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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 23:00

22 JUILLET

I.

Ste Marie Magdeleine, la pécheresse convertie (cf. Mt 26:6-13 ; Jn 12:1-8).

Ste Syntychi, nommée par s. Paul (cf. Ph 4:2).

IV.

S Platon, martyr à Ancyre.

S Kyrillos, évêque à Antioche et mort en exil.

S Joseph, saint homme de Tibériade dont parle s. Epiphane ; d'après ce dernier, les Juifs prononcent toujours auprès des mourants cette phrase : Crois en Jésus Christ crucifié sous Ponce Pilate, Fils de Dieu, né de Marie, ressuscité du tombeau, et crois qu'il viendra juger les vivants et les morts. Ayant entendu cela, Joseph guérit et il se convertit un peu plus tard.

S Panchaire, évêque à Besançon.

V.

S Salvien, prêtre à Marseille après avoir été marié ; auteur de plusieurs ouvrages, surtout du de Gubernatione Dei où il montre que la chute de Rome est due aux péchés des Chrétiens.

VII.

S Anastasios, moine, disciple de s. Maxime le Confesseur, déporté avec lui, martyr.

S Wandrille, d'abord marié, puis retiré ainsi que son épouse ; il fonda le fameux monastère de Fontenelle, qui prit ensuite son nom. 

S Ménelé, abbé à Menat. 

VIII.

S Girolamo, évêque à Pavie.

XIII.

S Gualtiero, fondateur d'un hôpital à Lodi.

XV.

B Agostino Fangi, dominicain piémontais, extrêmement humble, et patient dans la maladie.

XVII.

S Giulio Cesare Russi (Lorenzo de Brindes), capucin, connaisseur des langues anciennes et modernes, prédicateur et chargé de diverses missions papales, Docteur de l'Eglise surnommé Doctor Apostolicus, fêté le 21 juillet.

SS Philip Evans et John Lloyd, martyrs anglais à Cardiff ; Philip, jésuite, était en train de jouer au tennis (en prison) lorsqu'on vint lui annoncer qu'il serait exécuté le lendemain : il tint à achever sa partie avant de réintégrer sa cellule ; il employa ses dernières heures à jouer de la harpe et à causer avec ceux qui venaient le visiter ; John était prêtre séculier.

XVIII.

B Jacques Lombardie, curé en Corrèze, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

SS Anna Wang, vierge de quatorze ans, Luqi Wang Wangshi et son fils Ande Wang Tianqing de neuf ans, et Mali Wang Lishi, martyrs chinois, canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2007 :

Carmes Déchaux : à Tolède, le prêtre Ovidio Fernández Arenillas (Eusebio de l'Enfant Jésus, *1888) ; les clercs Tomás Mateos Sánchez (José Agustín du T.S.Sacrement, *1912), Pedro Ramón Rodríguez Calle (Hermilo de Saint-Elisée, *1913), Esteban Cuevas Casquero (Eliseo de Jésus Crucifié, *1913), Perfecto Domínguez Monge (de N.Dame du Carmel, *1914), ; le novice Clemente López Yagüe (des Très Saints Cœurs, *1911) ;

- béatifiés en 2013 :

Lasalliens : à Madrid, Vicente López y López (Virginio Pedro, *1884) ; Joaquín Rodríguez Bueno (Ireneo Jacinto, *1910) ;

Frères Maristes : près de Madrid, Trifón Tobar Calzada (Jerónimo, *1876), Eugenio Artola Sorolla (Victorico María, *1894), Pedro Alonso Ortega (Marino, *1901) ;

Carmes de l’Ancienne Observance : près de Cordoue, les prêtres José María Mateos Carballido (*1902), Juan Durán Cintas (Eliseo María, *1906), le diacre Jaime María Carretero Rojas (*1911) et le convers Ramón María Pérez Sousa (*1903) ;

- béatifié en 2018 :

Lazaristes : près de Madrid, le coadjuteur Roque Catalán Domingo (*1874).

B Rosalío Benito Ixchop (1914-1982), laïc guatémaltèque, catéchiste martyr, béatifié en 2020.

 

Maria de Magdala

Ier siècle

 

“Pleurer comme une madeleine” est une expression fréquente dans notre langage. 

Plusieurs passages de l’Evangile nous parlent nommément de Marie Magdeleine : 

En Luc 8:2, elle est nommée Maria de Magdala (la localité se trouve près du lac de Tibériade, en Galilée). D’elle sont sortis “sept démons”, ce qui suppose une très forte possession ou une situation pécheresse grave.

Les évangélistes nous en reparlent au moment de la crucifixion de Jésus-Christ, où Marie de Magdala se trouve “à quelque distance” de la croix, donc pas juste à côté de Marie et de Jean, et au moment de la mise au tombeau (Mt 27:56,61 ; Mc 15:40,47). 

Puis au matin de la Résurrection, elle est déjà au sépulcre avec des aromates précieuses (Mt 28:1 ; Mc 16:1 ; Jn 20:2), et court prévenir les Apôtres qu’elle a vu le sépulcre ouvert et vide (Lc 24:9 ; Jn 20:2), en suite de quoi le quatrième évangéliste raconte l’apparition de Jésus à Marie de Magdala (Jn 20:11-18), où elle le reconnaît à sa voix.

On remarque par ailleurs que les évangélistes parlent d’une certaine Marie, sœur de Marthe et de Lazare, qui reste auprès du Seigneur lors de son passage chez elle, ce fameux jour où Marthe vient se plaindre au Maître que Marie devrait venir l’aider à la cuisine (Lc 10:38-42). Cette même Marie vient faire une onction de nard précieux sur la tête et les pieds de Notre-Seigneur, peu avant la Passion, à Béthanie tout près de Jérusalem (Mt 26 ; Mc 14 ; Jn 12).

Pour certains, cette onction rappelle le comportement humble et pénitent de la pécheresse convertie dont parle Luc (7:36-50) sans donner son nom.

