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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00

24 AOUT

 

I.

S Barthélemy, identifié à Nathanaël, apôtre en Lycaonie et en Phrygie, ou dans le Pont et le Bosphore, ou en Ethiopie ou en Inde… ; écorché vif, il est le patron des bouchers, tanneurs et relieurs.

SS Ptolémée, disciple de s. Pierre, et son disciple Romain, martyrs à Nepi.

IV.

S Tation, martyr en Bythinie. 

VI.

SS Rigomer, ermite et prédicateur dans le Maine, et Ténestine.

S Parize, abbé à Nevers.

S Eptatus, prêtre à Cervon ; il se cacha jusqu'à ce que Clovis lui promît de ne pas le faire évêque à Auxerre.

S Irchard, évêque en Ecosse.

VII.

S Ouen, évêque à Rouen ; Dadon de son vrai nom, ministre référendaire du roi Dagobert, il fut acclamé évêque à Rouen et dirigea ce grand diocèse pendant plus de quarante ans.

VIII.

S Georgios Limniota, moine sur l'Olympe, qui eut le nez coupé par les iconoclastes.

XVII.

Ste Rosa de Lima, tertiaire dominicaine, mystique, première sainte canonisée du Nouveau Monde, patronne du Pérou, de l'Amérique, des Philippines, des Indes (qu'elle aurait voulu évangéliser) ; elle est fêtée le 23 août.

XVIII.

B André Fardeau, prêtre martyr à Angers, béatifié en 1984.

XIX.

Ste Jeanne-Antide Thouret, franc-comtoise fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon, morte à Naples.

Ste Emilie de Vialar, française, fondatrice des Sœurs de Saint-Joseph de l'Apparition ; à sa première communion, elle sentit la nécessité de se corriger de l'habitude de mentir ; la première à servir en Algérie française ; elle fut victime de la défection des sœurs, de calomnies et d'incompréhensions.

Ste Micaela Desmaisières (María-Micaela du Saint-Sacrement), à Madrid, fondatrice des Servantes du Saint-Sacrement et de la Charité ; elle se voua à la conversion des prostituées et mourut du choléra.

Bse María Vicenta Rosal Vásquez (Encarnación du Sacré-Cœur), guatémaltèque, fondatrice en Equateur des Sœurs Bethlémites, pour défendre la condition de la femme et pour former les jeunes filles, béatifiée en 1997.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 : 

- béatifié en 2001 : 

Capucins : Luis Valls Matamales (Ambrosio de Benaguacil, *1870), prêtre, près de Valencia ; 

- béatifiés en 2007 : 

Salésiens : Félix González Tejedor (*1888), prêtre, à Madrid ; 

Prêtres diocésains : Rigoberto Aquilino de Anta Barrio (*1894), près de Albacete ;

- béatifiés en 2013 : 

Prêtres diocésains : Isidre Torres Balsells (*1874), près de Tarragona ;

Capucins : Fortunato Velasco Tobar (*1906), prêtre, près de Teruel ; 

Frères Maristes : Lorenzo Lizasoáin Lizaso (Jorge Luis, *1886), à Tolède. 

Bx Czesław Jóźwiak (*1919), Edward Kaźmierski (*1919), Edward Klinik (*1919), Franciszek Kȩsy (*1920), et Jarogniew Wojciechowski (*1922), jeunes salésiens polonais martyrs à Dresde en 1942, béatifiés en 1999. 

B Miroslav Bulešić (1920-1947), prêtre croate, martyr près de Istarska, béatifié en 2013.

Barthélemy

Ier siècle

 

Le nom de l’apôtre Barthélemy est cité dans les quatre listes des apôtres du Nouveau Testament : Mt 10 ; Mc 3 ; Lc 6 ; Ac 1.

On a couramment identifié Barthélemy avec Nathanaël, dont parle à son tour le quatrième évangéliste (Jn 1:45-51), où Jésus lui dit : Avant l’appel de Philippe, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu, et qu’on retrouve au moment de la pêche miraculeuse après la résurrection (Jn 21:2).

Que fit ensuite saint Barthélemy après la Pentecôte ? Plusieurs traditions existent qui, si elles ne se contredisent pas, attestent une très grande activité de l’apôtre, pouvant tenir du miracle.

D’après certains écrits apocryphes, Barthélemy aurait évangélisé la Lycaonie et la Phrygie, les pays du Pont et du Bosphore, les Indes (où il aurait apporté avec lui l’évangile de Matthieu en araméen), enfin la région voisine de l’Éthiopie. 

En ce qui concerne la Lycaonie et la Phrygie , ces régions d’Asie Mineure évangélisées par saint Paul (cf. Ac 14), il semble qu’on ne puisse pas retenir l’authenticité de ces écrits. Concernant les Indes et l’Éthiopie, il semble qu’il y ait davantage de confirmation.

L’ignorante religieuse Anna Katharina Emmerick, qui n’avait d’autres informations que ses “visions”, dit des choses que nous pouvons lire, avec toutefois toute la réserve et la prudence qu’impose la sainte loi de l’Église sur les révélations privées :

“Barthélemy, ancien Essénien, était un bel homme : il avait le front élevé, le teint blanc, de grands yeux, des cheveux noirs frisés et une barbe fourchue. Il était bien fait, et de tous les apôtres c’était celui qui avait le plus d’aisance et de distinction dans les manières. Il y avait dans toute sa personne je ne sais quoi de bienséant, de noble et de gracieux ; il était leste, se tenait très droit et avait tout-à-fait l’air d’un gentilhomme. Les autres, particulièrement Pierre et André, avaient, au commencement surtout, quelque chose d’embarrassé dans leurs manières.

Je le vis à l’extrémité orientale de l’Inde, dans ce pays dont les habitants ont une si grande vénération pour leurs parents. Ils l’accueillirent avec beaucoup de bienveillance et lui donnèrent le nom de père. Il convertit une foule de personnes et laissa auprès d’eux plusieurs de ses disciples. De là il se rendit au Japon, qui plus tard fut aussi visité par Thomas.

A une époque postérieure, je le vis traverser l’Arabie, passer la mer Rouge et arriver en Abyssinie, où il convertit le roi du pays. Celui-ci s’appelait Polymius… Je vis Barthélemy ressusciter un mort dans une ville de ce pays qui était, je crois, l’Abyssinie.

Je le vis ensuite dans une autre ville où, à l’exception du palais du roi et de quelques grands édifices, il n’y avait que des tentes et des cabanes en clayonnage.

Le roi voulut faire à Barthélemy des présents magnifiques en or et en vêtements ; mais il se cacha, et, sur sa demande, ces dons furent tous distribués aux pauvres. L’apôtre s’entretint longtemps et souvent avec le roi, qui lui faisait des questions profondes ; l’apôtre avait avec lui l’Évangile selon saint Matthieu, à l’aide duquel il répondait à tout. Il dit aussi au roi que le démon de l’idole rendait les gens malades pour les guérir ensuite, afin de les attacher à son culte abominable ; mais le démon, lié maintenant par le nom de Jésus-Christ, ne pouvait plus agir en elle… Le roi fit briser toutes les idoles ; Barthélemy consacra le Temple au culte de Dieu, et baptisa le prince, sa famille et toute son armée…

Les prêtres des idoles s’adressèrent à Astyage, frère de Polymius, accusant l’apôtre de maléfices. Il fut arrêté par des espions et conduit à Astyage qui lui dit : Tu as séduit mon frère pour lui faire adorer ton Dieu, je veux t’apprendre à sacrifier au mien… Au même instant, un messager vint annoncer au roi que son idole avait été foudroyée. Le roi, furieux, déchira ses vêtements et ordonna de flageller Barthélemy. On l’attacha à un arbre, et il fut écorché vif. Après l’avoir écorché, on lui mit sa peau dans les mains ; Barthélemy cependant continua à prêcher, jusqu’à ce qu’on lui perçât la gorge avec un coutelas. Quand il fut mort, le saint corps fut abandonné aux bêtes ; mais des nouveaux convertis l’enlevèrent la nuit suivante. Je vis le roi Polymius venir le chercher avec un nombreux cortège et lui donner la sépulture. (Le roi Astyage et les prêtres) furent frappés de folie furieuse. Le roi se convertit.

