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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 01:52

SEPTEMBRE

 

01 SEPTEMBRE

 

-XIII.

S Josué : il paracheva l'œuvre de Moïse et conquit la Terre Sainte (Jos). 

II.

S Terentianus, premier évêque à Todi.

III.

SS Sixtus et Sinicius, premiers évêques à Reims. 

S Firmin, évêque à Amiens.

?

S Priscus, martyr (et peut-être évêque) à Capoue.

IV.

Ste Verena, chrétienne d'Egypte, vierge vénérée à Zurzach, ermite et thaumaturge.

S Vincentius, premier évêque à Dax, martyr.

V.

S Victorius, évêque au Mans pendant quarante ans, thaumaturge.

VI.

S Constantius, évêque à Aquino.

VII.

S Gilles, grec, thaumaturge, abbé près de Marseille, un des quatorze Saints Auxiliaires, invoqué contre la stérilité des femmes, les frayeurs nocturnes, la folie et le cancer ; patron des estropiés et des éperonniers. 

S Loup, évêque à Sens, neveu de deux évêques (Orléans et Auxerre), et qu'on accusa calomnieusement de fornication avec la fille de son prédécesseur ; un jour, pendant la messe, une pierre précieuse tomba dans son calice ; il est invoqué contre l'épilepsie.

S Nivard, évêque à Reims, fondateur du monastère de Hautvillers, centre d'une florissante école de miniatures et surtout connu par l'un de ses cellériers, Dom Pérignon qui, au XVIIIe s., mit au point la manière d'obtenir le champagne.

S Lythan, en pays de Galles.

SS Rénobert, évêque à Bayeux, et Zénon, archidiacre.

IX.

B Gondulphe, évêque à Metz.

XI.

SS Arcane et Egide, ermites à Borgo San Sepolcro.

XIII.

Bse Giuliana de Collalto, abbesse bénédictine à Venise, amie de la bse Beatrice d'Este.

XIV.

Bse Giovanna Soderini, vierge florentine disciple de ste Giuliana Falconieri, tertiaire des Servites de Marie, aux mortifications extraordinaires.

XIX.    

Bx Yi Jeong-sik Ioannes et Yang Jae-hyeon Martinus, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014. 

XX.  

 

Bx Martyrs espagnols de 1936-1937 :

- béatifiés en 1992 :

Hospitaliers : près de Madrid, le prêtre Joaquín Ruiz Cascales (Proceso, *1887) ; les onze profès Guillermo Rubio Alonso (Dositeo,), José Franco Gómez (Canuto), Mariano Niño Pérez (Cesáreo), Nicolás Aramendía García (Eutimio), Isidro Gil Arano (Carmelo), Alejandro Cobos Celada (Benjamín), Simó Isidre Joaquím Brun Arará (Cosme), Miquel Roca Huguet (Cristí), Crescencio Lasheras Aizcorbe (Rufino), Enrique López y López (Cecilio), Antonio Villanueva Igual (Faustino) (*1869, 1871, 1878, 1878, 1879, 1887, 1894, 1899, 1900, 1901, 1913) ;

- béatifiés en 2001 :

Diocésains : près de Valencia, Alfonso Sebastiá Viñals (*1910) ;

Mineurs conventuels : près de Barcelone, le prêtre Cándido Rivera y Rivera (Pedro, *1912) (mais le 6 septembre selon certains).

- béatifié en 2010 :

Diocésains : près de Barcelone, Josep Samsó Elias (*1887) ;

- béatifiés en 2013 :

Ouvriers du Sacré-Cœur : à Tortosa, José Prats Sanjuán (*1874) ;

Mercédaires : près de Teruel, les convers Antonio Lahoz Gan (*1858) et Pedro Esteban Hernandez (*1869).

Lasalliens : près de Cambrils, Joaquín Pallerola Feu (Leonci Joaquín) et Francesc Trullen Gilisbarts (Hug Bernabé) (*1892, 1895) ; près de Tortosa, Manuel Mateo Calvo (Claudio José), Maximiano Fierro Pérez (Ángel Amado) et Pío Ruiz de la Torre (Buenaventura Pío (*1902, 1905, 1909) ;

Hospitaliers : près de Madrid, Juan Ramón Morín Ramos (1913-1937) ;

- béatifiés en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Juan José Egea Rodríguez, Andrés Iniesta Egea, Pedro Meca Moreno, Antonio Lorca Muñoz et Agustín Navarro Iniesta (*1876, 1877, 1883, 1885, 1902) ; près de Grenade, José Peris Ramos et Francisco Manzano Cruz (*1869, 1881) ;

Clarétains : près de Valencia, le prêtre Tomás Galipienzo Perlada (*1897) et le profès Julian Villanueva Alza (*1869).

