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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

23 AOUT

 

II.

S Zacchaios, évêque à Jérusalem.

?

SS Abundius et Irenæus, martyrs à Rome.

III.

SS Quiriacus et Archelaüs, martyrs à Ostie.

S Louppos, esclave martyr à Novæ.

IV.

SS Claudius, Asterius, Neon (trois frères), Domnina et Theonilla, martyrs à Egée.

V.

S Flavianus, évêque à Autun.

VI.

S Justinien, ermite en Ramsey, massacré par trois esclaves (pirates ou moines).

S Flavius, évêque à Rouen.

S Eoghan, évêque à Ard Sratha.

VII.

S Gildard (Geldardus), prêtre en Nivernais.

S Vérédème, ermite près de Uzès.

S Moderatus, évêque à Vérone.

VIII.

S Callinique Ier, patriarche à Constantinople, adversaire de l'empereur Justinien II (par exemple en lui répondant qu'il avait des prières pour bâtir des églises, mais pas pour les détruire) ; aveuglé, expédié à Rome, il mourut en prison.

SS Altigien et Hilarin, moines à Saint-Seine, martyrs des Sarrasins.

X.

S Antonio de Gerace, ermite en Calabre.

XII.

Bse Asceline, mystique cistercienne à Boulancourt, peut-être cousine germaine de s. Bernard.

XV.

B Bartolomeo de Foresto, servite, cuisinier à Brescia pendant trente-trois ans.

XVIII.

B Jean Bourdon (fr.Protais), capucin près de Rouen, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2001 :

Jésuites : Constantino Carbonell Sempere (*1866), prêtre ; Ramón Grimaltos Monllor (*1861) et Pere Gelabert Amer (*1887), profès, près de Valencia ;

Prêtres du Sacré-Cœur : Mariano García Méndez (Juan María de la Croix, *1891), près de Valencia ;

Capucins Amigoniens : le prêtre Florentín Pérez Romero (*1904), et le profès Urbano Gil Sáez (*1901), près de Valencia ;

- béatifiés en 2007 :

Prêtres diocésains : José Polo Benito (*1879), à Toledo ;

Lassalliens : les deux frères Nicolás Alberich Lluch (Valeriano Luis, *1898) et Vicente Alberich Lluch (Eliseo Vicente, *1906), près de Teruel ;

- béatifiés en 2013 :

Prêtres diocésains : Estanislau Sans Hortoneda (*1887), près de Tarragona ;

Capucins : Lorenzo Ilarregui Goñi (Gabriel, *1880), convers, près de Madrid ;

Frères Maristes : Félix-Célestin Gombert Olympe (Jean-Marie, un Français, *1873), Julián Iglesias Bañuelos (Cipriano José, *1893), Julio Muzquiz Erdozáin (Julio Fermín, *1894), Luis Iglesias Bañuelos (Abdón, *1895), Florencio Pérez Moral (Evencio, *1899), Amancio Noriega Nuñez (Félix Amancio, *1912) Jerónimo Alonso Fernández (Javier Benito, *1912), Emiliano Busto Pérez (Anacleto Luis, *1913), Ángel Ayape Remón (Bruno José, *1915), Francisco Alonso Fontaneda (Eduardo María, *1915), à Tolède ;

- béatifié en 2015 :

Capucins : Juliá Gibrat Marcé (Vicente, *1880), prêtre, près de Barcelone.

B Franciszek Dachtera (1910-1942), prêtre polonais martyr, victime d'expériences médicales à Dachau, béatifié en 1999. 

 

Zacchaios de Jérusalem
2e siècle

Les quatre premiers évêques de Jérusalem furent : Jacques, le frère du Seigneur, Siméon, Iustus (pour ceux-là v. 3 mai, 27 avril, 24 novembre ?), et Zachæos qui nous intéresse ici.
Il nous intéresse, mais on n’a rien retenu de lui.
Ne le confondons pas avec le Zachée de Lc 19:1-10.
Le Martyrologe Romain mentionne Zacchaios de Jérusalem au 23 août.


Abundius et Irenæus de Rome
?

Ces deux Martyrs ont été introduits récemment dans le Martyrologe Romain.
En dehors de leur nom, on n’en connaît ni l’époque, ni le genre de martyre.
Le Martyrologe Romain mentionne Abundius et Irenæus de Rome au 23 août.


Quiriacus et Archelaüs de Rome
? 3e siècle

Ces deux Martyrs souffrirent sous Alexandre, vraisemblablement Sévère Alexandre (222-235).
On prétendait autrefois que Quiriacus était évêque, Archelaüs diacre, et qu’ils étaient accompagnés par le prêtre Maximus et quelques Compagnons.
De quel siège Quiriacus aurait-il été évêque ?
La meilleure leçon indique simplement : Quiriacus et Archelaüs. C’est ce que fait le Martyrologe Romain, précisant seulement que l’épisode se situait à Ostie.
Le Martyrologe Romain mentionne Quiriacus et Archelaüs de Rome au 23 août.


Luppos de Novæ
?

Luppos était, semble-t-il un esclave, chrétien, à Novæ (Mésie Inférieure, act. proche de Svichtov, Bulgarie N).
Il était esclave pour les hommes, mais libre pour Dieu ; le glaive qu’il reçut lui donna la pleine liberté des enfants du Ciel.
Le Martyrologe Romain mentionne Luppos de Novæ au 23 août.


Claudius, Asterius, Neon d’Egée
† 303

L’historicité de ces Martyrs est attestée, mais les différentes versions ne coïncident pas vraiment.
Ces trois  hommes seraient frères, chrétiens, dénoncés par leur belle-mère.
Ils furent soit crucifiés, soit décapités.
Ils étaient, selon le cas, accompagnés de deux Chrétiennes et d’un petit enfant. L’une d’elles, Domnina, mourut de la flagellation ; l’autre, Theonilla, d’abord ceinte d’un pagne d’épines, mourut à son tour et fut précipitée en mer. Le petit garçon disparaît du texte.
Le Martyrologe Romain mentionne Claudius, Asterius et Neon d’Egée au 23 août.


Filleul de Rouen
† 541

Flavius, couramment nommé Filleul (autrefois Flieu), était probablement de famille gallo-romaine.
Il eut la charge de gardien du trésor de Clotaire (et non de Dagobert).
En 525, il fut nommé évêque de Rouen, devenant ainsi le seizième titulaire de ce siège.
On ne connaît presque rien de son activité. Certes, c’est sous son pontificat que fut fondée en 535 l’abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul, devenue plus tard abbaye Saint-Ouen.
Il participa à trois conciles à Orléans en 533, 538 et 541.
Une «légende» existerait, qui nous indiquerait d’autres éléments, s’il nous était donné de la connaître.
Il existe à Rouen une statue de saint Filleul, avec l’inscription St Filleul, 15e évêque de Rouen, VIIe siècle,  révélatrice d’une certaine imprécision dans les connaissances qu’on a de cet évêque.
Saint Filleul de Rouen n’est pas commémoré dans le Martyrologe Romain. On le fêtait le 23 août.

