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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:00

16 AOUT

 

IV.    

S Arsacius, militaire persan retiré à Nicomédie, dont il annonça la destruction.

S Chérémon (Thérémon), ermite à Scété, mort centenaire assis sur sa chaise.

S Theodorus, premier évêque à Octodure ; il retrouva les reliques des Martyrs de la légion thébéenne.     

   

Ste Basilée, vierge martyre à Couvert.

V.    

S Vamnés, martyr en Perse.

S Titus, diacre romain tué durant l'occupation de Rome par les Goths.

S Balsème, martyr des Vandales à Arcis-sur-Aube ; décapité, il ramassa sa tête.

VI.    

S Armel, breton anglais venu en Armorique, à l'origine de Plouarzel, thaumaturge : on l'invoque contre maux de tête, fièvres, coliques, enflures, goutte, rhumatisme ; il est donc patron de maladreries et d'hôpitaux.

S Frambaldus, moine dans le Maine.

S Aré, évêque à Nevers.

   

S Cizy, martyr (des Arabes ?) en Languedoc. 

XII.    

S Raoul de la Fustaie, moine de Saint-Jouin-de-Marnes, à l'origine du double monastère de Saint-Sulpice-la-Forêt.

XIII.    

B Laurent l'Encuirassé, ermite à Subiaco ; en pénitence pour avoir tué quelqu'un par accident, il fit le pèlerinage de Compostelle, puis vécut longtemps bardé de plaques métalliques hérissées de pointes à l'intérieur.

XIV.    

S Roch, thaumaturge de Montpellier ; il guérit des malades (surtout pestiférés) sur son chemin pour Rome ; on l'invoque contre la peste.

XV.    

B Angiolino Agostino Mazzinghi, carme à Florence.

XVII.    

B Melchior Kumagai Motonao, laïc japonais martyr, béatifié en 2008.

B Juan Santamarta, prêtre franciscain espagnol, musicien, martyr au Japon.

Bx Simon Kiyota Bokusai, martyr japonais avec sa femme Magdalena, son hôte Thomas Gengoro avec sa femme Maria et leur petit garçon Iacobus Buzo, crucifiés la tête en bas.

Bx Francisco de Sainte-Marie, prêtre franciscain espagnol martyr à Nagasaki avec Bartolomé Díaz Laurel, prêtre franciscain mexicain et médecin ; également : le catéchiste japonais Antonius de Saint-François ; Tsuji Shobyoe (Gaspard Vaz, coréen) et son épouse japonaise Maria ; Franciscus Kuhyoe, qui les avait hébergés et qui recevra le baptême en prison, ainsi que son voisin Ludovicus Matsuo Soyemon ; Thomas Ou Jinyemon (coréen), les charpentiers Lucas Kyuemon et Michaël Kizayemon, brûlés vifs ou décapités. Il y eut aussi quatre tertiaires dominicains : le catéchiste japonais Leo Franciscus Kurobioye Nakamura, l'ancien bonze coréen Caius Akashi Jiemon, les japonaises Magdalena Kiyota et Francisca ; en plus, on décapita les enfants de ces martyrs, âgés de trois à vingt-cinq ans, mais ils ne sont pas béatifiés.

XVIII.    

B Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.    

Ste Luosa Fan Hui, martyre chinoise laïque, canonisée en 2000 et fêtée le 9 juillet.

XX.    

Bse Ana Josefa Pérez Florido (1845-1906), espagnole, dernière de dix-neuf enfants, fondatrice des Mères des Abandonnés, pour les vieillards, béatifiée en 1994.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

        - béatifiés en 2001 :

Capucins Amigoniens : Enrique García Beltrán (E. de Almazora, *1913), diacre, et José María Sanchís Mompó (Gabriel María de Benifaió, *1858), profès, près de Valencia ; 

Frères Mineurs : Plácido García Gilabert (*1895), prêtre, près de Alicante ;

        - béatifiés en 2007 :

Diocésains : Antonio María Rodriguez Blanco (*1877), prêtre coopérateur salésien, près de Cordoue ;

Mineurs Conventuels : Ángel Hernández-Ranera de Diego (*1877), Domingo Alonso de Frutos et Martín Lozano Tello (*1900), Víctor Chumillas Fernández (*1902), Julián Navío Colado (*1904), Benigno Prieto del Pozo (*1906), prêtres ; Marcelino Ovejero Gómez, Antonio Rodrigo Antón, José de Vega Pedraza et José Álvarez Rodríguez (*1913), Andrés Majadas Málaga, Santiago Maté Calzada, Anastasio González Rodríguez (*1914), Alfonso Sánchez Hernández-Ranera, Félix Maroto Moreno, Saturnino Río Rojo, Federico Herrera Bermejo, Ramón Tejado Librado, Vicente Majadas Málaga et Valentín Díez Serna (*1915), clercs, près de Ciudad Real ;

Mercédaires : Josep Reñé Prenafeta (*1903), prêtre, à Barcelone ;

Ouvriers du Sacré-Cœur : Amadeu Monje Altés (*1906), près de Tarragona ;

        - béatifié en 2015 :

Capucins : Laurentí Basil Matas (Anselm, *1878), prêtre, à Barcelone.

Armel

482-?

 

Armel passe pour être né vers 482 en Grande-Bretagne.

Il étudia  auprès de maîtres qui l’aidèrent à progresser autant dans la science que dans la vertu. Même ses camarades le considéraient un saint ; l’un d’eux, très malade, se fit imposer sur les épaules le manteau d’Armel, et se trouva immédiatement guéri.

Pour appartenir davantage au Christ, Armel quitta famille et pays, et vint s’établir en Bretagne continentale, l’Armorique. Il avait quelques compagnons.

On lui attribue la fondation de l’abbaye de Plouarzel (ou Plou-Armel, car en breton l’m change souvent en z).

La renommée de sainteté de ce premier groupe arriva aux oreilles du roi Childebert, qui les fit venir à la cour. Plus tard, tous, sauf Armel, obtinrent de retourner en Bretagne, où le roi leur fit don de nombreux terrains, de sorte que chacun put à son tour bâtir un nouveau monastère.

Armel obtint enfin l’agrément du roi pour revenir en Bretagne et s’installa au pays de Rennes, sur la rivière de Sèche (ou Seiche) ; la localité qui s’y développa prit plus tard le nom de Saint-Armel-des-Bochaux. Armel y fit sourdre une fontaine. 

Thaumaturge de renom, Armel semble avoir passé le meilleur de sa vie des rives de l’Oust aux bords de la Seiche. Fuyant la célébrité, il alla visiter ses anciens compagnons et en profita pour prêcher dans toute la région. Il fit tant de conversions, que la légende se répandit qu’il avait commandé à un énorme serpent, l’obligeant à se jeter dans la Seiche : la légende embellissait la réalité, pour exprimer avec reconnaissance comment Armel avait expulsé l’erreur de la contrée.

Ami de Dieu et des hommes, il guérissait les maux de tête, les fièvres, les coliques, les enflures, la goutte et les rhumatismes. Des ladreries et des hôpitaux l’adoptèrent comme saint Patron.

Armel prédit longtemps à l’avance le jour de sa mort. Actuellement, on ne connaît pas de date précise pour cette sainte mort, qui advint de toutes façons au 6e siècle.

On le voit, il n’y a pas trace d’un quelconque épiscopat dans la vie d’Armel. Il ne faut donc pas le confondre avec quelque évêque du même nom, mort au siècle suivant.

Saint Armel abbé est commémoré le 16 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Arsacius de Nicomédie

† 358

 

Originaire de Perse, Arsacius (ou Ursicius) fut enrôlé dans l’armée, qu’il quitta bientôt pour mener une vie de solitaire et de prière.

Il se retira à Nicomédie (Bithynie, act. Izmit, Turquie NW). On lui attribue de nombreux miracles, mais aussi une prophétie solennelle : il annonça que la ville de Nicomédie allait être détruite, et chercha à susciter un mouvement de prière et de pénitence. La ville fut détruite le 24 août 358, mais l’habitation d’Arsacius resta debout.

Le solitaire, qu’on n’avait plus revu depuis quelques jours, y était mort en prière, sans doute le 16 août 358.

Le Martyrologe Romain le mentionne au 16 août.

 

 

Theodorus de Sion

4e siècle

 

La sonorité grecque de Theodorus a rendu cet évêque originaire d’Orient.

Il voyagea en effet en Grèce, en Egypte et s’en vint prêcher dans l’Italie septentrionale, mais on ne sait pas sur quel appel (divin ?) ni qui l’aurait envoyé en mission.

Il devint le premier évêque d’Octodure (auj. Martigny, Suisse).

Comme tel, il participa au concile d’Aquilée (381), en même temps qu’une vingtaine d’autres prélats, dont s.Ambroise de Milan (v. 7 décembre). C’est probablement aussi notre Theodorus un des neuf signataires de la lettre synodale du concile de Milan (390) ; on y avait condamné le moine Iovinianus qui niait l’utilité des bonnes œuvres pour notre salut ainsi que la virginité perpétuelle de Marie.

Theodorus aurait retrouvé les restes des Martyrs de la Légion thébéenne, qu’il honora d’un culte tout particulier.

Il mourut vers la fin du 4e siècle.

Le siège d’Octodure fut transféré à Sion au siècle suivant.

Le Martyrologe Romain mentionne s.Theodorus au 16 août.

 

 

Frambaldus

† 550

 

Ce moine du sixième siècle semble très mal connu, mais suffisamment célèbre pour que son nom fût orthographié de plusieurs manières, selon les régions : Phambaldus, Frambaud, Fraimbault, Frambalde, Frambourg, etc.

Après quelque temps de vie solitaire, il adopta le cénobitisme dans le Maine, du temps de l’évêque s.Innocent, qui mourut en 559 (v. 20 juin ?).

Frambaldus mourut avant ce dernier, donc vers 550 ou même 540.

Trois paroisses et un prieuré portaient le nom de ce saint Anachorète dans le diocèse du Mans. L’une fut supprimée lors de la Révolution ; le prieuré Saint-Fraimbault fut bâti à l’endroit où Frambaldus se retira au début comme anachorète.

Saint Frambaldus est commémoré le 16 août dans le Martyrologe Romain.