Certains exégètes préfèrent interpréter ainsi l’Ecriture qu’il y aurait donc trois femmes différentes, dont deux qui ont oint le Christ et dont deux aussi portent le nom de Marie.

Ils ont peut-être raison. Mais rien non plus n’empêche de faire coïncider tous ces passages. 

La distance entre Magdala à Béthanie n’est pas différente de celle de Nazareth à Jérusalem, que fit la jeune Marie à peine enceinte du Sauveur pour aller visiter sa cousine Élisabeth.

Cette pécheresse convertie peut très bien être entrée au service du Seigneur ; si Luc ne la nomme pas, c’est peut-être par discrétion. 

Ce qu’on croit savoir du reste de la vie de Marie-Magdeleine nous vient de la Tradition : Marie Magdeleine aurait été mise par les Juifs sur une barque sans rames, avec Marthe et Lazare, et la barque serait arrivée miraculeusement sur les côtes de la Provence, là où Marie de Magdala aurait passé le reste de sa vie dans la pénitence, les larmes et la prière. De là le pèlerinage de la Sainte-Baume.

Quant au tombeau de Marie-Magdeleine, on l’aurait retrouvé à Ephèse, mais les reliques de la Sainte se trouvent aussi à Vézelay. 

Dans l’actuelle liturgie, il est beaucoup plus fait allusion au témoignage de Marie-Magdeleine concernant le Christ ressuscité, qu’à la pécheresse convertie, encore que la lecture du bréviaire soit celle de Grégoire le Grand, pour qui l’une et l’autre ne font qu’une personne.

Au 22 juillet le Martyrologe mentionne les “sept démons” dont notre Sainte fut délivrée, avant de devenir une disciple fidèle du Christ et témoin de la Résurrection.

 

 

Syntichi

1er siècle

 

Voici ce qu’écrit Paul vers la fin de son épître aux Philippiens : 

J’exhorte Evodie comme j’exhorte Syntichi à vivre en bonne intelligence dans le Seigneur. Et toi, de ton côté, Syzyge, vrai compagnon,  je te demande de leur venir en aide ; car elles m’ont assisté dans la lutte pour l’Evangile, en même temps que Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont écrits au livre de vie (Ph 4:2-3).

On ne sait rien de plus sur ces quatre personnages. 

Les deux saintes femmes Evodie et Syntichi, pouvaient être des diaconesses, au service de l’Eglise de Philippes et saint Paul leur rend hommage en passant. Elles durent un jour avoir une de ces fréquentes “discussions de sacristie”, qui dégénéra en froid, et Paul ne peut pas laisser cet état de choses, lui qui a tellement recommandé la charité, la patience, l’unanimité dans l’assemblée dominicale.

Aucune des deux femmes n’est mentionnée dans l’actuel Martyrologe. Précédemment, seule l’était Syntichi, au 22 juillet.

 

 

Platon d’Ancyre

† 305 ?

 

On a vu le 16 juillet que le martyr Antiochus de Sébaste était, croit-on, le frère de s.Platon.

Celui-ci vivait à Ancyre (auj. Ankara, Turquie NW), où il encourageait les Chrétiens à rester fidèles à leur foi, malgré la persécution.

Pour ce motif, il fut arrêté ; interrogé, il demeura ferme : on s’étonnait de voir un tel jeune homme si attaché à ses convictions.

On le tortura : il fut frappé par douze soldats, puis étendu sur un lit de bronze brûlant ; toute sa chair fut déchirée et brûlée.

Devant sa constance, beaucoup se convertirent au Christ.

On lui fit des avances, auxquelles il répondit cette phrase de s.Paul : Ma vie c’est le Christ, et mourir pour Lui m’est un gain (cf. Phil 1:21).

Au terme de sa prière, on entendit des voix angéliques qui répondirent Amen.

On le tortura encore, avant de le décapiter.

Platon fut martyrisé sous l’empereur Maximien, donc entre 284 et 305.

Saint Platon d’Ancyre est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Kyrillos d’Antioche

† 306

 

Ce Kyrillos (Cyrille) est beaucoup moins connu que ses homonymes d’Alexandrie ou Jérusalem.

Kyrillos fut évêque d’Antioche de Syrie (auj. Antakya) pendant une trentaine d’année, à partir de 272 au moins, période qui demeura, somme toutes, assez calme.

Mais au début de la persécution de 303, il semble que Kyrillos ait été arrêté et exilé en Pannonie (act. Serbie), et qu’un successeur lui ait été donné en la personne de Tyrannos.

Après trois années de captivité et, certainement, de mauvais traitements, Kyrillos mourut dans sa prison, vers 306.

Saint Kyrillos d’Antioche est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anastasios le Moine

† 662

 

C’était un des deux Compagnons de s.Maximos le Confesseur, quand on emmena celui-ci en exil dans les montagnes du Caucase. Ils s’appelaient tous deux Anastasios ; l’un des deux, prêtre, était apocrisiaire (envoyé) de Rome (v. 11 octobre) ; l’autre, le Moine, était diacre.

On a vu que s.Maximos (v. 13 août) eut la langue et la main droite coupées ; ses Compagnons subirent le même sort.

Après qu’on ait laissé mourir s.Maximos à Schemaris, non loin de Tsageri (act. Géorgie), ainsi qu’Anastasios l’Apocrisiaire, Anastasios le Moine fut dirigé sur la Suanie, près d’un promontoire du Caucase. Il mourut là, ou sur le chemin, le 22 juillet 662.

De récentes fouilles (2016) auraient mis à jour les reliques des ss.Maximos et des deux Anastasios. 

Saint Anastasios le Moine est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Wandrille de Fontenelle

600-668

 

La famille de Wandrille habitait dans la région de Verdun (Meuse) ; elle avait des liens de parenté avec Pépin de Landen.