 

Flavianus d’Autun
† 614

De ce vingt-et-unième évêque d’Autun - s’il a vraiment existé -, on ne sait rien.
Par recoupements, on lui a attribué quatorze années d’épiscopat, de 600 à 614, environ.
Le Martyrologe Romain mentionne Flavianus d’Autun au 23 août.

 

 

Eoghan d’Ard Sratha

† 618

 

Eoghan (Owen, Eugene) était un Irlandais : son père, Cainnech, était du Leinster sud, sa mère, Muindech, du Down-Monaghan sud. 

Enfant, il aurait été enlevé avec deux autres jeunes garçons, par des pirates qui les abandonnèrent en Bretagne. Les trois enfants furent chargés de moudre le grain. Surpris un jour en train de lire, ils obtinrent qu’un ange vînt activer la meule pour leur permettre de continuer à s’instruire. Le souverain, fort surpris, leur concéda la liberté et les renvoya dans leur pays.

Eoghan serait parvenu au Canada, avant de rejoindre son pays et d’embrasser la vie monastique près des Montagnes Wicklow. Une chose est vraiment à refuser : celle qu’il aurait été disciple de s.Patrick (v. 17 mars), décédé plus d’un siècle auparavant.

Il aurait successivement fondé le monastère de Cill na Manach, au sud de Dublin, d'où sortirent un bon nombre d’évêques et de prêtres. Deux siècles plus tard, on pouvait voir là de nombreux moines travaillant la terre, enseigner à des enfants, recevant et restaurant les voyageurs. Le monastère fut détruit par les Normands en 1198, reconstruit plusieurs fois, après plusieurs incendies :.

Il devint évêque d’Ard Sratha ou Ardstraw (peut-être le premier de ce siège), à proximité de son monastère. 

En dehors de ces indications, on ne connaît pas grand-chose sur notre Saint, pourtant très vénéré en Irlande. 

Il dut mourir vers 618.

Du monastère, il ne reste rien.

Saint Eoghan d’Ard Sratha est commémoré le 23 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Antonio de Gerace
10e siècle

Gerace se trouve en Calabre, à l’extrême pointe de la botte de l’Italie, et non loin de Locri.
Dans cette localité se trouvait le monastère Saint-Philippe, où vécut et se sanctifia notre Antonio.
Il vécut tout-à-fait en-dehors du temps, très simplement, perdu dans la prière et s’imposant d’austères pénitences. Ainsi rendu agréable à Dieu, il opéra des prodiges.
Il mourut dans ce même monastère, et l’on constata encore beaucoup de miracles obtenus par son intercession.
Le Martyrologe Romain mentionne Antonio de Gerace au 23 août.

Asceline de Ville-sous-la-Ferté

1121-1195

 

Asceline passe pour avoir été la cousine de saint Bernard de Clairvaux (v. 20 août) et vit le jour en 1121 à Ville-sous-la-Ferté (Aube).

Jeune orpheline de père, elle se retira avec sa mère chez les chanoinesses de Boulancourt (Haute-Marne), puis au voisin moûtier de Poulangy, qui était cistercien. L’abbesse en était une nièce de saint Bernard, Adeline.

Asceline demeura environ quatre ans dans cette maison et y fit profession. Les chanoinesses de Boulancourt étant devenues cisterciennes, Asceline y retourna.

Certains disent qu’elle devint abbesse.

On a perdu la Vie authentique écrite par un contemporain ; Asceline aurait été favorisée de visions, de grâces mystiques, aurait fait des miracles avant et après sa mort, qui advint à Boulancourt le 23 août 1195.

Ces données étaient trop maigres pour permettre à Asceline d’être commémorée au Martyrologe.

 

 

Bartolomeo Salvodei de Foresto

† 1489

 

Bartolomeo était le fils de Geminio Salvodei et naquit à Foresto Sparso (Bergame, Italie N) ; on ne sait guère autre chose de sa vie familiale.

Il entra au noviciat des Servites de Marie à Bergame, d’où il passa à celui de Brescia, mais il resta oblat (membre du Tiers-ordre).

Que fit-il de grand pour acquérir la sainteté ? Il fit la cuisine pour les Religieux, et pendant trente-trois ans. Il devait fort bien réussir, car le bruit se répandit même que les anges l’assistaient dans son travail. 

Il mourut le 23 août 1489 ; la voix populaire se chargea de le béatifier avant l’Eglise. A défaut d’un document officiel, il n’est pas entré dans le Martyrologe.

 

 

Jean Bourdon

1747-1794

 

Jean était né le 3 avril 1747 à Séez (Orne).

Entré dans l’ordre franciscain des Capucins, il portait le nom de Protais de Séez

Il était devenu le gardien (supérieur) du couvent de Sotteville (Rouen).

Déporté de Seine-Maritime, il fut «entassé» avec plusieurs centaines d’autres prêtres sur le Deux-Associés, aux pontons de Rochefort.

C’était un religieux de grand mérite, une force de la nature de belle prestance, aussi recommandable par l’empressement qu’il montra envers ses Confrères déportés que par la fermeté de sa foi, mais aussi par toutes les autres vertus monastiques.

Il mourut le 23 août 1794 (ou peut-être déjà le 22 août), sur l’Île Madame, rebaptisée Île Citoyenne, où l’on débarquait les agonisants, avant de les y enterrer.

Il fut béatifié en 1995.

Ramón Grimaltos Monllor

1861-1936

 

Ramón (Raymond) était né le 3 mars 1861 à Puebla Larga (Valencia, Espagne).

Il entra en 1890 dans la Compagnie de Jésus et œuvrait dans la maison de Gandía comme Frère chargé des courses, des travaux domestiques, ainsi que d’excitateur (c’est celui qui «vérifie» que chacun est bien éveillé le matin, en frappant à chaque porte).

Lors de la suppression de la Compagnie de Jésus, Ramón trouva du travail comme jardinier dans quelques familles. Il se trouvait toujours à Gandía lors de la révolution.

Il fut arrêté le 26 juillet 1936 et mis en «prison» dans une école réquisitionnée à cet effet. Quelques amis purent lui rendre visite, ainsi qu’au père Carbonell Sempere et à Pere Gelabert Amer, arrêtés en même temps.

Les 17 et 18 août, ils furent traduits devant un «tribunal», après quoi on leur promit de les remettre en liberté : une liberté qui se traduisit en réalité par une expédition à trois heures du matin, où on les fusilla tous les trois. Le Frère Ramón avait soixante-quinze ans.

Le martyre eut lieu près de Tavernes de Valldigna (Valencia), le 23 août 1936.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 2001.