 

Raoul de la Fustaie

† 1129

 

Radulphus de Flageio, en français Raoul (ou Rou) de la Fustaie était né au 11e siècle à Saint-Mars-sur-la-Futaie (Mayenne).

Il entra dans la célèbre abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres), puis suivit Robert d’Arbrissel (v. 25 février) et fonda à son tour près de Rennes l’abbaye Notre-Dame du Nid-au-Merle.

Cette abbaye était double, en ce sens qu’un même abbé gouvernait le monastère masculin et celui féminin, dont les offices communs se déroulaient dans une unique église centrale.

De l’abbaye dépendirent jusqu’à trente prieurés. Aujourd’hui il ne reste de cette magnifique construction que quelques pans de murs.

Raoul (qu’on a parfois aussi confondu avec un autre Raoul, abbé à Saint-Jouin-de-Marnes), reste qualifié de fondateur, mais ne semble pas avoir eu la charge d’abbé. Il s’éteignit le 16 août 1129.

 

 

Lorenzo l’Encuirassé

† 1243

 

Ce Lorenzo a été surnommé en italien Loricato, armé de cuirasse ; on a traduit en français : encuirassé.

Il était né vers la fin du 12e siècle, à Fanello (Manfredonia, Pouilles, Italie SE).

Il eut le malheur de tuer quelqu’un accidentellement et, en pénitence, il fit le pèlerinage de Compostelle.

De retour d’Espagne, il vint à l’endroit où saint Benoît (v. 11 juillet) avait vécu près de Rome, à Subiaco, puis se fixa dans une grotte à proximité.

Il y vécut extrêmement mortifié. Son équipement ascétique était effroyable : sur sa tête, des plaques métalliques qui se croisaient de l’occiput au bout du nez et d’une oreille à l’autre, tout cela garni intérieurement de pointes, en sorte qu’il ne pouvait appuyer sa tête pour sommeiller un peu. Son corps était bardé d’autres plaques hérissées, sanglé de chaînettes qui tuméfiaient sa chair. Le vendredi saint, il se brûlait le front au fer rouge.

Tombé malade après seize années de cette vie, il céda humblement aux prières du cardinal Ugolino et détendit un peu son austérité : il accepta de boire un peu de vin, de manger des légumes ! Que mangeait-il donc auparavant (s’il mangeait…) ?

De nouveau malade, il consentit cette fois à déposer son armure et à se nourrir un peu mieux.

Si dur pour lui, il savait être très accueillant, car on vint le voir et on lui fit des dons. Avec cela, il offrit à une brave fille de Subiaco sa dot de mariage ; un jour qu’il eut la présence du clergé local et des fidèles, il leur servit le peu qu’il avait, et il y en eut miraculeusement pour tout le monde.

Un jour qu’une inondation menaçait son repaire, il refusa de s’en éloigner : J’ai fait vœu de ne pas quitter cette grotte. Ni l’eau ni le feu ne me feront sortir. Dieu fera de moi ce qu’il voudra. L’eau prit peur et s’arrêta.

Lorenzo fit reconstruire une église à Notre-Dame, qui avait été détruite dans les temps anciens. On l’appela San Lorenzo après la mort de l’ermite.

Cette mort intervint le 16 août 1243, après trente-trois ans de pénitence. Son culte fut confirmé en 1778.

 

 

Roch

1340-1379

 

Roch est considéré comme l'un des saints les plus populaires et vénérés de tout le monde catholique. Malgré cette popularité, on sait peu de choses sur sa vie. 

Il existe de fortes différences jusqu’aux indications qu’on avance comme «sûres» sur le Personnage.

Il serait né vers 1300 ou vers 1340 à Montpellier, d’une famille honorable, les Rog (ou plus précisément Roctch), d’où lui serait venu l’appellatif qu’on lui connaît, sans qu’on sache mieux son prénom de baptême. Si l’on orthographie habituellement Roch, il faut écrire Róc en occitan.

Sa mère était, dit-on, déjà avancée en âge au moment de cette naissance, et l’enfant portait sur sa poitrine une marque en forme de croix.

On a présumé qu’il aurait fait des études de médecine à Montpellier, d’où lui serait venu l’usage d’une petite lancette pour soigner les bubons de la peste.

A l'âge de vingt ans, ayant perdu ses parents, il vendit tous ses biens pour rejoindre le tiers-ordre franciscain, faisant vœu de se rendre à Rome afin de prier sur la tombe des apôtres Pierre et Paul. 

S'étant arrêté à Acquapendente, près de Viterbe, durant son pèlerinage, il ignora les conseils de la population en fuite à cause de la peste et décida de rendre service dans l'hôpital du lieu. C'est de là que partit sa réputation de sainteté : en trois mois d'activité, il fit de nombreux miracles en guérissant des malades de la peste. Puis il passa à Cesena, où se vérifia la même situation, ainsi qu’à Rome.

Un cardinal, soigné par Roch, le garda à son service pendant trois ans, puis Roch gagna Novare et Piacenza. Là, touché par le même mal de la peste, il se retira dans une cabane isolée, où la Providence lui fit jaillir une source d’eau fraîche et suscita un brave chien pour lui apporter un bon pain qu’il dérobait un seigneur local ; ce dernier, intrigué par les disparitions et du pain et du chien, suivit ce dernier jusqu’à Roch et, tout honteux de sa vie égoïste, se convertit.

C’est à ce bon chien, ami de saint Roch, que remonteraient l’appellatif de roquet qu’on donne à un chien de la rue, ainsi qu’à l’expression Saint Roch et son chien qui désigne deux amis inséparables.

Roch remonta en Lombardie, où les autorités le mirent en prison, le soupçonnant d'être un espion. Puis Roch regagna Montpellier, où son oncle, gouverneur de la ville, ne le reconnut plus et le fit à son tour enfermer dans la prison. 

Il y mourut, cinq ans plus tard, un 16 août, entre 1376 et 1379. C’est alors qu’on le reconnut à la marque de la croix qu’il portait sur la poitrine.

Les versions ne s’accordent pas. Roch aurait été mis au cachot à Voghera (Lombardie) ou à Montpellier. Cette prison aurait duré quatre ou cinq ans, et Roch serait mort dans l’une ou l’autre de ces deux localités.

Le culte de saint Roch serait parti de Lombardie pour certains, pour d’autres de Constance, où il fut invoqué pendant le concile qui s’y tenait (1414-1419) et où avait surgi une nouvelle épidémie de peste. Le culte est attesté à Voghera dès 1382.

Le dominicain saint Vincent Ferrier (voir au 5 avril) et tout l’Ordre dominicain diffusèrent beaucoup le culte à saint Roch, donnant à supposer que Roch était du Tiers-Ordre dominicain, et non du franciscain.

Sous le pontificat de Clément VIII (non pas l’anti-pape du même nom, mais celui qui reçut l’abjuration du futur Henri IV et régna de 1592 à 1605) - lorsque la peste représentait dans toute l'Italie un mal désormais connu depuis plusieurs siècles, on décida d'apporter à Rome une relique de saint Roch, le Saint Thaumaturge, pour préserver la Ville éternelle de catastrophes effroyables. Ainsi, le bras du Saint fut déposé dans l'église de Saint Sébastien-hors-les-Murs, ; avant saint Roch, saint Sebastien avait compté parmi les principaux protecteurs contre la peste. Quelques années à peine après l'arrivée de la relique dans la ville, on décréta le transfert de celle-ci dans l'église dédiée à saint Roch, près du port de Ripetta. Ce lieu était justement symbolique, puisque les épidémies de peste se contractaient là, puisque celle-ci arrivait des terres lointaines qui communiquaient avec Rome à travers les échanges commerciaux par bateaux.

D'après les chroniques de l'époque et les témoignages conservés dans les archives de l'Association européenne des amis de Saint Roch, la procession pour le transfert de la relique se déroula solennellement parmi le peuple. C'étaient des files de cardinaux, d'évêques et de prêtres, le Sénat romain, des confraternités, des corporations et des ouvriers, des commerçants, des écoles, des artisans et une immense foule de personnes simples, en particulier des pêcheurs.

Le premier grand prodige attribué à l’intercession de saint Roch remonte à 1624 ; une épidémie de peste fauchait des centaines de victimes par jour, dans la ville de Palerme, et certains symptômes faisaient craindre que le mal pût se diffuser jusqu'à Rome. Le pape Urbain VIII (1623-1644) avait une grande dévotion à Saint Roch. Il décida d'ordonner des prières publiques, auxquelles il participait, pour obtenir de Dieu, par l'intercession du Saint Thaumaturge, que la Sicile fût libérée de ce terrible mal et que Rome fût préservée de la contagion. Le dimanche 18 août 1624, Urbain VIII alla célébrer la messe dans l'église de Saint Roch où il fit installer la relique du Saint sur l'autel majeur. Quelques jours seulement passèrent et le fléau menaçant cessa à Palerme et dans toute l'île sicilienne, évitant aussi les rives du Tibre.

Urbain VIII ordonna que le Magistrat de la ville de Rome offrît chaque année à saint Roch, le jour de sa solennité, un calice en argent et quatre cierges. Aujourd'hui encore, sur un mur de la nef droite, à l'entrée de l'église de Saint Roch, on peut lire l'inscription, datée de juillet 1625, qui atteste l'approbation du Sénat romain.

Une autre épidémie se propagea à Rome en 1656. Au cours de l'été, un bateau provenant du port de Naples accosta à Nettuno, près de Rome, laissant aux abords du port des vêtements contaminés par la peste. On raconte que certains de ces habits furent accidentellement emportés dans la ville, propageant la maladie avec une rapidité foudroyante. Très rapidement, quatorze mille cinq cents personnes périrent. Le pape d'alors, Alexandre VI (1655-1667) qui se trouvait en vacances à Castelgandolfo, rentra précipitamment à Rome pour venir au secours des citoyens par des dispositions d'urgence et pour demander des prières publiques et des offices solennels en mémoire de saint Roch dans l'église qui lui était dédiée. Après cela, le fléau cessa. 

