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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 23:00

24 JUILLET

II.

S Victorinus, martyr près d’Amiternum, suspendu la tête en bas au-dessus d'eaux sulfureuses.

III.

Stes Nicéta et Aquilina, converties par s.Christophe, martyres en Lycie.

IV.

Ste Christine, martyre, près du lac de Bolsena, de son propre père et du successeur de ce dernier ; elle pourrait avoir été confondue avec la Sainte de Tyr ; la pierre qu'on lui attacha au cou pour la noyer dans le lac, servit de pierre d'autel, où eut lieu le Miracle eucharistique de Bolsena.

S Fantinus l'Ancien, thaumaturge en Calabre.

S Pavace, évêque au Mans, invoqué contre les serpents.

SS Ménée et Capiton, martyrs.

V.

S Ursicin, évêque à Sens.

Ste Euphrasia, vierge de famille sénatoriale, retirée au désert de Thébaïde.

S Déclán, premier évêque à Ardmore.

?

Ste Lewinne, vierge anglaise martyre.

VI.

Ste Sigolena, première abbesse à Troclar.

?

S Arnoul, pèlerin assassiné par des bandits à Gruyères ; l'église de Warques, où reposait son corps, fut miraculeusement protégée d'un incendie.

VII.

SS Wolfrad et Rufin, deux frères martyrisés par leur père païen ; converti, ce dernier fonda l'abbaye de Stone sur la tombe de ses deux fils.

XI.

SS Roman et David, fils de s.Vladimir, assassinés par leur frère ; leurs noms civils sont Boris et Gleb ; Boris est patron de Moscou.

XII.

S Baldovino, disciple de s.Bernard, qui l'envoya près de Rieti pour fonder et gouverner un monastère.

XIII. Ste Christine l'Admirable, vierge belge, qui ressuscita à vingt ans pour faire le Purgatoire pour elle-même et pour les autres et mourut à soixante-quatorze ans.

Ste Kinga, nièce de ste Elisabeth de Hongrie et reine de Pologne ; d'accord avec son mari, Bolesłas, ils vécurent chastement ; veuve, elle fut clarisse à Stary Sącz ; patronne des mineurs, canonisée en 1999.

XV.

B Giovanni Tavelli de Tossignano, juriste à Bologne, religieux chez les Jésuates (clercs de s.Jérôme), évêque à Ferrare.

B Antonio Torriani, médecin milanais, puis religieux augustin ; ses malades étaient guéris corps… et âme ; jaloux, des médecins tentèrent de le tuer, mais il les amena à la conversion.

B Arcangelo Piacenza de Calatafimi, franciscain en Sicile (le 10 août au Martyrologe).

XVI.

Bse Louyse de Savoie, fille du b. Amédée IX, clarisse à Orbe.

Bx Nicholas Garlick, Robert Ludlam et Richard Simpson, ainsi que Joseph Lambton, de vingt-quatre ans, prêtres anglais martyrs, béatifiés en 1987.

S John Boste, prêtre anglais martyr.

XVII.

B Cristóbal Fernández de Valladolid, prêtre espagnol fondateur de l'Hospitalité Franciscaine de Jésus de Nazareth, béatifié en 2013.

XVIII.

B Angelo Nicola (Antonio) Lucci, évêque franciscain en Apulie, très généreux, béatifié en 1989 (le 25 au Martyrologe). B Ji Do-gi Paulus, laïc coréen martyr, enterré vivant, béatifié en 2014.

XIX.

S José Fernández de Ventosa, prêtre dominicain espagnol, martyr au Tonkin, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

B Domenico (Modestino de Jésus et Marie) Mazzarello, franciscain à Naples, mort dans une épidémie, béatifié en 1995.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiées en 1987 :

Carmélites Déchaussées : à Guadalajara, Jacoba Martínez García (María Pilar de Saint-François-Borgia, *1877), Marciana Valtierra Tordesillas (María Angeles de Saint-Joseph, *1905), Eusebia García y García (Teresa de l'Enfant-Jésus, *1909) ;

- béatifiée en 1990 :

Compagnie de Sainte-Thérèse-de-Jésus : près de Barcelone, María Mercedes Prat y Prat (*1890) ;

- béatifiés en 2005 :

Carmes Déchaux : à ou près de Barcelone, les prêtres Josep Guillamí Rodó (Romuald de Sainte Catherine, *1866) et Jaime Gascón Bordás (Jaime de Sainte Thérèse, *1886) ;

Lasalliens : à Barcelone, Marcos Morón Casas (Indalecio de Marie, *1899) ;

- béatifiés en 2007 :

Salésiens : près de Málaga, les prêtres Antoni Enric Canut Isús et Antonio Torrero Luque (*1874 et 1888) ;

Augustins : près de Madrid, le prêtre José Joaquín Esnaola Urteaga (*1898) ;

- béatifiés en 2011 :

Oblats de Marie Immaculée : près de Madrid, le prêtre Juan Antonio Pérez Mayo (*1907) ; les clercs Francisco Polvorinos Gómez (*1910), Manuel Gutiérrez Martín (*1913), Cecilio Vega Domínguez (*1913), Juan Pedro del Cotillo Fernández (*1914), Justo González Lorente (*1915), Pascual Aláez Medina (*1917) ; le laïc Cándido Castán San José (*1894) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : près de Tarragona, Jaume Sanromá Solé (*1879) ; près d’Ávila, José Máximo Moro Briz (*1882) ;

Clarétains : près de Tarragona, le prêtre Antoni Capdevilla Balsells (*1894) ;

Carmes déchaux : près de Lleida, le convers Josep Olivé Vivó (Bartolomeu de la Passion, *1894) ; le prêtre Joan Vilaregut Farré (Joan de Jésus, *1907) ;

Frères Maristes : à Madrid, Pablo Martínez Esteban (Gaspar, *1898), Braulio Álvarez Palacín (Camerino, *1900) ;

- béatifiés en 2020 :

Capucins : près de Manresa, le prêtre Jaume Baríau Martí (Josep Oriol de Barcelone, *1891) ;

Dominicains : près de Ciudad Real, Antolín Martínez Santos (*1914), novice.

Victorinus d’Amiternum

fin 1er siècle

 

D’après les Actes des ss.Nereus et Achilleus (v. 12 mai), Victorinus était un compagnon de captivité de Flavia Domitilla (v. 7 mai) sur l’île de Ponza.

Il en fut retiré par Aurelianus, le fiancé éconduit de Flavia, qui l’envoya travailler dans ses terres quelque part sur la Via Salaria. Toute la journée, il fallait creuser la terre, pour recevoir le soir une mauvaise nourriture.

Mais Victorinus ne perdait pas son temps : il parlait du Christ à ceux qu’il rencontrait et gagna beaucoup d’âmes à la Foi.

Furieux, Aurelianus fit suspendre Victorinus par les pieds au-dessus d’une source d’eaux sulfureuses à Cotiliæ. Le Martyr y resta pendant trois jours avant de rendre l’esprit.

Ce devait être à la fin du 1er siècle, sous Nerva, et peu après le martyre de Flavia, donc en 96. 

Victorinus avait deux Compagnons, Maro et Eutyches, qui subirent aussi le martyre, mais qui ne sont pas inscrits au Martyrologe.

Le corps de Victorinus fut recueilli de nuit par des Chrétiens d’Amiternum, qui l’ensevelirent là où est aujourd’hui la contrée San Vittorino, près de L’Aquila (Italie C).

Saint Victorinus d’Amiternum est commémoré le 24 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Christina de Bolsena

IVe siècle

 

Sainte Christina avait onze ans et fut martyrisée par son propre père, au temps de l’empereur Dioclétien, donc dans les premières années du IVe siècle, quand cet empereur déclancha une persécution générale contre les Chrétiens.

C’est ce qu’on peut dire de certain à propos de cette Sainte, si connue et si vénérée à Bolsena, petite localité du Latium au nord de Rome.

Il est bien possible que les hagiographes du tardif Moyen-Âge aient quelque peu amplifiés les détails et les événements du long martyre de Christina, mais certains faits semblent bien corroborés même au-delà des diverses versions des récits qui nous sont parvenus.

Le père de Christina, donc, Urbano, un officier de l’empire, voulait faire apostasier sa fille et pour cela, l’enferma avec d’autres jeunes filles qui devaient la convaincre de renier sa foi et de sacrifier à des idoles.

Christina ayant résisté à toutes les propositions, son père la fait flageller et la présente au tribunal. Une série de supplices (fouet, roue, feu) ne peut rien contre la jeune fille, qui au contraire guérit de ses plaies sur intervention des anges.

Obstiné et furieux, Urbano veut la faire noyer dans le lac voisin et lui fait attacher une grosse pierre au cou. Mais cette pierre se met à flotter sur l’eau, et ramène Christina sur le rivage. Ce prodige est peut-être le plus spectaculaire de toute cette histoire, le plus étonnant aussi et le plus difficile à croire, mais c’est justement cette pierre qui deviendra célèbre plus tard, lors du “Miracle de Bolsena”.

Voyant donc sa fille vivante alors qu’il la croyait noyée dans le lac, Urbano est profondément frappé, et meurt subitement.

Son successeur, Dione, voulut se faire un devoir de reprendre les efforts d’Urbano, et se déchaîna encore contre Christina, en vain. Au contraire, la pauvre petite fille devenait de plus en plus célèbre, et à la mort de Dione, un autre magistrat, Iulianus, tenta à son tour de faire apostasier Christina.

Il est dit de Dione qu’il fit jeter Christina dans de l’huile bouillante, qui ne lui fit rien, puis la fit raser et traîner nue par les rues, puis qu’elle fut invitée à adorer la statue d’Apollon, qu’elle réduisit en miettes d’un seul regard.

Iulianus à son tour aurait fait subir à Christina le supplice du feu, dont elle sortit indemne. On conserverait encore maintenant cette chaudière dans les environs de Bolsena. Christina aurait ensuite été douloureusement mutilée, puis transpercée de flèches.

Un récit similaire existe chez les Grecs, qui font de Christina une martyre de Tyr en Phénicie, mais il y aurait là une erreur, une confusion entre la ville de Tyr et les Tirreni, nom donné par les Grecs aux Etrusques, et qu’on abrégeait en Tyr.

Les restes de Christina se conservaient traditionnellement dans un sarcophage à Bolsène ; on en aurait porté une partie en d’autres régions d’Italie, ce qui explique le culte de sainte Christina dans le sud de l’Italie (Campobasso) et jusqu’à Palerme.

A Bolsena, la pierre qui ramena Christina sur le rivage du lac a été utilisée comme pierre d’autel. C’est sur cette pierre qu’advint le non moins fameux “Miracle de Bolsène”, qui sera relaté dans un autre article.

Sainte Christine est commémorée au Martyrologe Romain le 24 juillet.

 

 

Fantinus de Tauriana

294-336

 

Fantinus naquit vers 294 à Tauriana (Calabre, Italie S), et reçut le baptême chrétien.

Mis au service d’un propriétaire nommé Balsamius, il devait en garder les chevaux, ce dont il profita de nuit pour moudre le grain de paysans pauvres, en y faisant passer les bêtes.

Mais il fut découvert par des gens non chrétiens, qui le dénoncèrent au patron. Celui-ci le surveilla ;  Fantinus s’en sortit par un heureux stratagème (un miracle ?), une deuxième fois en s’enfuyant, traversant le fleuve proche à pieds secs : le patron se convertit.

Fantinus mourut vers 336.

Pour ses nombreux miracles, Fantinus fut surnommé thaumaturge ; pour sa responsabilité avec les chevaux, les Italiens l’ont appelé Cavallaro.

D’autres miracles, posthumes, sont attestés. Le 24 juillet 650, des Sarrasins arrivaient avec leurs bateaux : un de ceux-ci fut brusquement pris dans une forte vague ; les survivants se convertirent au christianisme.

Fantinus fut aussi surnommé l’Ancien,  pour le distinguer de Fantinus le Jeune (v. 30 août).

Saint Fantinus de Tauriana est commémoré le 24 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Euphrasia de Thébaïde

† 412

 

En Lycie (act. Antalaya-Muğla, Turquie SW) vivait un couple de grands chrétiens, Antigone et Euphrasie, lui sénateur et gouverneur, peut-être même parent de l’empereur Théodose, elle une fervente chrétienne. Ils demandaient à Dieu un enfant, cette Euphrasia dont on va parler. Après la naissance de celle-ci, les parents résolurent ensemble de vivre désormais dans la perpétuelle continence.

Antigone mourut peu après. Quand la petite fille eut cinq ans, l’empereur proposa à sa mère de la donner en mariage au fils d’un très riche sénateur, mais fort heureusement la maman exigea d’attendre au moins l’âge nubile de sa fille.

Mais Euphrasie, la mère, fut elle aussi convoitée par un autre sénateur : elle résolut d’abandonner sa résidence et d’emmener sa petite fille en Egypte, dans cette Thébaïde où florissaient tant de monastères et aussi où la famille possédait d’importants terrains.

Euphrasie s’installa près d’un monastère de moniales. Elle leur rendait souvent visite, et la petite Euphrasia s’éprit de la sainte abbesse. Elle se montra tout-à-fait résolue à ne suivre que Jésus-Christ et à faire tout ce que l’on voudra.

On imagine l’émotion, mais aussi la joie de la maman d’Euphrasia. Elle continua d’aider les pauvres et de se sanctifier par la prière et les jeûnes. L’abbesse fut divinement avertie qu’elle mourrait bientôt et le lui fit savoir : Euphrasie s’en montra très heureuse, car c’était son vif désir de rejoindre bientôt la Vie éternelle.

L’empereur apprit cette pieuse mort, et jugea opportun d’avertir le fameux jeune homme dont on parlait plus haut, que sa «fiancée» était consacrée à Dieu. Euphrasie répondit en expliquant le choix irrévocable qu’elle avait fait. Elle profitait de sa lettre pour avertir l’empereur de faire distribuer aux pauvres, aux orphelins et aux églises tous les biens dont elle avait hérité à Constantinople, d’affranchir tous ses esclaves et de remettre aux fermiers ce qu’ils lui devaient. L’empereur apprécia beaucoup cette belle lettre, accomplit tous les désirs d’Euphrasia et lut la lettre en plein sénat.

