendiqua la préséance du siège de Braga sur celui de Tolède.

L’archevêque passait tout son temps en visites pastorales. Il se préoccupait beaucoup de la formation de son clergé et fonda un séminaire à Campo da Vinha.

Il montra une charité débordante lors de l’épidémie de peste en 1570 et la crise économique de 1574.

Se sentant trop âgé, il se démit de sa charge en 1582 et se retira dans le couvent de Sainte-Croix, à Viana do Castelo, qu’il avait lui-même fondé pour relancer les études ecclésiastiques.

C’est là qu’il mourut le 16 juillet 1590, laissant une sainte réputation de père des pauvres et des infirmes.

Il fut béatifié le 4 novembre 2001, en la fête de saint Carlo Borromeo : ces deux évêques s’étaient consacrés à mettre en application les décrets du Concile de Trente.

Deux écrits du bienheureux Bartolomeu sont restés fameux, et inspirèrent les pères du Concile Vatican II : Compendium spiritualis doctrinæ (résumé de doctrine spirituelle), et surtout Stimulus pastorum (Devoirs et Vertus des évêques). Il écrivit aussi un Catéchisme, qui connut quinze éditions.

 

 

John Sugar

1558-1604

 

Né à Wornboum (Staffordshire) en 1558, John Sugar (ou Suker) fréquenta à l’université d’Oxford le Collège Oriel, où son inscription en 1584 porte la mention clerici filius (fils d’un clerc).

Il n’acheva pas ces études, les uns disent que ce fut à cause de son refus du serment de fidélité envers le monarque, les autres pensent que ce fut plutôt à cause de son activité comme ministre protestant à Cannock.

Toutefois, John rejoignit le collège anglais de Douai, où il fut ordonné prêtre en 1601.

La même année il partit en mission dans son pays et fut arrêté deux ans après, le 8 juillet 1603 à Rowington (Warwickshire), en compagnie de Robert Grissold, qui partagea en tout le sort de John Sugari.

 

Après une année de prison à Warwick, ils furent tous les deux condamnés à mort le 14 juillet 1604, John Sugar pour le crime d’être prêtre, Robert Grissold pour celui de l’avoir aidé. 

Ils furent pendus le 16 juillet suivant.

Comme ce fut souvent le cas, on relâcha la corde avant la mort complète de John, qui fut donc encore vivant éviscéré et écartelé.

John Sugar, avec Robert Grissold, furent béatifiés en 1987.

 

 

Robert Grissold

1575-1604

 

Robert Grissold (ou Greswold, Griswold) était né vers 1575 à Rowington, de John, un tisserand, et Isabel Grissold, de Poundley End (Rowington), qui eurent six garçons et une fille.

Il travaillait au service de M. Sheldon à Broadway (Worcestershire), et avait (comme son frère John) un grand respect pour les prêtres catholiques.

C’est pour cela aussi qu’il protégea John Sugar.

Le 8 juillet 1603, le bruit courut qu’un prêtre se trouvait à Rowington, probablement dans la maison d’un certain William Skynner, qui avait déjà eu des problèmes pour avoir hébergé un prêtre ; mais on ne trouva personne chez lui. On alla chez les oncles de Robert, bien connus pour être catholiques. Les soldats étaient guidés par le propre neveu de ces oncles, un cousin germain de Robert, mais on ne trouva personne là non plus.

Mais en sortant de là, ils rencontrèrent Robert en compagnie de John, sur la route de Baddesley ; peut-être était-ce au retour d’avoir célébré la messe chez les Clinton de Baddesley. Les deux amis furent arrêtés, et le cousin Grissold proposa à Robert de le laisser partir, mais ce dernier refusa de quitter John.

Après une année de prison à Warwick Gaol, ils furent tous les deux condamnés à mort le 14 juillet 1604, John Sugar pour le crime d’être prêtre, Robert Grissold pour celui de l’avoir aidé. 

On proposa encore à Robert de le laisser en vie, s’il acceptait d’adhérer à l’Eglise d’Angleterre, ce qu’il refusa catégoriquement : Je ne l’ai pas suivi jusqu’ici (parlant de John) pour le laisser là juste maintenant.

Ils furent pendus à Gallows Hill. 

On exécuta d’abord John. Voyant la corde qui allait servir pour lui, Robert alla la baigner dans le sang du prêtre. La montrant aux gens présents, il leur dit : Soyez témoins, braves gens, que je meurs ici non pas pour avoir volé, ni pour avoir trahi, mais pour ma conscience. 

Il pardonna aux persécuteurs et au bourreau, pria l’acte de contrition, et invoqua le Nom de Jésus. Puis il s’en remit aux mains de Dieu Tout-puissant. Lui, on le laissa expirer avant de relâcher la corde.

