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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:00

25 AOUT

 

I.

S Geruntius, évêque à Itálica.

?

S Probace, à Tourves.

II.

SS Eusèbe, Pontien, Vincent et Pérégrin, martyrs romains.

III.

SS Némésius, tribun militaire puis diacre, et sa fille Lucille, guérie de la cécité à son baptême, martyrs romains.

IV.

S Genesius, greffier en Arles ; il refusa d’enregistrer les décrets de persécution et fut décapité.

?

S Genesius, comédien à Rome ; il se convertit en mimant les rites chrétiens et, après mille tortures, fut décapité.

V.

Ste Olympiade, veuve à Constantinople ; elle établit dans sa maison une communauté de vierges ; exilée pour sa fidélité à s. Jean Chrysostome, elle mourut à Nicomédie.

S Gennade, patriarche à Constantinople, un moment égaré puis rallié à l'orthodoxie ; il rappela l'exigeance de lutter contre la simonie.

S Marcien, abbé près de Saignon.

S Severus, syrien, ermite et abbé près de Agde.

VI.

S Epiphane, patriarche à Constantinople, artisan de paix avec le pape Jean Ier.

S Menas, patriarche à Constantinople : quelques faiblesses lui valurent jusqu'à l'excommunication, mais il eut le temps de se soumettre avant de mourir.

S Yrieix, prêtre dans le Limousin, fondateur du monastère d'Attanum, thaumaturge.

VII.

Ste Ebba l'Ancienne, fondatrice et abbesse à Coldingham en Ecosse, sœur du roi s. Oswald. 

Ste Hunégonde, moniale à Homblières, après son voyage de noces à Rome.

VIII.

S Grégoire, fidèle disciple de s. Boniface qui le nomma abbé à Utrecht : comme tel, il administra aussi ce diocèse pendant vingt ans.

?

Ste Patricia, vierge à Naples après avoir quitté Constantinople pour éviter le mariage, patronne de Naples où, d'après John Newman, son sang se liquéfie le jour de sa fête.

S Jean, ermite à Rosello.

XI.

S Gurloès, premier abbé à Quimperlé, rénovateur de la vie monastique en Bretagne.

B Thierry Ier, abbé près de Liège, qui rendit très célèbre l'abbaye Saint-Hubert.

XIII.

S Louis, roi de France ; tertiaire franciscain, deux fois croisé, mort de la peste à Tunis ; c'est à lui que revient la paternité de la Chambre des Comptes.

S Thomas de Cantilupe, évêque à Hereford ; son vieux maître et professeur le disait pur de tout péché mortel ; homme d'action, il encourut même l'excommunication et mourut à Montefiascone, lors de son voyage pour plaider sa cause auprès du pape.

XVII.

Bx Miguel Carvalho (jésuite portugais), Pedro Vásquez (de Sainte-Catherine, dominicain espagnol), Luis Cabrera Sotelo (franciscain espagnol), Ludovicus Sasada (franciscain japonais), prêtres, martyrs au Japon avec le jeune tertiaire franciscain Ludovicus Baba.

S Josep Calassanç, notable aragonais, prêtre, fondateur à Rome des Pauvres Clercs de la Mère de Dieu ou Pères des Ecoles pies, mort à près de quatre-vingt douze ans, patron des écoles populaires chrétiennes.

XVIII.

B Paul-Jean Charles (fr. Paul), cistercien à Sept-Fons, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

Bx Gim Jeong-duk Petrus et Gim Gwang-ok Andreas, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014.

Bse Tránsito Eugenia des Douleurs Cabanillas (de Jésus au S. Sacrement), troisième de onze enfants, première femme d'Argentine béatifiée (en 2002) ; fondatrice des Sœurs Tertiaires Missionaires franciscaines, pour les enfants pauvres et les malades ; sa santé l'avait contrainte à quitter les Carmélites puis les Visitandines.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 : 

Salésiens : Félix Vivet Trabal (*1911), clerc, près de Barcelone ;

- béatifiés en 2007 : 

Dominicains : Vicente Álvarez Cienfuegos (*1863), prêtre, à Madrid ; 

Augustins : Juan Pérez Rodríguez (*1877) et Florencio Alonso Ruiz (*1889), prêtres, près de Gijón ; Fortunato Merino Vegas (*1892), prêtre, et Luis Gutiérrez Calvo (*1888), profès, à Málaga ; 

Lassalliens : Salvi Tolosa Alsina (Onofre,  *1880), près de Girona ;

- béatifiés en 2013 : 

Prêtres diocésains : Miguel Grau Antolí (*1869), Josep María Panadés Terré (*1872), Antoni Prenafeta Soler (*1875) et Pere Farrés Valls (*1903), près de Tarragona ; Joan Vernet Masip (*1899), près de Lleida ; 

Fils de la Sainte-Famille : Fermí Martorell Vies (*1879), Francesc Llach Candell (*1889), Eduard Cabanach Majem (*1908) et Ramón Cabanach Majem (*1911), prêtres, près de Tarragona ; 

Capucins : Enric Salvá Ministral (Carmel, *1874), profès, près de Girona ; 

Clarétains : Antoni Vilamassana Carulla (*1860), profès, près de Tarragona.

B Alessandro Dordi (1931-1991), prêtre italien "Fidei Donum", abattu par les maoïstes au Pérou, béatifié en 2015.

Geruntius d’Itálica
1er siècle

Geruntius passe pour avoir été le premier évêque d’Itálica (auj. Santiponce, Séville, Espagne S), et même dès la période apostolique.
Il serait mort en prison, donc avant d’avoir reçu la grâce du martyre.
Le Martyrologe Romain mentionne Geruntius d’Itálica au 25 août.

 

Genesius d’Arles
4e siècle

Genesius était un greffier en Arles.
Catéchumène, il déclara courageusement qu’il ne voulait pas enregistrer les décrets qui condamnaient les Chrétiens.
Il fut décapité, probablement lors de la persécution de Dioclétien (303) et reçut ainsi le baptême du sang.
Un autre Genesius était autrefois mentionné le même jour, mais à Rome ; c’était un comédien qui, mimant les saints rites chrétiens, fut subitement touché par la grâce et se proclama chrétien ; battu à coups de bâton, étendu sur le chevalet, déchiré avec les ongles de fer, enfin brûlé de tous côtés avec des torches, il confessa jusqu’au bout sa fidélité au Christ et fut décapité. Cependant, certains pensent que cette histoire est une invention.
Le Martyrologe Romain mentionne Genesius d’Arles au 25 août.

 

 

Severus d’Agde

† 407

 

Severus nous a fait le cadeau d’avoir plusieurs «légendes» à son sujet, qui nous mettront difficilement sur le chemin de l’exactitude.

Il aurait été de race vandale et neveu du roi Hunéric, mais écarté du pouvoir et banni, car il avait embrassé le christianisme.

Cette conversion était le fruit des enseignements de sa tante Eudonia, mais aussi d’un serviteur du pape Severus et notre héros choisit de recevoir au baptême le prénom de ce pape. Une remarque s’impose : il n’y a pas de pape de ce nom, encore moins au 5e siècle.

Selon une autre «légende», il aurait été de race gothe, catholique, et aurait participé à la migration des Goths vers l’ouest.

Les deux légendes convergent maintenant, et vont en rejoindre une troisième, faisant partir Severus avec quelques compagnons de Carthage à Jérusalem ; selon cette troisième version, Severus serait natif de Tyr en Syrie, aurait distribué ses biens aux pauvres et serait parti à l’ouest ; à Rome, lui et ses compagnons écoutent le pape. Après plusieurs mois, le pape les ordonne prêtres et les envoie dans le sud de la Gaule, pour combattre l’erreur arienne.

Ils abordent en Agde, rejoignent Toulouse, où ils se séparent.

Severus gagne l’Aquitaine, conduisant beaucoup de gens à la Vérité, guérit la fille du gouverneur et convertit ce dernier. Le roi Wisigoth, furieux, le fait rechercher et décapiter sur la côte de Brille. Sever ramassa sa tête et alla la déposer sur la colline voisine, où s’élèverait peu après l’abbaye Saint-Sever.

Severus aurait ainsi reçu la palme du martyre en 407.

Selon l’autre légende, Severus serait devenu médecin et, lors de l’attaque du château de Palestrion par le roi vandale Genséric, y aurait trouvé la mort, en 445.

Il se pourrait que tout ce qui précède concerne un autre Severus.

Une autre version encore affirme que Severus aurait fondé près d’Agde un ermitage, et dans la ville une abbaye dédiée à saint André, dont il aurait été abbé. C’est à cette version que se réfère le Martyrologe.

L’abbaye Saint-Sever aurait bientôt compté trois-cents moines, mais fut décadente au 11e siècle.

Les habitants de la région prononcent Saint Sevé.

Saint Severus serait apparu en 982 en chevalier à l’armure étincelante pour galvaniser les troupes gasconnes contre les Vikings, lors de la bataille de Taller.

Saint Severus d’Agde est commémoré le 25 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Menas de Constantinople

† 552

 

Hormis sa naissance en Alexandrie d’Egypte, on ne connaît rien de l’existence de Menas jusqu’à sa présence à Constantinople.

Son nom se trouve sous les formes Mennas, Minas, Mina.

Dans cette capitale, il faisait partie du presbyterium et dirigeait l’hospice Saint-Sampson, qui recevait les pauvres et les nécessiteux.