Euphrasia n’avait toujours que douze ans ! Elle se mit à jeûner une fois, deux fois, trois fois par semaine ; elle finit par ne manger qu’une seule fois par semaine.

Une autre religieuse, Germaine, se prit d’une méchante jalousie envers Euphrasie : elle lui parla méchamment ; l’abbesse l’expulsa, et c’est encore Euphrasia qui intercéda pour faire réadmettre Germaine dans la communauté.

L’abbesse fut à nouveau divinement avertie qu’Euphrasia serait bientôt rappelée à Dieu. Euphrasie, qui avait une trentaine d’années, fut effectivement prise de fièvre.

Une moniale nommée Julie, sa maîtresse, lui demanda d’obtenir la faveur de la suivre bientôt : elle mourut effectivement quatre jours après Euphrasia. L’abbesse demanda la même faveur, et mourut un mois après Euphrasia, vers 412.

Sainte Euphrasia de Thébaïde est commémorée le 24 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Déclán d’Ardmore

5e siècle

 

Comme beaucoup d’autres Saints, irlandais entre autres, on vit une flamme au-dessus de la tête du petit Déclán pendant qu’il dormait.

On ne sait pas préciser s’il vécut avant ou après s.Patrice (v. 17 mars), ou si les deux Saints se sont connus : une version affirme que Déclán, de retour de Rome, aurait rencontré Patrice qui s’y rendait.

On attribue à Déclán la conversion des Déisi dans l’Est-Munster et la fondation du monastère d’Ard Mór (Irlande S).

On le considère ainsi comme le premier évêque d’Ardmore.

Saint Déclán d’Ardmore est commémoré le 24 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ségolène de Troclar

6e siècle

 

Segolina (ou Sigolena, Ségolène) passe pour avoir vécu au 6e siècle, plutôt qu’au 7e, puisqu’au 7e siècle on l’avait déjà assez oubliée. Elle serait née dans l’Albigeois.

Il semble qu’elle ait été mariée fort jeune, et qu’elle soit devenue veuve dès l’âge de vingt-deux ans.

S’étant consacrée au service des pauvres, elle finit par fonder un monastère à Troclar (Lagrave, Tarn), où elle fut la première abbesse.

Il y aurait eu beaucoup d’autres épisodes relativement historiques dans sa vie, mais qu’on a trop mélangés à des personnages d’autres époques, au point que les spécialistes ont eux-mêmes renoncé à s’y retrouver.

De l’abbaye de Troclar, on a retrouvé quelques pierres, récemment inscrites aux Monuments historiques.

Sainte Ségolène de Troclar  est commémorée le 24 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Boris et Gleb de Russie

† 1015

 

Boris et Gleb étaient deux des fils de s.Vladimir de Kiev et de son épouse légitime, Anna. Le fils aîné s’appelait Iaroslav dit le Sage.

Au baptême, Boris avait reçu le nom de Roman, Gleb celui de David.

On a vu le 15 juillet, comment Vladimir eut à combattre son frère Yaropolk et qu’il le fit assassiner (980).

Mais à la mort de Vladimir (1015), le fils de Yaropolk, Sviatopolk, voulut profiter de la situation pour s’emparer du pouvoir.

Boris, prince de Rostov, revenait de sa mission dans l’armée contre les Petchénègues ; il se trouvait, dit-on, sur le bord de la rivière Alta près de Pereislavia (act. Norvège) ; il se savait menacé et se prépara à la mort plutôt que d’envisager une guerre contre son cousin Sviatopolk ; quand les assassins envoyés par ce dernier arrivèrent à sa tente, il leur demanda juste un moment pour achever sa prière et s’offrit à eux en invoquant la paix ; ce fut le 24 juillet.

Gleb, qui était blessé et ne pouvait marcher, était en train de regagner Kiev, ayant appris la maladie de son père, et ignorait que celui-ci était déjà mort. Sviatopolk le fit assassiner le 5 septembre.

Quatre ans plus tard, en 1019, Iaroslav le Sage battit Sviatopolk et régna pendant quinze ans. C’est lui qui instaura le culte rendu à ses deux frères, désormais considérés comme martyrs tant en Orient qu’en Occident.

Ils furent canonisés en Orient en 1072 ; leur culte fut confirmé en Occident en 1720.

Les saints Boris et Gleb de Russie sont commémorés le 24 juillet dans le Martyrologe Romain, qui spécifie qu’ils acceptèrent la mort plutôt que d’utiliser la force contre leur frère (d’après certains historiens en effet, Sviatopolk pouvait être le demi-frère et non le cousin de Boris et Gleb).

 

 

Baldovino de Rieti

† 1140

 

Baldovino était le fils de Berardo X, comte des Marsi. Son frère, Rainaldo, fut abbé au Mont Cassin et cardinal.

Il entra au monastère de Cîteaux, sous l’heureuse guide de saint Bernard (v. 20 août), qui l’envoya à son tour en 1130 dans son pays, pour gouverner le monastère Saint-Matthieu à Montecchio, proche de Rieti.

Ses difficultés lui acquirent beaucoup de mérites, et les consolations de saint Bernard qui lui écrivit personnellement.

Baldovino mourut en 1140. Des grâces insignes et des miracles s’étant vérifiés sur sa tombe, il fut «canonisé». La date de sa fête fluctua entre le 21 août (lendemain de celle de s. Bernard), le 2 ou le 10 ou le 11 du même mois, ou encore au 15 ou au 24 juillet. Le Martyrologe a opté pour le 24 juillet.

L’abbaye Saint-Matthieu, trop exposée aux marais, se «transporta» près de l’église de Saint-Pasteur à Contigliano. C’est la raison pour laquelle Baldovino est aussi désigné de Saint-Pasteur. Malheureusement les deux abbayes sont en ruines.

 

 

Christine de Brustem l’Admirable

1150-1224

 

Christine naquit vers 1150 à Brustem (Saint-Trond, Belgique), de famille paysanne.

Orpheline à quinze ans, elle eut après sa vingtième année une attaque de catalepsie et mourut. Durant les funérailles, elle se leva de son brancard et s’envola comme un oiseau à la voûte de l’église. Elle redescendit et certifia qu’elle était bel et bien morte ; elle expliqua qu’elle n’avait pu supporter l’odeur des pécheurs qui se trouvaient près d’elle et qu’après un passage en enfer, où elle avait trouvé bien des connaissances, au purgatoire, où les visages connus étaient plus nombreux encore, elle avait atteint le ciel. Là elle avait choisi de revenir ici-bas pour aider les âmes du purgatoire par ses prières et ses souffrances.

Elle fut en grande estime auprès de sainte Marie d’Oignies (v. 23 juin).

Christine s’imposa des souffrances inouïes pour racheter des âmes. D’après des prêtres qui l’ont connue, elle pouvait se jeter dans un four brûlant, assez longtemps, poussant des cris terrifiants, et en sortait sans aucune brûlure. Au contraire, elle se jetait parfois en plein hiver dans la Meuse glaciale et se laissait même emporter par le courant et tourbillonner dans la roue d’un moulin, sans voir ses os disloqués ou brisés. Un jour, pour retrouver son calme, elle se plongea dans la fontaine baptismale de Wellen. Une autre fois, pour fuir des chiens qui la mordaient, elle se jeta dans un fourré de ronces, et en sortit sans aucune éraflure, quoique couverte de sang.

Des signes de ce genre sont difficiles à comprendre. On les constate, et on admire la sainte mission de cette âme privilégiée.

Christine passa la fin de sa vie comme laïque au monastère des Dominicaines de Saint-Trond, dont la prieure louait son obéissance parfaite, et mourut le 24 juillet 1224.

Le Martyrologe mentionne cette Bienheureuse au 24 juillet.

 

 

Kinga de Hongrie

1234-1293

 

Née à Buda (Hongrie), Kinga (Cunegunda, Cunégonde) était de la famille royale de Hongrie, fille de Bela IV de Hongrie et nièce de sainte Elisabeth de Hongrie.

Cette famille avait aussi d’autres liens avec la sainteté : Kinga était la petite nièce de sainte Edwige de Silésie, et avait elle-même deux sœurs qui furent la bienheureuse Yolande et sainte Marguerite de Hongrie.

Elle épousa, d’ailleurs contre son gré, le roi Bolesłas V le Chaste, futur roi de Pologne, avec l’accord duquel ils vécurent tous deux chastement. Les deux époux royaux s’employèrent à des œuvres de charité, visitant les pauvres et les malades.

Kinga organisa et soutint la reconstruction de la région dévastée par la guerre et les invasions Tartares. Le peuple l’aimait beaucoup, reconnaissant envers sa consolatrice et sa mère nourricière. 

C’est elle qui aurait offert au peuple polonais la si fameuse mine de sel de Wieliczka, toujours en activité aujourd’hui. Sainte Kinga est pour cela la patronne des mineurs.

Kinga favorisa beaucoup la canonisation de l’évêque saint Stanislas de Cracovie.

A la mort de son saint époux (1279), elle vendit tout ce qu’elle possédait au profit des pauvres et, au lieu de recevoir la couronne de son époux, qu’on lui proposait, elle devint religieuse clarisse à Stary Sącz (Małopolskie, Pologne) en 1288. C’est elle qui avait fondé ce monastère, où elle vécut dans une parfaite humilité, discrète et effacée, imposant le silence sur son ancien statut royal.

Elle mourut dans ce monastère, le 24 juillet 1292.

Elle a été canonisée en 1999.

 

 

Giovanni Tavelli

1386-1446

 

Giovanni Tavelli vit le jour en 1386 à Tossignano (Imola, Italie CN), de Antonio et Margareta, une famille aisée et nombreuse, qui n’hésita pas à vendre un champ pour payer les études de droit de Giovanni à Bologne.

En 1408, il suspendit ces études pour entrer dans l’Ordre des Jésuates, récemment fondé (il serait supprimé trois siècles plus tard). On l’envoya se former à Venise, où il prit parti pour le pape «régulier», Grégoire XII, qu’il alla réconforter à Rimini. C’était en effet l’époque du Grand Schisme d’Occident.

En 1426 Giovanni fut nommé prieur du couvent de Ferrare. Il était tellement humble qu’il allait lui-même quêter dans les rues et qu’on l’arrêta en croyant qu’il était un espion !

Quoique non encore prêtre, il fut préconisé pour être nommé évêque de cette ville en 1431. Le pape, qui penchait pour un autre candidat, se trouva soulagé de mystérieuses douleurs d’estomac quand il se fut décidé pour Giovanni ! Ce dernier avança qu’il n’était pas idoine, n’étant pas prêtre. Mais on en décida autrement et il dut se soumettre humblement : il reçut les Ordres majeurs et l’épiscopat dans la même année.

Sans tarder, il organisa la visite de son diocèse, et la répéta cinq fois, soit à pied soit à dos de mule.

Il y eut un incident au concile de Ferrare en 1438. Le pape et les prélats étaient présents dans cette ville, mais décidèrent de se déplacer à Florence, sous la menace d’une épidémie. Giovanni, lui, resta à Ferrare ; un ecclésiastique alors le calomnia, on ne sait de quoi, et Giovanni dut partir pour Florence : l’affaire s’éteignit simplement, car le pape connaissait bien l’évêque, et le renvoya à son diocèse.

Vers 1441, Giovanni utilisa le legs d’un célèbre médecin pour bâtir un hôpital, qui est actuellement le plus important de la région.

Il était la charité même, se dépouillant de ses habits, de ce qu’il pouvait trouver dans sa chambre, pour habiller des malheureux. Un jour, un lépreux lamentable se présenta à la chambre épiscopale : le temps que l’évêque lui trouvât quelque chose, le lépreux avait disparu : c’était sans doute une visite céleste.

Quand le Pô déborda, il alla commander au fleuve de rentrer dans son lit et fut obéi sur-le-champ.

Il chargea son économe d’aller porter secours à une pauvre femme. Où ? Prends ce mouchoir. Où il tombera, c’est là qu’elle habite, lui conseilla l’évêque. Le messager sourit, s’attacha le mouchoir solidement au poignet, et chemin faisant, entendit quelqu’un l’interpeller : Votre mouchoir ! L’objet était tombé là où habitait la pauvre femme, sous un escalier.

Les démons aussi obéissaient et les possédés étaient délivrés sur son intervention. 

On observa aussi plusieurs fois comme une colonne de feu au-dessus de la tête de Giovanni pendant qu’il célébrait.

Giovanni Tavelli mourut le 24 juillet 1446 à Ferrare et son culte fut reconnu dès 1748, confirmé en 1846 par Pie IX, qui avait été à son tour évêque de Ferrare.

Le Martyrologe mentionne le bienheureux Giovanni Tavelli au 24 juillet, dans l’attente d’une canonisation éventuelle, car le procès est actuellement achevé.

 

 

Arcangelo Placenza

1390-1460

 

Arcangelo naquit vers 1390, à Calatafimi (Sicile) dans la noble famille des Placenza.

Tout jeune, il se sentit poussé à une vie isolée de prière. Il vivait dans une grotte de la montagne, où il eut la visite de Notre-Dame ; on vint le voir, sa prière obtint des grâces : ses vertus et ses miracles attirèrent les gens du voisinage ; même ses parents seraient venus lui suggérer de quitter ce genre de vie ; l’ermite s’enfuit à Alcamo, où on le retrouva, pour lui demander de s’occuper d’un hôpital abandonné. Il le restaura.

Dès qu’il le put, il repartit dans la solitude. A cette époque, un décret papal commandait aux ermites de rejoindre les monastères : Arcangelo obéit et entra au monastère franciscain de Palerme, où il fut ordonné prêtre.

Puis il revint à Alcamo, où il fonda un monastère de l’Observance franciscaine ; il fut bientôt élu provincial. Mais sa prédilection était la contemplation, la prière, occasionnellement la prédication ; les miracles et les prophéties confirmèrent sa parole enflammée.