Le 18 septembre de l'an 1854. Le Journal de Rome, organe officiel de l'État pontifical, publiait l'annonce du pape Pie IX (1846-1878) que tout fidèle romain attendait avec frénésie, en ces jours où régnait l'angoisse due à l'épidémie de choléra qui s'était diffusée dans la ville. L'impatience fut apaisée à la lecture de la déclaration du pape : étaient accordées une indulgence de sept ans aux personnes qui visiteraient l'église de Saint-Roch, et une indulgence plénière pour celles qui s'y rendraient sept fois.

Ce geste réconforta la multitude des fidèles qui, en ces jours-là, affluaient sans discontinuer à l'intérieur de cette église à la façade néoclassique, qui se dresse avec élégance devant l'Autel de la paix (Ara Pacis). Les semaines qui avaient précédé la propagation de la peste jusqu'à Rome, Pie IX avait demandé d'urgence que, outre les images les plus vénérées de la Vierge et les reliques des saints Pierre et Paul, on exposât aussi au public le prodigieux bras de saint Roch dans son église.

L'ordre du pape fut rapidement exécuté mais avant même l'exposition, des bandes de fidèles s'entassaient déjà sur les marches de l'église, persuadés que l'intercession du Saint bien-aimé arrêterait ce fléau qui avait déjà causé des milliers de morts en quelques semaines. Dès lors, la calamité enregistra une baisse sensible et constante et finit par disparaître complètement en décembre 1854, quelques jours avant Noël.

Ce fut la dernière fois que la ville de Rome connut une épidémie de peste d'une telle ampleur.

On compte aussi d'innombrables intercessions miraculeuses attribuées à saint Roch, en Europe et dans le monde. 

Effectivement, on recourt à saint Roch dans tous les cas de maladies contagieuses, hommes ou bêtes : peste, silicose (donc en faveur des tailleurs de pierre, des paveurs, des carriers) ; pour les fripiers, les rôtisseurs, les cardeurs de laine.

Cette dévotion s’est répandue en France, en Allemagne et en Belgique, en Italie, mais aussi en Espagne et en Croatie, au Brésil et à Québec (Canada), au Sénégal…

Le culte à saint Roch fut confirmé sous Urbain VIII en 1629.

 

 

Angiolino Agostino Mazzinghi

1377-1438

 

Angiolino (Petit ange) fut son nom de baptême. 

Il naquit certainement avant 1386, lit-on, et peut-être vers 1377 à (ou près de) Florence. Son père, Agostino, lui donna aussi son prénom.

Il avait un frère, Bianco, avec lequel il fut parmi les candidats aux charges de la ville, en 1411.

En 1413, Angiolino entra dans l’Ordre du Carmel et voulut, après sa profession, se préparer au sacerdoce dans quelque monastère retiré. Ordonné prêtre, il assuma diverses charges dans l’Ordre, toujours estimé pour ses vertus exemplaires.

Il fut le premier à embrasser la réforme dans le monastère Santa Maria delle Selve, où il fut prieur de 1419 à 1430 et de nouveau en 1437, alors qu’entre ces deux dates il fut prieur à Florence ainsi que provincial pour la Toscane.

Il fut lecteur (professeur) de théologie et excellent prédicateur. Son amour de l’Eucharistie et de la Vierge Marie, son esprit de pénitence et de profonde humilité, touchaient les cœurs, tant parmi les fidèles qu’à l’intérieur des couvents. Des témoins «dignes de foi» affirmèrent avoir vu des lys et des roses sortir de sa bouche, réunis et tissés par deux anges pour en faire une couronne qu’ils lui mirent sur la tête.

Toujours à Florence, le Petit Ange eut cette grâce insigne que les Anges vinrent de façon visible chercher son âme au moment de la mort et la porter au Paradis, le 16 août 1438, date conservée dans le Martyrologe, bien qu’on trouve souvent le 17 août).

Son culte fut confirmé en 1761.

Melchior Kumagai Motonao

1554-1605

 

Melchior était né vers 1554 à Miiri (Aki, Kōchi, Japon).

Ce samouraï converti était marié, et actif dans le diocèse de Hiroshima.

Son martyre eut lieu à Hagi (Yamaguchi), le 16 août 1605.

Il fait partie d’une procession de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, presque tous laïcs, mariés ou consacrés, parfois jeunes ou même très jeunes enfants, béatifiés en 2008.

 

 

Juan Santamarta

1578-1618

 

Il vit le jour à Prades (Tarragona, Espagne) en 1578.

Ce fut un garçon doué pour la musique. A huit ans, il était chantre à la cathédrale de Saragosse ; il étudia le latin, mais plus encore la musique et fit partie de la Schola Cantorum de la cathédrale de Zamora.

Il entra dans l’Ordre franciscain et chercha à y briller plus par les saintes vertus que par son talent artistique. Ordonné prêtre, il demanda à partir pour les missions et rejoignit les Philippines avec d’autres confrères, dont beaucoup seraient eux aussi bientôt martyrs.

Des Philippines, Juan passa au Japon, où il développa un intense apostolat pendant dix années.

Il organisa une école de musique où quatre-cents élèves venaient apprendre avec lui le chant, l’orgue et d’autres instruments.

Son zèle le fit choisir pour diriger la mission de Fuscimi, où il donna l’exemple du parfait pauvre : soutane rapiécée, pas de sandales. Même les païens l’admiraient.

A partir de la persécution de 1614, il dut s’exiler, mais rentra dans le pays, déguisé, et continua son apostolat dans les provinces de Arima et Ōmura, redonnant courage aux faibles, ramenant les apostats à la vérité, administrant les Sacrements, changeant chaque jour d’endroit pour célébrer la Messe. La nuit, il se reposait dans quelque cachette de la montagne.

Après son arrestation, il resta trois ans en prison, au milieu d’intenses douleurs. Le jour glorieux arriva : il continuait à parler de l’Evangile, chanta le Te Deum, pria pour ses bourreaux, leva les yeux au ciel et s’offrit au coup de sabre.

Son martyre eut lieu à Kyoto le 16 août 1618.

Il a été béatifié parmi deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

 

 

Simon Kiyota Bokusai

1559-1620

Magdalena de Kiyota

?-1620

 

Simon était né à Kiyota en 1559.

Après avoir servi dans l’armée, il devint un catéchiste catholique zélé et ouvrit une école. 

Il épousa Magdalena, probablement née aussi à Kiyota, et tous deux firent partie de la Confraternité du Rosaire. 

Quand l’empereur en entendit parler, il ordonna de mettre Simon en prison.

Ayant refusé tout compromis, Simon fut condamné à la crucifixion, avec son épouse Magdalena et la petite famille qui se trouvait chez lui, Thomas Gengorō, Maria et Jacobus.

La veille du martyre, Simon confia une lettre à un Religieux, où il espérait jouir dans quelques heures du bonheur éternel (si ses péchés n’y mettaient pas d’obstacle).

Avant de partir de la prison, les cinq s’agenouillèrent devant le Crucifix. Parvenus au lieu du martyre, ils s’agenouillèrent devant les croix où ils allaient être accrochés.

Leur martyre eut lieu à Kokura (Fukuoka) le 16 août 1620, ou peut-être un jour plus tard, entre le 17 et le 18 août ; le Martyrologe le mentionne le 16.

Ils ont été béatifiés parmi deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

 

 

Thomas Gengorō

?-1620

Maria de Kiyota

?-1620

Iacobus Bunzō

?-1620

 

Thomas et Maria étaient, sans doute, de Kiyota (Japon). Ils avaient un fils, Iacobus Bunzō.

Chrétiens, ils appartenaient tous les trois à la Confraternité du Rosaire.

Ils se trouvaient dans la maison de Simon Kiyota Bokusai, au moment où l’on vint arrêter ce dernier avec son épouse, et furent mis en prison eux aussi.

Tous les cinq furent condamnés à la crucifixion.

Avant de partir de la prison, les cinq s’agenouillèrent devant le Crucifix. Parvenus au lieu du martyre, ils s’agenouillèrent devant les croix où ils allaient être accrochés.

Leur martyre eut lieu à Kokura (Fukuoka) le 16 août 1620 (ou peut-être un jour plus tard, entre le 17 et le 18 août).

Ils ont été béatifiés parmi deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

 

 

Antonius de Saint-François

?-1627

 

C’était un laïc japonais.

Chrétien, catéchiste, il resta très lié au père Francisco de Sainte-Marie et à son «assistant» Bartolomé Díaz Laurel, dès que ces derniers arrivèrent au Japon en 1623.

Il demanda bientôt à être admis dans le Tiers-Ordre ; le père Francisco le lui promit.

Quand on arrêta le père Francisco de Sainte Marie en 1627, au moment où ce dernier allait célébrer la Messe chez Gaspar Vaz (voir les notices correspondantes), Antonius se trouvait dans la maison voisine. Ayant entendu le bruit des policiers et les voyant partir avec le père Francisco et les treize autres laïcs, il courut se présenter au gouverneur et lui fit cette déclaration : 

Vous avez un tas d’espions auxquels vous promettez des récompenses considérables pour leurs dénonciations. Alors, maintenant, vous avez ici présent un délateur qui va vous dénoncer un adorateur du Christ. Cet adorateur, c’est moi ; depuis des années je me dévoue à soutenir les fidèles et à convertir les païens (…) Je vous demande d’être récompensé pour ma dénonciation : mettez-moi avec mon cher Père et à mes chers frères qui sont en prison, pour partager avec eux leurs souffrances et la mort.

Il fut arrêté sur place et réuni aux autres. En prison, il fit enfin sa profession religieuse dans les mains du père Francisco.

Il fut condamné à mort, et brûlé vif le 16 août 1627 à Nagasaki.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Caius Akashi Jiyemon

?-1627

 

Il avait dû naître en Corée, dans les îles d’Amacusen. Son nom pourrait s’orthographier Xeimon.

Bonze, il se convertit au christianisme dès qu’il connut les missionnaires. Il devint même tertiaire dominicain, catéchiste et fervent chrétien.

Il fut arrêté avec le père Francisco de Sainte-Marie et tout un groupe de laïcs.

Tous furent condamnés à mort ; Caius fut brûlé vif, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Francisca {Pinzokere}

?-1627

 

Elle était probablement native de Nagasaki.

Pinzokere était une sorte de surnom qu’on lui donnait couramment.

C’était une très pieuse veuve, très modeste, qui vivait dans le recueillement. Elle fut tertiaire dominicaine.

