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28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 23:00

29 JUILLET

 

I.

Ste Marthe, une des saintes femmes qui entouraient Jésus-Christ.

S Lazare, l'ami du Seigneur, et frère des stes Marthe et Marie ; persécuté après sa résurrection et celle du Christ, il fut évêque à Chypre ou à Marseille, d'après des traditions mal vérifiées.

?

Ste Sérapie, vierge romaine martyre ; voir ste Sabine au 29 août.

S Kallinikos, martyr à Gangres.

IV.

SS Simplicius, Faustinus, Viatrix, martyrs romains ; les premiers jetés dans le Tibre, l'autre étouffée ; et près d'eux fut aussi enterré s. Rufus.

S Felix, martyr romain ; le pape Felix II qu'on vénérait en ce jour était un antipape, non martyr.

?

S Genevé (Juvenel, Juthmaël), évêque à Dol.

V.

S Loup, évêque à Troyes pendant cinquante-deux ans ; d'accord avec sa femme, ils s'étaient séparés et lui s'était fait moine. 

S Prosper, évêque à Orléans.

VII.

S Constantin, évêque à Constantinople.

XI.

S Olaf, roi de Norvège ; un peu brutal dans son zèle à imposer le christianisme, il fut vaincu et tué par les Danois, mais vénéré comme martyr et patron de la Norvège.

B Urbain II, pape (1088-1099) ; élève de s. Bruno à Reims, moine à Cluny, évêque à Ostie, il appliqua l'esprit grégorien de la réforme de l'Eglise et suscita la première Croisade.

XIII.

S Guillaume Pinchon, évêque à Saint-Brieuc ; jeune, il triompha par sa pureté des assauts d'une femme effrontée.

XVII.

Bx Luis Exarch (Luis Bertrán, espagnol), prêtre, Mancius de la Sainte Croix et Petrus de Sainte-Marie (japonais), dominicains martyrs au Japon.

XVIII.

B Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

SS Ruose Zhang Wenlan et Baolu Chen Changpin, séminaristes, leur administrateur Ruohan Luo Tingyin, et la sainte femme Mande Wang Luoshi, martyrs chinois canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet.

S Louis Martin, père de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, béatifié en 2008 et canonisé en 2015 en même temps que son épouse.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936-1938 :

- béatifié en 1992 :

Hospitaliers : à Barcelone, le profès Juan Bautista Egozcuezábal Aldaz (*1882) ;

- béatifiés en 2001 :

Diocésains : près de Teruel, Matías Manuel Albert Ginés (*1867) ; près d’Alicante, Joaquín Vilanova Camallonga (*1888) ;

Dominicains : près de Teruel, les prêtres Antonio Manuel López Couceiro, Tirso Manrique Melero, Lucio Martínez Mancebo, Felicísimo Díez González, Saturio Rey Robles (*1869, 1877, 1902, 1907, 1907), le profès Gumersindo Soto Barros (*1869), et le novice Lamberto María de Navascués de Juan (*1911) ;

Salésiens : près de Valencia, le prêtre José Calasanz Marqués (*1872) ;

- béatifiés en 2007 :

Diocésains : près d’Albacete Bartolomé Rodríguez Soria (*1894) ;

Carmes de l’Ancienne Observance : près de Lleida, les prêtres Ángel Prat Hostench (Ángel María), Eliseo Maneus Besalduch (Eliseo María), Pere Dorca Coromina (Anastasi María), Manuel Serrano Buj (Eduardo Maria, qui avait un an de sacerdoce) (*1896, 1896, 1907, 1912) ; le profès Pere Ferrer Marín (Pere María, *1909) et les quatre profès nés en 1919 Josep Solé Rovira (Andreu Corsini María), Miquel Soler Sala (Miquel María), Joan María Puigmitjá Rubió et Joan Prat Colldecarrera (Pere Tomás María) ; le convers Lluis Fontdecava Quiroga (Eliseu Maria, *1891) ; les novices Gabriel Escoto Ruiz (José Maria), Ginés Garre Egea (Elías María (*1878, 1910) ;

Lasalliens : près de Barcelone, Joseph-Louis Marcou Pecalvel (Louis de Jésus, *1881, d'origine française) ;

- béatifiés en 2013 :

Clarétains : à Tarragona, le prêtre Jaume Mir Vime (*1889) ;

Frères Maristes : près de Madrid, Severino Ruiz Báscones (Feliciano), Fermín Zabaleta Armendáriz (Felipe Neri), Saturnino Jaunsarás Zabaleta (Herminio Pascual (*1884, 1899, 1912) ;

Lasalliens : près de Lleida, Javier Salla Saltó (Magí Pere, 1918-1938) ;

Laïcs : près de Madrid, Julián Aguilar Martín (*1912).

Marthe

1er siècle

 

Sainte Marthe est mentionnée trois fois dans l’Evangile.

Il y a l’épisode bien connu de la réception de Notre-Seigneur chez Marthe et Marie (Lc 10:38-42), lorsque Marthe interpelle le Christ pour qu’il lui envoie Marie à la cuisine ; scène pittoresque, qui nous laisse pensifs sur la situation : qui alors devait recevoir le Christ, si les deux femmes passaient à la cuisine ?

Ce fut l’occasion pour le Christ de nous rappeler «l’unique nécessaire».

L’autre épisode important, est la résurrection de Lazare, le frère de Marthe et Marie (Jn 11), qui donne à Marthe l’occasion d’exprimer toute sa foi : Je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir en ce monde.

Le passage suivant du même évangile nous parle encore de Marthe, qui servait (Jn 12:2).

 

Marthe, la femme dévouée au service de Jésus, a été choisie comme patronne par les hôteliers.

La date de sa fête s’est fixée au 29 juillet, jour octave de la fête de sainte Marie-Madeleine.

 

 

Lazare

1er siècle

 

L’évangéliste Jean raconte au chapitre 11 les circonstances de la mort et de la résurrection de Lazare, un ami de Jésus.

Lazare devenait ainsi une preuve vivante de la divinité de Jésus-Christ, et constituait un reproche direct à l’attitude des Juifs incrédules.

N’allons pas confondre ce Lazare avec celui de la parabole rapportée par saint Luc (Lc 16:19-31).

L’Evangile ne parle pas de la suite des événements concernant Lazare : ce n’en était pas le but. Mais on est en droit de se demander ce que devint cet homme ressuscité, comment il vécut cette deuxième vie, quels rapports il eut éventuellement avec l’Eglise naissante.

Il a été plusieurs fois question, sur ce blog, d’une Bienheureuse, Anna Katharina Emmerick, une stigmatisée allemande sans aucune instruction humaine (voir au 9 février). Ses visions valent ce que valent toutes les visions des Mystiques, que l’Eglise n’interdit pas de lire tout en invitant chacun à la plus grande prudence. C’est dans cet esprit que sont reproduites ci-après quelques lignes tirées de ces visions.

Lazare se tenait le plus souvent caché et ne se montrait que la nuit. Trois au quatre ans après l’Ascension… éclata à Jérusalem une persécution contre Lazare et ses sœurs. Après les avoir accablés de mauvais traitements, les Juifs les firent monter dans une méchante barque faisant eau de toutes parts, et n’ayant ni voiles ni gouvernail. Elle fut ammarrée à un grand vaisseau, qui l’abandonna après l’avoir remorquée en pleine mer.

Lazare et ses sœurs arrivèrent sur les côtes de la Gaule avec une vitesse miraculeuse. Sans le savoir, Anna Katharina confirmait ainsi l’antique «légende» de la présence en Provence de Lazare et ses sœurs. Elle continue : Lazare, en sa qualité d’évêque, continua à prêcher l’Evangile dans cette ville (Massilia, alias Marseille). Que Lazare ait été ordonné évêque par les Apôtres, n’a rien de surprenant.

Comme on n’a pas d’autre documentation scientifique sûre de ces faits, le Martyrologe ne fait pas état de l’épiscopat de saint Lazare à Marseille, mais établit sa commémoraison au 29 juillet, comme sainte Marthe, au jour octave de la fête de sainte Marie-Madeleine (v. 22 juillet).

