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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:00

 

19 AOUT

 

II.

S Jules, sénateur romain et martyr.

III.

S Magnus, évêque à Anagni (ou dans les environs).

S Maginus, ermite et martyr près de Tarragone.

IV.

S Andreas, tribun, et quelque deux-mille six-cents Compagnons d'armes, martyrs en Cilicie.

SS Timotheus, Agapios et Thècle, martyrs à Gaza.S Satyre, premier évêque à Arezzo.

Ste Crescentia, vierge à Paris.

?

SS Mandrien et Flavien, martyrs à Toulon.

V.

S Xyste III, pape (432-440), patient, doux et ferme.

S Badoul, premier abbé à Ainay.

S Clitauc, roi gallois martyr , c'est-à-dire assassiné.

VI.

S Donat, prêtre anachorète et thaumaturge à Sisteron.

S Marien, ermite en Berry, vénéré à Evaux.

S Mochta, abbé à Louth ; ses innombrables miracles sont difficiles à vérifier : il aurait par exemple vécu trois-cents ans.

S Elaphe, évêque à Châlons-en-Champagne.

VII.

S Bertulf, moine à Luxeuil, abbé à Bobbio.

S Calmine, duc d'Aquitaine, fondateur de plusieurs abbayes.

S Guénin, évêque à Vannes.

VIII.

S Sebaldus, ermite près de Nuremberg.

S Credan, abbé à Evesham.

XII.

S Basilio (Bartolomeo) de Simero, abbé en Calabre où il fonda un monastère de Grecs.

B Guerric, abbé cistercien à Igny, nommé par s. Bernard.

XIII.

B Leone II, abbé à La Cava : l'abbaye fut alors à son apogée, mais souffrit de l'occupation de la Sicile par les Aragonais.

S Louis d'Anjou, petit-neveu du roi s. Louis, et par sa mère apparenté à ste Elisabeth de Hongrie, deuxième de quinze enfants, franciscain et à vingt-trois ans évêque à Toulouse, quelques semaines seulement, tant il était malade.

XIV.

B Giordano de Pise, dominicain, qui savait prêcher au peuple en langue vulgaire.

B Angelo, moine camaldule, puis ermite à Acquapagana.

B Pietro, ermite tertiaire franciscain à Gualdo.

XVII.

B Damianus, catéchiste, laïc japonais martyr, béatifié en 2008.

Bx Pedro de Zúñiga, augustin espagnol, Ludovic Frarijn, dominicain d'origine flamande, martyrs à Nagasaki, avec les treize membres japonais d'équipage du bateau qui les avait amenés : Joachim Díaz Hirayama, Leo Sukeemon, Ioannes Miyazaki Soemon, Michaël Díaz Hori, Antonius Yamada, Marcus Takenoshita Shin’emon, Thomas Koyanagi, Jacobus Matsuo Denji, Laurentius Ikegami Rokusuke, Paulus Sankichi, Ioannes Yago, Ioannes Nagata Matashichi et Bartholomaeus Mohyoe.

B Hugh Green, martyr à Dorchester pour crime de prêtrise.

S Jean Eudes, prêtre de l'Oratoire, fondateur de la congrégation de Jésus et de Marie pour la direction des séminaires et la formation des prêtres, de l'institut de Notre-Dame-du-Refuge pour le relèvement des jeunes filles égarées ; apôtre de la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie.

XIX.    

Bx Kwon Cheon-rye Theresa et Jo Suk Petrus, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014.

XX.

S Ezequiel Moreno y Díaz (1848-1906), augustin espagnol, missionnaire aux Philippines puis en Colombie, évêque à Pasto, défenseur des droits de l'Eglise et de la liberté de conscience ; canonisé en 1992 ; très invoqué pour les malades du cancer.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2001, près de Valencia : 

Jésuites : Tomás Sitjar Fortiá (*1866), prêtre jésuite, près de Valencia ; 

Prêtres diocésains : Francisco de Paula Ibáñez y Ibáñez (*1876), , près de Valencia ; 

Carmélites de la Charité : Rosa Pedret Rull (R. de Notre-Dame du Bon Conseil, *1864), María Calaf Miracle (M. de N.-Dame de la Providence, *1871), María Desamparados Giner Sixta (M.D. du Très-Saint-Sacrement, *1877), Francisca de Amezùa Ibaibarriaga (Fr. de Sainte-Thérèse, *1881), Teresa Chambó Palet (T. du Bon Pasteur, *1881), Elvira Torrentallé Parair (E. de la Nativité de Notre-Dame, *1883), Agueda Hernández Amorós (A. de Notre-Dame des Vertus, *1893), María Dolores Vidal Cervera (M.D. de Saint-François-Xavier, *1895), María de las Nieves Crespo López (M. des Neiges de la Très-Sainte-Trinité, *1897), près de Valencia ;

- béatifiés en 2007 : 

Prêtres diocésains : Justo Arévalo y Mora (*1869), Pedro Buitrago Morales (*1883), et Félix González Bustos (*1903), près de Ciudad Real ; 

Lassalliens : Urbano Corral González (Josaphat Roque, *1899), Remigio Olalla Aldea (Agapito León, *1903), Valeriano Ruíz Peral (Julio Alfonso, *1911), Antolín Martínez y Martínez (Dámaso Luis, *1915) et Isidro Muñoz Antolín (Ladislao Luis, *1916), près de Ciudad Real ;

- béatifiés en 2013 : 

Prêtres diocésains : Antoni Pedró Minguella (*1874), près de Lleida ; Damián Gómez Jiménez (*1871), près d’Ávila ; 

Lassalliens : Pascual Escuin Ferrer (Marciano Pascual, *1907) et Andrés Pradas Lahoz (Andrés Sergio, *1908) près de Tarragona ; 

Bénédictins : Josep María Fontseré Masdeú (*1854), Cipriano González Millán (Domingo, *1880), Joan Roca Bosch (*1884), Agustí Busquets Creixell (Ambrosi María, *1903), Cándid Feliu Soler (Placid María, *1904), prêtres ; José Erausquin Aramburu (Eugenio María, *1902) et Ignasi Guilá Ximenes (Emiliá María, *1914), profès, à Barcelone ;

Filles de la Charité : Rosario Ciércoles Gascón (*1873), Micaela Hernán Martínez (*1881), María Luisa Bermúdez Ruiz (*1893), près de Valencia ;

        - béatifiés en 2015 :

Capucins : Miquel Sagré Fornaguera (Benigne, *1890) et Josep Vilalta Saumell (Tarsici, *1912), prêtres, près de Barcelone.

 

 

Magnus de Trani

† 251

 

Fils d’Apollonius, il naquit à Trani au 2e siècle.

La famille, pauvre, lui confia la garde du petit troupeau, mais Magnus donnait ce qu’il pouvait gagner à plus pauvre que lui.

Lui et son père reçurent le baptême de l’évêque Redemptus ; à la mort de ce dernier, Magnus fut acclamé pour lui succéder et devint le deuxième évêque de Trani.

Comme évêque, Magnus travailla beaucoup à l’expansion du christianisme dans la région. Une jeune fille nommé Secundina reçut de lui le baptême à Anagni.

Au temps de la persécution de Dèce, Magnus vint se réfugier dans un premier temps à Rome, puis repartit dans son diocèse, en cherchant à se protéger ; mais il fut découvert par des soldats ; Magnus demanda un peu de temps pour prier ; quand les soldats revinrent, l’évêque était déjà mort, mais ils le décapitèrent à Fabreteria Vetus (act. Ceccano).

Ce pouvait être en 251.

Le Martyrologe Romain mentionne Magnus de Trani au 19 août.

 

 

Andreas et Compagnons en Cilicie

† 300

 

Andreas était un tribun militaire, qui commandait plusieurs centaines de soldats, au nombre de deux-mille cinq-cent quatre-vingt-treize, ou même plus.

En effet, ce corps d’armée venait de remporter une victoire inespérée sur les Perses, où ils avaient nettement senti l’action divine qui les protégeait et les conduisait. Certains soldats moururent, mais tous les survivants se convertirent.

Le préfet Seleucus, ne pouvant les faire renoncer à la Foi, les fit exécuter dans les défilés du Taurus, cette longue chaîne de montagnes de six-cents kilomètres de long et culminant à plus de trois mille mètres en différents endroits.

C’était vers 300.

Le Martyrologe Romain mentionne Andreas et ses Compagnons au 19 août.

 

 

Timotheos de Gaza

† 304

 

Timotheos fut martyrisé à Gaza (Palestine) durant la persécution de l’empereur Dioclétien.

On lui fit endurer plusieurs supplices et, devant sa persévérance à confesser le Christ, il fut brûlé à petit feu.

L’historien Eusèbe affirme qu’en même temps on fit souffrir Agapios et Thecla, qu’on jeta en pâture aux bêtes, mais on croit savoir que ceux-ci moururent une ou deux années plus tard.

Le Martyrologe Romain mentionne Timotheos de Gaza au 19 août.

 

 

Maginus de Tarragone

† 306

 

Maginus (en espagnol Magín, en catalan Magí), tôt orphelin, vivait en ermite non loin de Tarragone (Catalogne, Espagne NE), dans une grotte de Mont Brufaganya.

Il y resta trente années.

Arriva le préfet Datianus qui voulait appliquer l’édit de persécution de Maximien : Maginus s’efforça de l’amener à la foi, mais fut mis en prison.

Il fut libéré par une intervention céleste (comme s.Pierre, cf. Ac 5:19 ; 12:7-10) et retourna dans sa grotte.

On l’y retrouva, on le ramena à Tarragona. Transféré à Gayá, il y fut décapité.

Le Martyrologe Romain mentionne Maginus de Tarragone au 19 août.

 

 

Xyste III

432-440

 

Quarante-quatrième pape, Xyste succédait à Célestin Ier. Il était romain et vécut un pénible incident peu après son élection.

Un certain Bassus, dont les intentions étaient vraiment dignes de son nom, dénonça le pontife comme criminel. Traduit devant l’empereur et cinquante six évêques, Xyste fut absolument innocenté. C’est l’accusateur qui fut condamné et heureusement fit acte de repentance.

Prêtre, il avait finalement adhéré pleinement aux positions d’Augustin d’Hippone sur le pélagianisme.

Pape, il resta patient et reçut avec joie la réconciliation de l’évêque Jean d’Antioche, qui avait quelque temps contesté les décisions du concile d’Ephèse. A ce moment-là, l’Orient était en paix avec l’Occident.

Il montra la souplesse nécessaire au sujet de l’Illyricum (les Balkans), administré par Constantinople mais dépendant de l’évêque de Rome pour les affaires ecclésiastiques : l’évêque de Thessalonique était et demeurait le représentant de Rome.

