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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

   31 AOUT

 

I.

SS Joseph d'Arimathie et Nicodème, saints hommes qui ont entouré Jésus.

II.

S Aristide, philosophe à Athènes et apologiste. 

III.

S Syrus (Siro), évêque à Padoue.

IV.

S Primianus, martyr à Spolète.

S Paulin, évêque à Trèves, exilé en Asie Mineure pour son zèle à combattre l'arianisme. 

VI.

S Optat, évêque à Auxerre.

VII.

S Aidan, moine à Iona, évêque à Lindisfarne, il préféra conserver la date de Pâque celte : ce fut la seule "faute" que ses admirateurs unanimes purent lui trouver.

Ste Eanswida, abbesse à Folkestone.

S Ebrégésile, évêque à Meaux.

VIII.

Stes Cuthburge, abbesse à Wimborne, et sa sœur, Queenburge ; Cuthburge était mère de deux enfants et voulut ensuite se consacrer.

XIII.

S Bonaggiunto, un des fondateurs des Servites de Marie (cf. 17 février).

S Ramón Nonat, "non natus" parce que retiré du sein de sa mère déjà morte, ce qui lui vaut d'être le patron des femmes enceintes ; il entra dans l'ordre de Notre-Dame de la Merci pour la Rédemption des Captifs aux mains des Musulmans, et fut cardinal.

B Benedetto Sinigardi, franciscain à Arezzo, actif en Grèce, en Roumanie et jusqu'en Terre Sainte ; c'est à lui que remonte la tradition de l'Angelus.

XIV.

B Andrea Dotti de Borgo San Sepolcro, noble toscan, des Servites de Marie, grand prêcheur.

XX.

Bx Martyrs espagnols  de 1936 :

- béatifiés en 2007 :

Prêtres diocésains : Enrique Vidaurreta Palma (*1896), à Málaga ;

Dominicains : Miguel Menéndez García (*1885), José María Palacio Montes (*1901), Isidro Ordoñez Díez (*1909), prêtres ; Santiago Vega Ponce (Pedro, *1902) et Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola (*1915), profès, dans les Asturies ; 

Salésiens : Félix Paco Escartín (*1867), prêtre, et Tomás Alonso Sanjuán (*1893), profès, à Málaga ; Germán Martín y Martín (*1899), prêtre, et Dionisio Ullivarri Barajuán (*1880), profès, près de Madrid ;

Dominicaines : Ventureta Sauleda Paulís (Josefina, *1885), à Barcelone ;

- béatifié en 2013 :

Capucins : Bernardo Cembranos Nistal (Eustaquio, *1903), convers, aux Asturies.

B Pere Tarrés Claret (1905-1950), médecin espagnol, qui fit le vœu de chasteté à vingt-deux ans, puis devint prêtre, béatifié en 2004.

Joseph d’Arimathie

Nicodème

1er siècle

 

De ces deux saints personnages, l’Evangile n’est pas prolixe en détails.

 

Joseph était originaire d’Arimathie (Lc 23:51), ville de Judée qu’on a identifiée avec Ramatha, là où naquit le prophète Samuel.

D’après les indications fournies par les deux évangélistes Matthieu et Marc (Mt 27:57 et Mc 15:43), Joseph était un israélite fortuné, vertueux et juste, qui attendait sincèrement le royaume de Dieu. Il était membre du grand conseil, c’est-à-dire du Sanhédrin. 

Matthieu précise qu’il s’était fait disciple de Jésus. Mais il n’osait pas encore se déclarer comme tel. Toutefois, la mort de Jésus et toutes les circonstances douloureuses qui l’entourèrent, l’avaient profondément touché, de sorte que sa foi, son amour de la Vérité, lui inspirèrent l’acte courageux d’aller en personne trouver Pilate et lui demander de pouvoir ensevelir dignement Jésus.

Il s’était fait tailler un sépulcre dans le roc, non loin du Calvaire, mais ce sépulcre n’avait pas encore servi : c’est là que fut enseveli Jésus.

La certitude s’arrête ici. Qu’ensuite Joseph ait subi des vexations multiples de la part de ses coreligionnaires, n’a rien d’étonnant.

Un emprisonnement dans une tour sans fenêtres pour le faire mourir de faim, et dont il est délivré miraculeusement, un embarquement à destination de la Gaule, l’arrivée à Glastonbury en Angleterre, ne font pas partie des faits établis. D’autant plus que, une fois en Angleterre, on le retrouve enseveli à Jérusalem, d’où il est transféré à Moyenmoutier au temps de Charlemagne.

Comme rien n’est impossible à Dieu, on ne va pas se moquer de ces gestes admirables, jusqu’à ce que Dieu nous aide à y voir plus clair.

 

Nicodème, lui, avant de participer avec Joseph d’Arimathie à la sépulture du Seigneur, apparaît au début de la vie publique de Jésus, dans un long entretien qu’il a avec le Christ de nuit, abordant le Christ par une véritable profession de foi : Rabbi, nous le savons, tu es un Maître qui vient de la part de Dieu : personne ne peut accomplir les signes que tu accomplis, si Dieu n’est avec lui (Jn 3:2). 

Cette belle phrase évoque ce que diront plus tard les gardes en réponse aux Pharisiens : Jamais homme n’a parlé comme cet homme (Jn 7:46). C’est précisément après cette altercation que Nicodème objecte à ses confrères : Notre loi condamne-t-elle un homme sans qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il fait ? (ibid. 51).

La première rencontre de Nicodème avec Jésus donne au Sauveur l’occasion de parler de la nouvelle naissance, par l’eau et par l’Esprit (Jn 3:5), avec cette promesse pleine de miséricorde : Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui (ibid. 17).

