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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 23:00

    02 AOUT

II.

S Maximos, évêque à Padoue.

III.

S Auspice, premier évêque à Apt.

S Rutilius, martyr en Afrique ; il avait fui plusieurs fois et fut beaucoup torturé.

S Etienne Ier, pape (254-257), assez autoritaire et même adversaire de s. Cyprien de Carthage.

?

Ste Centolla, martyre espagnole.

VII.

S Serenus, évêque à Marseille ; il reçut un blâme du pape pour avoir fait retirer les images dans les églises.

S Boetharius, évêque à Chartres.

IX.

Ste Etheldritha (Alfreda), fille d'un roi anglais, recluse à Croyland.

XI.

B Gundechar, évêque à Eichstädt ; il fit la dédicace de cent vingt-six églises. 

XII.

S Pierre d'Osma, moine de l'ordre clunisien près d'Auch, puis évêque à Osma, où sera chanoine le futur s. Domingo à la fin du XIIe s.

Bse Juana de Aza, mère de s. Domingo de Guzmán ; elle avait fait le pèlerinage à Silos, fondé par un s. Dominique, dont elle donna le nom à son troisième fils ; invoquée pour la fertilité des champs.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 1992 :

Clarétains : à Barbastro, les prêtres Felipe de Jesús Munárriz Azcona, Leoncio Pérez Ramos et Juan Diaz Nosti (1875, 1875, 1880) ;

- béatifiés en 2001 :

Dominicains : près de Teruel, le prêtre Francisco Calvo Burillo (*1881) ;

Capucins Amigoniens : à Madrid, le prêtre Francisco Tomás Serer (*1911) ;

- béatifiés en 2007 :

Salésiens : près de Málaga, le prêtre Antonio Mohedano Larriva (*1894) ;

Lasalliens : près de Barcelone, Martí Anglés Oliveras (Victori, *1887) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : près de Tarragona, Francesc Company Torrelles (*1886) ;

Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur : à Tolède, Miguel Amaro Rodríguez (*1883) ;

Capucins : près de Madrid, le prêtre Fernando Olmedo Reguera (*1883) ;

Lazaristes : près de Teruel, le prêtre Leoncio Pérez Nebreda (*1895).

B Giustino Maria Russolillo (1891-1955), prêtre italien, fondateur de la Société des Vocations Divines (Vocationistes), béatifié en 2011.

Maximus de Padoue

† 166

 

Maximus était, dit-on, de la famille des Vitaliani à Padoue (Italie NE).

Il fut appelé à succéder à s.Prodoscimus et fut ainsi le deuxième évêque de Padoue, de 141 à 166.

Pour ce saint évêque qui gouverna son grand diocèse pendant un quart de siècle, il est dommage qu’on ait perdu les actes de son épiscopat.

Il aurait été célèbre par ses miracles.

Sa tombe fut retrouvée beaucoup plus tard, au onzième siècle.

Saint Maximus de Padoue est commémoré le 2 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rutilius d’Afrique

† 212

 

On croit avoir identifié Rutilius avec le martyr dont parle Tertullien (De Fuga in Persecutione).

Rutilius aurait vécu en Afrique.

Il avait fui plusieurs fois le danger de la persécution ; il s’était même, dit-on, racheté à prix d’argent. Mais il fut un jour surpris et arrêté.

Devant le juge, il resta cependant ferme dans la foi. On lui fit souffrir diverses tortures et, finalement, on le jeta sur le bûcher.

Ce devait être avant 212.

Saint Rutilius d’Afrique est commémoré le 2 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Etienne I

254-257

 

Succédant à saint Lucius Ier, Etienne - qu’on pourrait appeler Stéphane, pour être plus proches du terme latin Stephanus - était un prêtre romain. Il fut élu entre deux persécutions, celle de Gallus et celle de Valérien.

Etienne Ier était le vingt-troisième pape.

L’accalmie relative de la persécution ne priva pas le Pasteur romain d’avoir à affronter plusieurs polémiques.

