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17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 23:00

 

18 AOUT

 

III.

S Agapit, martyr de quinze ans à Palestrina, dont il est patron, ainsi que des enfants malades et des femmes enceintes.

S Agon, évêque à Poitiers.

SS martyrs de la Massa Candida, à Utique, trois cents martyrs qui, invités à choisir entre sacrifier et se jeter dans une fosse de chaux vive, y coururent sans hésitation (IV.?)

?

S Léon, martyr à Myre.

IV.

Ste Hélène, mère de l'empereur Constantin, qui retrouva la Croix du Sauveur.

S Proiectitius, archidiacre et martyr à Bergame.

V.

S Firmin, évêque à Metz.

V.-VI.

SS Jean et Georges Ier, patriarches à Constantinople.

VI.

S Eonius, évêque à Arles, qui désigna son successeur en la personne de s. Césaire.

S Dega Maccairill, évêque-abbé à Inishkeen, et artisan très habile.

S Landulphe, évêque à Evreux.

VII.

S Rustique, évêque et martyr à Cahors.

VIII.

S Milon, moine à Fontenelle avec son père, puis ermite.

IX.

S Macarios, abbé à Pélécète, deux fois exilé par les iconoclastes.

B Leonardo, abbé à La Cava.

XIV.

B Rainaldus, évêque à Vicenza puis Ravenne ; il fit taire des rainettes qui couvraient sa voix durant la prédication.

XVI.

Bse Paola Montaldi, clarisse à Mantoue, très austère, trois fois abbesse.

XVIII.

B Antoine Bannassat, curé en Creuse, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 1992 :

Hospitaliers : près de Madrid, le prêtre et novice Francisco Arias Martín (*1884) ;

Clarétains : à Barbastro, les clercs Atanasio Vidaurreta Labra et Jaume Falgarona Vilanova (*1911, 1912) ;

- béatifié en 1995 :

Ouvriers Diocésains : près de Teruel, Martín Martínez Pascual (*1910) ;

- béatifiés en 2001 :

Diocésains : près de Valencia, Vicente María Izquierdo Alcón (*1891) ;

Salésiens : près de Lleida, le prêtre Jaume Bonet Nadal (*1884) ;

- béatifiés en 2007 :

Diocésains : près de Tolède, Liberio González Nombela (*1895) ;

Dominicains : aux Asturies, les prêtres Celestino José Alonso Villar, Santiago Franco Mayo et Gregorio Díez Pérez (*1862, 1905, 1910), et le profès Abilio Sáiz López (*1894) ;

Lasalliens : près de Lleida, Joseph Chamayoux Auclés (Jacob Samuel, *1884 en France) ; près de Barcelone, Eudaldo Rodas Saurina (Oleguer Ángel) et Agustín Pedro Calvo (Honorato Alfredo) (*1912, 1913) ;

- béatifiés en 2013 :

Carmes de l’Ancienne Observance :

près de Madrid, les huit profès Daniel García Antón (Daniel María, *1913), Silvano Villanueva González (Silvano María, *1916), Adalberto Vicente y Vicente (Adalberto María, *1916), Aurelio García Anton (Aurelio María, *1916), Francisco Pérez y Pérez (Francisco María, *1917), Angelo Reguilón Lobato (Angelo María, *1917), Nicomedes Andrés Vecilla (Bartolomé Fanti María, *1917), José Sánchez Rodríguez (Ángel María, *1918) ;

près de Cordoue, les deux convers Eliseo María Camargo Montes et José María Ruiz Cardeñosa (*1887, 1902) ;

Lasalliens : près de Castellón, Fermín Gellida Cornelles (Alejandro Juan, *1889) ;

- béatifiés en 2017 :

Clarétains : à Barcelone, le prêtre Antoni Junyent Estruch (*1896) ;

Laïcs : à Madrid, Agustín Fernández Vázquez (*1895).

S Alberto Hurtado Cruchaga (1901-1952), jésuite chilien, professeur à l'université de Santiago, défenseur de la doctrine sociale de l'Eglise et fondateur d'un Foyer du Christ pour aider les habitants des quartiers pauvres ; béatifié en 1994, canonisé en 2005.

Agapitus

3e siècle

 

Ce saint Agapitus est resté mentionné au Martyrologe comme martyr à Palestrina (environs de Rome), sans plus de détail. Précédemment, il était présenté comme victime de la persécution au IIIe siècle.

L’existence de ce martyr est attestée depuis très longtemps, avec quelques variantes sur son nom : Agapitus, ou Acapitus.

Une basilique lui est dédiée à Palestrina, une autre à Rome où avait été transporté son corps.

Saint Agapitus “aurait été” (l’expression signifie qu’on n’en a pas de documents précis, à part une tradition orale constante) un adolescent de quinze ans, rempli d’amour pour le Christ, arrêté par ordre de l’empereur Aurélien, battu d’abord très longtemps à coups de nerfs de bœuf. A ces souffrances s’en ajoutèrent d’autres, par ordre du préfet Antiochus. Quand enfin l’empereur le fit exposer aux lions, ceux-ci ne lui firent aucun mal.

Agapitus fut alors décapité. Est-ce ce genre de martyre qui a fait transcrire, maladroitement, le nom de notre martyr en “Acapitus” (a-caput, a privatif) ? Agapitus, en grec Agapitos, signifie “bien-aimé”.

Saint Agapitus est mentionné le 18 août.

 

 

Eonius d’Arles

† 502

 

Eonius était un prêtre originaire de Châlons-sur-Saône et apaprtenait au clergé d’Arles.

Qiand l’évêque d’Arles, Léonce, vingt-septième à occuper ce siège, mourut vers 496, ce fut cet Eonius qu’on choisit pour lui succéder, et la chronique affirme qu’il travailla jour et nuit pour le bien de ses ouailles.

Il arriva, vers 498, qu’un moine de Lérins nommé Césaire, assez gravement malade, fut envoyé en Arles pour y rencontrer un médecin célèbre, nommé Firmin, un saint homme. Ayant reçu Césaire et conquis par ses saintes vertus, il le recommanda à Eonius. Ce dernier alors s’entendit avec l’abbé de Lérins pour garder Césaire en Arles et le préparer à lui succéder plus tard sur le siège épiscopal.

Césaire était d’ailleurs probablement un parent d’Eonius.