Pendant que les Apôtres se cachaient, Nicodème se retrouve avec Joseph d’Arimathie au moment de l’ensevelissement de Jésus. Nicodème apporte un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres, soit une bonne quinzaine de kilogrammes actuels !

Nicodème, à son tour, dut souffrir de la part des Juifs, pour son attachement et son dévouement envers le divin Crucifié.

Le prêtre Lucien, en 415, découvrit ses reliques avec celles de saint Étienne ; relatant les faits, il allègue que Nicodème avait été baptisé par les apôtres Pierre et Jean, puis maltraité et chassé par les Juifs ; qu’il aurait échappé à la mort grâce à Gamaliel, qui était son proche parent et qui le cacha dans son domaine de Caphargamala.

 

Tandis que ni Joseph d’Arimathie ni Nicodème ne font l’objet d’un culte particulier en Orient, ces deux personnages sont maintenant associés dans une même mémoire, au 31 juillet du Martyrologe.

Aidan de Lindisfarne

590-651

 

D’origine irlandaise et né vers 590, Aidan (ou Áedán) pourrait avoir été formé sous s.Senan (v. 8 mars), avant de venir au monastère d’Iona.

Quand s.Oswald (v. 5 août) put reprendre le pouvoir en Northumbrie, après son exil - et son baptême -en Irlande, il fit appel aux moines d’Iona pour reprendre l’évangélisation de son pays. 

Cormán d’abord, Aidan ensuite, furent choisis pour cette mission. Aidan fut consacré évêque.

Aidan ne connaissait pas l’anglais, mais Oswald l’accompagnait et traduisait ses prédications.

Notre missionnaire se choisit une petite île sur la mer du Nord, accessible à marée basse, qui portait le nom de Lindisfarne. Bientôt y apparut un monastère-évêché, d’où rayonna pendant une trentaine d’années une très forte et salutaire influence religieuse sur toute l’Angleterre, grâce à l’intense activité d’Aidan et de ses moines.

Aidan fut un père pour les pauvres, exemple de simplicité, de droiture ; austère pour soi-même, doux et patient pour conduire les âmes à Dieu ; il racheta des prisonniers et en conduisit certains jusqu’au sacerdoce ; il enseigna lui-même ses moines et aussi des laïques sur l’Ecriture et le psautier ; rempli d’un zèle qui rappelait celui de s.Augustin (v. 26 mai), il fut parfois considéré comme le vrai apôtre de l’Angleterre. 

On lui attribua de nombreux miracles. Notamment lors de l’attaque de Bamburgh (651), assiégée par une armée païenne : le feu allait gagner la ville, mais Aidan se mit en prière et le feu se retourna contre l’ennemi, qui comprit alors que la ville était défendue par des forces mystérieuses.

Aidan fut respecté et honoré de façon unanime. Mais Dieu permit qu’il y eût une tache - une seule - sur ce portrait de sainteté : fidèle à ses racines, Aidan crut de son devoir de persister à célébrer Pâques selon la coutume celte plutôt que selon la coutume romaine. Son successeur aura la même position. Lors de la conférence de Whitby (664), l’usage romain fut proclamé officiellement pour toute l’Angleterre.

Aidan mourut le 31 août 651, au château royal de Bamburgh.

Saint Aidan de Lindisfarne est commémoré le 31 août dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ramón Nonato

1204-1240

 

Ramón Nonato (= Raymond non-né) vint au monde à Portell (Catalogne), de sorte qu’on devrait l’appeler, en catalan, Ramon Nonat. 

Au moment de sa naissance, la maman mourut ; le pauvre papa, qui ne voulait pas perdre à la fois son épouse et son enfant, demanda à un membre de la famille d’ouvrir avec son poignard le ventre de la mère défunte pour accueillir le nouveau-né : aussi Ramón fut appelé  “non-né” : il était né par césarienne.

Ce papa si éprouvé mais au caractère bien trempé, était allié aux maisons de Foix et de Cardone.

Ramón reçut l’ordination sacerdotale en 1222, c’est-à-dire à dix-huit ans, ce qui semble très précoce, mais arrivait quelquefois. Aujourd’hui, ce serait impossible.

Bouleversé par la misère dont il entendait parler, en particulier par le sort pénible des captifs aux mains des Musulmans, il entra dans le récent Ordre de la Merci, dit “des Mercédaires”.

Cet ordre, fondé par Pedro Nolasco (v. 6 mai), venait en aide aux Chrétiens prisonniers des Musulmans et réduits à l’esclavage. La règle voulait qu’ils prissent la place des esclaves chrétiens et tinssent lieu d’otages tant que l’argent de la rançon ne pouvait pas être rassemblé.

C’est ainsi que Ramón se livra lui-même à Alger : il donna toute sa fortune pour racheter de nombreux captifs, et quand il n’eut plus rien, il se livra en échange de quelques captifs esclaves. Il fut traité sans ménagements. Malgré tout, il eut quelque possibilité de se déplacer : il en profita pour encourager et évangéliser ses compagnons d’infortune, et même pour catéchiser et baptiser quelques Musulmans, ce qui pour les disciples de Mahomet, constitue un crime. Il méritait l’horrible supplice du pal, mais ceux à qui il servait de caution intervinrent pour lui.

Les geôliers le “punirent” donc d’abord en le fouettant, puis en lui perçant les lèvres avec un fer rouge et en y mettant un cadenas qu’on n’ouvrait que pour lui donner à manger, et dont seul le gouverneur possédait la clé, ce qui semblerait vouloir dire que Ramón ne mangeait pas souvent.

