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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 23:00

 

19 JUILLET

 

I.

S Epaphras, disciple de s. Paul, peut-être évêque à Colosses ; s. Paul en fait un bel éloge dans Col 4:12-13 et le mentionne encore dans Phm 23.

III.

S Libère, évêque à Poitiers.

IV.

SS Macedonius, Theodulos et Tatianus, martyrs à Méros, où ils avaient brisé des idoles.

S Reticius, premier évêque à Autun, d'abord marié, apprécié de s. Augustin.

Ste Macrina, petite-fille de ste Macrina l'Ancienne, fille de s. Basile l'Ancien et de ste Emmelie, aînée de dix enfants, dont ss. Basile de Césarée, Grégoire de Nysse et Pierre de Sébaste ; fondatrice d'un monastère avec sa mère.

V.

S Dios le Thaumaturge, archimandrite à Constantinople. 

VI.

S Symmaque, pape (498-514) : il subit un schisme romain ; il commença la rédaction du Liber Pontificalis.

?

S Félix, évêque à Vérone.

VIII.

S Laurent, évêque à Naples.

S Ambroise Autpert, officier de la cour de Pépin le Bref, précepteur du futur empereur Charlemagne, moine près de Bénévent ; ses écrits en font un des Pères latins de l'Église.

IX.

Ste Aurea, vierge près de Cordoue mais, mahométane par son père et accusée, elle fut décapitée ; elle avait deux frères, martyrs aussi, ss. Adulfo et Juan.

XI.

S Bernold, évêque à Utrecht ; constructeur d'églises, il favorisa le monachisme clunisien.

XII.

Bse Stilla, vierge, sainte femme qui fit construire une église à Marienburg.

XIV.

S Pietro Crisci, fou de Dieu à Foligno ; après une jeunesse orageuse, il rendait ses services à l'Eglise locale en balayant.

XVII.

S John Plessington (ou Plesington ou William Pleasington ou aussi William Scarisbrick), prêtre anglais martyr à Chester, pendu, éviscéré et écartelé.

XIX.

SS Ruohan Zhu Wurui, adolescent de dix-sept ans, Lisa Qin Bianshi et son garçon de quatorze ans Ximan Qin Chunfu, martyrs chinois canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet.

XX.

Bx Karol Stępień (Herman, *1910) et Józef Puchała (Achilles, *1911), prêtres franciscains polonais, tués par les nazis en Pologne en 1943, béatifiés en 1999.

Epaphras

1er siècle

 

Durant sa captivité à Rome (61-63), Paul écrivit aux chrétiens de Colosses pour leur rappeler fortement que le Christ est au-dessus de tout et les mettre en garde contre les faux docteurs, gnostiques en particulier, qui diminuaient la transcendance du Christ au profit d’êtres intermédiaires, et menaçant du même coup de ruiner le dogme chrétien.

Colosses était une ville de Phrygie (Asie Mineure) : il ne reste rien de cette ville antique, reconstruite maintenant sur le site de Honaz dans l’actuelle Turquie centrale.

Au terme de sa lettre, Paul mentionne ainsi Epaphras : Epaphras, qui est des vôtres, esclave du Christ Jésus, vous salue, combattant toujours pour vous par des prières, afin que vous demeuriez parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu ; car je lui rends témoignage qu’il prend beaucoup de peine pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour ceux qui sont à Hiérapolis (Col 4:12-13).

De ce passage, il ressort qu’Epaphras est alors à Rome auprès de Paul, à qui il a tenu à rendre visite. Long voyage pour honorer une amitié profonde.

Auparavant, au début de la même lettre, Paul avait rappelé aux Colossiens qu’ils ont été instruits par Epaphras : Notre bien-aimé compagnon dans le service de Dieu ; il est pour vous un fidèle ministre du Christ et c’est lui encore qui nous a informés de la charité que vous inspire l’Esprit (Col 1:7-8).

Et encore, dans la brève épître à Philémon, Paul mentionne son ami : Epaphras, mon compagnon de captivité dans le Christ Jésus, vous salue (Phm 23). Epaphras aurait-il aussi été arrêté, ou bien Paul veut-il dire seulement que son ami est auprès de lui pour le réconforter ? On ne sait.