Il est dit du pape Xyste III qu’il s’occupa activement des édifices religieux de la Capitale : Sainte Marie-Majeure, Saint-Paul, Saint-Laurent, le baptistère du Latran, la catacombe de Calliste. 

Il ordonna cinquante-deux évêques, vingt-huit prêtres et douze diacres.

Son pontificat dura huit ans. Il mourut très vraisemblablement le 19 août 440 (on avait proposé la date du 28 mars), et fut enseveli dans la catacombe de la Via Tiburtina.

Son successeur sera saint Léon Ier le Grand.

 

 

Donat de Sisteron

† 535

 

On disait que Donat était originaire d’Orléans. 

Or l’évêque de Sisteron, orléanais lui aussi, l’appela dans cette région provençale et Donat s’établit dans un repli de la montagne de Lure (act. Alpes de Haute-Provence).

Sa vie toute pure et unie à Dieu l’empêcha de rester ignoré et l’on vint le voir, le consulter. 

Donat forma à la vie érémitique un jeune homme, nommé Florent.

Quand Donat mourut, vers 522 (ou 535), Florent et quelques autres disciples restèrent sur place pour veiller sur le tombeau de Donat. Ce fut l’origine d’un petit prieuré.

Saint Donat de Sisteron est commémoré le 19 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bertulf de Bobbio

† 639

 

Bertulf était d’une famille noble, à laquelle était aussi apparenté s.Arnoul de Metz (v. 18 juillet), mais n’était pas baptisé.

Il se convertit à un âge adulte et se mit quelque temps sous la conduite de s.Arnoul, puis entra au monastère de Luxeuil, alors gouverné par s.Eustase (v. 2 avril).

Sur la demande de l’abbé de Bobbio, qui s’était arrêté à Luxeuil, Bertulf passa au monastère de Bobbio et, en 626, y fut élu abbé à l’unanimité.

Il se passa alors un curieux événement, que l’Eglise ne devrait pas connaître, mais que même des hommes d’Eglise suscitent parfois pour des raisons plus humaines que divines. Il se trouva donc que l’évêque de Tortona, se sentant blessé de ne pas avoir été informé de l’élection de Bertulf, appela à sa rescousse le dernier des personnages qui pouvaient être intéressés par l’affaire : le roi des Lombards, Ariovaldus, qui était arien. Mais le Saint-Esprit suggéra une bonne idée à ce roi : il pria Bertulf d’aller consulter le pape. Mesure salutaire, recourir au Successeur de Pierre !

Bertuf fut reçut très paternellement par le pape, Honorius 1er, qui lui accorda la pleine immunité pour le monastère, de sorte qu’il échappait définitivement à l’autorité épiscopale et dépendait directement du pape. Cette mesure fut successivement appliquée à tous les monastères.

Au retour, Bertulf fut pris d’une violente fièvre en arrivant à Bismantum, auj. Pietra di Bismantova. C’était un 28 juin, vigile de la fête de saint Pierre Apôtre. Dans la nuit, Bertulf eut la vision ou l’apparition de quelqu’un qui lui enjoignait de rejoindre les moines à l’office, ajoutant qu’il était Pierre, que l’univers fête en ce jour. Bertulf se remit pleinement et, parvenu à Bobbio, en dirigea l’abbaye plusieurs années encore.

Il mourut le 19 août 639 ou 640.

Saint Bertulf de Bobbio est commémoré le 19 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sebald de Nuremberg

8e siècle

 

Ce personnage très mystérieux a fait l’objet de récits tardifs qu’on n’a pas pu vérifier par des documents historiques certains.

Sebald aurait été d’origine danoise, ou anglo-saxonne. Il aurait été fiancé à une princesse française, dont il se sépara pour partir en pèlerinage avec un certain Dionysius, son disciple.

Le pape l’aurait chargé de prêcher à Vicenza. Il aurait accompagné s.Willibald (v. 7 juillet) en Germanie.

Eut-il un rôle important dans cette mission d’évangélisation ? Ou s’établit-il à nouveau comme ermite à Nuremberg ? 

Ce qu’on sait, est qu’il fut honoré dans cette ville comme céleste Patron à partir du onzième siècle, en même temps que s.Laurent (v. 8 août) et s. Deocar (v. 7 juin ?).

En 1425, il fut canonisé sur la base d’un dossier présenté par une délégation : Sebald était honoré depuis plus de cinq cents ans et avait accompli des miracles. Voyons-en quelques-uns.

Il aurait aidé un paysan à retrouver ses bœufs en se servant de ses doigts comme de torches éclairantes.

Pour aider s.Willibald, il aurait fait apporter du pain par un ange, tandis que le tonneau dont il tirait le vin, se remplissait au fut et à mesure.

Un hérétique, englouti dans un précipice, fut sauvé (et converti) par Sebald.

Sebald guérit un homme auquel des païens avaient crevé les yeux pour avoir offert un poisson au saint homme.

Une autre fois encore, Sebald, n’ayant rien pour allumer un feu, prit les glaçons qui tombaient de la chaumière, y mit le feu et put chauffer la pièce et le repas.

Autre prodige : les bœufs qui tiraient le cercueil de Sebald, se dirigèrent spontanément vers l’église Saint-Pierre, où l’Ermite fut enterré.

L’église Saint-Sebald, construite à Nuremberg au 14e siècle, est très connue pour son architecture et son mobilier intérieur. Depuis la Réforme, elle est propriété de l’Eglise Luthérienne de Bavière.

Saint Sebald de Nuremberg est commémoré le 19 août dans le Martyrologe Romain.

Basilio Bartolomeo de Simeri

1050-1130

 

Basilio naquit vers 1050 à Simeri (Calabre, Italie S), de Giorgio ed Elena.

«Très jeune», dit-on sans préciser davantage, il se fit ermite ; d’abord auprès d’un ermite plus expérimenté, nommé Cirillo (ou Kyrillos), qui lui remit un habit, et le nom de Bartolomeo. Puis dans la solitude sur le Trigono, une des montagnes de la chaîne Sila ; de là lui vint le surnom de Trigono, qu’on lui attribua.

Bien qu’isolé, il fut découvert par des chasseurs, qui parlèrent de lui ; on vint le visiter, l’écouter, enfin lui demander de fonder un monastère. Il obéit à une encourageante apparition mariale et fit construire vers 1090 un monastère (le Patirion) avec une église dédiée à Notre-Dame Odrigita, entre Rossano et Corigliano. Il reçut le soutien du roi Ruggero II et de sa mère, ainsi que du dignitaire Cristodulo.

Cédant aux instances des moines, il accepta l’ordination sacerdotale et, successivement, devint leur abbé. 

La communauté suivait le rite catholico-byzantin. Mais surtout, sous l’impulsion du saint abbé, se développa un important scriptorium, d’où sortirent des centaines de codex, actuellement en possession de différentes bibliothèques dans toute l’Europe, ce qui permit de sauver de l’oubli beaucoup d’œuvres classiques grecques et latines.

En 1105, Bartolomeo dut implorer du pape l’autonomie du monastère, contre les prétentions de l’archevêque de Rossano qui, étant aussi de rite catholico-byzantin, voulait lui imposer son autorité.

Ensuite, Bartolomeo se rendit à Byzance, où l’empereur et sa femme le reçurent avec honneur ; ils lui remirent des dons précieux pour orner le monastère. Puis ils le prièrent de s’arrêter au Mont Athos pour le réformer, ce qu’il fit avec succès.

Le diable était aux aguêts : le succès et les honneurs reçus par Bartolomeo suscitèrent la jalousie et on l’accusa d’avoir détourné des dons au profit de ses parents. Le procès eut lieu à Messine ; les faux témoins firent leur travail, et Bartolomeo, qui n’ouvrit pas la bouche un seul instant, fut considéré coupable et condamné au bûcher. Il demanda une dernière grâce : célébrer la Messe. Au moment de la consécration, apparut une colonne de feu qui montait de l’autel et rejoignait le ciel. Tous reconnurent l’innocence de Bartolomeo et lui demandèrent pardon. 

Le roi le retint, le priant de construire un nouveau monastère à Messine même.

Celui qui avait si longtemps été retiré de son ermitage, put le regagner enfin en 1128 et vivre en paix quelque temps encore dans «son» monastère près de Rossano.

Il y mourut le 19 août 1130. Un culte immémorial lui est réservé, mais seulement dans l’église, l’abbaye étant devenue un lieu touristique. 

Récemment, le nom de saint Bartolomeo fut inséré dans le Martyrologe au 19 août.

 

 

Guerric d’Igny

1070-1157

 

Guerric naquit entre 1070 et 1080 à Tournai.

Tout jeune il entra dans la cléricature et étudia sous la direction d’Odon de Tournai. Il devint chanoine.

Vers 1121, il devint écolâtre (professeur), puis quitta ce poste enviable pour rejoindre un style de vie plus contemplatif. Il resta dans la ville, logé près de la cathédrale, partageant son temps entre la prière et le travail.

Vers 1125, il rencontra saint Bernard (v. 20 août) ; il l’y rejoignit à Clairvaux, en 1126 selon certains, un peu plus tard selon d’autres.

De cette nouvelle recrue, Bernard écrivit peu après : Sachez qu’il court dans les voies de Dieu comme un homme sûr de son but, qu’il combat comme un soldat qui ne porte pas de faux coups. Mais parce qu’il sait que la victoire dépend moins de l’énergie de celui qui lutte ou qui court que de la miséricorde de Dieu, il vous conjure de prier pour lui, afin que celui qui lui a déjà donné la grâce de combattre et de courir lui accorde encore celle de vaincre et de parvenir au but.

En 1138, Bernard le nomma abbé d’Igny, où il allait rester près de vingt ans. L’abbaye fleurit et «enfanta» celle de Valroy en 1148.

L’abbé Guerric était heureux de ses moines. Il n’eut qu’un déplaisir : celui de devoir faire de longs séjours en infirmerie, à cause de son âge et de la maladie. Tous le vénéraient profondément, le considérant comme «le» disciple de Bernard.

Sur son lit de mort, Guerric eut un scrupule : sachant qu’il existait un recueil de ses sermons, et que le chapitre général avait interdit à tous les moines d’écrire sans autorisation, il avoua sa faute et ordonna aux frères de mettre le recueil au feu, ce qu’ils firent séance tenante, mais sans révéler à leur abbé… qu’ils en avaient quatre autres exemplaires. Un fort aspect de la doctrine de Guerric est sa spiritualité hautement mariale.

Guerric rendit son âme à Dieu le 19 août d’une année qui peut varier de 1151 à 1157. On remarquera que saint Bernard mourut, lui, le 20 août (1153). Le culte du bienheureux Guerric fut reconnu en 1889.