Ces miracles continuèrent après sa mort, survenue le 24 juillet 1460 (on trouve aussi la date du 26 juillet 1480, qui est peut-être erronée).

L’urne contenant son corps, non corrompu, se trouve toujours dans l’église d’Alcamo.

En 1836, son culte fut confirmé ; le Martyrologe le mentionnait au 5 juillet, et actuellement au 10 août, sans explication pour le choix de cette dernière date.

 

 

Louyse de Savoie

1462-1503

 

Louyse de Savoie naquit en 1462, d’Amédée IX (v. 30 mars) et de Yolande, qui eurent dix enfants. On n’est pas d’accord sur la date précise de sa naissance : 28 décembre ? 28 juillet ? ni sur le lieu de cette naissance : Riva di Chieri (Piémont, Italie NO) ? Bourg-en-Bresse (Ain) ?

Par Yolande, qui était de lignée royale, Louyse se trouvait être la petite-fille de Charles VII, la nièce de Louis XI, la cousine de sainte Jeanne de Valois (v. 4 février).

Elle excellait à retenir par cœur les prédications, les oraisons, l’Ecriture sainte. Elle eût souhaité se faire religieuse, mais crut devoir obéir à ses parents et épousa Hugues de Châlon en 1479. Ils habitèrent à Nozeroy.

Le couple resta sans enfants, et Hugues mourut déjà en 1490.

Avant comme après son veuvage, Louyse s’efforça d’imposer doucement autour d’elle un climat de sainte retenue, de bonnes mœurs, de prière. Son époux n’y mit aucune opposition.

Certains jours de fêtes mariales, elle priait trois-cent soixante-cinq Ave Maria ; souvent, c’était le psautier intégral qui alimentait sa prière ; elle se confessait souvent.

Si une des femmes de cour laissait échapper un juron, elle devait payer une amende (qui allait aux pauvres) ; si c’était un homme, il devait baiser la terre.

Les fêtes mondaines étaient pour elle une perte de temps ; un de ses passe-temps favoris était la lecture des Vies de Saints.

Elle interrompait les médisances ; elle aimait coudre des vêtements pour ses dames et leur rendre mille services.

Le Jeudi-Saint, elle lavait les pieds de treize femmes (tandis que son époux recevait treize hommes), et elle ajouta plus tard le lavement de pieds de cinq pauvres femmes tous les vendredis.

En 1492, elle entra chez les clarisses d’Orbe, fit la profession en 1493 et s’y distingua par son humilité et son obéissance. La supérieure lui commandait parfois quelque chose pour le seul plaisir de la voir quitter son occupation et obéir sans retard. 

Louyse aimait rendre de petits services avec empressement, pour ses sœurs qu’elle appelait ses anges, pour les prêtres de passage, pour les malades.

Elle contemplait l’Eucharistie dans une attitude extatique et pleurait de joie en communiant.

Il est regrettable qu’on ait perdu ses Méditations sur le Rosaire. 

Elle tomba malade le 20 juillet 1503 et vit son heure arriver. Avant de mourir, elle attendit par obéissance d’avoir reçu le Sacrement des Malades ; puis on lui lut la Passion selon saint Jean et selon saint Matthieu, ainsi que la Messe du Saint-Sacrement.

Elle s’éteignit le 24 juillet 1503, pendant une prière à Notre-Dame.

Louyse de Savoie fut honorée d’un culte qui fut confirmé en 1839. Le Martyrologe la commémore au 24 juillet.

 

Nicholas Garlick

1555-1588

 

Né vers 1555 à Glossop (Dinting, Derbyshire), Nicholas fut inscrit en 1575 à Gloucester Hall (actuel Collège Worcester, Oxford).

On ne sait exactement pourquoi il ne resta que quelques mois dans ce collège, sans recevoir son diplôme, bien qu'il fût noté comme bon élève en poésie, rhétorique et philosophie. On a parlé de nomination comme enseignant dans une école de Tideswell, ou du refus de faire le serment d'allégeance à la Royauté.

Il semble bien qu'il ait été enseignant pendant six ou sept ans à Tideswell. Il y aurait exercé avec beaucoup d'amour, et beaucoup de résultats auprès de ses élèves. En effet, trois de ses élèves devinrent prêtres, dont un devint martyr (Christopher Buxton), et un autre supérieur de la congrégation des Bénédictins d'Angleterre (Robert Bagshaw), qui assista au martyre de son professeur.

Garlick intégra le collège anglais de Reims en 1581 et fut ordonné prêtre en 1582.

De retour en Angleterre dès 1583, il fut bientôt arrêté et exilé avec soixante-douze autres prêtres en 1585.

Arrivé à Reims le 17 octobre, il repartait en Angleterre deux jours plus tard.

Il y resta deux ans et demi. On sait qu'il était à Londres en avril 1586 ; il exerça aussi avec diligence dans le Hampshire et le Dorsetshire. On parle aussi de sa présence dans le Derbyshire.

Il fut arrêté avec un autre prêtre, Robert Ludlam, le 12 juillet 1588 à Padley, chez les FitzHerbert, où le comte de Shrewsbury fit une descente en règle.

On arrêta ensemble le père Garlick, le père Ludlam, John FitzHerbert, son fils Anthony, trois de ses filles (Maud, Jane et Mary), et dix domestiques.

A Derby Gaol, les deux prêtres retrouvèrent le père Richard Simpson, récemment condamné à mort, mais dont l'exécution fut suspendue, parce qu’il aurait exprimé des velléités de participer à un service protestant ou peut-être parce que la reine aurait donné l’ordre de suspendre l’exécution de prêtres, pour réduire la menace d’une invasion de la part de l’Espagne. Que Simpson ait eu ou non quelque hésitation auparavant, il resta fidèle après avoir rencontré Garlick et Ludlam.

Le 23 juillet 1588, les trois prêtres furent condamnés pour être entrés dans le royaume et avoir «séduit» les sujets de la reine. Garlick, qui servait de porte-parole, répondit : Je ne suis pas venu pour séduire, mais pour induire les gens à la foi catholique. C’est à cette fin que je suis entré dans le pays, et que j’ai l’intention de travailler aussi longtemps que je vivrai.

Une autre discussion eut lieu entre la Cour et Garlick, quand on lui demanda s’il voulait être jugé par les jurés ou par les juges des Assises seulement. Garlick, sachant qu’il n’éviterait pas l’inculpation, répondit qu’il ne voulait pas mettre son sang entre les mains de pauvres gens, mais qu’en revanche il était persuadé de céder sur ce point ; le procès fut donc assuré par les jurés.

Les trois prêtres furent accusés de trahison et condamnés à la pendaison, l’éviscération et l’écartèlement, la sentence devant être exécutée le lendemain. En voici les termes : 

Chacun de vous trois sera conduit à l’endroit d’où vous êtes venus, et de là sera tiré sur une claie jusqu’au lieu de l’exécution. Vous serez pendus séparément, mais remis à terre encore en vie ; on vous coupera le pénis ; vos entrailles vous seront retirées et brûlées devant vous ; on vous coupera la tête ; vos corps seront taillés en quatre parties, qui seront à la disposition de la Reine ; et que le Seigneur ait pitié de vos âmes.

Quand les trois prêtres laissèrent le banc des accusés, Garlick proclama : J’ai pensé que Cain ne serait jamais satisfait tant qu’il n’aurait pas le sang de son frère Abel.

Les trois prêtres passèrent leur dernière nuit en compagnie d’une femme elle aussi condamnée à mort pour meurtre : durant la nuit, ils la réconcilièrent dans la foi catholique et elle fut pendue avec eux le lendemain.

Le 24 juillet donc, les trois prêtres furent mis sur des claies et tirés jusqu’au pont Sainte-Marie, où eut lieu l’exécution. Garlick resta plein d’esprit et de bonne humeur jusqu’à la fin. Un passant vint lui rappeler qu’ils avaient souvent chassé ensemble, à quoi Garlick répondit : C’est vrai, mais maintenant je vais tirer un coup comme je n’en ai jamais tiré dans ma vie.

Quand ils arrivèrent au pont, le chaudron n’était pas prêt pour brûler les entrailles des victimes. C’était, paraît-il, fréquent, les gens de l’endroit n’étant pas très au courant du rituel de cette boucherie.

Le père Garlick en profita pour faire aux gens une longue homélie sur le salut de leurs âmes, ignorant les efforts des hommes pour le faire taire. A la fin, il lança parmi la foule une quantité de petits papiers qu’il avait écrits en prison et dans lesquels, disait-il, il y avait la preuve de ce qu’il affirmait. Un auteur rapporte que tous ceux qui les lurent se réconcilièrent avec l’Eglise catholique.

Simpson devait être exécuté le premier, mais Garlick se présenta devant lui, embrassa l’échelle et passa le premier, vraisemblablement parce qu’il voyait que Simpson était un peu craintif ou même manquait de courage. Son exemple lui redonna courage en effet, il fut exécuté en second et souffrit avec grande constance, même s’il n’exprimait pas les mêmes signes de joie que ses Compagnons. Ludlam fut le troisième ; il souriait pendant l’exécution de Garlick, et souriait encore quand vint son tour.

Ce martyre eut lieu le 24 juillet 1588.

Robert Bagshaw, mentionné plus haut, raconte qu’il assista à ce supplice et que, de nuit, il alla aux divers endroits où furent exposées les têtes des Martyrs, bien armé, qu’il détacha celle qui se trouvait accrochée au toit d’une maison près du pont, sans que les gardiens n’intervinssent. Il l’enterra le plus décemment qu’il put, et s’efforça d’aller récupérer les autres parties du corps. Un auteur du 19e siècle prétendit que le chef de Garlick se trouvait dans le cimetière de Tideswell, mais on ne l’a jamais retrouvé.

Les trois prêtres furent béatifiés en 1987.

 

 

Robert Ludlam

1551-1588

 

Né vers 1551 dans le Derbyshire, Robert était fils d’un petit propriétaire. 

Il s’inscrivit en 1575 au Collège Saint Jean d’Oxford, qu’il quitta cependant avant le diplôme, après deux ou trois ans, avant de rejoindre le Collège anglais de Reims en 1580 et il fut ordonné prêtre en 1581.

De retour en Angleterre dès 1582, il y exerça le saint ministère pendant six ou sept ans, très estimé pour sa douceur et sa bonté.

Il fut arrêté avec un autre prêtre, Nicholas Garlick, le 12 juillet 1588 à Padley, chez les Fitzherbert, où le comte de Shrewsbury fit une descente en règle.

On arrêta ensemble le père Garlick, le père Ludlam, John Fitzherbert, son fils Anthony, trois de ses filles (Maud, Jane et Mary), et dix domestiques.

A Derby Gaol, les deux prêtres retrouvèrent le père Richard Simpson, récemment condamné à mort, mais dont l'exécution fut suspendue, parce qu’il aurait exprimé des velléités de participer à un service protestant ou peut-être parce que la reine aurait donné l’ordre de suspendre l’exécution de prêtres, pour réduire la menace d’une invasion de la part de l’Espagne. Que Simpson ait eu ou non quelque hésitation auparavant, il resta toujours fidèle après avoir rencontré Garlick et Ludlam.

Le 23 juillet 1588, les trois prêtres furent condamnés pour être entrés dans le royaume et avoir «séduit» les sujets de la reine. 

Les trois prêtres furent accusés de trahison et condamnés à la pendaison, l’éviscération et l’écartèlement, la sentence devant être exécutée le lendemain. En voici les termes : 

Chacun de vous trois sera conduit à l’endroit d’où vous êtes venus, et de là sera tiré sur une claie jusqu’au lieu de l’exécution. Vous serez pendus séparément, mais remis à terre encore en vie ; on vous coupera le pénis ; vos entrailles vous seront retirées et brûlées devant vous ; on vous coupera la tête ; vos corps seront taillés en quatre parties, qui seront à la disposition de la Reine ; et que le Seigneur ait pitié de vos âmes.

Les trois prêtres passèrent leur dernière nuit en compagnie d’une femme elle aussi condamnée à mort, pour meurtre : durant la nuit, ils la réconcilièrent dans la foi catholique et elle fut pendue avec eux le lendemain.

Le 24 juillet donc, les trois prêtres furent mis sur des claies et tirés jusqu’au pont Sainte-Marie, où eut lieu l’exécution. 

Quand ils arrivèrent au pont, le chaudron n’était pas prêt pour brûler les entrailles des victimes. C’était, paraît-il, fréquent, les gens de l’endroit n’étant pas très au courant du rituel de cette boucherie.

Le père Garlick en profita pour faire aux gens une longue homélie sur le salut de leurs âmes, ignorant les efforts des hommes pour le faire taire. 

Ludlam fut exécuté le troisième ; il souriait pendant l’exécution de Garlick, et souriait encore quand vint son tour. Ses derniers mots furent : Venite, benedicti Dei (Venez, les Bénis de Dieu).

Ce martyre eut lieu le 24 juillet 1588.

Les trois prêtres furent béatifiés en 1987.

 

 

Richard Simpson

1553-1588

 

Né vers 1553 à Well (Yorkshire), Richard Simpson (ou Sympson) semble avoir été un prêtre anglican passé au catholicisme.

Ayant refusé de prêter le serment de fidélité au roi, il fut emprisonné ; relâché, il gagna le Collège anglais de Douai en 1577.

On ne sait la date exacte de son ordination sacerdotale dans le catholicisme. En effet, le Collège allait être démobilisé de Douai à Reims, et le registre eut quelques lacunes. Il est toutefois certain que Richard fut ordonné à Bruxelles, dans les quatre mois qui suivirent son admission au Collège, et que dès le 17 septembre il repartait pour son pays natal en qualité de prêtre missionnaire.

Il exerça le saint ministère dans le Lancashire et le Derbyshire.

Il aurait subi un premier exil en 1585, mais serait vite rentré au pays.

En janvier 1588, dans le Peak District, il rencontra un inconnu qui lui parlait avec une telle véhémence de sa foi catholique, que Simpson finit par parler de son sacerdoce : c’était un traquenard ; Simpson fut dénoncé et arrêté dès son arrivée à la prochaine ville. Emprisonné à Derby, il fut condamné à mort pour trahison aux assises de printemps, mais renvoyé aux assises d’été.