 

 

Constantino Carbonell Sempere

1866-1936

 

Constantino était né le 12 avril 1866 à Alcoy (Alicante, Espagne).

Il entra en 1886 dans la Compagnie de Jésus et fit le noviciat dans la province d’Aragona. Il étudia la littérature et la philosophie à Veruela, la théologie à Torosa. 

En 1901 il fut ordonné prêtre et exerça le saint ministère à Gandía, Barcelone, Roquetas et Alicante.

En 1928 il retourna comme confesseur à Gandía.

Il fut arrêté le 26 juillet 1936 et mis en «prison» dans une école réquisitionnée à cet effet. Quelques amis purent lui rendre visite, ainsi qu’aux frères Ramón Grimaltos Monllor et Pere Gelabert Amer, arrêtés en même temps.

Les 17 et 18 août, ils furent traduits devant un «tribunal», après quoi on leur promit de les remettre en liberté : une liberté qui se traduisit en réalité par une expédition à trois heures du matin, où on les fusilla tous les trois. 

Le martyre eut lieu près de Tavernes de Valldigna (Valencia), le 23 août 1936.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 2001.

 

 

Félix Célestin Gombert Olympe

1873-1936

 

Félix vit le jour le 5 avril 1873 à Trets (Bouches-du-Rhône, France), de Hippoplyte et Elisabeth, qui le firent baptiser le 7.

Il avait un frère et une sœur, et ils furent très jeunes orphelins de leurs parents, de sorte qu’ils furent élevés par les grands-parents maternels.

Cette épreuve n’empêcha pas Félix d’être un bon garçon ; il étudia chez les Salésiens à Marseille, puis entra chez les Frères Maristes à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) en 1888, le jour de ses quinze ans. Il professa avec le nom de Jean-Marie (1890)

En 1891, il passa en Espagne, comme professeur à Mataró, puis fut nommé à Vic (1892), Girona (1895, l’année de sa profession solennelle), Manresa (1900), Logroño (1904), Lleida (1905), Girona (1906), Peñas de San Pedro (1908), Alcoy (1909), Malgrat (1912, comme directeur), Cullera (1913, comme directeur), Lucena (1919), enfin Tolède (1921).

Sa spécialité était la physique et la chimie ; ses dons inventifs lui faisaient trouver des solutions pratiques très utiles, améliorant par exemple les installations électriques. Ses élèves (parmi lesquels de futurs prêtres diocésains) étaient parmi les meilleurs au baccalauréat. Il était très populaire à Tolède.

Et c’est à Tolède que les dix Frères de la communauté furent assassinés le 23 août 1936. Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

José Polo Benito

1879-1936

 

José (Joseph) naquit à Salamanque (Espagne) le 27 janvier 1879.

Il fréquenta le séminaire de Salamanque, puis étudia la philosophie à Ciudad Rodrigo, et revint au grand séminaire de Salamanque pour la théologie et le droit canonique, matières où il reçut le doctorat.

Esprit profondément intelligent et cultivé, il reçut des charges importantes.

Encore élève, il fut directeur de La Semaine Catholique.

En 1904, il fut ordonné prêtre et fut vicaire à la paroisse du Saint-Esprit de Salamanque.

En 1905, il fut nommé professeur à l’université de Salamanque, en même temps qu’il était aumônier des Religieuses franciscaines.

En 1907, il fut secrétaire de l’évêque ; en 1908, chanoine et examinateur synodal.

En 1908, il fut en fonction à la cathédrale de Plasencia, et administrateur de ce diocèse en 1912, pour être doyen du chapitre en 1918. Dans sa propre maison, il organisa une Soupe populaire, pour les gens pauvres.

Il dirigea la revue Las Hurdes (Les Terres sans pain), organisa un congrès sur ce thème à Plasencia et organisa le déplacement du roi Alfonso XIII dans ces régions : là, au fond de l’Estrémadure, vivaient des populations entières dans la misère, la maladie, l’analphabétisme ; il fonda et dirigea le périodique Regional de 1907 à 1914 ; il participa au Congrès Eucharistique international de Vienne, au Congrès social des Associations à Plasencia, à l’Assemblée de la Bonne Presse à Saragosse, au Congrès de Prévoyance sociale à Barcelone.

En 1923, il fut cette fois nommé doyen de la cathédrale de Tolède et continua ses activités débordantes : Académie Royale d’Histoire et Belles Lettres, conseil du Patronat de l’Institut de Prévoyance, Commission provinciale des Monuments, Pieuse union de l’Esclavage de Notre-Dame du Sagrario, Pélerinages à Rome et en Orient, collaboration à différentes publications, jusqu’à La Razón à Buenos Aires ; enfin, il se présenta aux élections des Cours Constitutionnelles en 1931.

Tant d’activités honorables et responsables lui valurent la Croix d’Or de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Il fut arrêté dès le début de la guerre civile en juillet 1936, et emmené à la prison départementale. Il prépara ses camarades de détention à faire une sainte mort.

Le 25 juillet, on le transféré à une autre prison, Gilitos.

Le 22 août fut une journée de cauchemard, car des avions «républicains» tirèrent par erreur sur leurs propres soldats ; les miliciens saisirent l’occasion pour «se venger» sur les nombreux prêtres et religieux détenus. 

Au moment d’être fusillé, don José eut encore cette parole solennelle, en s’adressant aux bourreaux : Dieu est témoin du crime collectif que vous allez commettre. Dieu vous en demandera compte. Qu’Il vous pardonne. Puis il adressa encore une chaleureuse exhortation à ses compagnons.

Le martyre eut lieu à la Puerta del Cambrón, Fuente del Salobre, à Tolède, où furent fusillés environ quatre-vingts personnalités, le 23 août 1936, peu après minuit. C’est donc la date généralement rapportée ; on trouve parfois le 22 août.

Quand on voulut exhumer son corps en vue de la béatification, on le retrouva sans corruption, malgré quatre années dans la fosse commune ; don José avait reçut trois balles dans les bras et les jambes, plus le coup de grâce dans la tête ; son visage exprimait encore une grande douleur : un milicien s’était acharné sur lui jusqu’à lui ouvrir le crâne en le frappant à coup de crosse de fusil.

Le chanoine José Polo Benito fut béatifié en 2007.

 

 

Lorenzo Ilarregui Goñi

1880-1936

 

Lorenzo vit le jour le 10 août 1880 à Aróstegui (Pamplona, Espagne), le jour de la fête de saint Laurent.

Entré chez les Capucins de Santander, il prit le nom de Gabriel, reçut l’habit en 1910, fit la profession en 1912 comme Frère convers.

Ensuite il resta à El Pardo (Madrid) chargé du jardin et des étables, pendant vingt-quatre ans.

Lors des hostilités de 1936, les Religieux se croyaient suffisamment en sécurité, sur la parole du colonel.