 

 

Leone II de La Cava

1239-1295

 

Leone naquit en 1239.

Moine très jeune à La Cava, il eut la difficile responsabilité de camerarius, c’est-à-dire de trésorier.

En 1268, il fut élu à l’unanimité pour succéder à l’abbé défunt, Amicus. Il fut donc désigné comme Leone II, un autre Leone ayant été abbé à La Cava deux siècles plus tôt (v. 12 juillet). et fut le seizième abbé.

En 1274, Leone se rendit au concile de Lyon, où il obtint du pape Grégoire X une confirmation des privilèges, droits et libertés déjà accordés à l’abbaye. Il profita aussi de son voyage pour visiter Cluny.

L’abbaye de La Cava se trouvait à la merci des prétentions de deux couronnes rivales : Anjou et Aragon. S’il put obtenir de la maison d’Anjou à peu près ce dont il avait besoin, il perdit cependant quasiment toutes les dépendances de l’abbaye en Sicile, occupée par la maison d’Aragon.

A l’intérieur de l’abbaye, les moines copistes furent très actifs et les textes choisis révèlent un goût très sûr chez celui qui ordonna ce travail. Leone fit aussi construire une nouvelle église et un très beau cloître.

La renommée de Leone était grande et, quand il mourut le 19 août 1295, on le considérait comme un saint.

Le culte qu’on lui rendait comme Bienheureux fut approuvé en 1928.

 

 

Louis d’Anjou

1274-1297

 

Ce personnage royal vit le jour le 9 février 1274 à Nocera (royaume de Naples, Italie), à moins que l’événement ait eu lieu à Brignoles (Provence), où il reçut son éducation.

Il était le troisième des quatorze enfants du roi de Naples, Charles II le Boîteux et de Marie de Hongrie ; Charles II était lui-même le neveu de saint Louis, roi de France (v. 25 août) ; Marie de Hongrie était la petite-nièce de sainte Elisabeth de Hongrie (v. 17 novembre).

Louis et ses frères et sœurs eurent pour précepteur Guillaume de Manerie, un homme honnête, plein de bon sens, très pieux, qui sut organiser la journée des jeunes princes de façon à leur éviter de perdre du temps et à apprendre toutes les disciplines nécessaires à leur rang et à leur destinée. 

A sept ans, le petit Louis savait monter à cheval, chasser, pêcher ; mais aussi chanter et danser ; précoce et vif, il n’eut jamais à être puni. Un prêtre le guidait aussi, Jean de Bymaret.

En 1284, son père Charles II fut fait prisonnier des Aragonais, et le petit garçon pria de toutes ses forces pour le retour de son père ; en 1288 seulement, Charles II fut délivré, mais on lui confisquait ses trois jeunes fils, Louis, Robert et Raymond-Bérenger : Louis avait quatorze ans, Robert onze, Raymond-Bérenger sept. Les trois garçons furent enfermés près de Barcelone, puis près de Tarragone, pendant sept ans. L’humidité de ces lieux de «détention» fut certainement à l’origine de la tuberculose dont mourut Louis peu après.

Cette détention ou résidence surveillée n’empêchait pas les enfants de s’occuper, et Louis organisa leur journée utilement : on ne pratiquait pas de jeux d’argent, mais on jouait aux échecs ; on chassait ; qui avait laissé échapper un juron mangeait à terre avec le chien ; à table, on écoutait un passage de l’Ecriture ou de quelque autre bon auteur.

Louis eut la possibilité de recevoir deux Frères mineurs, François Brun, qui fut son conseiller spirituel, ainsi que Pietro Scarrerii. La piété de Louis était déjà toute mariale ; il y ajouta des pratiques sévères, se levant la nuit pour prier debout, les bras en croix ; sa lecture de choix était la Fleur des Saints, où il cherchait ses modèles. Un accident de cheval le convainquit de renoncer à la chasse et aux armes : il ceignit la corde franciscaine sous ses habits, dans l’espoir d’entrer dans l’Ordre.

Avec ces prêtres, Louis apprit le latin, commença la théologie ; chaque jour, il assistait à la Messe. Quand les conditions de la captivité furent un peu mitigées, il put habiter Barcelone et y suivre les cours de l’Université.

Il annonça bientôt à son père son désir de devenir prêtre. Le pape Célestin V le nomma même évêque de Lyon, mais Louis ne fut pas consacré.

En 1295, mourut le frère aîné de Louis, ce qui le rendait héritier du royaume de Naples. Libéré cette année-là, il confirma plutôt sa volonté d’entrer dans l’Ordre franciscain. 

De retour en Provence, il visita les églises, les couvents, les pauvres, les prisonniers. A Rome, il reçut du pape les ordres, sauf la prêtrise. A Naples, il renonça à son titre de roi en faveur de son frère Robert et se retira au château de l’Œuf, où il s’entoura de Frères mineurs, organisa sa vie en vrai religieux et partagea son temps entre la prière et l’étude.

Il refusa humblement d’aller être ordonné prêtre à Rome par le pape, et reçut ce Sacrement à Naples, en mai 1296, avec  «dispense d’âge» car il n’avait que vingt-deux ans.

Une de ses démarches fut d’implorer de son frère le roi, et d’en obtenir la grâce de corsaires condamnés à mort.

A la fin de 1296, il fut préconisé pour le siège épiscopal de Toulouse. Il n’accepta qu’à la condition… d’être reçu dans l’Ordre franciscain, qu’on lui avait refusé jusqu’alors. Il fit les vœux à Rome le 24 décembre, reçut l’habit du Frère François Brun lui-même, mais raccourci, car on ne lui permettait de le porter que sous ses habits personnels. Il fut sacré évêque le 30 décembre.

Il fit ses adieux à sa famille à Naples, passa quelques jours au château de l’Œuf, regagna Rome où il eut enfin l’autorisation de porter l’habit franciscain ostensiblement, et abandonna les insignes épiscopaux. Il s’arrêta à Paris pour saluer le roi, Philippe le Bel, et entra dans Toulouse en mars 1297.     

Son palais épiscopal devint tout de suite un petit couvent. Aux Frères mineurs François et Pietro, il ajouta Jacques Duèze, un canoniste, qui devint plus tard le pape Jean XXII.

Il s’attaqua à la réforme du clergé, obligeant les clercs à porter les cheveux courts, invitant certains bénéficiaires absents et indignes à la démission pure et simple, donnant lui-même l’exemple du pasteur soucieux des brebis, visitant les pauvres et les malades, intercédant pour les prisonniers ou les Juifs.

Ce zèle dépassait ses forces et acheva de l’exténuer. Effrayé par ses responsabilités, il songea à démissionner. Il crut possible d’aller à Rome pour la canonisation de son grand-oncle, Louis IX ; en voyage, il passa par Barcelone, Tarascon et Brignoles. Il célébra solennellement la fête de saint Dominique (le 4 août à l’époque) et chanta la messe du 5 août pour le repos de l’âme de son frère aîné, puis il dut s’aliter.

Il dicta son testament et mourut doucement au soir du 19 août 1297 (saint Louis était mort un 25 août, et venait d’être canonisé le 11 août précédent).

Déjà les fidèles, favorisés de miracles, le «canonisaient». En 1317, Jean XXII canonisait ensemble Louis d’Anjou et Thomas d’Aquin.

Les reliques de Louis d’Anjou passèrent de Marseille à Valencia en 1423, volées par les Aragonais. En 1956, l’archevêque de Marseille obtint la restitution de deux vertèbres du Bienheureux, qui furent volées en 1993.

 

 

Giordano de Pise

1260-1311

 

Giordano (Jourdin) naquit vers 1260 à Pise (Italie), dans la famille Rivalto ou dans la bourgade de Rivalto, de la région de Pise.

A vingt ans, il entra chez les Dominicains et étudia à Pise, puis à Bologne, enfin à Paris, où il reçut le titre de bachelier.

A partir de 1287, il enseigna la théologie à Sienne, en 1289 à Pérouse, en 1295 à Viterbe. De plusieurs confraternités qu’il fonda à Pise, l’une d’elles, du Saint Rédempteur, existe toujours.

En 1301 il participa au chapitre général de Cologne.

Il reprit son enseignement à Pise. A partir de 1303 on l’entendit à Florence, où il prêcha (au moins) un carême à la cathédrale. Il s’y illustra comme une stella candida, une étoile brillante.

On vantait sa mémoire prodigieuse : il savait par cœur le bréviaire, les textes de la Messe, grande partie de l’Ecriture et même la deuxième partie de la Somme de saint Thomas d’Aquin.

Giordano passe pour être le premier ou un des premiers à avoir prêché dans sa région en toscan, pour être mieux entendu du peuple. A Florence, il prêchait parfois cinq fois par jour, dans le sanctuaire ou dehors ; un de ses disciples, Silvestre de Val di Seve, se tenait parfois près de lui avec une bouteille de vin, dont Giordano buvait pour se rafraîchir la gorge. On possède encore des notes prises à la volée par des auditeurs, par exemple des cycles de sermons sur le Credo, sur la Genèse.

L’effet de cette prédication fut notable ; les conversions se multiplièrent, ainsi que les réconciliations ; les mœurs changèrent.

Investi du titre de prédicateur général, Giordano enseigna l’éloquence aux futurs apôtres de l’Ordre.

En 1307, il enseigna l’Ecriture à Pise.

En 1311, on l’envoya enseigner à la Sorbonne, mais son voyage s’interrompit à Plaisance, où il mourut le 19 août 1311.

Son culte fut approuvé en 1833 et il fut béatifié en 1838. Le Martyrologe l’a maintenant accueilli au 19 août.

 

 

Angelo d’Acquapagana

1261-1313

 

Angelo (Ange) était né en 1261 à Acquapagana (Italie).

Très tôt, il préféra la solitude dans les bois. Convaincu de la vanité du monde, il coupa tous les liens affectifs, renonça à toutes les commodités du siècle et vécut dans la prière. 

A vingt-quatre ans, il reçut l’habit de frère convers chez les camaldules d’Acquapagana, puis rejoignit en 1290 le monastère de Val di Castro, occupé aux services les plus humbles et les plus sales du monastère, ainsi qu’à prier, servir la Messe et faire pénitence.

Il revint à Acquapagana, mais pour y mener une vie d’ermite, non loin du monastère, toujours sous la direction de l’abbé.

Le démon ne ménagea pas sa peine pour détourner l’ermite de sa vie contemplative, lui suggérant mille joies ou plaisirs du monde qui auraient pu remplacer, même pour peu de temps, les rudes privations et pénitences qu’il s’imposait. C’est l’ermite qui remporta la victoire. En action de grâce, Angelo se prosterna humblement et se mortifia davantage encore pour se rapprocher du Crucifié.