 

 

Kallinikos de Gangres

† 4e siècle

 

Voici comment les Grecs présentent la vie de Kallinikos.

Sa famille était fort aisée. Lui-même reçut une formation très poussée et devint orateur.

Il reçut la grâce de la conversion, et se mit à prêcher avec ardeur dans la ville de Gangres (Paphlagonie, auj. Çankırı, Turquie CN), puis alentour, enfin à Ancyre (Galatie, act. Ankara, Turquie NW).

C’est là qu’il fut arrêté et soumis à la torture ; mais il n’en trouvait que plus d’ardeur à parler au gouverneur. Ce dernier, jugeant compromettant pour lui de le faire mourir à Ancyre, le fit reconduire à Gangres avec une troupe de soldats. En route, il faisait si chaud que les soldats et leurs chevaux mouraient de soif, tandis que Kallinikos n’en éprouvait rien. Les soldats le supplièrent : Kallinikos pria et fit jaillir une source. Les soldats, convertis, l’accompagnèrent jusqu’à Gangres, mais ne voulaient pas le tuer.

Kallinikos leur imposa d’exécuter l’ordre reçu : aussi bien, il était prêt à quitter cette courte vie pour entrer dans la vie éternelle.

Saint Kallinikos de Gangres est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Simplicius, Faustinus, Viatrix, et Rufus de Rome

† 304

 

Simplicius, Faustinus et Beatrix étaient trois frères et sœur, chrétiens.

Simplicius et Faustinus, ainsi que d’autres, anonymes, venaient d’être précipités dans le Tibre.

Leur sœur, Viatrix, réussit à récupérer leurs corps un peu plus loin en aval et les fit enterrer dans le cimetière d’une certaine Generosa.

Arrêtée pour ce crime, Viatrix fut étouffée ; on put l’ensevelir auprès de ses frères.

Au même endroit fut aussi enseveli un autre Martyr, nommé Rufus.

On ne connaît pas mieux ces quatre Martyrs, sinon la date de leur mort, 304.

Saints Simplicius, Faustinus et Beatrix, avec Rufus, de Rome, sont commémorés le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Lupus de Troyes

383-479

 

Il y a bien des Saints qui portèrent le  nom de Lion, celui-ci s’appela Loup.

Il naquit vers 383 à Toul, de noble famille.

Après ses études de rhétorique, il épousa en 417 Pimeniola, la sœur de s.Hilaire d’Arles (v. 5 mai).

Après six années de saint mariage, ils se séparèrent d’un commun accord, pour se donner davantage à Dieu. Loup se rendit à l’abbaye de Lérins. Un an après, on le retrouve à Mâcon, où il distribue aux pauvres ses biens.

En 426, on l’appela à monter sur le siège de Troyes, dont l’évêque, Ursus (Ours, v. 25 juillet ?) venait de mourir. Lupus en était le huitième titulaire.

Lupus resta moine, par la prière et la pénitence. 

En 429, il accompagna en Angleterre s.Germain d’Auxerre (v. 31 juillet), pour une mission destinée à combattre l’hérésie pélagienne qui s’y développait dangereusement.

Vers 453, Lupus intervint en personne auprès d’Attila, pour épargner la population. Attila ne dévasta pas la ville de Troyes, mais emmena en hôtage l’évêque, qu’il relâcha plus tard en lui demandant de prier pour lui.

Après plus d’un demi-siècle d’épiscopat, Lupus mourut le 29 juillet 478 ou 479.

Saint Lupus de Troyes est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Felix de Rome (Felix II)

† 492

 

Le pape qui fut sur le siège de saint Pierre après saint Simplicius, de 483 à 492, a longtemps été mentionné comme “Félix III”, car un pape précédent avait porté le titre de Félix II. 

Mais ce dernier est désormais reconnu comme antipape, imposé par l’empereur, ensuite confondu avec un martyr homonyme. Actuellement le Martyrologe mentionne au 29 juillet seulement le martyr romain Felix, qui n’est pas pape. 

Notre Félix III devrait en réalité être Félix II (ce qui vaudrait aussi pour Félix IV, sans parler de l’antipape Félix V). 

Un doute cependant planait sur la légitimité de Félix II : il fut imposé par l’empereur et donc irrégulièrement élu ; mais le clergé de Rome l’accepta tacitement, ce qui pouvait équivaloir à une élection légitime et à son rang de Félix “deuxième”. Ainsi s’expliquerait que Félix III et Félix IV gardent leur rang de “troisième” et “quatrième” dans l’actuel Martyrologe. 

En réalité, Félix II ne régna guère que par son titre, sans autre fait marquant de son pontificat, si ce n’est qu’il dut finalement abandonner la place et se retirer chez lui, où il mourut sans être martyrisé, peu de temps d’ailleurs avant le pape légitime, Libère, revenu à Rome sur ces entrefaites.

Actuellement «Felix II» a été retiré du Martyrologe. 

Le pape Libère (352-366) n’est pas non plus mentionné au Martyrologe : il eut la faiblesse de signer une déclaration semi-arienne, la reconnut et la désapprouva ensuite.

Quant au martyr Felix - qui a plusieurs homonymes -, on sait seulement qu’il était vénéré sur la Via Portuensi.

Ce Felix martyr est mentionné au 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Prosper d’Orléans

5e siècle

 

Ce dixième évêque d’Orléans est à peu près inconnu.

Une correspondance avec s.Sidoine Apollinaire (v. 21 août) ou plutôt la réponse de ce dernier à Prosper, nous permet de le situer à peu près dans le temps. Prosper lui parlait de s.Aignan, qui vivait un siècle plus tôt.

Saint Prosper d’Orléans est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

Olaf de Norvège

995-1030

 

Olaf naquit vers 995 en Norvège, d’Harald Grenske du Vestfold et d’Åsta Gudbrandsdotter. Son père ayant été assassiné, sa mère épousa Sigurd Syr Halfdansson, roi du Ringerike.

Il fut baptisé, dit-on, en 1014 à Rouen, par Robert le Danois, frère du duc Richard de Normandie.

Olaf se rendit plusieurs fois en Angleterre, où il compléta sa formation chrétienne. Quelques missionnaires occidentaux avaient déjà porté la foi en Scandinavie, en premier s.Oscar (Anscharius, v. 3 février).

Olaf monta sur le trône de Norvège en 1015. Il eut le surnom de Olaf le Gros. 

Son premier geste fut de profiter de l’absence de Knut de Danemark pour proclamer l’indépendance de la Norvège. Il s’établit alors à Nidaros (act. Trondheim) et y fit bâtir une église.

Pendant les quinze années de son règne, on peut dire qu’il persévéra contre vents et tempêtes pour christianiser son pays. Il faut dire que sa méthode n’était pas dans la douceur. Mais au moins on peut admettre que le jeune roi n’avait que de bonnes intentions.

Il voulut imposer le christianisme par la force, en détruisant les édifices païens ; mais il faisait construire des églises, venir des prêtres d’Angleterre, établir une hiérarchie catholique. Ses façons autoritaires cependant lui aliénèrent les seigneurs et le peuple ; il y eut des révoltes, et une répression très forte.

A ce moment-là, le roi danois, s.Knut (v. 10 juillet), tenta de reprendre la couronne à Olaf. Une première bataille les opposa, sans suite (1026). En 1028, il battit Olaf, qui partit en Suède. En 1030, Olaf reprit les armes, mais fut battu et tué à Siklestad. 

Olaf avait, à sa façon, préparé la conversion de la Norvège. Knut, qui était chrétien, la poursuivit.

Le roi norvégien fut proclamé martyr, mais ne l’a pas été - et le Martyrologe se tait là-dessus. Mais Olaf a été reconnu saint pour ses mérites à lutter contre le paganisme.

Saint Olaf de Norvège est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Urbain II

1088-1099

 

Odon (ou Eudes) de Lagery était né à Châtillon-sur-Marne vers 1040, d’une famille noble. Il eut à Reims comme professeur un certain Bruno, futur fondateur des moines Chartreux, et devint archidiacre et chanoine du diocèse de Reims en 1064.

