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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 23:00

13 AOUT

 

II.

SS Pontien et Hippolyte. Le premier, pape (230-235), exilé en Sardaigne, y mourut des mauvais traitements subis ; s. Hippolyte, premier antipape de l'histoire, se réconcilia avec l'Église et s. Pontien, dont il partagea le sort en Sardaigne.

III.

S Cassianus, maître d'école à Imola, martyr, exécuté par ses propres élèves.

IV.

Ste Vitalina, vierge à Artonne.

VI.

S Antiochus, évêque à Lyon ; il était allé en Egypte visiter son ancien évêque s. Just (cf. 2 septembre).

Ste Radegonde, princesse de Thuringe, épouse de Clotaire Ier, fondatrice à Poitiers d'un monastère qui prit plus tard le nom de Sainte-Croix.

S Junien, abbé à Mairé-Lévescaut.

?

Stes Centolle et Hélène, martyres à Burgos.

VII.

S Maximos le Confesseur, très illustre théologien de Constantinople qui lutta contre le monophysisme et le monothélisme, exilé, torturé avec deux autres Anastase (on leur coupa la langue et la main droite).

VIII.

S Wigbert, anglo-saxon, à qui s. Boniface confia le monastère de Fritzlar.

S Hariulf , évêque à Langres, fondateur du monastère de Elwangen.

IX.

S Swentibold, roi de Lotharingie, autoritaire et emporté, mais pieux.

X.-XI.

SS Ludolphe et Druthmar, abbés à Corvey.

XII.

S Nersès IV, patriarche arménien comme son frère, fervent artisan de l'union entre les églises arménienne et grecque, auteur d'écrits théologiques, poétiques et épiques admirables. 

XIII.

Bse Gertrude, fille de ste Elisabeth de Hongrie, abbesse au monastère prémontré de Altenberg, où elle introduisit la célébration de la fête du Saint-Sacrement.

XVI.

Bx franciscains Patrick O'Healy (évêque) et Conus O'Rourke (prêtre), martyrs irlandais.

B William Freeman, martyr anglais, un moment anglican, mais repenti à la vue d'un martyr à Tyburn ; il entonna le Te Deum en allant au supplice. 

XVII.

S Jan Berchmans, jésuite flamand venu à Rome, exemplaire en toutes choses ; son père devint prêtre après la mort de sa mère.

B Carlo Domenico Cristofori (Marco d'Aviano), capucin italien, actif en Vénétie puis en Pologne et en Germanie ; il eut un rôle prépondérant dans la libération de Vienne le 12 septembre 1683 (à l'origine de la fête du s. Nom de Marie), de Buda et de Belgrade ; il s'était donné le surnom de "médecin de l'Europe", béatifié en 2003. 

XVIII.

S Tikhon de Zadonsk, moine russe très cultivé, évêque à Voronéje, très proche de la spiritualité occidentale, mystique.

B Pierre Gabilhaud, curé en Creuse, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

S Pierre (Bénilde) Romançon, frère des Écoles Chrétiennes en Auvergne.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 1992

Clarétains : à Barbastro, le prêtre Secundino Maria Ortega García (*1912) ; les clercs Hilario Llorente Martín et Pedro García Bernal (*1911), Antolín Calvo y Calvo, Antoni Dalmau Rosich, Teodoro Ruiz de Larrinaga García, Xavier Luis Bendrés Jiménez, et Salvador Pigem Serra (*1912), Josep Brengaret Pujol, Esteve Casadevall Puig, Juan Echarri Vique, Ramón Novich Rabionet, Juan Sánchez Munárriz et Josep Ormo Seró (*1913), Joan Codinachs Tuneu et Eusebi María Codina Millá, (*1914), Manuel Torras Sais et Tomás Capdevila Miró (*1915) ; les profès Alfons Miquel Garriga et Manuel Buil Lalueza (*1914) ;

- béatifié en 1995 :

Piaristes : près de Castellón, le prêtre Juan Agramunt Riera (J. des Sacrés-Cœurs, *1907) ;

- béatifiés en 2001 :

Salésiens : à Barcelone, le prêtre José Bonet Nadal (*1875) ;

Capucins : près de Castellón, le prêtre Modesto García Martí (M. de Albocácer, *1880) ;

- béatifiés en 2005 :

Diocésains : près de Lleida, l’organiste Josep Tápies y Sirvant, Francesc Castells Brenuy, le Français Josep Joan Perot Juanmartí, Josep Boher Foix, Pasqual Araguàs Guàrdia, Pere Martret Moles, Silvestre Arnau Pasquët (*1869, 1876, 1877, 1887, 1899, 1901, 1911) ;

- béatifiés en 2007 :

Dominicains : à Madrid, les prêtres Inocencio García Díez et le Mexicain Luciano Hernández Ramírez (Reginaldo) (*1875, 1909) ;

Lasalliens : près de Barcelone Eugenio Cuesta Padierna (Hilarion Eugenio) et Francisco Mallo Sánchez (Francisco Alfredo) (*1912, 1916) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : près de Tarragona, Ramon Artiga Aragonés et Pere Rofes Llauradó (*1880, 1909) ;

Ouvriers du Sacré-Cœur : près de Castellón, Mateo Despóns Tena (*1884) ;

Sœurs Missionnaires : près de Madrid, Dorotea Llamanzarez Fernández (Gertrudis, *1870) ;

- béatifié en 2015 :

Capucins : près de Barcelone, le prêtre Josep Alcina Casas (Agustí, *1907) ;

- béatifiés en 2017 :

Clarétains : près de Valencia, les prêtres José Ignacio Gordón de la Serna et Marceliano Alonso Santamaría (*1902, 1906) ; près de Lleida, le convers Ferran Saperas Aluja (*1905), martyr de la chasteté ;

- béatifié en 2019 : 

Laïcs : près de Barcelone, le médecin catalan Mariano Mullerat Soldevila (*1897).

B Jakob Gapp (1897-1943), marianiste autrichien, arrêté par la Gestapo à Hendaye (où il se cachait), guillotiné à Berlin, béatifié en 1996.

Pontianus

230-235

 

Pontianus (Pontien), était le fils du romain Calpurnius. Il fut appelé à succéder à saint Urbain Ier.

Ce dix-huitième pape eut le bonheur de voir la réconciliation du premier antipape de l’histoire, Hippolytus, qui mourut martyr avec lui.

Hippolytus s’était rebellé contre un précédent pape, Callixte Ier. Son agitation lui valut de se faire déporter lui aussi, en compagnie de Pontianus, sur l’ordre de l’empereur, sur l’îlot de Buccina, près de Tavolato en Sardaigne.

Considérant sa situation comme définitive et irrémédiable, Pontianus se désista lui-même, le 28 septembre 235, geste qui poussa Hippolytus à rentrer dans le rang.

Tous deux moururent d’épuisement, réconciliés, et tous deux furent reconnus comme martyrs. D’après le Liber Pontificalis, Pontianus serait mort le 30 octobre 235, mais le Martyrologe réunit les deux ennemis réconciliés le 13 août, anniversaire probable de leur depositio, leur inhumation à Rome, lorsque le pape Fabianus les fit revenir et enterrer, Pontianus au cimetière de Callixte, Hippolytus sur la Voie Ardéatine.

Pontianus avait eu le temps d’ordonner à Rome six évêques, six prêtres et cinq diacres.

Après ce pontificat de cinq ans, c’est Anterus qui lui succéda (quatre mois seulement), suivi par saint Fabianus.

 

 

Hippolytus de Rome

3e siècle

 

Cet Hippolytus était un prêtre romain, fort érudit dans la connaissance de l’Ecriture, et très agressif envers les fauteurs d’hérésies de l’époque.

Dans son zèle implacable, il n’hésitait pas à s’en prendre même à l’autorité des papes, dont il jugeait la doctrine trop faible. Il reprocha particulièrement au pape Calliste sa position trop indulgente à l’égard des pécheurs.

C’est qu’Hippolytus, attaché excessivement à la Tradition, tombait dans une position trop rigoureuse, n’arrivant pas à admettre que des actes d’indulgence ne ruinaient pas l’antique discipline. Il refusait aussi d’admettre des mariages entre matrones romaines et hommes de condition inférieure, alors que depuis les débuts du Christianisme, l’Eglise avait aboli cet esprit de classes. Il essaya aussi de corriger le calcul de la date de Pâques, qui s’avéra très vite défectueux, et fut donc écarté.

Il nous reste cependant un précieux document d’Hippolytus, la Tradition apostolique, qui nous fait connaître les plus anciennes prières liturgiques romaines qui nous soient parvenues.

Quand le prêtre Caliste monta sur le siège de Pierre (217), Hippolytus refusa cette élection et se laissa élire comme évêque de Rome : c’est le premier cas d’antipape dans l’histoire de l’Eglise.

Quand la persécution reprit en 235, on voulut frapper l’Eglise à la tête : le pape Pontien fut relégué en Sardaigne. Mais comme Hippolytus aussi se donnait comme chef de l’Eglise, il fut réuni à Pontianus dans son exil. C’est là que la grâce de Dieu les toucha.

Pontien et Hippolyte se réconcilièrent, démissionnant chacun au profit d’un autre successeur de Pierre, qui pouvait être librement élu à Rome (Anterius ou Anthère, voir au 3 janvier).

Ils moururent tous deux dans cet exil et furent tous deux honorés comme martyrs. Pontianus fut enterré avec les papes au cimetière de Calliste, Hippolytus sur la voie Tiburtina, au cimetière qui devait prendre son nom.

C’est cette double translation qui est commémorée aujourd’hui en la fête des deux «papes», le légitime et l’antipape converti, le 13 août.

Le pape Damase, un siècle plus tard, qui travailla tellement pour honorer la mémoire des Martyrs, composa cette très intéressante inscription pour le tombeau d’Hippolyte : 

On raconte qu’Hippolyte, lorsque sévissaient les ordres du tyran,

Fut prêtre et demeura toujours dans le schisme de Novat :

Au temps où le glaive déchira les pieuses entrailles de la mère l’Eglise, 

Alors que, fidèle au Christ, il marchait vers le royaume des saints,

Le peuple lui demanda quelle direction il devait suivre :

Il répondit que tous devaient suivre la foi catholique.

Ainsi il mérita en confessant la foi d’être notre martyr.

Damase rapporte ce qu’il a entendu. Le Christ éprouve tout.

On le comprend, Damase écrit par ouï-dire, mais nous laisse bien entendre qu’Hippolyte était schismatique (Novat est cependant une erreur, car ce schisme éclata quinze ans après la mort d’Hippolyte) et qu’il se réconcilia avec l’Eglise avant de mourir.

Il y eut d’autres Hippolyte. On parle d’un martyr romain ou d’un évêque à Porto «célèbre par son érudition», fêtés aussi au mois d’août. Il semble qu’on ne puisse pas préciser de qui il s’agit, ni s’il s’agit du même que l’antipape. Il y aurait eu un Hippolyte comme gardien de saint Laurent (voir au 10 août), converti et baptisé par le saint Diacre. Au 8e siècle, le corps d’un saint Hippolyte - mais lequel donc ? - fut apporté en France et déposé à Saint-Denis.