Le 20 juillet, ils entendirent le canon qui détruisait El Cuartel de la Montaña, puis virent les flammes qui envahissaient Madrid.

Le 21 juillet, des centaines de miliciens attaquèrent le couvent et tirèrent par toutes les fenêtres, au moment du déjeuner ; il y avait jusqu’à deux cents personnes présentes dans le couvent.

Ce fut ensuite un long calvaire pour les Religieux.

Certains tentèrent la fuite en sautant par une fenêtre. Gabriel alla errer dans la montagne, mais fut bientôt repris.

On l’insulta, on le menaça, on voulut le pervertir.

Le 25 juillet, libéré, il se cacha chez un ami, mais fut retrouvé dix jours plus tard, et condamné à mort. Le gardien refusa de le tuer et le libéra.

Gabriel retourna tout simplement travailler au jardin du couvent, mais cette fois-ci sous le regard des miliciens. Enfin, fatigués de sa patience, ils lui dirent de partir de là. En sortant, il fut abattu par trois militants : on le laissa agoniser, versant son sang lentement, tandis qu’il égrenait toujours son chapelet.

C’était le 23 août 1936 et il fut béatifié en 2013.

 

 

Juliá Gibrat Marcé

1880-1936

 

Juliá naquit le 24 mars 1880 à Vicenç de Besalú (Girona, Catalogne, Espagne).

Il prit l’habit capucin à Arenys de Mar en 1895, avec le nom de Vicente.

Il fit la profession temporaire en 1896, et la solennelle en 1899.

Ses études de philosophie furent particulièrement brillantes ; après les quatre années de théologie, il reçut le sacerdoce en 1903.

Sa vie était toute eucharistique et mariale.

Quand éclata la révolution de 1936, il se trouvait à Olot et chercha à se réfugier là où c’était possible, puisque le couvent était fermé d’office par les autorités.

Il se fit valet à la campagne, et surveilla les bœufs ; cherchant à passer inaperçu, il s’habilla en mendiant, mais justement quand il demandait l’aumône, il fut arrêté par des miliciens et conduit au Comité ; sur le moment, ils ne le reconnurent que comme mendiant, mais c’est lui qui, spontanément, se déclara prêtre. On se mit alors à le maltraiter et à l’insulter.

Un bref interrogatoire, puis la condamnation à mort ; on le conduisit au lieu de l’exécution. Vicente leur demanda à être fusillé de face et non de dos. C’était le 22 août, alors fête du Cœur Immaculé de Marie.

Le père Vicente fut béatifié en 2015.

 

 

Pere Gelabert Amer

1887-1936

 

Pere (Pierre) était né le 29 mars 1887 à Manacor (Majorque, Baléares, Espagne).

Il entra en 1907 dans la Compagnie de Jésus.

Il travailla à Palma de Maiorca, Veruela, Alicante et finalement Gandía, comme Frère chargé du fonctionnement des appareils et de l’électricité.

Quand la Compagnie de Jésus fut dissoute, il fut quelque temps dans sa famille, mais revint à Gandía.

Il fut arrêté le 26 juillet 1936 et mis en «prison» dans une école réquisitionnée à cet effet. Quelques amis purent lui rendre visite, ainsi qu’au père Carbonell Sempere et à Ramón Grimaltos Monllor, arrêtés en même temps.

Les 17 et 18 août, ils furent traduits devant un «tribunal», après quoi on leur promit de les remettre en liberté : une liberté qui se traduisit en réalité par une expédition à trois heures du matin, où on les fusilla tous les trois. 

Le martyre eut lieu près de Tavernes de Valldigna (Valencia), le 23 août 1936.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 2001.

Estanislau Sans Hortoneda

1887-1936

 

Estanislau (Stanislas) naquit le 8 juin 1887 à Maspujols (Baix Camp, Catalogne, Espagne), de Francesc et Maria, qui le firent baptiser deux jours après.

Il fut ordonné prêtre en 1912.

Il exerça le saint ministère à La Torre de Fontaubella, Poboleda et Clarà (Tarragona).

La charité de ce prêtre était proverbiale : il donnait tout ce qu’il avait.

En 1936, éclata une révolution anti-cléricale sans précédent. Le Comité de Torredembarra offrit au prêtre de le conduire là où il voulait, à condition qu’il ne prît avec lui aucun objet religieux compromettant. Refusant cette condition, le prêtre partit se réfugier dans son pays, à Maspujols.

Tôt le matin, chaque jour sauf aux jours de fête, il partait de chez lui, comme un pauvre avec sa besace sur l’épaule, où il avait son bréviaire et son casse-croûte. D’autres jours, il partait avec son neveu et travaillait aux champs.

En rentrant des champs un jour, il entendit des coups de feu et apprit qu’on avait assassiné quelqu’un pour le seul fait de porter avec lui des objets religieux. Il répétait toujours : Je ne veux pas me séparer de mon bréviaire, de mon scapulaire, ni de mon chapelet. S’ils me tuent, Dieu soit loué ! Mes dernières paroles seront : Vive le Christ Roi !

Le dimanche 23 août, au soir, il venait de terminer ses dévotions, quand se présentèrent chez lui quatre hommes armés. Voici le dialogue : 

- D’après nos informations, il y a ici un prêtre qui se cache. 

- Ici, il n’y a pas de prêtre «caché» (en insistant bien sur le dernier mot. Ce dialogue se répéta plusieurs fois. Puis :) 

- On nous a dit que se cache ici l’aumônier Estanislau Sans. 

- Il n’y a jamais eu d’aumônier «caché» ici ; cependant, le prêtre Estanislau Sans est devant vous, sans aucune intention de cacher sa condition.

- Alors, suivez-nous !

- Où ?

- Avancez !

- Laissez-moi au moins me préparer un instant.

- Avancez !

Ils lui dirent encore quelques méchancetés en sortant de chez lui, tandis qu’avec sa main il disait au-revoir de loin à ses proches.

On traversa le village, le prêtre avançait comme un malfaiteur, avec deux miliciens par-devant et deux par-derrière : il y avait beaucoup de gens, ce dimanche, dehors, mais personne n’osait rien dire, car ils avaient peur. Au salut du prêtre, les larmes leur venaient aux yeux.

Quand le groupe arriva à la voiture qui les attendait, les gens leur demandèrent encore où ils allaient. Mais on le fit monter rapidement en le bousculant et on passa par Reus et Riudoms, pour arriver à Montbrió. C’est là qu’on fusilla le prêtre en lui tirant des balles dans la tête.

C’était donc le 23 août 1936. Don Estanislau a été béatifié en 2013.

 

 

Mariano García Méndez

1891-1936

 

Né à San Esteban de los patos (Ávila, Espagne) le 25 septembre 1891, de Mariano et Emérita, Mariano était l’aîné de quinze enfants. Il s’appela couramment Marianito, le petit Mariano.