Elle fut arrêtée avec le père Francisco de Sainte-Marie et tout un groupe de laïcs.

Tous furent condamnés à mort ; Francisca fut brûlée vive, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Elle fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Francisco de Sainte Marie

?-1627

 

Il vit le jour à Montalbanejo (Cuenca, Espagne), peut-être vers 1585.

Entré tôt dans l’Ordre franciscain, il fut ordonné prêtre et demanda à partir pour les missions.

Il passa quatorze années aux Philippines, de 1609 à 1623, puis rejoignit le Japon qui était en pleine persécution. Mais les communautés chrétiennes s’étaient suffisamment bien organisées pour maintenir la ferveur : les missionnaires pouvaient passer d’un repère à l’autre et administrer les Sacrements. Ils avaient la consigne de ne pas s’exposer inutilement, pour rester actifs dans l’apostolat et ne pas priver les fidèles de leur assistance sacerdotale. Par moments, ils durent rester cachés dans les bois.

Evidemment les autorités redoublaient de surveillance pour dénicher ces repères et arrêter les prêtres avec leurs hôtes.

C’est ce qui arriva pour le père Francisco et ses quatorze Compagnons, qui se trouvaient chez Gaspar Vaz au printemps 1627 pour la célébration de la Messe. Trahis par un apostat, ils furent arrêtés par la police. En prison, ils priaient, s’encourageaient les uns les autres. Condamnés à mort, ils furent martyrisés à Nagasaki le 16 août 1627, le père Francisco et certains brûlés vifs, les autres décapités.

Ils furent béatifiés dans un groupe de deux cent cinq Martyrs du Japon, en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Franciscus Kuhyōe

?-1627

 

Il était né dans le district de Chicungo, dans une famille païenne. Son nom pourrait s’écrire Kuhioye ou aussi Cufioye.

Charpentier, il menait une vie simple et très honnête ; ayant rencontré Gaspar Vaz (voir Tsuji Shōbyōe), il en devint ami personnel. Gaspar lui permit de faire enregistrer à son nom propre la maison qu’il avait fait construire pour les missionnaires.

Malheureusement, la maison fut découverte, peut-être même à la suite d’une apostasie et d’une dénonciation. Franciscus fut accusé de ne pas avoir dénoncé les missionnaires.

Mis en prison, il partagea le sort du père Francisco de Sainte-Marie et de tout le groupe arrêté avec lui. 

Il demanda à être catéchisé pour recevoir le Baptême ; c’est à cette occasion qu’il prit le nom chrétien du Père, Franciscus. Il se fit aussi inscrire dans le Tiers-Ordre franciscain.

Tous furent condamnés à mort ; Franciscus fut brûlé vif, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Leo Franciscus Kurōbyōe Nakamura

?-1627

 

Il était né à Chikugo (ou Chikungo, Japon).

Chrétien fervent, très uni aux Dominicains, il fut un de leurs catéchistes et leur rendait tous les services possibles. 

Il fut arrêté avec le père Francisco de Sainte-Marie et tout un groupe de laïcs. On l’accusa en particulier de donner l’hospitalité aux missionnaires. Il refusa fermement d’apostasier.

Tous furent condamnés à mort ; Leo Franciscus fut décapité, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

Lucas Tsuji Kyūemon

?-1627

 

Lucas était né en 1599 à Fingen, d’une famille aisée.

Il rencontra les missionnaires franciscains à Meaco, fut baptisé et admis au Tiers-Ordre.

Après la mort de ses parents, il distribua sa petite fortune aux pauvres et à l’hôpital tenu par les Religieux, se mettant à leur service.

Il fut aussi catéchiste.

Lors de la persécution de 1614, il fut exilé, mais il revint en 1618 et s’installa dans une petite demeure à côté de la maison de Gaspar Vaz (voir Tsuji Shōbyōe). Il construisit une cachette pour les missionnaires.

Arrêté avec le groupe du père Francisco de Sainte-Marie, il refusa d’apostasier. On l’accusa de ne pas avoir dénoncé les missionnaires.

Tous furent condamnés à mort ; Lucas fut décapité, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Ludovicus Matsuo Soyemon

?-1627

 

Ludovicus était né à Nagasaki (Japon).

Fervent chrétien, membre du Tiers-Ordre franciscain, il mettait sa maison au service des missionnaires.

Il fut découvert parmi les assistants de la Messe qu’allait célébrer le père Francisco de Sainte-Marie.

Tous furent condamnés à mort ; Ludovicus fut décapité, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Magdalena Kiyota

?-1627

 

Elle était probablement native de Nagasaki.

Parente du roi de Bungo, elle était devenue tertiaire dominicaine et, à la mort de son mari, fit la profession religieuse. Elle se dévoua à de nombreuses œuvres pieuses. Il y avait chez elle un petit oratoire, où les prêtres pouvaient célébrer la Messe discrètement.

Elle fut arrêtée avec le père Francisco de Sainte-Marie et tout un groupe de laïcs.

Tous furent condamnés à mort ; Magdalena fut décapitée, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Elle fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe). 

 

 

Michaël Koga Kizayemon

?-1627

 

Michaël était né à Conga. Ses parents l’abandonnèrent et il fut adopté par un marchant espagnol, qui le confia au père franciscain Francisco de Rojas. A la suite de l’enseignement de ce dernier, Michaël demanda le Baptême et se fit inscrire dans le Tiers-Ordre franciscain.

Il vint s’installer à Nagasaki, chez Lucas Tsuji Kyūemon, et faisait le charpentier. Il construisit de très bonnes cachettes pour les missionnaires.

Il fut dénoncé, arrêté, interrogé, mais ne renia pas sa foi.

Il fut décapité, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Thomas Satō Shin’emon

?-1627

 

Thomas était originaire de Corée. Son nom pourrait aussi s’orthographier Jinyemon et l’on trouve aussi Wo Jinyemon.

Fervent chrétien, membre du Tiers-Ordre franciscain, il fut surpris chez lui, avec des missionnaires qu’il avait hébergés.

Arrêté avec le groupe du père Francisco de Sainte-Marie, il refusa d’apostasier.

Tous furent condamnés à mort ; Thomas fut décapité, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Tsuji Shōbyōe

?-1627

 

C’était un laïc d’origine coréenne, qui prit le nom espagnol de Gaspar Vaz.

Lui et María étaient époux, très chrétiens, et tertiaires franciscains.

Tsuji-Gaspar avait ouvert sa maison aux missionnaires et en avait construit une tout spécialement pour les Religieux, la mettant au nom de son ami Franciscus Kuhyōe.

Il reçut le père Francisco de Sainte Marie en 1627 ; au moment où ce dernier allait célébrer la Messe, la police vint arrêter tous les présents : outre le prêtre, il y avait quatorze laïcs.

En prison, on chercha à les faire apostasier, mais ils demeurèrent fermes dans la foi.

On les condamna à mort. Tsuji-Gaspar fut brûlé vif, son épouse María fut décapitée, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Tsuji-Gaspar fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

María de Nagasaki

?-1627

 

On sait très peu de choses sur sa personne. Elle était probablement native de Nagasaki.

Elle était l’épouse de Tsuji Shōbyōe (alias Gaspar Vaz), qui avait reçu le père Francisco de Sainte-Marie pour célébrer la Messe.

Trahis et dénoncés, tous les présents furent arrêtés : outre le prêtre, il y avait quatorze laïcs, dont Maria et son époux.

En prison, on chercha à les faire apostasier, mais ils demeurèrent fermes dans la foi.

On les condamna à mort. Tsuji-Gaspar fut brûlé vif, son épouse María fut décapitée, le 16 août 1627 à Nagasaki.

Cette María (pour la distinguer d’autres, on l’appellera ici de Nagasaki) fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Bartolomé Díaz Laurel

1599-1627

 

C’était un laïc hispano-mexicain ; on le disait né en 1599 à El Pozo de la Nación, Acapulco (Guerrero, Mexique), mais il naquit en réalité à Puerto de Santa María (Séville), et peut-être en 1593, d’où il gagna le Mexique encore enfant. Ajoutons que Laurel pourrait être un surnom.

Il s’établit ensuite à Valladolid (aujourd’hui Morelia, Mexique) et fit profession comme Convers chez les Franciscains en 1617.

Deux ans après, il s’offrit pour les missions et arriva aux Philippines en 1619. Au couvent de Manille, il étudia avec passion la langue japonaise, ainsi que la médecine et les soins médicaux. Il put ainsi se rendre très utile dans l’hôpital voisin que tenaient les Franciscains, où arrivaient les marins et commerçants japonais.

En 1623, il passa à son tour au Japon pour préparer, avec le frère Antonio de Saint-François, les déplacements du père Francisco de Sainte-Marie ; il partait le premier en éclaireur, portant le matériel pour la liturgie. Lui et Antonio, arrivés sur place, organisaient le catéchisme, préparaient les esprits à la réception des Sacrements, de sorte que le prêtre n’avait pas à passer plus de temps qu’il ne pouvait à cet endroit. Bartolomé allait aussi voir les malades, rendait visite à qui l’appelait, même auprès de non-baptisés. Il mettait un grand soin à préparer les enfants à la Première communion.

Il fut arrêté avec le père Francisco de Sainte Marie en 1627, au moment où ce dernier allait célébrer la Messe chez Gaspar Vaz (voir les notices correspondantes).

Il fut condamné à mort, et, étant étranger, fut brûlé vif le 16 août 1627 à Nagasaki, alors que tous les autres du groupe, japonais, furent décapités.

Il fait partie des deux-cent cinq Martyrs du Japon béatifiés en 1867.

(Dans le calendrier franciscain, ce groupe de quinze Martyrs se trouve au 27 août, jour où les mentionne le Martyrologe).

 

 

Jean-Baptiste Ménestrel

1748-1794

 

Jean-Baptiste était né le 5 décembre 1748 à Serécourt (Vosges).

Il était chanoine du Chapitre de Remiremont (Vosges).

Déporté des Vosges avec tant d’autres prêtres de France, il fut entassé avec eux à bord du Washington, aux pontons de Rochefort. Le bateau était normalement destiné à la Guyane, mais ne partit jamais et les prêtres vécurent dans les cales du bâtiment, dans des conditions hygiéniques inimaginables.