La sainteté de ses vertus suscita un mouvement d’admiration, de curiosité, mais aussi de recours de la part de la population, qui vint en foule lui demander des conseils, des prières. Angelo recevait chacun avec douceur. Il parlait de Dieu avec une telle conviction, que d’autres jeunes hommes quittèrent le monde.

La maladie s’invita. Angelo la reçut avec joie, pour imiter davantage encore le divin Maître. 

Il mourut le 19 août 1313, et on le retrouva en position agenouillée devant le Crucifix. Les cloches du monastère se mirent spontanément à sonner joyeusement l’entrée de l’Ermite dans l’éternité.

Son culte fut confirmé en 1845.

Damianus de Sakai

1560-1605

 

Damianus était né vers 1560 à Sakai (Japon).

Il était aveugle.

C’était un catéchiste actif dans le diocèse de Hiroshima.

Son martyre eut lieu à Yamaguchi, le 19 août 1605.

Il fait partie d’une procession de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, presque tous laïcs, mariés ou consacrés, parfois jeunes ou même très jeunes enfants, béatifiés en 2008.

 

 

Ludovic Frarijn

1563-1622

 

Né à Anvers (Belgique) vers 1563, de parents espagnols, Ludovic vint avec ses parents au Mexique, où il reprit son nom enspagnol de Luis Flores.

Il entra chez les Dominicains et devint prêtre.

Il resta dix-huit ans à Manille, d’où où l’envoya au Japon.

C’est durant ce voyage qu’il fut pris par des pirates, remis aux autorités japonaises à Firando et fait prisonnier pendant deux ans.

D’abord torturé à Firando, il subit le martyre par le feu, à Nagasaki, le 19 août 1622 et fut béatifié en 1867.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Pedro de Zúñiga

1579-1622

 

Né à Séville (Espagne) vers 1579, Pedro entra chez les Ermites Augustins et devint prêtre.

De Manille, où il fut un certain temps, on l’envoya au Japon.

C’est durant ce voyage qu’il fut pris par des pirates, remis aux autorités japonaises à Firando et fait prisonnier pendant deux ans.

Il subit le martyre par le feu, à Nagasaki, le 19 août 1622 et fut béatifié en 1867.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Antonius Yamada

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Bartholomaeus Mohyōe

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Iacobus Matsuo Denji

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Ioachim Díaz Hirayama et Compagnons

† 1622

 

Ioachim était un Japonais, chrétien et membre de la Confraternité du Rosaire.

Propriétaire d’une embarcation, il accompagnait de Manille au Japon les pères Ludovic Frarijn et Pedro de Zúñiga, lorsque le bateau fut attaqué par des pirates protestants, qui les remirent aux autorités japonaises du port de Firando.

Les prêtres et tout l’équipage furent alors faits prisonniers, le père Frarijn fut une première fois torturé ; puis on les garda en prison pendant deux années.

Le 19 août 1622, ils furent tous mis à mort à Nagasaki : les deux prêtres et le capitaine Ioachim furent brûlés vifs, tous les autres furent décapités.

Ces quinze Martyrs furent béatifiés en 1867.

Voici leurs noms : 

  • Les deux prêtres : 
  1. Ludovic Frarijn (*1563), dominicain né à Anvers (Belgique)
  2. Pedro de Zúñiga (*1579), augustin né à Séville (Espagne)
  • Les treize marins, tous membres de la Confraternité du Rosaire ; tous japonais, sauf un : 
  1. Antonius Yamada
  2. Bartholomaeus Mohyōe
  3. Iacobus Matsuo Denji
  4. Ioachim Díaz Hirayama
  5. Ioannes Miyazaki Soemon
  6. Ioannes Nagata Matashichi
  7. Ioannes Yagō, coréen
  8. Laurentius Ikegami Rokusuke
  9. Leo Sukeemon
  10. Marcus Takenoshita Shin’emon
  11. Michaël Díaz Hori
  12. Paulus Sankichi
  13. Thomas Koyanagi

 

 

Ioannes Miyazaki Soemon

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Ioannes Nagata Matashichi

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Ioannes Yagō

?-1622

 

Marin japonais d’origine coréenne.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Laurentius Ikegami Rokusuke

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Leo Sukeemon

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Marcus Takenoshita Shin’emon

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Michaël Díaz Hori

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Paulus Sankichi

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

 

 

Thomas Konyanagi

?-1622

 

Marin japonais.

 

Voir la notice Ioachim Díaz Hirayama

Hugh Green

1584-1642

 

Hugh était né vers 1584 à Londres (Angleterre).

Ses parents, protestants, l’envoyèrent étudier à Cambridge, où il obtint le diplôme en 1605.

Converti au catholicisme, il vint au Collège anglais de Douai en 1610, puis tenta l’admission chez les Capucins. On ne sait pourquoi (peut-être en raison de sa santé), il dut y renoncer et fut envoyé comme aumônier à Chideock Castle (Dorsetshire), chez Madame Arundell de Lanherne.

En mars 1641 cependant, un édit royal bannit tous les prêtres, mais l’annonce de cette mesure arriva assez tard à Hugh, de sorte qu’au moment d’embarquer, le délai avait expiré et il fut arrêté.

Condamné en août 1641, il eut le temps, durant les cinq mois qu’il passa en prison d’amener plusieurs prisonnières à la foi ; elles lui demandèrent l’absolution avant de mourir. Lui même eut alors la consolation d’être à son tour absous par un autre prêtre présent, qui s’était déguisé et passait à cheval.

Hugh Green mourut en martyr à Dorchester (Dorset), le 19 août 1642.

Le bourreau, parfaitement inexpérimenté, n’arrivait pas à trouver le cœur du Martyr ; il s’ensuivit une incroyable scène de boucherie qui dura une demi-heure. Pour comble, fait unique dans l’histoire des Martyrs anglais, des badauds jouèrent ensuite au football avec ce cœur.

Hugh Green fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Jean Eudes

1601-1680

 

Jean fut le fruit d’un vœu de ses parents qui n’avaient pas encore d’enfants. Après trois années de mariage, Jean vint au monde le 14 novembre 1601 à Ri (Sées, Orne), d’un père cultivateur et chirurgien et de Marthe Corbin. Six autres enfants suivirent, deux garçons et quatre filles.

Petit, Jean était particulièrement fougueux et emporté ; il se calma après qu’on l’eut consacré à la Sainte Vierge et resta toujours très dévot de la Mère de Dieu.

On rapporte qu’à neuf ans, ayant reçu une gifle d’un camarade, il lui tendit l’autre joue, ce qui confondit l’agresseur ; c’est ce dernier qui raconta plus tard l’incident.

Jean apprit un peu de latin et de grec avec le curé du village, puis fut envoyé chez les Jésuites à Caen en 1615.

C’est à ce moment-là que Jean se consacra à Marie par le vœu de chasteté et, se considérant ainsi fiancé à la Sainte Vierge, passa un anneau au doigt d’une de ses statues.

Au terme de ses études, il s’arrangea pour éviter le mariage que ses parents organisaient pour lui, et s’orienta vers le sacerdoce.

Il entra à l’Oratoire de Caen, puis fut reçu à la maison de Paris par le père de Bérulle, futur cardinal. Il fut ordonné prêtre en 1625.

On l’envoya d’abord au sanctuaire marial d’Aubervilliers, mais il se hâta de regagner son pays natal, à la nouvelle de l’épidémie de peste qui sévissait ; le fléau cessa dès que les habitants se mirent sous la protection de Marie. Quand la peste éclata à nouveau à Caen, Jean la contracta et n’en réchappa que miraculeusement.

Il fut ensuite chargé de la prédication en Normandie. Ses missions eurent un très grand succès.

En 1639, il fut nommé supérieur de l’Oratoire de Caen. Il propagea la dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.

Il fonda un institut pour la conversion et le salut des filles tombées, qui deviendra l’Institut du Bon Pasteur.

En 1643, se séparant de l’Oratoire, il fonda la Congrégation de Jésus et de Marie, plus tard appelée Eudistes, qui devait entreprendre l’œuvre des Séminaires. Malgré les oppositions, les rivalités, les intrigues, les déboires, qui ne manquent jamais dans l’œuvre de Dieu, la congrégation aura bientôt en charge plusieurs séminaires en Normandie. Actuellement les Eudistes sont présents dans toute l’Amérique et en Afrique.

En 1662, il fonda l’œuvre de Notre-Dame du Refuge.

Il s’attaqua fermement au jansénisme, en répandant la doctrine et la dévotion du Sacré-Cœur.

Il mourut le 19 août 1680 à Caen, et fut canonisé en 1925.

On le fête liturgiquement le 19 août.

 

 

Kwon Cheon-rye Theresa

1784-1819

 

Kwon Cheon-rye Theresa est une laïque coréenne née en 1784 à Yanggeun (Gyeonggi-do, Corée du Sud).

Elle fut décapitée à Seoul le 19 août 1819 et béatifiée en 2014. 

 

 

Jo Suk Petrus

1787-1819

 

Jo Suk Petrus est un laïc coréen né en 1787 à Yanggeun (Gyeonggi-do, Corée du Sud).

Il fut décapité à Seoul le 19 août 1819 et béatifié en 2014.

 

 

Ezequiel Moreno y Díaz

1848-1906

 

Il naquit à Alfaro (La Rioja, Espagne) le 9 avril 1848, troisième enfant de Felix Moreno et de María Josefa Diaz, qui en eurent six.

L’aîné, Eustaquio, qui était un bon violoniste, entra le premier chez les Augustins Récollets de Monteagudo (Navarre).

Quand meurt le papa de nos garçons, en 1864, Ezequiel aide sa mère à vendre des bobines de fil sur la place du marché ; bientôt, laissant sa guitare et ses chansons, il décide d’entrer aussi chez les Augustins. Il aurait entendu la vocation tout petit déjà, et quand on lui faisait remarquer qu’il était bien petit, il répondait : Je vais me mettre un sombrero, ça me fera plus grand.

En 1864, il prend l’habit dans l’ordre des Augustins Récollets de Monteagudo (Navarre), et fera sa profession solennelle à Marcialla (Navarre).

Le monastère de Monteagudo était réputé pour envoyer des missionnaires aux Amériques et aux Philippines ; c’est un des rares couvents qui put rester en place malgré les dispositions anticléricales du gouvernement libéral. 

Ezequiel part pour les Philippines en hiver 1869 et reçoit l’ordination sacerdotale en 1871, à Manille, où il retrouve son frère Eustaquio.