Le papa, en fin de journée, organisait le chapelet et les neuvaines de prière, car il n’y avait pas de prêtre dans ce petit village.

A dix ans, Marianito exprima son désir d’être prêtre. Un curé des environs lui donna les premiers enseignements nécessaires avant de l’envoyer au séminaire d’Ávila, d’abord comme externe ; excellent élève et compagnon, il y étudia la philosophie et la théologie.

On retint de lui qu’il était très joyeux, qu’il savait s’amuser avec ses camarades sans jamais blesser l’harmonie entre eux.

Il pensa un moment entrer chez les Dominicains, à Ávila, mais sa mauvaise santé l’empêcha d’y rester.

Ordonné prêtre en 1916, il exerça le saint ministère en différents villages, laissant derrière lui la réputation d’un véritable homme de Dieu, malgré sa faible constitution. Ses paroisses furent d’abord Hernansancho, Villanueva de Gómez, San Juan de la Encinilla.

Dès sa première paroisse, Marianito se montra discret, mais actif pour amener ses paroissiens à une vie plus intérieure, à une foi plus convaincue, à la pratique de la confession, à l’élimination du blasphème.

Il y eut un jour une vilaine bagarre à Hernansancho, où un déséquilibré laissa à terre plusieurs blessés, que don Mariano alla soigner, malgré les tirs qui continuaient. Même l’assassin raconta à un ami qu’il n’avait pas pu tirer sur le curé parce que c’est un Saint.

Comme il ressentait en lui l’appel à un état de vie plus haut, il passa au diocèse de Vitoria, fut aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Nanclares de Oca et essaya la vie des Carmes Déchaux. Ce fut un nouvel échec, à cause de sa santé.

Revenu au diocèse d’Ávila, il eut les postes de Santo Tomé de Zabarcos et Sotillo de las Palomas, où il resta peu longtemps, mais suffisamment pour y laisser du bon grain. Dès qu’il avait un moment de libre, il se recueillait près du Saint Sacrement.

Il rencontra à Madrid le père Guillermo Zicke, supérieur provincial des Prêtres du Cœur de Jésus (ou Réparateurs ou encore dehoniani, fondés par le père Dehon). Cet idéal plut au père Mariano, qui y prit le nom de Juan María de la Croix, unissant ainsi ses deux grandes figures préférées : la Vierge Marie et Jean de la Croix, qui était né à Ávila.

Il fit le postulat à Puente la Reina (d’où il tenta encore une autre expérience, négative, chez les Trappistes).

Après le noviciat, il fut un an au collège de Novelda (Alicante), comme professeur de religion.

Il fit sa profession religieuse en la solennité du Christ-Roi de 1926, qui se célébrait alors au dernier dimanche d’octobre, et vécut désormais l’idéal de victime, en union avec le sacrifice du Sacré-Cœur.

D’une vie intérieure très profonde, Mariano aimait particulièrement les Saints martyrs. Quand il put faire un pèlerinage à Rome, il n’arrivait pas à se détacher des catacombes où se trouvaient tant de corps de Martyrs.

Le père Guillermo pensa que Mariano (Juan María) était tout-à-fait apte à parcourir les routes de Navarre et du Pays Basque pour y trouver des amis qui soutiendraient le séminaire des jeunes, qui n’avait pas un situation économique excellente. Juan María obéit et rencontra beaucoup de gens, de prêtres et de religieux, qui furent conquis par la sainteté de ce prêtre. Il suscita maintes vocations.

Durant les réunions, il eut l’occasion de résoudre des cas de morale ou de dogmatique en se référant aux Pères, qu’il connaissait par-cœur. Il n’était pas bon professeur pour maintenir la discipline, mais il savait intéresser les élèves par les mille histoires qu’il leur racontait.

Au début de juillet 1936, Juan arriva au sanctuaire de Garaballa, récemment occupé par les Pères Réparateurs pour leur noviciat et comme lieu de repos. Juan devait s’y refaire une santé.

En fait de repos, Juan y développa tout son zèle pour continuer son apostolat, remplaçant ici un prêtre qui s’était caché, invitant là un paysan à ne pas blasphémer…

Vu les circonstances, le supérieur de Garaballa invita tous les Religieux à quitter immédiatement le sanctuaire et à se disperser en différentes directions. C’est ainsi que Juan prit la route de Valencia, pensant y passer inaperçu, puisqu’il n’y connaissait personne. Il se mit une grande cape, qui lui valut en prison le surnom de Padre Chaquetón (Père Grande Cape).

Or, à Valencia précisément, le quart des prêtres furent assassinés. En réalité, c’était l’endroit le plus dangereux. Et le père Juan ne se gêna pas pour protester devant l’incendie de l’église des Saints Jean. Il répétait : Quelle horreur ! Quel crime ! Quel sacrilège ! On lui demanda : Tu es un «carca» (synonyme de «membre de droite»). Et il répondit : Je suis un prêtre. Il se retrouva ainsi arrêté et mis en prison, fin juillet.

Il se trouvait, comme il l’écrivit, dans la cellule 476, quatrième gallerie, très tranquille, tout disposé à accepter la volonté de Dieu.

On retrouva plus tard un petit carnet où il s’était écrit son horaire de la journée en prison, de cinq heures du matin à neuf heures du soir. Il se fit même un Chemin de Croix sur le mur, qui lui coûta la cellule d’isolement.

Sans se soucier du risque qu’il courait, il priait chaque jour le chapelet ou ses propres prières à haute voix. Quelqu’un dit : Un beau jour, ils vont l’abattre comme un moineau.

Ce jour arriva le 23 août 1936, aux environs de Valencia.

Mariano - Juan María de la Croix - fut béatifié en 2001.

 

 

Júlian Iglesias Bañuelos

1893-1936

 

Júlian vit le jour le 26 février 1893 à Los Valcárceres (Burgos, Espagne), de Martín et Eustaquia, des paysans aisés, qui le firent baptiser le 28 ; il fut confirmé en 1895 et reçut la Première communion en 1903.

Il entra chez les Frères Maristes à Burgos en 1905, passa à Sant Andrés de Palomar, où il professa avec le nom de Cipriano José (1909)

Son premier poste fut à Logroño, puis Calatayud (1913), Mataró, Sabadell, Madrid.

Il fit la profession solennelle en 1915. C’est aussi durant cette période qu’il prépara à Barcelone la licence de Philosophie et Lettres.

A partir de 1932, il fut directeur du collège de Tolède. 

Intelligent, le Frère Cipriano se montra toujours très travailleur.

A Tolède, se trouvait son propre frère, Fr. Abdón, avec lequel il partagea la dernière partie de sa vie. C’est là qu’il fit le vœu de stabilité (1934).