Malgré cette situation pénible, Ramón aurait bien préféré rester sur place avec ses compagnons d’infortune, mais le fondateur de son ordre put réunir la somme exigée pour la libération, et lui demandait de revenir en Espagne : il obéit.

Peu de temps après, le pape Grégoire IX voulait lui faire rencontrer le roi de France, Louis IX, futur saint Louis (v. 25 août) en vue de les associer dans la prochaine croisade. 

Le pape le nomma aussi cardinal, et désirait le faire venir auprès de lui ; pour autant Ramón ne changea rien dans sa façon de vivre et de se vêtir. Mais il mourut près de Barcelone sans avoir pu aller à Rome. 

C’était le 31 août 1240, jour où on le commémore au Martyrologe.

Ramón fut canonisé en 1657.

En souvenir des circonstances de sa naissance, il a été invoqué par les femmes enceintes et par les sages-femmes.

 

 

Dominguito del Val

1243-1250

 

L’horrible histoire qui suit n’a pas été confirmée autrement que par un ouï-dire rapporté au roi de Castille vers 1250.

Ce pieux roi écrivit honnêtement qu’il avait entendu dire qu’un enfant de chœur avait été enlevé et crucifié le Vendredi Saint de 1250.

A Saragosse, une cartomancienne juive aurait affirmé que, si l’on jetait dans la rivière une Hostie consacrée et le cœur d’un enfant, tous les Chrétiens qui boiraient de cette eau périraient. Or Dominguito (Petit Dominique) passe justement chaque matin par le quartier juif pour se rendre à la cathédrale. Des hommes le guettent et quand apparaît l’enfant avec son aube, ils l’immobilisent et l’enlèvent. Un simulacre de «jugement» se déroule ; on demande à Dominguito s’il désire rester chrétien ; comme il répond qu’il préfère mourir que renier la religion de Notre Seigneur, on le condamne à mort. Les hommes le crucifient et lui arrachent le cœur. Ayant déjà réussi à se procurer par trahison une Hostie, ils confient à l’un d’eux l’Hostie et le cœur, pour qu’ils les jette dans la rivière.

Or en chemin, pour donner le change, l’homme entre dans une église pour simuler une prière. Mais quand il ouvre le missel où il a caché l’Hostie, les autres personnes présentes s’étonnent de la lumière qui s’échappe du livre et en avisent les prêtres. Ceux-ci viennent interroger l’homme, ouvrent le missel où ils découvrent l’Hostie. Les autorités viennent fouiller l’homme et trouvent le cœur de la petite victime.

L’homme promet que, si on l’épargne, il dénoncera les auteurs du crime. Les Juifs ainsi désignés sont envoyés au bûcher, sauf ce commissionnaire qui est condamné à la prison à vie.

Dominguito était fils de Sancho et Isabel. On le canonisa et on le fêta le 31 août, date surprenante si les faits se sont déroulés un Vendredi Saint. Mais le Martyrologe ne le mentionne pas.

Il y eut d’autres récits de «crimes rituels» de ce genre. On a parlé d’un petit Richard à Pontoise en 1179, d’un petit Hugues à Lincoln en 1255 (v. 27 juillet), d’un petit Simone à Trento en 1472. Il n’est certainement pas question de relayer ici des contes issus d’un courant antisémite que l’Eglise aujourd’hui rejette. Si ces crimes font frémir, ceux qui les ont inventés et transmis sont encore plus criminels.

Que Dieu, dans son immense miséricorde, pardonne à chacun.

 

 

Giovanni Manetti

1206-1257

 

Ce pieux marchand de Florence fut un des Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Giovanni prit le nom de Bonagiunta.

Il fut favorisé de visions. En outre, comme il était exigeant pour le respect de la loi divine, quelqu’un aurait cherché à l’empoisonner, mais Dieu le protéga miraculeusement.

Il fut supérieur de son Ordre en 1256 et fut le premier à quitter ce monde, le 31 août 1257. 

 

Sur l’ensemble de ces Fondateurs, voir la notice : Servites de Marie (Sept Fondateurs des)

 

 

Benedetto Sinigardi d’Arezzo

1190-1282

 

A Arezzo (Ombrie, Italie C) vivaient deux familles de la noblesse. Les époux Tommaso Sinigardo de’ Sinigardi et Elisabetta Tarlati di Pietramala eurent un fils, Benedetto, qui naquit vers 1190.

Le garçon grandit dans l’aisance, reçut une bonne éducation, mais aussi vivait son christianisme intensément, jeûnant trois fois la semaine.

Il fut profondément pénétré par les paroles de François d’Assise qui vint prêcher à Arezzo en 1211. Benedetto reçut  l’habit du nouvel Ordre de François lui-même.

Les excellentes dispositions de Benedetto le firent nommer Provincial dans les Marches dès 1217.

Mais l’ardeur apostolique était plus forte encore dans le cœur du jeune prêtre : il obtint de partir annoncer l’Evangile au loin, en Grèce, en Roumanie, en Turquie, et finalement en Terre Sainte, où il fut Provincial pendant seize années.

Un de ses explois apostoliques fut de construire à Constantinople le premier monastère franciscain, et de remettre à l’empereur Jean de Brienne l’habit franciscain.

Au terme de cette longue activité, il fut rappelé à Arezzo. C’est lui qui y donna les indications nécesaires au Maître de Saint-François, pour la représentation du Crucifix dit du bienheureux Benedetto, qui se trouve toujours dans la basilique.

A Benedetto, qui était très marial, remonte la tradition de l’Angelus, que l’Eglise récite trois fois par jour.

Il mourut à Arezzo le 31 août 1282, chargé d’années et de mérites, et les miracles ne tardèrent pas à se produire.