La relation de ces faits s’est conservée, mais on a refusé d’y ajouter foi, parce qu’on ne connaissait pas ces pays, et que des gens peu instruits y ont fait des additions.

Il me fut dit que l’invocation de saint Barthélemy avait une vertu particulière pour guérir ceux qui étaient atteints de paralysie et de quelques autres maladies dangereuses.”

 

Saint Barthélemy aurait reçu la palme du martyre, un horrible martyre consistant à avoir la peau arrachée, avant la décapitation.

C’est en vertu de ce martyre que saint Barthélemy est le saint patron des bouchers, des tanneurs, et aussi des relieurs.

La fête de saint Barthélemy a été constamment placée au 24 août, parfois aussi au 13 juin avec saint Barnabé.

Le corps de Barthélemy fut transféré dans l’île de Lipari (nord de la Sicile), puis à Bénévent, enfin à Rome dans l’île du Tibre, où une église est dédiée à son nom.

Notre Martyrologe mentionne le martyre de l’Apôtre Barthélemy au 24 août.

 

 

 

 

 

Barthélemy

Ier siècle

 

Le nom de l’apôtre Barthélemy est cité dans les quatre listes des apôtres du Nouveau Testament : Mt 10 ; Mc 3 ; Lc 6 ; Ac 1.

On a couramment identifié Barthélemy avec Nathanaël, dont parle à son tour le quatrième évangéliste (Jn 1:45-51), où Jésus lui dit : Avant l’appel de Philippe, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu, et qu’on retrouve au moment de la pêche miraculeuse après la résurrection (Jn 21:2).

Que fit ensuite saint Barthélemy après la Pentecôte ? Plusieurs traditions existent qui, si elles ne se contredisent pas, attestent une très grande activité de l’apôtre, pouvant tenir du miracle.

D’après certains écrits apocryphes, Barthélemy aurait évangélisé la Lycaonie et la Phrygie, les pays du Pont et du Bosphore, les Indes (où il aurait apporté avec lui l’évangile de Matthieu en araméen), enfin la région voisine de l’Éthiopie. 

En ce qui concerne la Lycaonie et la Phrygie , ces régions d’Asie Mineure évangélisées par saint Paul (cf. Ac 14), il semble qu’on ne puisse pas retenir l’authenticité de ces écrits. Concernant les Indes et l’Éthiopie, il semble qu’il y ait davantage de confirmation.

L’ignorante religieuse Anna Katharina Emmerick, qui n’avait d’autres informations que ses “visions”, dit des choses que nous pouvons lire, avec toutefois toute la réserve et la prudence qu’impose la sainte loi de l’Église sur les révélations privées :

“Barthélemy, ancien Essénien, était un bel homme : il avait le front élevé, le teint blanc, de grands yeux, des cheveux noirs frisés et une barbe fourchue. Il était bien fait, et de tous les apôtres c’était celui qui avait le plus d’aisance et de distinction dans les manières. Il y avait dans toute sa personne je ne sais quoi de bienséant, de noble et de gracieux ; il était leste, se tenait très droit et avait tout-à-fait l’air d’un gentilhomme. Les autres, particulièrement Pierre et André, avaient, au commencement surtout, quelque chose d’embarrassé dans leurs manières.

Je le vis à l’extrémité orientale de l’Inde, dans ce pays dont les habitants ont une si grande vénération pour leurs parents. Ils l’accueillirent avec beaucoup de bienveillance et lui donnèrent le nom de père. Il convertit une foule de personnes et laissa auprès d’eux plusieurs de ses disciples. De là il se rendit au Japon, qui plus tard fut aussi visité par Thomas.

A une époque postérieure, je le vis traverser l’Arabie, passer la mer Rouge et arriver en Abyssinie, où il convertit le roi du pays. Celui-ci s’appelait Polymius… Je vis Barthélemy ressusciter un mort dans une ville de ce pays qui était, je crois, l’Abyssinie.

Je le vis ensuite dans une autre ville où, à l’exception du palais du roi et de quelques grands édifices, il n’y avait que des tentes et des cabanes en clayonnage.

Le roi voulut faire à Barthélemy des présents magnifiques en or et en vêtements ; mais il se cacha, et, sur sa demande, ces dons furent tous distribués aux pauvres. L’apôtre s’entretint longtemps et souvent avec le roi, qui lui faisait des questions profondes ; l’apôtre avait avec lui l’Évangile selon saint Matthieu, à l’aide duquel il répondait à tout. Il dit aussi au roi que le démon de l’idole rendait les gens malades pour les guérir ensuite, afin de les attacher à son culte abominable ; mais le démon, lié maintenant par le nom de Jésus-Christ, ne pouvait plus agir en elle… Le roi fit briser toutes les idoles ; Barthélemy consacra le Temple au culte de Dieu, et baptisa le prince, sa famille et toute son armée…

Les prêtres des idoles s’adressèrent à Astyage, frère de Polymius, accusant l’apôtre de maléfices. Il fut arrêté par des espions et conduit à Astyage qui lui dit : Tu as séduit mon frère pour lui faire adorer ton Dieu, je veux t’apprendre à sacrifier au mien… Au même instant, un messager vint annoncer au roi que son idole avait été foudroyée. Le roi, furieux, déchira ses vêtements et ordonna de flageller Barthélemy. On l’attacha à un arbre, et il fut écorché vif. Après l’avoir écorché, on lui mit sa peau dans les mains ; Barthélemy cependant continua à prêcher, jusqu’à ce qu’on lui perçât la gorge avec un coutelas. Quand il fut mort, le saint corps fut abandonné aux bêtes ; mais des nouveaux convertis l’enlevèrent la nuit suivante. Je vis le roi Polymius venir le chercher avec un nombreux cortège et lui donner la sépulture. (Le roi Astyage et les prêtres) furent frappés de folie furieuse. Le roi se convertit.

La relation de ces faits s’est conservée, mais on a refusé d’y ajouter foi, parce qu’on ne connaissait pas ces pays, et que des gens peu instruits y ont fait des additions.

Il me fut dit que l’invocation de saint Barthélemy avait une vertu particulière pour guérir ceux qui étaient atteints de paralysie et de quelques autres maladies dangereuses.”

 

Saint Barthélemy aurait reçu la palme du martyre, un horrible martyre consistant à avoir la peau arrachée, avant la décapitation.

C’est en vertu de ce martyre que saint Barthélemy est le saint patron des bouchers, des tanneurs, et aussi des relieurs.

La fête de saint Barthélemy a été constamment placée au 24 août, parfois aussi au 13 juin avec saint Barnabé.