 

 

Cassianus d’Imola

300

 

Il y avait à Imola (Emilie-Romagne, Italie CN), un maître d’école et professeur de sténographie, nommé Cassianus.

Chrétien, il refusa d’adorer les idoles. On le livra alors à la cruauté de ses élèves qui, de leurs poinçons, écrivirent sur son corps des phrases entières, jusqu’à la dernière goutte de son sang.

Ce pouvait être vers 300-303.

Le Martyrologe Romain le mentionne au 13 août.

 

 

Antiochus de Lyon

† 410

 

Il fut le seizième évêque de Lyon.

Prêtre, il alla retrouver l’ancien évêque de Lyon, s.Just (v. 2 septembre), qui s’était retiré en Egypte. Il voulait, disait-on, le ramener à Lyon, mais Just lui annonça au contraire qu’il serait à son tour évêque de Lyon, ce qui arriva autour de l’an 400, après Alpinus et Martinus.

En revanche, une fois évêque, Antiochus fit revenir à Lyon les corps de s.Just et de son lecteur, s.Viateur.

Antiochus, qu’on confond parfois avec s.Andéol (v. 1er mai), s’éteignit vers 410.

Saint Antiochus de Lyon est commémoré le 13 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Radegonde de Poitiers

520-587

 

Poitiers fut le témoin de la fondation de Radegonde après les vicissitudes de sa jeunesse. Elle naquit vers 520, croit-on, à Erfurt (Thuringe, Germanie), fille du roi Berthaire qui eut aussi des fils.

Berthaire et son frère Baderic furent assassinés par leur autre frère Hermanfred, qui se fit aider pour ces crimes par les rois francs, fils de Clovis et ste Clotilde (v. 3 juin), Thierry et Clotaire. Radegonde et un de ses frères furent «enlevés». Elle avait trois ans. Mais Thierry et Clotaire se retournèrent ensuite contre la Thuringe et l’envahirent (531).

Clotaire s’éprit violemment de la jeune Radegonde ; il la fit «élever» dans sa villa d’Athies ; la culture de Radegonde semble avoir connu les auteurs latins et grecs.

En 536, Clotaire devenu veuf voulut épouser sa jeune «prisonnière», qui chercha alors à s’échapper et fut rattrappée à Péronne. En 539, un somptueux mariage fut célébré à Soissons, dont on pourrait légitimement douter de la validité, au regard des vrais sentiments de Radegonde. Après cette cérémonie, Clotaire fit don à Radegonde de cette villa d’Athies. Elle y fondera bientôt un hôpital.

Radegonde n’était pas faite pour la vie conjugale ; elle se retirait pour prier, s’absentait pour fuir la mondanité. Le roi maugréait : C’est une nonne que j’ai épousée là !

En 555, la Thuringe s’étant soulevée, Clotaire fit exécuter en représailles le frère de Radegonde, qui se trouvait à la cour. Désormais, Radegonde ne désirait que fuir ce roi meurtrier et ne cherchait plus qu’à se consacrer totalement à Dieu.

C’est le très âgé s.Médard (v. 8 juin) qui lui remit le voile des «vierges», même si l’on doute que Clotaire eût respecté la virginité de son épouse. 

Radegonde ira s’établir d’abord à Saix, où elle s’adonna au soin des lépreux. Pour échapper ensuite à Clotaire qui cherchait à la retrouver, elle se réfugia à Poitiers, près du tombeau de s.Hilaire (v. 13 janvier). Elle établit là un grand monastère dédié à Notre-Dame, où elle fut suivie de nombreuses jeunes filles (552).

Clotaire ne s’avouait toujours pas vaincu, mais il reçut une sévère admonestation de s.Germain de Paris (v. 28 mai), qui le menaça d’excommunication, et mourra en 562.

Au monastère de Notre-Dame, Radegonde se mêlera aux autres Religieuses avec une humilité vraiment royale, balayant, nettoyant les ordures, obéissant comme une petite fille. Une sainte amitié la liera au poète Venance Fortunat (v. 14 décembre).

En 569, elle obtint de Constantinople d’insignes reliques de la Sainte-Croix, qui furent solennellement apportées à Poitiers ; ce fut l’occasion, pour Venance Fortunat, de composer les hymnes Vexilla Regis et Pange, lingua, gloriosi.

Radegonde alla trouver à Arles s.Césaire (v. 27 août), pour en étudier la Règle, qu’elle fit adopter à Poitiers. Le monastère, qui prit le nom de Sainte-Croix, abritera bientôt deux cents moniales.

Quand cette royale Fondatrice mourut, en 587, toutes les moniales la pleurèrent.

Sainte Radegonde est commémorée le 13 août dans le Martyrologe Romain.

En France une vingtaine de localités, et plus encore de sanctuaires, portent le nom de Sainte Radegonde.

 

 

Maximos le Confesseur

580-662

 

Maximos naquit en 580 à Constantinople, de famille fort illustre.

Vers 610, il devint secrétaire de l’empereur Héraclius, mais trois ans plus tard entra au monastère de Chrysopolis.

En 626, devant la menace des Perses, il passa en Egypte (ou à Carthage ?). 

L’Eglise orientale était agitée par la controverse du monophysisme, qui affirmait qu’il n’y avait plus qu’une nature dans la personne du Christ ; successivement, l’erreur avait abouti à celle du monothélisme, selon laquelle le Christ n’avait qu’une volonté. Maximos prit décisivement parti contre l’une et l’autre, et se trouva en opposition avec le patriarche de Constantinople, Pyrrhos. En 645, Maximos eut un débat public avec ce dernier, qui s’avoua vaincu et s’en vint à Rome exposer sa soumission à la doctrine. 

Il est intéressant de noter ici comment l’autorité romaine était vraiment incontestée, et comment on la considérait comme l’expression de la Vérité.

Maxime se montrait ainsi excellemment doué pour exposer une synthèse de l’unique Doctrine catholique. En 649, simple moine, il se trouvait à Rome mais sans participer au concile du Latran, où les prélats adoptèrent ses positions. 

En 653, il fut fait enlever avec le pape s.Martin (v. 13 avril) et conduit à Constantinople.

On a vu que le pape Martin mourut en 655, exilé au fond de la Crimée ; Maximos, pour sa part, subit plusieurs interrogatoires, plusieurs exils.

En 662, on le ramena à Constantinople pour un nouvel interrogatoire, au cours duquel on lui coupa la langue et la main droite. On le renvoya enfin à Schemaris (Lazique, actuelle Géorgie), où il mourut le 13 août 662.

On adjoignit à Maximos deux «compagnons», tous deux nommés Anastasios, l’un moine, l’autre apocrisiaire (envoyé) de Rome, dont il sera question les 22 juillet et 11 octobre.

Mutilé, Maximos n’est pas pour autant considéré comme martyr, puisqu’il n’est pas mort de ces atrocités. Il reste un glorieux Confesseur, qui sut témoigner de la Vérité jusqu’à la mort.

L’œuvre de Maximos est très important, comme le nom de son Auteur. Il y a des commentaires de l’Ecriture et des Pères, des ouvrages de théologie, d’ascétisme, de liturgie.

Citation de saint Maximos : Nous avons été sauvés par la volonté humaine d’une personne divine.

En 2016, on aurait récemment retrouvé les reliques de s.Maximos et de ses deux Compagnons sous l’autel de l’église du monastère de Saint-Maxime à Tsageri (Géorgie) ; on attend les résultats définitifs des analyses en cours.

Saint Maximos le Confesseur est commémoré le 13 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Wigbert de Fritzlar

675-747

 

Il était originaire d’une noble famille du Wessex (Angleterre).

Il fut, semble-t-il, moine bénédictin à Glastonbury et, vers 720, rejoignit s.Boniface (v. 5 juin) en Germanie, pour l’apostolat en Hesse et en Thuringe.

Les dates qui suivent ne semblent pas certaines, et l’on en trouve des variantes.

Vers 730, Wigbert construisit un monastère à Ohrdruf et en devint le premier abbé.

En 724, s.Boniface avait construit un monastère à Fritzlar, utilisant le bois du chêne consacré au dieu Thor ; en 734, il appela Wigbert pour en être l’abbé.

C’est vers cette époque que se produisirent deux «signes» extraordinaires, rapportés fidèlement par la tradition : un jour qu’on manquait de vin de messe, Wigbert en «fabriqua» en serrant une mystérieuse grappe de raisin sur le calice, puis il planta devant l’église des grains de raisin, d’où sortit une importante vigne. Une autre fois, un oiseau du ciel vint lui remettre un gros poisson.

Wigbert mourut après une longue et pénible maladie.

Certains pensent qu’il mourut vers 736, d’autres vers 747, à Ohrdruf ou plutôt à Fritzlar. 

Des oiseaux de toutes les couleurs se seraient manifestés par trois fois autour de sa tombe.

Les reliques de Wigbert reposent principalement à Hersfeld, où certains pensent que Wigbert aurait été abbé (au lieu de Fritzlar).

Saint Wigbert de Fritzlar est commémoré le 13 août dans le Martyrologe Romain.

Nersès IV Chnorhali

1102-1173

 

Nersès naquit en 1102 en Arménie, un des fils d’Aboul Djahad, de la famille princière des Pahlavouni. Il fut l’oncle de saint Nersès de Lamprun.

Il étudia dans un monastère de Cilicie et fut ordonné prêtre en 1135, par son frère aîné, Grigor III.

Sacré évêque coadjuteur, il servit fidèlement son frère, s’occupa de la chancellerie, à l’occasion le conseilla et travailla ardemment à l’union des Eglises arménienne et grecque.

En 1166, il succéda à son frère défunt comme catholicos (patriarche) et redoubla ses efforts en vue de l’union. Il montra que les Arméniens n’étaient pas dans l’hérésie monophysite et montra un grand esprit conciliateur sur certaines pratiques, tout cela en vue d’un rapprochement. A cela s’ajouta évidemment un souci passionné pour le rapprochement avec l’Eglise romaine.

Il fut un écrivain prolixe et merveilleux. Les spécialistes en vantent l’inspiration, la langue, la poésie. On a de lui un commentaire de l’évangile de Matthieu, un formulaire de prières pour les vingt-quatre heures de la journée, traduit en trente-six langues (au moins). Nersès a chanté l’Histoire sainte en milliers de vers ; il écrivit un long poème sur la prise d’Edesse par le sultan d’Alep en 1144, un autre sur la Croix, un autre encore sur la divine hiérarchie.

Cette abondante littérature, ajoutée à sa bonté personnelle, a valu à Nersès le surnom de Chnorhali, le Gracieux.

Dieu ne lui permit pas de voir la récompense de ses efforts, car il mourut avant cette union tant espérée, le 13 août 1173, usé par la fatigue et la malaria.

Dans l’Eglise arménienne, il a été canonisé, mais ne se trouve pas (encore) dans notre Martyrologe Romain, ce qu’on ne pourrait que souhaiter, depuis que Grigor Naregatsi a été proclamé Docteur de l’Eglise (v. 27 février). Il faudrait pour cela que l’entière Eglise arménienne se rattache à l’Eglise romaine.

 

 

Gertrud d’Altenberg

1227-1297

 

On a pu lire par ailleurs la notice de sainte Elisabeth de Hongrie (v. 17 novembre).