Le culte du bienheureux Benedetto d’Arezzo est très localisé ; le Martyrologe ne le mentionne pas actuellement.

 

 

Andrea Dotti

1256-1315

 

Andrea vit le jour vers 1256 à Borgo del Santo Sepolcro (Quartier du Saint Sépulcre, en raison d’une abbaye fondée par des pèlerins de retour des Lieux Saints) ; aujourd’hui la petite ville s’appelle Sansepolcro, en Toscane (Italie C).

La famille Dotti donna plusieurs de ses membres à la magistrature et à l’armée ; le frère d’Andrea, Dotto Dotti, aurait été commandant des archers du roi de France, Philippe le Bel.

Andrea servit quelque temps dans l’armée, et se distingua en 1272 dans la défense de la ville assiégée. Mais il préféra abandonner les armes humaines pour prendre les armes spirituelles et fit partie du Tiers-ordre des Servites de Marie.

Vers 1278, un sermon de Filippo Benizi (v. 22 août) le décida à demander son admission dans l’Ordre. Il fit son noviciat à Florence, où vivait encore un des sept fondateurs de l’Ordre, Alessio Falconieri (v. 17 février) et fut ordonné prêtre en 1280.

En 1285, on l’envoya à Sansepolcro, où le monastère des Servites était dirigé par un autre des fondateurs, Gerardino Sostegni (v. 3 mai).

Actif, Andrea avait aussi un attrait particulier pour la contemplation. Pour cette raison, on lui confia une délicate mission : des ermites de la Vallucola, proche de Sansepolcro, avaient exprimé leur désir d’être affiliés aux Servites. Opération qui peut réserver des surprises. Que fit Andrea ? Il vint simplement s’installer parmi les ermites et partager leur vie ; ses vertus le firent apprécier, et même bientôt élire supérieur ; les ermites montrèrent ainsi leur proximité avec l’idéal des Servites et purent très facilement être aggrégés, en 1294. La même expérience se répéta pour des ermites de Montevecchio, l’année suivante.

On recourut bientôt aux dons de prédicateur d’Andrea et il fut envoyé en beaucoup de villes du centre et du nord de l’Italie, toujours avec succès. On vit ainsi Andrea à Florence, Sienne, Orvieto, Milan, Asti, Alexandrie…

Après la mort d’Alessio Falconieri (1310), Andrea se retira à la Vallucola, où il dut à nouveau accepter la charge de supérieur. Les dernières années de sa vie, il se livra aux pratiques de la mortification et de la contemplation, et mourut à l’heure qu’il avait prédite, le 31 août 1315.

De nombreux miracles illustrèrent son tombeau et son culte fut approuvé en 1806.

Félix Paco Escartín

1867-1936

 

Il était né à Aldehuesa (Huesca, Espagne) le 21 février 1867 et fut baptisé le même jour.

Il entra chez les Salésiens après son service militaire (1893) et fit la profession en 1894, à Barcelone.

En 1895, il passa à Utrera pour étudier la théologie.

L’évêque qui l’ordonna prêtre fut le cardinal Marcelo Spínola (voir au 19 janvier), en 1899.

Ses destinations furent : Écija, Utrera, Ronda, Montilla, Séville, Valencia, Barcelone, Baracaldo, Cadix, Carmona, Alcalá de Giadaíra. A Málaga, il fut préfet en 1907, et confesseur ; il le sera à nouveau en 1935.

Patriote jusqu’à la moelle des os, le père Félix fut un très bon confesseur, très recherché, et le doyen en âge de la communauté de Málaga.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison et les prêtres furent mis en prison, dans l’ancien couvent des Capucins. Le 22, ils furent conduits au Gouverneur, qui tout en les reconnaissant innocents, les envoya à la prison provinciale, avec la promesse de les libérer. Ils y restèrent jusqu’au 31 août.

En prison, le père avait des mots de consolation et de réconfort pour tous les prisonniers.

Le 22 et le 30 août, l’aviation nationale bombarda Málaga ; les miliciens et la foule envahirent la prison et, pour se venger, envoyèrent au peloton les prisonniers. 

On les appela à trois heures du matin. 

Le père Félix fut fusillé au cimetière San Rafael de Málaga le 31 août 1936 et fut béatifié en 2007.

 

 

Dionisio Ullívari Barajuán

1880-1936

 

Il était né à Vitoria (Álava, Espagne) le 9 octobre 1880.

Très tôt orphelin, il entra chez les Salésiens à Barcelone (1894), où il apprit à faire des cadres. Puis il entra au noviciat et fit la profession en 1901, à Barcelone.

En 1904, il fit la profession solennelle à Sarriá, une maison où il restera jusqu’en 1916, s’occupant principalement de l’administration.

Il participa aussi à l’harmonie, à la troupe de théâtre, à la chorale.

En 1916, il fut envoyé à Cuba, où il ne resta que deux années. 

Rappelé en Espagne, il fut responsable de l’atelier d’encadrements à Atocha, jusqu’en 1933.

Cette année-là, à cause des lois civiles, on eut besoin de lui, comme administrateur «laïc» à la place d’un prêtre à Salamanque.

En juillet 1936, il se trouvait de passage à Madrid.

Après avoir dû évacuer la maison, il fut avec le père Germán dans deux pensions de Madrid, où ils furent arrêtés le dimanche 30 août.

Conduits tous deux à la tchéka de Fomentoils y furent condamnés à mort et immédiatement exécutés, le 31 août 1936 (ou le 30 ?) et furent béatifiés en 2007.