Plusieurs récits affirment que le père Simpson aurait exprimé des velléités de célébrer le culte anglican ou du moins d’en écouter un sermon. On ne peut le prouver de facto.

Un autre récit précise que les déclarations de Simpson ne satisfaisaient pas le juge, lequel ne voulut ni le condamner ni le libérer, mais le renvoya à un jugement ultérieur.

Un autre auteur propose une analyse politique de la situation qui expliquerait mieux ce délai : c’est que la reine, craignant une intervention de l’Espagne catholique, aurait suspendu pendant une dizaine de mois les exécutions capitales de prêtres ; c’est ainsi qu’après l’exécution de George Douglas à York en septembre 1587, il n’y eut pas d’autre exécution jusqu’en juillet 1588, quand fut alors exécuté Richard Simpson ; une trentaine d’autres furent ensuite exécutés cette année-là.

A Derby Gaol, Richard Simpson fut rejoint par les pères Nicholas Garlick et Robert Ludlam (voir les notices de ces deux prêtres). Quelle qu’eût été la cause du délai apporté à l’exécution de Simpson, il resta fidèle à sa foi catholique, avec ses deux Confrères, jusqu’au bout.

Le 23 juillet 1588, les trois prêtres furent accusés de trahison et condamnés à la pendaison, l’éviscération et l’écartèlement, la sentence devant être exécutée le lendemain. En voici les termes : 

Chacun de vous trois sera conduit à l’endroit d’où vous êtes venus, et de là sera tiré sur une claie jusqu’au lieu de l’exécution. Vous serez pendus séparément, mais remis à terre encore en vie ; on vous coupera le pénis ; vos entrailles vous seront retirées et brûlées devant vous ; on vous coupera la tête ; vos corps seront taillés en quatre parties, qui seront à la disposition de la Reine ; et que le Seigneur ait pitié de vos âmes.

Ils passèrent leur dernière nuit en compagnie d’une femme elle aussi condamnée à mort pour meurtre : durant la nuit, ils la réconcilièrent dans la foi catholique et elle fut pendue avec eux le lendemain.

Le 24 juillet donc, les trois prêtres furent mis sur des claies et tirés jusqu’au pont Sainte-Marie, où eut lieu l’exécution. 

Quand ils arrivèrent au pont, le chaudron n’était pas prêt pour brûler les entrailles des victimes. C’était, paraît-il, fréquent, les gens de l’endroit n’étant pas très au courant du rituel de cette boucherie.

Simpson devait être exécuté le premier, mais Garlick se présenta devant lui, embrassa l’échelle et passa le premier, vraisemblablement parce qu’il voyait que Simpson était un peu craintif ou même allait manquer de courage. Son exemple lui redonna courage en effet, il fut exécuté en second et souffrit avec grande constance, même s’il n’exprimait pas les mêmes signes de joie que ses Compagnons. Ludlam fut le troisième.

Quand on s’apprêta à écarteler le corps du père Simpson, on s’aperçut qu’il portait un cilice. La foule cria Un diable, un diable !, mais quelqu’un de plus intelligent expliqua qu’il le portait en signe de repentance.

Ce triple martyre eut lieu le 24 juillet 1588 et les trois prêtres furent béatifiés en 1987.

 

 

Joseph Lambton

1569-1592

 

Joseph était né en 1569, à Malton (Yorkshire), second fils de Thomas Lambton et Katharine Birkhead.

Il arriva à quinze ans au Collège anglais de Reims pour se préparer au sacerdoce.

En 1589, en raison de ses particulières aptitudes, il fut envoyé à Rome.

Comme l’on avait plus besoin de prêtres que de théologiens, en ce temps de persécution, on lui abrégea le temps des études pour l’ordonner prêtre, et il reçut le sacerdoce à vingt-trois ans, en 1592. On pensait que sa jeunesse lui permettrait d’échapper plus facilement aux persécuteurs. On l’envoya en Angleterre.

En réalité, il fut arrêté dès qu’il y accosta, à Newcastle, en compagnie d’Edward Waterson (voir au 7 janvier).

Joseph fut immédiatement jugé et condamné à mort.

Comme c’était l’habitude, il devait être pendu, remis sur pied encore vivant, éviscéré et décapité (ou écartelé). Mais le bourreau procéda seulement à la pendaison ; il refusa d’accomplir la sentence et l’on fit appel à un chirurgien français qui habitait à Kenton, pour pratiquer l’éviscération du condamné.

L’abbé Joseph, de vingt-trois ans, subit ainsi le martyre à Newcastle-on-Tyne, le 24 juillet 1592.

Il a été béatifié en 1987.

 

 

John Boste

1544-1594

 

John naquit, dit-on, dans une bonne famille chrétienne de Dufton (Westmoreland) vers 1544.

Il perdit peut-être la foi quelque temps, ou bien sa famille était-elle protestante : le fait est qu’il se convertit au catholicisme en 1576, à Brome (Suffolk).

Il avait étudié au Collège Royal d’Oxford entre 1569 et 1572 et reçu le diplôme de Fellow.

Après sa conversion, il remit son titre de Fellow et gagna la France où il se prépara au sacerdoce. Il fut ordonné prêtre à Reims en 1581 et fut envoyé en Angleterre, où il développa une très intense activité missionnaire dans le Nord du pays, souvent accompagné par John Speed.

Son activité était telle, que les persécuteurs mirent en place des mesures extraordinaires pour le capturer. Après plusieurs tentatives manquées de l’arrêter, il fut pris à Waterhouses, chez William Claxton, près de Durham, trahi par un espion à la solde des autorités (1593). On visite toujours l’endroit de son arrestation.

Il fut conduit à la Tour de Londres pour y être interrogé. Pendant ce temps, il se montra résolu, courageux, joyeux et aimable, bien qu’il fût terriblement torturé. 

Renvoyé à Durham pour y être jugé, il montra un courage et une résolution sans faille, induisant au repentir son compagnon, George Swalwell (ou Swalowell), un ministre protestant converti qui avait rétracté sa foi par peur, et à qui il donna l’absolution publiquement devant la cour (voir au 26 juillet). 

John refusa de se reconnaître un traître, affirmant : Ma fonction est d’envahir les âmes, et pas de me mêler d’invasions politiques. Il fut condamné à mort. 

L’exécution eut lieu près de Durham, à Dryburn, le 24 juillet 1594, où John fut, selon la formule, pendu, étripé et écartelé. En montant à l’échafaud, il récitait l’Angelus. 

L’exécution fut particulièrement brutale : il fut très brièvement pendu, de sorte qu’il tenait encore debout quand on le déposa, donc bien vivant ; dans cette position, il fut dépecé de la façon la plus cruelle. C’est un témoin oculaire qui en a fait un récit, Christopher Robinson, qui souffrit à son tour le martyre quelques temps après (voir au 31 mars). D’après un autre témoin, John criait : Que Jésus te pardonne, au moment où on lui arrachait le cœur de la poitrine.

John Boste fut béatifié en 1929 et canonisé en 1970, parmi les Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Le Martyrologe le mentionne au 24 juillet, tandis qu’en Angleterre une fête commune célèbre tous ces Martyrs le 25 octobre.

 

Cristóbal Fernandez de Valladolid

1638-1690

 

Cristóbal (Christophe) naquit le 25 juillet 1638 à Mérida (Badajoz, Espagne), le jour où l’on fête saint Jacques et saint Christophe ; c’est de ce dernier qu’il porta le nom.

La famille était chrétienne, pauvre, et cultivait les champs.

Dès l’âge de huit ans, il demandait à entrer chez les Franciscains, dont il voyait le couvent non loin de chez lui.

Dans son adolescence, il travailla comme infirmier à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu. Il faisait aussi le sacristain chez les Sœurs Franciscaines Conceptionnistes. Et pour être présent à la messe matinale, il se levait chaque jour très tôt : c’est que pendant longtemps, les prêtres ont toujours célébré au petit matin, pour rester à jeun jusqu’à la communion. Cette disposition a perduré jusqu’aux récentes années cinquante. Notre Cristóbal faisait ainsi l’admiration de ses voisins.

Le directeur de l’hôpital, constatant la vertu et la persévérance du jeune homme, lui insinua qu’il pourrait peut-être devenir prêtre.

Effectivement, il suivit les cours de philosophie et de théologie, et fut ordonné prêtre en 1663.

Il commença son activité sacerdotale à Mérida, tout en maintenant ses habitudes auprès des malades de l’hôpital.

Lors de la guerre entre Espagne et Portugal, il fut appelé à seconder l’aumônier des troupes, et s’occupa, physiquement et spirituellement, des soldats blessés. Lui-même échappa miraculeusement à la mort : une bombe détruisit complètement l’arbre sous lequel il se reposait, mais il resta indemne ; un jour son cheval s’emballa, mais lui en sortit sain et sauf.

Il fut gravement malade, et même en danger de mort : son frère vint le chercher et le reconduire à la maison paternelle. Convalescent, Cristóbal songea à se retirer du monde : même une proposition alléchante d’administrateur, qui lui aurait garanti un bon niveau de vie et aussi permis d’aider sa famille, ne le satisfaisait pas. 

Après maintes réflexions, après la mort mystérieuse d’un ami, il se décida à rejoindre la vie érémitique et partit, de nuit et à pied, pour rejoindre Mérida, à deux-cents kilomètres de Cordoue.

C’était en 1667.

Au supérieur, il déclara : Je suis un pécheur et je cherche quelqu’un qui m’enseigne le chemin de la pénitence. Reçois-moi comme un fils, enseigne-moi comme un père, et je te promets d’obéir à tes conseils.

Au commencement, Cristóbal tint secret son sacerdoce, car il ne voulait pas se distinguer des autres, ni recevoir quelque considération particulière ; mais au bout de quelques mois, il révéla son état au supérieur, qui le fit célébrer pour les autres ermites.

Il recherchait en tout le silence et l’oubli. Il lui arrivait de préparer du bois, qu’il laissait à la porte de gens pauvres, sans se faire voir.

En 1670, il fit la profession franciscaine, et prit le nom de Cristóbal de Sainte-Catherine. 

D’autres candidats se mirent sous sa direction, constituant bientôt la congrégation des Ermites de Saint-François et de Saint-Dominique.

Les épisodes extraordinaires ne tardèrent pas. Un jour que ses voisins étaient à l’affût d’une couleuvre, il sortit, les pria de ne pas faire de mal à la bête, qui désormais le suivit jusqu’à sa hutte : de nuit, elle vivait à l’intérieur, de jour elle gardait l’entrée. C’est la fameuse «couleuvre du père Cristóbal».

Pour venir en aide aux malheureux de Cordoue, il ouvrit en 1673 un petit hôpital dans la Maison de Jésus. La maison était le siège d’une ancienne confraternité, devenue inactive, et qui la confia à Cristóbal. Ainsi naquit l’Hospitalité Franciscaine de Jésus de Nazareth, où travaillèrent des hommes et des femmes, pour soulager les femmes et les enfants malades. L’évêque demanda alors à Cristóbal de renoncer à l’habit franciscain, pour être officiellement «directeur» de l’œuvre, comme prêtre diocésain.

L’œuvre avança au milieu de mille difficultés, dans une grande pauvreté ; il y eut des critiques, évidemment, et Cristóbal dut faire preuve de grande patience. Mais la sainteté de sa vie était contagieuse ; quand il arrivait quelque part, les enfants se disaient : Pousse-toi, voilà saint Cristóbal !

C’est ainsi que Cristóbal devint un personnage universellement connu de tout Cordoue. Tout le monde l’appelait.

En 1690, une épidémie frappa Cordoue, et Cristóbal fut atteint.

Il s’éteignit le 24 (le 21 ?) juillet 1690, juste avant son soixante-deuxième anniversaire. 

La branche masculine de la congrégation s’éteignit au 19e siècle. Aujourd’hui l’œuvre est présente en Europe et en Amérique.

Cristóbal fut béatifié en 2013.

 

 

Angelo Nicola Lucci

1682-1752

 

Angelo naquit à Agnone (Molise, Italie) le 2 août 1682, dans une famille chrétienne exemplaire.

Très jeune, il entra chez les Frères Mineurs Conventuels, et émit les vœux en 1698 (à seize ans), prenant le nom de Antonio.

Après les études habituelles, humanités, philosophie, théologie, il termina celles-ci à Assise, où il eut la joie de vénérer la tombe du saint Fondateur, et fut ordonné prêtre en 1705.

Il fut également reçu au doctorat en théologie, de sorte qu’il put ensuite enseigner à Naples et à Rome, où ses élèves surent apprécier et sa science et sa vie spirituelle. 

En même temps, il était appelé pour prêcher ; bien sûr, les pauvres aussi le sollicitaient (…pour autre chose). Frère Antonio ne refusait jamais rien.

Il fut élu ministre provincial, puis recteur du collège Saint-Bonaventure de Rome, consulteur à la Curie Romaine.

En 1729, le pape le nomma évêque à Bovino (Foggia), où il eut à cœur les visites pastorales dans les paroisses et la formation des jeunes prêtres. Tout ce qu’il entreprenait était pour le salut des âmes.

Mgr Lucci mourut saintement à Bovino, le 24 juillet 1752 et fut béatifié en 1989.

Liturgiquement, il est localement fêté le 25 juillet (le même jour que l’apôtre saint Jacques), c’est même le jour où le commémore le Martyrologe, mais son dies natalis est le 24 juillet.

 

 

Ji Do-gi Paulus

1743-1795

 

Ji Do-gi Paulus est un laïc coréen né en 1743 à Cheongyang (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut enterré vivant à Jŏngsan (Chungcheong-do) le 24 juillet 1795 et béatifié en 2014.

 

 

José Fernández de Ventosa

1553-1838

 

Né le 3 septembre (ou le 26 novembre) 1775 à Ventosa de la Cuesta (Ávila, Espagne), José était le septième fils de Antonio Bartolomé Fernández de Buenaposada et Manuela de Ventosa Vázquez, une famille où aucun des enfants ne se maria. L’aînée mourut même avant la naissance de José.