Gertrud était la benjamine des trois enfants de Ludwig de Thuringe et d’Elisabeth de Hongrie, mais - du moins si les dates peuvent être confirmées - elle naquit alors que son père venait de partir en croisade, le 29 septembre 1227.

Quand Elisabeth fut chassée du château de son mari, elle confia ses enfants à des Religieuses. Gertrud fut ainsi reçue par des Prémontrées d’Altenberg, où elle grandit et reçut toute sa formation.

En 1248, à vingt-et-un ans, elle fut élue abbesse et consacra son héritage à la construction de l’église gothique du monastère.

Dès 1270, elle fit célébrer dans l’abbaye la solennité de la Fête-Dieu, qu’une autre Prémontrée, Julienne du Mont Cornillon (v. 5 avril) avait eu révélation de faire instituer.

Gertrud fonda deux hospices pour recevoir les malades indigents.

C’est avec une émotion bien compréhensible qu’elle reçut dans son monastère la précieuse relique du bras de sa sainte mère.

Gertrud mourut à Altenberg le 13 août 1297 et son culte aurait été reconnu en 1348, mais elle ne se trouve pas inscrite au Martyrologe, car le document de cette reconnaissance semble être un faux. Toutefois elle est toujours honorée localement le 13 août.

La relique de sainte Elisabeth se trouve maintenant à Bendorf, au château de ses descendants, les comtes de Sayn-Wittgenstein-Sayn.

 

 

Patrick O’Healy

1543 - 1579

 

Le nom gaélique de Patrick O’Healy est Pádraig Ó Héilí.

Il naquit entre 1543 et 1546 à Dromahaire (Leitrim, Irlande).

Entré assez jeune (avant 1561) chez les Frères Mineurs Observants à Dromahaire, il fit la profession et fut ordonné prêtre. Un peu plus tard, il fut envoyé à l’université d’Alcala (Espagne), où il dépassa ses contemporains dans les études sacrées. Après Alcala, il alla approfondir la philosophie et la théologie en diverses communautés, y compris à Molina en Aragon, à Cuenca et à San Clemente ; il enseigna pendant quatre ans.

Il fut aussi actif au Portugal. Revenu en Espagne en 1574, il fut invité par l’archevêque irlandais de Cashel à former les clercs irlandais contre les décisions de la reine Elizabeth I.

En 1576, il fut nommé évêque de Mayo.

Sur son chemin, il s’arrêta à Paris, où il tint des discussions publiques à la Sorbonne, où ses auditeurs furent stupéfaits de sa science patristique, théologique et philosophique. Franciscain, il était évidemment un émule du célèbre Duns Scot (v. 8 novembre).

En 1578 il repassa à Madrid pour défendre et faire avancer la cause de l’Irlande, menacée par le schisme anglais. Mais après quelques contacts avec Fitzmaurice, il préféra ne pas être mêlé aux projets guerroyers de ce dernier.

Il arriva en Irlande en 1579, en compagnie d’un autre Franciscain, Conn O’Rourke. Débarqués à Askeaton, ils demandèrent l’hospitalité au château du comte de Desmond, ce Fitzmaurice dont il était question plus haut ; mais ce dernier était justement absent ce jour-là, et son épouse, tout en recevant les deux Religieux, les dénonça aux officiers anglais, qui vinrent les arrêter trois jours plus tard.

On les transporta à la prison Kilmallock, à une quinzaine de kilomètres de Limerick. Le saint évêque refusa de reconnaître la primauté de la Reine en matière religieuse et, questionné sur des projets d’invasion de l’Irlande par les Espagnols, resta silencieux. On le tortura, mais on ne put rien lui extorquer. Aussi fut-il sur place condamné à mort.

L’exécution eut lieu hors de Kilmallock le 13 août 1579.

Patrick O’Healy fut le premier évêque irlandais martyrisé ; il n’avait en réalité pas encore pris possession de son siège épiscopal ; il fut béatifié en 1992.

 

 

Conn O’Rourke

1549- 1579

 

Le nom gaélique de Conn O’Rourke est Conn Ó Ruairc. Certains interprètent son prénom Cornelius, d’autres Conrad.

Il naquit vers 1549 à Breifne (Leitrim, Irlande).

Entré chez les Frères Mineurs Observants, sans doute à Creevelea (Dromahaire) ; on croit qu’il fut ordonné prêtre «sur le continent».

Il accompagna l’évêque Patrick O’Healy à son retour en Irlande et fut capturé avec lui.

Condamnés tous deux à être pendus, ils se confessèrent l’un à l’autre, et récitèrent les Litanies.

Leur martyre eut lieu à Kilmallock (Limerick) le 13 août 1579 ; ils furent béatifiés en 1992.

 

 

William Freeman

1558-1595

 

William était né vers 1558 à Menthorpe (Yorkshire nord, Angleterre).

Malgré la foi reçue de ses parents catholiques, il professa extérieurement la religion officielle de sa région.

Après ses études au Magdalen College d’Oxford, il reçut son diplôme en 1581 et vécut à Londres.

Témoin du martyre de Edward Stransham en 1586 (v. 17 juillet), vivement impressionné, il vint à Reims pour se préparer au sacerdoce, qu’il reçut en 1587.

Retourné en Angleterre en 1589, il y travailla pendant six années dans le Warwickshire. Il fut engagé dans une famille de Stratford-on-Avon comme tuteur.

En 1595, cette maison fut fouillée et William fut arrêté. Il passa sept mois dans la prison de Drison.

Il réussit à cacher son état sacerdotal, mais refusa toute proposition de fuite, trop content de recevoir bientôt la grâce du martyre.

Finalement on l’accusa au même titre que les prêtres, c’est-à-dire comme traître, et il fut pour cela condamné à mort.

William Freeman mourut en martyr à Warwick, le 13 août 1595.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Jan Berchmans

1599-1621

 

Ce Saint flamand (on pourrait dire aujourd’hui : belge), naquit le 13 mars 1599 à Diest, aîné des cinq enfants de Jan et Elisabeth Van Den Hove, et fut baptisé le lendemain, dimanche 14 mars.

Le père était maître-corroyeur, marguillier de l’église, et fut deux fois échevin de Diest.

Jan fils grandit dans une foi et une innocence qui ne le quittèrent jamais. Pendant longtemps il ne sut pas même sa date de naissance.

Quand il rentrait à la maison et que la porte ne s’ouvrait pas, il allait prier le chapelet à l’église.

Il fréquenta l’école dès sept ans, en s’imposant déjà un régime sévère, se levant assez tôt pour servir deux ou trois Messes avant l’école. En 1608, il étudia à Diest. Malgré la pauvreté de ses parents, il put rejoindre en 1613 un chanoine de Malines pour continuer d’étudier et se préparer au sacerdoce. En 1615, il entra en rhétorique chez les Jésuites de Malines, où il se mit au grec avec une ardeur telle, qu’il fut vite le premier de la classe.

En 1616, il entra au noviciat des Jésuites de Malines. Ce fut désormais une ascension continuelle, sans faille, où l’on vit Jan se perfectionner sans cesse dans une obéissance aussi parfaite qu’édifiante et étonnante.

Fatigué ou malade, il se levait toujours à quatre heures, comme tout le monde, sauf si la veille on lui en avait donné un avis contraire ; si on le voyait trop exténué le matin et qu’on le renvoyât au lit, il repartait se coucher tranquillement.

Si on lui recommandait de bien mâcher, il mangeait lentement par obéissance.

Il faisait jusqu’à sept visites par jour au Saint-Sacrement, il priait l’office marial chaque jour.

Quand les Supérieurs en donnèrent l’ordre, il se mit au français, qu’il parla parfaitement dès 1618. 

Cette même année 1618, le père de Jan reçut le sacerdoce : devenu veuf, il s’était préparé docilement dans la prière et l’étude. Jan fit sa profession en septembre.

Il devait partir à Anvers pour la philosophie, mais deux nouvelles lui arrivèrent coup sur coup : l’une, que son père venait de mourir brusquement, l’autre, qu’il devait partir pour faire ses études à Rome.

Concernant la mort de son père, il répondit seulement : Maintenant, je pourrai dire «Pater noster qui es in cælis».

Arrivé à Rome le 31 décembre, il entrait au Collège romain le 2 janvier 1619. Il continua d’être exemplaire dans l’obéissance, dans la pauvreté, dans la piété, mais tout en même temps dans l’amabilité et la douceur envers les Confrères.

Selon les dispositions, il parlait toujours en latin ; il bannissait le superflu dans sa cellule ; il mettait au pied du lit son crucifix, pour aller le baiser d’un bond le matin et mieux se réveiller. Il priait parfois trois chapelets pour l’âme d’un défunt, avant de s’endormir. Son obéissance lui attirait toutes les corvées, qu’il exécutait toujours de bonne grâce.

Il se mit à l’italien dès son arrivée à Rome, et désirait passer une année au collège anglais et une autre au germanique, pour élargir son esprit.

Son filial amour pour Marie lui fit écrire un premier ouvrage pour défendre et louer l’immaculée conception de Marie. 

Le 31 juillet 1621, Jan reçut, selon l’usage, un billet portant le nom d’un patron pour le mois suivant : c’était saint Zéphyrin, pape et martyr (fêté à l’époque le 26 août, voir au 20 décembre), auquel on avait adjoint ce texte : Veillez et priez, vous ne savez pas quand ce sera le moment (cf. Mt 25:13 et 26:41). Jan vit là comme un avertissement céleste. Le 5 août, il eut un peu de dysenterie ; le 6, il y avait soutenance de thèses au collège grec. On délégua Jan, qui dut parler une heure ; le soir, il avait la fièvre et on l’envoya à l’infirmerie. Pour la Saint-Laurent (voir au 10 août), il voulait bien communier, mais se contenta d’une communion de désir pour faire comme tout le monde, car on ne portait la communion aux malades que le dimanche.

Son compatriote et confrère, Cornelius a Lapide, vint lui rendre visite. Ce père Cornelius est l’auteur d’un très important recueil de toutes les explications des Pères sur chacun des versets de l’Evangile. Il demanda à Jan s’il avait quelque inquiétude, et le Malade répondit : Absolument rien !

Il reçut le viatique le 11 août, puis le Sacrement des malades. Tous pleuraient, lui souriait. Il confia alors au Supérieur que sa grande consolation était de n’avoir jamais commis un péché délibéré, jamais enfreint une règle, un ordre d’un supérieur.

Il pria qu’on lui lût le récit de la mort de saint Luigi Gonzaga (voir au 21 juin). Il saisit son crucifix, son chapelet et le livre de la Règle et déclara : Ces trois choses sont ce que j’ai de plus cher.

Il s’éteignit sereinement le vendredi 13 août 1621 à 8 heures 7 précisément. Il avait vingt-deux ans. On se rendit compte alors qu’on n’avait jamais vu la couleur de ses yeux, tant il les tenait habituellement baissés, par modestie.

Jan Berchmans fut béatifié en 1865, canonisé en 1888.

 

 

Carlo Domenico Cristofori

1631-1699

 

Carlo était né le 17 novembre 1631 à Villotta (Aviano, Pordenone, Italie nord-est), de Marco Pasquale et Rosa Zanoni, de bonnes conditions.