Le corps de Barthélemy fut transféré dans l’île de Lipari (nord de la Sicile), puis à Bénévent, enfin à Rome dans l’île du Tibre, où une église est dédiée à son nom.

Notre Martyrologe mentionne le martyre de l’Apôtre Barthélemy au 24 août.

 

 

Tation de Claudiopolis
† 305

La ville de Claudiopolis de Bithynie est devenue l’actuelle Bolu et se trouve en Turquie NW.
C’est là que fut décapité le martyr Tation.
Ce fut probablement durant la persécution de Dioclétien.
Le Martyrologe Romain mentionne Tation de Claudiopolis au 24 août.

 

 

Ouen de Rouen

600-684

 

Celui qui, en latin, fut appelé Audœnus - Ouen en français, naquit en 600 à Sancy et reçut au baptême le nom de Dadon ; dans cette famille chrétienne, l’aîné s’appelait Adon, le benjamin Radon et ces trois garçons furent élevés très chrétiennement par leurs parents, Authaire et Aiga.

Dadon fut fort impressionné par le passage à la maison de s.Colomban (v. 23 novembre), exilé de Luxeuil par la reine Brunehaut.

Après sa formation littéraire, le jeune homme fut envoyé à la cour de Clotaire II, où il fut guidé par s.Eloi (v. 1er décembre), qui l’initia au maniement des affaires, au commandement, au droit, au travail de chancelier.

En 629, à la mort de Clotaire, Dadon devint référendaire du «bon roi Dagobert» ; ce dernier l’envoya avec Eloi auprès de s.Amand, pour le prier de lui pardonner sa conduite antérieure. 

En 636, Dadon fonda un monastère à Rebais, aidé en cela par toute sa famille, et qu’il peupla en faisant venir des moines de Luxeuil fidèles à la Règle de s.Colomban.

En 640, tandis qu’Eloi était nommé évêque de Noyon, Dadon reçut le gouvernement du diocèse de Rouen. Mais ces deux laïcs devaient attendre une année entière avant de recevoir l’ordination épiscopale, le temps d’approfondir l’Ecriture et la Théologie, et de recevoir les Ordres inférieurs, qui étaient à l’époque sept, quatre mineurs (Portier, Lecteur, Exorciste, Acolythe) et trois majeurs (Sous-diaconat, Diaconat, Prêtrise). 

En 641, donc, Dadon fut ordonné vingt-trois ou vingt-quatrième évêque de Rouen. C’est peut-être à ce moment-là qu’il adopta le nom de Audœnus, Ouen. Le diocèse étant immense, il s’adjoignit un auxiliaire.

L’action prépondérante du nouvel évêque semble s’être concentrée sur la vie monastique : il appuya ses amis Wandrille et Philibert (v. 22 juillet et 20 août) à Fontenelle et Jumièges, s.Germer à Pental et Flay. Des moniales s’établirent aussi : à Logium, Fécamp, Montivilliers, Pavilly.

Le concile de Châlon-sur-Saône (649) vit sa signature parmi les participants. En 675, à un âge qui, à cette époque, n’était pas celui de la démission, Ouen fit le pèlerinage à Rome et fut accueilli à son retour avec les ovations des fidèles, heureux de le revoir.

Ouen put maintenir une influence heureuse et fructueuse sur la reine sainte Bathilde, régente après la mort de Clovis II (657) et qui se retira à l’abbaye de Chelles à l’avènement du tristement célèbre maire du palais Ebroïn. Ce dernier fut loin de soutenir l’Eglise en toutes occasions, mais les relations entre lui et Ouen restèrent toujours excellentes. Le successeur d’Ebroïn, Warathon, démontra à son tour toute sa confiance en Ouen, en le chargeant d’une mission auprès de Pépin d’Héristal ; la mission réussit, mais coûta la vie au vénérable pontife, qui mourut à Clichy le 24 août 684. 

La proche localité reçut ensuite le nom de Saint-Ouen.

Saint Ouen de Rouen est commémoré le 24 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Georgios Limniotis

† 730

 

Ce solitaire vivait sur le Mont Olympe, dans le nord de la Grèce.

Le surnom de Georgios, Limniotis, habitant des marais, pourrait dériver de la région marécageuse entourant le double lac Hoiran et Egerdir-Göl, où l’on croit avoir repéré la grotte où il vivait.

L’anachorète ne restait pas inactif. Il accompagna sa prière d’une démarche courageuse envers l’empereur Léon l’Isaurien, qui décle»égtnchait la lutte iconoclaste.

En retour, l’empereur le fit arrêter, lui fit couper les narines et brûler la tête.

Georgios fut ainsi martyrisé le 24 août, vers 730.

 

Saint Georgios Limniotis est commémoré le 24 août dans le Martyrologe Romain.

 

Isabel Rosa de Lima

1586-1617

 

Isabel Flores de Oliva naquit à Lima (Pérou) le 20 avril 1586, dixième enfant de parents pauvres d’origine espagnole.

Son prénom de baptême était Isabel, mais son teint clair la fit surnommer Rosa, comme la confirma l’évêque Toribio (voir au 23 mars).

Successivement, Rosa ajouta aussi le nom de Marie. On dit que c’est le premier mot qu’elle prononça distinctement.

A quatre ans, elle savait lire, sans avoir jamais appris.

Dès l’enfance, Rosa vécut dans la mortification. Elle chercha à imiter sainte Catherine de Sienne et ne manquait jamais une occasion de s’imposer des sacrifices. Une joli chapeau à fleurs que lui mit sa maman, se transforma en couronne d’épines ; ses jolis doigts avec lesquels elle jouait si bien le luth ou la guitare, et qu’on admirait, elle les brûla ; en société, elle se mettait du piment dans les yeux pour être larmoyante…

En 1606, elle vêtit l’habit du Tiers-Ordre dominicain, y cachant en-dessous un cilice, ou une chaîne ; elle jeûnait, elle se flagellait, couchait sur la dure. N’y ayant pas encore de monastère à Lima, elle se retira en recluse dans un cabanon au fond du jardin de ses parents.

Elle fut favorisée de visions du Christ, de Marie, de Catherine de Sienne, des Anges Gardiens, mais elle fut aussi contrariée par des enquêtes ecclésiastiques : on dut reconnaître sa valeur exceptionnelle.

Elle répétait : Jésus, augmente mes souffrances, mais augmente en moi ton divin amour !

Son désir de convertir les âmes l’aurait presque portée à être dévorée par les pécheurs pour que cette nourriture les amenât au Christ. Elle convainquit un religieux de cesser de fumer.

Autant qu’elle le pouvait, elle venait en aide aux pauvres, allait soigner les malades, jusqu’aux plus répugnants.

Dès l’âge de quinze ans, elle dormit sur un lit qu’elle s’était confectionné avec des morceaux de bois liés avec des cordes, et dont elle avait rempli les interstices avec des fragments pointus de vaisselle ou de tuiles cassées. Sa dernière maladie fut très douloureuse. La tête appuyée sur le bois du lit, elle murmurait seulement Jésus, Jésus, avec moi !

D’elle aussi est cette phrase : A part la Croix, il n’y a pas d’autre échelle pour atteindre le Paradis.

Elle mourut à Lima le 24 août 1617. Toute la municipalité voulut accompagner son cercueil.

Béatifiée en 1668, canonisée en 1671, elle fut proclamée patronne du Pérou, puis des Indes et des Philippines, et de toute l’Amérique.