Sur l’influence de son cher professeur, il renonce à se charge et prend l’habit cistercien à Cluny. Il devient grand prieur de l’ordre de Cluny.

Il fait partie de la délégation qui entoure le pape à Canossa (1077).

Le pape Grégoire VII ayant demandé à l’abbé de Cluny, saint Hugues, de lui désigner quelques bons sujets à consacrer évêques, Eudes fut de ceux-là et devint cardinal-évêque d’Ostie, où avait été précédemment saint Pietro Damiano.

Après Grégoire VII, fut élu Victor III, qui ne régna qu’un an ; c’est alors que fut élu pape Eudes, qui prit le nom de Urbain II (1088).

Comme Rome était aux mains des partisans de l’empereur Henri IV et de son antipape Clément III, l’élection avait eu lieu à Terracina. Puis Urbain II s’installa d’abord au Mont Cassin avant d’entrer à Rome en 1089. Une nouvelle sédition l’obligeait à se réfugier… à Canossa, chez la comtesse Mathilde de Toscane. Cette dernière, mariée au duc de Bavière, protégeait la papauté, contre l’empereur. Ce dernier fut défait dans le nord de l’Italie, et Urbain II revint à Rome.

Toujours en 1089, le pape tint un concile à Melfi en vue de mettre en œuvre une réforme à l’intérieur de l’Eglise. Mais Urbain II préféra la patience et l’indulgence avant de sévir contre les désobéissants.

Mais en 1095, il tint un concile à Plaisance, durant lequel il improvisa la préface des messes de la Sainte Vierge. Dans ce concile furent promulgués à nouveau des canons condamnant la simonie (péché consistant à acheter une charge ecclésiastique, du nom de Simon le Magicien, cf. Ac:8:9-24) et le nicolaïsme (erreur consistant à contester la continence des clercs).

Au même concile, Urbain II confirma l’excommunication des “conjoints” Philippe 1er de France et Bertrade de Montfort, tous deux déjà mariés, lui avec Berthe de Hollande, elle avec le Comte Foulques d’Anjou.

En novembre 1095, il était à Clermont où il avait convoqué tous les évêques et personnages importants pour leur parler de son projet de croisade. 

Lors de ce concile fut rendue obligatoire la trève de Dieu, pour protéger les faibles.

Puis dès la fin du mois de novembre 1095, le pape sillonnait la France pour galvaniser encore plus les populations : Sauxillanges, Brioude, Saint-Flour, Aurillac, Uzerche, Limoges à Noël, Charroux, Poitiers, Angers le 15 août : là il signa le départ de la grande armée ; puis Chinon, où il fit libérer Geoffroy le Barbu qui était prisonnier de son frère (Foulques d’Anjou, encore lui) depuis vingt ans ; Sablé, Le Mans, Vendôme, Tours. Et le retour se fit par Saintes, Bordeaux, Toulouse (où il consacra la cathédrale), Arles, Avignon ; enfin l’Italie : Pavie, Milan, Lucques, Rome.

Les démêlés avec l’Angleterre furent houleux là-aussi : Guillaume II le Roux voulait reprendre leurs droits aux évêques, se éritant ainsi l’excommunication papale. Mais la mort empêcha Urbain II de le faire.

Bénédictin, Urbain II favorisa et encouragea le monachisme : il approuva l’ordre de Fontevrault fondé par Robert d’Arbrissel (1096) et bénit la fondation de Cîteaux par saint Robert de Molesme (1098).

Après ce pontificat très actif, le saint pape Urbain II se reposa de ses travaux, le 29 juillet 1099, après un pontificat de onze ans. Et son successeur fut Pascal II.

Il fut béatifié en 1881 et se trouve inscrit au 29 juillet dans le Martyrologe.

 

Nota. Pour ce qui est de l’issue de la Croisade prêchée par Urbain II, on sait comment tout ce petit peuple généreux fut balayé par les Turcs sur les premières côtes de l’Asie Mineure ; comment les chefs croisés furent gagnés par l’esprit de conquête plus que par le saint but de l’opération ; comment finalement on arriva à prendre Antioche le 28 juin 1098, et Jérusalem le 15 juillet, quelques jours avant la mort d’Urbain II, qui ne connut pas la “bonne” nouvelle.

 

 

Guillaume Pinchon

1184-1234

 

Guillaume Pinchon (ou Pichon) vit le jour à Fleur d’Aulne, d’Ollivier et Jeanne Fortin.

Garçon au cœur pur, on dit qu’il opposa une ferme fin de non-recevoir à une femme effrontée qui le provoquait.

Elevé à Saint-Brieuc, clerc, il devint le secrétaire de l’évêque, Josselin, qui lui conféra le sacerdoce.

Sous les évêques suivants, il obtint un canonicat à Tours. A la mort de l’évêque Silvestre (1220), il fut appelé à lui succéder sur le siègle de Saint-Brieuc, à trente-six ans.

Un de ses soucis fut l’édification de la cathédrale, déjà commencée, mais qui ne fut achevée qu’après sa mort.

Une grave disette s’abattit sur le diocèse en 1225, et l’évêque vint au-devant des difficultés en donnant à manger aux pauvres. On le vit lui-même faire le feu sous la marmite.

Un long conflit opposa le duc de Bretagne aux évêques bretons, dont il contesta les droits fiscaux perçus par le clergé local, tels le tierçage, les dîmes, le past nuptial. Les évêques en appelèrent à Rome, le pape jeta l’interdit sur la Bretagne (1228), les évêques durent s’exiler. Guillaume rejoignit Poitiers où, pendant deux ans, il aida fraternellement l’évêque local, qui était malade.

En 1230, le duc de Bretagne capitula et les évêques purent reprendre leurs sièges. 

Désormais, l’évêque Guillaume put donner libre cours à sa charité, accueillant chaque jour des pauvres, vidant ses greniers, empruntant et mendiant pour leur donner à manger.

En juillet 1234, il tomba malade et mourut pieusement, entouré de ses chanoines, le 29 juillet 1234.

Il y eut tant de miracles à son tombeau, que les aumônes du peuple reconnaissant suffirent à payer les frais pour achever rapidement la cathédrale. Guillaume avait bien prédit : J’achèverai mon Eglise, vif ou mort.

Le successeur de Guillaume, Philippe, fit tout de suite l’enquête sur les miracles et présenta son rapport au pape, qui se trouvait en déplacement à Lyon, pour le 13e concile œcuménique (1245).

Guillaume Pinchon put donc être canonisé dès 1247.

 

 

Luis Exarch

1596-1627

 

Il naquit à Barcelone (Espagne) en 1596.

Entré chez les Dominicains de Barcelone à l’âge de quatorze ans, il demanda à prendre le nom de son oncle, Luis Bertrán (voir au 9 janvier).

Après sa profession, il fut envoyé à Orihuela. 

Il n’avait pas vingt ans quand il demanda à partir pour les missions d’Extrême-Orient. En 1618, il partit à pied pour rejoindre le port d’embarcation, Séville, arriva à Manille, où il fut vraisemblablement ordonné prêtre après y avoir achevé ses études. Il apprit le dialecte local, mais surtout le chinois. C’était l’époque où la persécution s’était déchaînée au Japon. Luis fut pressenti pour partir sur ce champ d’apostolat. Il y parvint en 1622.

Ayant d’abord étudié la langue, il sillonna pendant trois ans la région de Ōmura, catéchisant, baptisant, confessant, jour et nuit, inlassablement.

Arrêté le 28 juin 1626, il fut jeté en prison, dans une cellule très étroite, où il resta une année. Durant ce temps, il put célébrer la Messe ; il remit aussi à deux jeunes compagnons l’habit religieux.

C’est à Ōmura (Nagasaki) qu’il subit le martyre, le 29 juillet 1627. Ce matin-là, les deux compagnons firent la profession. Ils furent attachés tous les trois à des colonnes et moururent asphyxiés par les flammes qu’on allumait près d’eux, mais pas trop près pour faire durer le supplice.

Luis a été béatifié en 1867, avec ses deux Compagnons.