En 536, le pape Agapitus arriva à Constantinople : le patriarche Anthime s’étant révélé de tendance monophysite (c’est-à-dire ne reconnaissant qu’une nature en la personne du Christ), il fut déposé et remplacé par Menas.

En 543, Menas obtint de l’empereur un édit contre les origenistes qui, exagérant les idées d’Origène, en arrivaient à des positions non orthodoxes. 

Malheureusement, quelques «théologiens» réussirent à troubler la situation et obtinrent la souscription de Menas à un document que Rome ne pouvait accepter. Menas fut excommunié ! Et il fit rayer le nom du pape sur les diptyques. Cette brouille ne dura heureusement que de janvier à juin 547, mais se renouvela en 551 : alors l’empereur comprit qu’il devait cesser d'imposer son influence, et Menas s’humilia en demandant pardon d’avoir traité avec des excommuniés.

Cette soumission ramena l’unité entre Rome et Constantinople, mais Menas n’y survécut pas beaucoup ; il s’éteignit le 25 août 552.

C’est durant le patriarcat de Menas que fut consacrée l’église Sainte-Sophie à Constantinople. 

Or, on signale un miracle éclatant qui se serait produit aussi durant le même patriarcat. Le fils d’un artisan juif alla participer à une Liturgie chrétienne et le dit à son père ; celui-ci, furieux, empoigna son garçon et le jeta dans le four chauffé à blanc, qui lui servait à souffler le verre. La maman chercha désespérément son enfant pendant trois jours, après quoi ce dernier put sortir spontanément du four, indemne de toute brûlure. Il raconta qu’une Dame merveilleuse était venue adoucir le feu et lui donner de l’eau et de la nourriture. Quand Menas l’apprit, il fit donner le baptême immédiatement à la maman et à son fils ; quant au papa, qui ne voulait rien savoir, il fut condamné à mort par l’empereur.

Saint Menas de Constantinople est commémoré le 25 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Yrieix d’Attanum

511-591

 

Aredius, devenu Yrieix en français, naquit vers 511 à Augustoritum, ancêtre de l’actuelle Limoges. Ses parents appartenaient à la noblesse ; son père s’appelait Jocondus, et sa sainte mère Pelagia, qui était même inscrite autrefois le 26 août au Martyrologe. Yrieix avait aussi un frère, Renosinde.

Jeune homme, Yrieix se rendit à Trèves, à la cour du roi Théodebert, où l’évêque Nizier le remarqua et l’admit dans le clergé. C’est que des prodiges avaient déjà lieu, entre autres on vit quelque temps une colombe voltiger longuement au-dessus de la tête d’Yrieix, ce qui fut interprété comme la présence évidente du Saint-Esprit dans ce jeune clerc. Il fut bientôt ordonné prêtre.

Quand il apprit la mort de son père, Yrieix s’empressa de venir assister sa pieuse mère ; mais il refusa tout héritage et l’abandonna à la gestion de sa mère et de son frère. Seulement, il demandait à pouvoir bénéficier de quelques rentes pour l’édification de sanctuaires.

Il eut bientôt quelques compagnons, avec lesquels il édifia un monastère qui se situait à Attanum (à l’origine de l’actuelle St-Yrieix-la-Perche, Haute-Vienne). La Règle s’inspirait de plusieurs autres, de Jérôme, Pacôme, Cassien, Basile, Benoît, Césaire… Ce n’était pas un rassemblement hétéroclite, mais un choix judicieux, qui savait s’inspirer des meilleurs maîtres et adapter ces préceptes aux conditions particulières du nouveau monastère.

Yrieix préconisait la stabilité des moines dans leur maison, mais lui-même voyagea beaucoup, non pas par désir de voir du pays, mais pour s’enquérir des coutumes des autres, pour s’enrichir de quelque pèlerinage, et aussi pour prêcher… et faire des miracles. Il se trouva ainsi à Poitiers, auprès de s.Venantius Fortunatus et de sainte Radegonde (v. 14 décembre et 13 août), au tombeau de s.Martin de Tours (v. 11 novembre), à celui de s.Denys de Paris (v. 3 et 9 octobre), etc.

Les miracles opérés par Yrieix furent à ce point nombreux que son biographe et contemporain, s.Grégoire de Tours, qui le connut personnellement, affirme ne pouvoir les compter : il fit jaillir une source, cesser une pluie torrentielle, il délivra des posssédés… 

En 584 mourut sa mère, Pelagia. Il continua encore ses pèlerinages.

Le dernier fut en 591, à Tours. Sentant sa fin prochaine, il revint en hâte à son monastère, rédigea son testament. Il fut pris de dysenterie pendant plusieurs jours et mourut le 25 août 591.

Au 10e siècle, le monastère d’Attanum devait passer à un chapitre de Chanoines Augustins, et donner naissance à une cité très active. Lors de la Révolution française, les Chanoines refusèrent la constitution civile du clergé et furent déportés aux pontons de Rochefort ; la communauté ne se reformera pas. Certains de ces prêtres furent béatifiés en 1995 (v. Raymond Petiniaud de Jourgnac, 26 juin ;  Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, 1er juillet ; Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars, 13 juillet ; Jean-Baptiste de Bruxelles, 18 juillet) ; Jacques Lombardie, 22 juillet ; Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, 26 juillet ; Jean-François Jarrige de la Morelie de Breuil, 31 juillet ; Pierre Jarrige de la Morelie de Puyredon, 12 août ; Pierre Gabilhaud, 13 août ; Antoine Bannassat, 18 août ; Louis-Wulphy Huppy, 29 août ; Claude-Barnabé Laurent de Mascloux et François d’Oudinot de la Boissière, 7 septembre ; Joseph Marchandon, 22 septembre ; tous ces prêtres étaient du diocèse de Limoges, sans qu’on puisse affirmer avec certitude qu’ils étaient de ces Chanoines de Saint-Yrieix). 

Saint Yrieix d’Attanum est commémoré le 25 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Grégoire d’Utrecht

707-775

 

Grégoire était le petit-fils d’Adèle, elle-même fille de Dagobert II et abbesse à Trèves (v. 24 décembre). Il semble qu’il soit né dans le territoire-même de Trèves, vers 703. Il aurait eu deux frères.

L’adolescent, âgé de quinze ans, vivait sous l’égide de sa grand-mère, qui le chargea de la lecture durant les repas : telle est en effet la coutume en maints monastères. Cette lecture se faisait en latin.

Il advint que s.Boniface (v. 5 juin) passa par ce monastère et, ayant entendu Grégoire lire, lui demanda s’il avait compris ; évidemment, Grégoire ne pratiquait pas encore assez la langue latine pour comprendre ce qu’il lisait aux braves Religieuses ; aussi Boniface se mit-il à lui commenter le texte.

Une autre source raconte différemment l’épisode : Grégoire aurait bien compris le texte latin, mais ne pouvait le commenter en langue germanique, ce qui donna lieu à l’intervention de Boniface.

Il n’en fallut pas davantage pour susciter en l’âme du garçon la vocation à suivre Boniface, dont il ne voulut plus se séparer. Adèle tentait un peu de le retenir, pour prendre le temps de bien réfléchir ; la réponse fut énergique : Si tu ne me donnes pas un cheval, j’irai à pied.

Désormais, Grégoire accompagna Boniface dans ses longues missions en Germanie, jusqu’en Frise. Il reçut le sacerdoce.

Vers 750, Boniface le désigna pour diriger le monastère Saint-Martin d’Utrecht. Début 754, il partit en mission, laissant Grégoire seul. Le 5 juin, mourait en martyr Boniface. 

A partir de 754 donc, Grégoire administra le diocèse d’Utrecht à la place de son cher Maître, mais ne reçut jamais l’ordination épiscopale. Sa mission d’administrateur devait durer vingt ans.

Par ce travail apostolique et patient, Grégoire contribua ainsi à asseoir définitivement le christianisme en Frise.

On lui rapporta que ses deux frères avaient été massacrés par des païens ; d’après la coutume locale, il devait prononcer le genre de supplice qu’il fallait leur imposer ; il n’en fit rien, les reçut paternellement, leur donna de sages instructions et les laissa aller.

Grégoire eut parmi ses disciples s.Liudger (v. 26 mars), qui en écrivit la biographie en témoin oculaire. 

En 772, Grégoire fut victime d’un accident cardiaque et resta paralysé jusqu’à la fin de sa vie. Il s’éteignit le 25 août, vers 775.

Saint Grégoire d’Utrecht est commémoré le 25 août dans le Martyrologe Romain.

Louis IX de France

1214-1270

 

Louis, qui allait être le neuvième de ce nom comme roi de France, était le deuxième des neuf enfants vivants de Louis VIII, dit le Lion, fils de Philippe-Auguste, et de Blanche de Castille, fille d’Alfonso VIII de Castille ; Louis IX était donc petit-fils de Philippe-Auguste.

Son unique sœur, Isabelle, fonda l’abbaye des Clarisses de Longchamp, auprès desquelles elle se retira (voir au 22 février).

Louis, donc, naquit le 25 avril à Poissy (actuelles Yvelines), ce pourquoi il signa volontiers Louis de Poissy.

De sa pieuse mère, il apprit à aimer Dieu et à détester le péché.

Son frère aîné étant mort prématurément, il hérita de la couronne royale à la mort de son père en 1226, et la reçut à Reims le 29 novembre de cette même année. Comme nous l’apprenons dans nos manuels, c’est la reine-mère qui exerça la régence jusqu’à la majorité de son fils.