 

Il mourut ensuite sur l’Ile d’Aix (où l’on se débarrassait des moribonds avant de les y enterrer), le 16 août 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Luosa Fan Hui

1855-1900

 

Luosa (Rosa) Fan Hui, née vers 1855 à Fan (Wuqiao, Hebei) reçut le martyre au même endroit le 16 août 1900.

Elle a été béatifiée en 1946 et canonisée en 2000.

 

 

Ana Josefa Pérez Florido

1845-1906

 

Ana Josefa naquit à Valle de Abdalajís (Málaga, Espagne), dix-neuvième enfant de José Pérez et de María González Reina Florido, qui étaient des agriculteurs aisés.

Née le 7 décembre 1845, elle fut baptisée le lendemain.

A trois ans, elle perdit sa mère. Sa grand-mère Teresa Reina aidera son père à élever les enfants.

Dès l’enfance Ana Josefa dirigeait sa piété vers le Christ présent dans l’Eucharistie, vers Notre-Dame des Douleurs et vers saint Joseph.

Par deux fois elle fut demandée en mariage, mais elle répondit clairement : Je ne me sens pas appelée au mariage. Très tôt, elle s’est senti la vocation de prier et de n’appartenir qu’à Dieu. Elle dira plus tard : Je ne pensais à rien d’autre qu’à devenir religieuse et ce désir me remplit tout le temps. 

Ana Josefa était intelligente, tenace, affectueuse et émotive, mais équilibrée, joyeuse, sensible à la douleur des autres, modeste. Son enthousiasme était communicatif.

Ses parents ne lui permettaient pas d’entrer en religion. Jusqu’à la mort de son père (1877), Ana Josefa se mit dès 1873 à s’occuper sur place de personnes âgées et fragiles, abandonnées à elles-mêmes. Avec une compagne, Josefita Muñoz Castillo, elle accueillit déjà quelques personnes abandonnées, dans une maison qu’on appela vite “Maison des Pauvres”, de sorte qu’on leur donna le nom de “Petites Sœurs des Pauvres”, mais sans lien avec la Congrégation du même nom. 

Elles furent bientôt rejointes par trois compagnes qui appréciaient sa manière simple et joyeuse de pratiquer ainsi la miséricorde : Frasquita et Isabel Bravo Muñoz, Rafaela Conejo Muñoz. Leurs efforts allaient déjà porter des fruits, mais Ana, modestement, voulut soumettre sa voie à un saint prêtre de Málaga et à l’évêque. Si elle était encouragée dans son idée, elle donnerait alors toute sa vie à cette activité. Elle partit donc pour Málaga, tandis que sa première Compagne resta à Valle de Abdalajís.

Dans un premier temps, son confesseur lui suggéra d’entrer dans la nouvelle Congrégation des Mercédaires de la Charité, mais ce n’était pas sa voie. L’évêque de Málaga, Mgr Manuel Salazar Gómez, l’encouragea sans hésitation dans cette orientation et même jeta les fondements d’une première communauté sous la protection de Notre-Dame de Valenza, Mère des Abandonnés.

En 1880, avec l’approbation de l’évêque, Ana Josefa fonda la Congrégation des Mères des Abandonnés et de Saint-Joseph de la Montagne. C’est l’évêque qui eut l’idée du titre Mère des Abandonnés, en raison de la façon maternelle avec laquelle Ana et ses Consœurs prenaient soin des pauvres malades. 

Les premières sœurs commencèrent alors le noviciat, et Ana prit le nom de Petra (Pierrette) de Saint-Joseph, tandis que ses trois compagnes (Frasquita, Isabel et Rafaela) prenaient les noms de Magdalena de Saint-Joseph, Nativitad de Saint-Joseph et Trinitad de Saint-Jospeh.

Les premiers vœux furent émis le 2 février 1881. La consécration définitive advint en octobre 1882. Ce jour-là, Petra s’offrit ainsi à Dieu : Seigneur, dispose de moi selon ta volonté entière et selon ton entière liberté… Sois le Maître absolu et légitime de tout mon être. Fais que toutes mes actions soient dignes de tes yeux ; je ne veux pas te servir autrement.

Le démarrage avait été difficile, mais l’œuvre prospéra vite, comptant jusqu’à huit maisons lors de la mort de la Fondatrice. Dans ces maisons, on dispensait une assistance maternelle pour les personnes âgées, fragiles et pauvres, ainsi qu’aux orphelins. La dernière fondation fut à Barcelone, en 1895, près du sanctuaire de Saint-Joseph de la Montagne, où l’église fut consacrée en 1901.

Les épreuves ne manquèrent pas à Petra : on la persécuta, on la calomnia, on chercha à l’isoler, et finalement ce fut aussi l’épreuve de la maladie. Mais Petra avait une confiance illimitée en Dieu et répondit toujours par l’amour et le sourire à ceux qui la faisaient souffrir.

Ana Josefa - Petra - s’éteignit à Barcelone, le 16 août 1906. Deux de ses trois premières Compagnes lui succédèrent comme Supérieures.

La Congrégation s’est étendue en Italie et dans sept pays d’Amérique. En 1917, Mère Trinidad ouvrit un couvent et un centre dans la maison natale de Ana Josefa : ultramoderne, il accueille soixante-dix vieillards. 

Béatifiée en 1994, Ana Josefa Petra est inscrite le 16 août au Martyrologe.

 

 

     José María Sanchís Mompó

1866-1936

 

Il vit le jour le 8 octobre 1866 à Benifayó de Espioca (Valencia, Espagne), de Gabriel et Vicenta.

Il devint menuisier-charpentier jusqu’à vingt-quatre ans.

Il entra alors au noviciat des Capucins amigoniens (branche refondée par le père Amigó) et fit la première profession en 1890 comme Frère Convers, avec le nom de Gabriel María, et la solennelle en 1896.

Son expérience mûre de la vie et du travail fit qu’en plus de ses activités de menuisier, on lui confia l’administration des couvents où il séjourna, en dernier lieu Godella et Valencia.

Ses Confrères le considéraient comme l’image du vrai frère franciscain, humble, travailleur, respectueux des prêtres.

Le 25 juillet 1936, il dut quitter son couvent et chercha à se réfugier dans son pays natal.

Le 14 août, on vint le chercher manu militari pour le conduire en prison.

Il fut exécuté au lieu-dit La Coma, au petit matin du 16 août 1936, et fut béatifié en 2001.

 

 

Antonio María Rodríguez Blanco

1877-1936

 

Il vit le jour le 26 mars 1877 à Pedroche (Cordoue, Espagne), de Francisco et Manuela, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Il fit ses études classiques au collège salésien de Utrera, et restera toujours un fidèle coopérateur salésien. Puis il étudia au Grand séminaire de Cordoue, où ses résultats furent très brillants ; il passera aussi la licence de théologie à Séville et celle de droit canonique à Grenade et préparera le diplôme d’enseignement dans les écoles.

Ordonné prêtre en 1901, il fut aumônier des Petites Sœurs de Vieillards Abandonnés et professeur au séminaire.

En 1902, l’année de sa licence de théologie, il fut nommé curé de son pays natal et professeur de théodicée au séminaire.

En 1905, encore bien jeune, il fut nommé curé à Pozoblanco, où il transmit à toute la paroisse un profond esprit religieux, qui fit l’admiration d’un prêtre jésuite de passage en 1907.

Le saint curé s’appliqua à sauvegarder, entretenir et augmenter le patrimoine artistique de sa paroisse, y ajoutant une bibliothèque, un archive : c’est par là que commença son douloureux calvaire, quand il vit la quasi totalité de ce patrimoine détruit, le 15 août 1936.

Le 16 août 1936, il s’en fut chez des cousines pour les rassurer. C’est là qu’une patrouille de miliciens vint le trouver pour l’arrêter. 

Il voulut passer sa soutane, on ne lui en laissa pas le temps ; il dut partir en vêtements civils, disant à ses cousines : Du ciel, je pourrai vous aider davantage.

En route pour le cimetière de Pozoblanco, il croisa une petite fille qui vint lui baiser la main, un de ses servants de messe qui l’embrassa et auquel il dit : Sois bien gentil, Pedro !,  tandis que les miliciens l’insultaient, lui refusaient une goutte d’eau. Au cimetière, il demanda à prier un instant, à genoux, puis leur dit : Je suis à votre disposition. Que Dieu vous pardonne, comme je vous pardonne. Il voulut aller embrasser la grande croix centrale et ainsi mourir, mais ils l’abattirent avant.

Les miliciens le mirent dans une fosse commune, et récupérèrent le chapelet du prêtre, qu’ils portèrent à la famille.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Franciscains Martyrs de Castille

† 1936

 

La communauté franciscaine de Consuegra (Tolède, Espagne) comptait trente-deux Religieux : neuf prêtres, dix-neuf étudiants (futurs prêtres), et quatre convers. Vingt-huit d’entre eux subirent le martyre en 1936.

Le 21 juillet 1936, les autorités civiles s’emparèrent des églises et interdirent toute célébration liturgique, même à portes fermées.

Du 21 au 24, les Franciscains furent «prisonniers» dans leur propre couvent, gardés par des révolutionnaires qui les empêchaient de sortir. Ils priaient en silence, se confessaient, et purent célébrer la Messe dans la petite chapelle des étudiants.

Le 24 ils furent expulsés du couvent. Le dernier à partir, le gardien (supérieur), remit les clefs aux employés municipaux. Les Religieux trouvèrent d’abord un accueil fraternel dans les familles alentour.

Entre l’après-midi du 9 août et le 10 au matin, vingt-huit d’entre eux furent mis en prison. Les quatre autres les rejoignirent le 11 août. Ils se retrouvèrent dans une salle de la prison municipale, où ils s’entretenaient sur leur prochain martyre, se demandant pardon les uns aux autres, renouvelant leur consécration à Dieu, recevant du supérieur l’absolution. Ils priaient ainsi : 

Seigneur, notre cœur est prêt. Qu’ils viennent, ceux qui veulent nous faire mourir : quant à nous, nous attendons fermement de recevoir la vie éternelle de la main de Dieu miséricordieux. 

Ensuite, on les transféra à l’église Santa María, de l’ancien couvent franciscain transformée en prison. Ils purent recevoir des visites et des repas de la part des amis et bienfaiteurs.