Wandrille (en latin Wendregisilus) grandit à la cour de Clotaire II et avait un bel avenir de fonctionnaire. Mais il eut l’occasion de connaître l’idéal de s.Colomban (v. 23 novembre) et en fut conquis.

Pourtant vers 625, cédant à la volonté de ses parents, il se maria. Or, la jeune épouse, comme son époux, manifesta bientôt sa préférence pour la vie consacrée, de sorte qu’ils se séparèrent d’un commun accord.

C’est ainsi que, vers 628, Wandrille se retira au monastère de Montfaucon-en-Argonne. Il dut se justifier auprès du roi Dagobert Ier d’avoir quitté son poste d’administrateur. 

Libéré, il se retira alors loin de sa famille, dans le Jura, et fonda une abbaye à Saint-Ursanne, sur un terrain qui d’ailleurs lui appartenait. 

On le vit à l’occasion immergé dans une rivière en train de prier le psautier pour lutter contre la tentation. Son style de vie très austère, ses pénitences et ses larmes attirèrent des disciples.

Avide de solitude, et sur un songe prophétique, il laissa dès qu’il le put ce monastère et alla se perfectionner vers 633 à celui de Bobbio, puis de Romainmôtier, où il fit profession et resta une dizaine d’années, qu’on place vers 633-643.

A ce point, il désira aller finir ses jours en Irlande, mais l’évêque de Rouen, Ouen (v. 24 août) ne laissa pas s’échapper un tel trésor et, pour se l’attacher sûrement, l’ordonna prêtre.

Au bout de quelques années de ministère, Wandrille, accompagné de son neveu Gond (v. 26 mai ?), se retira à nouveau dans la forêt de Jumièges et y fonda un monastère (649). Après quelques débuts très discrets, les disciples affluèrent au point que Wandrille put faire construire plusieurs églises. Quotidiennement, il participait humblement à toutes les occupations de la communauté.

Une de ses recommandations fondamentales aux moines était de ne pas tomber dans le piège de la jalousie.

Après dix-neuf années passées dans ce monastère de Fontenelle, Wandrille s’éteignit le dimanche 22 juillet 668.

Le monastère de Fontenelle prit plus tard le nom de Saint-Wandrille.

Saint Wandrille est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ménelé de Menat

654-720

 

Ménelé (aussi Ménelée, Méléré, Mouvier, latin Meleneus) serait né vers 654-660 non loin de Précigné (Sarthe), fils d’Amanulfe et Docule, qui eurent aussi une fille.

Amanulfe voyait en son fils la continuation de son patrimoine et lui présenta une possible fiancée, nommée Sense. Ménelé s’enfuit, avec deux compagnons, jusqu’en Auvergne ; ils y vécurent en ermites à Menat, puis sous la direction du fondateur de l’abbaye de Calmiliac (Eudes, puis son successeur Theofred), pendant sept ans. Cette abbaye serait à l’origine de l’actuelle localité Monastier.

Puis Ménelé revint à Menat, qu’il releva. Il installa sa mère, sa sœur et sa «fiancée» à Lisseuil et «s’occupa» de son père : celui-ci, après avoir menacé son fils, accepta la situation et devint même un généreux bienfaiteur de l’œuvre.

Devenu abbé à Menat, Ménelé dut à nouveau reconstruire son abbaye détruite par un incendie.

Il mourut vers 720.

Saint Ménelé de Menat est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Girolamo de Pavie

† 787

 

Il fut le vingt-troisième évêque de Pavie.

On ne connaît pas la vie de ce prélat. Sa sainteté l’a fait inscrire dans le Martyrologe Romain, qsui n’est pas très loquace à son sujet.

Saint Girolamo de Pavie est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

Gualtiero de Lodi

1184-1224

 

Gualtiero (on écrit aussi parfois Gualterio ou Gualtero) naquit vers 1184 à Lodi (Italie NC), d’Ariprando de Garbanis et d’Adelazia, qui avaient voué leur enfant au service de Dieu dès avant sa naissance. Ils avaient aussi promis de le consacrer au service de la basilique Saint-Pierre de Rome, et c’est pour cela qu’ils firent ensuite le pélérinage à Rome avec le petit bébé. La suite des événements ne permit pas à Gualtiero d’accomplir ce vœu à la lettre.

Il fut orphelin de père à quinze ans ; il distribua alors ses biens aux pauvres, confia sa chère mère à une pieuse institution et s’en vint soigner les malades à l’hôpital de Plaisance.

Revenu deux ans plus tard dans sa ville natale, avec une bonne expérience et avec l’appui des autorités civiles et ecclésiastiques, il fonda un hôpital qu’il appela La Miséricorde. L’hôpital, fondé en 1206, fut placé sous l’autorité de l’évêque.

Le frère Gualtiero faisait une profonde impression sur les concitoyens, qui le voyaient toujours pieds nus, vêtu de toiles rugueuses ; il mangeait peu et se retirait souvent dans quelque grotte, où il jeûnait.

Gualtiero aurait aussi fondé des hôpitaux près de Vercelli, de Tortona, à Crema, et non loin de Melegnano (Milan).

Il mourut le 22 juillet 1224, entouré de beaucoup d’amis, hommes et femmes, prêtres et Frères mineurs.

Depuis, les Lodigiens ont donné à l’hôpital le nom de Saint-Gualtiero.

Le Martyrologe mentionne saint Gualtiero au 22 juillet.

 

 

Agostino Fangi

1430-1493

 

Agostino (de) Fangi ou Fangis naquit avant 1430 à Bugella (auj. Biella, Piémont, Italie NO), d’un papa fort jeune, Simone, qui n’avait pas dix-huit ans.

Entré lui-même très jeune au couvent dominicain de Biella, il fut envoyé à Pavie et de là, en 1447, à Bologne. 

Ordonné prêtre, il fut nommé prieur à Soncino en 1464, revint en 1470 à Pavie et passa en 1474 à Vigevano.