Après l’école d’Aviano, il étudia auprès de son oncle prêtre à San Leonardo puis, de 1643 à 1647, au collège des Jésuites de Gorizia.

Emu par les bruits concernant la Guerre de Candia (entre Venise et les Turcs à propos de l’île de Crète), il voulut se «rendre utile» en allant montrer sa foi en face des Musulmans, quitte à y subir le martyre.

Mais en attendant un navire, il fut hébergé chez les pères Capucins de Capodistria, où finalement il préféra quitter le monde.

Entré au noviciat de Conegliano en 1648, il fit la première profession en 1649, avec le nom de Marco d’Aviano.

En 1655, il fut ordonné prêtre ; en 1664, il fut habilité à prêcher.

En 1672 il fut élu gardien (supérieur) du couvent de Belluno, et en 1674 de celui d’Oderzo. Puis il se dédiera entièrement à la prédication, attirant les foules par ses grandes qualités de prédicateur.

En 1676, lors d’une prédication à Padoue, il donna sa bénédiction à une malade qui guérit instantanément : ce fut la confirmation de sa réputation de thaumaturge. Une autre guérison, du commandant en chef de l’armée autrichienne, lui valut une invitation à Vienne de la part de l’empereur Leopold 1er, dont il devint le conseiller spirituel et politique.

En 1683, sur la demande du pape, Marco convainquit l’empereur de reconstituer une Ligue contre les Turcs (Musulmans) qui menaçaient l’Europe. Marco put faire tomber les mutuelles suspicions entre les pays et cette Ligue fut constituée par l’Autriche-Hongrie, l’Espagne, le Portugal, la Pologne, ainsi que les républiques italiennes de Florence, Gênes et Venise. Il faut noter que le «très chrétien» roi de France (Louis XIV), refusa de s’allier et même souhaitait la défaite de Vienne pour accroître le prestige français en Europe, mais nombreux furent les Français qui rejoignirent les rangs de Venise.

Le père Marco réussit aussi à convaincre l’empereur de laisser son (traditionnel) rival polonais, Jan III, commander les troupes. 

Le siège de Vienne avait commencé le 14 juillet 1683. Les troupes chrétiennes devaient engager la bataille le 12 septembre. Auparavant, le père Marco célébra la Messe sur le Kahlenberg (au-dessus de Vienne), galvanisant toutes les troupes avec ses mots en partie latins, en partie italiens, en partie allemands.

La victoire de la Ligue fut totale. Elle fut l’occasion de la création de la fête du Saint Nom de Marie, que nous célébrons toujours le 12 septembre.

Mais la victoire n’avait pas éloigné la présence turque. Le pape demanda à Marco, dès 1684, de réunir à nouveau une ligue chrétienne. On reprit Buda en 1685.

Après la mort du pape (1689), on entama des négotiations interminables avec les Turcs, de sorte que l’armée chrétienne ne s’aventura pas au-delà de la Hongrie. En 1697, le duc de Savoie reprit l’initiative et l’armée turque fut définitivement battue près de Zenta. Le traité de paix fut signé à Carlowitz en 1699.

Le père Marco mourut alors, le 13 août 1699, et fut béatifié en 2003.

 

Pierre Gabilhaud

1747-1794

 

Pierre était né le 26 juillet 1747 à Point-Saint-Martin (Haute-Vienne).

Prêtre du diocèse de Limoges, il était curé de Saint-Christophe.

Déporté de Haute-Vienne avec tant d’autres prêtres de France, il fut entassé avec eux à bord du Deux-Associés, aux pontons de Rochefort. Le bateau était normalement destiné à la Guyane, mais ne partit jamais et les prêtres vécurent dans les cales du bâtiment, dans des conditions hygiéniques inimaginables.

Il avait été hébergé dans le petit hôpital, mais fut ramené trop tôt à bord, et rechuta bientôt.

Ne pouvant se faire transporter de nouveau dans la barque destinée à recevoir les malades, il voulut, après avoir reçu le sacrement de la Réconciliation, rester auprès de son confesseur pour parler des choses de Dieu et de la Vie éternelle.

Il mourut ensuite sur l’Ile d’Aix (où l’on se débarrassait des moribonds avant de les y enterrer), le 13 août 1794, et fut béatifié en 1995. 

 

 

Pierre Romançon

1805-1862

 

Né le 14 juin 1805 à Thuret (Puy-de-Dôme), Pierre était le troisième des six enfants d’une famille d’agriculteurs. Cette grande famille fut frappée en peu de temps par la mort de la maman, de deux filles et d’un fils.

La première fois que Pierre aperçut des Frères Lassalliens (des Ecoles Chrétiennes), ce fut dans un magasin de Clermont-Ferrand. Ce fut un coup de foudre et il voulut absolument les rejoindre, malgré les objections de son père.

Durant ses études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes de Riom, Pierre était tellement en avance sur ses camarades, qu’on l’envoyait parfois remplacer tel ou tel instituteur.

Il voulut à son tour en prendre le chemin et entra en 1820 au noviciat de Clermont-Ferrand, avec le nom de Frère Bénilde. Il paraît que les Supérieurs hésitèrent à le recevoir, sous prétexte qu’il était trop petit (?!).

Aussi rigoureux dans l’application de la Règle, que bon pédagogue, le Frère fut instituteur successivement à Aurillac, Moulins, Limoges, Billom et Clermont-Ferrand (1821-1841).

A partir de 1841, il fut directeur de l’école de Saugues, jusqu’à la fin de sa vie.

Il se montra extrêmement zélé pour ses élèves, auxquels il faisait la classe et le catéchisme ; mais il prenait aussi du temps pour visiter les malades. Son exemple et son amour des élèves suscitèrent beaucoup de vocations sacerdotales et lassalliennes.

En plus de toutes ces occupations, le Frère apprit à jouer de l’accordéon diatonique, pour enseigner la musique, pour organiser de petites fêtes, pour accompagner les chants liturgiques ; il paraît qu’on en a ainsi fait le Patron des accordéonistes.

A toutes ces responsabilités, s’ajoutèrent les difficultés avec les autorités locales, vraisemblablement jalouses de l’impact des Frères et de l’esprit chrétien de la maison sur les jeunes garçons.

A qui voudrait avancer qu’au fond, le Frère Bénilde n’a fait que des choses habituelles, on rappellera la phrase du pape Pie XII lors de la béatification : Il fit les choses communes d’une manière non commune.

Frère Bénilde mourut à Saugues (Haute-Loire), le 13 août 1862.

Il fut béatifié en 1948, et canonisé en 1967.

Josep Tàpies Sirvant

1869-1936

 

Josep vint au monde le 15 mars 1869 à Ponts (Noguera, Lleida, Espagne).

Ordonné prêtre en 1892, il officia à La Pobla de Segur.

Sa porte était toujours ouverte. Il était respecté de tous, même de ses ennemis. Au commencement, on ne lui fit aucun mal, même quand on vint saccager son église.

Lors des événements de 1936, on lui obtint un sauf-conduit pour rejoindre sa famille à Barcelone, mais il préféra rester près de ses fidèles.

Le 13 août 1936, très tôt, il fut appelé par les miliciens et il les suivit, toujours vêtu de sa soutane.

Au Comité révolutionnaire, il fut bientôt rejoint par ses Confrères de sacerdoce. Après l’interrogatoire, ils furent mis dans un camion avec une cinquantaine de miliciens. En passant devant son église, dédiée à Notre-Dame, don Josep lui dit : Adieu, Vierge de Ribera, au Ciel.

Du camion, il saluait en souriant tous ceux qu’il apercevait, jusqu’au moment où un milicien le frappa pour l’obliger à s’asseoir.

Au moment d’être exécuté, il interpellait son voisin : Tu tiens déjà la palme du martyre dans tes mains, ne la laisse pas s’échapper.

Les sept prêtres de ce groupe furent martyrisés à Salàs de Pallars, le 13 août 1936 et béatifiés en 2005.

 

 

Dorotea Llamanzarez Fernández

1870-1936

 

Dorotea naquit le 6 février 1870 à Cerezales del Condado (León, Espagne), de Agustín Llamanzarez et Francisca Fernández. Ce jour-là se fête sainte Dorothée, dont elle reçut le nom, trois jours après au Baptême.

Elle entra dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur en 1896, où elle fit la profession et prit le nom de Gertrudis.

Elle eut la mission d’être portière, c’est-à-dire responsable de l’accueil. Tous ceux qui la connurent en conservèrent une profonde impression pour sa discrétion et sa délicatesse.

Au début de la guerre civile, elle se réfugia avec d’autres Religieuses dans un appartement, dont les voisins se plaignirent d’avoir trop de moniales près d’eux. Aussi elle changea d’endroit, mais des miliciens vinrent l’arrêter avec l’autre Religieuse et le prêtre qui se trouvaient là.

On les fit monter dans un camion qui partit pour une pinède sur la route de la Hortaleza. On les fit alors descendre, on les tortura, et on les attacha au camion, qui continua de rouler jusqu’à Hortaleza. Les trois corps arrivèrent ainsi complètement déchiquetés, ils furent ensuite piétinés et profanés.

On retrouva ces corps le 14 août, laissant supposer que le martyre avait eu lieu la veille, 13 août 1936.

La tête de la Martyre portait une large blessure à la tête, causée - on ne sait - ou par le déplacement sur la route, ou par un coup d’arme à feu.

La Sœur Gertrudis fut béatifiée en 2013.

 

 

José Bonet Nadal

1875-1936

 

José vit le jour le 26 décembre 1875 à Santa María de Montmagastrell (Lleida, Catalogne, Espagne).

Il entra chez les Salésiens, fit la profession en 1897 et étudia la théologie à Séville. Il fut ordonné prêtre en 1904.

Il fut à Sarriá, Sevilla, Ciudadela (Minorque), et surtout Rocafort.

En juillet 1936, il put se cacher chez des coopérateurs salésiens, mais fut arrêté le 13 août.

Il déclara sans hésiter sa condition de prêtre.

Il fut martyrisé à Barcelone le soir même du 13 août 1936 et fut béatifié en 2001.

Son jeune frère, Jaime, suivit le même chemin (voir au 18 août).

 

 

Inocencio García Díez

1875-1936

 

Il était né à Alar del Rey (Palencia, Espagne) le 28 décembre 1875, en la fête des Saints Innocents, dont il reçut le prénom au Baptême, le 30 suivant.

Il eut une sœur carmélite, morte en odeur de sainteté.

Après l’école apostolique de Ocaña, il entra au noviciat des Dominicains et fit la profession en 1892.

Une fois ordonné diacre, il fut envoyé au Vietnam (1899), où il reçut l’ordination sacerdotale.

Six mois après, il partait pour les Philippines, au couvent dominicain de Manille, puis à celui de Tuguegarao, de 1903 à 1910, où il fut professeur et vicaire de paroisse.

En 1911, il revint en Espagne, fut à Ségovie jusqu’en 1917, directeur à Ocaña jusqu’en 1922, puis recteur à Ségovie. Enfin à Madrid en 1925.