Le 14, on en libéra trois, à cause de leur grand âge, ainsi qu’un jeune étudiant, parce qu’il était du pays.

Ainsi passa la fête de l’Assomption. Dans la nuit du 15 au 16, les Franciscains furent fait sortir de la prison. Huit d’entre eux furent laissés : ils seraient assassinés un peu plus tard.

Les vingt appelés furent entassés dans un camion qui, escorté par plusieurs voitures, dont celle du maire et de plusieurs élus de la mairie, sortit de Consuegra, traversa Urda et rejoignit Fuente el Fresno (Ciudad Real), au lieu-dit Boca de Balondillo.

Une fois descendus, les Franciscains reçurent l’ordre de s’aligner un peu en-dehors de la route; toujours les mains liées derrière le dos. Le Gardien demanda de les délier, parce qu’ils voulaient mourir les bras en croix, mais ce fut refusé ; il demanda de les fusiller de face et non de dos, et cela fut accordé.

Le père Gardien les invita à prier un ultime Notre Père, et à pardonner aux bourreaux. Puis il dit au maire : Nous sommes prêts à mourir pour le Christ.

Le frère Saturnino s’exclama : Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! (cf. Lc 23:34).

Les tirs commencèrent. Plusieurs crièrent : Vive le Christ Roi ! Vive l’Ordre franciscain ! Seigneur, pardonne-leur !

Il était 4 heures du matin du 16 août 1936.

Ces Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

Les 20 Martyrs de Consuegro furent (en ordre alphabétique) :

  • Alfonso Sánchez Hernández-Ranera
  • Anastasio González Rodríguez
  • Andrés Majadas Málaga
  • Ángel Hernández-Ranera de Diego
  • Antonio Rodrigo Antón
  • Benigno Prieto del Pozo
  • Domingo Alonso de Frutos
  • Federico Herrera Bermejo
  • Félix Maroto Moreno
  • José Alvarez Rodríguez
  • José de Vega Pedraza
  • Julian Navio Colado
  • Marcelino Ovejero Gómez
  • Martín Lozano Tello
  • Ramón Tejado Librado
  • Santiago Maté Calzada
  • Saturnino Río Rojo
  • Valentín Díez Serna
  • Vicente Majadas Málaga
  • Víctor Chumillas Fernández

 

 

Ángel Hernández-Ranera de Diego

1877-1936

 

Il vit le jour le 1er octobre 1877 à Pastrana (Guadalajara, Espagne), de Félix et Manuela, qui le firent baptiser le lendemain, fête des Anges Gardiens, ce qui explique son prénom.

Il eut une vie toute franciscaine : il fréquenta le collège tenu par les Franciscains, puis entra au noviciat de son pays, où il prit l’habit en 1892 et fit la profession.

Il passa par les couvents de Pastrana, La Puebla de Montalbán, Consuegra (où il fit la profession solennelle en 1897) et Almagro où il fut ordonné prêtre en 1900.

Après cinq années d’apostolat à Almansa, il partit en 1906 pour les Philippines, dans l’île de Samar, où il fut dix ans curé à Allen, cinq ans à Catubig et cinq autres à Laoang.

Il revint en Espagne en 1929, fut vicaire à Alcazár de San Juan en même temps que professeur au séminaire, vicaire ensuite à Quintanar de la Orden (1932), à Consuegra (1935).

Partout le souvenir qu’il laissa fut celui d’un prêtre saint et zélé. Ses élèves prenaient vraiment exemple sur lui pour se préparer au sacerdoce. Lui-même ne cachait pas son désir d’être martyr pour le Christ.

Il fut exaucé, lorsqu’il reçut les balles ennemies, le 16 août 1936.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le père Ángel fut béatifié en 2007.

 

 

Laurentí Basil Matas

1878-1936

 

Laurentí naquit le 28 décembre 1878 à Olot (Catalogne, Espagne).

Ce fut un juriste : il acheva son doctorat avant de rentrer dans les Ordres.

En 1903, à vingt-cinq ans, il prit l’habit capucin, et le nom d’Anselm.

En 1907, il fit la profession solennelle et, en 1908, reçut le sacerdoce.

En 1910, il fut envoyé en Colombie (Caquetà), où il conquit l’amitié des habitants, qui appréciaient sa foi profonde et le culte particulier qu’il avait envers le Saint-Sacrement.

De retour en Espagne, il se trouvait en 1936 à Tarragona, quand commença la révolution et la persécution.

Il rejoignit Barcelone, où habitait un neveu, médecin. 

Une femme de ménage le dénonça ; on l’arrêta et on lui fit subir de mauvais traitements.

Au moment de partir, il s’adressa à l’infirmière (?) : Rosita, soyez assurée que je vous serai toujours reconnaissant pour ce que vous avez fait pour moi et qu’au ciel je me souviendrai de vous.

Qui était cette infirmière ? N’était-ce pas la femme de ménage, qui l’avait espionné, mais envers laquelle Anselm n’avait aucune rancœur ? Le récit n’est pas clair ici.

Le père Anselm fut assassiné le 16 août 1936 à Barcelone. Son neveu vint reconnaître le cadavre, dont le visage était horriblement défiguré.

Le père Anselm fut béatifié en 2015.

 

 

Miguel García Gilabert

1895-1936

 

Fils de cultivateurs, il naquit le 1er janvier 1895 à Benitachell (Alicante, Espagne) et fut baptisé le jour suivant.

Après l’école, il entra en 1907 au collège franciscain de Benissa.

Il entra au noviciat en 1910, prit le nom de Plácido et reçut l’habit à Santo Espíritu del Monte (Gilet, Valencia), et fit la première profession en 1911.

Après les années de philosophie et de théologie à Onteniente (Valencia), il fut ordonné prêtre en 1918.

En 1930-1933, il fut envoyé à Rome pour d’autres études, et fut nommé Recteur de la Faculté de Droit Canon de l’Antonianum (l’université franciscaine).

Puis il revint en Espagne et enseigna à Onteniente, où il était aussi supérieur et recteur du collège.

Trois jours après le 18 juillet 1936, il dut quitter le couvent avec ses Confrères et se réfugier chez son frère à Benitachell, mais sans se cacher particulièrement. On lui proposa de passer à Maiorque, mais il refusa, craignant qu’on se vengeât sur ses proches.

Depuis fin juillet, il eut comme une vie normale, prêtant son concours pour des activités spirituelles et pastorales. Sur les instances des siens, il vint habiter chez son frère Vicente, où il resta jusqu’au 15 août. Et c’est là qu’on l’arrêta. D’après le même Vicente García, un camion de miliciens armés de fusils mitrailleurs arrivèrent de Jávea et Denia dans Benatchell ; ils allèrent directement à la remise où ils pensaient trouver le père Plácido, qui ne s’y trouvait pas ; ils allèrent le chercher chez l’autre frère, Gabriel, qui commença par dire qu’il n’y avait pas de prêtre là. Mais le père Plácido vint se présenter spontanément. Les miliciens l’embarquèrent immédiatement et circulèrent dans tout le pays pour bien faire voir à tous leur victime. Puis ils rejoignirent Denia. Le lendemain matin, ils le conduisirent à La Plana de Denia, là ils le firent descendre en lui disant de repartir tout seul au pays, car il était libre et il connaissait le chemin. Mais à peine avait-il fait quelques pas, que les miliciens lui tirèrent dans le dos et qu’il mourut sur place, le 16 août 1936.

Quand Vicente alla chercher le corps de son frère, le cadavre avait déjà été tiré jusqu’au cimetière. Une autopsie révéla que le père avait été torturé, mutilé et brutalement assassiné ; il lui manquait un œil.

Le père Plácido a été béatifié en 2001.

Domingo Alonso de Frutos

1900-1936

 

Domingo vit le jour le 12 mai 1900 à Navares de Ayuso (Ségovie, Espagne), un des dix enfants de Pedro et Fernanda. Les parents étaient pauvres en moyens, mais riches de foi chrétienne.

Ce qui passionnait leur fils, n’était pas le travail des champs, mais l’étude et l’Eglise.

Domingo entra en 1912 au collège franciscain de Belmonte, prenait l’habit en 1915 et fit la première profession en 1916. Il fit la philosophie à La Puebla de Montalbán, professa à Pastrana en 1921, commença à Consuegra la théologie qu’il acheva à l’université de Manille (Philippines), où il fut reçut docteur en théologie et ordonné prêtre en 1924.

Son activité primordiale fut l’enseignement de la théologie dogmatique à Consuegra, sauf une période de deux ans à Quincy (Illinois, USA), sans oublier la rédaction d’articles pour les revues franciscaines et ses activités spirituelles.

Concernant les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains Martyrs de Castille

On y ajoutera cette anecdote : il était déjà monté dans le camion qui emmenait les Religieux à l’endroit de leur exécution ; or, le père Domingo n’était pas dans la liste prévue (peut-être sur intervention d’un de ses amis, qui appartenait à un parti de la gauche), et le milicien prétendait le faire descendre. Le père Domingo répliqua franchement : Domingo ne descendra pas ; Domingo ira là où vont ses Frères. 

Le père Domingo mourut le 16 août et fut béatifié en 2007.

 

 

Martín Lozano Tello

1900-1936

 

Il vit le jour le 19 septembre 1900 à Corral de Almaguer (Tolède, Espagne), de Román et Carmen.

Martín fut le guide de son papa, qui était aveugle, mais fut orphelin de ses deux parents dès huit-dix ans.

Attiré par la vie religieuse, il entra au collège des Franciscains à Belmonte en 1913, reçut l’habit à Pastrana en 1916 et y fit la première profession en 1917 ; après la profession solennelle en 1921, il acheva la théologie à Consuegra et fut ordonné prêtre en 1925.

Il étudia l’Ecriture Sainte à Rome et Jérusalem et passa la licence en 1929, puis enseigna à Consuegra, Quincy (Illinois, USA) et Consuegra.

Il fut un moment «maître de discipline», mais son caractère timide et introverti lui fit renoncer. Il préférait l’étude, mais surtout sa vie religieuse. On lui proposa d’ouvrir une école dans son pays, et de quitter l’Ordre ; sa réponse fut claire : Je suis au service de Dieu et des supérieurs ; franciscain, je mourrai franciscain. 