 

 

Miguel Menéndez García

1885-1936

 

Il naquit le 29 juin 1885 à San Julián de Quintana (Belmonte, Asturies), et baptisé le 1er juillet.

Ce futur pasteur commença par garder les troupeaux.

Orphelin de père à deux ans, il fut aidé par un oncle prêtre qui l’inscrivit à quatorze ans, comme externe, à l’école apostolique dominicaine de Corias.

Là, l’adolescent comprit sa vocation et, cette fois-ci contre l’avis de l’oncle en question, entra au noviciat. Il fit la profession en 1902, étudia la philosophie à Padrón (La Coruña) et la théologie à Salamanque, et fut ordonné prêtre en 1909.

Il enseigna à Vergara pendant douze années, y laissant le souvenir d’un excellent professeur.

En 1923, il fut maître des novices à Corias puis à Salamanque ; en 1929, il fut recteur à Vergara jusqu’en 1935, année où il passa à Corias comme professeur.

Lors de la révolution de 1936, le père Miguel fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit des tortures indescriptibles, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Buenaventura Sauleda Pauls

1885-1936

 

Née le 30 juillet 1885 à San Pol del Mar, Buenaventura était la dixième d’une famille de Cuba. Les six premiers enfants de Victoriá Saulela i Roura et de Josepa Paulís i Roura naquirent à La  Havane (Cuba), les six autres à San Pol del Mar.

Six jours après sa naissance, Buenaventura fut baptisée avec les noms de Buenaventura Marta Francisca, mais on l’appela familièrement Ventureta.

Elle reçut la Confirmation en 1887 et la Première communion en 1897.

Durant ses études chez les Dominicaines de San Pol, on put apprécier ses dons pour la musique et la peinture.

Ce fut une jeune fille joviale, toujours souriante. Elle sentit l’appel à la consécration religieuse.

Une de ses sœurs aînées, Mercedes, était déjà dominicaine à Barcelone. Ventureta pensa d’abord entrer dans un ordre hospitalier, mais finit par rejoindre sa sœur.

En 1904, elle entra donc au monastère des Dominicaines contemplatives, Notre-Dame du Mont Sion à Barcelone, prenant le nom de Josefina, car elle avait une grande dévotion à saint Joseph (elle faisait toujours une petite inclinaison de la tête quand elle entendait le nom de saint Joseph) ; rappelons-nous aussi que sa maman s’appelait Josepa.

Elle fit la profession solennelle en 1909.

On lui confia successivement les charges de portière, d’infirmière ; elle fut procuratrice (économe), élue prieure en 1929 ; en 1935, sa sœur Mercedes lui succéda, et elle-même devint maîtresse des novices.

Elle avait ses formules : Cor net y cap dret (le cœur pur et la tête droite) ; elle avait l’humilité de se reconnaître pécheresse : Si Adam n’avait pas mangé la pomme, je l’aurais mangée moi ; elle s’offrait chaque jour au Cœur Immamculé de Marie pour sauver l’Espagne.

Quand se déchaînèrent les événements de 1936, la famille lui fit procurer des vêtements civils, prévoyant qu’elle devrait fuir son couvent et se cacher.

Le dimanche 19 juillet, la révolution s’installa à Barcelone. Personne ne vint à la messe quand les portes de l’église furent ouvertes. Le soir, des églises et des couvents étaient déjà en flammes, de sorte que les Religieuses mirent sans tarder leurs vêtements civils, et, à dix heures du soir, passèrent dans la maison contiguë au couvent, par une échelle de fortune, emportant le Saint Sacrement ainsi que la célèbre image de la Vierge de la Victoire, rapportée de Lepanto.

Au matin du 20 juillet, l’aumônier célébra la Messe où elles purent communier encore une fois, et leur ordonna de partir vite.

De leur «cachette», elles pouvaient observer comment les miliciens avaient forcé les portes du monastère, détruisaient tout et mettaient le feu. Ils détruisirent les tombes des deux filles de Jaime II, qui avaient fondé le monastère ; ils déterrèrent les Religieuses et profanèrent leurs restes.

Josefina se réfugia à San Pol, mais changeait sans cesse de maison, pour ne pas compromettre ses hôtes et pour rejoindre ses Compagnes et les encourager. Elle pensait parfois : Il vaudrait mieux qu’ils nous tuent toutes d’un coup, plutôt que de courir dans les rues…

Elle se sentait suivie. Elle demeura seule et laissa les Compagnes. Elle finit par s’écrouler sur un banc de la rue. Au matin du 30 août, elle arriva chez sa sœur Servitge, épuisée.

Au matin du 31 août 1936, très tôt, Josefina sortit pour aller chercher quelques habits là où elle avait été précédemment, mais fut dénoncée.

La milice arriva pour l’interroger, lui demander où étaient l’aumônier et les autres Religieuses. Ils la prenaient pour la Prieure, mais elle se tut pour ne pas compromettre sa sœur Mercedes.

L’interrogatoire se poursuivit jusqu’à huit heures du soir. Josefina implora un peu d’eau, qu’on lui donna, mais seulement pour poursuivre l’interrogatoire. Elle avait un terrible mal de tête, et on lui répondit : On va te la changer. Mais elle ne «parla» pas.

On la fit sortir, et une voiture arriva. Elle cria : Si vous voulez me tuer, faites-le ici-même !

On la força à monter, et on ne sait pas ce qui s’ensuivit. On retrouva son cadavre le lendemain à l’hippodrome de Casa Antúnez, son front traversé par une balle, sa tête toute meurtrie, sa mâchoire supérieure déboîtée, indices qu’elle avait été torturée. Son frère, Antonio, qui dut la «reconnaître», affirma que son visage était défiguré, les traits en étaient complètement défaits, ce n’était qu’un amas de chair. Ce n’était évidemment pas cette unique balle qui avait provoqué toutes ces blessures, mais certainement aussi d’autres instruments avec lesquelles on frappa la Religieuse.