Eonius travailla à redonner au siège d’Arles la primauté sur celui de Vienne. Le pape Léon Ier le Grand (v. 10 novembre) avait établi métropolitain l’évêque d’Arles ; Anastase II († 498) avait donné l’avantage à Vienne ; en 500, le pape Symmaque redonna à Arles le titre de métropole. Il s’agit là d’une très longue contestation qui divisera les deux sièges pendant longtemps encore.

Eonius ordonna prêtre Césaire, qui devait effectivement lui succéder en 502.

Saint Eonius d’Arles est commémoré le 18 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Christophoros-Macarios de Pélécète

† 850

 

Christophoros naquit vers 750 à Constantinople, de parents chrétiens, qui moururent prématurément.

Un oncle lui enseigna la méditation de la Sainte Ecriture. Bientôt, il embrassa la vie monastique dans l’abbaye de Pélécète, où il reçut le nom de Macarios.

Ses grandes vertus le désignèrent au choix des moines pour être leur supérieur (ou higoumène) ; il fut ordonné prêtre par le saint patriarche Tarasios (v. 18 février).

Le neuvième siècle fut le théâtre de la lutte iconoclaste, et l’empereur Léon l’Arménien envoya Macarios en exil, une première fois.

En 821, le nouvel empereur, Michel le Bègue, rappela Macarios, qui reprit le gouvernement de son monastère. Mais l’empereur suivant, Théophile, renvoya Macarios sur une île de Propontide, Aphusia, qui devait être la dernière étape de la vie de l’Abbé.

Macarios aida la population affamée à trouver du grain - et donna aussi à manger spirituellement aux habitants ; il accomplit un certain nombre de miracles, guérissant un moine malade.

Bientôt touché lui-même par l’âge et la fatigue, Macarios s’éteignit à ce monde vers 850, un 18 août.

Saint Macarios de Pélécète est commémoré le 18 août dans le Martyrologe Romain.

Leonardo de La Cava

1200-1255

 

Leonardo aura pu naître autour de l’an 1200, peut-être même vers 1190. La première date sûre qu’on ait de lui est son élection comme abbé du monastère bénédictin de la Sainte Trinité à La Cava de’ Tirreni (Salerno, Italie SO), pour succéder à Balsamus.

L’abbaye de La Cava a cette particularité unique dans l’histoire du monachisme, qu’elle n’a jamais cessé d’être occupée par les moines de l’Ordre bénédictin, et l’est toujours aujourd’hui.

La date de cette élection est en décembre 1232. A ce moment-là, Leonardo était chargé du vestiaire des moines. On n’en sait guère plus.

Pendant ses vingt-trois ans d’abbatiat, il apparaît comme un home sage, doux et pacifique en même temps qu’habile administrateur.

En 1228, le pape avait excommunié l’empereur Frédéric II qui ne se décidait pas à réaliser son vœu de se rendre à la croisade. La lutte entre le Sacerdoce et l’Empire continuait et ses divers épisodes apportaient la ruine en Italie : beaucoup de villes furent endommagées et de nombreux monastères détruits ou sérieusement appauvris.

Grâce à ses murailles et à l’adresse de son abbé, La Cava resta calme au milieu de la tempête.

Frédéric II aimait ce monastère et lui fit de généreuses donations, outre qu’il obligea des usurpateurs à restituer les biens qu’ils détenaient injustement. En 1245, il choisit entre autres abbés Leonardo pour plaider sa cause devant le concile de Lyon ; l’échec de cette ambassade ne modifia pas ses dispositions favorables.

De leur côté, les papes multipliaient les concessions à l’abbaye. Malgré les guerres, la Règle était toujours pratiquée avec ferveur et les populations environnantes, cruellement éprouvées, recevaient des secours.

En 1249, la ville pontificale de Bénévent fut détruite par les troupes germaniques et les habitants confièrent aux moines de La Cava tout ce qu’ils avaient pu sauver, en particulier les reliques de saint Barthélemy. Après la paix ils reprirent leur trésor, mais en laissant en reconnaissance une portion du chef de l’Apôtre.

Leonardo mourut le 18 août 1255, bien vite honoré du titre de Bienheureux, et son culte fut approuvé en 1928.

 

 

Rainaldus de Concorezzo

1250-1321

 

Rainaldus (Rinaldo en italien moderne) naquit vers 1250 à Concorezzo, un bourg milanais.

Il fut d’abord évêque à Vicenza (1296-1302), puis vicaire papal à Forlí (1302-1305), où il faillit être assassiné, enfin archevêque de Ravenne (élu en 1303, mais installé en 1305).

Un jour qu’il prêchait, des rainettes couvraient sa voix de leurs coassements : il leur ordonna de baisser le tonus !

Grâce à de bons synodes, il ramena la discipline dans sa province.

Durant son premier épiscopat à Vicenza, il fut chargé d’enquêter sur les Templiers dans tout le nord et le nord-est de l’Italie et, en 1301, il convoqua un concile à Ravenne, où il fit prendre des mesures justes et modérées envers les Templiers accusés injustement. Il prononça l’absolution envers eux, rejetant totalement les «preuves», extorquées par la torture, de leur «conversion» à l’Islam. Ce fut un cas exemplaire et unique en Europe à cette époque. Au concile de Vienne (1311), le pape ne pourra que confirmer la décision de Rainaldus.

L’évêque s’établit en 1313 au château d’Argenta, et c’est probablement là qu’il mourut, le 18 août 1321, la même année que Dante, qu’il rencontra très certainement tant à Forlí qu’à Ravenne.

Son culte fut approuvé en 1852.

 

 

Paola Montaldi

1443-1514

 

Paola vint au monde en 1443, au bourg de Montaldi (Volta, Mantoue, Italie N), de parents de petite noblesse.

Elle se distingua dès son enfance par une modestie angélique, et un puissant attrait pour la piété.

En 1458, elle quitta volontairement la maison familiale pour entrer à Mantoue chez les Clarisses.

Des trois monastères de Clarisses de cette ville, le plus récent était intra muros, et suivait la Règle de sainte Claire, mitigée par le pape Urbain IV.

Mais Paola ne voulait rien «mitiger» : elle voulait la perfection et, pour cela, ne ménagea pas les mortifications pour dominer sa nature ; elle s’imposa des veilles prolongées, la discipline, des jeûnes ; elle coucha sur la dure. Tandis qu’elle passait de longues heures en oraison, Dieu la favorisait en retour de grâces et de lumières intérieures ; Paola ne s’en sentait que plus indigne et s’abîmait dans la plus humble considération d’elle-même, se disant et se croyant sincèrement la plus imparfaite du monastère.