La tête et les restes de John, qui était plus «coupable», furent exposés aux portes de Warwick. Le corps de Robert fut «seulement» enterré non loin de là.

Ce fut le 16 juillet 1604.

 

Robert fut béatifié avec John Sugar en 1987.

 

André de Soveral

1572-1645

Domingos Carvalho

?-1645

 

André était né en 1572 à São Vicente (Brésil), prêtre d’origine portugaise.

Il entra au collège des Jésuites en 1593 à Bahia ; il étudia le latin, la théologie morale.

Comme il connaissait très bien la langue indigène, il s’occupa beaucoup de catéchiser les Indios, proches du collège de Pernambuco (Olinda).

En 1606 il fut envoyé en mission au Rio Grande, et passa au clergé diocésain, entre 1607 et 1610. C’est apparemment dans ces années-là qu’il reçut le sacerdoce.

En 1614 il fut curé à Cunhaú, une localité proche de Canguaretama (Rio Grande du Nord, Brésil), qui s’était formée autour des plantations de canne à sucre.

Durant la guerre de la Restauration, les troupes hollandaises, protestantes, débarquées au Brésil s’en prirent aux prêtres et aux communautés catholiques présents dans ce pays, comme représentant l’impérialisme portugais.

Ce 16 juillet 1645, les troupes hollandaises encerclèrent l’église où se trouvaient soixante-neuf paroissiens qui assistaient à la messe dominicale, célébrée par le père André.

A l’irruption des soldats, il invita toute l’assistance à accepter la mort pour la foi catholique et ils furent tous massacrés.

L’unique dont on ait retenu le nom était Domingos Carvalho, un pieux laïc, dont le lieu et la date de naissance restent inconnus.

Il y eut une nouvelle attaque le 3 octobre, où tombèrent le prêtre Ambrósio Francisco Ferro, et une trentaine d’autres fidèles, parmi lesquels Mateus Moreira.

André de Soveral et ses Compagnons furent béatifiés en 2000 et canonisés en 2017 ; ils sont mentionnés au Martyrologe le 16 juillet.

 

 

Marie-Rose Laye

1728-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 26 septembre 1728 à Bollène (Vaucluse), elle entra comme Converse chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Saint-André.

Elle fut condamnée le 16 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 16 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Nicolas Savouret

1733-1794

 

Il naquit le 27 février 1733 à Jonvelle (Haute-Saône), de Jacques «La Rose» et Catherine Bruer.

Il entra chez les Franciscains conventuels, ou Cordeliers, à Moulins.

Il fut docteur en théologie.

Arrêté comme prêtre réfractaire, pour son refus de prêter le serment constitutionnel, il fut conduit avec quelques centaines d'autres prêtres et religieux à bord du navire négrier Deux Associés, qui devait partir pour la Guyane, mais qui resta dans le port de la Rochelle, où la plupart des prisonniers moururent d'épuisement, de mauvais traitements, de maladies.

Le père Nicolas Savouret mourut le 16 juillet 1794 (on a avancé le 9 août), et fut béatifié en 1995.

 

 

Marie-Rose de Gordon

1733-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 29 septembre 1733 à Mondragon (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Aimée de Jésus (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 16 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 16 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie-Anne Béguin-Royal

1736-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née en 1736 à Bouvante (Drôme), elle entra comme Converse chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Saint-Joachim (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 16 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 16 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Claude Beguignot

1736-1794

 

Il naquit le 19 septembre 1736 à Langres (Haute-Marne).

Il entra chez les Chartreux.

Arrêté comme prêtre réfractaire, pour son refus de prêter le serment constitutionnel, il fut conduit avec quelques centaines d'autres prêtres et religieux à bord du navire négrier Deux Associés, qui devait partir pour la Guyane, mais qui resta dans le port de la Rochelle, où la plupart des prisonniers moururent d'épuisement, de mauvais traitements, de maladies.

Le père Claude Beguignot mourut le 16 juillet 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Marie-Anne Doux

1739-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 8 avril 1739 à Bollène (Vaucluse), elle entra comme Converse chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Saint-Michel.

Elle fut condamnée le 16 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 16 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Dorothée-Madeleine-Julie de Justamont

1743-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 27 mai 1743 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur du Cœur de Marie.

Elle fut condamnée le 16 juillet.

Le même jour fut aussi martyrisée sa sœur, Bernardine, Madeleine-Françoise de Justamont (Madeleine du Saint-Sacrement). Les noms de religion de ces deux Religieuses ont peut-être été intervertis.

Martyrisées à Orange ce même 16 juillet 1794, elles furent béatifiées en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et une autre Bernardine, parmi lesquelles leur tante, Marie-Madeleine (martyrisée le 26 juillet).