Arrêtés, ils furent assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

 

 

Manuel Fernández Ferro

1893-1936

 

On trouve pour ce Martyr des dates différentes (9 février 1898 pour la naissance, 25 août 1936 pour la mort). Celles qui sont indiquées ci-après proviennent de sources salésiennes.

Manuel vit le jour le 30 mai 1893 à Paradiñas (Orense, Espagne).

Entré à seize ans dans le collège des Salésiens, il fut à Écija et Cadix, fit le novicat et la profession à Cadix en 1920, passa à Séville pour la philosophie, à El Campello pour le théologie et fut ordonné prêtre en 1928.

Il fut d’abord à Cordoue, avant d’être envoyé à Málaga.

On le décrivit comme fidèle, humble, travailleur, d’une douceur fraternelle ; même un peu plus mystique que la normale ; dévot du Sacré-Cœur, de la Sainte Vierge, cherchant à s’appliquer ce mot de saint Jean Chrysostome : Etre dévot de Marie, c’est déjà être destiné à la gloire. Dans les événements, il acceptait la main de Dieu.

Son jeune frère, Sergio, aussi prêtre salésien, affirma devoir sa vocation aux mille attentions de son aîné.

Lors de la guerre civile de juillet 1936, le collège de Málaga fut encerclé par des miliciens le 21 juillet. Prétextant que quelqu’un avait tiré depuis l’intérieur, ils l’envahirent à la recherche des «armes». N’en trouvant évidemment pas, ils emmenèrent les Salésiens à la «prison» improvisée, chez les Capucins, se livrant à toutes les exactions dans le collège et dans l’église.

Don Manuel crut sa dernière heure arrivée quand on le mit, avec les autres, face au mur de la cour. Le 22 juillet, on les emmena devant le Gouverneur ; celui-ci les savait innocents, mais, nouveau Pilate, craignit les menaces de la foule : il fit enfermer les Religieux dans la prison provinciale, leur promettant la liberté pour le lendemain.

Au matin du 23, libres, don Manuel et don Francisco se réfugièrent dans un hôtel tenu par un ami.

Le 15 (ou le 16) août, fut assassiné don Francisco ; don Manuel fit parvenir, à travers le consulat d’Argentine, une dernière lettre à sa famille, résumant les derniers événements et, leur disant au-revoir au Ciel, les assurant de mourir content, pour la Religion et pour l’Espagne, les priant de faire célébrer un trentin grégorien (trente messes consécutives) pour le repos de son âme.

Le 22 août au soir, on l’appela avec le maître de l’hôtel et trois autres Religieux ou prêtres, et tous furent fusillés au cimetière San Rafael, au matin du 23 août 1936.

Ce jour-là, on avait enregistré Cinq inconnus.

Don Manuel fut béatifié en 2007.

 

 

Julio Múzquiz Erdozáin

1894-1936

 

Julio vit le jour le 11 avril 1894 à Aldaba (Navarre, Espagne), de Esteban et Ramona, qui le firent baptiser le lendemain, 12 avril, fête du saint pape Julius 1er, dont il porta le nom.

C’était une famille nombreuse, où la foi dirigeait la vie quotidienne : ces bons paysans allaient chaque jour à la messe, si le travail ne les en empêchait pas, et priaient le chapelet quotidien.

Julio entra chez les Frères Maristes à Vic en 1911, passa au noviciat de Las Avellanas en 1914 et professa avec le nom de Julio-Fermín (1915)

Après Las Avellanas, il fut professeur à Saragosse (1917), Vic (1919), Cartagena (1919), Burgos (1925), Saragosse (1927), enfin Tolède (1933).

Plein d’entrain, il communiquait sa joie aux confrères et aux élèves ; il avait un don particulier pour la calligraphie ; ses élèves étaient, comme on dit, pendus à ses lèvres et les familles lui étaient très attachées ; il sut aussi transmettre sa piété à toute sa propre famille, qui venait de temps en temps lui rendre visite.

C’est à Tolède que les dix Frères de la communauté furent assassinés le 23 août 1936. Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Luis Iglesias Bañuelos

1895-1936

 

Luis vit le jour le 19 août 1895 à Los Valcárceres (Burgos, Espagne), de Martín et Eustaquia, des paysans aisés, qui le firent baptiser dès le lendemain ; il fut confirmé en 1899.

Un voisin, qui avait des enfants chez les Frères Maristes, l’encouragea à suivre cette voie, car Luis était doué et pieux.

Luis entra chez les Frères Maristes à Arceniega en 1907, passa à Las Avellanas, où il professa avec le nom de Abdón (1911). Il fit la profession solennelle en 1918.

Il fut présent dans diverses maisons, dont Lloret, Lucena, Málaga, et finit à Tolède. Son activité ne s’interrompit que pour le service militaire. Il était très serviable et toujours obéissant.

Il avait beaucoup d’imagination et d’activités, par exemple il monta une salle de cinéma.

A Tolède, son supérieur était son propre frère, Fr. Cipriano José, avec lequel il partagea la dernière partie de sa vie.

Arrêtés, ils furent assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

Nicolás Alberich Lluch

1898-1936

 

Né le 1er janvier 1898 à Benicarló (Castellón, Espagne), il entra à douze ans au Petit-noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassaliens) à Cambrils.

On l’envoya au Noviciat de Bujedo et prit l’habit en 1914, avec le nom de Valeriano Luis.

Après le Scolasticat, il fut au collège Bosanova en 1919.

De 1922 à 1925, il fut au Maroc, en camp militaire.

En 1925, il fit la profession religieuse à Barcelone et fut envoyé à Cambrils où il resta six années.

En 1931, il fut envoyé au Collège Condal.

Au moment de la persécution de 1936, il se réfugia avec son frère chez leurs parents à Benicarló, en faisant attention d’y arriver séparément. Ils ne sortaient que de nuit, mais un jour ils rencontrèrent un compagnon d’enfance qui les trahit. Très vite, les miliciens vinrent menacer les parents. Les deux frères se mirent en route pour Teruel, dans l’espérance de traverser le front.

Ils s’arrêtèrent pour boire à une fontaine à Valderrobles ; là d’autres miliciens, les interrogèrent et, sur leur déclaration qu’ils étaient religieux, ils furent arrêtés. C’était le 22 août.

Ils furent tous deux fusillés à Plá de Catali, le lendemain, 25 août, à quinze heures, l’heure de la mort du Christ. Avant de tomber, ils crièrent encore : Vive le Christ Roi ! 

Valeriano Luis avait trente-huit ans, son frère Eliseo trente.

Ils furent tous deux béatifiés en 2007.

 

 

Florencio Pérez Moral

1899-1936

 

Florencio vit le jour le 10 octobre 1899 à Acedillo (Burgos, Espagne), de Fausto et Teodora, de simples paysans, qui le firent baptiser le 12.