On parla de ses vertus, les gens voulurent la rencontrer, lui demander de prier pour leurs intentions, et la Religieuse écoutait avec bonté, se faisant toute à tous. Furieux du bien qui s’opérait, le démon chercha à se venger sur elle et lui livra de féroces assauts, dont son humble douceur fut victorieuse.

Trois fois, elle fut élue abbesse du monastère et guida vraiment les Sœurs dans la voie de la sainteté.

Elle remit son âme à Dieu le 18 août 1514.

Son corps est resté sans corruption. Après que les monastères de Clarisses furent supprimés en 1782, on transporta cette précieuse relique dans l’église de Volta.

Le culte de Paola a été ratifié et autorisé le 6 octobre 1866.

 

 

Antoine Bannassat

1729-1794

 

Antoine était né le 20 mai 1729 à Guéret (Creuse).

Prêtre du diocèse de Limoges, il était curé de Saint-Fiel, cumulant aussi la charge de promoteur à l’officialité de Guéret.

Théologien instruit, casuiste exact, il savait discerner les causes contentieuses grâce à son jugement éclairé par une rare piété, qui lui procurait une grande douceur et une agréable égalité de caractère, doublées d’une gaieté inaltérable.

Modeste, apprécié, il fut député à l’Assemblée Constituante, dans laquelle il fit tout le bien qui fut en son pouvoir.

Signalé, comme on peut le deviner, par les terroristes de son département, il fut d’abord destiné à l’exil en Guyane, et envoyé à Bordeaux.

L’embarquement n’ayant pas eu lieu, il obtint tout de même de revenir dans son pays, d’où on le renvoya derechef aux pontons de Rochefort, malgré son âge et ses jambes malades.

Il se trouva donc à bord du Deux-Associés, dans les conditions que l’on a déjà décrites pour d’autres prêtres détenus dans ce bateau.

Quelques instants encore avant d’expirer, il fit des efforts surhumains pour marcher, retombant à chaque pas.

Il s’éteignit le 18 août 1794, et fut béatifié en 1995.

Celestino José Alonso Villar

1862-1936

 

Il naquit le 15 juin 1862 à Margolles (Cangas de Onís, Asturies), fut baptisé le même jour et confirmé en 1872.

Ayant entendu une mission prêchée par les Jésuites, il décida à dix-sept ans d’entrer dans la vie religieuse et, pour cela, d’étudier le latin avec un prêtre d’Infiesto.

Il reçut l’habit à Corias en 1881 et fit la profession l’année suivante.

Après les études normales de philosophie et de théologie, il fut ordonné prêtre à Oviedo en 1886. Il obtint le titre de lector en théologie.

Il fut professeur à Vergara (Guipúzcoa), spécialisé plutôt dans les «sciences exactes».

En 1904, il fut prieur à Corias, en 1908 à Vergara, démontrant d’excellentes qualités dans son gouvernement en même temps qu’une exquise bonté.

En 1912, il fut maître des novices à Corias, puis économe. Il fut chargé de la fondation de la maison à Navelgas, toujours aux Asturies, comme supérieur et directeur de la nouvelle école apostolique.

En 1930, il fut supérieur à La Felguera et, à partir de 1933, à Navelgas, où il vécut les journées sanglantes de 1934, témoin fidèle et prudent de son attachement à l’Eglise et à la foi.

En 1936, il fut convoqué par le Comité, le 7 août. Il y alla, accompagné par les Confrères qui priaient le chapelet ; les révolutionnaires imposèrent au couvent une contribution économique. Le 12, ils arrêtèrent le père Celestino, malgré son grand âge (soixante-quatorze ans) avec le père Gregorio Díez Pérez, et les envoyèrent travailler à la reconstruction d’un pont. Le 16, ils les arrêtèrent de nouveau avec le père Santiago et le frère Abilio ; les élèves, abandonnés, pleuraient.

Les quatre Religieux se retrouvèrent dans le sous-sol des locaux de la Garde Civile, priant continûment et même réussissant à célébrer l’Eucharistie.

Ils furent martyrisés non loin de La Tejera (Navelgas), au petit matin du 18 août. 

Les Religieux moururent en proclamant : Vive le Christ Roi ! On leur retira leur habit, mais le père Celestino réussit à le conserver.

Ils furent tous quatre béatifiés en 2007.

 

 

Joseph Henri Chamayou Auclés

1884-1936

 

Joseph vit le jour le 21 avril 1884 à Pomardelle (Tarn) et fut baptisé le jour-même.

Il commença le noviciat mineur à Pibrac en 1897, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, puis passa au noviciat, reçut l’habit en 1900, avec le nom de Jacob Samuel. Ce fut ensuite le scholasticat et il enseigna à Saint-Gaudens.

En 1903, il exerça à Bagnères-de-Luchon et, l’année suivante, à la suite de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les écoles des Frères de cette région furent rattachées à Les (Espagne), où le Frère Jacob fut envoyé.

Il fut peu de temps à Agramunt, mais passa surtout ces dix-neuf années à Les.

Quand le collège de Toulouse put être réintégré (1925), notre Frère Jacob fut envoyé à Manresa, puis nommé directeur à Guisona (1928), et La Seo de Urgel (1929).

En 1933-1935, il fut professeur, puis de nouveau directeur en 1936.

Responsable, il aida tous les Frères à laisser le collège, à se réfugier d’abord chez des amis, qu’il allait voir chaque jour, et les fit passer en France dès que possible, restant tout seul à La Seo, lui, le Français.

Quand il apprit que les deux Frères Leonardo et Dionisio avaient été assassinés (voir au 8 août), il songea seulement alors à passer en France, par Andorre.

Il obtint un passaport et prit l’autobus de la ligne habituelle. Mais celui qui lui avait délivré le document, avertit les miliciens, qui allèrent bloquer l’autobus avec leur camionnette, et firent descendre Messieurs Chamayou et Calvet, ce dernier étant le curé d’Andorre. L’autobus repartit.

Les deux ecclésiastiques furent ensuite fusillés un peu plus loin, au kilomètre 5 de la route, le samedi 18 août 1936.

Un pieux paysan les enterra par là, mais quand le torrent proche déborda, il emmena les corps.

L’abbé Calvet a été inclus dans une autre Cause, non encore aboutie ; le Frère Jacob fut béatifié en 2013.

 

 

Francisco Arias Martín

1884-1936

 

Francisco avait vu le jour le 26 avril 1884, Grenade (Espagne).