D’ordinaire, on ne parle que des qualités éminentes des Religieux, qui sont toujours parfaits. Pour une fois, concernant le père Inocencio, on relève qu’il avait un caractère un peu fougueux, peut-être un peu brusque ; mais il était bon, travailleur, assidu au confessionnal et directeur spirituel avisé.

Le 19 juillet 1936, il se trouvait devant le couvent de Madrid que les révolutionnaires étaient en train de prendre d’assaut. Dans la précipitation, il se cogna fortement (ou on le frappa) et en fut bien endolori.

Apprenant qu’un Confrère était blessé, il vint le prendre pour le porter au sanatorium, où il resta près de lui trois jours. Dans cette clandestinité, il alla aussi secourir d’autres Religieux, calmement, disposé à offrir sa vie pour le Christ. 

Le 13 août, on le démasqua, on le conduisit à la tchéka Bellas Artes. On le fusilla dans le sous-sol.

Le père Inocencio fut béatifié en 2007.

 

 

Josep-Joan Perot i Juanmartí

1877-1936

 

Pere vint au monde le 1er juillet 1877 à Boulogne-sur-Gesse (Toulouse, Haute-Garonne).

Il vécut très tôt à Oliana.

Ordonné prêtre en 1903 pour le diocèse d’Urgell, il fut d’abord nommé professeur de français au collège d’Oliana, puis vicaire à Castell-llebre (1914) et Santa Eugènia (1915) ; professeur à Oliana et vicaire à Coll de Nargó (1916). En 1921, il était nommé curé à Sant Joan de Vinyafrescal, avec la charge momentanée de Toralla en 1933-1934.

Le 13 août 1936, très tôt, il fut appelé par les miliciens qui l’emmenèrent manu militari à La Pobla de Segur.

Au Comité révolutionnaire, il se retrouva avec six Confrères de sacerdoce, vicaires et curés des environs. Après l’interrogatoire, ils furent mis dans un camion avec une cinquantaine de miliciens.

Les sept prêtres de ce groupe furent martyrisés à Salàs de Pallars, le 13 août 1936 et béatifiés en 2005.

 

 

Modesto García Martí

1880-1936

 

Il vit le jour le 17 janvier 1880 à Albocácer (Castellón), troisième des sept enfants de Francisco et Joaquina, qui le firent baptiser le 19 janvier.

Après ses études au Séminaire Séraphique de Massamagrell (Valencia), il y prit l’habit en 1896, professa en 1897, avec le nom de Modesto de Albocácer, et fit les vœux perpétuels en 1900.

Il fit la philosophie à Orihuela, la théologie à Massamagrell et fut ordonné prêtre en 1903.

Il fut longtemps missionnaire en Colombie.

De retour en Espagne, il prêcha des retraites et confessa ; c’étaient ses activités préférées. Il fut nommé gardien à Ollería (Valencia).

En 1936, il fallut abandonner le couvent, qui fut entièrement détruit par les flammes ; il se réfugia avec son frère prêtre, Miguel, dans leur pays chez leur sœur.

Les miliciens les arrêtèrent le 13 août 1936, les firent marcher pendant un quart d’heure et les abattirent dans un endroit écarté.

Quand on put recueillir les restes du père Modesto, on s’aperçut que son crâne était traversé par un énorme clou.

La cause à laquelle appartient don Miguel n’a pas encore abouti à la béatification.

Le père Modesto, lui, fut béatifié en 2001.

 

 

Ramón Artiga Aragonés

1880-1936

 

Il naquit le 10 octobre 1880 à Mont-roig del Camp (Baix Camp, Espagne), de Joan et María, qui le firent baptiser le jour même.

Ordonné prêtre en 1905, il exerça le saint ministère à Falset, Pla de Cabra, Figuerola del Camp, La Secuita, Puigdelfí et Puigpelat.

En 1936, il était curé à Vilaplana. Il voyait venir la révolte, et il s’offrit en victime.

Le 22 juillet au matin, il célébra pour la dernière fois à la paroisse. L’après-midi, il prit congé de la présidente de l’Action Catholique : C’est Dieu qui permet ces choses. Adieu ! Si nous ne nous revoyons pas : au Ciel !

Il mit en sûreté le Saint Sacrement et les objets sacrés du culte.

Il chercha à rejoindre Barcelone, mais on le lui refusa. Il se cacha, jusqu’au 5 août, jour où un neveu vint le prendre pour le conduire chez lui à Mont-roig. Là il vécut dans la prière, sans montrer aucun ressentiment contre les ennemis.

Le 13 août, des miliciens vinrent l’arrêter, avec le vicaire de Mont-roig, Pere Rofes. Le soir à vingt-et-une heures, avec cinq autres victimes, mains liées, on les mit dans un camion qui partit vers la route de Reus à Falset, à un kilomètre de Borges del Camp. Là, ils les fusillèrent.

Au moment de mourir, don Artiga cria encore : Vive le Christ Roi !

C’était le 13 août 1936.

Don Ramón Artiga Arragonés fut béatifié en 2013.

 

 

Mateo Despóns Tena

1884-1936

 

Mateo vint au monde le 5 avril 1884 à San Mateo (Maestrazgo, Castellón, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

 

Il reçut la palme du martyre à Maestrazgo le 13 août 1936 et fut béatifié en 2013.

Francesc Castells i Brenuy

1886-1936

 

Francesc vint au monde le 31 juillet 1886 à La Pobla de Segur (Pallars Jussà, Lleida, Espagne).

Après ses études au séminaire, il obtint la licence de théologie à Valencia en 1897.

Ordonné prêtre en 1899, il fut préfet des petits séminaristes, puis fut envoyé à Rome où il obtint le doctorat en théologie et la licence en droit canonique à l’Université Grégorienne ; au retour, il fut vicaire à Areny (1903) et à Montroig.

Il passa deux années à Perpignan, puis fut vicaire à Planoles (1912), à Vilanova de l’Aguda (1915), enfin curé à Tiurana (1922).

En 1934, il dut déjà se retirer à cause de sa santé, mais fut chargé de remplacer le curé du village de Poal.

A la fin de juillet 1936, il fut arrêté et maintenu plusieurs jours en prison au Comité de Linyola, où il supporta humblement beaucoup de mauvais traitements, insultes variées, coups de poing, gifles, jusqu’à être complètement déshabillé. Quand ses proches furent avertis qu’il se trouvait à Linyola, ils le trouvèrent en bien piteux état, portant les marques des coups reçus. Il fut ramené à La Pobla de Segur.

Le 13 août 1936, dans la matinée, des miliciens vinrent l’appeler «pour aller déposer une déclaration à Lleida» et il les suivit sans résistance, mais bien conscient de la réalité : on avait déjà décidé de le tuer, avec ses Confrères des environs.

Pour éviter les nombreus témoins de La Pobla de Segur, les bourreaux emmenèrent leurs victimes à Salàs de Pallars, où les sept prêtres de ce groupe furent martyrisés. Des gens de Salàs mais aussi de La Pobla purent tout de même voir de loin le sacrifice de ces prêtres qu’ils aimaient.

Les sept prêtres, fusillés ce 13 août 1936, furent béatifiés en 2005.

 

 

Josep Boher i Foix

1887-1936

 

Josep vint au monde le 2 novembre 1887 à Sant Salvador de Toló (Pallars Jussà, Lleida, Espagne).

Il étudia aux séminaires d’Urgell et de Vic.

Ordonné prêtre en 1914, il exerça le saint ministère en diverses localités, et à partir de 1926 comme curé à La Pobleta de Bellveí.

Au début du mois d’août 1936, il pensa opportun de s’éloigner de sa paroisse, mais un paroissien vint à sa rencontre, de la part du président du Comité, l’assurant qu’il pouvait demeurer dans son presbytère, qu’il ne lui arriverait rien. Don Josep resta donc dans sa paroisse.

Le 13 août 1936, très tôt, il fut appelé par les miliciens accompagnés du président du Comité. Il y eut une discussion : finalement, le président «lâcha».

Au Comité révolutionnaire, le prêtre fut bientôt rejoint par ses Confrères de sacerdoce. Après l’interrogatoire, ils furent mis dans un camion avec une cinquantaine de miliciens.

Au moment de l’exécution, les prêtres crièrent encore Vive le Christ Roi !

Les sept prêtres de ce groupe furent martyrisés à Salàs de Pallars, le 13 août 1936 et béatifiés en 2005.

 

 

Mariano Mullerat Soldevila

1897-1936

 

Mariano (en catalan, on dit Mariá) naquit le 24 mars 1897 à Santa Coloma de Queralt (Tarragona, Espagne). Il avait deux frères Joan, médecin, et Ricard, entrepreneur. Leurs parents étaient de riches propriétaires.

Après l’école, Mariano passa au collège Saint-Pierre puis à la Sainte-Famille de Reus, et obtint le baccalauréat en 1915. Il fut ensuite un brillant étudiant en médecine à Barcelone.

Déjà durant cette période universitaire, Mariano se sentait une âme d’apôtre. Un professeur ayant nié en plein cours la virginité de Marie, Mariano osa protester ; une rixe éclata, et Mariano fut blessé.

Mariano milita dans les rangs pro-carlistes et présida l’association des Traditionalistes de Barcelone.

Il fut médecin à Arbeca, où il épousa Dolors Sans i Bové. La famille ne se mettait jamais à table sans avoir prié le Benedicite. Chaque jour, on priait le chapelet.

Maire pendant six ans, il créa la bibliothèque municipale, fit rénover les canalisations pour l’eau courante, construire la caserne de la Guardia Civil. Il restaura les cloches de l’église, et celle de l’hôtel de ville. Mais aussi il combattit le blasphème, et intronisa le Sacré-Cœur dans la mairie.

Il fonda un journal bimensuel, L’Escut, en catalan, où il voulait traiter de nombreux sujets pour défendre toute idéologie saine. Comme médecin, il encourageait ses patients à fréquenter les Sacrements de l’Eglise, secourait gratuitement les plus pauvres.

Quand éclata la guerre civile en 1936, il continua ses activités. On vint l’enlever au matin du 13 août. Au moment où le camion partait, une femme vint supplier les miliciens de libérer ce médecin, pour lui donner le temps de visiter son fils gravement malade. Mariano prit un papier, inscrivit un nom de médicament et le tendit à cette mère en lui disant : «Ne pleure pas. Ton fils ne mourra pas. Donne-lui ce médicament et prie, Dieu t’aidera.» Le fils de cette mère guérit juste au moment où l’on assassinait le docteur Mariano.

Dans le camion qui partait au lieu du supplice, Mariano eut encore d’autres gestes de charité. Il soigna la blessure que portait un des bourreaux qui l’accompagnait. Puis il rédigea la liste des patients qu’il devait visiter ce jour-là et pria de faire parvenir cette liste à un médecin qu’il connaissait, pour aller visiter ces patients sans tarder.

Parvenus au lieu de l’exécution, au kilomètre 3 de la route de Borges Blanques, le docteur Mariano exorta encore tous ses compagnons à prier l’acte de contrition et à pardonner aux bourreaux. On fusilla environ soixante-dix victimes ; mais comme certaines n’avaient pas été tuées sur le coup, on les arrosa toutes d’essence et on y mit le feu.