En Espagne, deux évêques s’étaient procuré, pendant la persécution, des certificats de sacrifice ; par le biais de ce document “officiel”, la persécution ne s’acharnait pas sur eux. Mais cette conduite peu courageuse avait déjà été condamnée dans un concile d’Afrique, et les fidèles des évêques en question demandèrent leur déposition. L’illustre évêque de Carthage, Cyprien, les appuyait : les évêques furent déchus et remplacés. Mais l’un d’eux fit appel au pape, qui lui donna raison, sans doute mal informé sur la situation réelle. Aussi un autre concile d’Afrique en 254, en présence de Cyprien, renouvela la condamnation des évêques ; le pape Etienne s’abstint de s’entêter sur son avis précédent.

En Gaule, l’évêque d’Arles se montrait trop sévère dans la réconciliation des apostats (les lapsi, ceux qui avaient “glissé” par faiblesse, durant la persécution) ; il semblait reprendre la position de Novatien. Ici encore c’est l’évêque Cyprien qui exigea du pape de déposer l’évêque ; mais le pape, semble-t-il, n’intervint pas, laissant le problème tomber de lui-même.

Mais la question plus épineuse fut celle au sujet de l’admission des hérétiques dans l’Eglise. Selon Cyprien - encore lui, c’était une figure de premier plan en ce troisième siècle - et avec lui les évêques d’Afrique, prétendaient qu’il fallait rebaptiser les hérétiques avant de les réadmettre. Mais là encore Etienne répondit avec quelque fermeté que la coutume de Rome était d’imposer les mains sur les repentants ; de même au sujet du baptême administré par ces hérétiques : les Africains voulaient re-baptiser, Etienne, simplement, soumettre les sujets à la pénitence. 

Le pape menaça même d’excommunication ceux qui n’étaient pas de son avis, ce qui envenimait assez la question. Heureusement, la mort du pape Etienne mit fin à la tension, et le problème fut résolu plus pacifiquement, mais tout de même dans le sens du pape défunt : quand saint Augustin arrivera, il démontrera que la validité d’un sacrement ne dépend pas de la sainteté ou non du ministre. Un baptême administré par un hérétique est valide. Dans la crise arienne, on verra que des évêques consacrés par des hérétiques seront confirmés - pourvu qu’ils défendissent la doctrine de l’Eglise.

Sur la mort d’Etienne Ier, il n’y a pas l’unanimité. Il “aurait été” décapité pendant qu’il célébrait la messe. Il fut inhumé dans le cimetière de Calixte, et le Martyrologe le commémore au 2 août.

Il eut pour successeur saint Sixte II.

 

 

Centolla de Burgos

?

 

On ne sait absolument rien de cette Martyre.

On disait qu’elle aurait converti une certaine Helena, martyrisée avec elle.

Sainte Centolla de Burgos est commémorée le 2 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Serenus de Marseille

† 601

 

On connaît très peu de choses sur ce douzième évêque de Marseille.

Un épisode l’a fait retenir : poussé certainement par le zèle pour la Loi de Dieu, il voulut interdire le culte d’adoration que certains manifestaient envers des images saintes. Il les fit carrément retirer et détruire.

Le malheur fut qu’une grande partie des fidèles se détourna alors de l’Eglise.

Ce n’était pas encore l’époque de l’iconoclasme, et l’on ne doit pas accuser l’évêque de cette hérésie. Mais le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars) lui écrivit pour le rappeler à l’ordre fraternellement : certes, il ne faut pas adorer des œuvres humaines, en pierre ou en toile, mais il ne faut pas pour autant détruire ces œuvres d’art, parce qu’elles aident les illettrés à comprendre et retenir l’Histoire sainte. Et le pape de conseiller à Serenus de reconnaître son excès de zèle et de permettre à son peuple d’accrocher de nouvelles images.

Le même Pape eut aussi l’occasion d’écrire à Serenus pour lui recommander d’accueillir avec bienveillance s.Augustin et sa suite, dans leur chemin pour l’Angleterre, où le pape les envoyait pour l’évangélisation (v. 26 mai), ce qui prouve bien que la communion n’était pas rompue entre Rome et Marseille.

Serenus mourut vers 601, dernière date qu’on ait de lui, mais peut-être quelques années plus tard.