Il fut baptisé le 3 décembre suivant et confirmé le 25 janvier 1788.

Après ses études, José demanda son admission au couvent dominicain de Saint-Paul-de-Valladolid, où il se trouva tout-à-fait à l’aise.

Il fut ordonné prêtre en 1799, et vint à Ventosa retrouver les siens, qui connaissaient déjà son désir de partir aux missions lointaines.

Il attendit encore quelques années, mais après la mort de son père (1804), il partit pour l’Orient, où on l’attendait dans le nord-Vietnam. Le voyage fut tellement pénible, que sa santé s’en trouva altérée pour le reste de ses jours. Malgré cette dysenterie chronique, il se donna sans compter à l’apostolat auprès des Vietnamiens, qui étaient conquis par la douceur et l’humilité du prêtre ; mais certains le jalousaient…

Il fut vicaire provincial de l’Ordre dominicain au Vietnam.

Lors de la persécution, il chercha un refuge dans une partie apparemment plus paisible du Tonkin, où cependant il fut dénoncé et découvert, en compagnie d’un autre prêtre.

Comme il était âgé de soixante-deux ans et paralysé d’un côté, il ne pouvait marcher et on le porta dans une cage jusqu’à Vi-Hoang, où se trouvaient déjà les deux évêques Delgado et Henarés.

Le 24 juillet 1838, il comparut devant le gouverneur, qui lui proposa de le renvoyer sain et sauf en Espagne, s’il acceptait de fouler aux pieds la croix. Le saint missionnaire refusa.

D’après le droit commun du pays, il ne pouvait être condamné à mort, ayant plus de soixante ans. Mais sa persévérance dans l’amour du Christ lui valut quand même la palme du martyre. On le porta au lieu du supplice, où il ne pouvait se rendre à cause de son infirmité.

Il fut décapité à Nam Đinh.

Le père José Fernández fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988 ; son dies natalis est mentionné au 24 juillet, tandis qu’une fête liturgique commune célèbre ensemble tous les Martyrs du Vietnam, le 24 novembre.

 

 

Domenico Mazzarello

1802-1854

 

Né le 5 septembre 1802 à Frattamaggiore (Naples, Italie), Domenico était le dernier des six fils de parents pauvres ; le père fabriquait des cordes, la mère tissait.

Après avoir fréquenté l’école paroissiale de s.Sossius (diacre martyr du 4e siècle, voir au 23 septembre), il fut trois ans au service du Chapitre de la cathédrale, sur invitation de l’évêque.

A la mort de ce dernier, le jeune homme avait alors vingt ans et fréquenta le proche couvent des pères alcantarins à Grumo Nevano (une branche de franciscains d’observance très sévère). De là lui vint peu à peu la vocation religieuse.

Il prit l’habit en 1822 à Piedimonte Matese, après une retraite dans l’ermitage de la «Solitude» et s’appela désormais Modestino, le petit Modeste.

Il fut ordonné prêtre en 1827, et commença son apostolat à Grumo Nevano, puis à Marcianise, Portici, Mirabella Eclano, Pignataro Maggiore, finalement à Naples même, où il fut surtout connu dans le quartier de la «Santé»

Il évangélisait, enseignait, avec son langage simple, conseillait, confessait des heures et des heures. Il s’occupa beaucoup des prisonniers du Granatello (Portici) et du Castel Capuano (Naples), des malades des hôpitaux et des petites gens.

Il avait une particulière dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil, dont il répandait une image parmi les malades ; il montrait aussi une particulière sollicitude auprès des futures mamans, les invitant à accueillir la vie comme un don de Dieu.

Il était auprès de tous, des filles abandonnées, des pauvres, leur trouvant un peu d’argent qu’il recevait en aumône auprès des plus riches.

Tout le monde le connaissait, tout le monde l’aimait ; les guérisons qu’il obtenait par la prière le firent appeler Gesùcristiello, le petit Jésus-Christ.

Son invocation habituelle était : Louons toujours ensemble avec son Fils, la douce Mère du Bon Conseil. Le pape Pie IX, qui le connaissait bien, l’appelait le fou de la Sainte Vierge. L’archevêque de Naples venait lui demander des conseils, comme d’ailleurs aussi le roi Ferdinando II de Bourbon.

Une épidémie de choléra dévasta la ville de Naples. Le père Modestino n’épargna pas sa santé et ses forces pour être auprès de chaque malade, de chaque mourant ; la contagion le frappa et il mourut, le 24 juillet 1854.

Le père Domenico-Modestino fut béatifié en 1995.

Josep Guillamí Rodó

1866-1936

 

Né le 3 février 1866 à Llançá (Girona, Espagne), Josep (José) fut baptisé le 5 février suivant.

Il entra au Carmel à Benicassim dans le Desierto de las Palmas en 1882 et prit le nom de Romuald de Sainte-Catherine.

Ordonné prêtre en 1890, il fut envoyé au Mont Carmel (Israël) en 1893, comme procureur de la communauté et recteur de la paroisse de Haifa.

En 1905, il revint à Barcelone et, en 1906, fut élu prieur à Tarragona.

Devenu provincial, de 1915 à 1930, il fonda le couvent de Palafrugell pour y installer un Petit séminaire.

Il comprit très vite l’importance des écrits de Thérèse de Lisieux, les traduisit et les diffusa.

Le 20 juillet 1936, il vint se réfugier chez son père, qui habitait non loin du couvent de Barcelone. Reconnu deux jours après, il fut arrêté. Il fut assassiné en haine de la foi, semble-t-il le 24 juillet 1936, au lieu-dit la Rebasada (Barcelone).

La famille reconnut son cadavre peu après, à l’hôpital.

Josep fut béatifié en 2005.

 

 

Antoni Enric Canut Isús

1874-1936

 

Né le 17 février 1874 à Llessui (Lérida, Espagne), il entra à seize ans au séminaire d’Urgel, où on put admirer sa parfaite soumission au règlement, son application à l’étude de latin.

Il entra au noviciat et fit la profession religieuse chez les Pères Salésiens de Sarriá (Barcelone) en 1894, fit les études et sa préparation pédagogique à Séville et Santander, puis Barcelone (Rocafort et Sarriá) et fut ordonné prêtre en 1901.

Préfet pendant trois ans à Béjar, confesseur à Cadix pendant quatre ans, il s’occupa ensuite de l’externat de Séville pendant quatre autres années, où il fonda le premier Cercle Dominique Savio pour les plus jeunes.

Après une année à Carmona, il sera confesseur pendant quatorze ans à Cadix (1913-1927) et à Ronda.

Au physique, le père Enric (Enrique) avait une démarche malaisée, et une vue assez faible, mais jouissait d’une lumière et d’une force intérieures qui firent l’admiration du peuple de Ronda.

Comme professeur, il enseigna l’arithmétique et la géométrie, où ses élèves faisaient de rapides progrès.

Un peu sec et réservé, il était d’une politesse exemplaire, très propre même avec des habits recousus. Autant il exigeait de ses élèves, autant son confessionnal était assiégé, tant par les Salésiens eux-mêmes que par les jeunes élèves.

A partir du 18 juillet 1936, les communistes mirent à sac et incendièrent les maisons religieuses. Les miliciens entrèrent dans le collège et prétendaient exiger de don Enrique qu’il leur montrât les soi-disant «passages souterrains», qui n’existaient pas. Le supérieur essaya de le débarrasser des intrus, lui conseillant de s’éloigner du collège, mais Enrique insista pour rester avec ceux de la communauté.

Le 24 juillet, les miliciens vinrent réunir tous les pères dans la salle du parloir, où ils se confessèrent tous au père Enrique. Le soir, on les obligea à sortir, avec quelques habits avec eux. Les religieux prirent congé les uns des autres, se disant au-revoir au ciel.

Enrique, avec le supérieur, se réfugièrent chez un grand ami, le prêtre José Furest (qui d’ailleurs sera à son tour martyrisé pour avoir été un ami des curés).

Le soir, les deux prêtres salésiens furent arrêtés, conduits jusqu’au Jardin de Gómez et là, après leur avoir lié les mains avec du fil de fer, deux miliciens les escortèrent l’un après l’autre et les assassinèrent au lieu-dit Corral de los Potros, pour le seul délit d’être des prêtres.

On ne peut imaginer quelles souffrances subit le père Enrique, qui était quasi aveugle et âgé de soixante-deux ans.

Il reçut ainsi la palme du martyre à Ronda (Málaga), le 24 juillet 1936.

Les cadavres des prêtres restèrent là pendant presque une journée, hués et insultés par les badauds. Finalement, on les porta au cimetière dans la fosse commune.

Don Enrique fut béatifié en 2007.

 

 

Jacoba Martínez García

1877-1936

 

Née le 30 décembre 1877 à Tarazona (Saragosse), Jacoba était la onzième des douze enfants de Luis Martínez et Gabina García (ou bien, selon d’autres, de Gabino et Rosa). De cette grande fratrie, huit enfants moururent précocement.

Son frère Julián et sa sœur Severiana avaient déjà ressenti la vocation religieuse et furent, lui, prêtre, elle carmélite, mais Jacoba, petite, était bien décidée à ne pas être religieuse, ainsi qu’elle le disait à sa mère.

Un changement se fit dans son cœur, lors de la profession de sa sœur ; elle fut si impressionnée par la cérémonie, par l’ambiance du Carmel, qu’elle demanda alors à Dieu de lui donner la vocation.

Bientôt, elle entra à son tour au Carmel de Guadalajara en 1898, et prit le nom de María Pilar de Saint-François-de-Borja.

Elle fut une très bonne Religieuse, humble, joyeuse, heureuse d’appartenir à Dieu, très habile de ses mains, soit pour broder, soit pour confectionner des espadrilles, soit pour sarcler les plantes du jardin.

Elle avait un grand amour de l’Eucharistie : elle appelait Le Vivant le Christ présent au Tabernacle.

Deux jours avant sa mort, elle avait confié à la Mère prieure qu’elle avait demandé à Dieu d’être choisie elle à la place des autres, s’Il avait besoin de victimes.

Au soir du 23 juillet 1936, elle sortit du couvent avec d’autres moniales et elles cherchèrent ensemble à aller se cacher. Vite reconnues, poursuivies, elles reçurent une rafale de balles. 

María Pilar était gravement atteinte, mais n’était pas morte. Elle gémissait : Mon Dieu ! Mon Dieu !

Un milicien alors lui ouvrit un rein avec un couteau. Les gens autour réagirent, on porta la blessée dans une pharmacie, on voulut la faire hospitaliser : le chauffeur arrêté refusa de porter secours à une religieuse. 

Un autre la transporta au centre de la Croix Rouge ; mais des miliciens empêchèrent qu’on pût entrer avec le brancard portant la religieuse. Ils voulaient l’abattre sur place. Des gardes s’imposèrent et on fit entrer María Pilar ; une dentiste présente lui mit de la glace dans la bouche et chercha à la réconforter. Mais la gravité des blessures ne laissait aucun espoir : on put seulement bander les plaies pour arrêter l’hémorragie. María PIlar agonisa lentement, disant tout bas : Mon Dieu, pardonne-leur ! Vive le Christ-Roi ! 

Ses dernièrs paroles, claires, furent : Mon Dieu, mon Dieu, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! (cf. Lc 23:34).

María Pilar mourut martyre, au soir de ce 24 juillet 1936.

Elle fut béatifiée en 1987.

 

 

María Mercédes Prat y Prat

1880-1936

 

Née le 6 mars 1880 à Barcelone (Espagne), María était l’aînée des quatre enfants de Juan Prat y Serra et de Teresa Prat y Bordoy.

Elle reçut le Baptême le lendemain de sa naissance, et la Première communion en 1890.

En 1895, mourut son père, et sa mère en 1896.

María a un penchant naturel pour l’amour du prochain ; on la connaît serviable et douce ; de plus, elle est douée pour la peinture et la broderie. Membre de la Confrérie de Marie Immaculée et de Sainte-Thérèse, elle participe activement au mouvement de l’école du dimanche : elle enseigne bénévolement aux femmes pauvres, à des fonctionnaires, profitant de ces contacts pour semer aussi les bases de la foi chrétienne.

En 1904, elle entra au noviciat de la Congrégation de Sainte-Thérèse de Jésus, à Tortosa. Cette congrégation, fondée récemment par saint Antonio Enrique Ossó y Cervelló a pour but l’éducation des jeunes filles, au sein de la spiritualité carmélitaine.

María Mercédes s’appela désormais María Mercédes du Cœur de Jésus. 

Elle fit la première profession en 1907.

Elle travailla d’abord à l’université de Barcelone, puis à Madrid (1909), où elle prononce les vœux perpétuels en 1910.

En 1915 elle fut nommée à Tortosa, en 1920 dans la maison-mère de Barcelone et dans l’école San Gervasio, devenant bientôt secrétaire générale de l’Ordre et collaboratrice à la revue «Magister Jesus».

L’année 1936 est l’année de l’explosion de la révolution sanglante en Espagne. Le 19 juillet, la communauté est contrainte d’abandonner les lieux, trouvant refuge chez des amis.

Le 23 juillet, María Mercédes doit accompagner une autre Sœur, portugaise, dans une maison à l’autre bout de la ville. Dans la rue, elles sont interceptées, reconnues, et enfermées dans une maison où se trouvent déjà d’autres religieux, hommes et femmes. On les soumet à des simulations d’exécution et à toutes sortes de vexations.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet, on emmène les deux Religieuses au lieu-dit Rebasada, proche de Barcelone, en même temps que trois autres Religieuses, pour les fusiller, car elles sont «coupables d’être religieuses» ; la religieuse portugaise survécut à ses blessures, et pourra témoigner des faits : María Mercédes ne mourut pas sur le coup, mais agonisa plusieurs heures au milieu d’atroces souffrances ; elle priait, récitant le Credo, les prières de l’Office ou de la Messe ; sa dernière prière fut le Notre Père, qu’elle acheva en pardonnant à ses bourreaux.