 

 

Madeleine-Françoise de Justamont

1754-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 26 juillet 1754 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Bernardines, avec le nom de Sœur Madeleine du Saint-Sacrement.

Elle fut condamnée le 16 juillet.

Le même jour fut aussi martyrisée sa sœur, Ursuline, Dorothée-Madeleine-Julie de Justamont (Sœur du Cœur de Marie). Les noms de religion de ces deux Religieuses ont peut-être été intervertis.

Martyrisées à Orange ce même 16 juillet 1794, elles furent béatifiées en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et une autre Bernardine, parmi lesquelles leur tante, Marie-Madeleine (martyrisée le 26 juillet).

 

 

Marguerite-Thérèse Charensol

1758-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 28 février 1758 à Richerenches (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Marie de Jésus de la Conception (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 16 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 16 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie-Madeleine Postel

1756-1846

 

Née à Barfleur (Manche) le 28 novembre 1756, de Jean Postel, humble cordier, Julie Françoise Catherine est envoyée chez les bénédictines de Valognes. Depuis toute jeune, elle voulait se consacrer à Dieu. Elle fait sa première Communion à neuf ans.

En 1776, elle revient chez elle et ouvre une école pour enfants pauvres.

Durant la Révolution, elle aide les prêtres à gagner l’Angleterre, et organise des célébrations clandestines dans les granges de campagne. Elle fait le catéchisme, elle a l’autorisation de porter la sainte Communion aux malades.

En 1807, elle fonde la congrégation des Sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde et prend le nom de Marie-Madeleine (d’autres affirment qu’elle prit ce nom de religion lors de son admission dans le tiers-ordre franciscain en 1798). C’est dans le pensionnat de Cherbourg, où elle enseigne, qu’elle prononce ses vœux perpétuels, avec trois compagnes.

Actuellement l’institut porte le nom de Sœurs de Sainte Marie-Madeleine Postel. La congrégation est de droit pontifical. Les constitutions s’inspirent de celles de saint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des Frères des Écoles chrétiennes.

Leur maison changera de place : Octeville-l’Avenel, Valognes, Tamerville, finalement Saint-Sauveur-le-Vicomte, une vieille abbaye bénédictine rebâtie par les religieuses elles-mêmes (1832). 

Marie-Madeleine veille sur la formation de ses sœurs, insistant sur l’obéissance jusqu’à la mort, la charité et la vie de prière. Elle-même supporte les épreuves et les mortifications avec courage, et l’on dira d’elle qu’elle était parvenue “au faîte de la perfection”.

Elle meurt le 16 juillet 1846 : elle a quatre-vingt-dix ans.

Un siècle après, au moment du débarquement de juin 1944, les Allemands mettront le feu au bâtiment, qu’ils avaient occupés pour en faire un hôpital. Le tombeau de Marie-Madeleine est épargné. Les magnifiques bâtiments sont une nouvelle fois restaurés.

La congrégation s’implantera en Allemagne (1862), aux Pays-Bas (1886), en Angleterre (1894), en Italie (1903), en Indonésie (1929), en Irlande (1950), au Congo-Brazzaville (1959), en Afrique du sud (1979), en Inde (1994), en Côte d’Ivoire (1999).

Les religieuses sont plusieurs centaines à l’heure actuelle.

En 1920, il y eut une séparation en deux instituts indépendants : les sœurs françaises et les sœurs allemandes.

Marie-Madeleine Postel est béatifiée en 1908, et canonisée en 1925. Le Martyrologe la commémore le 16 juillet, son dies natalis.

 

 

Lang Yangshi

1871-1900 

Baolu Lang Fu

1893-1900

 

Lang Yangshi était née vers 1871 à Lu (Qinghe, Hebei).

Mariée et encore catéchumène, elle était la mère de Baolu (Paulus) Lang Fu, né vers 1893. 

Cette jeune maman et son petit garçon de sept ans furent martyrisés à Lujiapo (Qinghe, Hebei), le 16 juillet.

Ils ont été béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

 

 

Delan Zhang Heshi

1864-1900

 

Delan (Teresia) Zhang Heshi était née vers 1864 à Yuan (Ningjing, Hebei) et fut martyrisée à Zhangjiaji (Ningjing, Hebei) le 16 juillet.

Elle a été béatifiée en 1946 et canonisée en 2000.

 

 

María Guadalupe Ortiz de Landázuri Fernández de Heredia

1916-1975

 

Il vivait en 1916 à Madrid (Espagne) un officier de carrière nommé Manuel Ortiz de Landázuri, qui avait épousé Eulogia Fernández-Heredia ; ils avaient eu quatre enfants : Manuel, Eduardo, Francesco (mort en bas âge), et María Guadalupe, née le 12 décembre 1916.