Saint Serenus de Marseille est commémoré le 2 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Boetharius de Chartres

† 623

 

Boetharius (en français Béthaire, Berthaire, Bohaire) passe pour avoir été le vingtième évêque de Chartres, mais il est peu connu.

Chapelain de Clotaire II, il aurait été nommé évêque par celui-ci en 595.

Six ans plus tard, Clotaire fut battu par Thibert, qui emmena Boetharius manu militari et sans ménagement en Bourgogne. Peu après, Thibert s’adoucit et laissa repartir l’évêque à son siège.

Béthaire assista à un concile à Sens.

La Chronique de Frédégaire le nomme en l’an 600.

On croit qu’il mourut vers 623.

Saint Boetharius de Chartres est commémoré le 2 août dans le Martyrologe Romain.

 

Pierre d’Osma

† 1109

 

On le disait originaire de Bourges (en latin Bituricensis) ; ce pourrait être plutôt de Béziers, plus proche de l’Espagne (en latin Biterrensis).

Il entra chez les Bénédictins, peut-être au monastère de Saint-Orens (Auch), d’où il partit avec quelques autres moines pour soutenir en Castille le re-christianisation des terres reprises aux Maures musulmans. L’un de ceux-ci, Bernard de Sédirac (ou de La Sauvetat) devint évêque de Tolède et nomma Pierre archidiacre.

Une tradition veut d’ailleurs que Pierre et Bernard aient été parents.

En 1101 (ou 1103), Pierre fut nommé évêque d’Osma, un diocèse tout à reconstruire spirituellement après l’occupation musulmane. Pierre jeta les fondements d’une nouvelle cathédrale, restaura les paroisses, établit des hôpitaux, et prêcha sans répit.

Sa prédication était confirmée par ses miracles et le christianisme reflorissait.

En 1109, Pierre se rendit aux obsèques du roi Alfonso VI à Sahagún et, au retour, fut pris de fièvre et mourut à Palencia, le 2 août 1109.

 

Juana de Aza

1135-1205

 

Née en 1135 au château d’Aza en Vieille Castille (Espagne), Juana était la fille de Don García Garcès et Doña Sánchez Pérez. 

Vers 1160, elle épousa Felix Núñez de Guzmán. Installés à Caleruega, les époux eurent trois enfants : Antonio, Manés et Domingo. Ce dernier est connu comme le fondateur des l’Ordre des Prêcheurs ou Dominicains (v. 6 août) ; Manés suivit son frère (v. 30 juillet).

A ses enfants comme à tous ses domestiques, elle transmit sa foi, sa tendresse maternelle, son amour du prochain, sa douceur.

Pendant que Felix participait à une guerre, Juana vida tous les tonneaux de sa cave pour donner du vin aux pauvres ; au retour de Felix, elle pria Dieu de remplir ces tonneaux, de sorte que Felix ne s’aperçut de rien.

Elle mourut vers 1205 et le Martyrologe la commémore le 2 août, son culte ayant été approuvé en 1828.

Son époux Felix est considéré comme vénérable. On ne sait pas de quelle guerre il s’agissait plus haut, mais on sait que Felix n’aimait pas les armes, cherchait la paix et administrait ses biens avec grande sagesse, plein de bonté pour les siens.

Ceferino Giménez Malla

 

voir au 8 août

 

 

Fernando Olmedo Reguera

1873-1936

 

Fernando vit le jour le 10 janvier 1873 à Santiago de Compostela (La Coruña, Espagne).

Il était avocat de profession.

Entré chez les Capucins en 1901, il porta le nom de Fernando.

Il fit la profession en 1902 et fut ordonné prêtre en 1904.

L’ancien avocat devint alors secrétaire à la Curie générale de Rome, puis secrétaire provincial pour la Castille à partir de 1922.

Prévoyant le jour où il pourrait être martyrisé, il avait dit : Que c’est beau, le martyre ! Si seulement Dieu me donnait quelque chose d’aussi grand !

Il fut arrêté le 1er août 1936.

Il reçut la palme du martyre à la caserne de la Montaña (Madrid) le 2 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Felipe de Jésus Munárriz Azcona

1875-1936

 

Felipe vit le jour le 4 février 1875 à Allo (Navarre, Espagne).