A dix-neuf ans, il entra au séminaire et fut ordonné prêtre en 1909.

Il fut nommé aumônier, puis vicaire à Algarinejo et Loja, et curé à Grenade.

En 1932, les émeutiers mirent le feu à l’église et l’incendie s’étendit au presbytère, où Francisco faillit mourir asphyxié.

C’est alors qu’il vint habiter chez les Hospitaliers, où il sentit la vocation religieuse.

Après la mort de sa mère, il demanda à être accueilli dans l’Ordre et fut postulant à Ciempozuelos (Madrid) en 1935.

Ce prêtre avait déjà cinquante-et-un ans et acceptait humblement de faire son noviciat au milieu des jeunes recrues, quand éclatèrent les événements douloureux de juillet 1936.

Quand les révolutionnaires expulsèrent les Religieux et prirent possession de l’établissement, le Frère Francisco n’eut que le temps de se cacher dans un puits du jardin, où on le trouva le 9 juillet, en bien mauvaise posture. On le soigna quelques jours, puis on le mit en prison.

Un milicien, touché par sa douceur et sa formation, lui proposait de l’utiliser comme secrétaire, mais un autre l’accusa d’être prêtre et confesseur de Religieuses.

Le 18 août 1936, on l’appela… On ne retrouva son cadavre que le lendemain, sur la route de Torrejón de Velasco (Valdemoro).

Frère Francisco fut béatifié en 1992.

 

 

Jaume Bonet Nadal

1884-1936

 

Jaume vit le jour le 4 août 1884 à Santa María de Montmagastrell (Lleida, Catalogne, Espagne).

Il entra chez les Salésiens, fit la profession en 1909 et fut ordonné prêtre en 1917.

Il fut longtemps à Barcelone.

L’été 1936, il rentra chez les siens, mais constatant que la situation n’était pas meilleure, il chercha à regagner Barcelone.

On l’arrêta à Tárrega (Lleida), où il fut martyrisé le 18 août 1936 selon certains, le 15 août pour d’autres (Martyrologe Romain).

Il a été béatifié en 2001.

Son aîné, José, avait déjà suivi le même chemin (voir au 13 août).

 

 

Fermin Géllida Cornelles

1889-1936

 

Fermin vit le jour le 6 octobre 1889 à Benicarló (Tortosa, Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Après ses études au collège tenu par les Frères des Ecoles Chrétiennes, il entra au noviciat mineur des mêmes Frères à Bujedo en 1904.

Il commença le noviciat en 1905 ; il reçut l’habit avec le nom de Alejandro Juan.

Il fut catéchiste à Llagostera puis, en 1909 à Calunga.

Ses qualités d’organisateur le firent déjà nommer directeur à Monreal del Campo (1920), Teruel (1928), puis il passa à Barcelone (1933), à cause des nouvelles lois sur les enseignants.

Dès le 19 juillet 1936, le collège fut assailli et les Frères obligés de trouver refuge chez des amis.

Notre Religieux jugea préférable de rejoindre sa famille à Benicarló. Il y arriva le 2 août et logea chez son frère, Manuel.

Mais le Frère semblait suspect et fut vite arrêté. On le «jugea» le 17 août et on lui donna à choisir entre la prison ou une amende de 1000 pesetas. La famille paya.

Mais dès le 18 août, on le reconvoqua, car on ne pouvait lui permettre de vivre là comme Religieux.

Alejandro Juan demanda un sauf-conduit pour partir ; l’ayant obtenu, il fut accompagné par son frère à la gare, où il retrouva un prêtre Franciscain dans la même situation, Estanislao Domínguez. 

Le train partit avec nos trois hommes. Manuel Géllida cependant, n’était pas tranquille et, profitant d’un rallentissement du train, sauta en marche : il sauva sa vie, mais put témoigner de ce qu’il avait vu jusque là.

A la station suivante, des miliciens attendaient : ils firent descendre les deux Religieux. Alejandro Juan demanda quelques instants, s’agenouilla, recommanda son âme à Dieu et dit : Voilà, je suis prêt.

On retrouva les corps de Alejandro Juan et de Estanislao Domínguez criblés de balles.

Les deux Religieux furent martyrisés le 18 août 1936. 

Le père Estanislao appartient à la Cause de tout un groupe de Franciscains et n’a pas encore été béatifié.

Alejandro Juan fut béatifié en 2013.

 

 

Vicente María Izquierdo Alcón

1891-1936

 

Il naquit le 24 mai 1891 à Mosqueruela (Teruel, Espagne), dans une famille très chrétienne qui eut beaucoup de vocations. Vicente eut deux frères prêtres et une sœur religieuse.

Il fréquenta le séminaire de Valencia, avant d’être ordonné prêtre en 1915.

Il fut nommé à L’Ollería, Carcagent, Bicorp, Cheste et La Pobla de Farnals.

Très marial, il était aussi peintre et musicien et fit beaucoup de bien là où il passa.

Arès les élections de février 1936, en accord avec son archevêque, il s’établit à Valencia, où il sauva de la destruction la sainte image de Notre-Dame de los Desamparados, qui avait déjà été profanée, en se lançant au milieu des flammes.

Le 15 août, des gens de son pays le repérèrent et on l’arrêta. On lui fit parcourir les rues en mettant au défi les gens de venir le défendre.

On l’enferma au Comité, et on l’emmena au matin du 18 août. Il demanda de pouvoir dire adieu à sa paroisse, on le lui permit. On lui demanda de raconter les péchés de la femme du maire, ce qu’il refusa et lui valut d’être frappé, malmené et piqué sur la langue. Il pardonna.

Ils emmenèrent un autre prêtre, et tous deux se donnèrent mutuellement l’absolution.

Ils furent tous deux fusillés sur la route de Rafelbuñol, le 18 août 1936.

Don Vicente fut béatifié en 2001.

 

 

Abilio Sáiz López

1894-1936

 

Il naquit le 2 février 1894 à Montejo de Bricia (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 8.

Il commença par être charpentier dans son village puis, après une visite au sanctuaire de Notre-Dame de Montesclaros, il voulut être religieux chez les Dominicains. Il fit le noviciat à Corias, et la profession en 1931, comme Frère convers.

Profondément conscient de sa consécration, il servit la communauté de Navelgas avec exactitude et «conscience professionnelle» ; il s’occupait du four à pain, de la cuisine, et du bétail.