En 1234, il épousa Marguerite de Provence ; ils devaient avoir onze enfants.

Louis IX commença son règne effectif en 1235, à vingt-et-un ans.

Il était si assidu à l’église, qu’une femme du peuple l’invectiva un jour : Tu n’es roi que des Frères Mineurs, des Frères Prêcheurs, des prêtres et des clercs ; c’est grand merveille qu’on ne te chasse pas ! Loin de la faire punir, le roi la remercia gentiment : Tu dis vrai, je ne suis pas digne d’être roi, et lui fit donner un peu d’argent.

A minuit, il priait les matines dans sa chapelle privée ; il assistait au moins à deux Messes, il priait l’Office des moines, le chapelet, n’omettait jamais de s’arrêter dans les églises qu’il rencontrait durant ses déplacements.

Il savait se mortifier, se priver, surtout en carême ; il s’efforçait de ne pas rire le vendredi et sortait ce jour-là sans chapeau, en souvenir de la Couronne d’épines du Christ ; en avent et en carême, il couchait seul ; il se confessait le vendredi, portait le cilice et se flagellait.

On connaît aussi ses libéralités, comment il recevait des pauvres à table, leur lavait les pieds, allait soigner des lépreux. Il créa l’Hôtel-Dieu, l’hospice des Filles-Dieu pour les femmes repenties, celui des Quinze-Vingts pour les aveugles, et d’autres hôpitaux à Pontoise, Vernon, Compiègne. Quand il fut en Palestine, il enterra de ses mains de malheureuses charognes.

Dans le royaume de France, il sévit contre le péché, contre le blasphème, les jeux avec argent, la prostitution dans les villes.

Quand on souriait de sa piété, il répondait habilement : Vous me critiqueriez moins si je passais deux fois plus de temps à la chasse !

Sa justice est restée légendaire, mais elle est aussi historique que celle du roi Salomon. C’est que ce pieux roi s’instruisait par la lecture de la Bible, des Pères, des ouvrages théologiques : sa bibliothèque était bien fournie et il tenait à pouvoir, le cas échéant, répondre aux «mécréants» : Nul, s’il n’est très bon clerc, ne doit disputer avec ces gens-là ; le laïque, quand il entend médire de la loi chrétienne, ne la doit défendre que de l’épée, dont il doit donner dans le ventre tant comme elle y peut entrer. Parole énergique, issue probablement de quelque conversation passagère, mais que le saint roi lui-même n’aura jamais appliquée telle quelle.

Le 13e siècle voit la construction de grandes cathédrales, auxquelles contribua volontiers Louis IX. C’est lui qui fit édifier la Sainte Chapelle à Paris, pour y abriter la Couronne d’Epines du Christ ; il fit également construire l’abbaye de Royaumont.

Comme ce fut le cas de Salomon, on vint de loin pour l’écouter et le consulter : de Flandre, de Germanie, d’Angleterre, de Rome.

On doit à Louis IX la création du Parlement et de ce qui serait la Chambre des Comptes. Il est aussi à l’origine de Collège de Sorbon, une maison destinée à recevoir une vingtaine d’étudiants peu argentés, embryon de l’illustre Sorbonne.

Le roi partit en croisade avec son épouse, en Egypte (1249), et deux de ses enfants naquirent là-bas. L’expédition cependant fut un échec, en partie aussi à cause de l’intrépidité du fils de Louis IX. Quand ce dernier fut fait prisonnier, il en imposa, par sa douceur, au Sultan et à tout son entourage. Une rançon fut exigée pour sa libération, et les Grands de France cherchèrent à diminuer un peu le poids des pièces d’or ; l’ayant appris, Louis IX les gronda fortement et exigea d’eux une parfaite honnêteté, ce qui provoqua encore plus l’admiration du Sultan.

Une autre croisade, à Tunis, fut l’occasion de la mort du roi. Louis IX voulait convertir le Sultan de Tunis. Mais il contracta le typhus et mourut à Tunis, le 25 août 1270.

Considéré comme saint dès son vivant - car il guérissait les écrouelles - et encore plus pour les innombrables miracles obtenus par son intercession au passage de sa dépouille ramenée en France par la Sicile et l’Italie, Louis IX sera canonisé «seulement» en 1297, plusieurs papes étant décédés dans l’intervalle, cause de la remise répétée de la cérémonie.

La fête de saint Louis, roi de France, est au 25 août.

 

 

Thomas de Cantilupe

1218-1282

 

Thomas naquit vers 1218 à Hambleden (Buckinghamshire, Angleterre), fils de William, qui était deuxième baron et ministre du roi John.  Son oncle Walter était évêque à Worcester. Il avait un frère, Hugh, et une sœur, Tregoz.

Avec son frères Hugh il vint étudier à Paris. Ils avaient à leur service un chapelain et maître ès arts ; ils prirent chez eux aussi deux étudiants pauvres, et nourrissaient sur leurs deniers jusqu’à une bonne douzaine de mendiants.

Ils eurent l’honneur de la visite du roi Louis IX (v. 25 août).

A partir de ce moment, on n’entend plus parler de Hugh. Thomas est présent au concile de Lyon (1245), comme chapelain du pape ; il était donc déjà prêtre. 

Il revint à Paris et Orléans pour se perfectionner en droit canonique et civil, qu’il enseigna à Oxford.

A Oxford, il devint chancelier de l’université (1261).

Lors de la Guerre des Barons, il soutint Simon de Montfort et le parti des barons, qu’il vint représenter devant l’arbitrage de Louis IX à Amiens en 1264. Louis IX se prononça contre les barons. Il s’ensuivit une période agitée en Angleterre ; si Thomas fut Chancelier d’Angleterre, il dut cependant s’exiler deux ans à Paris avant de revenir en 1272 à Oxford. Désormais il ne s’occupait plus que de théologie et enseignait.

En 1274, il vint participer au deuxième concile de Lyon et fut à nouveau chapelain du pape.

En 1275, il fut nommé et consacré évêque d’Hereford.

Il resta en outre un fidèle conseiller d’Edward I, dont il ne perdit jamais la faveur, même si son opinion différait de celle du roi.

Titulaire de plusieurs bénéfices, Thomas en profitait pour distribuer de larges aumônes. Il entretenait les bâtiments, visitait ses cures, se choisissait des remplaçants dignes, célébrait, prêchait et confessait. Il n’oubliait jamais les pauvres et les malades. Sa bonté rayonnait sur toute misère autour d’Oxford, mais aussi sa fermeté défendait ses églises contre des avidités et des cupidités sans scrupules. En outre il portait un cilice. Son directeur de conscience, plus tard archevêque, put affirmer qu’il n’avait jamais commis un péché mortel.

C’était, dit-on, un bel homme au teint vermeil. Avec l’âge, ses cheveux roux blanchirent. Sa figure était angélique.

En 1280, il y eut un «grave conflit» entre Thomas et le septième comte de Gloucester, Gilbert de Clare, pour une histoire de douve, qui s’acheva à l’amiable… par une «forte indemnisation» pécunière.

Cette même année surgit un autre conflit entre Thomas et le nouvel archevêque de Canterbury, qui en vint même à excommunier Thomas. L’évêque vint défendre sa cause à Orvieto devant le pape, qui le reçut fort bien, quoique la cause fût, dit-on, «douteuse». L’affaire devait se résoudre, mais la mort y mit une autre fin.

Quittant Orvieto, Thomas dut s’arrêter et se reposer à Ferento près de Montefiascone, car sa santé était fortement affaiblie. Il y mourut le 25 août 1282.

Même après sa mort, l’archevêque de Canterbury voulait encore l’enfoncer, mais il dut céder à la pression du peuple et du chapitre, et accepter l’élection d’un grand ami de Thomas, Richard de Swinfield.

En 1290, un condamné à mort fut prétendument ressuscité par l’intercession de Thomas. Comment canoniser Thomas, s’il était excommunié par l’archevêque ? Une enquête fit valoir que Thomas avait été absout par le pape en Italie, en 1282 . Il fut donc canonisé en 1320.

Luis Cabrera Sotelo

1574-1624

 

Luis naquit le 6 septembre 1574 à Séville (Espagne).

Après avoir fréquenté l’université de Salamanque avant même d’entrer chez les Frères Mineurs Observants de Salamanque, il fut ordonné prêtre.

Il rejoignit les missions aux Philippines en 1600 et exerça son ministère à Dilao, pendant huit ans.

En 1608, il eut le bonheur de pouvoir se rendre au Japon.

A peine arrivé, il fit construire une église près de Tokyo, qui serait desservie par les Frères Mineurs : quatre ans après, le shogun la fit détruire.

Se sentant menacé, le père Luis se transféra dans le nord du pays, où le shogun Date Masamune tolérait encore le christianisme. Un an après, fort de cette nouvelle expérience, il retourna à Tokyo pour y reconstruire son église : colère du shogun, qui fit arrêter les Chrétiens ; Luis fut d’office transféré à Kodenma et, tandis que des Chrétiens étaient assassinés, il fut sauvé de la mort grâce à l’intervention du shogun Date Masamune.

En 1613, le même shogun envoya une délégation en Espagne, dont fit partie le père Luis. Le bateau traversa l’Océan Pacifique et, à Madrid, les membres de la délégation furent baptisés ; puis on repartit pour Rome.