Il eut deux frères, également clarétains, Julián et Saturnino.

Les parents ayant déménagé à Barcelone, Felipe entra au collège des Clarétains à Barbastro, et fit son noviciat à Cervera et Santo Domingo de la Calzada (La Rioja). 

Il fut chargé de la formation des séminaristes à Cervera, Barbastro et Alagón, puis fut nommé supérieur à Barcelone, Cartagena, Saragosse et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Le père Felipe souffrit le martyre le 2 août 1936. Au matin, quand on l’appela, il s’arrangea rapidement et voulait remettre sa soutane. Le gardien perdit patience : Dépêchez-vous, on vous attend - Je pourrai tout de même me mettre la soutane - Là où on va, vous n’en aurez pas besoin. 

Il a été béatifié en 1992.

 

 

Leoncio Pérez Ramos

1875-1936

 

Leoncio vit le jour le 12 septembre 1875 à Muro de Aguas (La Rioja, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains à Alagón, et fit son noviciat à Cervera et Santo Domingo de la Calzada (La Rioja). 

Il fut ordonné prêtre en 1901.

Il fut supérieur et économe à Olesa de Montserrat, Aranda de Duero, Barcelone, Tarragone, Lleida, Játiva, Alagón et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Le père Leoncio souffrit le martyre le 2 août 1936.

Il a été béatifié en 1992.

 

 

Juan Díaz Nosti

1880-1936

 

Juan vit le jour le 17 février 1880 à Oviedo (Asturies, Espagne).

Une fois que ses parents vinrent s’intaller à Barcelone, il connut les Clarétains et allait devenir le premier asturien de cette congrégation.

Entré au collège des Clarétains à Barbastro, il fit le noviciat à Cervera et Alagón. 

Il enseigna la morale à Alagón et Aranda de Duero, puis fut supérieur à Calatayud.

En 1936, il était professeur de morale à Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Le père Juan souffrit le martyre le 2 août 1936.

Il a été béatifié en 1992.

Francisco Calvo Burillo

1881-1936

 

Francisco était la bonté même.

Il était né le 21 novembre 1881 à Híjar (Teruel, Espagne).

Entré à quinze ans au couvent de la Coruña (San José de Padrón) dans l’Ordre dominicain,  il y fit les études de philosophie, qu’il continua à Corias (Asturies).

Ordonné prêtre en 1905, il complèta sa licence de philosophie à Barcelone.

Il fut envoyé enseigner à Oviedo : c’était un excellent professeur et écrivain.

A partir de 1912, il fut un des plus enthousiastes à restaurer la Province dominicaine d’Aragón.

Il profitait d’habitude de l’été pour soulager un peu sa mauvaise santé, en allant se reposer chez sa mère.

Lors de la révolution en juillet 1936, il fut arrêté au soir du 1er août et détenu sans pitié. En quittant sa mère, il lui dit : Ton fils à l’agonie. De la prison, il lui écrivit encore : Ma très chère Maman, adieu, prie pour moi ! Nous nous reverrons au ciel. Pardonne-moi ! Tout ce que j’ai, appartient à l’Ordre {dominicain}. Donne mon repas aux pauvres. Ton fils en agonie qui t’embrasse. Frère Quico.

Il signait Quico. On l’appelait amicalement aussi Paco.

Son agonie dura douze heures.

Malade, pouvant difficilement se déplacer, les miliciens le bousculèrent à coups de pieds et de crosses de fusils, au milieu des insultes, des injures, des blasphèmes, tandis que le Religieux priait à haute voix le chapelet.

Parvenu au lieu du martyre, le père demanda de pouvoir achever le chapelet, affirmant qu’il pardonnait et donnait sa bénédiction à tous, et voulant mourir debout en face de ses bourreaux. Curieusement, on le lui accorda.

Ayant achevé sa prière, il se mit le chapelet entre les dents, ouvrit les bras en croix, et dit : Maintenant, vous pouvez tirer. Une violente décharge l’abattit.

C’était le 1er (ou plutôt le 2) août 1936. Certaines sources indiquent le 21 août, mais le Martyrologe retient, ainsi qu’une source dominicaine, le 2 août.