Rosa est la première sainte du Nouveau-Monde.

Sa fête liturgique est au 23 août.

 

 

André Fardeau

1761-1794

 

André naquit le 19 novembre 1761 à Soucelles (Maine-et-Loire).

Comme nombre de prêtres au moment de la Révolution, il refusa de signer la Constitution civile du clergé et rester fidèle au Pape.

Ce jeune prêtre fut guillotiné à Angers le 24 août 1794, peu avant ses trente-trois ans, et fut béatifié en 1984.

 

 

Jeanne-Antide Thouret

1765-1826

 

Elle naquit à Sancey-le-Long (diocèse de Besançon, Doubs), le 27 novembre 1765, cinquième enfant d’une famille de pauvres travailleurs, qui devait en avoir neuf. 

Jean-François Thouret est tanneur, et travaille longtemps hors de chez lui, dans sa petite usine. La maman, Jeanne-Claude Labbe, est une bonne chrétienne.

Jeanne-Antide fréquentera peu l’école, vite envoyée comme bergère dans les proches pâturages. Quand meurt la maman, elle a seize ans : c’est sur ses épaules que retombe toute la charge de maîtresse de maison.

Travailleuse, vaillante, très organisée, souriante, Jeanne-Antide est auprès de chacun, cuisinant, tissant, faisant prier, toute à tous. 

Une servante voulut l’entraîner au mal : son aversion pour le péché la confirma encore plus dans sa détermination à se donner à Dieu. Elle fit intérieurement le vœu de consacrer à Dieu sa virginité.

Elle dut retarder son entrée en religion, car il fallait encore un peu rester à la maison. En attendant, elle est sacristine à la paroisse et enseigne le catéchisme aux enfants. Elle fait des émules autour d’elle.

En 1787, elle part à Langres chez les Filles de la Charité, qui l’envoient donc faire son noviciat à Paris, rue du Bac (où auront lieu les apparitions de Notre-Dame à sainte Catherine Labouré). Novice, employée à la lingerie avec une religieuse plutôt sévère, Jeanne-Antide sera parfaite, obéissante. 

Après la prise d’habit, elle est envoyée à Sainte-Reine (Bourgogne), à Langres, à Sceaux (d’où elle demanda à partir, car un gentilhomme voulait l’épouser).

En 1793, la société fut dissoute par la Révolution, et Jeanne-Antide dut revenir à pied dans son village ; elle apprend que son frère est le chef local des partisans de la Convention… Elle ouvre une petite école gratuite et va soigner les malades. Elle cache les prêtres catholiques. Plusieurs fois, elle échappe aux poursuites que lui vaut son zèle pour l’enseignement religieux.

Aux révolutionnaires, elle répondit fièrement : Je ne reçois aucun salaire au nom de la loi, vous ne pouvez exiger et vous n’obtiendrez en tout cas de moi au nom de la loi aucun serment de fidélité.

En 1799, elle est à Besançon où on lui confie une école. Avec quelques jeunes filles, elle ouvre un dispensaire et une “soupe populaire”.

En 1801, le vicaire général l’aide à ouvrir un noviciat et lui demande de rédiger une première règle pour ce nouvel Institut des Sœurs de la Charité, distinct de la congrégation parisienne. L’habit sera une robe grise, un tablier noir, un voile noir, un large collet blanc.

En 1802, le préfet leur confie la maison de détention de Bellevaux : elles y diminuèrent les dépenses tout en améliorant le régime des détenus. Cette réussite firent leur renommée et leur mérita le soutien financier de l’Empire. Les vocations affluèrent.

La mère de Napoléon les appelle alors à Naples, où Murat leur confia l’énorme et splendide couvent-hôpital de Regina Cœli.

C’est là qu’intervint la grosse épreuve de Jeanne-Antide. Après avoir obtenu de Rome l’approbation  papale, avec quelques modifications par rapport au premier projet, elle se heurtera toujours au nouvel archevêque de Besançon qui ne voulait rien entendre, au point qu’il interdit à Jeanne-Antide de revenir dans le diocèse, et interdisant aux religieuses de la recevoir.

En Savoie et à Naples, on resta fidèle à la Fondatrice. Jeanne-Antide repartit pour Naples, et c’est là qu’elle mourut le 24 août 1826.

Elle a été béatifiée en 1926, et canonisée en 1934.

 

 

Emilie de Vialar

1797-1856

 

L’aînée des trois enfants du baron Jacques-Augustin de Vialar et d’Antoinette Portal naquit le 12 septembre 1797 à Gaillac (Tarn). Emilie fut baptisée Anne-Marguerite-Adélaïde-Emilie. Les deux autres enfants étaient des garçons.

Le Baron était membre du conseil communal de Gaillac. En 1804, il envoya sa fille à Paris chez les Bernardines de l’Abbaye-aux-Bois pour son éducation.

En 1812, à la mort de sa mère, elle retourna à Gaillac et, jusqu’à l’âge de trente-cinq ans, s’occupa de bonnes œuvres, refusant de se marier, contre le désir de son père, car elle avait sa «petite idée».

En 1832, elle hérita de son grand-père maternel, le baron Portal, médecin du roi, et put acheter une maison où, avec des compagnes, elle voulait fonder la Congrégation de Saint-Joseph de l’Apparition, pour le soin des pauvres et des malades.

L’appellation remonte à l’apparition de l’Ange à saint Joseph (Mt 1:20), lui disant : Ne crains pas de prendre Marie pour épouse, car ce qu’elle a engendré vient de l’Esprit Saint. La mission de Joseph, de protéger Marie et l’Enfant Jésus, devait se prolonger dans le soin des pauvres et des malades, à travers cette nouvelle famille religieuse.

Pendant vingt ans, Emilie consacra sa fortune à sa nouvelle famille, aidée en cela par son frère Augustin.

Dès 1835, Emilie emmena en Algérie quelques Sœurs, pour soigner les victimes du choléra. Mais l’évêque, loin de l’accepter et d’approuver la congrégation, l’expulsa en 1842. Emilie ira fonder ailleurs : Tunisie, Chypre, Malte, Chio, Liban, Jérusalem.

L’admission de Sœurs irlandaises lui permit de fonder en Birmanie (1847), en Australie (1855)…

Dès 1851, ce fut l’évêque de Marseille, Mgr de Mazenod (voir au 21 mai), qui la protégea : ruinée, Emilie acceptait volontiers des subsides pour financer ses activités.

Elle ouvrit encore des maisons en Afrique et en Asie, et s’éteignit à Marseille, le 24 août 1856.

Béatifiée en 1939, Emilie de Vialar fut canonisée en 1951.

Actuellement, les Sœurs de Saint-Joseph-de-l’Apparition sont présentes partout dans le monde ; elles sont un millier dans quelque cent-cinquante maisons où l’on parle maintenant davantage anglais que français, tant la congrégation est internationalisée.

 

 

Micaela Desmaisières López de Dicastillo y Olmeda

1809-1865

 

Le papa de Micaela avait épousé Bernarda López de Dicastillo y Olmeda, domestique de la reine Marie-Louise de Bourbon-Parme ; le frère de cette femme, lui-même ambassadeur d’Espagne, lui obtint le titre de vicomtesse de Jarbalán.

Micaela naquit le 1er janvier 1809 à Madrid, au moment de la guerre d’indépendance. Elle fit ses études chez les Ursulines de Pau. Orpheline de son père en 1822, elle revint à la maison.