Pendant quinze années, il est missionnaire aux Philippines : d’abord à Calapan, dans la province orientale de Mindoro ; c’est là qu’il devient spécialiste du Tagalog, le parler local le plus important, ce qui a fait dire aux Philippins, au moment de sa canonisation, que désormais le Tagalog est la langue des Saints.

Deux ans après, il est aumônier militaire à Puerto Princesa City, où il s’emploie à la fondation des deux villes de Arbolan et Inagawan. Malheureusement, la malaria l’oblige momentanément à quitter l’île.

Revenu à Calapan, il y est nommé Vicaire Forain (Doyen), bien qu’il n’ait que vingt-huit ans.

Très vite, on le rappellera à Manille, au grand désappointement des habitants qui cherchèrent par tous les moyens à le retenir. A Manille il sera Prédicateur Général et en même temps curé de la proche paroisse de Sainte-Croix.

En 1882, durant une épidémie de choléra, où moururent trois-mille deux-cents habitants, seuls trois ne purent recevoir les derniers sacrements, tant le père Ezequiel se dépensa pour que tous les moribonds pussent être assistés à leurs derniers moments.

La sainteté du père Ezequiel le fait remarquer : en 1885, il est rappelé en Espagne pour être supérieur au séminaire de Monteagudo. Il se montre exigeant sur la discipline, sur la vie communautaire, mais aussi très humble quand il doit corriger une erreur personnelle. Il est extrêmement généreux pour les pauvres, presque à l’excès. En outre, il est fréquemment appelé à prêcher dans les environs, en particulier parmi les religieuses du diocèse.

En 1888 il part en Colombie pour y restaurer l’ordre des Augustins Récollets et ses activités missionnaires : l’ordre y avait mis ses racines dès le XVIe siècle. A Bogotá, le père Ezequiel prêche et confesse sans relâche.

Il montre son grand amour pour le Christ, sa dévotion pour le Cœur Sacré de Jésus, son zèle pour que les hommes n’offensent pas Notre-Seigneur. Il aime les malades, il les visite la nuit pour remplacer ses Confrères trop fatigués.

La restauration de la maison religieuse ne sera pas facile, mais la sainteté et le zèle du père Ezequiel provoquera une réelle résurrection. 

Bientôt il sera nommé d’abord Vicaire Apostolique de Casanare (1893). On rappellera que  le Vicaire Apostolique exerce la charge d’évêque, sur un territoire qui n’est pas encore érigé en diocèse. Puis Mgr Moreno fut nommé évêque pour le diocèse de Pasto (1895), où il se montrera pasteur modèle par sa fidélité à l’Eglise et son zèle apostolique. 

Dans l’évêché, il fit remplacer le lit princier par une paillasse. 

Il soutint ouvertement l’opposition au parti libéral en appelant tous les catholiques à défendre leur foi avec vigueur. Les libéraux avaient renversé le très catholique García Moreno en Équateur, et faisaient passer leurs idées révolutionnaires en Colombie. Un évêque d’Équateur, Mgr Schuhmacher en avait été expulsé, et Ezequiel en prit la défense publiquement.

De même il renouvela la condamnation d’un ancien religieux qui répandait ses idées et ses erreurs doctrinales dans un collège. Ce fut aussi l’occasion d’un réel contentieux entre l’évêque de l’Équateur et celui de Pasto : Rome prit parti d’abord pour le premier, puis, quelques années après, pour Mgr Moreno.

Après la guerre civile en Colombie, et la victoire des conservateurs contre les idées libérales venues de l’Équateur, Mgr Moreno fut à nouveau invité à cesser de s’élever contre le libéralisme, en vue de favoriser les échanges entre l’Équateur et le Vatican. Mais Mgr Moreno dénonça la mauvaise conscience des libéraux. Il fut même désavoué par le Délégué Apostolique et quasi poussé à renoncer à son diocèse, mais il était soutenu par divers évêques colombiens et par tout son peuple.

Fin 1905, Mgr Moreno eut une première apparition de sa maladie cancéreuse : une plaie au palais. Début 1906, il revient en Espagne ; il est opéré deux fois à Madrid. Il perd l’ouïe totalement et ironise : Vous pouvez dire tout ce que vous voulez de moi, je n’entends rien.  On le transporte à Monteagudo où il choisit comme demeure une petite tribune dans l’église. Ses douleurs sont atroces, mais jamais on ne lui observe un moment d’impatience, jamais il ne perd sa douceur ; le 18 août, toute la nuit il s’occupe de ranger ses affaires, bien proprement, puis s’étend et se repose. Il rend son âme à Dieu au matin du 19 août.

Beaucoup de guérisons ont été attribuées à son intercession, et particulièrement de cancers.

Après la mort de l’évêque, beaucoup de témoignages sur sa sainteté parvinrent au Vatican. Dès 1910 commença le procès en vue de sa béatification. 

Mgr Ezequiel Moreno y Díaz a été béatifié en 1975, puis canonisé en 1992, lors du cinquième centenaire de l’évangélisation de l’Amérique.

Nota. On signalera ici qu’un Julián Moreno a été martyrisé à Motril (Espagne), le 25 juillet 1936, proclamé bienheureux en 1999. Quelqu’un l’a donné comme frère de notre saint évêque, sans doute par erreur car Julián, s’il fut aussi prêtre des Augustins Récollets, était de la famille Moreno y Moreno. Né en 1871, il aurait eu vingt-trois ans de moins que son “frère” ; mais il pourrait bien en être un neveu.

Josep María Fontseré Masdeú

1854-1936

 

Josep María naquit le 30 octobre 1854 à Vinyoles d’Oris (Barcelone, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Il fit la profession et fut ordonné prêtre.

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Josep María fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Ce vénérable prêtre de quatre-vingt-deux ans fut assassiné à Barcelone le 19 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Rosa Pedret Rull

1864–1936

 

Rosa vit le jour le 5 décembre 1864 à Falset (Tarragona, Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1886 au noviciat de Vic (Barcelone).

Elle professa avec le nom de Rosa de Notre-Dame du Bon-Conseil.

En 1936, elle venait de rejoindre la communauté de Cullera, où elle était la doyenne d’âge.

Elle était malade du cœur, une Religieuse douce, fidèle en tout, à l’Eglise, au Christ, à sa congrégation.

Quand les ennemis de l’Eglise pénétrèrent dans le couvent pour arrêter toutes les Religieuses, on lui dit qu’elle pouvait, si elle le désirait, s’en aller tranquillement et qu’on ne lui ferait rien, mais elle déclara qu’elle demandait à partager le sort des autres Sœurs, bien consciente qu’elles marchaient vers leur martyre.

Sœur Rosa ne vit pas ce martyre : elle mourut dans le camion qui les y conduisait. Les Religieuses en avertirent le conducteur, qui répondit froidement : Ça n’a pas d’importance, vous allez toutes mourir !

Parvenues au Saler, les Religieuses descendirent son corps du camion. Déjà morte, on aurait pu contester qu’elle eût reçu la couronne du martyre, mais un soldat lui donna le coup de grâce comme aux autres : elle en partagea vraiment le sort, outre qu’elle avait sincèrement offert sa vie pour le Christ avec ses Consœurs à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

 

 

Tomás Sitjar Fortiá

1866-1936

 

Il vit le jour le 21 mars 1866 à Gerona.

En 1880, il entra au collège des Jésuites de Veruela (Saragosse).

Après ses études de philosophie à Tortosa, on l’envoya enseigner cette même matière à Montevideo (Uruguay), pendant huit ans.

De retour à Tortosa, il fit la théologie et fut ordonné prêtre en 1900.

Il enseigna encore pendant neuf années la philosophie à Tortosa, puis à Sarriá, et fut nommé supérieur de la maison de Tarragona (1923-1929).

La Compagnie ayant été dissoute en Espagne, le père Tomás fut nommé recteur de la maison de Gandía, où il condivisait son appartement avec le Frère Gelabert.

En 1936, lors de la révolution de juillet, son premier souci fut de trouver un point de chute pour les membres de sa communauté. Il pensait ingénûment : Je n’ai pas envie de compromettre quiconque pour moi, et puis, tout le monde me connaît, avec mon pied déformé - il portait effectivement une chaussure orthopédique - n’importe comment, je ne passerai jamais inaperçu. C’est les jeunes qu’il faut sauver.

Le 25 juillet à minuit, une escadrille de miliciens tira sur la porte ; ils l’ouvrirent et pénétrèrent à l’intérieur. Ils accusèrent le père Sitjar : Canaille, c’est comme ça que tu nous reçois, en nous tirant dessus ? - Mais ce sont vos balles ! Ils en restèrent bouche bée et l’un avoua : Pour ça, c’est le vieux qui a raison.

Ils le passèrent à tabac, le traînant par les oreilles comme un mauvais élève, lui enlevèrent sa soutane pour se la mettre, ils lui attachèrent une corde autour du cou comme à une bête de somme et le tirèrent par les rues jusqu’aux Ecoles Pies, transformées en prison.

En chemin, le père tomba par trois fois, comme Notre-Seigneur, raconta-t-il plus tard. A l’entrée de la prison, une milicienne le poussa violemment et le fit tomber à plat ventre au milieu de la salle : Prends ça, chien de chrétien, pauvre canaille, lui jeta-t-elle.

On le mit dans une cellule, où les autres prisonniers ne tardèrent pas à lui demander l’absolution. A dix heures du matin, arrivèrent aussi ses Confrères, le père Carbonell et les Frères Grimaltos et Gelabert.

Des amis purent leur rendre visite, leur procurer des vêtements et de la nourriture.

Agé, fatigué, de santé délicate, le père Sitjar tomba malade et fut conduit à l’hôpital. Là, il apprit qu’on avait mis le feu à la collégiale de Gandía, un joyau gothique, et qu’ils avaient sacagé la résidence avant de la transformer en quartier militaire.

Le 10 août, on le reconduisit dans sa cellule de prison, où ses compagnons l’attendaient avec impatience, mais il leur confia sa certitude : Pour nous, nous n’avons rien à attendre, sinon l’aide de la très Sainte Vierge.

La nuit du 17, une équipe de révolutionnaires voulut procéder à l’élimination des trente-huit prisonniers ; il y eut des discussions, et le Comité décida de le leur refuser.

Le 18 on leur promit de les mettre en liberté.

Le 19 août 1936, on vint chercher le père Sitjar avec deux autres laïcs. La voiture partit en direction de Albaida et, à Palma de Gandía, près du pont de Bernissa, à l’endroit qu’on appelait Croix blanche, on les fusilla tous les trois. Une milicienne exigea de tirer elle-même sur le père Sitjar.

Il a été béatifié en 2001.