 

 

Petrus de Sainte-Marie

1610-1627

 

De ce tout jeune Japonais, on sait juste qu’il était né à Ōmura en 1610 et qu’il fut arrêté et mis en prison pour sa foi ; en prison il rencontra le père Luis Exarch.

Ce dernier put lui remettre l’habit de l’Ordre dominicain, et Petrus fit sa profession au matin du 29 juillet 1627.

Ce matin-là, on emmena au lieu de leur supplice le père Luis et ses deux compagnons de cellule, qui étaient désormais aussi ses frères en religion. 

C’est sur une colline proche d’Ōmura (Nagasaki) qu’ils furent attachés tous les trois à des colonnes et moururent asphyxiés par les flammes qu’on allumait près d’eux, mais pas trop près pour faire durer le supplice.

Petrus a été béatifié en 1867, avec le père Luis et son Compagnon, Mancius de la Croix.

 

 

Mancius de la Croix

?-1627

 

De ce jeune Japonais, on sait juste qu’il fut arrêté et mis en prison pour sa foi et qu’en prison il rencontra le père Luis Exarch.

Ce dernier put lui remettre l’habit de l’Ordre dominicain, et Mancius fit sa profession au matin du 29 juillet 1627.

Ce matin-là, on emmena le père Luis et ses deux compagnons de cellule, et désormais aussi ses frères en religion, au lieu de leur supplice. 

C’est sur une colline proche d’Ōmura (Nagasaki) qu’ils furent attachés tous les trois à des colonnes et moururent asphyxiés par les flammes qu’on allumait près d’eux, mais pas trop près pour faire durer le supplice.

Mancius a été béatifié en 1867, avec le père Luis et son Compagnon, Petrus de Sainte-Marie.

 

 

Charles-Antoine-Nicolas Ancel

1763-1794

 

Il naquit le 11 octobre 1763 à Rouen (Seine-Maritime).

Il devint prêtre dans la Congrégation de Jésus et Marie ou Eudistes.

Arrêté comme prêtre réfractaire, pour son refus de prêter le serment constitutionnel, il fut conduit avec quelques centaines d'autres prêtres et religieux à bord du navire négrier Deux Associés, qui devait partir pour la Guyane, mais qui resta dans le port de la Rochelle, où la plupart des prisonniers moururent d'épuisement, de mauvais traitements, de maladies.

Le père Charles-Antoine-Nicolas Ancel mourut le 29 juillet 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Mande Wang Luoshi

1812-1861

 

Née vers 1812, Mande (Martha) était une fidèle catholique, veuve, cuisinière au séminaire.

Elle fut martyrisée à Qingyan (Guishou, Chine) le 29 juillet 1861 et canonisée en 2000.

 

 

Ruohan Luo Tingyin

1825-1861

 

Né vers 1825, Ruohan (Ioannes Baptista) était un fidèle catholique, marié, économe au séminaire.

Il fut martyrisé à Qingyan (Guishou, Chine) le 29 juillet 1861 et fut canonisé en 2000.

 

 

Ruose Zhang Wenlan

1831-1861

 

Né vers 1831, Ruose (Iosephus) était un séminariste.

Il fut martyrisé à Qingyan (Guishou, Chine) le 29 juillet 1861 et canonisé en 2000.

 

 

Baolu Chen Changpin

1838-1861

 

Né vers 1838, Baolu (Paulus) était un séminariste.

Il fut martyrisé à Qingyan (Guishou, Chine) le 29 juillet 1861 et canonisé en 2000.

Louis et Zélie Martin

1823-1894 et 1831-1877

 

On ne peut qu’être heureux de savoir que deux époux sont béatifiés dans l’Eglise : Louis et Zélie Martin ont été proclamés Bienheureux le dimanche 19 octobre 2008, et pourront successivement devenir également Saints. Une remarque trop rapide et superficielle pourrait dire : C’est normal qu’ils soient Saints, puisque leur fille Thérèse est une Sainte. Ce raisonnement serait parfaitement faux. C’est d’ailleurs le contraire qui s’est passé : Louis et Zélie ont cherché la sanctification en Dieu, quotidiennement, et un des fruits de cette élévation à Dieu a été leur fille, Sainte Thérèse.

Qu’ont-ils donc fait ? Qui étaient-ils, ces parents ? A première vue, rien de très extraordinaire. Tout est dans le quotidien, dans la simplicité : et c’est précisément là qu’ils ont rencontré Dieu.

Louis Martin est né à Bordeaux en 1823, ses parents finissent par se fixer à Alençon ; en grandissant, il se sent une vocation religieuse à laquelle il préfère un autre genre de vie. Il ouvre une bijouterie-horlogerie. Il a des loisirs, comme tout bon petit bourgeois de province : la pêche à la ligne, le billard au café du coin avec quelques amis, quelques voyages et même un peu de “boursicotage”, mais surtout il est un chrétien convaincu et actif et, en dehors de ses devoirs religieux proprement dits (il va chaque dimanche à l’église, il reçoit les Sacrements aussi, il prie beaucoup) -  il cherche à rencontrer Jésus dans les pauvres et participe aux Conférences Saint-Vincent-de-Paul, organisées par Frédéric Ozanam (lui aussi Bienheureux) en vue de venir en aide aux nécessiteux. C’est sa mère qui lui fait rencontrer en 1858 - il a trente-cinq ans déjà - cette belle jeune fille qui sera son épouse.

Zélie Guérin est née en 1831 ; elle aussi a renoncé à une vie religieuse, et a ouvert une petite mercerie de dentelles à Alençon. En se rencontrant, Louis et Zélie ont tout d’abord uni leur foi en Dieu et ont cherché à faire Sa volonté avant tout. Zélie se plaisait à dire : Dieu est le Maître ; à quoi Louis ajoutait : Dieu premier servi.

De leur mariage naîtront neuf enfants, dont quatre mourront en bas âge. Tristesse pour des parents, ces deuils affinent leur foi. L’espérance de la vie éternelle les fait vivre plus intensément en union avec Dieu. Zélie écrit : “Nous nous efforçons de remettre toutes choses entre les mains de Dieu et d’attendre les événements dans le calme et l’abandon à sa volonté”. 

Leur vie chrétienne est intense : chaque matin ils vont participer à l’Eucharistie, Louis pratique l’adoration nocturne ; chaque jour ils prient avec leurs enfants en famille ; constamment ils sont remplis d’attention pour les autres, qu’ils soient domestiques, voisins ou connaissances. Les quatre filles de ce ménage grandissent véritablement “dans l’Eglise”. L’une d’elle, Céline, écrit : “Quand Papa avait communié, il restait silencieux sur le chemin du retour, continuant - nous disait-il - à (s’) entretenir avec Dieu”.

Zélie a été très tôt frappée par la maladie. Un cancer au sein se déclare dès 1865 - elle a 34 ans, et elle continuera sa mission de mère pendant douze années encore. Elle mourra à quarante-six ans (1877), jeune encore, pleine de vertus et de mérites, acquis héroïquement dans l’acceptation quotidienne de la volonté de Dieu.

Louis s’installera à Lisieux avec ses cinq filles. C’est une vie chaleureuse, avec ses sorties, ses promenades, les veillées où l’on s’entretient dans une tendre atmosphère devant le feu de cheminée. Quatre de ses filles entreront au Carmel et une autre chez les Visitandines de Caen. Bientôt une pénible artériosclérose le séparera toujours plus des siens, jusqu’à ce qu’il doive être interné définitivement en hôpital psychiâtrique. Il meurt en 1894.

Les époux Martin ont su être la “Lumière du monde” (Mt 5,13-16), ils ont “marché humblement avec Dieu” (Mi 6,8), ils ont cherché l’avis du Seigneur.

Ces nouveaux Bienheureux sont pour nous un don de Dieu : 

- un don pour les époux : ils vécurent l’union indissoluble de leur mariage, pendant dix-neuf années. Zélie écrivait à Louis : “Je ne puis pas vivre sans toi, mon cher Louis”, et il lui répondait : “Je suis ton mari et ami qui t’aime pour la vie”.