Vouée aux œuvres de charité dès sa jeunesse, elle s’affaira auprès des victimes du choléra à Guadalajara en 1834 et prêta son concours auprès des Hospitaliers à Madrid.

En 1841, mourut sa mère ; elle fut demandée en mariage par le marquis de Villadarias, mais elle préféra la vie religieuse.

Elle fit bientôt la rencontre d’une pauvre prostituée et inaugura en 1845 pour ces femmes malheureuses un refuge à Madrid, qui aboutit à la fondation de la congrégation des Servantes adoratrices du Saint-Sacrement et de la Charité (1856), approuvée par le pape en 1860.

Elle prit alors le nom de María Micaela du Très Saint Sacrement.

Des établissements s’ouvrirent vite en d’autres villes d’Espagne : Saragosse, Valence, Barcelone, Burgos, Pinto, Santander et Guadalajara, ainsi qu’une deuxième maison à Madrid.

Mère Micaela fut aussi appelée pour être conseillère spirituelle de la reine Isabel II.

En 1865, nouvelle épidémie de choléra, à Valence. Elle s’y rendit, et fut atteinte par la contagion.

Elle mourut le 24 août 1865.

Béatifiée en 1925, elle a été canonisée en 1934.

 

 

María Vicenta Rosal Vásquez

1815-1886

 

Cette Fondatrice vit le jour le 28 octobre 1815 (ou 1820, date plus souvent retenue, mais une image d’époque porte la date de 1815) à Quetzaltenango (Guatemala), dans une famille chrétienne.

A quinze ans, elle fut conquise par le mystère de Bethléem et sentit l’appel de Dieu.

En 1837 elle entra dans l’Institut des Sœurs de Bethléem, fondées au 17e siècle par saint Pedro Betancur (voir au 25 avril).

A sa vêture, elle prit le nom de María Encarnación du Cœur de Jésus, en souvenir de la naissance à Bethléem du Celui qui mourut pour le salut des hommes.

S’apercevant que l’Institut commençait déjà à s’écarter de sa vocation première, elle crut trouver ce qu’elle attendait à Sainte-Catherine, un autre monastère plus fidèle, qui ne lui donna pourtant pas satisfaction, de sorte qu’elle revint à son premier monastère.

La providence fit qu’elle fut élue prieure du monastère en 1855. Cette année-là, elle fonda deux écoles à Quetzaltenango.

Voulant revoir les constitutions et les ré-harmoniser avec le charisme du Fondateur, elle rencontra l’opposition des Religieuses, comme cela arrive presque toujours quand un(e) Saint(e) veut reporter l’Institut à la pureté de sa fondation.

Aussi, María Encarnación fonda elle-même une nouvelle Congrégation, qui s’appela Sœurs Bethlémites-Filles du Sacré-Cœur, auxquelles elle voulait donner l’esprit du Fondateur saint Pedro Betancur.

Malheureusement, le pays traversa une crise politique et la Fondatrice dut émigrer au Costa-Rica voisin (1877). A Cartago, elle fonda une première école pour les filles ; en 1886, elle ouvrit un orphelinat.

De nouveau une crise politique s’abattit sur le pays, et María passa alors en Colombie : à Pasto, elle ouvrit une maison pour les enfants pauvres et abandonnés. Puis elle ouvrit deux maisons pour sa congrégation, en territoire équatorien, tout près de la frontière avec la Colombie, à Tulcán et à Otavalo.

Nouvelle étape dans l’expansion de l’œuvre : la maison-mère devait s’établir à Bogota (Colombie), et une nouvelle fondation s’ouvrit à Dallas (Texas).

Patiemment, la Mère María Encarnación réussit à répandre dans ses fondations l’esprit du saint Fondateur Pedro Betancur. Elle y promut la dévotion au Sacré-Cœur et, en union avec le Sacrifice divin, l’expiation pour les péchés du monde. C’est ainsi que chaque 25 du mois, les Religieuses élèvent à Dieu d’intenses prières en expiation. 

María Encarnación fit une chute de cheval tandis qu’elle se rendait de Tulcán à Otavalo ; elle mourut à Tulcán (Equateur) le 24 août 1886, la veille de la fête des Douleurs du Sacré-Cœur, une fête que le Christ lui-même lui avait demandée précédemment.

La Congrégation s’est désormais développée non seulement en Amérique du Sud, mais aux Etats-Unis, en Espagne et en Italie, ainsi qu’en Inde. Les Religieuses enseignent, évangélisent, assistent les personnes âgées.

Depuis la mort de María Encarnación, son corps est resté frais et souple.

Elle fut béatifiée en 1997.

Luis Valls Matamales

1870-1936

 

Il vit le jour le 3 mai 1870 à Benaguacil (Valencia), de Valentín et Mariana, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Entré dans l’Ordre des Capucins, il professa en 1891, avec le nom de Ambrosio de Benaguacil.

Après la profession solennelle (1894), il fut ordonné prêtre.

Ses activités de prédilection furent la Réconciliation, la prédication, la direction spirituelle. Il publia aussi des articles sur la liturgie, ainsi qu’un petit volume sur la dévotion à Notre-Dame de Montiel, vénérée à Benaguacil.

L’été 1936, il dut abandonner le couvent de Massamagrell (Valencia) et chercha à gagner Vilanesa.

Peu avant d’être arrêté, il avait dit : Le martyre de sang est ce qu’il y a de plus beau, c’est un second baptême.

Les miliciens l’arrêtèrent au matin du 24 août 1936 et le présentèrent au Comité. On lui reprocha d’avoir prêché contre le communisme ; il répondit : J’ai prêché seulement la doctrine de Dieu et de l’Evangile.

Après une heure d’interrogatoire, ils l’emmenèrent sur la route de Valencia à Barcelone pour le fusiller.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Isidre Torres Balsells

1874-1936

 

Il naquit à Blancafort (Conca de Barberà) le 27 novembre 1874, de Llorenç et Maria, qui le firent baptiser le jour-même.

Il reçut le sacrement de l’Ordre en 1898.

Don Isidre exerça sa mission sacerdotale à Morell, Constantí, Catilar, Vallespinosa, Alcover, Riba.

Il ne comptait pas ses efforts pour sa paroisse et, s’il se fatiguait visiblement pour préparer une fête, c’était pour lui sa plus grande joie.

Rempli d’un saint zèle, il eut une grande dévotion envers Notre-Dame de Remei, un sanctuaire où il allait chaque jour se recueillir. Pour y faciliter l’accès, il fit moderniser la route à ses frais.

Il aimait soigner la liturgie ; il avait une prédilection pour le chant grégorien.

En 1935, il organisa une grande mission populaire. Il fonda la salle paroissiale, qui sera inaugurée par son grand ami Mgr Cartanyà, l’évêque de Girona.

En juillet 1936, il apprit que son église brûlait. Il se précipita pour aller en extraire le Saint Sacrement, mais au moment où il cherchait à éteindre le feu avec des seaux d’eau, un jeune le mit en joue avec son pistolet et lui dit de partir de là.

Le presbytère ayant été confisqué, ne sachant où aller, il rejoignit Riba. Il passa la nuit du 22 au 23 juillet dans les bois de l’ermitage de Grácia. Le curé de Riba l’accueillit et tous deux rejoignirent Brugent. La nuit, ils dormirent dans une grotte ; le 24, ils arrivèrent à Farena, accueillis par le curé. Ils rejoignirent ensuite le curé de Montblanc, lui aussi persécuté. Puis ils arrivèrent à la ferme de Mateu, où ils passèrent deux nuits ; pour ne pas compromettre la famille, ils s’abritèrent dans une grotte proche. Chaque soir, l’un d’eux allait à Farena pour s’informer des événements.