Cet Epaphras est un saint homme d’une discrétion totale, au service de l’Eglise. On n’en saura pas grand-chose de plus. Il participa à l’évangélisation de Colosses et des villes circonvoisines. D’aucuns prétendront qu’il aurait été sacré évêque à Colosses, mais si cette assertion est probable, elle n’a aucune confirmation dans nos connaissances actuelles.

Saint Epaphras est mentionné au Martyrologe le 19 juillet.

 

 

Macedonius, Theodulus et Tatianus de Meros

† 362

 

Meros était une ville de Phrygie (auj. Turquie CW).

En ou vers 362, un gouverneur nommé Almachius voulut restaurer un temple païen, selon le désir de l’empereur Julien l’Apostat.

De nuit, les trois Macedonius, Theodulus et Tatianus pénètrent dans l’édifice, abattent les statues des idoles et se retirent.

Le lendemain, Almachius arrête en représailles trois innocents et menace de les exécuter. Les trois «coupables» alors se dénoncent.

On tente de les convaincre d’apostasier ; refus. On les torture ; ils persévèrent dans la Foi. On les étend sur des grils incandescents et, peu avant d’expirer, demandent à être retournés, pour être bien cuits de chaque côté.

Les saints Macedonius, Theodulus et Tatianus de Meros sont commémorés le 19 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Macrine la Jeune

env.327-379

 

Au IVe siècle vivait à Césarée de Cappadoce (act. Kayseri, Turquie d’Asie C) une belle famille chrétienne. L’ancêtre la plus connue est Macrine l’Ancienne, originaire de Néocésarée  (act. Niksar, Turquie N), grande admiratrice du saint évêque Grégoire le Thaumaturge.

Le fils de cette pieuse femme était Basile l’Ancien, qui épousa Emmélie : ils eurent dix enfants, cinq garçons et cinq filles.

Des cinq garçons, trois devinrent évêques : Basile, à Césarée ; Grégoire, à Nysse ; Pierre, à Sébaste. Les deux autres étaient Nicéphoros et Naucratios.

Des cinq filles, deux seulement nous ont laissé leur nom : Macrine et Théosébie.

Les cinq garçons et Macrine restèrent consacrés à Dieu et ne se marièrent point.

Macrine donc - pour parler de celle que nous fêtons aujourd’hui - était l’aînée et secondait vaillamment sa mère dans les tâches quotidiennes. Basile en parle avec émotion.

Elle aurait porté le nom de Thècle à son baptême, sur une mystérieuse révélation à sa mère, mais elle est toujours restée connue sous celui de Macrine.

Sa sainte maman la formait à bonne école : ses livres étaient le Livre de la Sagesse et le Psautier.

Macrine fut fiancée à l’âge de douze ans, mais le jeune homme mourut et Macrine se consacra à l’éducation des petits frères. Elle aida Basile à éviter l’orgueil intellectuel universitaire, et le garçon devint moine, avant de devenir prêtre, puis évêque. 

Cette période de formation achevée, Emmélie et Macrine se retirèrent non loin de là, à Annesis, où d’autres femmes pieuses se joignirent à elles, dans la prière et la pénitence. Le jeune Pierre était là aussi pour aider.

C’est là qu’on rapporta un jour le corps du cher Naucratios, qui mettait ses talents de chasseur et de pêcheur au service des pauvres.

Macrine fut affligée d’une tumeur au sein et, bien loin de se laisser opérer par quelque chirurgien qui aurait touché à son corps virginal, elle demanda à sa mère de tracer le signe de la croix sur sa poitrine : la tumeur disparut.

Après la mort d’Emmélie, Macrine resta seule à la maison avec son plus jeune frère Pierre, ses frères Grégoire et Basile étant devenus évêques.

Macrine mourut saintement en 379, et le Martyrologe la commémore au 19 juillet.

Signalons en passant les jours où sont commémorés tous les Saints de cette belle famille : 

Macrine l’Ancienne, le 14 janvier ; Basile et Emmélie, le 30 mai ; notre Macrine, le 19 juillet ; Basile le Grand, le 1er janvier et fêté le jour suivant ; Grégoire de Nysse, le 9 mars ; Pierre de Sébaste, le 26 mars.

 

 

Dios de Constantinople

† 5e siècle

 

Dios était né à Antioche (sans doute celle de Pisidie, auj. près de Yalvaç, Isparta, Turquie CW), où il embrassa la vie monastique.

Il vint à Constantinople, où l’empereur Théodose lui donna un emplacement pour construire un nouveau monastère. Il en devint archimandrite.