En 1936, il fut arrêté avec les pères Celestino, Santiago et Gregorio. Les quatre Religieux se retrouvèrent dans le sous-sol des locaux de la Garde Civile, priant continûment et même réussissant à célébrer l’Eucharistie.

Ils furent martyrisés non loin de La Tejera (Navelgas), au petit matin du 18 août 1936.

Les Religieux moururent en proclamant : Vive le Christ Roi ! 

Ils furent tous quatre béatifiés en 2007.

 

 

Agustín Fernández Vázquez

1895-1936

 

Né le 25 janvier 1895 à San Lorenzo del Escorial (Madrid), Agustín fut un Chrétien authentique dans tous les sens du mot.

Son métier était d’être facteur, mais son temps libre était tout à Dieu. Il habitait le quartier de Chamberí (Madrid) avec son épouse Catalina et n’avait pas d’enfants. Chaque fois qu’il le pouvait, il rendait service à la basilique proche, dédiée à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. Il fut trésorier de l’association des Chevaliers de Notre-Dame, en vertu de quoi il était chargé de porter secours à des personnes pauvres : les noms de celles-ci figuraient sur une liste qui était tombée aux mains des miliciens républicains, qui purent ainsi remonter à Agustín.

On vint l’arrêter le 17 août 1936 à sept heures du matin : des hommes des Forces d’Assaut, de la Sécurité et huit autres miliciens - tant de monde, armé, pour arrêter un pauvre facteur ! - firent une descente en règle à l’appartement du facteur et l’emmenèrent on ne sait où. Son épouse courut à la «tchéka» voisine, installée dans le couvent des Servantes du Sacré-Cœur, mais on lui répondit que son mari ne s’y trouvait pas ; le lendemain, on la renvoya à la Direction Générale de Sécurité, et elle fit ainsi toutes les «tchékas» sans jamais retrouver son époux.

Ce n’est que huit jours après qu’elle put lire le constat de décès d’Agustín, mais elle ne sut jamais ce qu’on avait fait à son mari, ni comment ni où il était mort. D’après le constat, on fusilla Agustín le 18 août 1936 au Cuartel de la Montaña ; quand on voulut inspecter la fosse commune du cimetière municipal de Madrid, les corps n’étaient pas reconnaissables.

Martyrisé le 18 août 1936 et béatifié en 2017, Agustín Fernández Vázquez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 août.

 

Liberio González Nombela

1895-1936

 

Il vit le jour le 30 décembre 1895 à Santa Ana de Pusa (Tolède, Espagne).

Très intelligent et travailleur, il obtint le doctorat en théologie et fut ordonné prêtre en 1918.

Il fut nommé successivement vicaire à Mora de Toledo (1919), à Bargas (1920) ; aumônier des Religieuses de la Compagnie de Marie et professeur au Petit séminaire de Talavera de la Reina (1920-1921), vicaire à Saint-Jacques de Tolède (1922), aux Saints-Just-et-Pasteur de Tolède (1924), enfin à Torrijos (1925), où il fut curé.

Ce fut un prêtre extrêmement entreprenant, actif et infatigable ; il organisa la catéchèse, les œuvres de charité, l’adoration nocturne, l’Action Catholique, les Filles de Marie, les Pères de famille, les écoles du dimanche, les Conférences Saint-Vincent-de-Paul, l’Apostolat de la Prière, les cours du soir pour les ouvriers, les écoles catholiques… et peut-être encore d’autres !

Dès le mois de mars 1936, il jugea prudent de se cacher, devant la fureur de la foule qui voulait expulser le curé. Il se cacha dans l’hôpital le 5 mars.

Le 6 mars, il rejoignit sa famille à Santa Ana ; il lui était désormais impossible de revenir dans sa paroisse, de sorte que l’évêque lui en confia une autre, à Los Navalmorales, où il ne resta que deux mois, car les «autorités» fermèrent l’église et interdirent le culte.

Le pauvre curé revint chez les siens, comme il était : à pied et en soutane. A son arrivée, la foule l’attendait pour l’arrêter. C’était le 18 août.

On arrêta le prêtre et on le conduisit à la mairie. On fit venir le camion pour l’emmener ; le chauffeur reconnut plus tard qu’entre temps, il reçut l’ordre d’aller fusiller le curé de Santa Ana, qu’on venait aussi d’arrêter.

On emmena don Liberio au croisement de Barcience ; on le fit marcher quelques pas, qu’il fit à reculons, pour regarder ses bourreaux en face. Il leur cria : Dieu vous pardonnera !

Une décharge l’abattit, ce 18 août 1936.

Don Liborio fut béatifié en 2007.

 

 

Antoni Junyent Estruch

1896-1936

 

Né le 25 octobre 1896 à Vacarissas (Barcelone), Antoni était le fils de Francisco et Josefa, qui le firent baptiser et confirmer, mais on ignore les dates de ces sacrements, car le registre de la paroisse fut détruit dans l’incendie provoqué par les révolutionnaires. On sait qu’Antoni avait une sœur, Mercedes.

Antoni entra au postulat des Pères Clarétains de Vic en 1908, où il eut de très bons résultats ; il passa au noviciat de Cervera en 1912, où il fit la profession (1913) et étudia la Philosophie et la Théologie ; il acheva la Théologie à Solsona (1919).

A ses heures, Antoni était poète de talent ; il obtint un prix en 1919 pour une de ses compositions en l’honneur de Notre-Dame. Mais modestement il dissimula cette activité - qu’il finit même par considérer du temps perdu - pour se dédier principalement à la prédication et au salut des âmes.

Ordonné prêtre en 1921, il fut envoyé à Cervera. Sa santé commença déjà à lui poser des problèmes et l’obligea à restreindre ses activités - qui cependant ne furent pas négligeables : Barbastro, Cervera, Lleida, Berga, Solsona, retour à Berga. Il prêchait beaucoup, organisait des neuvaines, des retraites.

En 1935 toutefois, il n’avait presque plus d’occupations. Il s’apprêtait à partir en Argentine, mais les événements de 1936 troublèrent ces projets.

Le 19 juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Barcelone, où il se trouvait justement en prévision de l’embarquement. Vêtu à la paysanne, il rejoignit sa sœur Mercedes qui habitait par là et vécut chez elle jusqu’au 18 août. Ce jour-là, il alla à l’agence de voyages pour s’assurer qu’un navire partait pour l’Argentine, mais revint à la maison assez inquiet, car les employés n’étaient pas ceux qu’il avait rencontrés précédemment.