La journée, ils priaient.

Le 31 juillet, on apprit que les miliciens allaient faire une battue dans le bois de Poblet, pour «faire la chasse» aux prêtres, aussi décidèrent-ils de se séparer.

Don Torres passa encore quelques jours près de l’ermitage de Remei près des usines de Terrés et arriva à Blancafort le 6 août, fête de la Transfiguration.

Là, il retrouva son frère, qui l’aida à passer Colau (Ciutadilla, Urgell), où le prêtre put manger et célébrer. Apprenant qu’on allait le chercher par là, il passa à une cabane que son frère avait à Bonet. Après deux jours, le prêtre fut dénoncé, arrêté par le Comité de Blancafort.

Le 24 août, une patrouille d’Alcover le fit marcher à trois kilomètres de Montblanc (Conca de Barberà) en direction de Lilla, où on l’assassinat.

Une famille de Montblanc qui passait par là dans l’après-midi, trouva les papiers du prêtre et le reconnurent ; le prêtre poussait encore des gémissements ; il s’éteignit peu après.

Don Isidre fut béatifié en 2013.

 

 

Lorenzo Lizasoáin Lizaso

1886-1936

 

Lorenzo vit le jour le 4 septembre 1886 à Irañeta (Navarre, Espagne), de Miguel Ángel et Francisca, qui le firent baptiser le lendemain ; il fut confirmé en 1888.

C’était une famille nombreuse de sept enfants, où la foi orientait la vie quotidienne : quatre garçons furent prêtres ou religieux, deux furent martyrs.

En 1895, le papa fut appelé sous les drapeaux pour combattre à Cuba. Pendant cette absence, le frère aîné, déjà prêtre, s’occupa de Lorenzo, qui fut un élève très docile. 

Lorenzo entra chez les Frères Maristes à San Andrés de Palomar en 1911, passa au noviciat en 1902 et professa avec le nom de Jorge Luís (1903)

Cette année-là se propagea une épidémie de variole, dont le Frère fut aussi victime, et dont il supporta des séquelles permanentes avec un certain humour.

Ses qualités firent qu’on l’envoya aussi passer une licence à l’université.

Après San Andrés, il fut à Azpeitia : là, il fut chargé de la cuisine, et professeur adjoint ;  puis il passa par d’autres maisons avant de gagner enfin Tolède (1930). En outre, durant cette dernière destination, il fut envoyé pour un stage de perfectionnement de six mois à Grugliasco (Italie).

A Tolède, il cumula les charges d’économe, sous-directeur, professeur et préfet des pensionnaires.

Quand tous les membres de la communauté furent arrêtés, on le mit à la cuisine de la prison, de sorte que le 23 août, jour du martyre des dix autres Frères, il resta oublié dans sa cuisine. Le lendemain, 24 août 1936, un milicien se rendit compte de l’«oubli» et le signala. 

On le conduisit au lieu-dit El Tránsito pour le fusiller. 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Félix González Tejedor

1888-1936

 

Félix vit le jour le 17 avril 1888 à Ledesma (Salamanque).

En 1906, il fut admis au noviciat salésien de Carabanchel Alto (Madrid), où il fit la profession en 1907.

En 1915, il fut ordonné prêtre à El Campello (Alicante).

Don Félix développa un zèle remarquable dès le début de son apostolat sacerdotal, au point qu’il devint très populaire dans tous les faubourgs voisins.

En 1926, il fut envoyé à Salamanque comme catéchiste, puis en 1928 à Béjar comme conseiller et catéchiste. En 1930, ce fut Baracaldo, où il fut nommé directeur en 1932.

En 1934, il fut de nouveau à Carabanchel Alto, jusqu’à l’expulsion de toute la communauté par les miliciens en juillet 1936.

Il y eut une première et brève incarcération, puis les prêtres furent remis en liberté.

Il fallait trouver où se réfugier. Don Félix fut dans une pension, puis chez son frère Ángel, qu’il quitta le 7 août à cause de la gravité de la situation. Il trouva où dormir et manger, mais le reste du temps il se cachait dans une arrière-boutique de sa sœur Corina.

Il cherchait à continuer son ministère en visitant des familles clandestinement, jusqu’au 24 août, jour où il fut dénoncé comme prêtre et arrêté vers midi par un groupe de miliciens.

On n’est pas très sûr des derniers moments de don Félix. Les miliciens qui l’arrêtèrent appartenaient à la tchéka d’Atocha, proche de l’endroit de l’arrestation. Il est probable qu’ils y conduisirent le prêtre, avant d’aller le fusiller.

Le dies natalis de don Félix est donc établi au 24 août 1936. Il fut béatifié en 2007.

 

 

Rigoberto Aquilino de Anta y de Barrio

1894-1936

 

Rigoberto vit le jour le 4 janvier 1894 à Sax (Alicante), de Luis et Manuela, des gens apparemment aisés, qui le firent baptiser la semaine suivante, le 11 janvier.

On n’a rien reçu à propos de son enfance : il entra au Petit séminaire comme interne, passa au Grand séminaire et fut ordonné prêtre.

Don Rigoberto fut un pasteur très aimé, dans les paroisses où il passa : Alcadozo (1920), El Pozuelo (1926) et finalement Peñas de San Pedro.

En juillet 1936, don Rigoberto refusa de quitter sa paroisse, malgré le danger qu’il courait, pour ne pas laisser les brebis sans pasteur.

Il fut arrêté au début du mois d’août, pour le délit d’être prêtre. Il resta prisonnier jusqu’au 24 août. Ce jour-là, il fut assassiné avec d’autres prêtres. Etant le dernier, il donna l’absolution aux autres. Au moment de tomber, ses dernières paroles furent, bien claires : Seigneur, pardonne-leur, comme je leur pardonne.

Le dies natalis de don Rigoberto est donc au 24 août 1936. Il fut béatifié en 2007.

 

 

Fortunato Velasco Tobar

1906-1936

 

Fortunato vit le jour le 31 mai 1906 (on trouve aussi le 3 mai et le 1er juin) à Tardajos (Burgos, Espagne), un des dix-neuf enfants de Francisco et Felisa, dont six furent Religieux et une Religieuse.

Concernant la date de naissance de ce garçon, il est vrai qu’on fête un saint Fortunato italien le 1er juin ; est-ce suffisant pour préférer cette date ?

En grandissant, Fortunato fut, selon les propres dires des parents, un exemple d’obéissance et de travail ; on lui confia les semailles, les récoltes et la moisson.

Il entra chez les pères Vincentiens (de la congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul, voir au 27 septembre), à Tardajos en 1919, où l’avaient déjà précédé cinq de ses frères.

C’est cette même année que le roi Alfonso XIII consacra l’Espagne au Sacré-Cœur de Jésus.

En 1920, tous les enfants de ce collège furent transférés avec lui à Guadalajara.

Durant ses études, il ne fut pas dans les meilleurs élèves, sauf pour les mathématiques, où il excellait.

Il fit le noviciat à Madrid (1923) et Hortaleza (1925) : Fortunato eut des moments de doutes, de sécheresse intérieure, mais persévéra. Il fit la profession en 1925 à Villafranca del Bierzo (León) ; il étudia la philosophie à Villafranca, la théologie à Cuenca et à Potters Bar (Angleterre).