Le patriarche Attikos, admirant ses saintes vertus, l’ordonna prêtre.

Dios fit tant de miracles que les Grecs le surnommèrent Thaumaturge.

Saint Dios de Constantinople est commémoré le 19 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Symmacus pape

498-514

 

Ce cinquante-et-unième pape, qui succédait au très contesté Anastase II, eut un pontificat assez mouvementé, marqué par un schisme à son début, qui fut l’occasion de troubles incessants pendant de longues années.

Celius Symmacus était né en Sardaigne, de Fortunatus, et devint diacre à Rome. 

C’est une faction favorable à Anastase II qui élut le pape Symmaque, tandis qu’une autre lui opposait un certain Laurent. Puis Symmaque fut contesté pour avoir fixé en 501 la fête de Pâques au 25 mars, alors que d’autres la voulaient au 22 avril.

Et comme on profite souvent d’un revers pour ajouter (et inventer) d’autres accusations, le pauvre pape était aussi accusé de dilapidation et de mauvaises mœurs.

Un concile romain avait acquitté le pape en 499, un autre à Palma le proclama innocent. Enfin un dernier concile, à Rome, prit des décisions énergiques contre les adversaires du pontife et mit fin au schisme de Laurent (501).

Le roi Théodoric prit même la décision d’obliger un des fauteurs de l’agitation à restituer les églises au pape légitime et de rentrer dans l’obéissance (507).

Finalement, Symmaque put jouir d’un peu de paix pour ses derniers jours. Il se montra fort charitable pour des évêques africains exilés et pour des prisonniers ligures ; il sévit contre les manichéens de Rome ; il restaura ou orna plusieurs églises, dont Saint-Pierre ; il fit édifier celle de Saint-Pancrace. Il aurait introduit dans la messe le chant du Gloria in excelsis Deo.

En 512 encore, il demanda aux évêques orientaux de se soumettre clairement aux décisions du concile de Chalcédoine, qui avait eu lieu en 451 : après plus d’un demi-siècle, même des évêques ne se soumettent pas facilement.

C’est au temps de Symmaque que l’on commença la rédaction de ce qui deviendrait le Liber Pontificalis.

Après un pontificat de plus de quinze années, Symmaque s’éteignit le 19 juillet 514. Il eut pour successeur le pape Hormisdas.

 

 

Aurea

† 856

 

Aurea était la sœur de deux frères déjà martyrisés en 825 (ou 826), Adulfo et Juan (v. 27 septembre). 

Elle passa une trentaine d’années dans la vie religieuse au monastère de Cuteclara près de Cordoue ; sa mère Artemia, veuve, était devenue abbesse ou diaconesse de la communauté, en considération de ses vertus, de son âge et du martyre de ses deux fils.

Mais le père d’Aurea était musulman, et un personnage de la haute société. Aurea était donc légalement musulmane. Si elle put rester si longtemps dans une certaine tranquillité, elle le devait à la bienveillance d’un parent, juge à Cordoue.

Lors de la persécution relancée par le khalife Mohamed Ier, Aurea fut toutefois dénoncée et traduite devant le nouveau juge, un parent aussi, mais beaucoup plus sévère et intransigeant. Aurea céda devant les terribles menaces et promit ce qu’on exigeait d’elle.

Rentrée chez elle, le remords la saisit bientôt et lui fit vaincre sa première apostasie : de nouveau présentée au juge, elle proclama haut et fort sa foi catholique en Jésus-Christ. Elle fut enfermée dans un sombre cachot et le khalife, interrogé sur sa cause, prononça une sentence de mort.

Aurea fut décapitée sans délai et jetée dans le Guadalquivir.

C’était un 19 juillet, et Aurea fut plus tard inscrite au Martyrologe de ce jour.

Bernold d’Utrecht

† 1054

 

On sait que Bernold fut le vingt-deuxième évêque d’Utrecht et qu’il a été canonisé. C’est sans doute le plus important, mais on serait heureux d’en apprendre quelque chose de plus.

Son nom a été orthographié de diverses manières : Bernulf, Bernulphus, Benno.

Il aurait été prêtre à Oosterbeek avant d’être nommé évêque d’Utrecht et de recevoir l’ordination épiscopale en 1027.

Cette même année, il prit part au synode pangermanique de Francfort.