- un don pour les parents : ils reçurent de Dieu cette mission de donner la vie, malgré la fatigue, malgré la maladie de Zélie.

- un don pour tous ceux qui ont perdu un conjoint : Louis a accepté son veuvage avec foi et courage, se donnant entièrement au bien de ses enfants.

- un don pour tous les malades : ils ont accepté la maladie et la mort en face, sans rien refuser à Dieu.

Oui, vraiment, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, Docteur de l’Eglise, avait raison de dire : 

“Le Bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre”.

Le miracle examiné pour la béatification fut celui de la guérison d’un bébé italien atteint d’une malformation pulmonaire à la naissance, guéri en 2002. 

Louis et Zélie seront très probablement fêtés ensemble dans le diocèse de Lisieux, mais au Martyrologe leur nom sera inscrit aux jours respectifs de leur mort sur terre - leur naissance au ciel : 29 juillet pour Louis, 28 août pour Zélie.

 

Sources :     Homélie du cardinal Martins, lors de la Béatification

        Article du journal La Croix du dimanche 19 octobre

        Hagiography Circle : http://newsaints.faithweb.com/

 

Le miracle qui permit la canonisation des Epoux Louis et Zélie Martin, concerne une petite fille de l’archidiocèse de Valencia (Espagne), née prématurément en octobre 2008 après une grossesse très difficile, et souffrant de multiples pathologies. Une hémorragie cérébrale très grave aurait pu entraîner des dommages irréversibles. La sachant en danger de mort, conseillés par le carmel de Serra, proche de Valence, ses parents commencèrent une neuvaine au bienheureux couple Martin. L'enfant se remit graduellement et la guérison fut reconnue "scientifiquement inexplicable" par les experts. Aujourd'hui, Carmen a six ans et ne garde aucune séquelle.

La canonisation a été annoncée pour le 18 octobre 2015.

Matías Manuel Albert Ginés

1867-1936

 

Matías était né le 3 (ou 4) octobre 1867 à Calanda (Teruel).

Il étudia à Andorre, puis aux séminaires de Belchite et Saragosse.

Ordonné prêtre en 1891 pour le diocèse de Saragosse, il fut chapelain du sanctuaire du Pilar, et était en même temps curé de Calanda, ainsi que membre de la Fraternité sacerdotale dominicaine.

Son presbytère fut pris d’assaut en premier, avant le couvent des Dominicains. Don Matías se montra extrêmement reconnaissant à Dieu pour avoir été choisi comme victime de cette persécution.

Il partagea la gloire du martyre avec les Dominicains, le 29 juillet 1936, et fut avec eux aussi béatifié en 2001.

 

 

Antonio Manuel López Couceiro

1869-1936

 

Antonio fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 15 septembre 1869 à El Ferrol (La Coruña, Espagne). Il était prêtre.

Il était connu pour son austérité et ses pénitences, physiques ou morales, parfaitement obéissant ; dur, mais très humble, reconnaissant ses limites, il ne lui manquait qu’une grâce, disait un confrère, celle du martyre, qui eut lieu le 29 juillet 1936.

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

Antonio voulut aider le plus ancien de la communauté, qui marchait difficilement, et ils restèrent ensemble.

Antonio rappela fraternellement à tous la nécessité de se donner réciproquement l’absolution sacramentelle et de pardonner selon l’esprit de l’Evangile.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet vers minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi. Antonio, lui, avant d’expirer, eut encore la force de dire : Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23:34).

Ils furent béatifiés en 2001.

 

 

Gumersindo Soto Barros

1869-1936

 

Gumersindo Soto Barros fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 21 octobre 1869 à San Mamed de Amil (La Coruña, Espagne). 

Il était frère convers, doux et humble, grand travailleur, organisateur, particulièrement doué pour les mathématiques et professeur pour les aspirants de l’Ordre. Il sut obéir jusqu’à la mort, mais surtout en obéissant le mieux possible.

Son infirmité l’empêchait de faire de longs déplacements, mais comme il ne voulait pas compromettre ses hôtes, il finit par s’asseoir sur un banc de la place publique.

On l’arrêta et on le conduisit d’abord à Alcañiz, puis on le ramena à Calanda «pour être jugé».

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Tous furent béatifiés en 2001.

 

 

José Calasanz Marqués

1872-1936

 

José naquit le 23 novembre 1872 à Azanuy (Huesca, Espagne). La famille était apparentée au fondateur des Ecoles Pies, don José de Calasanz (voir au 25 août).

Notre José entra à douze ans au collège salésien de Sarriá, en 1884. Deux ans plus tard, de passage à Barcelone, saint Giovanni Bosco (voir au 31 janvier) visita le collège : José eut la joie d’assister à la Messe célébrée par Giovanni Bosco, de recevoir de ses mains la Communion et même de poser pour la photographie souvenir, tout près du Fondateur.

Peu après, José entra au noviciat, fit la profession et se prépara au sacerdoce. Il fut ordonné prêtre en 1895.

Son premier poste fut d’être le secrétaire du troisième successeur de saint Giovanni Bosco (le père Filippo Rinaldi, voir au 5 décembre), qui le chargea de fonder et diriger le nouveau collège à Mataró.

Il fut ensuite envoyé à Cuba pour y ouvrir des maisons salésiennes, au Pérou et en Bolivie comme inspecteur de l’œuvre (en d’autres congrégations, on dirait : provincial).

En 1925, il revint à Barcelone, comme inspecteur des provinces de Catalogne et Valencia.

Il se trouvait dans cette dernière ville au moment des émeutes de juillet 1936 : les Exercices spirituels furent interrompus.

Le 21 juillet, les émeutiers en colère prirent d’assaut la maison, les Religieux furent arrêtés et conduits sous bonne escorte à la prison Modelo de Valencia, puis à celle de Mislata.

De cette prison, le père Calasanz écrivit au Supérieur qu’il demandait à Dieu de lui prendre la vie et d’épargner celle des Confrères.

Les Religieux priaient le chapelet durant leur «récréation».

La nuit du 27 juillet, les miliciens tentèrent, en vain, d’assaillir la prison.

Le 28, en pleine nuit, on les laissa repartir, par petits groupes. Le père Calasanz les bénit en leur disant : Nous sommes dans les mains de la Divine Providence. Il n’y a rien à craindre ; s’ils nous tuent, nous nous reverrons au Ciel.

Peu après, don José fut repris avec don Recaredo à la gare de Mislata. On les conduisit au Comité, où ils se retrouvèrent avec deux coadjuteurs salésiens. On fouilla la valise de don José, qui contenait une soutane : C’est des curés, il faut les tuer.

On les fit monter tous les quatre dans un camion de transport, sans sièges. Ils étaient debout, se tenant l’un l’autre comme ils pouvaient. Don José s’agrippait aux épaules de son voisin, toujours tenu en joue par un milicien.

Arrivés au pont à l’entrée de Valencia, un coup partit. Don José sanglota : Aïe ! Mon Dieu ! et tomba mort. Le père Recaredo lui donna l’absolution.

C’était le 29 juillet 1936.

Don José Calasanz fut béatifié en 2001.

 

 

Tirso Manrique Melero

1877-1936

 

Tirso fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 26 janvier 1877 à Alfaro (Logroño, La Rioja, Espagne). Il était prêtre.

Bon religieux et prêcheur apostolique, il se montrait parfois abattu devant les sombres perspectives du futur : c’était surtout le sens de sa pauvreté qui lui faisait humblement ressentir son indignité devant les circonstances qui se présentaient.

Mais il affronta ces circonstances avec force. Il dut changer plusieurs fois de maison, car la présence d’un religieux était dangereuse pour les habitants. A la fin, il ne lui restait plus qu’à attendre sur un banc de la place de Calanda. C’est là qu’on le prit pour le réunir aux autres.

 

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet vers minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Ils furent béatifiés en 2001.

 

 

Gabriel Escoto Ruiz

1878-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Gabriel vit le jour le 10 août 1878 à Atotonilco el Alto (Jalisco, Mexique).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de José María.