On le définit comme une personne pieuse, docte, et illustre par ses miracles ; mais surtout assidu au confessionnal et auprès des malades. 

On le vit «souvent» soulevé de terre pendant sa prière (lévitation) et ému jusqu’aux larmes pendant la Messe. Il exerça la puissance de l’exorcisme pour délivrer une femme possédée de cinq démons. Il ramena à la vie un enfant mort sans le baptême. A un pauvre enfant qui pleurait d’avoir cassé sa cruche, il la lui restitua toute remplie de vin. 

Très humble, le Religieux s’affligeait profondément des «miracles» qu’on lui attribuait, et préférait le silence.

En 1482, il vint à Venise, où il fut lui-même longtemps malade, et montra durant ces années de souffrance une très grande patience. Il se pourrait même que le Religieux ait été déjà malade bien plus tôt, ayant le corps tout couvert de plaies. Il était tellement ravi en prière, qu’il ne s’aperçut même pas de la douleur que lui causait le chirurgien en lui faisant de profondes incisions pour le soigner.

Agostino mourut là le 22 juillet 1493, à genoux sur son lit, en disant Gloire à Dieu ! Gloire au Très-Haut !

Trois ans plus tard, on ouvrit son tombeau où son corps, quoique plongé dans l’eau, était resté intact.

Le pape confirma son culte aux Dominicains en 1872, et le nom du Bienheureux a été inclus dans le Martyrologe.

 

Giulio Cesare Russi (Lorenzo)

1559-1619

 

Giulio Cesare Russi naquit le 22 juillet 1559 à Brindisi (Brindes, l’éperon de la botte italienne), de parents vénétiens, Guglielmo et Elisabetta Masella, qui s’y étaient établis. 

On raconte que le petit Giulio eut l’occasion de «prêcher» à six ans dans la cathédrale, suscitant l’admiration de la foule : ce fut peut-être une de ces joutes, où les enfants récitent quelque poésie devant la crêche de Noël.

Le père de Giulio étant mort, celui-ci fréquenta le couvent des Franciscains conventuels, jusqu’à quatorze ans.

Quand les Turcs menacèrent la ville, Giulio accompagna sa mère à Venise.

En 1575, Giulio fut admis chez les Capucins de Vérone, avec le nom de Lorenzo de Brindes. Il s’y était préalablament entraîné par des mortifications peu ordinaires pour un adolescent : chaînes de fer, trois jours de jeûne par semaine, méditation assidue.

Il étudia avec avidité l’Ecriture Sainte à l’université de Padoue, où il apprit rapidement aussi diverses langues : outre le latin et le grec, le syriaque et l’hébreux ; outre l’italien, l’espagnol, le français et l’allemand.

Ordonné prêtre en 1583, il eut désormais une activité extrêmement intense comme prédicateur. 

Ses deux préoccupations étaient la lutte contre le protestantisme envahissant, et la croisade contre les Turcs menaçants.

Sa prédication commença à Rome, où il fut l’artisan de la conversion de beaucoup de Juifs. Il fut ensuite envoyé dans toute l’Europe : Hongrie, Bohême, Belgique, Suisse, Allemagne, France, Espagne, Portugal. Appuyé par les Jésuites, il fonda nombre de couvents dans l’Europe centrale.

Sa parole était si efficace que les Protestants de Prague intervinrent directement auprès de l’empereur Rudolf pour lui demander de l’expulser.

Lorenzo fut envoyé auprès du prince Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, pour l’aider à conduire les troupes occidentales contre l’invasion des Turcs qui, menaçant Vienne, allaient se déverser en Italie et dans toute l’Europe. La victoire éclatante de Székesfehérvár (Albe Royale, 1601) fut unanimement attribuée à Lorenzo qui, par sa foi, sa bravoure, et aussi le don des langues, sut entraîner à la victoire tant de troupes de nationalités différentes.

Il fut trois ans Ministre général (Supérieur) de l’Ordre, de 1602 à 1605, toujours aussi simple et pratiquant toujours ses mortifications de jeunesse.

Peu avant sa mort, Lorenzo se trouvait à Lisbonne, pour négocier la paix en faveur de Naples, opprimée par le vice-roi espagnol.

C’est à Lisbonne qu’il mourut, le jour de son anniversaire, 22 juillet 1619.

Son corps fut confié aux Clarisses de Villafranca de Bierzo (León), où son tombeau fut profané par les troupes françaises en 1808, lors de la guerre d’Indépendance espagnole.

Lorenzo de Brindes fut béatifié en 1783, canonisé en 1881, et proclamé Docteur de l’Eglise en 1959, avec le titre de Docteur Apostolique.

Sa fête liturgique est au 21 juillet, le 22 étant celle de sainte Marie-Magdeleine.

 

 

Philipp Evans

1645-1679

John Lloyd

?-1679

 

On ne sait pas beaucoup de choses sur ces deux prêtres, qu’une même mission, une même fidélité, un même jugement inique et une même mort réunirent dans la sainteté.

 

1. Philip Evans

Il était né à Monmouth en 1645, et reçut sa formation à Saint-Omer, comme beaucoup de candidats anglais au sacerdoce, puis entra dans la Compagnie de Jésus à Watten le 7 septembre 1665. Ordonné prêtre à Liège, il fut envoyé en mission dans le sud du Pays de Galles, en 1675.

Plein de zèle, il n’hésitait pas à affronter le climat anti-catholique officiel, mais on ne le dérangea pas tout de suite. C’est dans le cadre du fameux “complot d’Oates” qu’il fut arrêté après-coup.

En novembre 1678, un certain John Arnold de Llanvihangel Court, près de Abergavenny, pourchasseur de prêtres, offrit l’énorme rançon de deux-cents Livres pour l’arrêter.

Malgré le danger qu’il courait, Philip refusa imperturbablement d’abandonner son troupeau. 

On l’arrêta chez Monsieur Christopher Turberville à Sker, dans la Glamorganshire, le 4 décembre 1678.