 

 

Justo Arévalo y Mora

1869-1936

 

Justo vit le jour le 19 juillet 1869 à Miguelturra (Ciudad Real, Espagne), aîné des quatre garçons de José et Teresa, des agriculteurs très chrétiens. Les frères s’appelaient ainsi : Justo, Emilio Ramón, Crescencio Pantaleón et Lope.

Notre premier-né fut baptisé le jour-même de sa naissance. Il eut une vocation sacerdotale précoce mais, étant l’aîné, il devait rendre service à ses parents et ne put entrer au Petit séminaire. Dès que ce fut possible, il y étudia avec beaucoup d’ardeur.

Il fut ordonné prêtre en 1895 et fut nommé à Luciana, Guadalmez, Torralba de Calatrava, Santa Cruz de Mudela, et finalement au collège Saint-Joseph de cette dernière localité, à partir de 1920.

Ce collège, dû à une généreuse donatrice, était géré par des Frères des Ecoles Chrétiennes, et avait été béni et inauguré le 2 février 1920. Don Justo en était donc le premier aumônier.

Marial et très apostolique, don Justo fit l’unanimité autour de lui, tant de la part des Frères que des élèves.

Dès le 22 juillet 1936, il partagea le sort des Religieux. Ils furent incarcérés dans la prison, malmenés, insultés, humiliés, menacés de mort à chaque instant.

Dans la nuit du 18 au 19 août, don Justo fut exécuté, avec les Frères des Ecoles Chrétiennes, au cimetière de Valdepeña.

Ce furent les premières victimes du diocèse de Ciudad Real.

Ils furent béatifiés en 2007.

 

 

Damián Gómez Jiménez

1871-1936

 

Damián vit le jour le 12 février 1871 à Solana del Rioalmar (Ávila, Espagne), de Nicolás et Josefa, des parents très chrétiens. Il fut confirmé en 1877.

Il fut ordonné prêtre en 1895 et, après quelques années, fut nommé à la paroisse de Mombeltrán, à partir de 1911.

Ce fut le bon curé fidèle à sa mission, dévoué à tous ses fidèles, effacé autant qu’efficace.

Il rencontra déjà des difficultés bien avant la révolution de 1936, devant faire face aux critiques et aux attaques des ennemis de l’Eglise.

Le 19 août 1936 - don Damián avait soixante-cinq ans - on arrêta le bon curé, on le chargea sur un camion qui partit pour Puerto del Pico (Ávila). On ne l’en fit pas descendre, on le jeta à terre comme un sac de pommes de terre. Il ne pouvait se relever, tant la chute avait été brutale, après tous les coups déjà reçus précédemment durant son arrestation et son transport. Les bourreaux le tirèrent contre une pierre, où ils le fusillèrent. Il pouvait être environ dix-neuf heures.

Don Damián fut béatifié en 2013.

 

 

María Calaf Miracle

1871–1936

 

María vit le jour le 18 décembre 1871 à Bonastre (Tarragona, Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1890 au noviciat de Vic (Barcelone).

Elle professa avec le nom de María de Notre-Dame de la Providence.

Très mariale, on appréciait sa candeur angélique et sa délicatesse fraternelle.

Quand fut fondée la communauté de Benicásim, elle en fut co-fondatrice, puis passa à celle de Cullera en 1899, jusqu’à la fin de sa vie.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia) le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

 

 

María Rosario Ciércoles Gascón

1873-1936

 

Rosario vit le jour le 5 octobre 1873 à Saragosse (Espagne), de Juan, un guitariste, et María.

Elle fréquenta le collège tenu par les Filles de la Charité et étudia aussi la musique.

Sa vocation naquit à travers son appartenance à l’Association des Enfants de Marie.

Encouragée par son père, elle entra au noviciat des Filles de la Charité en 1892.

Bien préparée, elle fut organiste, professeur de musique, en plus de ses activités caritatives.

Après Madrid, elle fut à Barcelone, puis Barbastro, où elle enseigna au petit Josemaría Escrivá de Balaguer ; de nouveau à Madrid et finalement à Valencia, où elle s’occupait avec deux autres Religieuses d’un orphelinat.

Le 27 juillet 1936, l’établissement ayant été évacué de force, les Religieuses se transférèrent à Puzol, chez une parente et où un prêtre célébrait clandestinement la Messe.

Le 17 août, on les arrêta pour les conduire au Comité, avec le prêtre. On les fit passer la nuit suivante à nettoyer les lieux.

Toutes trois furent enlevées en auto, au soir du 18 août et assassinées dans une orangeraie à Benavites (Valencia) le 19 août 1936 à cinq heures du matin. On peut imaginer avec horreur tout ce que les pauvres martyres souffrirent durant toute cette nuit.

On trouve habituellement l’indication du 18 août pour le dies natalis ; de récentes recherches ont abouti à préciser qu’il faudrait le décaler au lendemain, 19 août.

María Rosario fut béatifiée en 2013, avec ses Compagnes.

 

 

Antoni Pedró Minguella

1874-1936

 

Antoni naquit le 22 mars 1874 à Guimerà (Urgell, Catalogne, Espagne), de Francesc et Josepa, qui le firent baptiser quatre jours après.

Il fréquenta l’excellent collège des pères Scolopi à Tàrrega, où il entendit l’appel de Dieu.

En 1889, il entra au séminaire de Tarragona pour y achever ses études et se préparer au sacerdoce, qu’il reçut en 1896.

Il exerça le saint ministère à Sant Antoni de Valls, à l’Albi, à Vilanova de Prades, enfin à Árbeca (Garrigues).

Dans cette dernière, il mettra toute son ardeur à reconstruire l’église délabrée. Il fut un curé très zélé, très actif, fidèle à la prédication et au confessionnal, sachant dire des choses à la portée de chacun, petit ou grand, jeune ou vieillard. 

En juillet 1936, il dut se réfugier chez des amis, puis c’est le sacristain qui le reçut, avec sa sœur Engracia. Il passait le temps à prier, avec le bréviaire et le chapelet.

Ceci dura un mois environ. Le 18 août, un employé du Comité révolutionnaire vint appeler la dame, qui le suivit. Au Comité on lui dit : Tu sais où se trouve Monsieur le Curé. Nous aussi, on le sait. Dis-lui de venir se présenter, il sait très bien pourquoi.

La dame revint prévenir Engracia, qui prévint à son tour son frère. Le prêtre se rendit au Comité, seul, et retourna à la maison. Le lendemain, 19 août, il partit de nouveau se présenter, saluant ceux qui étaient à la maison en disant : Adieu ! Au ciel ! C’est là qu’on se reverra.

Accompagné de quelques membres du Comité, il dut monter dans un camion qui partit en direction de Belianes. Un ou deux kilomètres avant cette localité, on fusilla le prêtre. On l’enterra par là, pas très profondément, de sorte que, un peu plus tard, quelqu’un aperçut un pied qui sortait de terre, une bête ayant sans doute flairé et gratté la terre.

On reconnut alors le prêtre à ses chaussures, à ses vêtements, au chapelet qu’il tenait contre la poitrine.

Don Antoni mourut le 19 août 1936, et fut béatifié en 2013.

Francisco de Paula Ibáñez Ibáñez

1876-1936

 

Il vit le jour le 22 septembre 1876 à Penguila (Alicante, Espagne). Son père tenait le moulin de Victoria.

Bon élève, il obtint une bourse pour fréquenter le Collège Supérieur, fondé par saint Tomás de Villeneuve (voir au 22 septembre). Il y obtint le doctorat en théologie et en droit canonique et fut ordonné prêtre en 1900.

Il fut vicaire à Muro de Alcoy, puis Almássera, avant d’être nommé abbé de la collégiale de Játiva, où on l’avait surnommé l’abbé des pauvres, parce qu’il donnait tout ce qu’il avait.

Lors des événements de l’été 1936, il fut contraint d’abandonner la ville. Il erra à Piles, puis Valencia. Il pensa prendre le train pour Alcoy.

Au moment où il se dirigeait vers la gare, il fut arrêté et conduit au Comité, où l’on convoqua le sacristain, le forçant à remettre le chèque que le prêtre lui avait remis pour payer les prêtres et le personnel.

On le laissa partir, mais on le surveillait. Les miliciens rattrappèrent le train à Agres, s’emparèrent du prêtre et l’emmenèrent au puente dels gosos à Llosa de Ranes, où ils le fusillèrent.

La date de ce martyre semble être le 19 août (ainsi dans le Martyrologe Romain), mais on trouve parfois le 19 juillet 1936.

Don Ibáñez fut béatifié en 1901.

 

 

María Amparo Giner Sixta

1877–1936

 

María vit le jour le 13 décembre 1877 à Grao (Valencia, Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1902 au noviciat de Vic (Barcelone).

Elle professa avec le nom de María Amparo du Très Saint Sacrement.

Vive et travailleurse, elle ne vivait que pour servir les autres.

Parmi les petites filles dont elle eut à s’occuper, il y eut deux sœurs très malades, et la Sœur se préoccupa de faire venir le papa pour lui expliquer la situation. Ce dernier alors supplia la Sœur de faire n’importe quoi pour sauver ses deux filles, promettant qu’il lui donnerait tout ce qu’elle voudrait.

Quand vint le moment de l’arrestation, la Sœur Amparo reconnut ce papa parmi les bourreaux et lui demanda : Tu ne te rappelles pas quand tes filles étaient malades, oui, toi ? Et que me donnes-tu maintenant ? Eh bien, voilà : tu me donnes ce qu’il y a de meilleur : tu me donnes le Ciel !

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

 

 

Cipriano Gonzáles Millán

1880-1936

 

Cipriano naquit le 16 septembre 1880 à Lorilla (Burgos, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Lors de sa profession, Cipriano prit le nom de Domingo et fut ordonné prêtre. 

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Cipriano fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Cipriano fut assassiné à Barcelone le 19 août 1936, et béatifié en 2013.

 

 

Teresa Chambo y Palet

1881–1936

 

Teresa vit le jour le 5 février 1881 à Valencia (Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1900 au noviciat de Vic.

Elle professa avec le nom de Teresa du Bon Pasteur et fut envoyée à Manresa, Denia et Oliva, puis à Cullera.

Mariale, elle était tout abandonnée à la volonté divine.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

 

 

Francisca de Amezual Ibaibarriaga

1881–1936

 

Francisca vit le jour le 9 mars 1881 à Abadiano (Biscaye, Espagne), en la fête de sainte Françoise Romaine, dont elle porta le nom. Sa famille était très attachée au christianisme.

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1900 au noviciat de Vitoria.

Elle professa avec le nom de Francisca de Sainte-Thérèse.

Elle fut d’abord envoyée deux ans dans la communauté de Oliva, puis dans celle de Cullera, où elle fut une cuisinière pleine d’attentions pour les Consœurs autant que pour les petites filles qu’elles recevaient.