A quelques pas derrière lui le suivaient deux individus, dont l’un dit : Celui-là doit être un prêtre. Je lui tire dessus ? Et l’autre : Non, laisse-le en paix, tu ne sais pas qui ça peut être. Vers seize heures cependant, arriva une patrouille ; on arrêta le père Antoni ; on lui demanda de montrer ses paumes, ce qu’il fit, et on lui dit : Ça se voit que tu n’as jamais travaillé, et on l’emmena.

On ne sait où ni quand il fut assassiné : le soir du 18 août, le 19 août ? On retrouva son cadavre à l’hôpital, où il fut déposé à huit heures du matin le 20 août.

Son départ pour l’Argentine était prévu pour le 21 août. Il partit plutôt pour le Ciel.

La Congrégation clarétaine retient qu’il fut martyrisé le 18 août 1936 à Barcelone ; béatifié en 2017, Antoni Junyent Estruch sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 août.

 

 

Santiago Franco Mayo

1905-1936

 

Il naquit le 28 mars 1905 à Santa María del Páramo (León, Espagne) et fut baptisé le 31.

Il entra à l’école apostolique dominicaine de Corias, y reçut l’habit et fit la profession en 1921.

Après les études normales de philosophie à Corias et de théologie à Salamanque, il fut ordonné prêtre en 1930.

Ce bon Religieux se montrait particulièrement obéissant, avec une grande dévotion envers le Saint Sacrement et la Vierge Marie.

Il fut professeur à Navelgas, où il vécut les journées sanglantes de 1934.

En 1936, il fut arrêté avec le père Celestino, le père Gregorio et le frère Abilio. Il aurait pu s’échapper mais, préférant l’obéissance, resta avec les Confrères pour partager avec eux la grâce du martyre.

Les quatre Religieux se retrouvèrent dans le sous-sol des locaux de la Garde Civile, priant continûment et même réussissant à célébrer l’Eucharistie.

Ils furent martyrisés non loin de La Tejera (Navelgas), au petit matin du 18 août 1936. 

Les Religieux moururent en proclamant : Vive le Christ Roi ! 

Ils furent tous quatre béatifiés en 2007.

 

 

Gregorio Díez Pérez

1910-1936

 

Il naquit le 9 mai 1910 à Gozón de Ucieza (Palencia, Espagne) et fut baptisé le 12.

Il entra à l’école apostolique dominicaine de Las Caldas de Besaya (Santander) entre 1922 et 1926 ; il fit le noviciat à Corias, et la profession en 1927.

Après les études normales de philosophie à Corias et de théologie à Salamanque, il fut ordonné prêtre en 1934.

Ce Religieux se montrait particulièrement doux et humble, pieux, et surtout travailleur, avec une «spécialité» pour l’histoire.

Il fut professeur à Navelgas, où il vécut les journées sanglantes de 1934.

En 1936, il fut arrêté avec le père Celestino, le père Santiago et le frère Abilio. Les quatre Religieux se retrouvèrent dans le sous-sol des locaux de la Garde Civile, priant continûment et même réussissant à célébrer l’Eucharistie.

Ils furent martyrisés non loin de La Tejera (Navelgas), au petit matin du 18 août 1936. Gregorio avait vingt-six ans, dont deux de sacerdoce.

Les Religieux moururent en proclamant : Vive le Christ Roi ! 

Ils furent tous quatre béatifiés en 2007.

 

 

Martín Martínez Pascual

1910-1936

 

Il naquit le 11 novembre 1910 à Valdealgorfa (Teruel, Espagne), de Martín et Francisca.

Après le Petit séminaire de Belchite, il fit le Grand séminaire à Saragosse et se joignit à la Fraternité des Prères Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus (1934), avant d’être ordonné prêtre en 1935.

On le nomma préfet au collège de Murcia et professeur au Grand séminaire de San Fulgencio.

En été 1936, il vint prendre quelques jours de vacances dans sa famille. Quand se déclencha la révolution de juillet, il se cacha chez des amis et dans une grotte. Les miliciens vinrent arrêter le père de Martín : ils le tueraient s’il ne leur révélait pas où se cachait son fils. Il préférait mourir et permettre à son fils de s’enfuir, mais il fit passer un mot à son fils pour l’en informer. Ce dernier alors décida de se présenter au Comité, le 18 août.

En chemin vers le Comité, il rencontra une voisine et un membre du Comité, très ami de sa famille ; tous deux lui proposèrent de le sauver, mais il préféra subir le sort de ses confrères prêtres. Il fit savoir à sa famille, par cet ami, qu’il les embrassait tous, et leur demandait de pardonner à ses bourreaux. 

Au Comité, on voulait lui sauver la vie, et pour cela, le présenter comme un étudiant. Mais il déclara fortement qu’il était prêtre, comme tous les autres déjà arrêtés. En fait, il voulait faire libérer son père et pouvoir rejoindre assez tôt les Confrères pour leur donner la Communion avant leur mort.

On l’arrêta sur place et on l’emmena à pied jusque sur la place et on l’embarqua avec d’autres prêtres dans un camion à destination du cimetière. Là, le milicien «ami» lui raconta avoir accompli sa besogne auprès de sa famille, ce pour quoi don Martín le remercia infiniment. 

Près du cimetière, les soldats tuèrent tous les prêtres, leur tirant dans le dos, sauf Martín qui demanda à être fusillé de face.

Juste avant, ils lui demandèrent s’il désirait quelque chose, à quoi Martín répondit qu’il ne désirait rien d’autre que de les bénir pour que Dieu ne tînt pas compte de leur crime. 

Don Martín tomba en criant : Vive le Christ Roi !  Il était dix-huit heures le 18 août 1936.

On a publié de lui une photographie, maintenant très célèbre mais parfois contestée, de ce prêtre, souriant, quelques instants avant son exécution. 

Don Martín fut béatifié en 1995.

 

 

Atanasio Vidaurreta Labra

1911-1936

 

Atanasio vit le jour le 2 mai 1911 à Adiós (Navarra, Espagne).

Il entra au collège des Pères Clarétains à Alagón, Cervera, puis à Vic, Solsona, Cervera à nouveau, enfin Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Atanasio eut un malaise durant son «incarcération» et fut conduit à l’hôpital avec un autre séminariste malade, Jaime Falgarona Vilanova. De là, ils furent ramenés à la prison municipale.

Ils furent martyrisés à Barbastro le 18 août 1936 ; Atanasio avait vingt-cinq ans.