Il enseigna donc principalement l’Ecriture Sainte, et rédigea une Page biblique dans la revue franciscaine.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Quelqu’un lui fit remarquer que sortir dans la rue avec son habit l’exposait à se faire tuer. Il répondit : Je garderai mon habit. Quand ça leur fera plaisir, ils pourront faire de nous ce qu’ils voudront. Il fut exaucé, lorsqu’il reçut les balles ennemies, le 16 août 1936.

Le père Martín fut béatifié en 2007.

 

 

Víctor Chumillas Fernández

1902-1936

 

Víctor vit le jour le 28 juillet 1902 à Olmeda del Rey (Cuenca, Espagne), un des six enfants de Alfonso et Catalina. Le papa était maçon, la maman infirmière ; elle assistait les mourants, et lui allait les enterrer gratuitement.

Le petit garçon fut bientôt orphelin de son père, et s’habitua, au retour de l’école, à aller avec sa mère vendre du plâtre sur les places ; l’été, il allait battre le grain. A la paroisse, il fut servant de messe. Pour remplacer le chapelet, il avait avec lui de petites pierres, avec lesquelles il priait quand il se déplaçait.

Sur conseil du curé, il entra au collège des Franciscains de Belmonte (Cuenca), en 1914. Il prit l’habit en 1917 à Pastrana, fit les premiers vœux en 1918 à Ávila, étudia la philosophie à Pastrana et la théologie à Consuegra. Profession solennelle en 1923 et ordination sacerdotale en 1925.

Ministre enthousiaste, il travailla et enseigna à Arenas de San Pedro, Alcázar de San Juan, La Puebla de Montalbán, de nouveau Alcázar, Madrid, un an encore à Alcázar, Pastrana, Consuegra en 1931, Madrid de 1932 à 1935, période durant laquelle il dirigea les revues franciscaines Croisade Séraphique et Foyer Antonien. Transféré encore à Almagro, il fut nommé Gardien (Supérieur) à Consuegra. 

Prêtre et professeur, il confessait et enseignait, dirigeait la chorale, composait des poèmes… Infatigable, il était vraiment l’exemple sacerdotal. Un des séminaristes écrivit alors : Il nous est arrivé le Supérieur, c’est un saint.

Un de ses mots familiers était : Tout ce qu’on fait par amour de Dieu et pour Dieu, même difficile, triomphe toujours.

Concernant les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains Martyrs de Castille

Le père Víctor mourut le 16 août et fut béatifié en 2007.

 

 

Josep Reñé Prenafeta

1903-1936

 

Josep vit le jour le 15 juin 1903 à Lleida (Espagne), de Francisco et Carmen, qui le firent baptiser le 20. 

Tout petit, il grandit dans l’atmosphère de l’Ordre des Mercédaires, qu’il fréquentait pour le catéchisme, chez lesquels il reçut la Première communion.

Il avait une grande sœur, Carmen, et un grand frère, Francisco (les parents leur avaient donné leurs prénoms) ; la première put témoigner de la «sainteté» de son petit frère ; l’autre fut aussi Mercédaire, mais beaucoup moins docile, dit-on, que son petit frère.

Josep, donc, un certain samedi, resta comme extatique en entendant les postulants chanter le Salve Regina ; le père maître, devinant ce qui se passait dans l’âme du garçon, lui proposa de venir «plus souvent», si ses parents le permettaient.

Les parents permirent sans aucune difficulté ; le «plus souvent» fut en réalité un «définitivement» ! Le garçon, qui n’avait que dix ou onze ans, étudia dans le collège et demanda à être postulant.

Il alla à Lleida pour la vêture (1919), passa à San Ramón pour le noviciat (1920), fit la première profession en 1920.

On l’envoya à Rome pour la philosophie et la théologie ; revenu à San Ramón, il y fit la profession solennelle (1926) et reçut les ordres mineurs. La même année, il fut ordonné sous-diacre à Cervera, diacre et prêtre à Solsona.

Il fut alors nommé maître des postulants à San Ramón.

En 1932, on le voit économe à Palma de Maiorque, avec des voyages de prédication à Barcelone, Lleida, El Puig. En 1934, transfer à Barcelone. Où qu’il fût, il préparait ses homélies consciencieusement, célébrait avec une ferveur profonde, montrant son attachement au respect des rites liturgiques.

Qui ne le connaissait pas bien, le trouvait parfois un peu bourru au premier abord, mais découvrait en lui un cœur d’or. Il eut l’occasion de le montrer en s’occupant des malheureux habitants du tristement célèbre quartier Chinois de Barcelone.

On le vit diriger le chant, enseigner le catéchisme avec ferveur.

Au soir du 18 juillet, les membres de la communauté de Barcelone se dispersèrent chez des amis.

Les trois jours suivants, ils célébrèrent la messe à portes fermées, mais ne restaient pas dans le couvent. Le 21 juillet, alors que tout Barcelone n’était déjà que feu et sang, certains Pères purent encore célébrer dans leur église, et récupérer divers objets de valeur, qu’ils déposèrent chez les amis. 

Jusqu’au 16 août, père José changea de maison une dizaine de fois, pour ne pas compromettre ses hôtes, priant et adorant le Saint Sacrement qu’il conservait avec lui. Finalement, il se mit dans une pension où un incident le trahit : un membre de la FAI, qui mangeait là, éternua, et, selon l’habitude espagnole, le père rétorqua : Jésus ! et l’autre rétorqua : Ce Jésus, ça fait un moment qu’il est mort.

Le 16 août au matin, le père gagna une autre maison, mais il fut suivi. On vint l’y arrêter. Le père Josep reconnut sans hésitation qu’il était prêtre et mercédaire.

On trouva son corps le lendemain à la morgue, avec une blessure par balle dans le crâne. On suppose qu’il fut fusillé sur la route de Rabasada.

Martyrisé le 16 août 1936, le père Josep fut béatifié en 2013.

 

 

Julián Navío Colado

1904-1936

 

Il vit le jour le 12 août 1904 à Mazarete (Guadalajara, Espagne), un des huit enfants de Pedro et Lorenza, qui avaient un moulin et une pâtisserie.

Julián préférait la lecture aux jeux de ses camarades. 

Attiré par la vie religieuse, il entra au collège des Franciscains à Belmonte en 1915, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1919 et y fit la première profession en 1920 ; il fit la philosophie et le début de la théologie à Pastrama, et acheva la théologie à Consuegra ; après la profession solennelle en 1925, il fut ordonné prêtre en 1927.

Il étudia l’Histoire de l’Eglise à Rome et Jérusalem et passa la licence, puis enseigna à Pastrana, Quincy (Illinois, USA) et Consuegra.

Il fut un moment «maître de discipline», charge qu’il remplit avec la plus grande discrétion et efficacité. Quand un des étudiants dut être hospitalisé, le père Julián l’entoura de tant d’attention, que le malade témoigna lui devoir la récupération physique et psychique.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le père Julián fut béatifié en 2007.

 

 

Amadeu Monje Altés

1906-1936

 

Amadeu vint au monde le 10 avril 1906 à Batea (Tarragona, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

 

Il reçut la palme du martyre à Gandesa (Tarragona) le 16 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Benigno Prieto del Pozo

1906-1936

 

Il vit le jour le 15 septembre 1906 à Salce (León, Espagne), de parents modestes mais très chrétiens, surtout le papa, un menuisier-charpentier, qui assistait chaque jour à la messe.

Benigno profita de cette ambiance ; sa vocation naissait, s’affermissait… et déjà il ne se gênait pas pour reprendre ceux qui ne parlaient pas bien. 

Un de ses frères entra chez les Franciscains : il le suivit. Il entra au collège des Franciscains à Belmonte en 1918, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1922 et y fit la première profession en 1923 ; il fit la philosophie à Pastrama, et la théologie à Consuegra ; après la profession solennelle en 1927, il fut ordonné prêtre en 1930.

De 1931 à 1934, il fut professeur des étudiants à Pastrana et écrivit quelques articles dans la revue franciscaine. De 1934 à 1936, il fut professeur et maître de discipline à Consuegra, où certains étudiants se montrèrent assez réticents à recevoir ses observations

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le père Benigno fut béatifié en 2007.

 

 

Marcelino Ovejero Gómez

1913-1936

 

Il vit le jour le 13 février 1913 à Becedas (Ávila, Espagne), de Pablo et Cristina.

Le bon exemple et les conseils d’une Religieuse du collège de Becedas furent à l’origine de la vocation de Marcelino. 

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1925, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1928 et y fit la première profession en 1929.

Il dut ensuite faire le service militaire, ce qui retarda son avancée aux Ordres sacrés. Quand le couvent fut en flammes en 1931 et que sa famille le réclama, il resta ferme dans sa décision et fidèle à l’esprit franciscain, tandis que d’autres étudiants manifestaient des attitudes contestatrices.

Puis il fit la philosophie à Pastrana, la théologie à Alcázar de San Juan puis Consuegra. Il n’eut pas le temps de faire la profession solennelle.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Marcelino fut béatifié en 2007.

 

 

Enrique García Beltrán

1913-1936

 

Il vit le jour le 16 mars 1913 à Almassora (Castellón), de Vicente et Concepción, qui le firent baptiser le jour-même.

De son enfance, on remarqua qu’il ne quittait pas l’église. S’il n’était pas à la maison ou à l’école, il était à l’église, à prier ou à rendre quelque service.

Entré dans l’Ordre des Capucins à Massamagrell, il fit la première profession en 1929, avec le nom de Enrique de Almazora, et la solennelle en 1935.

En 1936, il venait d’être ou allait être ordonné diacre, et si les événements ne lui permirent pas d’accéder au sacerdoce, il allait en réalité connaître le martyre.

Le 18 juillet 1936, il dut abandonner le couvent de Orihuela pour se réfugier chez ses parents.

Le 1er août il fut arrêté.

Dans la nuit du 15 au 16 août, il fut conduit avec d’autres prisonniers sur la route de Castellón et, au lieu-dit La Pedrera, on les fusilla. Ils tombèrent en criant Vive le Christ Roi !

Enrique fut béatifié, en 2001.