La chronique ne nous dit pas dans quelles circonstances il quitta son pays (la persécution des années 20 ?) pour venir en Espagne, ni s’il y professa comme frère convers ou comme clerc.

L’année de son martyre, en 1936, il était novice, au couvent de Tárrega.

 

 

Joseph-Louis Marcou Pecalvel

1881-1936

 

Joseph-Louis vit le jour à Peyregoux (Tarn) le 19 août 1881 et fut baptisé le lendemain.

En 1895, il entra au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) à Fonserannes et, en 1897, prit l’habit, et le nom de Louis de Jésus, qui deviendra en espagnol Luis de Jesús.

Son premier apostolat fut à Béziers en 1899, d’où il passa à l’internat de l’Immaculée Conception.

En 1907, suite aux lois françaises, il passa en Espagne et fut cinq ans à Granollers et Ripoll.

En 1917, la France a besoin de lui pour la guerre et le rappelle : il reste un an à Montpellier.

En 1918, il repasse en Espagne, à Barcelone, puis il sera directeur à Horta, San Celoni, Granollers.

A partir de 1929, il sera professeur à Figueras, puis en France à Fonserannes et Limoux.

En 1933, il s’offrit pour remplacer un Confrère à Josepets (Barcelone), où il se trouvait au moment de la Révolution espagnole.

Le 19 juillet 1936, la communauté fut contrainte de se disperser. Le Frère Louis se réfugia chez un ami puis, le 20 juillet, revint au collège pour reprendre l’Eucharistie, qu’il confia à un prêtre. Ce dernier célébra dans la plus stricte intimité une dernière Messe, au cours de laquelle on consomma toutes les Hosties consacrées.

Se prévalant de la nationalité française, le Frère Louis fit plusieurs allées-et-venues au collège pour en retirer différentes choses importantes.

Le 29 juillet 1936, il alla toutefois au consulat français pour renouveler son passeport. Mais en chemin il risqua encore une entrée dans le collège, où «quelqu’un» l’attendait. Un peu plus tard, on vit des personnes emporter un corps sur un brancard. Ce devait sûrement être le corps du Frère, qu’on ne revit d’ailleurs jamais plus.

Le Frère Joseph-Louis fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Bautista Egozcuezábal Aldaz

1882-1936

 

Né le 13 mars 1882 à Nuin (Navarre, Espagne), Juan Bautista (Jean-Baptiste)

Il entra dans l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à vingt-neuf ans, en 1911.

Après divers postes, il fut nommé à l’hôpital de Barcelone.

La guerre civile éclata en 1936, et les Religieux subirent beaucoup de vexations avec des menaces.

Quand Juan Bautista dut quitter le couvent et se rendre à Esplugas de Llobregat, il fut reconnu et arrêté. Sommé de se mettre à genoux et de blasphémer, il se tut, et reçut une décharge.

Il fut assassiné en haine de la foi à Esplugas (Barcelone), le 29 juillet 1936.

Juan Bautista fut béatifié en 1992.

 

 

Severino Ruiz Báscones

1884-1936

 

Severino vit le jour le 2 novembre 1884 à Fuencaliente de Lucio (Burgos), un des cinq enfants de Antonio et Marcela, qui le firent baptiser le jour-même.

De ces cinq enfants, un fut prêtre, l’autre, Severino, frère mariste. Il reçut la confirmation en 1893.

Il entra au séminaire mariste de Burgos en 1898, puis au noviciat de Vic (Barcelone), où il reçut l’habit et le nom de Feliciano. Il fit la première profession en 1901, la solennelle en 1906.

Il fut envoyé à San Andrés de Palomar (Barcelone) pour des études pédagogiques (1901), à Mataró comme cuisinier et à Sangüesa (Navarre) pour enseigner aux enfants (1902), à Burgos (1903), Arceniega (1905), Calatayud (1906), Logroño (1910), Lleida (1912), Madrid (1914), Granada (1927).

Excellent professeur, le Frère Feliciano était entièrement préoccupé de sa mission. Son but avoué était la pleine réussite de ses élèves aux examens officiels. Humble, serviable, il suscita parmi ses proches quatre autres vocations maristes.

Directeur à Palencia (1928) puis Toledo (1931), il fonda l’année suivante un nouveau collège gratuit à Chinchón (Madrid), qui fut le théâtre de son martyre avec tous ses Compagnons.

Le 29 juillet 1936, les quatre membres de cette petite communauté durent quitter leur collège et pensaient rejoindre un des deux autres collèges de Madrid. Ils ne savaient pas qu’ils avaient déjà été pris d’assaut par les révolutionnaires. Ils se réfugièrent chez une de leurs bienfaitrices, où ils furent arrêtés.

Ils furent martyrisés à la Casa de Campo (Madrid) ce même 29 juillet 1936.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

 

Joaquín Vilanova Camallonga

1888-1936

 

Joaquín vit le jour le 6 octobre 1888 à Ontinyent (Catalogne, Espagne).

Il eut une sœur clarisse, abesse à Cocentaina, et aussi un oncle prêtre, archiprêtre à Chelva, Joaquín Anglés. 

Dès l’enfance il montra son attirance pour le sacerdoce. Tôt devenu orphelin, il demanda à entrer chez les Franciscains, qui lui conseillèrent d’attendre un peu, le temps d’aider ses frères.

Grâce à l’aide de quelques prêtres généreux, il fréquenta le séminaire de Valencia et fut ordonné prêtre en 1920.

Il exerça le saint ministère à Quatretondeta puis à Ibi. Les gens aimaient ce prêtre joyeux et charitable.

Les miliciens l’arrêtèrent et l’assassinèrent à Ollería (Valencia) le 29 juillet 1936.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Jaume Mir Vime

1889-1936

 

Jaume (ou Jaime, Jacques) vit le jour le 22 décembre 1889 à Ciutadilla (Urgell, Lleida, Catalogne, Espagne), de Jaime et Filomena, qui eurent deux garçons et quatre filles, la dernière future carmélite.

Le garçon fit deux années au séminaire de Tarragona, mais le quitta à la mort de sa mère.

Il entra ensuite chez les pères Clarétains de Barbastro, fit le noviciat à Cervera en même temps qu’il suivait les cours à l’université.

En 1907, il fit la profession et fut ordonné prêtre en 1915 à Solsona.

Ses grandes aptitudes le firent envoyer aussi aux universités de Fribourg, Paris et Rome.

Ce fut un excellent professeur, de métaphysique et de sciences exactes, dont les élèves conservèrent un souvenir exceptionnel. Son enseignement fit beaucoup monter le niveau scientifique des collèges clarétains et du séminaire de Tarragona, où il enseigna à partir de 1932.

Outre ces occupations «professionnelles», le père Jaume fut un prédicateur, confesseur et conseiller spirituel recherché et apprécié. Il s’occupa de l’Archiconfrérie du Cœur Immaculé de Marie.

En 1936, il se trouvait à Tarragona. En juillet, il devait prêcher une retraite aux Carmélites, où il ne cacha pas l’éventualité du martyre.

Cette retraite fut interrompue le 21 juillet, quand des sentinelles prirent position dans l’entrée de la maison. Après le repas, le père Mir transporta le Saint Sacrement dans une maison voisine, chez l’aumônier. Le 22, les Carmélites durent abandonner leur maison.

Du 21 au 27, le père Mir logea chez l’aumônier, priant et lisant la Vie de Jésus. Ayant appris que le Comité avait concédé un sauf-conduit à d’autres Religieux, il en sollicita un, le 28, pour aller à Tarragona. On le lui donna.

Mais à minuit, on vint le lui retirer, car il n’était valable que pour le jour de l’émission. Il en demanda un autre le 29 : on lui dit d’aller à Montblanc. Il monta dans la voiture du Comité…

Ce même 29 juillet 1936, il fut assassiné à la Oliva de Tarragona. A l’autopsie, on l’identifia par le bréviaire avec son nom, un ordo, une relique du Fondateur Antoni María Claret (voir au 24 octobre), et deux linges à son nom.

Jaume Mir Vime fut béatifié en 2013.