Après les élections de 1931, prudemment, les Supérieurs avaient déplacé leurs effectifs à Murguía (Álava) et même, après leur ordination sacerdotale, en Angleterre.

Don Fortunato fut donc ordonné prêtre en 1931. L’évêque consacrateur fut le (futur martyr) Cruz de la Plata. 

En juin 1932, il revint d’Angleterre et fut envoyé à Murguía, Teruel (1933), et se trouvait à Alcorisa depuis 1935, une maison qui dut rapidement être évacuée en juillet 1936.

On avait évacué prudemment tous les élèves externes et internes. Le père Velasco restait «dans sa maison», avec un autre Frère, espérant fermement faire valoir les droits de la communauté en face des rouges.

Quand ceux-ci arrivèrent, en soirée du 29 juillet, le père Velasco envoya son dernier pensionnaire chez un ami du voisinage.

Les miliciens et la foule enragée vinrent marteler les portes ; comme le père Velasco n’ouvrit pas immédiatement, ils l’accusèrent de faire opposition.

Ayant ouvert, il leur demanda : 

- Que puis-je vous offrir ?

- Les mains en l’air ! Où est le Supérieur ?

- Il a pris une voiture, pour fuir à Saragosse.

- Et pourquoi tu n’as pas fui toi aussi ?

- Parce que je croyais convenable de vous remettre la maison.

- Pas la peine ; la maison est à nous, au peuple. Ouvre les portes, allume la lumière, et tout.

La fouille fut un pillage organisé ; toutes les saintes images furent mitraillées. C’est ainsi que la maison «changea de maîtres».

Le père Velasco et son Compagnon furent conduits à la mairie, devenue prison, où se trouvaient aussi d’autres prêtres.

Le 30 après-midi, il y eut une espèce de «jugement» qui rappelait celui du Prétoire avec Ponce Pilate ; du balcon, un homme demandait s’il fallait prononcer la sentence de mort. Si la foule répondait affirmativement, l’homme répétait sa question par trois fois. 

Dans le cas du père Velasco, la foule répondit Oui, parce que c’est un curé. Mais l’homme du balcon rétorqua que ce n’était pas une raison ; qu’il fallait prouver qu’il ait usé des armes contre les révolutionnaires. On demanda donc sa liberté. De même pour d’autres prêtres.

Les ayant libérés, les révolutionnaires leur dirent : Bien, camarades, maintenant, il faut travailler pour la prospérité de la République.

C’est de ce 30 juillet 1936 que date la dernière lettre qu’il écrivit à un séminariste nommé Manuel Herranz, racontant brièvement les événements, lui envoyant ce qui lui reste d’argent, le priant de faire prévenir sa famille, s’offrant tout entier à la volonté de Dieu.

Puis le père Velasco fut reçu par l’adjoint au maire, tandis que certains des «libérés» furent quand même fusillés les jours suivants. 

On vint rendre visite au père, les gens demandèrent à se confesser.

Le 17 août, courut le bruit de l’arrivée de milices fascistes, en provenance d’Andorre. On vint chercher le père Velasco pour l’ «offrir» en première victime ; mais c’était un faux bruit, et le prêtre pensa que son heure n’était pas encore venue.

Le 22 août au soir, on le remit en prison (c’est l’école qui avait été transformée en prison). Ses amis l’y retrouvèrent pour lui porter à manger. Il leur remit ce qui lui restait : ses lunettes et la chaîne de montre (on lui avait déjà pris la montre).

Don Fortunato Velasco eut la «fortune» d’être fusillé quelque part près d’Alcorisa (Teruel) le 24 août 1936, tandis qu’il criait encore fortement Vive le Christ Roi ! La Religion ne meurt pas ! Vous pouvez me donner la mort, mais pas à Dieu ! Un jour, vous serez jugés par Dieu lui-même, entre les mains de Qui vous tomberez à votre tour ! Moi, je vous pardonne !

Les balles meurtrières lui firent exploser le crâne.

Don Fortunato fut béatifié en 2013.

Edward Klinik

1919-1942

 

Né le 21 juillet 1919, selon certains à Bochum, ce qui est probablement une erreur, car Edward est né en Pologne), c’était le fils de Wojciech et Anastasia ; sa sœur était Marysia et son frère Henkol.

Il fréquenta l’Oratoire salésien de Poznań, où il encadra les groupes de jeunes, et s’inscrivit dans les Bénévoles volontaires des terres de l’ouest.

Il avait construit toute sa vie sur sa foi, la Vierge Marie était vraiment sa Mère.

Il fut arrêté le 21 septembre 1940 et envoyé au camp de Fort VII. Le 16 novembre, il fut transporté à Wronki puis, le 23 avril 1941 à la prison de Neukölln (Berlin), enfin à la prison de Zwickau.

Le 1er août 1942 il fut condamné à mort et fut transféré à Dresdes jusqu’à son exécution.

Peu avant d’être exécuté, il écrivit ces lignes à sa famille : 

Mes bien-aimés parents, Maman, Papa, Marysia, Henkol… ces décisions de Dieu sont mystérieuses, mais nous devons les accepter parce qu’elles sont pour le bien de nos âmes (…) Jusqu’à la dernière heure, Marie fut ma Mère. Maintenant, Maman, puisque je ne suis plus là, prends Jésus. Très chère, ne perds pas l’espérance, ne pleure pas, puisque je suis avec Jésus et Marie.

Edward, qui venait d’avoir vingt-trois ans, fut décapité dans la cour de la prison de Dresde, en présence de tous les prisonniers, le 24 août 1942, et béatifié en 1999.

 

 

Czesław Jóźwiak

1919-1942

 

Né le 7 septembre 1919 à Łażynie (Bydgoszcz, Pologne), c’était un des quatre enfants de Leon et Maria Iwiński ; ses frères s’appelaient Jan, Adzio, Józef.

Jeune élève (à dix ans) de l’Oratoire salésien à Poznan, il devint le chef des associations des jeunes salésiens, s’étant voué à l’apostolat parmi les jeunes, au point qu’il était surnommé leur «papa».

En 1939, il combattit sur le front puis, après l’invasion de la Pologne, vint travailler à Poznan dans une usine de peinture.

Devenu président de la Société de Marie Immaculée, il transmettait à ses camarades son amour de Marie.

Suspecté par les services SS d’organiser des groupes de résistance, il fut arrêté en septembre 1940. 

Il fut envoyé au camp de Fort VII où, suite aux blessures causées par la torture, il fut admis à l’infirmerie. En novembre, il fut transporté à Wronki, puis à Neukölln (Berlin) pour son procès, qui eut lieu le 23 avril 1941. A partir de mai, il fut à la prison de Zwickau.

Le 1er août 1942 il fut condamné à mort pour incitation à la trahison. Il fut transféré à Dresdes jusqu’à son exécution.