On fête le 12 décembre l’apparition de Notre-Dame de Guadalupe (Mexique), et c’est ce nom qu’on donna à cette petite fille.

Comme tous les militaires, Monsieur Ortiz de Landázuri changea de domicile avec son épouse et ses enfants, selon ses nominations et son avancement : à Madrid, il était professeur de topographie à l’Ecole d’Artillerie ; il fut à Tetouan (Maroc) en 1927, à Ségovie en 1930, Madrid en 1932, au ministère de l’armée. Il fut alors nommé Lieutement-Colonel.

En 1923, María Guadalupe reçut la Première communion et fréquenta l’école Emulación, pour les filles de militaires. A Tetouan, elle fut chez à Notre-Dame du Pilar, unique fille de cette école tenue par les Pères Marianistes.

Cette année-là, la jeune fille acheva l’école à l’institut Miguel de Cervantes et, en 1933, passa à la faculté de Chimie à l’université de Madrid ; elle était une des cinq femmes sur soixante-dix élèves. María Guadalupe obtint son doctorat.

En 1936, éclata la guerre civile : les Chrétiens furent impitoyablement poursuivis, arrêtés, exécutés ; ce fut le cas pour Monsieur Ortiz de Landázuri : son épouse, son fils Eduardo et María Guadalupe s’entretinrent avec lui quelques heures encore avant son exécution (8 septembre 1936). María Guadalupe rompit ses fiançailles avec Carlos, ainsi que ses études. Elle n’eut jamais un mot contre les assassins de son père.

En 1937, Madame et ses enfants s’installèrent à Valladolid où habitait l’aîné, Manuel.

En 1939, María Guadalupe revint à Madrid pour enseigner la chimie au Lycée irlandais et au Lycée français.

En 1944, elle eut durant la messe une soudaine inspiration et rencontra peu après Josemaría Escrivá de Balaguer, le fondateur de l’Opus Dei (v. 26 juin). Elle fit partie de cette œuvre dès le mois de mars suivant. Désormais elle travaillerait en priorité pour l’Opus Dei : responsable de la section féminine de Madrid, puis à Bilbao (1945), de nouveau à Madrid (1947) et en diverses villes d’Espagne.

En 1949, le même Escrivá de Balaguer proposa à María Guadalupe de venir travailler au Mexique pour y répandre l’esprit de l’Opus Dei. Elle y continua son travail de recherches chimiques. María Guadalupe était extrêmement active : elle monta une résidence pour jeunes filles étudiantes, elle soutint la reconstruction de l’Ecole Montefalco et d’autres projets encore. Avec un médecin local, elle monta une petite clinique ambulante pour aller soigner les pauvres des environs.

En 1956, elle revint en Europe, à Rome, pour collaborer avec don Escrivá dans le gouvernement de l’Opus Dei. C’est là qu’elle sentit les premières manifestations de sa maladie cardiaque, motif pour lequel elle retourna à Madrid pour une opération ; elle en subit même plusieurs. A peine remise, elle se remit au travail, mais en Espagne. Elle fit des recherches sur l’utilisation des coques de riz et reçut, pour ce projet, le priz Juan de la Cierva. En 1965, elle obtint le doctorat en médecine.

Ce n’était pas encore suffisant : María Guadalupe collabora aussi à l’Institut Ramiro de Maeztu, à l’Ecole de Femmes pour les Sciences Industrielles (dont elle fut vice-présidente de 1964 à sa mort), au Centre d’Etudes et de Recherches de Sciences Domestiques. Ses élèves appréciaient beaucoup cette enseignante, si proche d’eux, si chrétienne, si lumineuse, qui ne prenait jamais de décision importante sans avoir longuement prié à la chapelle.

Mais sa santé n’était pas excellente ; María se dépensait beaucoup et les médecins préconisèrent une nouvelle opération, malgré les risques qu’il y avait. María Guadalupe fut opérée à la Clinique Universitaire de Navarre, à Pampelune, le 1er juillet 1975 : après une opération réussie, survinrent des complications respiratoires et María Guadalupe expira le 16 juillet 1975. Sa mère mourut dans la même clinique une semaine plus tard.

On retiendra encore que le frère de María Guadalupe, Eduardo, lui aussi membre de l’Opus Dei, mourut en odeur de sainteté en 1985.

A la suite d’une guérison miraculeuse vérifiée en 2002, María Guadalupe Ortiz de Landázuri Fernández de Heredia fut béatifiée en 2019, et inscrite au Martyrologe le 16 juillet.

Le miracle fut la guérison immédiate, du soir au lendemain matin, d’un homme de soixante-seize ans, qui souffrait d’une tumeur maligne de la peau à côté de l’œil droit ; au matin, la guérison était tellement manifeste, qu’une opération s’avérait totalement inutile.

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