L’empereur Henri III soutint beaucoup l’Eglise. En 1040, il remit le domaine de Cruoninga (act. Groningen) à la cathédrale Saint-Martin d’Utrecht ; l’évêque devenait en 1046 comte de Hamaland. Ce fut peut-être l’époque de la plus grande puissance de l’évêque.

En outre, Bernold fit construire les églises Saint-Pierre, Saint-Jean, et le monastère Saint-Paul. Il aurait aussi fondé l’église Saint-Lebuinus à Deventer et l’église Saint-Michel à Zwolle.

Bernold s’employa à reprendre les églises usurpées par les seigneurs et à libérer les monastères des contraintes civiles, pour les laisser libres d’adhérer à la règle de Cluny.

Il mourut le 19 juillet 1054, trois jours après le regrettable Schisme d’Orient.

Bernold fut enterré dans l’église Saint-Pierre.

Saint Bernold d’Utrecht est commémoré le 19 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Stilla de Abenberg

† 1140

 

De la très grande famille des comtes d’Abenberg (Bavière, Allemagne S), Stilla vécut au 12e siècle, mais on ne connaît pas sa date de naissance.

Son père s’appelait peut-être Zelco, elle eut deux sœurs, et deux frères : Albrecht et Conrad. On suppose aussi que son vrai nom était Hadewig (Hedwige).

Extrêmement bonne et pieuse, elle fit d’importantes donations à l’Eglise, par exemple au couvent de Heilsbrunn.

Elle fit le vœu de virginité entre les mains de l’évêque de Bamberg.

On parle de miracles qu’elle fit de son vivant, mais plus encore de ceux qui advinrent par son intercession après sa mort.

Après avoir fait construire une église sur la montagne proche d’Abenberg, elle voulait y adjoindre un monastère pour y finir ses jours, mais la mort la devança.

La date de cette mort n’est pas non plus certaine ; on parle du 19 juillet 1140. A cette date, le Martyrologe la commémore avec son nom habituel, Stilla.

Le culte de la bienheureuse Stilla fut reconnu en 1927.

 

 

Pietro Crisci da Foligno

1243-1323

 

Pietro (ou Petrillo, petit Pierre) Crisci était d’une noble et riche famille de Foligno (Ombrie, Italie C).

S’il eut une jeunesse qu’on a qualifiée d’orageuse, il eut une conversion profonde à trente ans : il vendit tous ses biens et en distribua le prix aux pauvres. Quand il ne lui resta plus rien, il voulut se vendre lui-même, promettant d’obéir en tout à son maître. Un homme l’acheta, mais le laissa libre en lui imposant seulement de prier pour lui, ce dont il s’acquitta fidèlement.

Il s’habilla d’une sorte de sac et marcha pieds nus.

Il priait en regardant le soleil, qui symbolisait pour lui le Christ Jésus. Il jeûnait assidûment, ne dormait que quelques heures sur les dalles du clocher de la cathédrale. Il n’en sortait guère, car il assistait à tous les offices et, quand il ne priait pas, entretenait le luminaire, balayait, lavait ; et s’il ne restait rien à faire, il partait rendre les mêmes services dans quelque église voisine.

Les habitants de Foligno le traitèrent parfois de fou. On se demanda si cet original n’était pas hérétique et l’inquisition le convoqua à Assise d’abord, puis à Spolète. Force fut à l’inquisiteur de constater que la foi de Pietro était tout-à-fait orthodoxe, et même que ses yeux ne subissaient aucun dommage malgré l’exposition constante de Pietro au soleil. Lui qui s’était rendu à Spolète sur un âne, - comme le Christ avant d’aller souffrir, fut déçu non seulement de n’avoir rien à souffrir, mais même de revenir chez lui avec les honneurs.

Le 19 juillet 1323, il mourut dans le clocher de la cathédrale, où il habitait.

Il fut honoré comme un saint dès sa mort, mais le Martyrologe le qualifie de Bienheureux.

 

 

John Plessington

1637-1679

 

Né vers 1637 à Dimples Hall (Garstang, Lancashire, Angleterre), John était d’une famille catholique. Ses parents étaient Robert Plessington et Alice Rawstone.

Il alla se former chez les Jésuites à Scarisbrick Hall, puis à Valladolid (Espagne) et Saint-Omer (France) et fut ordonné prêtre à Ségovie en 1662.