 

 

Lluis Fontdecava Quiroga

1891-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Lluis vit le jour le 12 mai 1891 à Portbou (Girona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession comme frère convers avec le nom de Eliseu María.

 

 

Bartolomé Rodríguez Soria

1894-1936

 

Bartolomé vit le jour le 7 septembre 1894, à Riópar (Albacete, Espagne) de Juan Vicente et Joaquina, qui le firent baptiser deux jours plus tard.

Les «jeux» du petit garçon, très tôt, furent de se construire un petit autel, où il déposait une image de Jésus, du Sacré-Cœur, de Marie, et où il priait beaucoup.

Intelligent et précoce, il apprit vite à lire à l’école communale ; à la paroisse, il était enfant de chœur ; partout, il eut la grâce de ne jamais provoquer le moindre déplaisir à ses parents, à ses professeurs, à ses frères et sœurs.

Un jour qu’il était avec son père chez un voisin, ce dernier laissa partir un blasphème. Le gamin se planta devant l’homme et lui dit franchement : S’il te reste encore de la salive après avoir dit ce que tu viens de dire, crache-la moi dessus au lieu de blasphémer contre Notre-Seigneur. Le monsieur fut surpris et touché de l’intervention courageuse de Bartolomé : il l’embrassa et lui promit de ne jamais plus lâcher de telles paroles.

Vers la fin du collège, son professeur en fit un éloge marqué et ajouta qu’il ne pouvait le garder dans sa classe, parce que Bartolomé en savait plus que lui. Et quand on demanda au garçon ce qu’il voulait faire, il répondit sans hésiter qu’il voulait être prêtre.

Il fit des études remarquables et remarquées au séminaire de Tolède et fut ordonné prêtre en 1918.

Ses postes successifs furent Elche de la Sierra, Balazote y Peñascosa, où il attira particulièrement l’attention des fidèles par ses prédications et ses bons conseils.

Il fut appelé ensuite à être le secrétaire de l’archevêque de Valencia, et surtout de celui de Ciudad Real, Narciso de Estenaga (voir au 22 août).

Mais comme il préférait exercer en paroisse, il se présenta comme candidat et, en 1927, fut envoyé à Munera, dont le curé annonça aux fidèles qu’il leur arrivait un saint Luigi Gonzaga (voir au 21 juin).

Dans cette paroisse, le jeune prêtre fonda un groupe d’Action Catholique, des Filles de Marie. Pour préparer les enfants à la Première communion, il leur offrit lui-même leur catéchisme. Son église se remplit peu à peu de fidèles qui revenaient à la pratique des sacrements. Il organisa jusqu’à des conférences du soir, où l’on s’étonna de son éloquence.

En 1935, parlant d’un Martyr mexicain (Miguel Agustín Pro, voir au 23 novembre), il s’exclama : Qui donc pourrait mourir comme lui !

Arrivèrent les jours malheureux de la révolution. Peu avant d’être arrêté, il se préoccupait d’une chose : Ce qui me fait le plus de peine, est que je ne pourrais plus célébrer l’Eucharistie, et il fondait en larmes. Les fidèles lui disaient d’aller se cacher, mais sa réponse était non moins claire : Le bon pasteur n’abandonne pas ses brebis - Le bon soldat meurt au pied du canon, justement quand les fidèles ont le plus besoin de moi.

Les miliciens entourèrent son presbytère, et l’arrêtèrent pour le fait d’être prêtre et de proclamer sa foi. On le conduisit en «procession» jusqu’à l’église. Sa mère et ses sœurs étaient là ; il ne put leur dire adieu. Il fut enfermé violemment dans la sacristie avec une trentaine de personnes.

Le 28 juillet, commença son martyre. Comme pour Notre-Seigneur, on le dépouilla de ses vêtements ; on le fit tomber plusieurs fois de la chaire par-terre, on le frappa, on sauta sur son corps, on voulut l’obliger à blasphémer ; il résista ; à bout de forces, il demanda un peu à boire, on lui urina dans la bouche.

On l’entendit murmurer : Par ta passion, mon Jésus, par ta passion. Il prit les mains de miliciens qui étaient proches et les baisa, murmurant : Je te pardonne, comme Dieu me pardonne aussi.

Il y avait là des gens de la paroisse, qui purent témoigner de ces moments douloureux. Ils pleuraient, mais aussi quelques miliciens.

Le jeune curé expira dans son église, le 29 juillet 1936.

Suite à son martyre, mais aussi à d’autres grâces obtenues par son intercession à Munera, il fut béatifié en 2007.

 

 

Ángel Prat Hostench

1896-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Ángel vit le jour le 30 avril 1896 à Banyoles (Girona, Catalogne, Espagne).

Il entra très jeune chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession en 1912 avec le nom de Ángel María, et fut ordonné prêtre en 1918.

Après avoir été prieur dans plusieurs communautés, il fut nommé au monastère de Tárrega.

Il avait une particulière dévotion mariale, dont il cherchait à faire passer la «contagion» à ses auditeurs et ses lecteurs.

 

 

Eliseo Maneus Besalduch

1896-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Eliseo vit le jour le 15 décembre 1896 à San Mateo (Castellón, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Eliseo María, et fut ordonné prêtre.

Il fut nommé maître des novices au monastère de Tárrega.

 

 

Fermín Zabaleta Armendáriz

1899-1936

 

Fermín vit le jour le 24 septembre 1899 à Artajona (Navarre, Espagne), aîné des onze enfants de Romualdo et Catalina, qui le firent baptiser le jour-même.

De ces onze enfants, deux furent frères maristes et trois furent religieuses à Saint-Joseph de Cluny. 

Fermín reçut la confirmation en 1901.

Très tôt il entendit l’appel à la vie religieuse. En tant qu’aîné de la famille, il dut beaucoup aider son père aux champs. 

Il fit le service militaire à Melilla : quand il était de garde, s’il tenait son fusil dans une main, il avait le chapelet dans l’autre. Il fut envoyé en Afrique ; de retour, il posa un ex-voto au sanctuaire marial d’Artajona, portant l’inscription : Fermín Zabaleta Armendáriz offre ce souvenir à Notre-Dame de Jérusalem, qui lui a accordé de revenir chez lui sain et sauf de la guerre d’Afrique, durant la campagne de 1921.

Il entra au noviciat mariste de Avellanas (Burgos) en 1923, où se trouvait déjà son frère et où il reçut l’habit en 1924, avec le nom de Felipe Neri. Il fit la première profession en 1925, la solennelle en 1930.

Il fit des études pédagogiques avant d’être envoyé à Burgos (1926), et à Chinchón (Madrid) en 1933.

Dans sa classe, il avait soixante-deux élèves ; en outre, il s’occupait de la chorale paroissiale pour les dimanches et les fêtes. Il pouvait heureusement s’appuyer sur le jeune Julián Aguilar Martín (voir la notice).

Le Frère Felipe Neri priait chaque jour les quinze Mystères du chapelet. Généreux, il recommandait même à ses parents, lors d’une bonne récolte, d’en remercier le Bon Dieu dans la prière, mais aussi de donner quelque bonne aumône aux pauvres.

Sentant arriver les événements douloureux de la révolution, il leur écrivait encore : S’ils nous tuent, tant mieux ; nous serons bien plus heureux au Ciel que sur cette misérable terre. Nous comprendrons un jour que les insultes… sont un don de Dieu.

Le 29 juillet 1936, les quatre membres de cette petite communauté durent quitter leur collège et pensaient rejoindre un des deux autres collèges de Madrid. Ils ne savaient pas qu’ils avaient déjà été pris d’assaut par les révolutionnaires. Ils se réfugièrent chez une de leurs bienfaitrices, où ils furent arrêtés.

Ils furent martyrisés à la Casa de Campo (Madrid) ce même 29 juillet 1936.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Lucio Martínez Mancebo

1902-1936

 

Lucio fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 28 juillet 1902 à Vegas del Condado (León, Espagne). 

Entré chez les Dominicains, ses études lui coûtèrent beaucoup, mais il les affronta avec vigueur. Il obtint même le titre de lecteur et fut professeur.

Il était prêtre.