Il fut béatifié en 1992.

 

 

Jaume Falgarona Vilanova

1912-1936

 

Jaume vit le jour le 6 janvier (août ?) 1912 à Argelaguer (Gerona, Espagne).

Il entra au collège des Pères Clarétains à Cervera, puis à Vic, Solsona, Cervera à nouveau, enfin Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Jaume était déjà malade au moment de l’arrestation des Religieux de la communauté, et fut conduit à l’hôpital avec un autre séminariste malade, Atanasio Vidaurreta Labra. De là, ils furent ramenés à la prison municipale.

Ils furent martyrisés à Barbastro le 18 août 1936 ; Jaume avait vingt-quatre ans.

Il fut béatifié en 1992.

Eudaldo Rodas Saurina

1912-1936

 

Eudaldo était né à Santa Coloma de Farnés (diocèse de Gerona), le 1er août 1912.

Elève chez les Frères de Ecoles Chrétiennes à Santa Coloma de Farnés, il y sentit à son tour la vocation et sollicita longtemps son admission.

Admis au Noviciat en 1930, il reçut la vêture cette même année, et prit le nom de Olegario (ou Oleguer) Ángel.

La maladie l’obligea à quitter le scolasticat pour aller se soigner dans la communauté de la Sainte-Famille ; rétabli complètement, il rejoignit la communauté de Condal en 1933 où il enseigna.

En 1934, il passa à San Hipólito de Voltregá, une petite communauté de quatre Frères, qui hébergeait aussi un religieux de la Sainte-Famille.

Quand éclata la révolution, des miliciens se présentèrent à la porte pour arrêter «trois Frères» ; les deux Frères Olegario et Honorato étaient là, entourant l’autre religieux qui avait ouvert la porte. Ils furent arrêtés tous les trois, conduits en voiture sur le chemin de San Boy de Llusanés, à quatre kilomètres de San Hipólito, où ils furent fusillés.

C’était le samedi 18 août 1936.

Olegario avait vingt-quatre ans. Il a été béatifié en 2007.

 

 

Agustín Pedro Calvo

1913-1936

 

Agustín était né à Cobatillas (diocèse de Teruel) le 8 septembre 1913.

Ses études ne furent pas faciles, au Petit-Noviciat de Cambrils, mais on le garda pour sa piété et sa simplicité.

En 1930, il recevait l’habit des Frères Lassaliens, et le nom de Honorato Alfredo.

Sa formation s’acheva au scolasticat, où il mit toute son énergie pour bien compléter ses études et il assuma une classe à Teruel en 1933, puis à Tarragona.

En 1936, il passa à San Hipólito de Voltregá, une petite communauté de quatre Frères, qui hébergeait aussi un religieux de la Sainte-Famille.

Quand éclata la révolution, des miliciens se présentèrent à la porte pour arrêter «trois Frères» ; les deux Frères Olegario et Honorato étaient là, entourant l’autre religieux qui avait ouvert la porte. Ils furent arrêtés tous les trois, conduits en voiture sur le chemin de San Boy de Llusanés, à quatre kilomètres de San Hipólito, où ils furent fusillés.

C’était le samedi 18 août 1936.

Honorato Alfredo allait avoir vingt-trois ans. Il a été béatifié en 2007.

 

 

Carmes de El Carmen de Onda (Castellón)

† 1936

 

Il y avait trente Religieux dans ce couvent, surtout des jeunes étudiants et novices.

Au matin du lundi 27 juillet 1936, des Gardes «d’assaut» vinrent leur donner l’ordre de partir immédiatement ; ils furent conduits au centre de Onda, où ils chantèrent encore une fois ensemble le Salve Regina.

Ils parvinrent à Villarreal, et n’étaient déjà plus que vingt-et-un après que certains avaient déjà pu rejoindre leurs pays. Les autres devaient prendre le train pour Valencia et de là gagner à leur tour leurs pays respectifs.

Déjà le sous-prieur (Anastasio Ballester) fut arrêté et fusillé au cimetière de Cuevas de Vinromá (Castellón).

Arrivés au Cabañal, deux seulement continèrent sur Madrid, tandis que les dix-huit autres descendirent, avec le Père Provincial, et conduits à Valencia.

Le Père Rafael Sarría partit pour Algemesí, où il allait être fusillé. Le Frère Florencio Marquínez disparut totalement, ainsi que le Frère Angelo Martín, disparu à la station du Norte.

Neuf autres du groupe, très jeunes, presque des enfants, furent conduits à un proche couvent et devaient être amenés en train à Madrid, ainsi que trois Frères ; le père Evangelista Muñoz Tornero devait descendre à Albacete, et recevoir la couronne du martyre à Almusafes (Valencia).

Restaient huit jeunes novices ; un neuvième, Isidoro Garrido, profita de la distraction d’un gardien pendant la route, et s’éclipsa ; il put raconter ce qu’il avait vu jusque là.

Le 28 juillet, ils arrivèrent à la gare de Madrid-Astocha, une zone particulièrement marquée par le front de la guerre civile. Les miliciens ne savaient pas quoi faire. On les mit dans une pension de vieillards, jusqu’au 14 août. Trois jours plus tard, à minuit, un groupe de miliciens vint réveiller tout le monde : il fallait s’habiller immédiatement et tout laisser sur place.

Ils emmenèrent les huit jeunes novices au cimetière de Carabanchel Bajo pour les fusiller, au petit matin du 18 août 1936.

Ces jeunes qui avaient entre dix-huit et vingt-deux ans furent béatifiés en 2013. Voici leurs noms (ici, par ordre d’âge décroissant)  : 

  • Daniel García Antón
  • Silvano Villanueva González
  • Adalberto Vicente y Vicente
  • Aurelio García Anton
  • Francisco Pérez Pérez
  • Angelo Reguilón Lobato
  • Nicomedes Andrés Vecilla
  • José Sánchez Rodríguez

 

Les corps furent laissés là où ils étaient tombés ; une passante remarqua quelques heures plus tard que l’un des plus jeunes n’était pas mort et se traînait par terre ; elle le signala à l’un des soldats, qui vint l’achever d’un coup de feu. Il pourrait s’agir de Nicomedes Andrés ou de José Sánchez.

On laissa les corps exposés bien en évidence. Un médecin vint établir les certificats de décès seulement le surlendemain et l’on dépouilla entièrement les corps des Martyrs, qui restèrent là, nus, aux yeux de tous. Enfin l’ordre arriva de les ensevelir.