Mariano était né la veille de l’Annonciation, il mourut deux jours avant l’Assomption.

Mariá Mullerat Soldevila fut reconnu martyr en 2018, et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 13 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pascual Araguàs i Guàrdia

1899-1936

 

Pascual vint au monde le 17 mai 1899 à Pont de Claverol (Pallars Jussà, Lleida, Espagne), en la fête de saint Pascual Baylón, dont il porta le nom.

Ordonné prêtre en 1923, il officia à Puigcerver, Mencul, Josa del Cadí, Mont-rós, et fut curé à Noals (Huesca).

Il avait une grande dévotion pour le Sacré-Cœur et la Vierge Marie.

En 1935, il commença la reconstruction de son église paroissiale, qui était très endommagée, mais il n’eut pas le temps de voir l’achèvement des travaux.

Lors des premières émeutes de l’été 1936, il rejoignit sa sœur à La Pobla del Segur au début du mois d’août.

Le 13 août 1936, très tôt, il fut appelé par les miliciens.

Au Comité révolutionnaire, il fut bientôt rejoint par ses Confrères de sacerdoce. Ses dernières paroles à ses proches furent : Ma dernière heure est arrivée ; ne pleurez pas sur moi, recommandez mon âme à Dieu.

Au moment de monter vers le cimetière où on allait les fusiller, don Pascual se déchaussa, de même que le Christ gravit pieds-nus le chemin vers le Calvaire.

Les sept prêtres de ce groupe furent martyrisés à Salàs de Pallars, le 13 août 1936 et béatifiés en 2005.

 

 

Pere Martret i Moles

1901-1936

 

Pere vint au monde le 5 juillet 1901 à La Seu d’Urgell (Alt Urgell, Lleida, Espagne).

Ordonné prêtre en 1925, il fut vicaire à Puigcerdà, Organyà, Tremp, et en 1931 à La Pobla de Segur.

Comme tel, il desservira les paroisses de Vinyafrescal, Montsor et Salàs de Pallars.

Ce fut un prêtre zélé pour tous, sans distinction. Il propagea la Fédération de Jeunes Chrétiens, de concert avec don Silvestre Arnau, l’autre vicaire.

Le 19 juillet, on vint proposer aux prêtres un sauf-conduit pour passer à La Seu d’Urgell. Mais dans la nuit du 22 au 23 juillet, on vint les arrêter pour les conduire au Comité local. 

Des paroissiens demandèrent alors au frère de don Pere, qui habitait La Seu d’Urgell, d’intervenir auprès de son parent, député au parlement catalan, grâce auquel le prêtre fut transféré de La Seu d’Urgell à La Pobla de Segur. Mais désormais, ils eurent l’interdiction de quitter la paroisse.

Les prêtres furent détenus dans la maison Garibaldi jusqu’au matin du 13 août 1936. Ce matin-là, ils furent conduits au cimetière de Salàs de Pallars où, pour le seul crime d’être prêtres, ils furent martyrisés.

Don Pere, don Silvestre et cinq autres prêtres martyrisés ensemble, furent béatifiés en 2005.

 

 

José Ignacio Gordón de la Serna

1902-1936

 

Né le 13 octobre 1902 à Jerez de la Frontera (Cadix), baptisé deux jours après et confirmé en 1904, José Ignacio était le fils d’un négociant en vin, Luis Gonzaga, dont l’épouse était la fille du marquis d’Irún de Séville, Josefa de la Serna y Adorno, qui mourut en 1909. Cette personne était apparentée au roi d’Espagne Alfonso XIII.

José Ignacio fit ses études secondaires à Jerez, chez les Marianistes, puis commença celles de Droit à Madrid. Il faisait partie de l’association S.Louis-de-Gonzague.

En 1921 cependant, il cessa ces études pour entrer chez les Pères Clarétains. Il voulut vraiment «couper» avec la famille et demanda à être reçu dans une maison éloignée de Jerez ; ce fut Cervera.

Lui qui avait vécu dans l’aisance, il souffrit quelque peu du nouveau style de vie et du climat rigide de Cervera, mais il persévéra. Il acheva le noviciat et fit la profession en 1923. Commencèrent ensuite les études de philosophie à Cervera puis Solsona, puis celles de théologie de nouveau à Cervera (1925). 

De1927 à 1929, il reçut les Ordres mineurs et majeurs, et fut ordonné prêtre.

En 1930, il se trouvait encore à Cervera, lors d’une visite que fit le roi d’Espagne Alfonso XIII. Qui fut chargé de prononcer l’allocution de bienvenue, fut le p.Gordón, qui fut si éloquent que le roi l’appela et s’entretint un long moment avec lui. Et quand le roi s’étonna de sa présence dans cette maison religieuse, José Ignacio lui répondit : Je préfère ma soutane et ma vocation à tous les titres que j’ai pu hériter de mes origines.

En 1932, on le nomma supérieur à Játiva et de nouveau en 1934, mais il n’acheva pas son temps car, en 1936, il dut se réfugier à Valencia.

Il fut arrêté et mis en prison le 12 août 1936. Le soir, on lui servit un bon repas de pommes de terre avec viande, pain et eau, mais il n’y toucha presque pas. On l’appela à la nuit tombante, pour le soumettre à un pénible interrogatoire qui dura plus d’une heure. Vers minuit, on l’emmena avec deux autres prêtres. En descendant de voiture, il les embrassa et pria : Mon Jésus, je remets mon âme entre tes mains (cf. Ps 30:6). Il se dirigea vers les miliciens et leur dit : Je vous pardonne de tout mon cœur.

On éteignit les phares de la voiture et les coups partirent. Le père Gordón agonisa pendant vingt minutes, murmurant encore ô ma Mère ! Les bourreaux allumèrent un grand feu ; s’approchant du père, ils remarquèrent qu’il respirait encore et lui tirèrent le coup de grâce dans la tête.

Martyrisé le 13 août 1936 à Alboraya et béatifié en 2017, José Ignacio Gordón de la Serna sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 août.

 

 

 

Ferran Saperas Aluja

1905-1936

 

Né à Alió (Tarragona) le 8 septembre 1905, en la fête de la Nativité de Marie, Ferran (Fernand) reçut le Baptême deux plus tard et la Confirmation l’année suivante. Son père, José, était maçon ; sa mère s’appelait Escolástica. Ferran avait un grand frère, Juan, et un petit frère, Román.

Le papa mourut en 1912, et la maman se mit dans le commerce, d’abord comme marchande ambulante, ensuite comme marchande de poissons à Valls.

En 1918, l’aîné alla travailler à Barcelone, aussi la maman chargea Ferran de s’occuper de leurs petits terrains, chose qui n’était pas vraiment dans le caractère de Ferran et lui coûtait beaucoup. La bonne maman lui trouva alors à Valls un job de camérier dans deux hôtels ; le garçon travaillait très bien, mais il souffrait d’une allergie : l’eau lui provoquait des crevasses aux mains ; de plus, sa bonne conduite ne plaisait pas à ses camarades, aussi il abandonna ce travail au bout de deux ans.

Il trouva alors un autre emploi à Barcelone chez un commerçant qui l’accueillit vraiment paternellement. Là encore, ses collègues se moquèrent de ses dévotions et le surnommèrent beato, bienheureux, qu’on pourrait traduire en français «petit saint».

Au bout de trois ans, il revint à la maison : on suppose que la cause en était le possible service militaire. En attendant, ce grand jeune homme n’avait pas de travail - raison pour laquelle on le traitait de tire-au-flanc -, mais restait très fidèle à toutes ses pratiques chrétiennes - raison pour laquelle on le traitait encore de «petit saint». Il souffrait continuellement de ces moqueries, sans rien dire.

En 1926, il partit faire le service militaire. Là encore, il n’apprécia pas les grossièretés des soldats ; grâce peut-être à l’aumônier militaire, il fut enrôlé pour être l’aide de camp du colonel, lequel à son tour chargea Ferran de conduire ses enfants au collège.

En même temps, Ferran assistait aux offices du proche sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie, tenu par des Religieuses Missionnaires Clarétaines. C’est alors que lui vint la vocation religieuse.

Sa décision n’était pas facile à prendre : il fallait achever le service militaire, il n’avait pas fait de grandes études, il fallait aussi convaincre sa mère… Il prit le temps de réfléchir et sa décision fut enfin prise : il serait frère convers chez les Clarétains.

A l’automne 1928, il commença le postulat à Vich, prit l’habit en 1929 et fit le noviciat, qui s’acheva avec la profession en 1930 : la maman de Ferran était présente à la cérémonie.

Il fut cuisinier à Alagón, où étaient pensionnaires plus de cent élèves ; puis il passa à Cervera, où vivaient plus de deux cents personnes entre élèves, postulants et pères. Là, il fut aide-cuisinier, avec la charge particulière de la préparation des repas des malades.

En 1931, après la proclamation de la République, il fut nommé à la porterie ; déjà des incidents avaient secoué le pays, des églises avaient été incendiées. Ferran reçut la visite de son frère Juan, qui lui proposait gentiment de lui trouver un endroit pour le protéger, mais le Religieux déclina l’offre avec ténacité. Pendant ce temps, le supérieur avait projeté de déplacer toute sa communauté à Andorre.

En février 1934, on envoya Ferran à Mas Claret, comme cuisinier et pour soigner les bêtes. Mais en mai, il se fractura la jambe en tombant d’une échelle. Il revint à Cervera, comme auxiliaire du frère cordonnier.

Au printemps de 1936, les supérieurs jugèrent utile de prolonger d’une année le noviciat de Ferran et lui proposèrent même, s’il préférait, de sortir de la Congrégation ; Ferran choisit de rester, même au prix d’une année supplémentaire d’épreuve.

Le 21 juillet 1936, la révolution obligea les Religieux à quitter Cervera et à se diriger sur Mas Claret ; mais le 24, il fallut aussi évacuer cette maison. Ferran rejoignit Montpalau, où il fut recueilli par un propriétaire de café-bureau de tabac. Ferran se joignit aux domestiques ; quand il faisait une pause, il se recueillait dans sa petite chambre, où il avait cloué au mur un crucifix. Un des domestiques lui suggéra de changer de vie, de se marier ; Ferran lui rétorqua : J’ai donné ma parole à Dieu, et je la renouvellerai, le 15 août prochain.

Ferran donnait des leçons de catéchisme aux enfants de la maison et dirigeait le chapelet. Il intervenait avec autorité lorsqu’il entendait proférer un blasphème au café. Il n’était pas ébranlé par les conseils du propriétaire, ni par les avertissements des Confrères qu’il rencontrait quelquefois : S’ils me tuent parce que je suis religieux, je serai martyr !

Pour le protéger, on lui trouva un autre refuge. Le 12 août, en quittant la famille de Montpalau, il dit : Si je ne reviens pas, cela voudra dire qu’ils m’auront arrêté et fusillé. Priez pour moi !

Au petit matin, il partit pour Cal Berenguer de Villagrasseta, où il apprit qu’il y avait là un des plus féroces révolutionnaires. Ferran, sans rien dire, partit à Mas Claret, mangea et dormit. Le lendemain 13 août, il dut repartir pour La Rabassa, cinq kilomètres plus loin. C’est par là qu’une patrouille de miliciens l’arrêta. On le força à monter en voiture.