On lui proposa de prêter un serment qui lui garantissait la liberté, mais il refusa net.

 

2. John Lloyd

C’était un prêtre gallois, du Breconshire. Il fut formé d’abord à Ghent, puis au Collège anglais de Valladolid en Espagne dès 1649, où il s’engagea pour la mission en Angleterre.

Envoyé au Pays de Galles en 1654 pour exercer le saint ministère auprès des Catholiques clandestins, il se donna à sa vocation sans interruption pendant vingt-quatre années.

Il est arrêté finalement chez Monsieur Turberville, le 20 novembre 1678.

 

A ce point de nos deux récits, les deux prêtres se retrouvent sur le même chemin. Ils sont emprisonnés dans la prison de Cardiff.

On les passe en jugement le lundi 5 mai 1679, à Cardiff. Aucun des deux n’est accusé d’avoir participé au complot d’Oates, mais ils sont tous deux accusés d’être prêtres, d’être entré dans le territoire du Pays de Galles contrairement aux lois, et sont donc accusés de trahison pour avoir exercé le ministère sacerdotal.

Remis en prison, ils eurent un moment de traitement amélioré.

On leur annonça le 21 juillet que leur exécution était prévue pour le lendemain, 22 juillet. Philip était en train de jouer au tennis, et tint à finir sa partie avant de réintégrer la prison. Evans employa ses dernières heures à jouer de la harpe.

Ils furent exécutés à Pwllhalog (Cardiff).

Philipp fut exécuté le premier. Il s’adressa au peuple en gallois et en anglais, et prit congé de John : “Adieu, Père Lloyd ! Quoique pour très peu de temps, car nous allons bientôt nous rencontrer de nouveau !” Quant à John, il se contenta de quelques mots, affirmant qu’il n’avait “jamais été un bon orateur dans sa vie”.

Béatifiés en 1929, ils ont été canonisés en 1970, parmi les quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles, et sont commémorés dans le Martyrologe au 22 juillet.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Jacques Lombardie

1737-1794

 

Il naquit le 1er décembre 1737 à Limoges (Haute-Vienne).

Il était prêtre du diocèse de Limoges.

Arrêté comme prêtre réfractaire, pour son refus de prêter le serment constitutionnel, il fut conduit avec quelques centaines d'autres prêtres et religieux à bord du navire négrier Deux Associés, qui devait partir pour la Guyane, mais qui resta dans le port de la Rochelle, où la plupart des prisonniers moururent d'épuisement, de mauvais traitements, de maladies.

L'abbé Jacques Lombardie mourut le 22 juillet 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Anna Wang

1886-1900

 

Anna Wang, née vers 1886 à Machiazhuang (Weixian, Hebei), martyrisée au même endroit le 22 juillet.

Elle a été béatifiée en 1946 et canonisée en 2000.

 

 

Mali Wang Lishi

1851-1900

 

Mali (Maria) Wang Lishi, née vers 1851 à Fancun (Weixian, Hebei) et martyrisée à Daning (Weixian) le 22 juillet.

Elle a été béatifiée en 1946 et canonisée en 2000.

 

 

Luqi Wang Wangshi

1869-1900

Ande Wang Tianqing

1891-1900

 

Luqi (Lucia) Wang Wangshi, née vers 1869 à Weixian (Hebei), et son petit garçon de neuf ans, Ande (André) Wang Tianqing, né vers 1891, subirent le martyre à Weixian le 22 juillet.

Ils ont été béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

Roque Catalán Domingo

1874-1936

 

 

Né le 24 janvier 1874 à Aldehuela (Teruel), Roque était le fils de braves agriculteurs, Vicente et Joaquina. Celle-ci mourut de bonne heure.

Il suivit l’école primaire du pays, et aidait son père dans les travaux de la ferme. Les champs, les bêtes, n’avaient aucun secret pour lui. Mais surtout, son père lui parlait avec profonde conviction de la vie éternelle. Jamais ils n’allaient se coucher sans avoir prié le chapelet et lu quelque page d’un bon livre.

Il est bon de raconter comment l’innocent garçon orienta sa vie. Il alla voir son oncle et lui demanda tout bonnement s’il était mieux, selon lui, d’épouser sa fille ou de se faire religieux. Et l’oncle de lui répliquer : Ma fille est une brave fille, mais Dieu est meilleur : fais-toi religieux.

Ce n’est pas tout. Quand Roque annonça sa décision à son père, celui-ci lui répondit qu’il voulait se consacrer avec lui. Ils se présentèrent tous deux chez les Lazaristes. Toutefois, on leur imposa un délai ; le père, qui avait soixante ans, fut orienté vers les cisterciens de Dueñas, où sa sainte vie le fit désigner comme maître des novices pendant une vingtaine d’années. Il mourut en odeur de sainteté.

Roque, lui, fut admis chez les Lazaristes. Le jour de sa profession, il demanda une seule grâce au supérieur : aller voir son père une dernière fois : il y alla et put même obtenir une photographie de la rencontre.

Le nouveau Frère Coadjuteur fut rempli de zèle apostolique et participa avec grande joie aux missions des Pères : Teruel, Madrid, Fuencarrall, Alcobendas, San Sebastián (1898-1900).

Il fit la profession solennelle en 1900 à Val de Olmos.

Quand le Vatican confia aux Pères Lazaristes la mission de Cuttack (Inde), Roque se proposa d’emblée pour y aller, mais les supérieurs s’y opposèrent de façon énergique. Alors le jeune profès confia à l’un des partants la photographie dont on parlait plus haut : Quand tu seras là-bas, mets cette photographie en terre ; puisque mon corps ne pourra y être enterré, j’y aurai mis ma photographie !