Quelqu’un avait écrit sur un bout de papier : Celle-ci est la prieure des Dominicaines du Mont-Sion, elle s’appelle Sauleda. A l’autopsie pratiquée à l’hôpital, le sacristain du couvent en fit la reconnaissance.

Dans une note faite parvenir au couvent quelques années plus tard, le tortionnaire de la Religieuse déclarait ne pouvoir oublier ses gémissements, quand, sur le point d’expirer, elle priait encore pour l’Espagne et pour ceux qui la martyrisaient.

L’auteur de la note fut à son tour condamné à mort : la veille de son exécution, il demanda à se confesser et laissa une lettre à l’adresse des familles de ses nombreuses victimes, dans laquelle il demandait pardon à Dieu pour ses crimes.

La Sœur Josefa - Buenaventura Saulela Pauls - expira le 31 août 1936, et fut béatifiée en 2007.

 

 

Tomás Alonso Sanjuán

1893-1936

 

Il vit le jour à Vitigudino le 13 mars 1893, dans une famille chrétienne dont le père était commerçant.

En 1906, il entra au collège salésien de Écija et, en 1908, passera à celui de Séville comme aspirant coadjuteur. Il y travaillera trois ans dans l’atelier de l’imprimerie.

En 1911, il commença le noviciat mais, au regard de son caractère encore assez vif, il ne fut pas admis à la profession. Il dut attendre patiemment 1915 (quatre ans !) pour la faire.

Il resta à cet atelier de Séville jusqu’en 1929, et fut envoyé à celui de Málaga. Il travaillait beaucoup, et trouvait le temps d’aider aussi à l’atelier de théâtre et à celui de musique.

Dévot de saint Joseph artisan, il en préparait la fête avec profond enthousiasme et total esprit salésien.

Le 18 juillet 1936 au soir, vinrent le voir deux hommes de la milice, lui demandant d’imprimer sur le champ un manifeste exigé par la Religion et la Patrie ; Tomás refusa d’abord, puis demanda à deux garçons de s’en charger.

Le travail ne put même pas être porté à son terme, parce que l’établissement fut la proie de la milice et de la foule déchaînée. 

Le 21 juillet, Tomás fut arrêté avec les autres Salésiens et conduit au proche couvent des Capucins, transformé en prison ; ce fut une journée passée dans la chaleur, la faim, les moqueries, les menaces, les fouilles.

Le 22 juillet, les Salésiens furent transférés au Gouvernement Civil ; bien convaincu de l’innocence des «accusés», mais pour éviter d’autres manifestations, le Gouverneur les fit encore transférer à la prison provinciale, dans le carré qu’on appela désormais Brigade des curés.

Tomás y resta uune quarantaine de jours, d’abord monotones. Il cherchait à aider les autres, à trouver des lits quand arrivaient d’autres prisonniers.

Le 22 août, l’aviation nationale commença les bombardements, auxquels répondirent les miliciens par des exécutions généralisées. Même scénario la nuit du 30-31 août. Juste après le bombardement, ils réveillèrent tous les prisonniers, qui devaient rester debout les mains en l’air. Le premier «choisi» au hasard, fut Tomás, qui dormait juste derrière la porte de la brigade, pour ne pas déranger les autres par ses ronflements.

On désigna aussi un employé du collège : Tomás intervint pour faire remarquer qu’il n’était ni prêtre ni religieux, obtenant ainsi sa libération vu que la haine pour le Christ ne trouvait pas en lui la motivation suffisante pour le tuer.

Tomás portait le n° 57 de la liste des «choisis». Il fut abattu dans le voisin cimetière San Rafael, le 31 août 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Enrique Vidaurreta Palma

1896-1936

 

Enrique naquit le 10 octobre 1896 à Antequera (Málaga, Espagne), deuxième fils de Enrique et Purificación, qui le firent baptiser le 16 octobre suivant.

Le papa était un officier de la marine, qui mourut durant la bataille de Santiago de Cuba dans la guerre contre les Etats-Unis, en 1898.

Les deux garçons, Santiago et Enrique, étudièrent chez les Jésuites à El Palo (Málaga). Enrique fut le «président» de la Congrégation mariale.

Au terme de leurs études secondaires, les garçons suivirent leur mère à Madrid pour continuer leurs études. Enrique pensait entrer chez les Jésuites, mais resta finalement au séminaire diocésain et fut ordonné prêtre en 1919.

Il avait pris pour devise le verset de l’évangile : Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir (cf. Mt 20:28).

Il fut nommé aumônier à Málaga, où il collabora au Granito de arena (Grain de sable) puis, dès 1920, fut responsable au séminaire : préfet de discipline, sous-directeur, plus tard recteur du nouveau séminaire en 1929, tout en étant professeur de diverses matières. En plus, étant lui-même assez musicien, il enseignait aux séminaristes les éléments de la musique et le chant grégorien.

Le 18 juillet 1936, don Enrique était en train de diriger une retraite au séminaire. Le 21, la maison fut prise d’assaut par des miliciens. Don Enrique se présenta à eux, déclarant que tous ceux qui étaient là, étaient des prêtres. Immédiatement, on les emmena dans la «prison», l’ancien couvent des Capucins, pendant vingt-quatre heures.

Le 22, transfert au commissariat, puis à la prison provinciale, où les prêtres continuèrent leur «retraite», priant le chapelet, échangeant les deux ou trois bréviaires qu’ils avaient pour prier l’office du jour. Certains furent assassinés peu après.