Tandis que le shogun espérait pouvoir établir des échanges commerciaux avec le Mexique, le père Luis songeait à obtenir de Rome l’établissemenet d’un nouvel évêché dans le nord du Japon, indépendant de celui de Nagasaki ; mais le Portugal s’y opposait, et même son Ordre crut un moment qu’il briguait l’épiscopat pour lui-même. Finalement, toute cette expédition n’aboutit pas aux résultats escomptés.

L’expédition revint au Japon en 1618, mais le père Luis s’arrêta un moment aux Philippines, à cause de la persécution au Japon. On lui reprochait d’avoir voulu aller trop vite au Japon : on le renvoya au Mexique en 1620, pour poursuivre ses activités missionnaires.

Ses «activités» le poussèrent à retourner au Japon en 1622, où il pénétra grâce à une embarcation chinoise, mais les autorités le découvrirent et le mirent en prison. Il y resta deux années, et y retrouva le père jésuite Miguel de Carvalho, un autre Franciscain et un laïc.

Condamné à être brûlé vif, il reçut la palme du martyre à Ōmura ou à Simabura (Nagasaki), le 25 août 1624.

S’il avait été trop audacieux dans son zèle, il fut vraiment martyrisé en haine de la foi. 

Il a été béatifié dans un groupe de deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

 

 

Miguel de Carvalho

1579-1624

 

Miguel naquit en 1579 (ou 1577 ?) à Braga (Portugal), de famille noble et riche.

Entré chez les Jésuites en 1597, il fut envoyé en 1602 à Goa (Inde) pour y achever ses études. Il y resta pour enseigner la théologie, puis alla à Macao (Chine).

Après quinze ans de cet enseignement, il fut envoyé au Japon, au moment de la persécution, car les Chrétiens avaient un besoin urgent de prêtres. Pour les rejoindre, il se déguisa en soldat.

Miguel fut appréhendé en juillet 1623 pour avoir prêché le christianisme et resta une année en prison.

Condamné à être brûlé vif, il reçut la palme du martyre à Ōmura ou à Simabura (Nagasaki), le 25 août 1624.

Il a été béatifié dans un groupe de deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

 

 

Pedro Vázquez

1579-1624

 

Pedro naquit en 1590 à Verín (Orense, Espagne).

Entré chez les Dominicains de Madrid, on l’envoya étudier la philosophie à Ségovie et la théologie à Ávila ; il fut ordonné prêtre et partit pour les missions, d’abord à Manille en 1615, puis au Japon en 1621.

Il fut arrêté en 1623 et mis en prison, en même temps que le père jésuite Miguel de Carvalho , deux Franciscains et un laïc.

Condamné à être brûlé vif, il reçut la palme du martyre à Ōmura ou à Simabura (Nagasaki), le 25 (ou le 23) août 1624.

Il a été béatifié dans un groupe de deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

 

 

Ludovicus Sasada

?-1624

 

Il était né à Edo (actuelle Tokyo, Japon).

Son père, Michaël, fut martyrisé (mais ne se trouve pas dans les groupes de Martyrs déjà béatifiés).

Entré chez les Frères Mineurs Observants, Ludovicus reçut sa formation au Mexique et fut ordonné prêtre à Manille en 1622.

Arrêté durant la persécution, il partagea la prison avec les pères Miguel Carvalho, Pedro Vázquez, Luis Sotelo.

Condamné avec eux à être brûlé vif, il reçut la palme du martyre à Ōmura ou à Simabura (Nagasaki), le 25 août 1624.

Il a été béatifié dans un groupe de deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

 

 

Ludovicus Baba

?-1624

 

On sait fort peu de choses sur lui.

C’était un catéchiste japonais, laïc.

Il accompagna le père Luis Sotelo dans son périple en Europe (voir la notice Luis Cabrera Sotelo) et, quoique pas (ou pas encore ?) membre du Tiers-Ordre franciscain, il portait l’habit franciscain durant ce voyage.

Arrêté durant la persécution, il partagea la prison avec les pères Miguel Carvalho, Pedro Vázquez, Luis Sotelo et Ludovicus Sasada.

Condamné avec eux à être brûlé vif, il reçut la palme du martyre à Ōmura ou à Simabura (Nagasaki), le 25 août 1624.

Il a été béatifié dans un groupe de deux-cent cinq Martyrs du Japon en 1867.

 

 

Josep Calassanç Gastón

1556-1648

 

Il naquit en 1556 au château de Calassanç (Peralta de la Sal, Huesca, Aragon, Espagne), dans une des plus notables familles du pays. Le père s’appelait Pere Calassanç, la mère María Gastón ; ils eurent cinq enfants, le plus jeune étant Josep.

Josep est la forme catalane pour José (Joseph) ; les Espagnols transcrivent volontiers le nom de Calassanç en Calasanz.

Extraordinairement précoce, Josep chassait à cinq ans le démon avec son couteau ; dès qu’il sut lire, il s’équipa de l’office de la Sainte Vierge et des Vies des Saints. Ne voudrait-il pas consulter celles de notre blog et nous donner ses conseils ?

Après des études à Estadilla, il se diplôma en droits canonique et civil à Lleida, puis étudia la théologie à Valencia, et Alcalá.

Vers 1580, mourut sa mère et un des frères. Monsieur Calassanç voulait que Josep se mariât pour perpétuer la famille, mais une grave maladie compromit tous ces projets.

Josep fut ordonné prêtre en 1583 et, l’année suivante, fut nommé théologien de l’évêque de Jaca.

Après la mort de son père (1586), Josep disposa de son immense fortune pour faire du bien autour de lui. 

L’évêque d’Urgel le prit alors comme vicaire général.

Josep était un «bon géant» et savait rendre des services estimables, par exemple en retirant du marais la bête d’un paysan.

En 1592, il gagna Rome, où il fut aux côtés de saint Camillo de Lellis (voir au 14 juillet) dans les hôpitaux. Le cardinal Colonna le prit comme conseiller. Mais Josep était fasciné par l’éducation des populations, si ignorantes.

Il initia un premier institut de Clercs réguliers des Ecoles Pies, qui faillit fusionner avec celui de Giovanni Leonardi (voir au 9 octobre). En 1617, le pape créa une congrégation, les Pauvres Clercs de la Mère de Dieu des Ecoles Pies, dont Josep était nommé supérieur général.

Ce terme des Ecoles Pies est un peu déroutant en français. Le mot italien pio, pia veut dire ici  pieux, chrétien. Josep faisait un peu en Italie ce que faisait en France Jean-Baptiste de La Salle (voir au 7 avril), mais Josep s’adressait aussi aux jeunes nobles pour une instruction plus poussée. De l’expression scholæ piæ est venu leur nom de Scolopi (en italien) et Piaristes (en français).

Les écoles se multiplièrent de façon prodigieuse, les difficultés aussi. Josep fut contraint, à quatre-vingt-six ans, de se présenter au Saint-Office pour être examiné ; on lui imposa un assistant et un visiteur qui travaillaient constamment contre lui. Même le pape supprima la congrégation en 1646. Josep se soumit, mais prophétisa que l’Institut serait reconstitué.

A partir de 1648, le pauvre vieillard souffrit du foie, d’une blessure au pied, et de soins maladroits. On lui proposa de se soigner avec des tranches de citron trempées dans l’eau et saupoudrées de sucre, un remède préconisé par le schismatique Henri VIII d’Angleterre : Josep refusa net ! 

Josep mourut, chargé de douleurs et de mérites, le 25 août 1648, nonagénaire.

A l’autopsie, on lui trouva de la chaux dans les intestins. Tout Rome voulut défiler pour vénérer sa dépouille, même en descendant par le toit.

En 1656, le pape autorisait l’Institut à reprendre ses activités.

Josep fut béatifié en 1748, canonisé en 1767.

En 1948, il fut proclamé patron de toutes les écoles populaires chrétiennes.

Sa fête liturgique est au 25 août.

 

 

Paul-Jean Charles

1743-1794

 

Né le 29 septembre 1743 à Millery (Côte d’Or), Paul-Jean Charles devint moine et prieur de l’abbaye cistercienne de Sept-Fons (Diou, Allier).

C’était un homme très religieux, pieux, instruit, qui était respecté et aimé de tous.

En 1791, cette abbaye fut officiellement supprimée par décret révolutionnaire, et ne fut rouverte qu’en 1835.

Le père Paul-Jean fut déporté de l’Allier et abandonné avec tant d’autres prêtres à bord du Deux-Associés.

Il mourut sur l’Île Madame (rebaptisée Île Citoyenne), où il fut débarqué mourant, le 25 août 1794.

Le père Paul-Jean Charles est un des soixante-quatre Martyrs de la Révolution française béatifiés en 1995.

 

 

Gim Jeong-duk Petrus

? -1801

 

Gim Jeong-duk Petrus est un laïc coréen né à Daeheung (Chungcheong-do, Corée du Sud).

Il fut décapité à Yesan le 25 août 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Gim Gwang-ok Andreas

1741-1801

 

Gim Gwang-ok Andreas est un laïc coréen né vers 1741 à Yesan (Chungcheong-do, Corée du Sud).

Il fut décapité à Yesan le 25 août 1801 et béatifié en 2014.

 

 

María del Tránsito Cabanillas Sánchez

1821-1885

 

Elle naquit à la Estancia Santa Leocadia, actuelle Villa Carlos Paz (Córdoba, Argentine) le 15 août 1821, en la lumineuse fête de l’Assomption, qui a suggéré son premier prénom, le second étant Eugenia de los Dolores. Elle fut baptisée en janvier 1822 et confirmée assez tard, en 1836, car l’évêché était loin.