Un autre prêtre carme, Francisco Marco Alemán, fut fusillé le 28 (ou le 18) novembre 1936 à Paracuellos de Jarama (Madrid), et béatifié avec le même groupe.

 

 

Daniel García Antón

1913-1936

 

Il était né le 11 décembre 1913 à Navacepeda de Tormes (Ávila, Espagne).

C’est le frère aîné de Aurelio, martyrisé le même jour.

Entré dans l’Ordre des Carmes de l’Ancienne Observance, il professa avec le nom de Daniel María.

Voir la notice Carmes de El Carmen de Onda 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Silvano Villanueva González

1916-1936

 

Il était né le 6 février 1916 à Huérmeces (Burgos, Espagne).

Entré dans l’Ordre des Carmes de l’Ancienne Observance, il professa avec le nom de Silvano María.

Voir la notice Carmes de El Carmen de Onda 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Adalberto Vicente y Vicente

1916-1936

 

Il était né le 23 avril 1916 à Cuéllar (Ségovie, Espagne) en la fête du martyr saint Adalbert, évêque de Prague, dont il porta le nom.

Entré dans l’Ordre des Carmes de l’Ancienne Observance, il professa avec le nom de Adalberto María.

Voir la notice Carmes de El Carmen de Onda 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Aurelio García Anton

1916-1936

 

Il était né le 14 août 1916 à Navacepeda de Tormes (Ávila, Espagne).

C’est le jeune frère de Daniel, martyrisé le même jour.

Entré dans l’Ordre des Carmes de l’Ancienne Observance, il professa avec le nom de Aurelio María.

Voir la notice Carmes de El Carmen de Onda 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Francisco Pérez y Pérez

1917-1936

 

Il était né le 30 janvier 1917 à Ros (Burgos, Espagne).

Entré dans l’Ordre des Carmes de l’Ancienne Observance, il professa avec le nom de Francisco María.

Voir la notice Carmes de El Carmen de Onda 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Angelo Reguilón Lobato

1917-1936

 

Il était né le 1er juin 1917 à Pajares de la Lampreana (Zamora, Espagne), comme deux autres de ses Confrères martyrisés le même jour.

Entré dans l’Ordre des Carmes de l’Ancienne Observance, il professa avec le nom de Angelo María.

Voir la notice Carmes de El Carmen de Onda 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Nicomedes Andrés Vecilla 

1917-1936

 

Il était né le 26 août 1917 à Pajares de la Lampreana (Zamora, Espagne), comme deux autres de ses Confrères martyrisés le même jour.

Entré dans l’Ordre des Carmes de l’Ancienne Observance, il professa avec le nom de Bartolomé Fanti María.

Voir la notice Carmes de El Carmen de Onda 

On le voit, il allait avoir dix-neuf ans dans une semaine.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

José Sánchez Rodríguez 

1918-1936

 

Il était né le 2 août 1918 à Pajares de la Lampreana (Zamora, Espagne), comme deux autres de ses Confrères martyrisés le même jour.

Entré dans l’Ordre des Carmes de l’Ancienne Observance, il professa avec le nom de Ángel María.

Comme on peut le constater, il venait d’avoir dix-huit ans.

Voir la notice Carmes de El Carmen de Onda 

Il fut béatifié en 2013.

Alberto Hurtado Cruchaga

1901–1952

 

Alberto vit le jour le 22 janvier 1901 à Viña del Mar (Chili).

Lui et son jeune frère furent orphelins de père dès 1905, de sorte que leur mère s’en alla chercher du travail à Santiago. Les deux garçons firent leurs études au collège des Jésuites.

Au contact des bons pères Jésuites et dans la prière, le jeune garçon entendit l’appel de Dieu, mais il devait d’abord travailler pour aider sa mère et son frère.

Il travailla beaucoup, à mi-temps par des «petits boulots», et étudiant le Droit à l’université. En plus, il essayait déjà de venir en aide aux malheureux : il fonda un patronage, une école du soir.

En 1922, il fut déjà reçu docteur en droit. En 1924, à vingt-trois ans, il entra au noviciat jésuite à Chillán.

Il poursuivit sa formation religieuse à Cordoba (Argentine), où il approfondit la littérature. 

En 1927, il fut envoyé en Espagne pour la philosophie et la théologie ; mais quand l’Ordre fut supprimé du pays en 1932, il alla à Louvain (Belgique), où il reçut l’ordination sacerdotale (1933), mais aussi le grade de docteur en pédagogie-psychologie (1935).

Il passa encore une dernière année en Belgique, à Drongen (Gand), et revint au Chili.

Dans son pays, outre l’enseignement dont il eut la charge au collège jésuite, à l’université et au séminaire, il se livra à une multitude d’activités pastorales : une maison de retraite, la congrégation mariale pour les étudiants, la direction spirituelle des jeunes et des laïcs.

En 1941, alors qu’il publiait un premier ouvrage retentissant (Le Chili est-il un pays catholique ?), il fut chargé de l’Action Catholique pour le diocèse d’abord, pour le pays ensuite : sa figure devint très populaire, à la radio, dans la presse… Avec une vieille camionnette il recueillit durant l’hiver les SDF qu’il trouvait dans les rues.

En 1944, il ouvrit El Hogar de Cristo (Le foyer du Christ), pour les enfants vagabonds d’abord, puis pour les femmes, et pour les hommes. L’accueil se compléta en formation artisanale, en réhabilitation, et les Foyers se multiplièrent. L’expérience se compléta par un voyage aux Etats-Unis, où le père Hurtado visita l’œuvre du père Flannery (les Boys Towns).

Ce n’était pas tout. En 1947, il fonda un syndicat chrétien des ouvriers et, en 1951, une revue de doctrine sociale chrétienne, tout en visitant les ouvriers, les mineurs, les dockers.

L’évolution de son cancer au pancréas fut suivie par toute la population qui s’accrochait aux nouvelles de la radio ; à un Confrère qui lui suggérait de se ménager, il répondit : Je préfère mourir jeune, usé, que vieux, moisi. Et ses dernières paroles furent pour son Supérieur : Croyez bien, Père, que je suis heureux, profondément heureux.

Ce pionnier de la résurrection spirituelle chilienne mourut le 18 août 1952, journée proclamée depuis Journée de la Solidarité.

Des guérisons miraculeuses ouvrirent bientôt la voie à la béatification et à la canonisation du père Alberto : il fut béatifié en 1994 et canonisé en 2005.

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