Antonio Rodrigo Antón

1913-1936

 

Il vit le jour le 8 juin 1913, à Velamazán (Soria, Espagne), de Lorenzo et Julia.

Trois frères de la maman étaient prêtres. 

Antonio adolescent s’occupa de garder le troupeau de son père : il profitait de son temps libre pour lire des livres religieux ; finalement, lui et deux de ses frères entrèrent dans l’Ordre franciscain, de sorte que le père vendit son troupeau, ne pouvant plus s’en occuper seul.

Entré au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1928, Antonio acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Mais il ne put émettre la profession solennelle, ni recevoir d’Ordres, à cause du service militaire.

S’il n’était pas dans les meilleurs élèves, il nourrissait un ardent esprit missionnaire et s’y préparait intensément. Il lisait la Bible. Ses lettres commençaient presque toujours par l’invocation au Saint-Esprit. 

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Antonio fut béatifié en 2007.

 

 

José de Vega Pedraza

1913-1936

 

Il vit le jour le 30 août 1913 à Dos Barrios (Toledo, Espagne), de Matías et María. Cette pieuse et courageuse mère devait offrir à Dieu le sacrifice et de son mari et de ses quatre garçons, qui moururent pour leur foi ; l’unique fille fut clarisse.

José fut enfant de chœur, mais aussi fut plusieurs fois surpris dans l’église en train de prier tout seul ; au curé ou à sa mère, qui l’interrogeaient, il répondit qu’il demandait pour les siens la sainteté, et pour lui le martyre. 

Un peu contre la volonté du papa, qui en avait besoin pour travailler, il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1926, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1929 et y fit la première profession en 1930. Durant ces années de préparation, on sait qu’il continuait à demander la grâce du martyre.

Il fit la philosophie à Pastrana et la théologie à Consuegra de 1933 à 1936. Il y fit la profession solennelle et reçut les Ordres mineurs en 1935. Le 6 juin 1936, il fut ordonné sous-diacre.

Bon élève, il cultivait volontiers en outre la musique et la poésie. Il souffrit un peu de son caractère timide et instable, et passa par deux crises, dans les années de la philosophie et durant la dernière année de théologie, qu’il dépassa dans l’obéissance, et obtint finalement la grâce tant demandée, le martyre.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère José fut béatifié en 2007.

 

 

José Álvarez Rodríguez

1913-1936

 

Il vit le jour le 14 octobre 1913 à Sorriba (León, Espagne), de Vidal et Natividad, d’humbles agriculteurs qui laissèrent bientôt cinq petits orphelins. Ces derniers furent recueillis par des oncle et tante de Valle de la Casas et entrèrent tous dans les Ordres. José fut enfant de chœur. 

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1926, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1929 et y fit la première profession en 1930.

Il fit la philosophie à Pastrana et la théologie à Consuegra de 1933 à 1936. Il y fit la profession solennelle et reçut les Ordres mineurs en 1935. Le 6 juin 1936, il fut ordonné sous-diacre. 

On peut ici remarquer qu’il eut le même iter que son confrère José de Vega Pedraza, avec lequel il n’avait pas deux mois de différence d’âge. Mais contrairement à ce dernier, notre José fut gagné par les craintes et le mouvement de contestation qui suivirent la proclamation de la République en 1931 ; il fut même un des plus contestataires du groupe d’étudiants ; il fut repris très sévèrement, mais il accepta la leçon. Ses derniers mois de vie le montrèrent soumis, recueilli, et prêt à recevoir le martyre avec les autres membres de la communauté.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère José fut béatifié en 2007.

 

 

Andrés Majadas Málaga

1914-1936

 

Il vit le jour le 2 mars 1914, à Becedas (Ávila, Espagne), onzième des douze enfants de Galo et Regina. On verra que le douzième enfant, Vicente, suivra les traces de son aîné, jusqu’au martyre.

La vaillante maman de cette nombreuse fratrie mourut en 1921, et le papa, huissier, et charpentier de son état, travailla dur pour nourrir ses douze «apôtres». Il rendait aussi des services à la paroisse, comme sacristain.

Andrés fut reçu à l’orphelinat de Ávila, où une bonne Religieuse l’aida à s’orienter vers l’Ordre franciscain.

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1924, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1929 et y fit la première profession en 1930.

Il fit la philosophie à Pastrana et la théologie à Consuegra de 1933 à 1936. Il y fit la profession solennelle et reçut les Ordres mineurs en 1935. Le 6 juin 1936, il fut ordonné sous-diacre. 

Ce jeune Religieux était un travailleur, qui aimait approfondir ses études par d’autres lectures sur les mêmes thèmes. Infirmier dévoué, il connut l’épreuve d’une grave maladie, qui ne lui enleva pas sa sérénité. La revue franciscaine publia des articles et des poèmes du frère Andrés : certains expriment sa disposition à recevoir la palme du martyre.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Andrés fut béatifié en 2007.

 

 

Santiago Maté Calzada

1914-1936

 

Il vit le jour le 25 juillet 1914, fête de saint Jacques dont il porta le nom, à Cañizar de Argaño (Burgos, Espagne), de Mariano et Agripina, d’humbles ouvriers. 

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1924, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1929 et y fit la première profession en 1930.

Il fit la philosophie à Pastrana et la théologie à Consuegra de 1933 à 1936. Il y fit la profession solennelle et reçut les Ordres mineurs en 1935. Le 6 juin 1936, il fut ordonné sous-diacre. 

Ce jeune Religieux resta fidèle à ses promesses et persévéra. Au début des études, sa mauvaise mémoire ne l’aidait pas, mais il s’acharna dans le travail.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Santiago fut béatifié en 2007.

 

 

Anastasio González Rodríguez

1914-1936

 

Il vit le jour le 11 octobre 1914, à Villaute (Burgos, Espagne), dixième des quatorze enfants de José et Fructuosa. Le papa, humble ouvrier, faisait le sacristain à la paroisse, où Anastasio fut enfant de chœur. Quatre de ses sœurs furent Franciscaines ainsi que son jeune frère, Eutiquio.

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1925, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Devant faire le service militaire, il ne put émettre la profession solennelle ni recevoir les Ordres. 

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Anastasio fut béatifié en 2007.

 

 

Alfonso Sánchez Hernández-Ranera

1915-1936

 

Il vit le jour le 26 janvier 1915, à Lleida (Espagne), de Andrés et Paula Ángela. Cette dernière était précédemment entrée en religion, mais avait dû y renoncer à cause de sa santé.

A l’école, Alfonso se révéla un garçon surdoué, mais aussi joyeux compagnon et toujours ennemi du mal. Quand il n’était pas à l’école, il était presque toujours chez les Franciscains, où il servait la messe.

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1926, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Il fit la profession solennelle en mai 1936 et, début juin, reçut les quatre Ordres mineurs. 

Au vu de ses qualités intellectuelles exceptionnelles, ses Supérieurs voulurent lui faire passer le baccalauréat. En outre c’était un excellent chantre et organiste. Il fut un moment directeur de la revue du séminaire.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Alfonso fut béatifié en 2007.

 

 

Félix Maroto Moreno

1915-1936

 

Il vit le jour le 30 janvier 1915, à Gutierremuñoz (Ávila, Espagne), benjamin des six enfants de Abundio et Juana. Pauvres, les parents savaient être généreux en aumônes ; à son tour, Félix donnait volontiers les piécettes qu’il recevait quand il servait les baptêmes ou les mariages à la paroisse.

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1925, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Devant faire le service militaire, il ne put émettre la profession solennelle ni recevoir les Ordres.

Ce Frère au caractère marqué, sut se dominer ; étant dans les meilleurs élèves, il ne se vantait jamais et même en aidait certains : l’un d’eux reconnut devoir à ses encouragements d’être resté dans l’Ordre. Félix dirigea un moment la revue du séminaire. Son travail lui causait parfois de violents maux de tête, mais il ne s’arrêta jamais : il demandait aux siens de prier pour lui obtenir la persévérance.

Quand sa famille lui fit remarquer que, si on l’envoyait en missions, il risquait le martyre, il répondit : Que pourrais-je désirer de plus que de donner mon sang pour Jésus !

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Félix fut béatifié en 2007.

 

 

Saturnino Río Rojo

1915-1936

 

Il vit le jour le 16 février 1915, à Mansilla (Burgos, Espagne), un des onze enfants de Lorenzo et Julia, des gens chrétiens qui, malgré leurs revenus discrets, savaient accueillir les pauvres et les voyageurs.

Saturnino désira très tôt être religieux pour être saint ; il évitait toujours les bagarres de ses camarades et fréquentait l’église de sa paroisse ; il eut deux sœurs et deux cousins dans l’Ordre franciscain.

Entré au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1926, Antonio acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931. Ces années-là, il eut de pénibles maux d’estomac qui faillirent compromettre cette profession. 

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Il émit la profession solennelle en mai 1936, et reçut les Ordres mineurs en juin 1936.

S’il n’était pas dans les meilleurs élèves, il avait toutes les qualités pour être un bon fils de saint François. 

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

C’est le frère Saturnino qui, au moment de recevoir les balles, cria fortement : Seigneur, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23:34).

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Federico Herrera Bermejo

1915-1936

 

Il vit le jour le 21 février 1915, à Almagro (Ciudad Real, Espagne), de Victor et Dolores.

Federico, qu’on vit souvent prier seul dans l’église paroissiale, était enfant de chœur ; un frère aîné, José, fut franciscain : il le suivit.

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1925, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936.

D’un côté, Federico fut le meilleur élève du séminaire, particulièrement doué en latin et en musique (il fut l’organiste titulaire). D’un autre côté, il fut de ceux qui furent gagnés par un esprit contestataire en 1931-1932 ; mais il accepta les remontrances et donna des signes certains de sa réelle vocation. 

Aussi fut-il admis à la profession solennelle (mai 1936) et aux quatre Ordres mineurs (juin 1936).

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Published by samuelephrem - dans 08-août
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  • : Plus de 8000 notices de Bienheureux et Saints. Déjà traités : 1.Personnages bibliques (AT et NT). 2.Papes. 3.Saints du Calendrier Romain. 4. Reconnus aux siècles XII-XXI. 5. Siècles VI-XI. 6 (en cours) : siècles II-V. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Bonne visite !
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