Quand vint le moment de l’arrestation des neuf Religieuses de la communauté, la Sœur Francisca eut ce cri du cœur : Sacré-Cœur de Jésus ! Neuf Martyres !

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

 

 

Micaela Hernán Martínez

1881-1936

 

Micaela vit le jour le 6 mai 1881 à Burgos (Espagne), de Benito et Micaela, qui tenaient un commerce de soie.

Elle fréquenta le collège des Filles de la Charité et s’inscrivit aux Enfants de Marie, participant déjà aux œuvres d’assistance des pauvres et des vieillards.

Elle entra à son tour au noviciat des Filles de la Charité en 1901.

Après la période de formation à Burgos, elle fut envoyée à Albacete, Jerez de la Frontera, Santander, enfin Valencia où se trouvait l’orphelinat San Eugenio.

Ce fut une Religieuse très active, très disponible, qui ne refusait jamais un service. Les dernières années, sa vue baissa beaucoup à cause d’un décollement de rétine.

Le 27 juillet 1936, l’établissement ayant été évacué de force, les Religieuses se transférèrent à Puzol, chez une parente et où un prêtre célébrait clandestinement la Messe.

Le 17 août, on les arrêta pour les conduire au Comité, avec le prêtre. On les fit passer la nuit suivante à nettoyer les lieux.

Toutes trois furent enlevées en auto, au soir du 18 août et assassinées dans une orangeraie à Benavites (Valencia) le 19 août 1936 à cinq heures du matin. On peut imaginer avec horreur tout ce que les pauvres martyres souffrirent durant toute cette nuit.

On trouve habituellement l’indication du 18 août pour le dies natalis ; de récentes recherches ont abouti à préciser qu’il faudrait le décaler au lendemain, 19 août.

Micaela fut béatifiée en 2013, avec ses Compagnes.

 

 

Pedro Buitrago Morales

1883-1936

 

Pedro vit le jour le 24 janvier 1883 à La Solana (Ciudad Real, Espagne), d’un père qui, sacristain et chantre à la paroisse, lui donna le goût de la liturgie et de la musique.

Pedro fréquenta le Petit séminaire à Murcia, le Grand à Ciudad Real

Il fut ordonné prêtre en 1908 et fut nommé aumônier des Dominicaines à La Solana, vicaire à Pedro Muñoz (1916), puis à Santa Cruz de Mudela, pendant vingt ans, de 1916 à 1936. Il desservait également des paroisses voisines et le sanctuaire de Notre-Dame des Vertus.

A Santa Cruz, il était en compagnie de don Justo Arévalo, avec lequel il se lia d’une profonde amitié. 

Après l’arrestation des Frères Lasalliens et de don Justo, don Pedro fut à son tour arrêté le 3 août 1936.

Dans la nuit du 18 au 19 août, don Pedro fut exécuté, avec don Justo et les Frères des Ecoles Chrétiennes, au cimetière de Valdepeña.

Ce furent les premières victimes du diocèse de Ciudad Real.

Ils furent béatifiés en 2007.

 

 

Elvira Torrentallé Paraire

1883–1936

 

Elvira vit le jour le 29 juin 1883 à Balsareny (Barcelone, Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1906 au noviciat de Vic.

Elle professa avec le nom de Elvira de la Nativité de Notre-Dame et en 1908 fut envoyée d’abord à Manresa, où elle fit la profession solennelle.

Puis elle fut envoyée à Valencia et, en 1933, revint à Cullera, en qualité de Supérieure.

Sa caractéristique fut une charité sans limite.

En 1936, sa famille tenta de la rappeler à la maison, mais elle refusa de quitter les Sœurs et les petites orphelines.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

 

 

Joan Roca Bosch

1884-1936

 

Joan naquit le 11 juillet 1884 à Guisona (Lleida, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Il fit la profession, et fut ordonné prêtre. 

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Joan fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Joan fut assassiné à Barcelone le 19 août 1936, et béatifié en 2013.

 

 

Miquel Sagré Fornaguera

1890-1936

 

Miquel vint au monde le 15 mai 1890 à Canet de Mar (Girona, Catalogne, Espagne).

A treize ans déjà, il travailla en usine et commença à ressentir la vocation religieuse. Il en parla aux parents, qui n’étaient pas consentants à voir partir leur garçon, dont le travail apportait au foyer un petit gain appréciable.

Mais Miquel persévéra. En 1907, il prit l’habit capucin à Arenys de Mar et, l’année suivante, fit la profession. Il s’appelait dorénavent Benigne, et sa persévérance avait porté ses fruits : ses parents étaient présents pour la cérémonie.

En 1916, il fut ordonné prêtre.

En 1917, on l’envoya à la mission du Caquetà (Bolivie), où il resta jusqu’en 1934. Là-bas, il remplit des missions importantes : secrétaire provincial, supérieur, pro-préfet apostolique, vicaire général délégué.

Revenu en Espagne à cause de sa santé, on le nomma directeur spirituel pour le collège de philosophie et de théologie. Puis il fut gardien du couvent de Sarriá.

Au moment de la révolution de juillet 1936, il fallut évacuer le couvent. Il fut le dernier à sortir, avant le saint portier Eloy (v. Joan Ayats Plantalech, 28 juillet).

Réfugié chez de braves gens qui crurent d’abord avoir affaire à un pauvre, il fut cependant dénoncé par eux, dès qu’ils comprirent qu’il était prêtre.

On l’assassina à Horeta (Barcelone), le 19 août 1936.

Le père Benigne fut béatifié en 2015.

Agueda Hernández Amorós

1893-1936

 

Agueda (Agathe) vit le jour à Villena (Alicante, Espagne) le 5 janvier (ou février ?) 1893.

En 1918, elle entra au noviciat des Carmélites de la Charité à Vic (Barcelone) et prit le nom de Agueda de Notre-Dame des Vertus.

Cette Religieuse pleine de douceur n’avait qu’un but : élargir le Règne du Christ-Roi.

Après sa profession, elle œuvra à Denia, Espluga, Alcoy, de nouveau à Espluga, enfin Cullera.

Lors des soulèvements de 1936, le collège dut être évacué. Un cousin vint proposer à Agueda de l’accompagner pour se mettre en sûreté, mais elle préféra rester avec les Consœurs.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

 

 

María Luisa Bermúdez Ruiz

1893-1936

 

María Luisa vit le jour le 10 octobre 1893 à San Pelayo de Subugueira (La Coruña, Espagne), dans une famille d’ancienne noblesse, dont le blason portait la croix et l’expression Ave Maria. Ses parents, grands propriétaires, s’appelaient Elías et María Carmen.

Elle eut une sœur de deux ans plus jeune, qui entra aussi chez les Filles de la Charité.

Toutes deux fréquentèrent le collège de ces Religieuses à Saint-Jacques-de-Compostelle, et décidèrent aussi de laisser leur patrimoine familial pour servir le Christ dans ses pauvres.

María Luisa entra au noviciat des Filles de la Charité à Madrid en 1917. Elle fut ensuite à Barcelone, Logroño, Saragosse. Après quelques mois de maladie passés à Madrid, elle exerça à Madrid même, enfin Valencia. On lui confia tout particulièrement le soin des orphelins.

Dès le 25 juillet 1936, l’établissement de Valencia ayant été évacué de force, les Religieuses se transférèrent à Puzol, chez une parente et où un prêtre célébrait clandestinement la Messe.

Mais le 17 août, on les arrêta pour les conduire au Comité, avec le prêtre. On les fit passer la nuit suivante à nettoyer les lieux.

Toutes trois furent enlevées en auto, au soir du 18 août et assassinées dans une orangeraie à Benavites (Valencia) le 19 août 1936 à cinq heures du matin. On peut imaginer avec horreur tout ce que les pauvres Martyres souffrirent durant toute cette nuit.

On trouve habituellement l’indication du 18 août pour le dies natalis ; de récentes recherches ont abouti à préciser qu’il faudrait le décaler au lendemain, 19 août.

María Luisa fut béatifiée en 2013, avec ses Compagnes.

 

 

María Dolores Vidal Cervera

1895–1936

 

María Dolores vit le jour le 31 janvier 1895 à Valencia (Espagne).

Avant d’entrer dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1924 au noviciat de Vic, elle s’occupa de sa chère maman, paralysée, jusqu’à sa mort, ce qui était déjà un «pré-noviciat».

Elle professa avec le nom de María Dolores de Saint-François-Xavier et fut envoyée à Saragosse et Gandia, finalement en 1935 à Cullera.

Sa force, elle la puisait dans l’Eucharistie.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

 

 

María de las Nieves Crespo López

1897–1936

 

María de las Nieves (Marie-Neige) vit le jour le 17 septembre 1897 à Ciudad Rodrigo (Salamanque, Espagne).

Sa famille vint s’installer à Valencia, où elle fréquenta le collège des Carmélites de la Charité.

Puis elle entra au noviciat, en 1922.

Elle professa avec le nom de María de las Nieves de la Sainte-Trinité et fut envoyée à Denia, La Unión (Murcia), finalement en 1930 à Cullera.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

 

 

Urbano Corral González

1899-1936

 

Il naquit le 6 décembre 1899 à Navajos de Losa (Burgos, Espagne).

Entré au «noviciat mineur» (collège) des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) en 1913 à Bujedo, il y prit l’habit en 1916 et professa avec le nom de Josafat Roque.

Après le scolasticat, il fut catéchiste à Madrid (1919), puis au noviciat de Griñon, de nouveau à Madrid, où il se trouvait en 1931, quand le collège fut incendié par les révolutionnaires.

Il passa alors à celui de San Fernando en Andalousie et, en 1933, à Santa Cruz de Mudela.

C’est dans cette dernière localité que les miliciens vinrent arrêter les cinq membres lasalliens, le 22 juillet 1936.

Ils furent maintenus en prison jusqu’au 18 août, ainsi que les prêtres de cette localité.

Au soir du 18 août, on les fit monter dans un camion qui les conduisit au cimetière de Valdepeñas, et c’est là qu’ils furent fusillés, au petit matin du 19 août 1936.

Frère Josafat Roque, ainsi que ses quatre Confrères (et que les prêtres) furent béatifiés en 2007.

 

 

José Erausquin Aramburu

1902-1936

 

José naquit le 21  octobre 1902 à Lazcano (Guipuzcoa, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Il fit la profession, avec le nom de Eugenio María, et fut ordonné prêtre. 

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

José fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

José fut assassiné à Barcelone le 19 août 1936, à trente-quatre ans, et béatifié en 2013.