Ses parents, Felipe et Antonia Francisca, des gens aisés de grande famille et profondément chrétiens, élevèrent dans une grande foi leurs onze enfants, dont María était la troisième. Le papa mourut en 1850, à une époque fortement agitée par les troubles politiques. María se chargea d’aider les plus jeunes. Des onze enfants, trois moururent en bas âge ; quatre se marièrent ; un fut prêtre et trois furent religieuses.

A la mort du papa, la famille s’installa à Córdoba même, recevant sous son toit également cinq autres cousines orphelines.

María Tránsito allait faire le catéchisme, assistait à la Messe, visitait les pauvres et les malades.

En 1858 mourut sa mère. Il lui revenait de prendre en main l’éducation des plus petits. Elle se fit aussi Tertiaire franciscaine en 1859, avec le vœu de chasteté. 

Non contente de bien tenir la maison, d’arranger le jardin et les fleurs, Tránsito s’était mise dans les rangs des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. C’est ainsi que sa charité toucha l’héroïsme lors de l’épidémie de choléra de 1867, qui fit plus de quatre mille victimes.

En 1873, elle fit un essai au Carmel de Buenos Aires ; sa santé n’y résistait pas : elle tenta la Visitation à Montevideo ; même problème.

Le 8 décembre 1878, elle fonda alors un nouvel Institut où elle aurait pu s’épanouir : les Sœurs Tertiaires Missionnaires Franciscaines, des Religieuses qui, avec l’esprit de saint François et de saint Vincent de Paul, iraient faire tout le bien possible auprès des malades et des vieillards, mais aussi et surtout auprès des enfants et des adolescents, pour les aider à se protéger du laïcisme. 

Le 2 février 1879, elle et ses deux Compagnes, firent la profession religieuse, sollicitant ensuite l’agrégation de leur institut à l’Ordre franciscain, ce qui fut accepté l’année suivante.

María montra une délicatesse particulière pour enseigner patiemment aux petits garçons et aux petites filles à grandir dans les vertus et les devoirs quotidiens.

Profondément unie au Christ dès l’enfance, elle avait aussi une sensibilité très mariale ; elle mettait toute sa confiance dans la Mère de Dieu. Saint François enfin fut son grand modèle de vie, dans la pénitence, la prière, la pauvreté totale.

Fondatrice, elle fut la première Supérieure de son Institut. Travailleuse, joyeuse et exemplaire, elle encourageait ses Filles : La vie ici-bas est faite pour travailler, l’autre après pour jouir. 

Mère Tránsito eut une vie tout humble, silencieuse, sans éclat particulier, sa sainteté fut intérieure, cachée, discrète, mais aussi récompensée par des grâces surprenantes.

Dans les épreuves, les incompréhensions (il y en eut !), les accusations et même des persécutions, elle resta dans l’ombre, pardonnant et attendant patiemment l’heure de la vérité.

L’institut se propagea rapidement ; les Sœurs tiennent des écoles de tous niveaux, assistent les malades dans les hôpitaux et les maisons de vieillards, etc.

Mère Tránsito mourut le 25 août 1885 et fut béatifiée en 2002.

 

Antoni Vilamassana Carulla

1860-1936

 

Antoni vit le jour le 29 janvier 1860 à Massoteres (Lleida), de Antoni et Josefa.

Il entra dans la Congrégation des Clarétains en 1883, et fera la profession comme Frère convers en 1884.

En 1887, il fut envoyé à la difficile mission de Fernando Poo, en Guinée Equatoriale, où il devait rester trente années. Les deux dernières années furent à Banapà.

Quand il regagna l’Espagne en 1917, son travail et le climat avaient bien attaqué sa santé. Sa légendaire et solennelle barbe était là pour attester son activité africaine.

Il fut destiné à la communauté de Tarragona, où il sembla avoir retrouvé une jeunesse : il travaillait à la cuisine, à l’atelier de couture, à tout ce dont avait besoin cette communauté qui regroupait les professeurs de l’université.

Il avait donc soixante-seize ans quand éclata la Révolution de 1936. 

La communauté fut dispersée. Le Frère Antoni voulut rester avec le Supérieur pour l’accompagner. Très vite ils furent arrêtés tous les deux et conduits à bord du bateau-prison Río Segre, qui se trouvait en rade de Tarragona et qui contenait des centaines de prêtres et religieux. 

Chaque jour étaient «appelés» quelques dizaines de ces prisonniers. Le 25 août, il y eut quatre séries d’appels. Frère Antoni fut appelé dans l’après-midi : on devait le «transférer» sur l’autre bateau, Uruguay. Le Frère se confessa, prit congé de ceux de sa congrégation, rammassa quelques objets et suivit le groupe.

En réalité, on se dirigea vers le cimetière de Valls, aux environs de Tarragona. En route, les vingt-quatre prisonniers chantaient le Credo et d’autres hymnes de la liturgie. Parvenus à l’endroit prévu, les miliciens fusillèrent les victimes, dont le Frère Antoni. Ils ne leur donnèrent pas le coup de grâce, de sorte que certains agonisèrent encore quelque temps ; puis les miliciens obligèrent des hommes à ensevelir les Martyrs dans une fosse commune, d’où l’on ne put identifier plus tard les corps.

Martyrisé le 25 août 1936, le Frère Antoni a été béatifié en 2013.

 

 

Vicente Álvarez Cienfuegos

1863-1936

 

Vicente naquit à Villamejín (Proaza, Asturies) le 29 avril 1863, fut baptisé le jour-même et confirmé en 1869.

Il eut lui-même deux frères dominicains.

Il entra dans l’Ordre dominicain, fit la profession en 1878, et fut ordonné prêtre en 1886.

Homme d’étude et religieux attentif à la Règle, c’était un professeur dont on appréciait les exposés concis et clairs. 

Il enseigna la philosophie à Corias, la théologie à Salamanque et reçut le titre de Maître en théologie.

Deux fois il fut prieur provincial (1904-1908 et 1914-1918). On le chargea d’une mission au Pérou, et il fonda l’école apostolique de Villava pour former des missionnaires à destination de l’Amérique. Il fut un des collaborateurs les plus importants de Vocaciones Dominicanas. Deux fois prieur à Madrid, il y confessait beaucoup - au point qu’on l’avait surnommé le Grand Pénitencier de Madrid.

Le 20 juillet 1936, son couvent madrilène de l’Olivar fut pris d’assaut. Il put s’enfuir et trouver accueil en diverses maisons, où il ne s’arrêtait pas pour ne pas compromettre ses hôtes.

Le 22 août, les révolutionnaires n’eurent pas de scrupule à arrêter ce prêtre âgé (il avait soixante-treize ans), fatigué, voûté : ils l’emmenèrent à leur tchéka, et l’exécutèrent le 25 août 1936.

Le Père Vicente fut béatifié en 2007.

 

 

Miquel Grau Antolí

1869-1936

 

Miquel naquit le 22 novembre 1869 en Catalogne, à Herbers (Ports).

On connaît seulement la date de son ordination sacerdotale : 10 juin 1892.

Ce prêtre était la piété et la bonté même : il donnait un éclat spécial aux cérémonies liturgiques, et tout particulièrement durant le mois de Marie (mai) et le mois du Sacré-Cœur (juin).

Doux, humble, soucieux de sa responsabilité pastorale, ami des enfants, il vivait en bonne harmonie avec ses vicaires.

Il fut successivement en charge à La Vilella Alta, Figuerola del Camp et à la paroisse Saint-Jean de Tarragona.

Arrêté et détenu dans le bateau-prison Riú Segre, il en fut extrait avec quelques confrères et d’autres jeunes de la congrégation mariale.

Ils furent fusillés le 25 août à Valls. Ils tombèrent en criant Vive le Christ Roi !

Don Miquel fut béatifié en 2013.

 

 

Josep María Panadès Tarré

1872-1936

 

Ce futur prêtre et martyr naquit le 4 septembre 1872 à Tarragona, de Joaquim et Francesca, qui le firent baptiser deux jours plus tard.

Il fut ordonné prêtre en 1899 et exerça le saint ministère en plusieurs paroisses : Alforja, Porrera, Prades, Morera de Montsant, Vilaverd, Bráfim, enfin aumônier des Petites Sœurs des Pauvres à Tarragona.

Il avait une véritable passsion pour les langues et les sciences ecclésiastiques (histoire de l’Eglise, hagiographie).

Ses fidèles l’estimaient beaucoup parce qu’il célébrait la Messe avec grande ferveur, qu’il savait aider économiquement les gens en difficulté et visitait les malades, en particulier ceux de la maison des Petites Sœurs des pauvres. Avec simplicité, il faisait chaque semaine son homélie pour expliquer l’Evangile.

Et voilà la révolte de 1936. Que ferait-il ?

Tout simplement, il alla se joindre aux vieillards chez les Petites Sœurs de Pauvres où, par son profond recueillement, il émouvait les assistants.

Sous prétexte d’un contrôle quelconque, on l’emmena et on le mit à bord du bateau-prison Ríu Segre, en rade de Tarragona, où se retrouvèrent tant de prêtres.

Le 25 août, on fit sortir de ce bateau vingt-quatre prisonniers, dont Josep María Panadès et d’autres prêtres, qu’on fit monter dans un camion à destination de Valls.