Durant le déplacement, les miliciens dévêtirent le Frère et tentèrent de le violer. Le Frère avait suffisamment d’énergie pour se débattre et les en empêcher : Tuez-moi, si vous voulez, mais ne faites pas ça ! Ils lui répondirent : Quand on sera à Cervera, on te mettra dans un bordel ; si tu couches avec une femme, on te laissera en vie. Ils le lui répétèrent une dizaine de fois, et une dizaine de fois Ferran leur rétorqua : Tuez-moi, si vous voulez, mais ça, non ! Cyniquement, on lui dit : Si ton père et ta mère avaient fait comme toi, tu ne serais pas né, et lui de répondre : Eux, ils étaient mariés, moi je suis religieux.

A Cervera, on continua de la provoquer, de nouveau on le déshabilla… Il cria : Je suis vierge, je mourrai vierge ! Même les femmes présentes s’étonnaient de ce matraquage insistant et dirent aux miliciens de cesser leurs provocations. Ils l’emmenèrent à Tárrega : mêmes provocations ; on étendit le Frère à terre, nu, mais il se refusa : Ne vous fatiguez pas. Ce que je professe m’interdit de faire ces choses. Tuez-moi si vous le voulez, mais ne me forcez pas à pécher. Non, ça, jamais. Ce furent les femmes présentes qui firent partir les miliciens, honteux de leur «défaite».

Onze heures du soir. On emmena Ferran à coups de pieds et de poings. Peu avant de le fusiller, on le menaça de lui retirer les yeux et de le mutiler, mais un milicien intervint : ce genre de traitement ne servait pas leur cause et leur poserait ensuite des problèmes. On cessa enfin de provoquer le pauvre Frère.

A la porte du cimetière, il dit : Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 33:34). Et plusieurs fois : Je vous pardonne ! Et enfin : Vive le Christ Roi ! Vive la Religion !

On lui tira dans la poitrine et, même après le coup de grâce, le Frère respirait encore. Il murmurait : Ma Mère ! Ma Mère ! Il expira peu après minuit, le 13 août. Deux jours après, en la fête de l’Assomption, il aurait renouvelé sa profession.

Ferran fut un authentique martyr de la chasteté. Béatifié en 2017, Ferran Saperas Aluja sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 août.

 

 

 

Marceliano Alonso Santamaría

1906-1936

 

Né le 18 juin 1906 à Grañón (Logroño), baptisé le 22 suivant, Marceliano était un des sept enfants (quatre garçons et trois filles) d’un ouvrier, Julián, et de Felipa ; celle-ci offrit à Dieu son enfant.

Ce dernier put faire la Première communion à six ans, car il récita son catéchisme par-cœur devant les autorités. Grañón n’était qu’à trois kilomètres de Santo Domingo de la Calzada, où résidaient des Clarétains. La famille rencontrait fréquemment ces Religieux et ainsi naquit la vocation de Marceliano.

En 1918 il entra au postulat d’Alagón, où il fut qualifié de meritissimus maior, et acheva ses Humanités à Barbastro. En 1922 commença son noviciat à Cervera, fit la profession l’année suivante et passa à Solsona pour la philosophie. En 1926, il passa le baccalauréat civil avec d’excellentes notes aussi, puis commença la théologie à Cervera.

1931 vit les premières émeutes anticléricales de la République espagnole. Des églises et des couvents furent incendiés. Marceliano fut cependant ordonné prêtre cette année-là à Solsona.

Il fut chargé d’enseigner à Cervera la physique et les mathématiques. En 1933, le gouvernement lui retira la faculté d’enseigner. Il s’attendait aussi à être appelé sous les drapeaux, mais il fut finalement exempté.

En 1934, il fut nommé supérieur à Requena, en même temps qu’il y était sacristain, professeur et prédicateur ; il se rendit compte avec tristesse que la population n’allait pas à l’église depuis le baptême, et que les gens ne savaient pas même faire le signe de croix ou dire l’Ave Maria… En 1935, il y eut quand même une procession pendant la Semaine Sainte, et encore : le Père qui prêchait dut s’arrêter quatre fois pendant son sermon, tant les assistants parlaient fort !

Début  juillet 1935, le p.Marceliano fut directeur de la maison de Valencia, d’où fut fondé le collège de Grao ; il restaura aussi l’ermitage de San Vicente.

Le 12 août 1936, il fut arrêté en même temps que le p. Gordón (v. plus haut) ; conduits au Comité, ils furent mis en prison. Le soir, ils eurent un «bon repas» de pommes de terre avec viande, pain et eau, qu’ils touchèrent à peine : on imagine qu’ils n’avaient pas un gros appétit au milieu de tant d’inquiétudes, et en l’attente fort probable d’être exécutés bientôt…

Ensuite, ce fut le «tribunal» ; l’interrogatoire du p.Marceliano fut bref. Il retourna dans sa cellule pendant deux heures. Les Pères se confessèrent et prièrent. Peu avant minuit, les appelèrent cinq miliciens avec les armes pointées sur eux, et vomissant blasphèmes sans fin. On ne leur attacha pas les mains, parce qu’ils se laissaient faire.

A la carrière d’Alboraya, ils firent descendre les Prêtres, et les fusillèrent.

Le juge et le médecin de l’endroit entendirent les coups ; quand ils s’approchèrent, des miliciens les en empêchèrent ; un peu plus tard, ils purent découvrir les cadavres. A ce moment-là, il y avait déjà des curieux, parmi eux des femmes du camp révolutionnaire, qui donnèrent des coups de pieds aux victimes en disant : Pour cette nuit, nous avons déjà deux morues ! Le médecin les reprit : Les morts sont dignes de respect, de quelque condition qu’ils soient.

Le gardien du cimetière était «de droite» ; il procura un cercueil pour l’ensevelissement correct des Prêtres.

Martyrisé le 13 août 1936, béatifié en 2017, Marceliano Alonso Santamaría sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 août.

 

 

Juan Agramunt Riera

1907–1936

 

Il vit le jour le 14 février 1907 à Almazora (Castellón, Espagne).

En 1922, il entra au noviciat des Pères des Ecoles Pies (piaristes) à Albarracín, prit le nom de Juan des Sacrés-Cœurs et fut ordonné prêtre en 1930.

Il exerça son activité sacerdotale à Gandía, Albacete et Castellón de la Plana.

En juillet 1936, il se réfugia d’abord dans sa famille, mais fut arrêté à la fin du mois et retenu en prison.

Il fut exécuté dans la nuit du 13 au 14 août 1936 au lieu-dit Pla de Museros (Almazora) : juste avant, il s’agenouilla devant les miliciens et leur dit qu’il leur pardonnait de tout son cœur.

L’expression dans la nuit a été interprétée par les uns comme le 13 peu avant minuit (ainsi le Martyrologe) et par les autres comme peu après minuit, donc le 14.

Juan Agramunt Riera fut béatifié en 1995.

Josep Alcina Casas

1907-1936

 

Josep eut l’heur de naître le jour de l’Immaculée Conception, 8 décembre 1907, à Montclar (Lleida, Espagne).

En 1924, il prit l’habit capucin à Manresa et le nom de Agustí, professa l’année suivante et reçut le sacerdoce en 1932. L’évêque qui l’ordonna, archevêque de Barcelone, était Mgr Manuel Irurita Almándoz, qui fut martyrisé le 4 décembre 1936, mais dont la cause n’a pas encore été conclue.

A peine ordonné, Agustí fut nommé secrétaire provincial, en vertu de ses dons littéraires, qu’il dissimulait derrière sa grande humilité et sa profonde piété.

Quand la guerre civile éclata (juillet 1936), il quitta son couvent comme tous les autres Religieux et trouva accueil chez des particuliers. Plusieurs fois, il échappa à des fouilles et des interrogatoires, mais «quelqu’un» le dénonça : une patrouille vint chercher le moine. Agustí se présenta spontanément : C’est moi, le Religieux. Il était trois heures de l’après-midi, l’heure où mourait Notre-Seigneur sur la croix.

On emmena Agustí. A l’endroit de l’exécution, il demanda un moment pour se préparer à la mort ; on le lui permit. Mais un des miliciens s’impatienta et lui déchargea son arme. Agustí tomba, criblé de balles, le 13 août 1936, à Pedralbes (Barcelone).

Il fut béatifié en 2015.

 

 

Luciano Reginaldo Hernández Ramírez

1909-1936

 

Luciano naquit le 7 janvier 1909, fut baptisé le lendemain et confirmé la même année, à San Miguel el Alto (Jalisco, Mexique).

Il fréquenta l’école paroissiale de son pays, l’école publique puis le collège apostolique San Juan de los Lagos (Jalisco). Il passa au séminaire de Guadalajara, mais la maison fut confisquée à la suite des lois laïques du gouvernement mexicain.

Un père dominicain le mit sur la voie de l’Ordre dominicain et l’aida à rejoindre l’Espagne pour y être formé.

Luciano fit la profession à Corias (Asturies) en 1927 ; c’est probablement à cette occasion qu’il prit le nom de Reginaldo.

Après les études de philosophie, il fit celles de théologie à Salamanque et fut ordonné prêtre en 1933.

Il collabora avec enthousiasme aux revues et aux cercles d’étudiants, il étudia les langues avec avidité. En outre, on lui connut des dons extraordinaires pour le dessin et la peinture. C’était un excellent religieux, très affable, joyeux, sachant aussi se mortifier, respectueux et obéissant, humble et serviable, avec une âme d’apôtre. Autant de qualités qui le mettaient hors du commun.

A Madrid, il commença l’étude du droit. Il écrivit un Enchiridion sur la famille, à la demande de l’Action Catholique, et en préparait un autre sur La guerre et la paix.

En juillet 1936, la communauté dut se dissoudre. Lui, il resta dans le couvent et tenta de se rapprocher de l’ambassade mexicaine, mais on lui ferma la porte au nez dès qu’on sut qu’il était prêtre. Aussi se réfugia-t-il chez une famille de sa connaissance, où il vécut ces jours d’angoisse dans la prière et la disponibilité à mourir pour la foi : il avait de bons exemples dans son pays, suite à la persécution des années 20, et il enviait ces glorieux martyrs (voir Cristóforo Magallanes au 21 mai).

On l’arrêta le 13 août 1936. Il déclara sans ambages : C’est moi le religieux mexicain que vous cherchez.

On l’emmena à la tchéka de Lista et il fut exécuté le jour-même.

Le père Hernández Ramírez fut béatifié en 2007.

 

 

Pere Rofes Llauradó

1909-1936

 

Pere (Pierre) naquit le 31 mai 1909 à Tarragona (Catalogne, Espagne), de Pere et Antònia, qui le firent baptiser le 6 juin suivant. C’est en 1914 qu’il fut ensuite confirmé.

Il fut ordonné prêtre en 1932.

Il fut vicaire à Mont-roig (Baix Camp). Son activité préférée était d’être avec les humbles et les pauvres. Il s’occupa avec enthousiasme de la catéchèse des enfants et du patronage paroissial avec les jeunes.

Lors de la révolution de 1936, une de ses préoccupations fut de mettre en sécurité les archives paroissiales (les registres de baptême, de mariage et de funérailles).