Reparti en Angleterre sitôt après son ordination, il exerça son apostolat dans le secteur de Holywell et du Cheshire et fut précepteur à Puddington Old Hall (Chester). Il adopta des pseudonymes : John Plesington, ou William Scarisbrick, ou William Pleasington.

Arrêté au moment du «complot» de Titus Oates, il fut condamné à mort, après deux mois de prison ; parvenu au lieu de l’exécution, il dit à la foule : Puisqu’un prêtre régulièrement ordonné dans la ligne du Siège de Rome, doit mourir comme traître selon la Loi de la nation, je pense que tous les ministres du culte actuels devraient mourir, puisque les premiers évêques protestants avaient reçu leur ordination sur mandat de l’Eglise Romaine… 

Il fut pendu, éviscéré et écartelé, le 19 juillet 1679 à Barrowshill (Boughton, Chester, Cheshire).

Béatifié en 1929, il fut canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Ruohan Zhu Wurui

1883-1900

 

Ruohan (Joannes Baptista) Zhu Wurui était né vers 1883 à Zhujiahe (Jingxian, Hebei) et fut martyrisé à Lujiazhuang (Jingxian, Hebei) le  19 juillet.

Il a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

 

 

Lisa Qin Bianshi

1846-1900

Ximan Qin Chunfu

1886-1900

 

Lisa (Elisabeth) Qin Bianshi et son garçon Ximan (Simon) Qin Chunfu étaient nés, elle vers 1846, lui vers 1886, à Nanpeiluo (Renqiu, Hebei) et furent martyrisés à Liucun (Renqiu, Hebei) le 19 juillet.

Ils ont été béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

 

 

Karol Stępień

1910-1943

Józef Puchała

1911-1943

 

Karol naquit le 21 octobre 1910 à Łódź (Lwow, maintenant en Ukraine).

Il entra au petit séminaire franciscain de Łódź en 1924.

En 1930 il entra en noviciat franciscain de Lagiewniki, où il prit le nom de Herman.

En 1933, il entra au monastère franciscain de Cracovie et y fit les voeux solennels en 1934.

Excellent étudiant, il fut envoyé à Rome à l'université Saint-Bonaventure.

Ordonné prêtre en 1937, il fut envoyé au couvent de Radomsko pour y préparer le doctorat en théologie. Il l'obtint en 1939.

Nommé à Vilnius où il subit les persécutions soviétiques, il fut ensuite nommé à Iwieniec, qui fut successivement occupée par les Allemands.

Il rejoignit alors son confrère Józef-Achilles Puchała à Pierszaje.

 

Józef était né le 18 mars 1911, veille de la fête de saint Joseph, dont il porta le nom.

En 1924, le même année que Karol, il entra au petit séminaire de Łódź.

En 1927 il entra au noviciat de Lagiewniki, où allait le rejoindre Karol-Herman peu après, et prit le nom de Achilles.

En 1931, il étudia philosophie et théologie à Lwow, émit les voeux solennels en 1932, et reçut le sacerdoce en 1936.

Après quelque temps au couvent de Grodno, il fut nommé à la paroisse de Iwieniec. Il remplaça le curé de Pieszaje, qui s'était enfui devant l'invasion soviétique, et appela alors son ami Karol, désormais Herman, pour l'aider. Les deux amis, qui s'étaient rencontrés adolescents en 1924 se retrouvaient maintenant sur le même champ d'apostolat.

 

*   *   *

 

Ils exercèrent ainsi le ministère paroissial dans les difficiles conditions de l'occupation soviétique.

Les Allemands ayant à leur tour envahi ces territoires, ils y instaurèrent ce régime de terreur qui persécutait autant l'Eglise que les Juifs.

En 1943, suite à une insurrection, la Gestapo organisa une perquisition dans la paroisse de Pieszaje. Le commandant allemand de la gendarmerie locale, élevé dans la religion catholique, proposa aux deux prêtres de se cacher en lieu sûr, mais ils refusèrent, pour rester au-milieu de leurs ouailles. 

Les Allemands arrêtèrent des otages, dont les pères Herman et Achilles. Tandis que les villageois furent expédiés en camp de concentration, les deux prêtres furent exécutés sur place. Les Allemands mirent le feu à une grange, où ils jetèrent les corps des deux prêtres (ou bien, selon une autre version des faits : ils les y jetèrent encore vivants). 

C’était le 19 juillet 1943 à Borowikowschchina (maintenant en Biélorussie).

Les deux prêtres furent béatifiés en 1999.

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