Il était sept heures du soir. Dans le camion, les prisonniers chantaient avec plein d’enthousiasme l’Hymne de la Persévérance : «Courage, frères, marchons notre chemin, au devant de Jésus, notre Roi…» 

Les miliciens, de leur côté, armés de fusils et de mitraillettes, criaient : Nous en avons vingt-quatre ! - Vingt-quatre quoi, leur demanda-t-on ? - Des curés, ou des gens comme ça.

Les prisonniers écoutaient, patiemment, résignés, émus même. Peu après le cimetière, on les fit descendre et on les mitrailla tous, avant de leur donner le coup de grâce.

Au retour, les assassins chantaient, ils allèrent arroser leur coup dans un bar, non sans avoir prévenu un fossoyeur d’aller ramasser les cadavres. 

Cette nuit-là, des groupes allèrent voir ce triste spectacle et, pour mieux voir, allumèrent leurs phares de voiture en direction des victimes : à minuit, on recouvrit les cadavres de chaux vive, et de terre.

C’était donc le 25 août 1936.

Avec don Panadès furent assassinés trois autres prêtres. Tous quatre furent béatifiés en 2013. 

 

 

Enric Salvá Ministral

1874-1936

 

Il vit le jour le 21 mars 1874 à Colomés (Gerona, Espagne), dans une famille modeste.

Après une jeunesse pieuse et laborieuse, il fit son service militaire et plus tard entra dans l’Ordre des Capucins, comme Frère convers.

En 1904, il émit la profession simple, en 1907 la solennelle, avec le nom de Carmelo.

On eut besoin de lui dans différents couvents, où l’on put chaque fois remarquer sa discrétion, son recueillement, surtout à la Messe, mais aussi son comportement joyeux et fraternel. Sa méditation habituelle allait vers la Passion du Christ et les Douleurs de Marie ; il lisait assidûment les Epitres de saint Paul.

Il fut portier, cordonnier ; il savait bricoler et réparer les «petites choses».

Il se trouvait à Tarragona en 1936, et fut un des nombreux Religieux embarqués sur le Río Segre, ce bateau-prison immobilisé dans le port et dont on appela chaque jour des dizaines de victimes pour les fusiller.

Au moment où l’on appela le Frère, il était en train de prier ; il demanda au père présent l’absolution, et pardonna à ses bourreaux.

Emmené près du cimetière de Valls (Tarragona), il fut fusillé le 25 août 1936.

Le Frère Carmelo a été béatifié en 2013.

 

 

Antoni Prenafeta Soler

1874-1936

 

Né le 7 avril 1874 à Vilosell (Garrigues) et baptisé le lendemain, Antoni était fils de Antoni et Maria.

Il fut ordonné prêtre en 1900.

Après ses premières années de ministère, il fut nommé curé de Saint-François de Tarragona, en même temps qu’il était professeur au Séminaire.

C’était un grand dévot de saint François d’Assise et de Notre-Dame de Montserrat.

Lors de la révolution de juillet 1936, il vint se réfugier dès le 22 juillet chez un ami.

Le 25 il y eut une perquisition et l’un des miliciens alla dire que ce monsieur était l’oncle de la maîtresse de maison, mais lui n’en savait rien.

Le lendemain, 26 juillet, il alla se présenter très tôt au Comité mais, en chemin, un voisin (du camp des révolutionnaires), lui conseilla de ne pas y aller, car ils allaient venir le chercher. Le prêtre obéit au pied de la lettre.

Revenu chez son ami, il réunit toute la famille devant l’image de Notre-Dame, à genoux, les bras en croix. 

Vers la fin de la prière, il improvisa ces mots : Mère, voyez vos enfants ici. Si quelque mal devait arriver à cette famille qui m’a accueilli si généreusement, moi cet indigne prêtre, faites que cela retombe sur mes épaules. O Notre Dame, je vous offre ma paroisse, et obtenez-moi la grâce, si je n’ai pas été un bon prêtre, de mourir en bon martyr. Mère très douce, je me confie à vous. A ces mots, tout le monde éclata en sanglots.

On frappa à la porte. Des révolutionnaires demandaient le curé, qui répondit : C’est moi ! Arrêté, conduit au Comité, il fut envoyé au bateau-prison Cabo Cullera, en rade de Tarragona.

Là, le prêtre eut un comportement exemplaire, priant continuellement le chapelet, exhortant ses compagnons à mettre leur confiance en Marie, la Mère de Dieu, s’en remettant sans cesse à la volonté de Dieu.

C’est le 25 août qu’il fut martyrisé, avec d’autres prisonniers, prêtres, religieux et des laïcs, comme on l’a rapporté à propos de Josep Maria Panadès.

Don Antoni fut béatifié en 2013.

 

 

Juan Pérez Rodríguez

1877-1936

 

Juan naquit le 2 décembre 1877 à Andavías del Pan (Zamora, Espagne).

Il entra dans l’Ordre augustinien et fut ordonné prêtre en 1901.

Il exerça son apostolat tout d’abord en Argentine puis, de retour en Espagne, enseigna à Uclés et La Vid.

En 1933, il fut envoyé à Gijón (Asturies), où il s’occupa de l’atelier Santa Rita et de l’éducation d’enfants pauvres.

Dès le 18 juillet 1936, il dut se cacher chez des amis.

Arrêté, il reçut la couronne du martyre à Tragamón (Gijón) le 25 août 1936 et fut béatifié en 2007.

 

 

Fermí Martorell Vies

1879-1936

 

Fermí (ou Fermín, Firmin) vit le jour le 3 novembre 1879 à Margalef (Tarragona, Espagne), benjamin de quatre garçon ; il fut baptisé avec les noms de Fermí Juan.

Il entra dans la congrégation des Fils de la Sainte Famille et reçut l’habit en 1895. En 1900, il fit la première profession ; il fut ordonné prêtre en 1905.

Sa tâche fut l’enseignement dans les classes enfantines à Vilafranca del Penedès, puis à Reus.

C’était un homme précis, austère, sévère pour lui-même, mais très respectueux de chacun.

Au moment d’être arrêté, le 27 juillet, il «avoua» être prêtre et fut conduit avec tant d’autres prêtres dans le bateau-prison Río Segre, en rade de Tarragona, dont on fit sortir les prisonniers par vagues successives quotidiennes. 

Le tour du père Fermí arriva le 25 août 1936 dans la matinée. On le conduisit, pieds et poings liés, avec d’autres Compagnons, sur la route de Alcover à Santa Creu de Calafell, au lieu-dit Pujada de Vilardida à Vila-Rodona, où il fut assassiné vers dix heures.

Le père Fermí fut béatifié en 2013.

 

 

Salvi Tolosa Alsina

1880-1936

 

Salvi (Sauveur) était né le 31 janvier 1880 à Cassá de la Selva (Gerona, Catalogne, Espagne).

Il entra au Petit-noviciat de Bujedo en 1894, au Noviciat en 1896, et prit le nom de Onofre.

Après le Scolasticat, il enseigna à San Feliu de Guixols, Manlleu, Benicarló.

En 1910, il fut à l’école de Premiá de Mar, et c’est en 1911 qu’il fit la profession, avant de devenir directeur à Arenys de Mar, puis à Condal.

En 1922, il fut sous-directeur à Manlleu, puis directeur à Roquetas ; en 1926, directeur à Las Corts.

A partir de 1930, sa santé lui fit réduire ses activités, et il fut à Cambrils, Tarragone et Manlleu, enfin Bonanova où il s’occupa de la comptabilité.

Quand la persécution religieuse se déchaîna, il trouva refuge momentanément chez son frère à Cassá de la Selva, mais préféra partir pour ne pas exposer son frère. Au contrôle de Llagostera, on le reconnut et on le dénonça.

Arrêté le 25 août et incarcéré, il fut tout de suite conduit sur la route de Llagostera à Vidreras, et assassiné. 

Martyrisé le 25 août 1936, Salvi Tolosa a été béatifié en 2007.

Luis Gutiérrez Calvo

1888-1936

 

Luis naquit le 29 janvier 1888 à Melgar de Abajo (Valladolid, Espagne).

Il entra dans l’Ordre augustinien et professa comme Frère convers.

Il reçut la couronne du martyre à Málaga le 25 août 1936 et fut béatifié en 2007.

 

 

Florencio Alonso Ruiz

1889-1936

 

Florencio naquit le 24 février 1889 à Osorno (Palencia, Espagne).

Il entra dans l’Ordre augustinien et fut ordonné prêtre en 1913.

On l’envoya d’abord enseigner à Barranquilla (Colombie) puis, de retour en Espagne, il rejoignit la communauté de Gijón, où il embellit le culte liturgique de l’église des Augustins, et fit de l’enseignement dans des écoles gratuites.

Comme son Confrère Juan Pérez, dès le 18 juillet 1936, il dut se cacher.

Quelqu’un le signala aux miliciens, qui vinrent l’arrêter.

Il reçut la couronne du martyre à Tragamón (Gijón) le 25 août 1936 et fut béatifié en 2007.

 

 

Joan Vernet Masip

1889-1936

 

Joan naquit le 28 mai 1889 à Vilella Alta (Priorat), de Miquel et Rosa, qui le firent baptiser le lendemain.

Sa vocation sacerdotale remonte à l’enfance. A douze ans, il entra au Petit séminaire de Tarragona. Durant les vacances, il vivait auprès de son oncle prêtre, qui l’aida à affermir sa vocation.