Il a été béatifié en 2001.

 

 

Miguel Amaro Rodríguez

1883-1936

 

Miguel vint au monde le 8 mai 1883 à El Romeral (Tolède, Espagne), le jour où l’on fêtait l’apparition de l’Archange saint Michel au Monte Gargano.

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

En 1936, il était recteur du séminaire de León.

Il reçut la palme du martyre à Tolède le 2 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Francesc Company Torrellas

1886-1936

 

Les archives diocésaines ne nous donnent pas beaucoup de détails sur l’enfance des prêtres, comme dans le cas de Francesc, mais leur exemple sacerdotal comble ce vide et nous élève très haut dans la contemplation de l’Amour de Dieu.

Francesc était né le 23 octobre 1886 à Rocallaura (Urgell), de Ramon et Antónia, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Il avait (au moins) deux sœurs, dont une deviendrait carmélite.

Après sa préparation au séminaire, Francesc fut ordonné prêtre en 1914.

C’était un prêtre très studieux et travailleur ; il pouvait passer une nuit à lire La Croix (le journal espagnol La Cruz). Aussi fut-il envoyé à Rome pour passer le doctorat.

Pieux, généreux, il ne pouvait refuser ce qu’on lui demandait, il donnait jusqu’à manquer lui-même.

Il fut nommé professeur au séminaire, et vicaire à la cathédrale.

Il vivait chez sa sœur célibataire, Benvinguda (Bienvenue).

En juillet 1936, il ne se fit aucune illusion sur ce qui se passait et qui allait lui arriver. Sans tarder, il recueillit chez sa sœur trois religieuses carmélites, dont sa propre sœur, confiant seulement en la Providence.

Au soir du 21 juillet, il alla à la cathédrale retirer le Saint-Sacrement, grâce auquel il put donner chaque jour la communion aux Religieuses ainsi qu’à quelques voisins, parmi lesquels un autre prêtre, don Francesc Cartañà Murià, qui allait aussi verser son sang pour le Christ.

Le 23, il célébra encore la Messe, ce devait être la dernière fois.

Ce jour-là, un autre chanoine, don Albaigés (voir au 20 août) fut arrêté par les miliciens tandis qu’il portait un ciboire avec les Saintes Hosties. Ceci impressionna beaucoup don Francesc, qui attendait son heure en se remettant à la volonté de Dieu.

Le 24 juillet, il y eut une première perquisition chez sa sœur. Parmi les miliciens, se trouvait un garçon de quatorze ans, qui demanda un escabeau pour aller inspecter au-dessus d’une armoire. Mademoiselle Benvinguda alors lui glissa à l’oreille de ne pas le faire, qu’il y avait là le Saint-Sacrement, et de ne rien dire. Don Francesc aussi s’avança, pour empêcher le garçon de monter. Tout cela commença à attirer l’attention des autres miliciens. Alors, le prêtre leur fit à tous une petite exhortation pleine de bonté, tellement convaincante, que l’un d’eux reconnut sur place être responsable de la mort du premier prêtre martyrisé à Tarragona ; non seulement : ils conservèrent de l’amitié pour toute cette famille religieuse et la laissèrent tranquille.

Le 2 août, fête de la Portioncule, le prêtre invita tout le monde à gagner l’indulgence liée à cette fête. Les deux prêtres se confessèrent l’un à l’autre. Don Cartañà était fortement déprimé ; notre Francesc l’exhorta fraternellement : Regarde, nous nous sommes confessés. N’aie pas peur : si nous acceptons notre martyre pour Dieu, notre sang effacera tous nos péchés. Mettons-nous dans les mains de Dieu et acceptons ses desseins avec amour.

Vers neuf heures du soir, une autre patrouille de miliciens vint fouiller et, avec blasphèmes et autres grossièretés, s’emparèrent de don Francesc, qui les suivit en silence sans opposer la moindre résistance. Un taxi les attendait. On resta là encore deux heures, jusqu’à l’arrestation de l’autre don Francesc. On partit alors en direction du cimetière, à l’Oliva.