En même temps que jardinier, il fut ensuite nommé infirmier à la Maison Mère de Madrid. Rien ne l’arrêtait, ni le danger de la contagion (lors de la grippe espagnole de 1918), ni le travail, ni les souffrances ; souvent il ne se couchait même pas. On le vit baiser les plaies des pieds d’un prêtre malade. Roque avait aussi cette délicieuse habitude, quand mourait un malade, d’aller déposer dans les plis de son linceul une petite prière au Bon Dieu, une demande de grâce particulière - qu’il obtint toujours.

Il réussit à se construire un petit autel, avec les ornements et le nécessaire pour y faire célébrer la messe en l’honneur de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. C’était une joie de le voir prier le Chemin de Croix, de l’entendre parler dans les réunions. Au jardin, il ne s’arrêtait pas ; il proposait plutôt à un autre Frère de se reposer et lui demandait de lire à haute voix une page de l’Imitation de Jésus-Christ.

Il exprima souvent son désir, mieux : sa certitude qu’il serait martyr.

Le 20 juillet 1936, on apprit que deux Frères avaient été assassinés à Hortaleza. Roque se proposa immédiatement pour aller chercher des nouvelles et savoir de qui il s’agissait. Il partit en annonçant : Si je ne reviens pas, chantez un Te Deum. Il ne revint pas : arrivé près de la maison des Filles de la Charité, il constata que leur maison était saccagée ; il se planta debout devant les attaquants, comme pour protester, et reçut une balle qui lui traversa le crâne.

Le Frère Roque fut martyrisé le 22 juillet 1936 à Hortaleza (Madrid) et béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Roque Catalán Domingo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 juillet.

 

 

Trifón Tobar Calzada

1876-1936

 

Tryphon naquit le 3 juillet 1876 à Susinos del Páramo (Burgos, Espagne), troisième des cinq enfants de Vicente et Eulalia.

En 1891, il entra au noviciat des Frères Maristes de Mataró (Barcelone), où il reçut l’habit en 1892, ainsi que le nom de Jerónimo.

En 1893, il passa au scolasticat de Canet de Mar (Barcelone), et accomplit les études à l’école de Girona.

En 1895, on l’envoya en Colombie, où l’on avait besoin de Frères. Il allait y rester trente-deux ans. 

En 1897, le 15 août, il fit les vœux perpétuels.

En 1928, il revint en Europe, sa santé ayant été assez ébranlée par le climat trop humide colombien.

Il passa une année à Grugliasco (Italie), avant d’être professeur à Carrión de los Condes (Palencia), puis il fut envoyé successivement à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme, France), aux éditions FTD de Barcelone, au collège Saint-Joseph de Logroño, au collège de Haro (La Rioja), et finalement à Torrelaguna (Madrid) en 1932.

C’est là qu’en 1936 il fut fait prisonnier avec deux autres Frères, parmi une dizaine d’autres personnes.

Au matin du 22 juillet, on les fit sortir de prison pour les fusiller non loin de là dans une carrière de la région.

Le Frère Trifón-Jerónimo fut béatifié en 2013.

 

 

Vicente López y López

1884-1936

 

Vicente (Vincent) naquit le 15 décembre 1884 à Miraveche (Burgos, Espagne).

Devenu adolescent, c’était un garçon solide, replet, grassouillet, au regard clair, à la voix un peu embarrassée, dévoilant un esprit décidé, volontaire et bon. C’était le «bon géant». 

Il se présenta au noviciat des Frères de Ecoles Chrétiennes à Bujedo, avec le profond désir d’apprendre. Il récitait ses leçons à la lettre, malgré son bégaiement, qui amusait ses camarades et dont il ne se plaignit jamais.

En 1900, il reçut l’habit, et commença le noviciat avec le nom de Virginio Pedro. Il fut autant travailleur que pieux Religieux, priant souvent le chapelet, une dévotion qu’il aimait beaucoup et qu’il enseigna plus tard aussi à ses élèves.

Après cette période, son premier théâtre d’activité fut l’enseignement des enfants à Valladolid, où il se montra excellent professeur. Mathématiques, littérature, langues, histoire, géographie : ses cours étaient toujours préparés par écrit, et les résultats de ses élèves étaient excellents, pour la plus grande satisfaction des parents.

Il fut ensuite chargé de la Classe spéciale à Cadix, puis fut nommé directeur de l’école à Jerez. Il y développa les congrégations de Marie Immaculée et de l’Enfant Jésus, qui orientèrent beaucoup de garçons vers le séminaire diocésain.

En mai 1931, il y eut une première inquiétude : le couvent fut encerclé par une masse de gens furieux et menaçants ; le Frère Virginio Pedro fit consommer les Saintes Hosties du Tabernacle, pour éviter toute profanation possible, et laissa partir tous les autres Religieux par une petite porte de derrière, restant seul dans la maison. Ce jour-là, tout s’arrêta là.

Deux ans plus tard, Virginio Pedro fut nommé sous-directeur à Cueva (Almena). Dans cette ville, le maire voulait réquisitionner l’école pour en faire une école laïque. Le Frère résista, mais dut céder à la force en 1933 : il chercha à maintenir une classe, et dut liquider tout le mobilier de l’école.

L’école une fois fermée définitivement, il fut nommé comptable pour la province et, en janvier 1935, directeur de l’école à Madrid.

En septembre 1935, il fut directeur à l’école Sainte-Suzanne, en même temps que son Confrère de Cueva.

Le 21 juillet, les hordes encerclèrent l’établissement. Le Frère Virginio Pedro profita de l’agitation pour aller se réfugier chez un ancien élève.

Le lendemain, 22 juillet 1936, il voulut sortir pour aller voir ce qui s’était passé. En chemin, des enfants le saluèrent innocemment, ce qui le fit reconnaître par des miliciens, arrêter et fusiller non loin du cimetière de l’Almudena.

Le Frère Virginio Pedro a été béatifié en 2013.

 

 

Ovidio Fernández Arenillas

1888-1936

 

Issu d’une fratrie de sept enfants, dont cinq furent religieux, Ovidio naquit le 21 février 1888 à Castilfalé (León, Espagne), reçut le baptême le 25 février et la Confirmation en 1896, selon les habitudes du temps.