En 1921, il dut faire le service militaire en Afrique, où les soldats se moquèrent beaucoup de lui. Mais tous admettaient que le petit curé ne se fâchait jamais. Mieux : quand il fallut aller chercher l’eau et la «popote», il fallait passer sur un pont qui était toujours la cible des tirs. Joan s’offrit à y aller ; après avoir fait le signe de la Croix, son chapelet à la main, il s’engagea. Malgré les tirs, il arriva au bout, accomplit sa mission, et tous furent en admiration, officiers et compagnons.

Après le service militaire, il reprit ses études au séminaire et fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut nommé aumônier des Sœurs Carmélites Missionnaires de la Vetila, puis sera nommé à Blancafort, Vallespinosa, Aleixar, Querol, La Morera de Montsant.

Lors de la révolution de 1936, on lui conseilla de quitter La Morera et de se cacher. Il répondit : Je n’ai pas peur de la mort, parce que je n’ai rien fait de mal. Mais si Dieu le veut ainsi, je suis résigné à obéir.

Quand le Comité lui demanda de leur remettre les clefs de l’église, il demanda un petit moment, durant lequel il alla prendre le Saint-Sacrement. Ensuite, les révolutionnaires entrèrent et commencèrent à jeter par terre les saintes images et statues. Don Joan informa les chefs des destructions qui se faisaient, et ils intervinrent pour arrêter le saccage.

Averti qu’on allait venir l’assassiner, il répondit qu’il ne fallait pas le cacher car il ne voulait pas être une cause d’accusation pour cette famille et que, si Dieu le voulait ainsi, il l’acceptait avec pleine résignation comme un disciple du Christ.

Le Comité de La Morera l’accompagna jusque chez lui, à la Vilella Alta. A ceux qui lui rendaient visite, il dit : Quoi que fassent les Rouges, l’Espagne retournera à ce qu’elle était. Cela coûtera probablement beaucoup, mais l’Eglise triomphera, les églises seront rouvertes. Qu’ils me tuent, ça n’a pas d’importance ; ce sera ce que Dieu veut. N’ayons pas peur, ils ne nous tueront pas tous.

Don Joan écrivit son testament et remit à son frère tout ce qu’il avait. Il alla à Montsant, pour être plus en sûreté et éviter tout ennui à son frère et à la famille, au vieux papa de 78 ans, à la maman malade, à l’épouse et à ses enfants. Il alla se cacher dans une maisonnette en-dehors du pays, où il retrouva le curé de Vilella Alta, don Joan Sans. Ils se confessèrent et s’encouragèrent mutuellement.

Le 25 août 1936, le frère de don Sans voulait aller chercher son frère avec un taxi et le ramener à Montblanc, mais un contrôle les arrêta à la Pobla de Cérvoles. On sut ainsi où se trouvait don Joan Vernet et on alla l’arrêter à son tour. On conduisit les deux prêtres près de Juncosa (Garrigues), où on les fusilla, pour le seul délit d’être prêtres.

 Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Francesc Llach Candell

1889-1936

 

Francesc vit le jour le 7 décembre 1889 à Torelló (Barcelona, Espagne), un des douze enfants de Vicente et Concepción ; il fut baptisé le 8 décembre.

Des douze enfants, trois moururent tôt, cinq furent prêtres, deux religieux et deux se marièrent.

Francesc entra à onze ans au collège des Fils de la Sainte Famille et y fit d’excellentes études. 

Ayant demandé à être admis dans la congrégation, il reçut l’habit en 1904 et commença le noviciat à Blanes. En 1905, il fit la première profession, en 1908 la solennelle ; il fut ordonné prêtre en 1917.

Il enseigna les matières scientifiques, captivant l’intérêt de ses élèves par la construction de petits appareils qu’ils apprenaient à faire fonctionner.

En 1936, il se trouvait au collège de Reus, quand on arrêta et mit en prison les Religieux.

Le 25 juillet, on en conduisit à bord du bateau-prison Cabo Cullera, en rade de Tarragona. Deux jours plus tard, on le(s) transféra sur l’autre bateau, le Río Segre, dont on fit sortir les prisonniers par vagues successives quotidiennes. 

Le tour du père Francesc arriva le 25 août 1936 dans la matinée. On le conduisit, pieds et poings liés, avec d’autres Compagnons, sur la route de Alcover à Santa Creu de Calafell, au lieu-dit Pujada de Vilardida à Vila-Rodona, où il fut assassiné vers dix heures.

Ses deux frères religieux, Ramón et Jaume, furent assassinés le 19 avril 1937.

Le père Francesc et ses deux frères furent béatifiés en 2013.

 

 

Fortunato Merino Vegas

1892-1936

 

Fortunato naquit le 11 novembre 1892 à Iteroseco (Palencia, Espagne).

Il entra dans l’Ordre augustinien et fut ordonné prêtre.

Il reçut la couronne du martyre à Málaga le 25 août 1936 et fut béatifié en 2007.

 

 

Pere Farrés Valls

1903-1936

 

Pere (Pierre) naquit le 10 mai 1903 à Santa Coloma de Queralt, de Pere et María, qui le firent baptiser trois jours après ; il sera confirmé en 1907. 

Le foyer comptait aussi deux filles, Candelària et Encarnació.

La vie de ce garçon fut vraiment exemplaire. Quand on priait le chapelet en famille, il exigeait qu’on ne fît rien d’autre à ce moment-là, car il arrivait que l’on priât trop machinalement, tout en continuant d’autres activités.

Pere alla au Petit séminaire de Barcelone, puis à celui de Vic.

Quand son confesseur lui demanda de suspendre ses études en raison de sa mauvaise santé, il obéit ; mais il les reprit avec une farouche volonté de les terminer, tandis que d’autres camarades abandonnèrent totalement.

Il fut ordonné prêtre, dit-on, en 1923, mais probablement en 1928, à vingt-cinq ans.

Particulièrement épris de liturgie, il fut nommé chantre à la cathédrale de Tarragona, mais sa vraie passion était la formation des jeunes et des enfants.

En juin 1936, convaincu du martyre qui l’attendait, il vint chez les siens pour les prévenir. 

Le 24 juillet, il vint dire à sa mère : Heureux qui peut mourir pour Dieu ! Nous pourrions nous considérer heureux si c’était notre cas !

Il avait un ciboire d’Hosties consacrées, qu’il avait retiré du couvent des Carmélites. Craignant une possible profanation, il dit à sa mère : Je ne suis pas tranquille, je vais les consommer.

Le 25 juillet, fête de saint Jacques, dans la matinée, se présentèrent des miliciens pour une perquisition. Ils firent venir le prêtre, qui ne dissimula pas son état sacerdotal. Ils lui dirent seulement : Reste là tranquillement. Mais en repartant, des gens les invectivèrent : Quoi, il y avait un curé, et vous l’avez laissé ? Alors, ils rebroussèrent chemin et allèrent l’arrêter.

Pere embrassa sa mère en lui disant : Adieu, Maman, au Ciel !

Ils le conduisirent au bateau-prison Ríu Segre, en rade de Tarragona.

Un mois plus tard, le 24 août, sa sœur Candelària lui fit passer un petit mot où elle l’exhortait à mourir en confessant le Christ. Et il lui répondit : Tu n’as pas besoin de me le redire ; je connais mon devoir ; sois tranquille.

Le 25 août, vers midi, on le fit sortir du bateau avec quelques autres prêtres, et on les conduisit jusqu’à Valls. Là, on les ajouta à un autre groupe de jeunes catholiques de Valls, lesquels, encouragés par don Pere, traversèrent la ville en chantant de tout leur cœur le Credo et l’hymne Amunt, Germans ! (Courage, Frères !).

A un kilomètre du cimetière de Valls, les bourreaux fusillèrent don Pere, avec vingt-trois autres personnes. 

L’histoire ne s’arrête pas là. Le soir de ce même 25 août 1936, quand on savait que Pere était déjà enterré dans la fosse commune, ses deux sœurs Candelària et Encarnación entendirent une voix bien connue qui chantait une mélodie grégorienne. Sur le moment, aucune n’y fit trop attention, mais après, l’une d’elle en parla à l’autre, qui lui répondit : Moi aussi, je l’ai entendue, mais je ne t’ai rien dit, au cas où j’aurais eu une illusion. C’était bien la voix de leur frère Pere.

Don Pere Farrés Valls avait trente-trois ans. Il fut béatifié en 2013.

 

 

Eduard Cabanach Majem

1908-1936

 

Eduard vit le jour le 31 décembre 1908 à Bellmunt (Tarragona, Espagne), et fut baptisé le 6 janvier, fête de l’Epiphanie, recevant les noms de Eduard Joan Tomás.

Il entra à onze ans au collège des Fils de la Sainte Famille à Molins de Rei en 1923 et s’y montra un excellent élève, autant pour l’étude que pour le comportement et la foi. 

Il fit partie de plusieurs associations (Immaculée Conception, Sainte Famille).

Ayant demandé à être admis dans la congrégation, il reçut l’habit en 1924 et commença le noviciat à Les Corts. En 1926, il fit la première profession, choisissant alors comme modèle de vertus l’angélique saint Jean Berchmans (voir au 13 août). En 1933, il fit la profession solennelle et fut ordonné prêtre le 1er novembre de la même année.

Il avait été à ce point régulier et excellent dans ses études de philosophie et de théologie, qu’il fut nommé sous-préfet déjà au collège de Les Corts.