 

 

Félix González Bustos

1903-1936

 

Félix vit le jour le 23 février 1903 à Alcubillas (Ciudad Real, Espagne), d’un père qui, sacristain et chantre à la paroisse, lui donna le goût de la liturgie et de la musique.

Pedro fréquenta le Petit séminaire à Murcia, le Grand à Ciudad Real

Il fut ordonné prêtre en 1927 et fut nommé à Carrizosa, puis à Santa Cruz de Mudela, de 1934 à 1936.

A Santa Cruz, il était en compagnie de don Justo Arévalo et de don Pedro Buitrago, avec lesquels il se lia d’une profonde amitié. 

Après l’arrestation des Frères Lasalliens, don Félix fut à son tour arrêté le 20 juillet 1936.

Dans la nuit du 18 au 19 août, don Félix fut exécuté, avec don Justo, don Pedro et les Frères des Ecoles Chrétiennes, au cimetière de Valdepeña. Il avait trente-trois ans.

Ces Martyrs furent les premières victimes du diocèse de Ciudad Real.

Ils furent béatifiés en 2007.

 

 

Agustí Busquets Creixell

1903-1936

 

Agustí naquit le 7 juin 1903 à Torroella de Montgrí (Girona, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Il fit la profession, avec le nom de Ambrosi María, et fut ordonné prêtre. 

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Agustí fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Agustí fut assassiné à Barcelone le 19 août 1936, à trente-trois ans, et béatifié en 2013.

 

 

Remigio Ángel Olalla Aldea

1903-1936

 

Il naquit le 2 août 1903 à Hacinas (Burgos, Espagne).

Entré au «noviciat mineur» (collège) des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) en 1916 à Bujedo, il y prit l’habit en 1916 et professa en 1921 avec le nom de Agapito León.

Il fit la profession solennelle en 1928.

Après avoir enseigné au noviciat de Griñon, il fut envoyé à la maison belge de Lembecq-les-Hal en 1935, et fut ensuite nommé directeur provisoire à Santa Cruz de Mudela, le directeur étant malade.

C’est dans cette dernière localité que les miliciens vinrent arrêter les cinq membres lasalliens, le 22 juillet 1936.

Ils furent maintenus en prison jusqu’au 18 août, ainsi que les prêtres de cette localité.

Au soir du 18 août, on les fit monter dans un camion qui les conduisit au cimetière de Valdepeñas, et c’est là qu’ils furent fusillés, au petit matin du 19 août 1936.

Le Frère Agapito León avait eu trente-trois ans au début du mois.

Lui et ses quatre Confrères (ainsi que les prêtres de Santa Cruz) furent béatifiés en 2007.

 

 

Càndid Feliu Soler

1904-1936

 

Càndid naquit le 1er novembre 1904 à San Mori (Girona, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Il fit la profession, avec le nom de Placid María, et fut ordonné prêtre. 

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Càndid fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Càndid fut assassiné à Barcelone le 19 août 1936, à trente-deux ans, et béatifié en 2013.

 

 

Pascual Escuín Ferrer

1907-1936

 

Pascual vit le jour le 30 mars 1907 à La Hoz de la Vieja (Teruel, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1922.

Après le noviciat il reçut l’habit en 1923, avec le nom de Marciano Pascual

Il exerça son activité d’abord à Monreal del Campo, puis à Teruel.

Il fut alors envoyé à Cambrils comme professeur (1927), revint à Teruel à cause de sa santé, puis à Tarragona (1929).

Lors de la révolution de 1936, avec un compatriote, le Frère Andrés Sergio, il trouva à se réfugier chez un ami, puis ils pensèrent possible de gagner Benicarló, où ils furent cueillis dès leur descente du train par des miliciens.

Au Comité, un des miliciens - un ancien élève du Frère Andrés - le reconnut et leur obtint un sauf-conduit pour Tortosa.

Mais à Tortosa, les deux Frères furent tout de suite arrêtés, le 25 juillet, et enfermés dans le collège San Luis, converti en prison, déjà bourré de prêtres et de catholiques fervents.

Chaque jour, les miliciens en appelaient quelques-uns, qui ne revenaient pas : les Frères comprirent qu’ils allaient mourir pour leur foi.

Ils furent appelés dans la nuit du 18 au 19 août, avec un prêtre et un laïc ; au lieu-dit Los Almendros de Soldevilla, furent fusillés le prêtre et le laïc ; un kilomètre plus loin, les deux Frères, le 19 août 1936.

Frère Marciano Pascual fut béatifié en 2013, avec son Compagnon.

Andrés Pradas Lahoz

1908-1936

 

Andrés vit le jour le 30 novembre 1908 à La Hoz de la Vieja (Teruel, Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1921.

Après le noviciat il reçut l’habit à Fortianell en 1925, avec le nom de Andrés Sergio, puis fit le scholasticat à Cambrils. 

Il exerça son activité à Cambrils comme professeur (1927), à Condal, revint à Teruel (1929), passa à Tortosa (1933), puis à Tarragona (1935).

Lors de la révolution de 1936, avec un compatriote, le Frère Marciano Pascual, il trouva à se réfugier chez un ami, puis ils pensèrent possible de gagner Benicarló, où ils furent cueillis dès leur descente du train par des miliciens.

Au Comité, un des miliciens - un ancien élève du Frère Andrés - le reconnut et leur obtint un sauf-conduit pour Tortosa.

Mais à Tortosa, les deux Frères furent tout de suite arrêtés, le 25 juillet, et enfermés dans le collège San Luis, converti en prison, déjà bourré de prêtres et de catholiques fervents.

Chaque jour, les miliciens en appelaient quelques-uns, qui ne revenaient pas : les Frères comprirent qu’ils allaient mourir pour leur foi.

Ils furent appelés tard dans la nuit du 18 au 19 août, avec un prêtre et un laïc ; au lieu-dit Los Almendros de Soldevilla, furent fusillés le prêtre et le laïc ; un kilomètre plus loin, les deux Frères, le 19 août 1936.

Frère Andrés Sergio fut béatifié en 2013, avec son Compagnon.

 

 

Valeriano Ruíz Peral

1911-1936

 

Il naquit le 15 septembre 1911 à Arconada (Palencia, Espagne).

Entré au «noviciat mineur» (collège) des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) en 1926 à Bujedo, il y commença le noviciat en 1927, prit l’habit et professa avec le nom de Julio Alfonso.

Après avoir enseigné à Madrid (1931), il fut envoyé en 1933 à Santa Cruz de Mudela.

C’est dans cette dernière localité que les miliciens vinrent arrêter les cinq membres lasalliens, le 22 juillet 1936.

Ils furent maintenus en prison jusqu’au 18 août, ainsi que les prêtres de cette localité.

Au soir du 18 août, on les fit monter dans un camion qui les conduisit au cimetière de Valdepeñas, et c’est là qu’ils furent fusillés, au petit matin du 19 août 1936.

Lui et ses quatre Confrères (ainsi que les prêtres de Santa Cruz) furent béatifiés en 2007.

 

 

Josep Vilalta Saumell

1912-1936

 

Josep vit le jour le 11 juin 1912 à Miralcamp (Lleida, Espagne).

Il entra à onze ans (1923) au petit séminaire diocésain de Solsona, mais l’année suivante entra au collège séraphique (capucin).

En 1927, il reçut l’habit, avec le nom de Tarsici (sur s. Tarsicius, v. 15 août).

L’année suivante (1928), il fit la profession et commença la philosophie.

En 1932, il pouvait passer à la théologie, mais il devait faire le service militaire, de sorte qu’il ne fit la profession solennelle et put recevoir le sacerdoce qu’en 1935.

On le destina à l’enseignement au petit séminaire, en même temps qu’il étudiait la musique et se préparait à la prédication.

La révolution de 1936 éclata alors qu’il se trouvait au couvent de Borges Blanques. Il trouva refuge chez des amis. Mais comme les hommes de son année étaient réquisitionnés et que le gouvernement semblait «protéger» les soldats, il se présenta volontiers, accompagné du maire. On l’envoya dans un bureau, car il était «intellectuel», mais on le reconnut comme Religieux et il se retrouva en prison ; le 5 août, on l’envoya à la capilla (chapelle), c’est-à-dire dans la salle où l’on entassait les condamnés à mort. 

Au soir du 19, on vint en appeler soixante-douze, dont le père Tarsici, qu’on conduisit devant le mur du cimetière pour les fusiller. 

Martyrisé le 19 août 1936, le père Tarsici fut béatifié en 2015.

 

 

Ignasi Guilà Ximenes

1914-1936

 

Ignasi naquit le 15 avril 1914 à Mataró (Barcelona, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Il fit la profession, avec le nom de Emilià María, comme Frère convers. 

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Ignasi fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Ignasi fut assassiné à Barcelone le 19 août 1936, à vingt-deux ans, et béatifié en 2013.

 

 

Antolín Martínez y Martínez

1915-1936

 

Il naquit le 12 janvier 1915 à Armellada (León, Espagne).

Entré au «noviciat mineur» (collège) des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) en 1928 à Bujedo, il prit l’habit en 1931 et professa avec le nom de Dámaso Luís.

Il fut envoyé en 1934 à Santa Cruz de Mudela.

C’est dans cette dernière localité que les miliciens vinrent arrêter les cinq membres lasalliens, le 22 juillet 1936.

Ils furent maintenus en prison jusqu’au 18 août, ainsi que les prêtres de cette localité.

Au soir du 18 août, on les fit monter dans un camion qui les conduisit au cimetière de Valdepeñas, et c’est là qu’ils furent fusillés, au petit matin du 19 août 1936.

Le Frère Dámaso Luis avait vingt-et-un ans.

Lui et ses quatre Confrères (ainsi que les prêtres de Santa Cruz) furent béatifiés en 2007.

 

 

Isidro Muñoz Antolín

1916-1936

 

Il naquit le 8 mai 1916 à Arconada (Palencia, Espagne).

Entré au «noviciat mineur» (collège) des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) en 1929 à Griñon, il y fit le noviciat, prit l’habit en 1932 et professa avec le nom de Ladislao Luis.

Il fut envoyé en 1935 à Santa Cruz de Mudela.

C’est dans cette dernière localité que les miliciens vinrent arrêter les cinq membres lasalliens, le 22 juillet 1936.

Ils furent maintenus en prison jusqu’au 18 août, ainsi que les prêtres de cette localité.

Au soir du 18 août, on les fit monter dans un camion qui les conduisit au cimetière de Valdepeñas, et c’est là qu’ils furent fusillés, au petit matin du 19 août 1936.

Le Frère Ladislao avait vingt ans.

Lui et ses quatre Confrères (ainsi que les prêtres de Santa Cruz) furent béatifiés en 2007.

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Published by samuelephrem - dans 08-août
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