En 1901, il entra au séminaire des Carmes à Medina del Campo, fit la profession en 1904 et prit le nom de Eusebio de l’Enfant Jésus.

Après ses études de philosophie et de théologie à Tolède, Ávila et Salamanque, il fut ordonné prêtre en 1912.

Il fut d’abord professeur dans la classe des Humanités au séminaire, et sous-directeur.

En 1917, il fut envoyé en mission à Cuba.

D’abord curé dans la localité de Sancti Spiritus, il développa une grande activité à Camagüey, par sa prédication et ses écrits. Que ce soit à Cuba ou en Espagne, il publia en effet diverses œuvres.

En 1927, il fut de retour en Espagne, et nommé provincial, directeur du séminaire, prieur du couvent d’Ávila, maître des théologiens de Tolède, enfin prieur de Tolède.

Il avait quarante-huit ans quand la persécution espagnole vint tronquer cette vie active et si fructueuse.

Arrêté chez la famille qui l’hébergeait, il demanda aux miliciens et obtint qu’ils ne fissent aucun mal à ses hôtes.

Il fut martyrisé le 22 juillet 1936 ; le même jour furent aussi martyrisés cinq autres Carmes, dont les noms suivent. 

Tous furent béatifiés en 2007.

 

 

Eugenio Artola Sorolla

1894-1936

 

Eugenio naquit le 12 avril 1894 à Cinctorres (Castellón, Espagne), de Joaquín et Sebastiana, d’humbles cultivateurs, profondément chrétiens. Eugenio fut baptisé le jour-même de la naissance, et confirmé l’année suivante.

En 1910, il entra au noviciat des Frères Maristes de Vic (Barcelone), de là en 1911 à celui de Las Avellanas (Lleida) où il reçut l’habit en 1912, ainsi que le nom de Victorico María.

En 1913 il fit les premiers vœux, et les perpétuels en 1918.

Les étapes de son activité d’enseignant furent : Badalona (Barcelone), Palafrugell (Girona) en 1914, Sants (Barcelone) en 1915, Sitges (Barcelone) en 1919, Vallejo de Orbó (Palencia) en 1925, une région minière, en compagnie du Frère Bernardo, futur martyr lui aussi.

En 1928, il fut nommé directeur à Torrelaguna (Madrid), où il enseigna, jusqu’à la guerre civile de 1936.

En juillet 1936 il fut fait prisonnier avec deux autres Frères, parmi une dizaine d’autres personnes.

Au matin du 22 juillet, on les fit sortir de prison pour les fusiller non loin de là dans une carrière de la région.

Le Frère Eugenio-Victorico fut béatifié en 2013.

 

 

Pedro Alonso Ortega

1901-1936

 

Pedro naquit le 14 janvier 1901 à Amaya (Burgos, Espagne), un des dix enfants de Eugenio et Julia, d’humbles cultivateurs, profondément chrétiens. Pedro fut baptisé trois jours après sa naissance, et confirmé en 1904. Il reçut la Première communion en 1910.

En 1915, il entra au noviciat des Frères Maristes de Arceniega (Álava), de là en 1916 à celui de Las Avellanas (Lleida) où il reçut l’habit en 1917, ainsi que le nom de Marino.

En 1918 il fit les premiers vœux, et les perpétuels en 1923, à Burgos.

Les étapes de son activité d’enseignant furent : Arceniega (1919), Centelles (Barcelone) en 1920, La Garriga (Barcelone) en 1921, où il fut aussi cuisinier. Puis il fut nommé à Vic (Barcelone) en 1925, Arceniega en 1926, Torrelaguna (Madrid) en 1929 ; il passa une année à l’infirmerie de Las Avellanas, avant de revenir à Torrelaguna, où il enseigna, jusqu’à la guerre civile de 1936.

En juillet 1936 il fut fait prisonnier avec deux autres Frères, parmi une dizaine d’autres personnes.

Au matin du 22 juillet, on les fit sortir de prison pour les fusiller non loin de là dans une carrière de la région.

Le Frère Pedro-Marino fut béatifié en 2013.

José María Mateos Carballido

1902-1936

 

José était né le 19 mars 1902, à Encinasola (Huelva, Espagne), en la fête de saint Joseph, dont il reçut le nom au baptême.

Entré chez les Carmes, il était prieur du couvent de Montoro (Cordoue).

C’est là qu’il reçut la palme du martyre, le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2013.

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Ramón Pérez Sousa

1903-1936

 

Ramón (Raymond) était né le 1er août 1903 à Feás de Guinzo de Limia (Orense, Espagne).

Entré chez les Carmes, il était au couvent de Montoro (Cordoue), comme frère.

C’est là qu’il reçut la palme du martyre, le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2013.

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Juan Durán Cintas

1906-1936

 

Juan était né le 25 novembre 1906 à Hornachuelos (Cordoue).

Entré chez les Carmes, il prit le nom de Eliseo María et fut ordonné prêtre.

Il subit le martyre dans son couvent de Montoro (Cordoue), le 22 juillet 1936, et fut béatifié en 2013.

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Joaquín Rodríguez Bueno

1910-1936

 

Joaquín naquit le 20 août 1910 à Mazuelo de Muñó (Burgos, Espagne), dans une excellente famille chrétienne.

Il commença le noviciat chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassalliens) en 1923 à Bujedo, prenant le nom de Ireneo Jacinto.

Il dut affronter des problèmes de santé, avec son estomac infidèle, qui retardèrent sa formation, mais non sa dévotion, en particulier le chapelet, qu’il tenait toujours dans les mains et dont il communiquait la pratique à ses élèves.

On l’envoya au scolasticat de Griñón, où sa santé se rétablit, puis il gagna le collège de Las Maravillas.