En 1934, il fut envoyé à l’orphelinat de Vilatorta. Il y fut aussi sous-directeur de la Congrégation mariale. Il donna tout son héritage familial pour fonder une bourse d’études en faveur des vocations de la congrégation des Fils de la Sainte-Famille.

En 1935, il fut de nouveau nommé sous-préfet, à Mosqueroles.

En 1936, il se trouvait (avec son jeune frère Ramón) au collège de Reus quand, le 21 juillet, on arrêta et mit en prison les Religieux. Le père Eduard y alla avec son bréviaire et le chapelet. Puis on le transféra à la prison de Tarragona.

De là, on le conduisit au bateau-prison Río Segre, dont on fit sortir les prisonniers par vagues successives quotidiennes. 

Le tour du père Eduard arriva le 25 août 1936. On le conduisit avec son frère et d’autres Compagnons sur la route de Alcover à Santa Creu de Calafell, au lieu-dit Pujada de Vilardida à Vila-Rodona, où ils furent assassinés : Eduard n’avait pas vingt-huit ans.

Le père Eduard fut béatifié en 2013.

 

 

Félix Vivet Trabal

1911-1936

 

Félix vit le jour le 23 janvier 1911 à San Félix de Torelló (Barcelone, Espagne).

En 1928, il demanda à être admis au noviciat des Salésiens. 

Après les trois années de pédagogie à Alcoy, où il se montra exemplaire, il fut envoyé faire la théologie à l’université Grégorienne de Rome, en 1934.

Revenu pour les vacances de l’été 1936, il reçut la palme du martyre, à Esplugues de Llobregat (Barcelone) le 25 août 1936.

Félix Vivet Trabal fut béatifié en 2001.

 

 

Ramón Cabanach Majem

1911-1936

 

Ramón vit le jour le 22 septembre 1911 à Barcelone (Espagne), jeune frère de Eduard, qu’il accompagna dans sa route jusqu’au martyre.

Il entra comme son frère au collège des Fils de la Sainte Famille à Molins de Rei. 

Il fit aussi partie de plusieurs associations (Immaculée Conception, Sainte Famille).

Ayant demandé à être admis dans la congrégation, il commença le noviciat à Les Corts, alors qu’il n’avait pas encore quinze ans.

En 1924, il reçut l’habit, infiniment heureux d’appartenir ainsi à Dieu et à l’Eglise. 

Il fut ordonné prêtre en 1934, avec une dispense pour son jeune âge.

En 1936, il se trouvait (avec son grand frère Eduard) au collège de Reus quand, le 21 juillet, on arrêta et mit en prison les Religieux. 

Dans l’agitation du moment, Ramón réussit à se précipiter dans la chapelle, se mit le surplis et l’étole et retira le Saint Sacrement, pour vite le porter en sûreté chez des amis proches, passant tout simplement au milieu des miliciens qui, ébahis, n’eurent pas le temps de l’arrêter. Revenus de leur surprise, ils allèrent l’arrêter.

Comme on l’a dit pour d’autres martyrs, on conduisit le père Ramón au bateau-prison Río Segre, dont on fit sortir les prisonniers par vagues successives quotidiennes. 

Son tour arriva le 25 août 1936. On le conduisit avec son frère Eduard et d’autres Compagnons sur la route de Alcover à Santa Creu de Calafell, au lieu-dit Pujada de Vilardida à Vila-Rodona, où ils furent assassinés : Eduard n’avait pas vingt-huit ans, Ramón en aurait eu vingt-cinq le mois suivant.

Les deux frères, Eduard et Ramón, liés par le sang, par leur consécration et leur sacerdoce, unis dans le martyre, furent unis dans la gloire et béatifiés en 2013.

Alessandro Dordi

1931-1991

 

Alessandro Dordi (ou communément Sandro) naquit le 22 ou le 23 janvier 1931 à Gromo San Marino (Gandellino, Bergame, Italie N), deuxième de la famille, qui compta neuf enfants.

Entré au séminaire diocésain de Bergame, il adhéra vite à la communauté missionnaire du Paradiso, fondée pour soutenir les diocèses pauvres en prêtres et les émigrants italiens.

Il fut ordonné prêtre en 1954.

Sans tarder, il fut envoyé à Porto Viro (Polesine, Vénétie), une région dévastée en 1951 par de graves inondations, puis à Taglio di Donada (Chioggia), enfin à Mea di Contarina, de 1958 à 1964. En même temps, il était directeur d’une école professionnelle.

On l’envoya alors parmi les émigrés italiens en Suisse ; il ira travailler lui-même dans une usine d’horlogerie au Locle, tout près de la frontière française, jusqu’en 1979.

Dans le cadre des échanges de prêtres entre diocèses «riches» et diocèses «pauvres» (cf. Encyclique Fidei Donum), Alessandro songea au Burundi, mais finalement fut envoyé au Pérou, avec seulement un billet aller. Il y arriva en 1980 pour exercer son apostolat dans la paroisse de Notre-Seigneur Crucifié à Santa (diocèse de Chimbote).

C’était un vaste territoire où vivaient des gens dans une grande pauvreté, mais qui accueillirent la Parole de Dieu avec avidité. Ceux qui ne le reçurent pas volontiers, furent les guerrilleros du tristement célèbre Sentier lumineux, qui reprochaient aux prêtres d’être des courroies de transmission d’organismes «impérialistes» comme la Caritas ou aussi de prêcher la paix et la justice selon l’Evangile du Christ. Dès son arrivée au Pérou, les maoïstes firent savoir que celui-là, ou il s’en va ou on le tue.

Don Alessandro le savait pertinemment, mais il se préoccupa d’abord de sa mission sacerdotale. Il prépara ses paroissiens aux Sacrements. Il créa un centre pour les femmes, où il organisa un travail de couture et de cuisine, ainsi que des cours d’hygiène, de premiers secours, de santé. Il construisit des chapelles et des centres paroissiaux dans toute la vallée du fleuve Santa.

Pour être épaulé, il fit venir des Religieuses de Jésus Bon Pasteur.

Tout à tous, il voulut être un frère au milieu des frères, porter un habit et des sandales (abarcas ou ojotas) simples semblables aux leurs. Il se refusa à s’installer une douche ni même l’eau courante avant de les avoir installées chez les paroissiens.

En ville, apparut une inscription : Etranger, le Pérou sera ta tombe. Mais il ne changea rien. 

En 1990, alors qu’il était en voiture avec l’évêque, la voiture fut prise de mire, mais les deux ecclésiastiques restèrent miraculeusement indemnes, en se couchant sur le plancher de la jeep et en repartant vite en arrière. Les terroristes firent savoir : La prochaine fois, on ne se trompera pas de cible. Un peu plus tard, don Alessandro échappa à une situation analogue quand on tira sur sa maison. Des amis lui suggérèrent de rentrer quelque temps en Italie, pour laisser passer la bourrasque (et aussi pour soigner ses poumons malades), mais il pensait d’abord à ses paroissiens : Si je pars moi aussi, ils n’ont vraiment plus personne.

Il passa quelques jours en Italie pour se reposer et dit en partant : Adieu, je redescends là-bas et ils me tueront.

On aura vu par ailleurs comment furent abattus le 9 août 1991 deux prêtres franciscains, Michał Tomaszek et Zbigniew Adam Strzałkowski. Au lendemain de cet assassinat, le père Alessandro écrivait à un de ses amis, prêtre en Italie : 

Ce sont deux Franciscains polonais qui travaillaient dans une vallée comme la mienne: ils avaient trente-deux et trente-quatre ans {précisément : trente-et-un ans et onze mois pour l’un et trente-trois ans et un mois pour l’autre, ndlr}. Tu peux imaginer la situation d'inquiétude dans laquelle nous vivons. Il y a en outre des menaces claires de prochains meurtres. Le Sentier lumineux qui veut arriver au pouvoir par la terreur, a pris l'Eglise en ligne de mire… La situation du Pérou est angoissante. Chaque jour, nous nous demandons: à qui le tour aujourd’hui ?...

Le «tour» suivant tomba justement sur lui. Tombé dans une embuscade près de Vinzos, sur le Río Santa, il eut sa jeep bloquée sur un sentier par deux grosses pierres ; descendu pour les écarter, il fut immédiatement immobilisé par deux hommes du Sentier lumineux, cagoulés et armés, l’un d’un fusil, l’autre d’un pistolet. Ils l’emmenèrent un peu plus loin. Don Alesssandro les pria de ne rien faire à ceux qui l’accompagnaient. C’étaient deux catéchistes, qu’on obligea de s’éloigner. Ils entendirent les coups de feu : don Alessandro avait reçu trois balles dans la tête et une autre dans le cœur.

C’était le dimanche 25 août 1991 près de Riconada (Áncash), alors que don Alessandro avait célébré sa dernière Messe et qu’il allait en célébrer une autre plus loin.

La commission vaticane a eu le souci de recueillir tout témoignage possible pour avérer que cet assassinat fut bien motivé par haine du Christ et non en lien avec quelque activité politique.

Le martyre a été reconnu en 2015. A la suite de cette procédure, il était question d’exhumer la dépouille du Martyr, qui se trouve dans son village natal, en vue d’une «reconnaissance canonique» ; mais deux frères de don Alessandro s’y sont opposés, prétextant que les assassins n’avaient jamais été formellement identifiés et condamnés, et désirant, par leur attitude, attirer l’attention des autorités péruviennes.

La béatification est restée programmée pour le 5 décembre 2015, avec celle des deux autres Martyrs cités plus haut.

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Published by samuelephrem - dans 08-août
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