Le 31 août à cinq heures du matin, entrèrent dans la pièce des miliciens qui leur crièrent : Debout, canailles ! Un des appelés était infirme : don Enrique intercéda pour lui. Le milicien bouscula alors don Enrique avec un coup de poing et le mit parmi les appelés. On entendit des coups de feu quelques secondes après.

Le lendemain, les mêmes miliciens vinrent confirmer qu’ils les avaient abattus en allant au cimetière de San Rafael et que toute la route était semée de cadavres.

Don Enrique Vidaurreta Palma fut martyrisé le 31 août 1936.

Lors de l’exhumation en 1940-1941, on reconnut son cadavre par l’abrégé de théologie morale qu’il tenait dans sa poche.

Don Enrique a été béatifié en 2007.

 

 

Germán Martín y Martín

1899-1936

 

Il était né à San Cristóbal de Priero (Asturies, Espagne) le 9 février 1899.

Il fréquenta le collège des Salésiens à Béjar (Salamanque). Puis il entra au noviciat de Carabanchel Alto et fit la profession en 1918.

Il fit ses premières armes à Barcelone et Baracaldo, puis l’équivalent du service militaire dans des pays d’Amérique centrale ou du sud. 

Aprèsavoir été ordonné prêtre, en 1927, il fut envoyé à Carabanchel (1927-1933), puis Madrid (1933-1935), où les jeunes élèves apprécièrent sa bonté toute salésienne et ses méthodes pédagogiques.

En juillet 1936, il fallut évacuer le collège de Madrid, où il se trouvait, avec le père Ullivarri qui y était de passage. Ils trouvèrent à se réfugier dans deux pensions de la capitale, mais on vint les arrêter le 31 août, pour les conduire à la tchéka de Fomento et les condamner à mort immédiatement.

Le père Germán et l’autre père furent fusillés près du cimetière de Aravaca (Madrid) le 31 août 1936 et furent béatifiés en 2007.

 

 

José María Palacio Montes

1901-1936

 

Il naquit le 9 novembre 1901 à Bimenes (Asturies), et fut baptisé le lendemain.

Très jeune orphelin de père, il fut aidé par son grand-père qui l’inscrivit à onze ans à l’école apostolique dominicaine de Corias.

Là, l’adolescent entra au noviciat. Il fit la profession en 1917 et étudia la philosophie avant de passer à Salamanque pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1925.

Il obtint le grade de lector en théologie.

Il enseigna à Las Caldas de Besaya, avant de faire le service militaire à Larache en 1926.

Il fut professeur à Corias puis à Salamanque ; il publia un Enchiridion sur la propriété, et des articles variés dans les revues dominicaines.

On l’envoya se reposer à Corias, où le surprit la révolution.

Lors de la révolution de 1936, le père José fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit des tortures indescriptibles, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Pedro (Santiago) Vega Ponce

1902-1936

 

Il naquit le 26 juillet 1902 à Mayorga de Campos (Valladolid), fut baptisé le lendemain et confirmé en 1906.

De famille très pauvre, il dut travailler durement pour survivre, de sorte qu’il n’apprit pas même à lire.

Au contact avec les Dominicaines, il entendit l’appel de Dieu et demanda à être admis comme Frère convers à Corias, où il prit l’habit en 1935.

Au vote pour l’admettre à la profession, il fut admis à l’unanimité, mais la Providence avait préparé autre chose pour le Frère : les événements ne lui laissèrent pas le temps de faire cette profession.

Lors de la révolution de 1936, le frère Pedro fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit mille tortures et vexations, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936. 

Lui qui n’avait pas pu étudier comme les autres, fut cependant leur Compagnon de martyre et de gloire dans le Ciel.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Bernardo Cembranos Nistal

1903-1936

 

Bernardo vit le jour le 20 août 1903 à Villaquite (León, Espagne), jour de la fête de saint Bernard.

Entré chez les Capucins, il reçut l’habit en 1920 et prit le nom de Eustaquio.

Il fit la profession en 1921 comme Frère convers.

Lors des hostilités de 1936, il se trouvait dans la communauté de Gijón.

Arrêté dès le 21 juillet, il passa, dit-on, quarante jours à prier.

On le mit d’abord à travailler dans les ruines de la zone bombardée de Simancas.

Au soir du 30 août, on l’emmena pour le fusiller.

Il reçut la palme du martyre à Gijón (Asturies) le 31 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Isidro Ordóñez Díez

1909-1936

 

Il naquit le 15 mai 1909 à Campohermoso (León), fut baptisé le lendemain et confirmé en 1914.

Il entra à l’école apostolique de Corias en 1920, fit la profession en 1926, étudia la philosophie avant de passer à Salamanque pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1932.

La première Messe, il la célébra au sanctuaire de Notre-Dame de Montesclaros (Santander), en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet).

Il acheva les études à Salamanque et fut nommé maître des novices assistant, et sacristain.

Il fut professeur à Corias, où il enseigna le latin, la rhétorique et l’histoire.

Lors de la révolution de 1936, le père Isidro fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit mille tortures et vexations, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936. Son cadavre fut jeté dans un puits de mine.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola

1915-1936

 

Il naquit le 11 juillet 1915 à Abadiano (Biscaye), fut baptisé le jour même et confirmé en 1919.

Durant son enfance, il se distinguait des autres garçons par sa piété. Ayant rencontré des Religieuses dominicaines, il entendit l’appel de Dieu.

Il entra à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya (Santander) en 1927, mais n’était pas vraiment fait pour les études ; aussi demanda-t-il à être admis comme Frère convers et fit la profession en 1934, à Salamanque.