Il entra chez les Frères Maristes à Arceniega en 1913, passa à Las Avellanas, où il professa avec le nom de Evencio (1916). Il fit la profession solennelle en 1922.

Il fut d’abord cuisinier à Las Avellanas, Cabezón de la Sal (1916) et Carrejo (1917).

Puis il fut dans l’enseignement : Cabezón de la Sal (1919), puis Burgos, Murcia, Mataró, Lucena, enfin Tolède (1935).

Il montra beaucoup de respect envers tous ses élèves, même envers ceux qui n’étaient pas très disciplinés ; et ils lui manifestèrent leur reconnaissance en revenant le voir plus tard. Sa mort provoqua en tous un fort sentiment de deuil.

Arrêtés, tous les Frères de la communauté furent assassinés, à Tolède, le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

 

 

Urbano Gil Sáez

1901-1936

 

Né à Bronchales (Teruel, Espagne) le 9 mars 1901, de Blas et Ignacia, Urbano reçut le lendemain au baptême les noms de Urbano Manuel.

Très tôt orphelin de père, il fut confié aux pères Tertiaires Capucins (dits Amigoniens) de Teruel, où il apprit à lire, reçut la Première communion et fit toutes ses études.

Il fit le noviciat à San José de Godella (Valencia), reçut l’habit et émit la première profession en 1919, la solennelle en 1928, mais ne fut pas ordonné prêtre malgré sa demande. Les Supérieurs remirent, on ne sait pas pourquoi.

Urbano se vit confier les enfants de l’Ecole de Amurrio (Álava), où il montra véritablement ce que signifie être tout à tous, selon l’idéal de saint Paul. C’était la joie personnifiée, qu’il savait communiquer autour de lui.

Il passa enfin à la maison de Godella pour les études ecclésiastiques en 1935.

Lors de la révolution qui éclata en juillet 1936, Urbano se trouva, avec le père Florentín Pérez et un novice, en face d’un peloton de miliciens qui cependant les laissèrent repartir cette fois-là.

Réfugié chez un bienfaiteur de Benaguasil, il fut à nouveau arrêté, mis en prison trois jours, avant d’être fusillé sur la route de Pobla de Vallbona à Lliria, toujours avec le père Florentín.

Le martyre eut lieu le 23 août 1936.

Urbano fut béatifié en 2001.

 

 

 

 

Florentín Pérez Romero

1904-1936

 

Florentín naquit à Valdecuenca (Albarracín, Espagne) le 14 mars 1902, de Francisco et Ignacia.

Très tôt orphelin de père, il fut confié aux pères Tertiaires Capucins (dits Amigoniens) de Teruel, où il apprit à lire, reçut la Première communion et fit toutes ses études.

Florentín était doué pour la musique, pour l’étude, il aimait prier. Sa vocation s’affirma.

Il reçut l’habit religieux en 1919 et émit la première profession en 1921, la solennelle en 1927.

En 1928 il fut ordonné prêtre.

Le père Florentín, par sa maigreur, semblait austère et sévère, mais il était de caractère très joyeux, sans aucune malice, et conquérait la sympathie de tout le monde. Doux, gentil, patient, enfantin, il était angélique. Sa dévotion préférée allait à Notre-Dame des Douleurs, en la fête de laquelle il avait fait le première profession.

Il enseigna dans deux écoles de Pampelune puis, à partir de 1930, enseigna la musique auprès des enfants à Notre-Dame du Mont Sion. En 1935, il alla au noviciat Saint-Joseph de Godella (Valencia).

Lors de la révolution qui éclata en juillet 1936, le père Florentín se trouva, avec deux autres pères et un novice, en face d’un peloton de miliciens qui cependant les laissèrent repartir cette fois-là.

Réfugié chez un bienfaiteur de Benaguasil, il fut à nouveau arrêté, mis en prison trois jours, avant d’être fusillé sur la route de Pobla de Vallbona à Lliria.

Le martyre eut lieu le 23 août 1936.

Le père Florentín fut béatifié en 2001.

 

 

Vicente Alberich Lluch

1906-1936

 

Né le 29 janvier 1906 à Benicarló (Castellón, Espagne), il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassaliens) à Cambrils, en 1927.

On le garda quelques mois au Petit-noviciat, le temps qu’il s’accoutumât au nouveau milieu, puis il passa au Noviciat de Fortianell.

En 1927, c’est son propre frère aîné qui lui remit l’habit religieux. Il prit alors le nom de Eliseo, comme le prophète qui fut disciple et successeur du prophète Elie.

Il fut d’abord envoyé à Cambrils pour y prendre en charge les travaux manuels ; quand il avait un moment de liberté, il se plongeait dans les livres pour compléter sa culture un peu déficiente.

En 1929, il fut envoyé à Teruel où, en plus de son travail technique, on lui confia la classe d’un Frère malade ; il s’en tira fort bien.

Vint le moment du service militaire, au terme duquel il fut envoyé faire la classe à Notre-Dame du Carmel, en 1935, après avoir fait la profession religieuse le 16 août 1934.

Au moment de la persécution de 1936, il se réfugia avec son frère chez leurs parents à Benicarló, en faisant attention d’y arriver séparément. Ils ne sortaient que de nuit, mais un jour ils rencontrèrent un compagnon d’enfance qui les trahit. Très vite, les miliciens vinrent menacer les parents. Les deux frères se mirent en route pour Teruel, dans l’espérance de traverser le front.

Ils s’arrêtèrent pour boire à une fontaine à Valderrobles ; là d’autres miliciens, les interrogèrent et, sur leur déclaration qu’ils étaient religieux, ils furent arrêtés. C’était le 22 août.

Ils furent tous deux fusillés à Plá de Catali, le lendemain, 25 août, à quinze heures, l’heure de la mort du Christ. Avant de tomber, ils crièrent encore : Vive le Christ Roi !

Eliseo avait trente ans, son frère Valeriano Luis trente-huit.

Ils furent tous deux béatifiés en 2007.

 

 

Amancio Noriega Núñez

1912-1936

 

Amancio vit le jour le 10 février 1912 à Aguilar de Campóo (Palencia, Espagne), de Pedro et Aurora, qui le firent baptiser le 25.

Il entra chez les Frères Maristes à Villafranca (Navarre) en 1924, passa à Las Avellanas, où il professa avec le nom de Félix Amancio (1929), et fit la profession solennelle en 1935.

Après Las Avellanas, il enseigna à Barcelone (1930), Villanueva de la Minas (1931), Haro (1932), enfin Tolède (1935).

Ce fut un Frère joyeux, généreux. Aux nouvelles de la révolution de 1936, il s’exprima ainsi : Il ne faut pas s’en faire. S’ils nous assassinent, nous mourrons en martyrs, et en donnant notre vie, nous rachèterons d’un coup tous nos péchés.