Là, don Company demanda une minute pour prier. Chante aussi, si tu veux, lui lança un milicien en se moquant de lui. Le prêtre s’agenouilla et, les bras en croix, chanta le Credo. Tandis qu’il chantait, les miliciens lui tirèrent dans les mains, dans les bras, dans les pieds, dans les jambes. Le prêtre continua de chanter pendant qu’il perdait tout son sang ; il agonisa longuement, dans un long martyre, jusqu’à mourir, complètement exsangue.

Plus tard, les assassins eux-mêmes reconnurent que don Company leur semblait être l’incarnation des Commandements de Dieu.

Don Francesc Company mourut au soir du 2 août 1936, et fut béatifié en 2013.

 

 

Martí Anglès Oliveras

1887-1936

 

Martí était né le 1er octobre 1887 à Sentmenat (Barcelone, Catalogne, Espagne).

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassalliens), il prit le nom de Victori.

Il fut envoyé à Sant Hipòlit de Voltregà puis à Manlleu.

Martyrisé à Pruit (Barcelone) le 2 août 1936, il fut béatifié en 2007.

 

 

Antonio Mohedano Larriva

1894-1936

 

Antonio Mohedano Larriva (ou de la Riva) vint au jour le 14 septembre 1894 à Cordoue, un des six enfants d’une famille aisée.

Après ses études à l’école statale, il entra au collège salésien de Cordoue (1904), et demanda son admission dans la congrégation.

Il commença à Écija comme aspirant (1909), fut novice à San José del Valle et fit la profession en 1914 ; après la philosophie, il fit le triennat pédagogique à Séville (1916-1919), où son travail excessif le rendit malade. 

Après une période de repos, il passa à Ronda (Málaga) pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1925.

Il resta là jusqu’en 1933 comme catéchiste irremplaçable, et comme directeur jusqu’en 1936.

Avant que les membres de sa communauté fussent arrêtés et conduits au martyre, il s’ingénia à les mettre en sûreté, parfois au risque de sa vie. Quand il devint impossible d’échapper aux continuelles poursuites, il fut le dernier de sa communauté à mourir pour le Christ, le 2 août 1936.

Don Antonio fut béatifié en 2007.

 

 

Leoncio Pérez Nebreda

1895-1936

 

Leoncio vit le jour le 18 mars 1895 à Villarmentero (Burgos, Espagne), fils unique de José et Engracia, de fidèles chrétiens qui priaient chaque jour le chapelet. 

Le papa, travailleur infatigable, orienta son fils vers les études et fut très content de le voir appelé dans les Ordres. La maman, malgré beaucoup d’ennuis de santé, ne se plaignait jamais. Elle fit une mort édifiante.

Ce fut donc un foyer très chrétien, où le garçon allait pleinement s’épanouir.

Il fut baptisé le lendemain de sa naissance, 19 mars, où l’on fêtait alors un saint Leoncio, évêque et martyr, dont il reçut le nom. Il fut confirmé deux ans après.

Leoncio eut cependant à la naissance une malformation à la jambe droite, qui le laissa boîteux toute sa vie. 

Il fut très brillant dès l’école primaire, et reçut un solennel diplôme en 1905 pour ses notes excellentes «en doctrine chrétienne, arithmétique, géographie et autres disciplines». Il avait une mémoire prodigieuse.

Il poursuivit ses études, non moins brillantes, à Tardajos, puis à la Casa de Arcos de la Llana. A seize ans, il entra chez les pères Vincentiens (de la congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul, voir au 27 septembre), à Madrid.

En 1914, il fit la profession solennelle.

Il fut ordonné prêtre en 1922 et envoyé au collège de Teruel, pendant quatorze ans, au terme desquels il fut envoyé à Alcorisa (1935).

Lorsque la maison dut être évacuée en juillet 1936, il se réfugia le 28 juillet à la Masía de las Palomas ; le 29 il revint célébrer la messe au collège d’Alcorisa avec des Confrères.

Des miliciens arrivèrent en trombe, obligeant de nouveau les Religieux à fuir.