En 1936, il était Maître des novices et sous-prieur à Calanda (Teruel). Eloigné des grandes villes, le couvent semblait davantage exposé en cas de conflit. Aussi le père Lucio se soucia de faire sortir les jeunes pour trouver des maisons d’accueil, éventuellement à Saragosse.

Il les bénit et leur recommanda, s’ils devaient donner leur vie pour la foi, de le faire avec courage.

Les sept pères ou frères qui restaient, furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Lucio avait eu trente-quatre ans la veille de son martyre.

Tous furent béatifiés en 2001.

 

 

Felicísimo Díez González

1907-1936

 

Felicísimo Díez González fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 26 novembre 1907 à Devesa de Curueño (León, Espagne). 

Il était prêtre.

Il fut jeune professeur à Calanda, très sévère avec tous, mais surtout avec lui-même.

Mais il sut dominer son caractère jusqu’à devenir vraiment jovial et d’abord agréable. Il semble que ce soit lui qui, dans le groupe, considérait la situation sociale avec le plus de clairvoyance. Entre farces et autres choses sérieuses, il se retirait parfois en parlant de l’éternité.

Il fut un des premiers arrêtés, avec d’autres membres de la communauté de Alcañiz. On les aurait déjà exécutés, si le commandant militaire n’avait pas exigé de les transporter à Calanda pour les passer en jugement.

Ils étaient d’abord trois, avant l’arrivée des autres membres.

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux. 

Au moment du martyre, Felicisimo fit cadeau de son stylo à l’un des miliciens.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Tous furent béatifiés en 2001.

Saturio Rey Robles

1907-1936

 

Saturio Rey Robles fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 12 décembre 1907 à Devesa de Curueño (León, Espagne). C’était un grand ami du père Felicisimo, dont il avait le même âge et la même origine.

Il apprit a dominer son tempérament nerveux pour s’adapter à la vie religieuse, et se montra particulièrement serviable envers les malades. Il était prêtre.

La nuit qui précéda son martyre, il eut une crise nerveuse, que les bonnes paroles du père Antonio Couceiro purent calmer.

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Tous furent béatifiés en 2001.

 

 

Pere Dorca Coromina

1907-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Pere vit le jour le 30 décembre 1907 à Santa Margarida de Bianya (Girona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Anastasi María, et fut ordonné prêtre.

Il appartenait à la communauté de Olot (Girona), mais se trouvait au monastère de Tárrega pour y prêcher à l’occasion de la fête du Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet).

 

 

Pere Ferrer Marín

1909-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Pere vit le jour le 1er juin 1909 à Mataró (Barcelone, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Pere María.

C’était un des étudiants en philosophie du monastère.

 

 

Ginés Garre Egea

1910-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Ginés vit le jour le 9 octobre 1910 à Barcelone (Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Elias María.

Il était encore novice, au couvent de Tárrega, l’année de son martyre.

 

 

Lamberto María de Navascués de Juan

1911-1936

 

Lamberto María de Navascués de Juan fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister : tel fut le cas de Lamberto.

Il était né le 18 mai 1911 à Saragosse (Espagne). 

Après avoir renoncé à sa carrière d’avocat, à la mort de son père, il demanda à faire partie de la communauté en 1935, à Barcelone.

Lui qu’on appelait auparavant le petit duc, il affirmait qu’après avoir été servi, il voulait désormais servir les autres.

Après avoir été postulant, il fut envoyé en 1936, à Calanda, comme novice. Il n’y était que depuis deux mois.

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Lamberto avait vingt-cinq ans.

Tous furent béatifiés en 2001.

 

 

Saturnino Jaunsarás Zabaleta

1912-1936

 

Ce futur mariste vit le jour le 11 février 1912 à Irurzun (Navarre, Espagne), en la fête de Notre-Dame de Lourdes, de Pedro et Hilaria, qui le firent baptiser le 15 suivant.

Ces pieux parents eurent dix enfants. Le papa, ébéniste, fut plus tard frappé de surdité totale et pour cela se confessait à la sacristie. Le curé racontait qu’il notait fidèlement par écrit la pénitence qu’il recevait lors du Sacrement. 

Saturnino reçut la confirmation en 1901.

Il entra au noviciat mariste de Villafranca (Navarre) en 1924, puis fut envoyé à celui de Las Avellanas (Lleida) où il reçut l’habit en 1928, avec le nom de Heminio Pascual. Il fit la première profession en 1929.

Il fit encore des études pédagogiques avant d’être envoyé à Calatayud (Saragosse) en 1930 : il y fit l’enseignement à l’école primaire, mais donna aussi des cours du soir aux jeunes ouvriers. Puis il fut envoyé à Barruelo (1933), Burgos (1934), Lucena (1935), Chinchón (1936).

On le changeait d’endroit assez rapidement, pour l’aider à trouver la communauté où il se sentirait vraiment à l’aise, car il éprouvait des difficultés à assumer la vie d’enseignant, jusqu’à douter de sa vocation. A Chinchón, les Frères présents l’accueillirent si bien, qu’il reprit espoir et fut fidèle jusqu’au bout.

Le 29 juillet 1936, les quatre membres de cette petite communauté durent quitter leur collège et pensaient rejoindre un des deux autres collèges de Madrid. Ils ne savaient pas qu’ils avaient déjà été pris d’assaut par les révolutionnaires. Ils se réfugièrent chez une de leurs bienfaitrices, où ils furent arrêtés.

Ils furent martyrisés à la Casa de Campo (Madrid) ce même 29 juillet 1936.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Julián Aguilar Martín

1912-1936

 

Julián vit le jour le 24 novembre 1912 à Berge (Teruel, Espagne), et fut baptisé le 27 suivant, un des cinq enfants de Julián et Antonia.

Ces pieux parents s’efforcèrent de donner à leurs enfants une solide éducation chrétienne, mais aussi à leur faire suivre une solide formation intellectuelle. 

Julián avait un cousin mariste lequel, observant les belles qualités du garçon, l’orienta vers la vie religieuse.

Il entra au séminaire mariste de Vic (Barcelone) en 1928, puis passa au noviciat de Las Avellanas (Lleida). Malheureusement, un vilain accident affecta beaucoup sa vision, au point que les Supérieurs doutèrent de sa possibilité d’étudier, et ne l’admirent pas à la vêture.

On imagine le découragement éprouvé par l’adolescent, qui revint chez lui tout déçu. Il travailla avec les siens aux champs, mais son cœur était resté chez les Maristes. Il demanda à être pris comme employé, et c’est ainsi qu’il fut accueilli comme cuisinier dans la communauté de Chinchón (1933).

Mais il ne faisait pas seulement la cuisine ; il était toujours aux côtés du Frère Felipe Neri pour  l’aider, au point que les parents le considéraient comme un membre à part entière de la communauté.

Le 29 juillet 1936, les quatre membres de cette petite communauté durent quitter leur collège et pensaient rejoindre un des deux autres collèges de Madrid. Ils ne savaient pas qu’ils avaient déjà été pris d’assaut par les révolutionnaires. Ils se réfugièrent chez une de leurs bienfaitrices, où ils furent arrêtés.

Ils furent martyrisés à la Casa de Campo (Madrid) ce même 29 juillet 1936.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Manuel Serrano Buj

1912-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Manuel vit le jour le 21 décembre 1912 à Villarluengo (Teruel, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Eduardo María, et fut ordonné prêtre : en 1936, il avait tout juste une année de sacerdoce.

Jeune encore, il était le professeur des jeunes novices.

 

 

Josep Solé Rovira

1919-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Josep vit le jour le 23 janvier 1919 à Vendrell (Tarragona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Andreu Corsini María.

C’était un des jeunes étudiants en philosophie du monastère et n’avait que dix-sept ans.

 

 

Miquel Soler Sala

1919-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Miquel vit le jour le 15 mars 1919 à Olot (Girona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Miquel María.

C’était un des jeunes étudiants en philosophie du monastère et n’avait que dix-sept ans.

 

 

Joan María Puigmitjá Rubió

1919-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Joan María vit le jour le 16 avril 1919 à Olot (Girona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession.

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