Les dix Frères de la communauté de Tolède furent arrêtés et assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

Le Frère Félix Amancio avait vingt-quatre ans.

 

 

Jerónimo Alonso Fernández

1912-1936

 

Jerónimo vit le jour le 1er octobre 1912, lendemain de la fête de saint Jérôme, à Villorejo (Burgos, Espagne), de Jerónimo et María, d’excellents chrétiens, qui le firent baptiser le 8 octobre.

Il y eut trois garçons de cette famille qui devinrent Frères Maristes.

Jerónimo rejoignit ses frères chez les Frères Maristes à Arceniega en 1924, où il obtenait toujours les premières places. De plus, la confiance qu’on avait pour lui, le fit désigner pour être responsable des jeunes arrivés, sachant à l’occasion les consoler, les fortifier.

Il passa à Las Avellanas (1927), où il professa avec le nom de Javier Benito (1928) ; la profession solennelle, il la ferait bientôt en versant son sang.

Après Las Avellanas, il fut à Lleida pour redonner des forces à sa santé délicate, puis il enseigna à Madrid (1931), et Tolède (1933).

Intelligent, il ne s’intéressait pas au monde, où il aurait pu briller : Qu’est-ce que tout cela, en comparaison de ma vie religieuse, de ce qui m’attend au Ciel ?

Les dix Frères de la communauté de Tolède furent arrêtés et assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

Le Frère Javier Benito avait vingt-quatre ans.

Emiliano Busto Pérez

1913-1936

 

Emiliano vit le jour le 5 janvier 1913 à Quintanilla San García (Burgos, Espagne), un des six enfants de Natalio et Bárbara, qui le firent baptiser dès le lendemain ; il fut confirmé en 1928.

Il eut un frère religieux, mais c’est surtout l’exemple de ses cousins, Frères Maristes, qui l’orientèrent dans cette voie.

Emiliano entra chez les Frères Maristes à Arceniega en 1924, passa à Las Avellanas, où il professa avec le nom de Anacleto Luis (1929).

Il fut présent à Barruelo de Santullán (Palencia), auprès des enfants des mineurs, où il laissa sa santé. En 1931, il gagna Tolède.

Le Frère se montra dès le noviciat heureux de se perfectionner, de grandir dans la sainteté, de mettre sa confiance en Dieu, surtout devant les événements politiques qui agitaient l’Espagne.

Les dix Frères de la communauté de Tolède furent arrêtés et assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

 

 

Ángel Ayape Remón

1915-1936

 

Ángel vit le jour le 1er octobre 1915 à Cáseda (Navarre, Espagne), de Javier et Isabel, qui le firent baptiser dès le lendemain ; il fut confirmé en 1922.

Cette famille très chrétienne priait chaque soir le chapelet. La maman communiait chaque jour.

Ángel entra chez les Frères Maristes à Villafranca en 1927, passa à Las Avellanas, où il professa avec le nom de Bruno José (1932).

Il désirait partir en mission au Chili, mais on ne retint pas sa candidature.

Il fut présent à Los Madrazo (Madrid) dès 1933, où il apprit l’art d’enseigner et de tenir une classe, puis gagna Tolède (1935).

Les dix Frères de la communauté de Tolède furent arrêtés et assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

Le Frère Ángel avait vingt ans.

 

 

Francisco Alonso Fontaneda

1915-1936

 

Francisco vit le jour le 10 octobre 1915 à Valtierra de Albacastro (Burgos, Espagne), de Pantaleón et Teófila, qui le firent baptiser le jour même ; il fut confirmé en 1919.

Le garçon grandit dans une ambiance familiale travailleuse, chrétienne, honnête. Il n’aimait pas les grossièretés et les mensonges. A sa mère, il dit : Je ne suis pas fait pour être paysan, mais pour être Religieux. Ce fut un camarade qui l’entraîna chez les Frères Maristes.

Francisco entra chez les Frères Maristes à Arceniega en 1929, passa à Las Avellanas, où il professa avec le nom de Eduardo María (1934).

Il y était bien préparé, de par son éducation. Son maître des novices le décrivit très sérieux, droit dans le jugement, ferme dans la volonté.

Son court et unique chemin «professionnel» fut Tolède (1935).

Les dix Frères de la communauté de Tolède furent arrêtés et assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

Le Frère Eduardo María avait vingt ans.

 

 

Franciszek Dachtera

1910-1942

 

Né le 22 septembre 1910 à Salno (Corolla, Pologne), Franciszek était le fils de Léon, un professeur.

Après l’école primaire, il passa à l’école de Bydgoszcz, où son père avait été nommé directeur, et étudia le latin avec le prêtre de l’endroit.

En 1922, il fréquenta l’Ecole supérieure de Bydgoszcz, puis entra en 1928 au Grand séminaire de Gnieźno. Déjà il s’occupait activement des Scouts.

A son tour, son frère Léon, cadet de deux ans, entra au Grand séminaire.

Ordonné prêtre en 1933, il fut nommé à la paroisse de la Bienheureuse Vierge Marie à Inowrocław.

En 1934, il organisa le Congrès de l’Action catholique à Cracovie.

En 1935, il fut nommé professeur de religion dans deux écoles de Bydgoszcz.

En même temps, il prépara l’habilitation pour l’enseignement en école secondaire, puis, en 1939, reçut le diplôme d’Histoire de l’Eglise à l’université de Lvov. La même année, il se diplôma en théologie. Après des recherches à la bibliothèque de Bydgoszcz, il publia une Histoire de la paroisse de Bydgoszcz. 

En août 1939, il fut nommé administrateur de la paroisse de Łubowo (Gnieźno), mais le déclenchement de la guerre fit plutôt de lui un aumônier militaire dans le 62e régiment d’infanterie, avec le grade de capitaine.

En septembre, il fut capturé à la bataille de Bzura, et prisonnier pendant six mois près de Rotenburg Fulda (avec le numéro 176).

Sans considération pour son grade et sa qualité d’aumônier, les autorités allemandes le traitèrent comme un criminel, le transférèrent à Buchenwald le 25 avril 1940, puis à Dachau le 7 juillet 1942.

Il portait le numéro 31199. Il se fit l’ange gardien des codétenus, autant qu’il le pouvait, malgré la fatigue, la faim et la persécution.

En décembre 1942, ce jeune prêtre de trente-deux ans fut choisi pour une «expérience médicale» de traitement du paludisme, qui lui détériora complètement le foie et la rate.

L’abbé Dachtera mourut le 23 août (c’est la date du Martyrologe ; peut-être le 22), sans doute achevé par une injection de poison, et son corps fut brûlé.

A titre posthume, il reçut en 1985 la Médaille de la participation à la guerre défensive de 1939, et en 1992 la Croix d’Argent du Mérite avec rosette.

Il a été béatifié en 1999.

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Published by samuelephrem - dans 08-août
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