Le soir, Leoncio était à la Masía de Ariño (Las Lomas) ; le 30 à deux heures du matin, à la Masía de los Failes ; le 31 à la Masía de la Mascarada ; le dimanche 2 août, près de Obón.

N’en pouvant plus de marcher, avec sa pauvre jambe, il assista à la première messe matinale de la paroisse, demanda à se confesser au curé, et rejoignit Oliete. Exténué, assoiffé, il demanda à boire ; c’est la personne qui parla avec lui qui put témoigner un peu de la suite des événements.

Peu après, un habitant (marxiste) s’approcha, le reconnut comme prêtre et le trahit : feignant de le conduire en sûreté, il l’emmena dans un lieu écarté, l’assomma en le frappant à la tête et à la nuque, puis en le lapidant avec des pierres de l’endroit.

Don Leoncio fut ainsi martyrisé vers midi, à Las Planas de Oliete (Teruel) le 2 août 1936 

Le lendemain, l’assassin se vantait d’avoir vu tomber un gros oiseau ; plus tard, il disparut totalement du territoire.

Leoncio fut béatifié en 2013.

 

 

Francisco Tomás Serer

1911-1936

 

Francisco vint au monde le 11 octobre 1911 à Alcalalí (Alicante, Espagne).

Après l’école communale, il entra au séminaire des Tertiaires Capucins Amigoniens de Godella, puis passa au noviciat.

En 1928 il émit les premiers vœux, et en 1933 les perpétuels. En 1934, il fut ordonné prêtre.

Sa courte vie sacerdotale sera consacrée au service de la jeunesse en difficulté.

En 1935, il fit un voyage d’études en France et en Belgique, pour consolider les bases pédagogiques de son travail, puis il commença les études de médecine à Madrid.

Lors des événements de 1936, il se réfugia chez un ami ; le soir du 2 août, il attendait la venue de son Supérieur et, ne le voyant pas arriver, se risqua à sortir dans la rue. Le Supérieur resta invisible.

Mais au matin du 3 août, on retrouva le cadavre du père Francisco sous les murs d’un établissement de Madrid.

Du père Francisco, on disait qu’il était bien tenu, fin, doux et très courtois. Prudent, il parlait peu, mais à bon escient. Les Supérieurs mettaient beaucoup d’espérance en ce jeune prêtre.

On retient comme date de son martyre le 2 août 1936.

Le père Francisco fut béatifié en 2001.

Giustino Maria Russolillo

1891-1955

 

Giustino naquit le 18 janvier 1891 à Pianura (Naples, Italie), d’un père maçon, Luigi, et de Giuseppina Simpatia.

Il fit des études à l’école tenue par ses tantes paternelles, puis au petit séminaire de Pozzuoli, avant d’entrer au grand séminaire de Naples.

Ordonné prêtre en 1913, il fonda la Société des Divines Vocations, dont le projet mûrissait déjà dans sa tête pendant le séminaire.

Plein de zèle pour la catéchèse auprès des enfants, il essaya de réunir quelques jeunes dans une sorte de vie commune, mais l’évêque ne lui permit pas de continuer.

Vint la Première guerre mondiale, durant laquelle il servit dans les services infirmiers.

De retour à Pianura, en 1919, il put faire reconnaître la Pieuse Union des Divines Vocations, qui accueillait les jeunes filles, sous la direction de Rachela Marrone.

En 1920, l’évêque permit la reprise de la vie commune des jeunes garçons, dans le presbytère du père Russolillo, devenu curé de San Giorgio.

Les deux branches de l’Institut prirent vite de l’essor. L’évêque signa le décret d’érection canonique en 1927.

Bientôt furent ouvertes d’autres maisons de Vocationistes, y compris jusqu’en Océanie.

Des suspicions provoquèrent deux visites canoniques en 1941 et en 1945, qui aboutirent enfin à l’approbation pontificale en 1948.

Le «mot d’ordre» de don Giustino était : Fais-toi saint ! Il voulait dire par là que la sainteté concerne tous les chrétiens, quels qu’ils soient, et non seulement quelques catégories de privilégiés.

Il mourut en odeur de sainteté le 2 août 1955, toujours à Pianura.

Giustino Maria Russolillo a été béatifié en 2011.

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  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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