Des miliciens passèrent et entendirent ses gémissements. Un à un, ils lui tirèrent une balle pour l’achever.

María Mercédes expira au matin du 24 juillet 1936.

Elle fut béatifiée en 1990.

 

 

José Maximo Moro Briz

1882-1936

 

Il naquit le 29 mai 1882 à Santibánez de Béjar (Salamanque), de Jorge Moro, un excellent pédagogue qui enseigna pendant près d’un demi-siècle, et Fernanda Briz. Ces parents très chrétiens eurent sept enfants, dont trois se consacrèrent à Dieu et à l’Eglise.

José Maximo fut prêtre, Modesta fut Fille de la Charité ; tous deux moururent martyrs (Pour Modesta, voir au 31 octobre). Le troisième, Santos, fut évêque à Ávila pendant plus de trente années.

Après de brillantes études au séminaire d’Ávila, José Maximo fut ordonné prêtre en 1910.

Les paroisses de son apostolat sacerdotal furent : Santa Lucía à Gredos, Tormellas, Velayos, Navalonguilla, El Barco (Ávila), pour arriver finalement à Cebreros en 1926, comme curé.

Il ouvrait lui-même son église, tôt le matin, et y faisait une longue oraison. Il montra beaucoup de sollicitude envers tous les paroissiens, spécialement envers les nécessiteux et les malades. Pour être plus efficace, il obtint un vicaire, Zacarías Cecilio Martín y Martín, futur martyr, non encore béatifié.

Le 22 juillet 1936 il reçut les premières menaces sérieuses contre sa vie. Le 24, peu après midi, des miliciens vinrent assaillir le presbytère. Don José fut amené sur la place, où l’attendait une camionnette ; on le fit monter sans ménagement, avec des insultes, et il se trouva au milieu de vingt autres miliciens. Le véhicule prit la route de Tiemblo. Les miliciens avaient vraiment hâte de tuer le prêtre. Ils l’obligèrent à descendre et à se mettre contre le fossé ; le prêtre allait s’évanouir, des miliciens le soutinrent.

Une première balle rejoignit, par erreur, un des miliciens, qui reçut alors l’absolution de don José - son dernier acte sacerdotal. Aussitôt une seconde balle atteignit don José, qui tomba mort. Il venait encore de pardonner à ses bourreaux.

C’était le 24 juillet vers seize heures trente.

Don José Maximo fut béatifié en 2013.

 

 

Jaime Gascón Bordás

1886-1936

 

Né le 25 juillet 1886 à Forcall (Castellón, Espagne), Jaime (Jacques) fut baptisé le jour même, fête de saint Jacques.

Il entra à onze ans au Petit séminaire diocésain et, à seize ans, au noviciat du Carmel à Benicassim dans le Desierto de las Palmas et prit le nom de Jaime de Sainte-Thérèse (1903).

Ordonné prêtre à Saragosse en 1909, il fut envoyé au Carmel de Saint-Clément de la Mancha (Cuenca), avant de revenir à Las Palmas.

En 1918, il vint à Barcelone, où il enseigna la théologie dogmatique et la morale. Sa mauvaise santé (diabétique) limitait ses activités, mais il passait de nombreuses heures au confessional.

Le 20 juillet 1936, étant sorti de son couvent, il fut frappé jusqu’à ce qu’il tombât à terre, très mal en point. On le traîna pour le charger dans une voiture de la police, où un milicien  lui tira dessus. Emmené au poste, puis à l’hôpital, il s’y éteignit, le 24 juillet, des suites de ses blessures.

Le lendemain, il allait avoir cinquante ans.

Jaime fut béatifié en 2005.

 

 

Miquel Peiró Victori

1887-1936

 

Miquel (ou Miguel) était né le 7 février 1887 à Aiguafreda (Barcelone, Espagne), baptisé le lendemain avec les noms de Miquel Mariano Ricardo. 

Orphelin de père en 1894, il fut admis au collège des orphelins de Barcelone, tenu par les Pères de la Sainte Famille.

Avec sa mère, il vint à Roda de Ter (Barcelone), où une tante, dominicaine, dirigeait un collège.

Miquel travailla dans une usine de textiles et, en 1913, obtint un poste important dans une autre usine à Hospitalet de Llobregat (Barcelone). On signale aussi qu’il était un vigoureux supporter de l’équipe de football de Barcelone.

En 1915, il épousa Francisca Ribes Roger.

Un de ses enfants fut le frère José, qui mourut en 1938, à la suite de la persécution.

Miquel entra dans le Tiers-Ordre dominicain et collabora à un cercle d’ouvriers catholiques.

Le 24 juillet 1936, il vint à Barcelone, en quête de nouvelles sur son frère Ramón Peiró, dominicain lui aussi (voir au 21 août). Il fut profondément attristé de voir les églises et les maisons religieuses incendiées, profanées ; de retour chez lui, il pria le chapelet en famille.

La prière était à peine achevée, vers onze heures du soir, qu’on venait l’arrêter. On cherchait également le frère José, mais il ne semble pas qu’il ait été arrêté à ce moment-là.

Miquel se sépara de son épouse en lui disant simplement : Au Ciel. Quelques instants après, on entendit des coups de feu. C’était ce père de famille chrétien qui donnait sa vie pour sa foi, le 24 juillet 1936.

Il fut béatifié en 2007.

Antonio Torrero Luque

1888-1936

 

Antonio naquit le 9 octobre 1888 à Villafranca de Córdoba (Cordoue, Espagne), d’un père cordonnier.

Fidèle enfant de chœur à la paroisse, il fréquenta l’école publique, puis entra à l’école des Salésiens à Cordoue, grâce à l’appui de son curé ; après avoir terminé ses études à Séville, il commença le noviciat à Carabanchel Alto, et fit la profession à Utrera en 1907.

Il obtint la licence en Philosophie et Lettres.

Il reçut l’ordination sacerdotale en 1913.

Les lieux de son apostolat furent Écija (1913-1914), Alcalá de Guadaíra (1915), San José del Valle (1916), Utrera et Cadix (1917-1923), San José del Valle (1923-1926), Alcalá de Guadaíra comme directeur (1927-1934), Ronda enfin, toujours comme directeur (1934-1936).

Optimiste, don Antonio sembla avoir des initiatives irréalisables, mais qui s’avérèrent heureuses. La foi le portait, ainsi que sa dévotion mariale. Son souci pour le bien des enfants le rendait quasi maternel dans sa douce bonté.

Lors du soulèvement révoutionnaire de 1936, il y avait deux maisons salésiennes à Ronda, où étaient venus en vacances une soixantaine de jeunes. Dans les rues, il n’y avait qu’agitation, émeutes, banderolles, acclamant le communisme. 

Le 19 juillet, dimanche, brûla l’église des Carmes Déchaux. Les Salésiens obtinrent du Comité un sauf-conduit pour eux et les jeunes aspirants.

Le 20, quatorze églises brûlèrent ; les Salésiens considéraient un miracle que leurs maisons et leurs églises aient été épargnées.

Le 21, sous prétexte de trouver les armes cachées, des miliciens armés fouillèrent tout le collège. Le Directeur fut menacé ; il leur répondit calmement : Vous pouvez me tuer, mais sachez que vous tuez un innocent. Les miliciens arrachèrent, profanèrent et brûlèrent tout ce qu’ils trouvèrent d’images et statues.

Le 24 juillet, les miliciens encerclèrent le collège et l’envahirent progressivement, enfermant les Salésiens dans la porterie, saccageant la maison, toujours à la recherche des armes. A treize heures, ils invitèrent les Salésiens à faire les valises et à partir où ils voulaient, car la maison ne leur appartenait plus. Avant de partir, les prêtres passèrent (toujours sous la menace des armes) dans leur réfectoire pour manger un peu. Après le Benedicite, les miliciens leur dirent : Au lieu de tant de patenôtres, criez bien fort avec nous : Vive le communisme !

Le Directeur (Don Antonio) voulut dire quelques mots mais l’émotion lui permit seulement de dire : Adieu, chers enfants. Au… (il voulait dire : Au ciel). On s’embrassa, le milicien de garde pressa : Allez, vite, il est tard ! 

Avant de quitter la maison, don Antonio dit encore à celui qui restait avec les jeunes : N’abandonne jamais les enfants. S’il m’arrive quoi que ce soit, que Manolito {c’était son cousin} ne dise rien à mes parents. Ils sont tellement âgés… Adieu.

Les prêtres sortirent un à un, mais comme la foule menaçait de les lyncher, on les emmena en voiture là où ils demandaient, chez l’habitant, dans des pensions, tandis que les jeunes garçons avec leurs responsables allèrent se mettre en sûreté, grâce au sauf-conduit obtenu les jours précédents.

Ce même 24 juillet 1936, don Antonio et un autre prêtre âgé furent conduits chez un coopérateur salésien, José Furest (qui serait lui aussi fusillé peu après). Le soir, des miliciens vinrent chercher les prêtres, avec la promesse qu’il ne leur arrivera rien. 

Ils partirent vers le quartier San Francisco. On fit marcher les prêtres, qui tombèrent plusieurs fois, à l’image du Christ montant au Golgotha, l’un parce qu’il voyait très mal, l’autre (Antonio) parce qu’il souffrait d’hémiplégie. Parvenus au Jardin du Gómez, les miliciens lièrent les mains des prêtres avec du fil de fer et les assassinèrent l’un après l’autre, à l’endroit appelé Corral de los Potros. Les corps restèrent là pendant vingt-quatre heures, sous les insultes et les blasphèmes des passants.

L’autopsie révéla que, avant d’expirer, les prêtres furent tirés par terre, ce qui leur provoqua d’autres blessures encore.

Don Antonio fut béatifié en 2007.

Ce n’est pas tout. Quelques jours après, on alla aussi à Villafranca de Córdoba, assassiner le vieux père de don Antonio, âgé de soixante-et-onze ans, parce qu’il avait un fils prêtre.

 

 

Jaume Baríau Martí

1891-1936

 

Jaume Baríau Martí naquit le 25 juillet 1891 à Barcelone (Catalogne, Espagne E)

En 1906, il entra dans l’Ordre des Capucins et, lors de sa profession e, 1911, prit le nom de Josep Oriol de Barcelone.

En 1915, il fut ordonné prêtre.

C’était un homme très cultivé, et il enseigna la Liturgie, l’Hébreu et l’Histoire de l’Eglise à Sarrià et Barcelone, tout en résidant au couvent de Manresa.

Quand éclata la funeste Guerre civile en juillet 1936, il chercha refuge sous un toit accueillant, où il put au moins célébrer encore la Messe. Dans la journée, il portait discrètement la Communion, mais tout déplacement était surveillé et on l’arrêta le 24 juillet, alors qu’il portait l’Eucharistie à une pauvre Religieuse Clarisse, elle aussi réfugiée dans sa cachette.

Les miliciens communistes enlevèrent le p.Josep Oriol, le torturèrent et l’abattirent aux portes de Manresa le 24 juillet 1936, veille de son quarante-cinquième anniversaire.

Le père Josep Oriol devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 24 juillet.

 

 

Antoni Capdevila Balsells

1894-1936

 

Il naquit le 27 février 1894 à Espluga Calva, (Lleida), de Antoni et Filomena, qui le firent baptiser le jour-même.

Il fréquenta le collège des Clarétains dès treize ans, à Barbastre, puis entra au noviciat à Cervera, où il fera la profession comme frère convers, le 8 décembre 1910.

Il montra un don de soi exemplaire autant dans le travail de couturier à Cervera, que dans l’enseignement en d’autres collèges. Il fit l’unanimité autour de lui.

En 1936, il se trouvait à La Selva del Camp, comme portier et couturier.

Lors de la guerre civile, on pouvait apercevoir du couvent l’incendie d’un autre couvent et de l’église.

Le 23 juillet, sa première préoccupation fut d’aider un vieux Frère à se mettre à l’abri chez les Sœurs de Reus.

Au retour, le 24, il pensait rejoindre en train Borges Blanques et, de là, faire à pied les quatorze kilomètres qui restaient pour Mollerusa, où il se serait réfugié dans sa famille. Mais on l’arrêta à Vimbodí. On le mena par les rues jusqu’au Comité, où on lui confisqua son sandwich. Vers midi, on le conduisit à un endroit appelé Puntarró, un peu en-dehors du pays sur la route de Lleida.

Comprenant ce qui lui arrivait, il demanda un instant pour bien se préparer à mourir, puis il retira sa calotte et pria un peu en recommandant son âme à Dieu. Cela fait, toujours très calmement, il fit signe à ses bourreaux. Il n’eut plus que le temps de proclamer : Vive le Christ Roi !La réponse immédiate fut une raffale qui abattit le Religieux.

Les gens alentour vinrent recueillir des pierres maculées du sang du Frère.

C’était le 24 juillet 1936.

Antoni fut béatifié en 2013.

 

 

Cándido Castán San José

1894-1936

 

Ce pieux laïc naquit à Benifayó (Valencia) le 5 août 1894.

Son père était chef de gare à Miranda de Ebro, où le garçon fit ses études chez les Frères du Sacré-Cœur. Par la suite, Cándido fit à son tour des études spécialisées en matière de chemin de fer et travailla dans la Compagnie du Nord.

Il épousa en 1919 Francisca Guiral Sorlí et eurent deux enfants, Teresa et José María.

En 1936, après avoir été à Madrid, il était contrôleur à Pozuelo de Alarcón dans la Colonia de San José, fondée en 1914.

Chaque soir, au retour de son travail, il s’arrêtait à l’église pour adorer le Saint-Sacrement. Il fit aussi partie des Adorateurs nocturnes. Chaque soir, la famille priait le chapelet.

Sa fille raconta plus tard quelle ambiance profondément chrétienne régnait à la maison. Si elle n’avait pas été gentille, son père la faisait s’agenouiller devant la grande image du Sacré-Cœur pour demander pardon. 

Très actif, il contribua à la fondation d’une chapelle en l’honneur de saint Joseph, pour y faire célébrer la messe le dimanche. La chapelle existe encore.