Il fut envoyé à Corias, où il s’occupa (entre autres) du four à pain.

Ce fut un Frère exemplaire.

Lors de la révolution de 1936, le frère Cristóbal fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit mille tortures et vexations, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936. 

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Pere Tarrés i Claret

1905-1950

 

Pere naquit le 30 mai 1905 à Manresa (Barcelona, Catalogne en Espagne).

Ses parents sont Francesc Tarrés Puigdellívol et Carme Claret Masats, des croyants très pratiquants. Avant Pere, il y a deux filles : Francisca et María.

Pere est baptisé le 4 juin ; il sera confirmé en 1910 et fera sa Première Communion en 1913.

A cause du travail du papa, qui est mécanicien, la famille se déplace plusieurs fois, à Badalona, à Mataró, à Barcelone, de nouveau à Manresa, où Pere fait ses études chez les pères Jésuites.

Pere est un garçon joyeux, ouvert, affectueux chez lui, amant de la nature, mais aussi contemplatif, poète à ses heures.

Il aide souvent la pharmacien Josep Balaguer, qui l’encourage à continuer ses études. Il obtient une bourse pour arriver jusqu’au baccalauréat, au collège Saint-Ignace, puis grâce à quelques médecins qui l’aiment bien, il fréquente la faculté de médecine à Barcelone. 

En 1921, il fréquente l’oratoire de saint Filippo Neri et, de 1922 à 1936, il est fils spirituel du père Jaume Serra. De plus, il est membre de la Fédération Jeunes Chrétiens, montrant un profond zèle apostolique. La Fédération, que nous appelons en France l’Action Catholique, exige de ses membres la prière, l’étude et l’action. Pere reçoit diverses charges dans cette Fédération : pour lui, le secret de la vie spirituelle, c’est la dévotion à la Sainte Eucharistie et l’amour filial envers la Mère de Dieu.

1925 est l’année de la mort de son père ; peu après sa mère reste invalide après un accident.

En 1927, en accord avec son directeur spirituel, il fait à Noël le vœu de chasteté, à Monistrol de Calders.

L’année 1928 est décisive : Pere a terminé le cycle de ses études de Médecine avec “mention extraordinaire”, et s’établit à Barcelone, où il ouvre avec un ami, Gerardo Manresa, un sanatorium sous le patronage de Notre-Dame-de-la-Merci. 

Les deux sœurs de Pere entrent en religion chez les Sœurs Conceptionnistes.

La vie de Pere est empreinte de charité et de piété ; auprès des malades il est attentif, sans jamais perdre sa joie communicative.

En juillet 1936, il est en train de suivre les exercices spirituels à Monserrat, qui sont interrompus à cause du soulèvement national. Pere va courageusement demander aux autorités de protéger le monastère contre les exactions des manifestants.

Réfugié à Barcelone, il réussit à porter la Communion à ceux qui sont persécutés par les miliciens rouges, et échappe à une perquisition à son domicile.

En juin 1938, il doit s’enrôler comme médecin dans l’armée républicaine. Ce sera ses propres soldats qui demanderont de le promouvoir au grade de capitaine, tant il était courageux et dévoué pour eux.

Il prenait sur son temps libre pour étudier le latin et la philosophie, en vue de se préparer au sacerdoce, et ne perdait pas une occasion de manifester sa foi catholique.

En janvier 1939, il reprend ses activités médicales à Barcelone, ainsi que dans l’Action Catholique, et entre au séminaire de Barcelone en septembre.

Sa mère meurt en 1941 : c’est l’année où il reçoit les premières ordinations, à l’époque la tonsure, qui précédait les quatre ordres mineurs (portier, lecteur, exorciste, acolyte), et le sous-diaconat. Il est ordonné diacre, et enfin prêtre en 1942.

Il est vicaire à San Esteban de Sesrovires, puis l’évêque l’envoie faire sa licence de Théologie à l’université pontificale de Salamanque (1944).

Il est ensuite aumônier de l’Action Catholique : vice-directeur diocésain pour les jeunes, puis pour les jeunes filles de la paroisse de Saint Vincent de Sarriá, pour pour les Franciscaines de l’Immaculée Conception.

Ces multiples responsabilités ne lui ménagent pas les difficultés et les souffrances intérieures, qu’il domine par la charité, la prudence, la force intérieure. Comme il l’écrit dans son journal personnel, il est totalement immergé dans l’océan de l’apostolat, il en est profondément heureux.

Durant les vacances, il se rend au sanctuaire de la Vierge de Nuria (Gerona) à 2000 mètres d’altitude, où il reçoit de nombreux groupes de jeunes de l’Action Catholique.

Pere semble infatigable, et irremplaçable. A ses activités s’ajoutent successivement, de 1946 à 1949, l’assistance spirituelle à d’autres groupes : les oblats laïcs bénédictins (Monserrat), anciens chanteurs au monastère ; l’œuvre de la Visitation (pour l’assistance matérielle et spirituelle des malades pauvres) ; école catholique pour la formation sociale, de Barcelone ; confesseur au Séminaire ; délégué diocésain pour la Protection de la Femme ; hôpital des “Magdalenas”, où sont hospitalisées les femmes prostituées en phase terminale ; paroisse Sainte-Anne de Barcelone.

En 1950, on lui diagnostique un lymphosarcome lymphoblastique. Il prend la nouvelle avec total abandon de soi à Dieu, offrant sa vie pour la sanctification des prêtres.

Il meurt dans sa propre clinique, le 31 août 1950.

Il sera béatifié en 2004.

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Published by samuelephrem - dans 08-août
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