Il alla au-devant de son exécution comme s’il se préparait à rencontrer Jésus et Marie. Il écrivit à sa famille : 

Je vais laisser ce monde. Je vous dirai que je suis heureux d’être envoyé dans le Royaume céleste. Je sais que Marie, que j’ai vénérée toute ma vie, m’obtiendra de Jésus le pardon. Le prêtre sera là, au moment de l’exécution, pour me donner sa bénédiction. C’est un réconfort d’être ensemble devant la mort. Nous sommes cinq dans une petite pièce de la prison. Là maintenant, il est 19.45, et à 8.30 demain matin je quitterai ce monde. Je vous en prie, ne pleurez pas, ne désespérez pas, ne vous faites pas de soucis. C’est la volonté de Dieu. Je m’adresse tout spécialement à toi, ma chère Maman : offre ta douleur à Marie, la Mère de Dieu, elle qui a tant souffert. Elle guérira ton cœur blessé…

Czesław, qui allait avoir vingt-trois ans, fut décapité dans la cour de la prison de Dresde, en présence de tous les prisonniers, le 24 août 1942, et béatifié en 1999.

 

 

Edward Kaźmierski

1919-1942

 

Né le 1er octobre 1919 à Poznań (Pologne), c’était un des six enfants de Wincent et Władysławy.

Orphelin de père à quatre ans, il travailla comme décorateur dans un magasin, puis comme aide dans un garage, grâce à l’intervention d’un père salésien.

Il fréquenta l’Oratoire salésien de Poznań, apprit le piano et le violon, composa, chanta.

Peu avant la guerre, il fit un pèlerinage à pied à Jasną Górę, avec son grand ami Czesław Jóźwikiem.

En 1939, il se porta volontaire pour combattre au front puis, après l’invasion de la Pologne, se joignit à l’armée volontaire des terres de l’ouest (clandestine).

Il fut arrêté le 23 septembre 1940 et envoyé au camp de Fort VII. Le 16 novembre, il fut transporté à Wronki puis, le 23 avril 1941 à la prison de Spandau (Berlin).

Le 1er août 1942 il fut condamné à mort pour haute trahison. Il fut transféré à Dresdes jusqu’à son exécution.

Il alla au-devant de son exécution très paisiblement. Il écrivit à sa famille : 

Chère Maman, mes chères sœurs, … Remerciez Dieu pour son insondable miséricorde. Il m’a donné la paix. Je vais laisser ce monde, réconcilié avec sa sainte volonté… Merci, Maman, pour ta bénédiction. C’est la volonté de Dieu. Il te demande ce sacrifice (…) Je te demande pardon de tout mon cœur (…) J’ai besoin de tes prières, je t’embrasse, ma très chère Maman, je vous embrasse tous. Adieu, au ciel.

Edward, qui allait avoir vingt-trois ans, fut décapité dans la cour de la prison de Dresde, en présence de tous les prisonniers, le 24 août 1942, et béatifié en 1999.

 

 

Franciszek Kęsy

1920-1942

 

Né le 13 novembre 1920, à Berlin, c’était un des cinq enfants de Stanisław et Anna, qui s’installèrent en Pologne dès 1921.

Il fréquenta l’Oratoire salésien de Poznań, où il encadra les groupes de jeunes, et s’inscrivit dans les Bénévoles volontaires des terres de l’ouest.

Il avait une très tendre dévotion envers la Vierge Marie.

Il fut arrêté le 23 septembre 1940 et envoyé au camp de Fort VII. Le 16 novembre, il fut transporté à Wronki puis, le 23 avril 1941 à la prison de Neukölln (Berlin), enfin à la prison de Zwickau.

Le 1er août 1942 il fut condamné à mort et fut transféré à Dresdes jusqu’à son exécution.

Peu avant d’être exécuté, il écrivit ces lignes à sa famille : 

Mes bien-aimés parents, frères et sœurs. Le moment est arrivé de prendre congé de vous. Dieu, notre bon Seigneur, m’appelle chez Lui. Ne soyez pas dans l’angoisse pour moi, pour le fait que je quitte ce monde si jeune. Je suis en état de grâce en ce moment, et je ne sais pas si je serai capable de maintenir ma promesse. Je vais au Ciel. C’est le moment de se dire A-Dieu. Au Ciel, je supplierai Dieu… S’il vous plaît, priez pour moi de temps en temps. J’avance.

Franciszek, qui n’avait pas vingt-deux ans, fut décapité dans la cour de la prison de Dresde, en présence de tous les prisonniers, le 24 août 1942, et béatifié en 1999.

 

 

Jarogniew Wojciechowski

1922-1942

 

Né le 5 novembre 1922, à Poznań, Jarogniew avait une grande sœur, Lyudmila. Leur mère était professeur de piano, et leur communiqua, outre sa foi profonde, ses connaissances musicales.

Il fréquenta très jeune l’Oratoire salésien de Poznań, comme enfant de chœur.

Le papa de Jarogniew, Andrew, malheureusement, était alcoolique, et quitta la famille quand le garçon avait onze ans. La maman continua héroïquement d’élever toute seule ses enfants.

Jarogniew dut abandonner les études, et fut aidé par sa sœur aînée. Chez les Salésiens, il jouait, il chantait, il apportait toujours de la bonne humeur.

Il fut arrêté le 23 septembre 1940, comme les quatre autres «Martyrs salésiens de Poznań», mais tandis que ceux-là étaient ensemble à Neukölln, Jarogniew fut à Spandau. A Noël, pour avoir chanté des chants de Noël, il fut mis en cellule d’isolement.

Le 1er août 1942 il fut condamné à mort et fut transféré à Dresdes jusqu’à son exécution. 

Jarogniew, qui n’avait pas vingt ans, fut décapité dans la cour de la prison de Dresde, en présence de tous les prisonniers, le 24 août 1942, et béatifié en 1999.

 

 

Miroslav Bulešic

1920-1947

 

Il était né le 13 mai 1920 à Čabrunići (Istrie, Croatie), de Miho et Lucija.

Après l’école primaire de Juršići (1926-1930), il fréquenta le lycée, puis entra au séminaire.

Ordonné prêtre en 1943 dans le diocèse de Poreč i Pular, il eut plusieurs postes de paroisses, tout en étant aussi professeur au séminaire de Pazin.

Un de ses efforts pastoraux était de connaître personnellement ses paroissiens, et de les amener à la fréquentation de la Messe dominicale. Son succès auprès des fidèles faisait la jalousie des ennemis de l’Eglise.

Il avait reçu de l‘évêque pour le mois d’août 1947 la mission d’administrer le sacrement de la Confirmation.

L’évêque était en effet empêché de se déplacer, et il fallait tout faire pour garantir aux jeunes de la paroisse la grâce de l’Esprit-Saint, qui fait des baptisés de vrais soldats du Christ.

Au début, don Miroslav put remplir sa mission sans difficulté. Mais il y eut bientôt des interventions policières, bloquant les voies d’accès aux paroisses et aux églises. Les brigades communistes attaquaient les prêtres, tandis que les enfants, attachés à leur curé, prenaient ouvertement en dérision les malheureux soldats.

C’est ainsi que don Miroslav arriva quand même à Lanišće, le 23 août. La cérémonie était prévue pour le lendemain. Au presbytère, il confirma des jeunes qui n’avaient pas pu rejoindre l’église à temps.

Des soldats firent irruption et s’acharnèrent sur le jeune prêtre avec une violence inouïe, le frappant de tous côtés et, finalement, l’égorgeant avec un couteau. 

De l’extérieur, des témoins impuissants l’entendirent par deux fois : Jésus, accueille mon âme.

On retrouva du sang au sol et sur les murs. 

Le jeune prêtre n’avait que vingt-sept ans, dont quatre de sacerdoce. C’était le 24 août 1947.

Don Miroslav fut reconnu martyr, et béatifié en 2013.

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Published by samuelephrem - dans 08-août
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