Cándido fut actif aussi dans le domaine socio-politique. En 1919 il fut élu vice-président du Comité confédératif, et président en 1924, lors du second Congrès national des Syndicats catholiques ouvriers.

En 1929, en tant que président de la Confédération des Ouvriers Catholiques, il fit une brillante intervention à la Chambre des Députés pour s’opposer à une augmentation des heures de travail des mineurs. Il fut aussi président des Cheminots catholiques pour la section Madrid-Nord.

Il eut aussi beaucoup d’autres responsabilités entre 1925 et 1933, au niveau politique, dans le milieu corporatif, où il travailla toujours pour soutenir les ouvriers catholiques. Mais il est erroné de le dire «carliste».

Quand les événements commencèrent à mal tourner, son épouse lui proposa de se retirer dans le pays de la belle famille, à Benicarló, mais il refusa, disant qu’il ne pouvait rien lui arriver, puisqu’il n’avait rien fait de mal. 

En 1936, il se trouvait à Pozuelo (Madrid), où les Oblats de Marie Immaculée (OMI) avaient ouvert un scholasticat en 1930.

Le 18 juillet 1936, des miliciens se présentèrent chez Cándido, avec le prétexte d’y découvrir des armes (qui n’existaient pas), et repartirent en lui intimant l’ordre de ne pas sortir de chez lui.

Le lendemain, dimanche, les miliciens entrèrent dans le couvent des OMI où, ne trouvant pas d’armes, ils s’emparèrent de tout ce qui avait de la valeur. 

Ils y revinrent au petit matin du 22, pour arrêter toute la communauté, qui comprenait trente-huit personnes, et l’enfermer dans la salle à manger, une pièce de quatre mètres sur cinq mètres cinquante…

Cándido, à son tour, fut arrêté le 23 juillet, vers midi, par un groupe de miliciens du comité révolutionnaire de Pozuelo.

Dans la nuit du 24 juillet, les miliciens firent une première «rafle» de sept Oblats, avec Cándido, qu’ils revinrent chercher le matin chez lui, en l’absence de son épouse, sortie faire des courses avec son fils.

L’homme donna à sa fille son anneau conjugal et les clefs de la maison, à remettre à son épouse. Les miliciens le poussèrent jusqu’au couvent des Oblats : en chemin, il croisa son épouse qui s’en revenait. Elle lui prépara son repas et le lui porta. 

Le lendemain matin, elle lui prépara le petit déjeuner, mais il ne se trouvait plus dans le couvent. Dès cet instant, elle le crut mort martyr.

Le lieu du martyre reste imprécis : à Casa de Campo, ou au cimetière de Aravaca.

Cándido, martyr à quarante-deux ans, fut béatifié en même temps que les Oblats, en 2011.

 

 

Josep Olivé Vivó

1894-1936

 

Josep était né le 14 septembre 1894 à Pla de Cabra (Alt Camp, Tarragona, Espagne), fils unique.

A la mort de son père, la famille désirait le voir reprendre le commerce d’huile et de noix, mais lui se sentit appelé à la vie religieuse.

Il entra chez les Carmes Déchaux, prenant le nom de Bartomeu de la Passion.

Après sa profession comme frère convers, il fut aux couvents de Badalona et de Lleida, où il participa à la construction de l’église et du sanctuaire. 

Si on le voit très sérieux, presque tendu, sur les photographies, il était cependant connu pour son esprit toujours joyeux, qu’il conserva toute sa vie.

En 1936, il se trouvait à Lleida, où il faisait aussi le secrétaire pour le revue carmélite «Pluie de Roses».

Le 24 (ou le 25 ?) juillet 1936, avec le père Joan de Jésus, il tentait de fuir, lorsqu’ils furent arrêtés et assassinés par un groupe de miliciens.

Josep fut béatifié en 2013.

 

 

José Joaquín Esnaola Urteaga

1898-1936

 

Il naquit et fut baptisé le 8 février 1898 à Idiazábal (Guipúzcoa, Pays basque espagnol), dans ce quartier Oria où fut trois siècles plus tôt reçu un certain Iñigo (Ignace) de Loyola, alors blessé.

Ses parents s’appelaient Luis et Dorotea.

José Joaquín étudia le latin et la musique à Idiazábal.

Il y avait, dans le pays et dans la parenté, des Religieux appartenant à l’Ordre des Augustins, et José pensa tout naturellement les rejoindre au monastère de l’Escorial, où il fit la profession en 1914.

Au terme de ses études de philosophie et de théologie, il fut envoyé au collège Alphonse XII, proche du monastère, comme surveillant des élèves. C’est là qu’il fut ordonné diacre, puis prêtre (1922).

Jusqu’en 1932, il fut professeur dans ce collège, d’où il fut ensuite envoyé à celui de Notre-Dame de la Consolation à Guernica (Biscaye), où il enseigna le latin et les humanités. Il eut aussi la charge d’enseigner la musique et le chant choral aux jeunes séminaristes.

En 1934, cette maison se transféra à Leganés, où il fut administrateur du couvent.

En juillet 1936, le couvent fut pris d’assaut et les Religieux dispersés. Plusieurs allèrent être martyrisés.

Le 22 juillet, le père José Joaquín alla d’abord à Madrid, chez une Argentine qui était de son village ; le 23, il crut bon d’aller régler quelques factures à Leganés.

Dans le tramway, il fut arrêté, mis en prison à Carabanchel, dans une école qui servait de tchéka, puis conduit sous bonne escorte à Leganés.

Il pensait y récupérer des objets personnels, mais on lui dit qu’ils ne lui serviraient à rien.

Au soir du 24 juillet 1936, on le conduisit hors de Leganés, sur la route de Carabanchel, où il fut assassiné.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Pablo Martínez Esteban

1898-1936

 

Pablo naquit le 22 mars 1898 à Los Balbases (Burgos, Espagne), de Julián et Lucía, qui le firent baptiser trois jours plus tard. La providence avait fait que saint Etienne protomartyr fût le patron de la paroisse, et aussi le nom de famille de la maman, aussi le prêtre qui le baptisa le consacra aussi à saint Etienne, protomartyr (voir au 26 décembre).

Pablo reçut la Confirmation en 1899.

Bientôt mourut la maman, et le papa se remaria. Il eut en tout six enfants. Le propre frère de Pablo, Timoteo, le suivit plus tard dans la même congrégation.

A douze ans, Pablo entra au séminaire des Frères maristes de Arceniega (Álava), et, en 1913, commença le noviciat. 

En 1914, il reçut l’habit et le nom religieux de Gaspar. L’année suivante, il fit la première profession.

Jusqu’en 1916, Frère Gaspar sera à Las Avellanas, puis sera transféré à Pamplona, en 1918 à Logroño, en 1919 à Barcelone, en 1920 à Madrid, où il fera la profession solennelle.

En 1923, il passa à Burgos, en 1924 à Mataró, en 1925 à Murcia, en 1927 de nouveau à Barcelone, en 1928 à Pamplona, en 1930 à Madrid, où il allait terminer sa vie terrestre.

Le Frère Gaspar fut un professeur consciencieux, qui n’oubliait pas sa mission évangélique en promouvant la congrégation mariale parmi ses élèves. Modèle de joie chrétienne, il s’oubliait pour être aux autres : les témoins disaient qu’il attirait l’attention par le fait qu’il ne se faisait jamais remarquer.

Il habitait Madrid avec le Frère Camerino ; tous deux furent arrêtés par des miliciens au soir du 23 juillet 1936, alors qu’ils dînaient. 

On sait seulement qu’ils furent assassinés pour le seul fait d’être des Religieux maristes, et qu’ils versèrent leur sang à Madrid le 24 juillet 1936.

Ils furent tous deux béatifiés en 2013.

 

Marcos Morón Casas

1899-1936

 

Né le 25 avril 1899, en la fête de saint Marc, il fut baptisé avec ce prénom dès le lendemain.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1911, passa à celui de Bujedo (Burgos) et prit l’habit en 1914, avec le nom de Indalecio de María (saint Indaletius était l’un des premiers évêques évangélisateurs de l’Espagne, fêté le 1er mai).

Frère Indalecio exerça son apostolat au collège Condal de Barcelone, jusqu’en 1921, puis fut envoyé à Melilla, où il collabora au Centre de Santé : son activité fut récompensée par deux décorations.

En 1923, il rejoignit Barceloneta et, en 1925, l’école de Las Corts, puis de nouveau Condal (1928), où il resta jusqu’à la persécution.

Le 20 juillet 1936, la communauté dut se disperser et trouver refuge çà et là. Indalecio fut quelques jours chez des amis, qui lui recommandèrent de trouver quelque endroit plus sûr : il trouva dans le quartier de Gracia, mais à peine deux jours après, le 24 juillet, s’arrêta devant la maison une voiture de miliciens qui le cherchaient. 

On ne sait ce qu’on lui fit subir, mais on le retrouva à la morgue avec la date du 24 juillet, et la mention «curé». Il avait trente-sept ans.

Il fut béatifié en 2005.

 

 

Braulio Álvarez Palacín

1900-1936

 

Braulio naquit le 26 mars 1900 à Villamedianilla (Burgos, Espagne), de Eladio et Gaudencia, qui le firent baptiser le 1er avril. Il reçut la Confirmation en 1906, la Première communion en 1910.

Les parents, chrétiens, eurent quatre enfants. C’étaient des paysans.

Braulio grandit dans une grande amitié et un grand respect pour tout le monde. Le vétérinaire du pays l’aimait beaucoup et l’aida dans ses lectures.

Le garçon dut faire le service militaire. Ensuite, il entra au séminaire des Frères maristes de Avellanas (Lleida), en 1924. 

En 1925, il reçut l’habit et le nom religieux de Camerino. L’année suivante, il fit la première profession.

De 1926 à 1927, il fut à Avellanas, où il sut entre autres être un excellent infirmier ; puis il passa à Madrid comme professeur.

C’est là qu’il fit sa profession solennelle, en 1931.

Bien qu’ayant commencé sa «carrière» plus tard que d’autres, le Frère Camerino fut un professeur excellent, et qui n’oubliait pas sa mission évangélique.

Il habitait Madrid avec le Frère Gaspar ; tous deux furent arrêtés par des miliciens au soir du 23 juillet 1936, alors qu’ils dînaient. 

On sait seulement qu’ils furent assassinés pour le seul fait d’être des Religieux maristes, et qu’ils versèrent leur sang à Madrid le 24 juillet 1936.

Ils furent tous deux béatifiés en 2013.

 

 

Marciana Valtierra Tordesillas

1905-1936

 

Née le 6 mars 1905, Marciana était la dernière des dix enfants (quatre garçons et six filles) de Manuel Dimas et Lorenza.

Sa maman ne put l’allaiter et dut prendre une nourrice. Marciana fut toujours de faible constitution.

Toute petite, quand elle ne parlait pas encore bien, elle était sensible aux pauvres et, en les voyant, demandait à sa mère : Maman, encore, plus ! Et elle annonçait son désir : Quand je selai glande, je selai moniale (Quando sea mayol voy a sel monca).

Elle fréquenta le collège de la Sainte Famille et fut confirmée en 1910, à cinq ans.

Sa maman mourut bientôt, très saintement. Marciana ressentait beaucoup son absence, et l’écrivait à sa sœur Marcelina, mais elle se confia totalement à sa Mère céleste, la Vierge Marie.

A quatorze ans, elle assista à la cérémonie de la consécration de l’Espagne au Sacré-Cœur, par le roi Alfonso XIII, au Cerro de los Ángeles (1919). 

Ses compagnes de jeunesse l’aimaient beaucoup pour sa joie, pour son sourire, pour sa piété et sa discrétion.

On se doutait de sa vocation religieuse, mais elle attendit.

Elle entra finalement au Carmel de Guadalajara en 1929, et prit le nom de Ángeles de Saint-Joseph. C’était en souvenir de Notre Dame des Anges, la patronne de son pays natal.

Elle reçut l’habit religieux en 1930, fit la profession en 1931 ert les vœux solennels en 1934.

Toujours modeste et pleine de zèle pour les missions, elle dira un jour à ses Consœurs : Que ce serait beau si nous pouvions verser notre sang pour le Christ ! Mais moi, je ne mérite pas cette grâce.

Ella la mérita effectivement. En juillet 1936, le régiment en garnison à Guadalajara se souleva. Quand la ville fut aux mains des miliciens, la Mère prieure ordonna aux Religieuses de prendre des habits civils pour se préparer à fuir. 

Leur aumônier, déjà déguisé en paysan, vint leur donner la communion, qui devait être leur viatique. Survint la sœur portière, qui les avertit de vite partir, car on montait de toutes parts pour incendier le monastère. Les Carmélites allèrent passer la nuit du 23 au 24 dans un hôtel et une pension proches.

La sœur Teresa pensa que les quatorze religieuses présentes dans la même maison pouvaient constituer un danger et proposa à celles qui le voulaient, de sortir avec elle. L’idée était bonne, mais une fois dans la rue, les religieuses se firent peut-être encore plus remarquer, par leur propre attitude : apeurées, timides, avec leurs cheveux si courts, contrairement aux autres femmes, elles furent immédiatement reconnues par une milicienne.

Les miliciens les poursuivirent, et elles cherchèrent à se réfugier chez des connaissances ; ne les trouvant pas, elles revinrent dans la rue, où les miliciens leur tirèrent dessus.

María Ángeles tomba immédiatement, ayant reçu une balle en plein cœur. Elle avait trente-et-un ans.

C’était le soir du 24 juillet 1936.

Elle fut béatifiée en 1995.

 

 

Joan Vilaregut Farré

1907-1936

 

Joan était né le 19 août 1907 à Vic (Osona, Espagne).

Précoce, intelligent, il avait terminé toutes les études, et n’avait pas vingt-trois ans lorsqu’il reçut le sacerdoce.

Il fut d’abord envoyé au sanctuaire de Sainte-Thérèse-de-Lisieux (Lleida), alors en construction, où il fut chargé de l’administration de la revue carmélite Lluvia de Rosas (Pluie de Roses). On lui confia aussi la catéchèse des enfants.