Il intensifia beaucoup sa vie intérieure, dans la prière et la méditation.

Il fut convoqué à Reus pour être enregistré, avec son curé. Pendant qu’on interrogeait le curé, il manifesta son intérêt pour la machine à écrire de l’employé et lui dit : Comme ce serait bien si j’avais une machine comme celle-ci ! Et l’employé de lui répondre : Si tu en veux une, il faut être des nôtres. - Ça, jamais, répondit le jeune prêtre, certain que de toutes façons on allait le tuer.

La famille qui l’hébergeait chercha à obtenir un non-lieu pour l’abbé Pere, mais la réponse fut plutôt décourageante : Les choses se présentent très mal ; ce serait différent si au moins il épousait une nonne ou Marie Untel. Telle était la détermination des miliciens, de faire abandonner aux prêtres leur célibat ou de les tuer ; de toutes façons, de les supprimer.

Quand le prêtre fut informé de la réponse, il rétorqua : Vous voyez, ils ont déjà tout arrangé, eux !

Le 13 août au soir, on vint le chercher. Il répondit simplement : Eh bien, me voilà ! Il prit un petit moment, pour consommer les Saintes Hosties qu’il conservait puis, tout content et tranquille, rejoignit les miliciens. On lui lia les mains, on le fouilla. On lui trouva son chapelet, qu’on lui rendit.

Pendant qu’ils allaient chercher quelque autre victime, le prêtre prit congé de la famille et leur dit : Si vous ne me revoyez pas, adieu au Ciel !

En chemin, don Pere saluait gentiment les paroissiens qu’il voyait, et redonnait du courage à ses compagnons de sacrifice.

On arrêta un certain Joachim González, bon chrétien et père de famille, qui les salua en disant : Mes chères filles, nous ne nous verrons plus ! Et Pere, lui tapant sur l’épaule, lui dit : N’ayant pas peur, González, je suis là moi aussi ! Puis, avec un signe de tête bien compréhensible, il leur fit comprendre à tous qu’il les entraînait derrière lui pour aller tous se retrouver au Ciel.

Au Comité, on retrouva un autre laïc, Josep Pomés, pour lequel don Pere obtint la liberté. On lia les mains de don Pere avec celles de don Ramon Artiga Aragonès, et on les emmena, avec d’autres victimes. Don Pere leur donnait courage : Courage, nous allons vers la Lumière Eternelle, et eux, ils restent dans les ténèbres.

Près de Borges del Camp, ils abattirent les victimes par balles, sur la voie de chemin de fer. On les retrouva au cimetière de Reus : don Pere avait la tête complètement détruite.

C’était le 13 août 1936.

Don Pere fut béatifié en 2013.

 

 

Hilario Llorente Martín

1911-1936

 

Hilario vit le jour le 14 janvier 1911 à Vadocondes (Burgos, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Alagón et fut ensuite envoyé à Cervera, Vic, Solsona, de nouveau à Cervera, et Barbastro.

Il était du même âge que son Confrère Pedro García, et n’avait pas non plus reçu les saints Ordres.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Vive le Cœur Immaculé de Marie !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté : il avait vingt-cinq ans.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Pedro García Bernal

1911-1936

 

Pedro vit le jour le 27 avril 1911 à Santa Cruz de la Salceda (Burgos, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Alagón et fut ensuite envoyé à Cervera, Vic, Solsona, et Barbastro.

Il avait fait la profession en 1928 et terminé ses études sacerdotales, mais il devait encore faire le service militaire, de sorte qu’on ne lui avait pas donné les saints Ordres.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Vive les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté : il avait vingt-cinq ans.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Silvestre Arnau i Pasqüet

1911-1936

 

Silvestre vint au monde le 30 mai 1911 à Gòsol (Burguedà, Barcelone, Espagne).

Il entra au Petit séminaire en 1923.

Après ses Humanités et les années de Philosophie, il fut envoyé en 1930 au Collège espagnol de Rome, pour étudier la Théologie à l’Université Grégorienne. Il y obtint de brillants résultats, mais dut revenir prématurément en Espagne à cause de sa santé, en 1934. C’était un passionné de saint Jean de la Croix et de sainte Thérèse d’Ávila.

Ordonné prêtre en septembre 1935, il fut envoyé deux mois à Puigcerdà, puis à La Pobla de Segur.

Il s’occupait principalement à la formation de la Fédération des Jeunes Chrétiens de Catalogne.

Le souvenir qu’il laissa parmi les fidèles fut d’un prêtre imprégné d’une intense vie mystique et ascétique.

On lui proposa maintes fois sa liberté s’il s’enrôlait dans l’armée des Républicains. Sa réponse était invariable : Je vais là où va mon curé.

Le 13 août 1936, très tôt, il fut appelé par les miliciens.

Au Comité révolutionnaire, il fut bientôt rejoint par ses Confrères de sacerdoce. Après l’interrogatoire, ils furent mis dans un camion avec une cinquantaine de miliciens.

Au moment d’être exécuté, don Josep Tàpies, son curé, lui dit : Tu tiens déjà la palme du martyre dans tes mains, ne la laisse pas s’échapper.

Don Silvestre fut martyrisé à vingt-cinq ans ; il n’avait pas même une année de sacerdoce.

Les sept prêtres de ce groupe furent martyrisés à Salàs de Pallars, le 13 août 1936 et béatifiés en 2005.

Eugenio Cuesta Padierna

1912-1936

 

Eugenio vit le jour le 2 mars 1912 à Villanueva del Rebollar (Teruel, Catalogne, Espagne) et fut baptisé le 31.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1926, au noviciat mineur de Cambrils, puis au noviciat de Fortianell (1928), où il reçut l’habit et prit le nom de Hilarion Eugenio, lors de la profession le 15 août 1929.

Après le scholasticat à Fonserannes (Béziers, Hérault, France), il exerça son ministère à Salt, où il resta trois ans (1930-1933). 

Ensuite, il fut envoyé à Palamós.

Le 21 juillet 1936, toute la communauté dut se dissoudre. Hilarion Eugenio, avec Francisco Alfredo, se réfugièrent chez un prêtre du pays.

Le 12 août, des miliciens vinrent fouiller la maison. Ils voulaient emmener le prêtre, mais les suppliques de sa mère semblèrent émouvoir les miliciens, qui partirent en conseillant seulement aux deux Frères de quitter le pays dès que possible.

Le lendemain, sur ordre du Comité, ils prirent l’autobus. Un habitant demanda au maire où ils pouvaient bien aller. Réponse : A la mort ! Ça vous fera deux ennemis en moins !

Effectivement, les miliciens suivirent l’autobus, le dépassèrent et l’arrêtèrent, intimant aux deux Frères l’ordre de descendre, tandis que l’autobus continuait sa route.

On fit marcher les deux Frères à trois-cents mètres de là, dans un petit bois de Revols de Torrent, où on les fusilla, le 13 août 1936.

Les corps restèrent là sans sépulture quelques jours, jusqu’au passage d’une brave femme qui avertit le Comité : on vint brûler les cadavres, dont les cendres furent enterrées sur place. Plus tard, par recoupements, on sut les retrouver pour les exhumer.

Frère Hilarion Eugenio a été béatifié en 2007.

 

 

Secundino Ortega García

1912-1936

 

Secundino vit le jour le 20 mai 1912 à Santa Cruz de la Salceda (Burgos, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Alagón, fit la profession et fut ensuite à Vic, Solsona, Cervera et Barbastro.

Il fut ordonné prêtre le 6 juin 1936.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté ; peu avant sa mort, il écrivit encore : Vive le Pape et l’Action Catholique !

Comme on a pu le voir, il n’avait qu’un peu plus de deux mois de sacerdoce.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Antolín María Calvo y Calvo

1912-1936

 

Antolín vit le jour le 2 septembre 1912 à Sant Jordi des Valls (Gerona, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Alagón, fit la profession et fut ensuite envoyé à Cervera, Vic, Solsona, de nouveau Cervera, et Barbastro.

Antolín n’était pas encore prêtre en juillet 1936, n’ayant pas encore atteint vingt-quatre ans.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Mon Jésus, mon sang est pour Vous et pour les âmes.

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté : il avait presque vingt-quatre ans.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Antoni Dalmau Rosich

1912-1936

 

Antoni vit le jour le 4 octobre 1912 à Miralcamp (Lleida, Espagne).

Il entra d’abord au séminaire de Solsona, puis au noviciat des Clarétains de Vic, et fut ensuite envoyé à Solsona, Cervera et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Seigneur, qu’en tout soit faite votre sainte volonté !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté : il n’avait pas vingt-quatre ans.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Teodoro Ruiz de Larrinaga García

1912-1936

 

Teodoro vit le jour le 9 novembre 1912 à Bargota (Navarra, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Alagón et fut ensuite envoyé à Cervera, Vic, Solsona, de nouveau à Cervera, et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Que ton Règne nous arrive !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté, à vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Xavier Lluís Bandrés Jiménez

1912-1936

 

Xavier Lluís vit le jour le 1er décembre 1912 à Sangüesa (Navarre, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Alagón (Saragosse), fit la profession et fut ensuite envoyé à Cervera, Vic, Solsona, Cervera et Barbastro.

C’est son oncle, Vidal Bandrés, missionnaire en Colombie, qui composa une Chanson du Missionnaire Clarétain si fameuse à Barbastro.

Xavier Líuis n’était pas encore prêtre en juillet 1936, n’ayant pas encore atteint vingt-quatre ans.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté : il avait vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Salvador Pigen Serra

1912-1936

 

Salvador vit le jour le 15 décembre 1912 à Vilobí de Onyar (Gerona, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Cervera, et fut ensuite envoyé à Barbastro, Vic, Solsona, de nouveau à Cervera et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Un milicien le reconnut, pour avoir travaillé comme cuisinier à l’hôtel de son oncle, et lui proposa de le faire libérer. Il lui répondit : J’accepte si tu me sauves avec tous les autres.

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots (extraits de la fameuse Chanson du Missionnaire) : Quel idéal ? Te donner mon sang, puisque c’est toi mon roi.

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté, à vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Josep Brengaret Pujol

1913-1936

 

Josep vit le jour le 18 janvier 1913 à Sant Jordi des Valls (Gerona, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Cervera, fit la profession et fut ensuite envoyé à Barbastro, Vic, Solsona, de nouveau Cervera et Barbastro.

Josep n’était pas encore prêtre en juillet 1936, n’ayant pas encore atteint vingt-quatre ans.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Vive Jésus-Christ Rédempteur ! Vive le Cœur de Marie !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté : il avait vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Esteve Casadevall Puig

1913-1936

 

Esteve (Etienne) vit le jour le 6 (ou le 18 ?) mars 1913 à Argelaguer (Gerona, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Cervera, et fut ensuite envoyé à Alagón, Cervera, Barbastro, Vic, de nouveau Cervera, et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Vive le Cœur de Marie !

Mais il n’avait pas encore fait la profession solennelle. Quand il apprit la confirmation de la sentence de mort, il fit cette profession entre les mains du père Secundino Ortega, seul prêtre du groupe qui allait être conduit au martyre ce jour-là.

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