En 1931, cet établissement fut la proie des incendiaires et fut abandonné. Notre Frère fut envoyé à Chiclana, Jerez et Cadix; avant de revenir à Madrid en 1934.

S’il remplissait consciencieusement ses obligations de professeur, il n’était pas moins assidu dans l’apostolat ; on lui confia la congrégation du Saint-Nom-de-Jésus, où il suscita maintes vocations. En vérité, il portait bien son nom de famille, et même on le surnomma «le Bon».

Le Frère Irénée avait une sœur chez les Religieuses de la Charité du Sacré-Cœur, voisines des Lassalliens. Ces deux maisons furent l’objet des premières attaques des révolutionnaires en 1936.

Ces derniers ne cessaient pas de harceler les Sœurs pour leur extorquer les «richesses» qu’elles avaient cachées «dans les tunnels entre les deux communautés» (!?), jusqu’à ce que, grâce à l’intervention d’un ami bien placé, elles purent enfin trouver refuge chez lui.

Mais les Frères furent envahis chez eux ; deux furent massacrés sur place, le directeur fut vivement brutalisé ; certains purent s’évader par derrière, dont notre Ireneo.

Un de ses gros soucis était le sort de sa pauvre sœur ; il crut bon de sortir en quête d’informations ; ce lui fut fatal. Reconnu dans la rue, il fut immédiatement arrêté, conduit vers le cimetière et abattu. On croit qu’après l’avoir criblé de balles, on continua encore à lui jeter des pierres sauvagement.

C’était le 22 juillet 1936, près de Madrid. 

Le Frère Joaquín-Ireneo fut béatifié en 2013.

 

 

Jaime Carretero Rojas

1911-1936

 

Jaime était né le 27 avril 1911 à Villaviciosa (Cordoue).

Entré chez les Carmes, il se trouvait au couvent de Montoro (Cordoue).

Il était diacre et allait être ordonné prêtre.

C’est là qu’il fut martyrisé le 22 juillet 1936.

 

Voir la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Clemente López Yagüe

1911-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Clemente était né le 25 novembre 1911 à Campo de San Pedro (Segovie, Espagne), fut baptisé le lendemain (on remarque que la fête de saint Clément est au 23 novembre). Clemente sera confirmé en 1915.

Pauvre, il garda les troupeaux et fut employé des chemins de fer sur la ligne Madrid-Burgos.

C’est à cause de cette pauvreté qu’il ne put faire les études nécessaires en vue du sacerdoce, qu’il désirait profondément.

Il commença le noviciat en 1935 à Ségovie, et prit le nom de Clemente des Sacrés-Cœurs

On l’envoya à Tolède où, dès l’année suivante, il reçut la palme du martyre, le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Tomás Mateos Sánchez

1912-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Il naquit le 17 septembre 1912 à Anaya de Alba (Salamanque), fut baptisé le lendemain et confirmé en 1917.

Entré au séminaire thérésien de Medina del Campo en 1924, il fit la profession carmélite à Ségovie en 1928.

Après les études de philosophie à Ávila et celles de théologie à Tolède et Salamanque, il revint à Tolède pour la profession solennelle, en 1936, le 29 juin.

Entre cette date et le 22 juillet, il reçut les ordres mineurs.

Il reçut la palme du martyre le 22 juillet 1936, et fut béatifié en 2007.

 

 

Pedro Ramón Rodríguez

1913-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Pedro Ramón était né le 14 avril 1913 à Fuensaldaña (Valladolid, Espagne) et devint vite orphelin de ses parents.

Il fut éduqué dans un Centre à Valladolid.

En 1925, il entra au séminaire thérésien de Medina del Campo.

Il fit la première profession carmélite en 1929 à Ségovie, avec le nom de Hermilo de Saint-Elisée. Il étudia à Ávila, Salamanque et Tolède. 

L’année 1936 devait être celle de son couronnement : il fit la profession solennelle le 29 juin, reçut les ordres mineurs en juillet, et la palme du martyre le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Esteban Cuevas Casquero

1913-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Esteban était né le 26 décembre 1913 à Besande (León, Espagne), le jour de la fête de saint Etienne, dont il reçut le nom au baptême, le 31 décembre. Il sera confirmé en 1914.

Orphelin de sa mère dès sa naissance, il fut éduqué par un oncle prêtre.

En 1926, il entra au séminaire thérésien de Medina del Campo.

Il fit la première profession carmélite en 1930 à Ségovie, prit le nom de Eliseo de Jésus Crucifié, étudia la philosophie à Tolède et Ávila, la théologie à Tolède. 

En 1935, il fit la profession solennelle, et reçut les ordres mineurs en juillet 1936.

Après avoir été reçu par des amis qui le cachèrent, sachant qu’il était recherché, il alla au-devant des miliciens pour éviter des ennuis à ses hôtes, et il reçut la palme du martyre le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Perfecto Domínguez Monge

1914-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Perfecto était né le 18 avril 1914 à Besande (León, Espagne), et baptisé le lendemain. Il sera confirmé en 1914.

En 1926, il entra au séminaire thérésien de Medina del Campo.

Il fit la première profession carmélite en 1930 à Ségovie, prit le nom de Perfecto de la Vierge du Carmel, étudia la philosophie à Tolède et Ávila, la théologie à Salamanque et Tolède. 

En 1935, il fit la profession solennelle, et reçut les ordres mineurs en juillet 1936.

Il reçut la palme du martyre le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Rosalío Benito Ixchop

1914-1982

 

Rosalío Benito Ixchop naquit le 16 août 1914 à La Puerta (Chinique, Quiché, Guatemala).

Catéchiste et très engagé dans les activités paroissiales comme Domingo del Barrio Batz (v. 4 juin), il fut assassiné pour sa foi dans son village de La Puerta, le 22 juillet 1982.

Rosalío Benito Ixchop devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, assassinés dans les années 80, et il sera inscrit au Martyrologe le 22 juillet.

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