Au moment de la persécution religieuse de 1936, il dut laisser le couvent et se cacha à proximité, avec le Frère Bartomeu (Josep Olivé Vivó). Puis, pensant trouver un endroit plus sûr, ils se mirent en route pour Alcarrás, mais furent arrêtés en chemin par un groupe de miliciens. Ces derniers leur demandèrent qui ils étaient : ils répondirent qu’ils étaient des frères de la Petite Sainte Thérèse. 

Les miliciens les abattirent sur place. C’était le 24 (ou le 25 ?) juillet 1936.

Le père Joan fut béatifié en 2013.

 

 

Juan Antonio Pérez Mayo

1907-1936

 

Il naquit le 18 novembre à Santa Marina del Rey (León), de Modesto Pérez et Beatriz Mayo, et fut baptisé le 23 suivant. Il y avait sept enfants.

En famille, on priait le chapelet tous les jours.

Jeune, il fit partie des Tarsicios, une association de jeunes enfants formés à la communion et à la confession fréquentes. Adolescent de quatorze ans, il fit partie des Adorateurs nocturnes. Durant ses vacances, il participait à la Messe chaque jour et secondait le curé. A la maison, il était très serviable.

Il entra chez les Pères Oblats de Marie Immaculée (OMI) à Urnieta (Guipúzcoa), où il fit le Juvénat, le Noviciat et la première profession religieuse (1927).

Intelligent et brillant, il fut envoyé faire des études à l’université roomaine de l’Angelicum (aujourd’hui Université Pontificale Saint-Thomas) ; il fit là-bas la profession perpétuelle (1930), prit le doctorat en philosophie et la licence en théologie et fut ordonné prêtre en 1932.

De retour en Espagne, il fut dans la communauté de Las Arenas (Bilbao, Biscaye) comme prédicateur pendant une année, avant d’être envoyé à Pozuelo (Madrid) pour enseigner la philosophie.

Passionné lui-même, il transmettait son enthousiasme aux élèves, qui l’estimaient en retour. 

Le 22 juillet 1936, tous les membres de la communauté furent arrêtés dans le couvent lui-même.

Deux jours plus tard, avec six autres jeunes Oblats et le laïc Cándido Castán San José, il fut martyrisé à Casa de Campo, un lieu-dit entre Pozuelo de Alarcón et Madrid.

Il fut béatifié en 2011.

 

 

Eusebia García y García

1909-1936

 

Née le 5 mars 1909 à Mochales (Guadalajara), Eusebia appartenait à une famille de huit enfants, très chrétienne : la mère recevait la Communion chaque jour, et chaque jour la famille priait le chapelet.

Le frère aîné fut prêtre, le second jésuite.

La troisième, Eusebia, reçut la Confirmation en 1916, et la Première communion l’année suivante. En 1918, elle entra au collège des Ursulines de Sigüenza. 

Espiègle et joueuse, elle fit dès douze ans le vœu de chasteté et s’offrit comme esclave de Marie. Ses compagnes et ses maîtresses purent rendre un unanime témoignage de la joie et de la piété qu’elle reflétait.

Après avoir lu l’Histoire d’une Ame, de sainte Thérèse de Lisieux, et entendu quelques sermons à l’occasion du 3e centenaire de la canonisation de sainte Thérèse d’Avila, sa décision fut bien arrêtée : Je serai carmélite comme la grande sainte Thérèse et comme la petite sainte Thérèse, et j’irai au Carmel de Saint-Joseph de Guadalajara. 

D’autres Religieux la mirent à l’épreuve en lui suggérant d’autres congrégations, mais bien inutilement. En revanche, son oncle prêtre, le Chanoine Fiorentino, approuva pleinement cette vocation et s’efforça de convaincre les parents à la laisser entrer au Carmel de Guadalajara malgré son jeune âge : elle y entra effectivement en 1925 (à seize ans), et prit le nom de Teresa de l’Enfant-Jésus et de Saint-Jean-de-la-Croix.

Elle fut excellente organiste et infirmière. Elle restait longtemps devant le Saint-Sacrement, priant pour les prêtres et désirant mourir pour eux. Comme son Modèle de Lisieux, elle priait pour les missionnaires.

Une fois que les Carmélites eurent quitté leur couvent, au soir du 23 juillet 1936, Teresa pensa qu’il était dangereux de rester toutes ensemble, et voulut fuir ailleurs, avec celles qui le voudraient. Elles furent donc trois, avec María Pilar et María Ángeles, à chercher refuge à proximité.

Tandis que cette dernière tombait la première, l’autre agonisa lentement à l’hôpital. Mais Teresa, malgré ses blessures, put prendre la fuite. Elle demanda en vain de l’aide à un hôtel voisin, où on ne la laissa pas entrer. De nouveau dans la rue, elle fut «secourue» par un homme qui feignit de la protéger, la porta vers l’extérieur de la ville, et commença à lui faire des propositions basses. 

Survinrent d’autres miliciens, qui l’empoignèrent, la forcèrent à marcher et voulurent lui faire acclamer le communisme. Mais elle ne fit que répéter : Vive le Christ Roi ! 

Alors les miliciens lui donnèrent l’ordre de partir en courant, ce qu’elle fit, les bras en croix et criant encore Vive le Christ Roi ! Elle reçut une rafale de balles dans le dos et tomba, en crachant du sang. Peu après, on retrouva son cadavre au cimetière.

Teresa mourut ainsi martyre de sa foi et de sa chasteté, le 24 juillet 1936.

Elle fut béatifiée en 1987.

 

 

Francisco Polvorinos Gómez

1910-1936

 

Il naquit le 29 janvier 1910 à Calaveras de Arriba (Almanza, León), d’humbles parents paysans et bergers.

En famille, on priait le chapelet tous les jours.

Francisco frappa à la porte de divers Instituts, et c’est finalement celui des Pères Oblats de Marie Immaculée (OMI) qui l’accueillit ; il avait seize ans.

Ses supérieurs furent conquis par sa piété, sa franchise, la fermeté de sa vocation.

Francisco avait une devise : Faire le bien sans se faire entendre. 

Il se trouvait à Pozuelo lors des événements de 1936.

Le 22 juillet 1936, tous les membres de la communauté furent arrêtés dans le couvent lui-même.

Deux jours plus tard, avec six autres jeunes Oblats et le laïc Cándido Castán San José, Francisco fut martyrisé à Casa de Campo, un lieu-dit entre Pozuelo de Alarcón et Madrid.

Ce n’est que l’année suivante qu’on en eut la certitude, par une lettre d’un autre Religieux OMI envoyée à la famille.

Francisco fut béatifié en 2011, avec ses Compagnons.

 

 

Manuel Gutiérrez Martín

1913-1936

 

Manuel naquit le 1er janvier 1913 à Fresno del Río (Palencia), d’humbles parents paysans et bergers, Filiberto et Buenaventura, qui eurent de nombreux enfants.

Le peu qu’on sait de lui est qu’il était doué, avait d’excellents résultats, et chantait très bien.

Ce fut un bon élève, apprécié des supérieurs, pieux et humble. Il connaissait ses défauts et les combattait.

Parvenu à la troisième année de théologie, sous-diacre, il pouvait être ordonné prêtre prochainement.

Le 24 juillet 1936, tous les membres de la communauté de Pozuelo furent arrêtés dans le couvent lui-même. Ils consommèrent les saintes Hosties, qui furent leur viatique.

Les miliciens lurent une liste de sept noms, qui incluaient celui de Manuel.

Tous furent martyrisés à Casa de Campo, un lieu-dit entre Pozuelo de Alarcón et Madrid et furent béatifiés en 2011.

 

 

Cecilio Vega Domínguez

1913-1936

 

Cecilio naquit le 8 septembre 1913 à Villamor de Órbigo (León), d’humbles parents paysans, Juan et Micaela, qui eurent neuf enfants. Une famille chrétienne, qui savait rendre des services autour d’elle.

Manuela, la sœur de Cecilio, affirma qu’ils priaient le chapelet tous les jours, et que, quand il y avait beaucoup de travail durant l’été, le papa priait plutôt le chapelet de la Bonne Mort, plus bref. Bien entendu, ils participaient tous à la Messe du dimanche.

Cecilio commença le noviciat chez les Oblats de Marie Immaculée en 1930.

De retour à la maison pendant les vacances d’été, il faisait la catéchèse en paroisse, et aidait son père aux champs. C’est durant ces travaux qu’il perdit un œil, ce qui lui causa quelques difficultés pour ses études, mais il montra là son courage et sa persévérance dans le travail.

En 1931, il fit la première profession, et passa à Pozuelo pour les études de philosophie et de théologie.

En décembre 1934, il fit la Profession perpétuelle et reçut les premiers Ordres (qu’on appelle aujourd’hui les Ministères). L’année suivante il était sous-diacre.

Au début de la guerre civile, son père lui suggéra de revenir au pays, mais Cecilio répondit qu’il était disposé à mourir et qu’il ne voulait pas abandonner la communauté.

Le 24 juillet 1936, tous les membres de la communauté de Pozuelo furent arrêtés dans le couvent lui-même. Ils consommèrent les saintes Hosties, qui furent leur viatique.

Les miliciens lurent une liste de sept noms, qui incluaient celui de Cecilio.

Tous furent martyrisés à Casa de Campo, un lieu-dit entre Pozuelo de Alarcón et Madrid et furent béatifiés en 2011.

Une autre sœur de Cecilio affirma plus tard avoir demandé à son frère une grâce, qu’elle obtint et qu’elle considérait un miracle (mais qu’elle ne révéla jamais).

 

 

Juan Pedro del Cotillo Fernández

1914-1936

 

Juan Pedro naquit le 1er mai 1914 à Siero de la Reina (León), d’humbles parents paysans, qui eurent neuf enfants. Une famille très chrétienne, fidèle aux préceptes de l’Eglise, où l’on priait le chapelet tous les jours.

La maman, en particulier, très charitable, conserva toujours sa joie de vivre malgré toutes les épreuves qu’elle dut subir.

Juan Pedro était lui-même serviable, humble et tenace ; il voulait suivre la trace des missionnaires de son pays natal.

Il alla chez les Oblats de Marie Immaculée (OMI) à Pozuelo pour les études de philosophie et de théologie.

Le 22 juillet 1936, tous les membres de la communauté de Pozuelo furent arrêtés dans le couvent lui-même. Ils consommèrent les saintes Hosties, qui furent leur viatique. L’un d’eux dit aux miliciens : Ne prenez pas ce jeune homme, il est malade du cœur (c’était vrai). Mais un milicien répondit tout simplement : Pour ce qu’on va lui faire faire, il va assez bien.

La réponse était assez claire pour le sort de Juan Pedro, qui avait désormais vingt-deux ans.

Au matin du 24 juillet, les miliciens lurent une liste de sept noms, qui incluaient celui de Juan Pedro.

Tous furent fusillés à Casa de Campo, un lieu-dit entre Pozuelo de Alarcón et Madrid et furent béatifiés en 2011.

 

 

Justo González Lorente

1915-1936

 

Justo naquit le 14 octobre 1915 à Villaverde de Arcayos (León), d’humbles parents paysans très chrétiens. Une de ses sœurs s’appelait Dionisia.

Il entra au Petit séminaire des Oblats de Marie Immaculée à Urnieta (Guipúzcoa) en 1927,  et commença le noviciat à Las Arenas (Biscaye) en 1932.

Il fit la première profession l’année suivante, le 15 août 1933, avant de passer à Pozuelo pour les études de philosophie et de théologie.

Juan Pedro était lui-même un peu timide et sentimental, mais serviable, joyeux et ami de tous ; il voulait suivre la trace des missionnaires de son pays natal.

Le 22 juillet 1936, tous les membres de la communauté de Pozuelo furent arrêtés dans le couvent lui-même, qui devint leur prison. Ils consommèrent les saintes Hosties en viatique.

Au matin du 24 juillet, les miliciens lurent une liste de sept noms, qui incluaient celui de Justo.

Tous s’attendaient à cette mort, à cause du climat hostile qui régnait depuis des mois envers eux, pour le seul fait qu’ils étaient prêtres ou religieux. Justo n’avait pas vingt-et-un ans.

Ils furent fusillés à Casa de Campo, un lieu-dit entre Pozuelo de Alarcón et Madrid, et béatifiés en 2011.

 

 

Pascual Aláez Medina

1917-1936

 

Pascual naquit le 11 mai 1917 à Villaverde de Arcayos (León), d’humbles parents paysans très chrétiens.

Il entra au Petit séminaire des Oblats de Marie Immaculée à Urnieta (Guipúzcoa) en 1929,  et commença le noviciat à Las Arenas (Biscaye) en 1934.

Il fit la première profession l’année suivante, le 16 août 1935, avant de passer à Pozuelo pour les études de philosophie et de théologie.

Pascual était lui-même un garçon joyeux, bon, sur lequel on pouvait compter. Il ne savait pas faire de mal à quiconque, et n’imaginait pas qu’il pouvait en recevoir.

Le 16 juillet 1936, il renouvela ses vœux.

Six jours plus tard, le 22 juillet 1936, tous les membres de la communauté de Pozuelo furent arrêtés dans le couvent lui-même, qui devint leur prison. Ils consommèrent les saintes Hosties en viatique.

Au matin du 24 juillet, les miliciens lurent une liste de sept noms, qui incluaient celui de Pascual.

Tous s’attendaient à cette mort, à cause du climat hostile qui régnait depuis des mois envers eux, pour le seul fait qu’ils étaient prêtres ou religieux. Pascual n’avait que dix-neuf ans.

Ils furent fusillés à Casa de Campo, un lieu-dit entre Pozuelo de Alarcón et Madrid, et béatifiés en 2011.

 

 

Antolín Martínez Santos

1914-1936

 

Antolín Martínez Santos naquit le 9 novembre 1914 à Campo de Criptana (Ciudad Real, Espagne C).

Il était tout jeune novice dans l’Ordre dominicain et se trouvait dans le grand couvent d’Almagro. Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il eut la grâce du martyre à Alcázar de San Juan, le 24 juillet 1936.

Antolín Martínez Santos devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 24 juillet.

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