 

Josué

XIIIe siècle avant Jésus-Christ

 

Le nom-même de Josué se présente comme une façon différente d’énoncer le nom de Jésus, qui signifie Dieu sauve. Le Fils de Dieu est venu nous apporter le salut divin, et Josué était déjà une préfiguration de cette libération, par sa lutte pour libérer les fils d’Israël des attaques des païens et pour introduire le peuple dans la vie nouvelle, symbolisée par la Terre Promise.

Josué vivait donc au XIIIe siècle avant Jésus-Christ. il s’appelle d’abord Osée, salut ; c’est quand il est choisi pour aller explorer le pays de Canaan, que Moïse lui donnera son nom définitif et prophétique : Dieu sauve !

Comme serviteur de Moïse, il apparaît déjà en quelques endroits des premiers Livres de l’Écriture Sainte.

Dans le livre de l’Exode, il combat victorieusement contre les Amalécites (Ex 17:9) ; il accompagne Moïse sur la Montagne (24:13) ; il ne quitte pas la Tente de la Réunion, où Dieu parlait à Moïse (33:11).

Dans le livre des Nombres, il fait partie des douze hommes envoyés pour reconnaître Canaan, la Terre promise (Nb 13:8, 16), puis avec Caleb il proteste contre la révolte des Israélites (14:6) ; il reçoit la bénédiction sacerdotale pour être associé à Moïse et guider le peuple d’Israël (27:18-23, où l’on voit que Josué reçoit cette mission par l’imposition des mains) ;

Dans le livre du Deutéronome, il prend peu à peu sa place de conducteur, pour succéder à Moïse dans la mission salvatrice (Dt 3:21, 28 ; 31:7-8,14,23). Au moment de la mort de Moïse, il est dit de Josué :

Josué, fils de Nûn, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse lui avait imposé les mains. C’est à lui qu’obéirent les enfants d’Israël, exécutant l’ordre que Yahvé avait donné à Moïse (Dt 34:9).

Après les cinq Livres du Pentateuque, vient dans la Bible le Livre de Josué, bref, où nous lisons comment Josué fait entrer le peuple d’Israël dans la Terre Promise, comment ils passent le Jourdain à pied sec (comme la Mer Rouge quarante ans plus tôt), comment ils prennent la ville forte de Jéricho, comment ils battent les rois païens avant de partager le pays de Canaan en douze parties pour les douze tribus.

Un des plus notables épisodes de cette période est la bataille de Gabaôn, où la prière de Josué arrête un moment le cours du soleil pour donner le temps aux Israélites d’achever leur victoire sur l’ennemi (Jos 10:12-13).

Comme le font les Grecs, notre Martyrologe mentionne saint Josué au premier septembre :

Saint Josué, fils de Nun, serviteur du Seigneur, qui, après que Moïse lui eut imposé les mains, fut rempli de l’esprit de sagesse et, après la mort de Moïse, fit passer de façon miraculeuse le peuple d’Israël à travers le Jourdain et l’introduisit dans la terre promise.

 

 

Priscus de Capoue

1er siècle ?

 

Ce mystérieux personnage était, disait-on, originaire de Jérusalem, un des soixante-douze disciples du Seigneur (cf. Lc 10), noble père de famille qui accueillit le Christ et ses apôtres pour la Dernière Cène.

A Rome, où il rejoignit s.Pierre, il fut ordonné évêque de Capoue vers 44, et le serait resté jusqu’en 66.

Il serait mort assez âgé, frappé par les prêtres de Diane, jaloux, qui lui brisèrent les jambes à coups de bâtons et le percèrent de poignards.

On l’honorait ainsi comme le premier évêque et premier martyr de Capoue.

Actuellement, les spécialistes le font mourir au quatrième siècle environ, et lui ont retiré son caractère épiscopal.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Priscus de Capoue au 1er septembre.

 

 

Terentianus de Todi

† 138

 

La Gens Terentia romaine se serait installée en Tuscia (Italie C) au début du deuxième siècle, et notre Terentianus pouvait en faire partie.

Déjà âgé, il fut choisi pour être le premier évêque de Todi.

Il advint que le prêtre païen du temple de Zeus accusa Terentianus de magie, raison pour laquelle il fut arrêté et traduit en justice. Terentianus resta ferme dans sa foi : le proconsul Letianus lui fit couper la langue, mais devint lui-même muet et mourut peu après.

Le procès reprit, où fut accusé en même temps un néophyte baptisé par Terentianus. Ils furent tous les deux soumis à diverses tortures puis décapités.

L’année de ce martyre se situe vers 138, ou même un peu plus tôt, au point qu’on pourrait imaginer que Terentianus aurait connu l’apôtre Pierre, même si certains historiens opineraient volontiers plutôt pour le quatrième siècle.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Terentianus de Todi au 1er septembre.

 

 

Sixtus de Reims

† 280

 

Cet apôtre parcourait le nord-est de la Gaule en compagnie de Sinicius.

Sinicius fut installé évêque de Soissons, tandis que Sixtus devint le premier évêque de Reims, vers 260.

Vers 280, il mourut de mort naturelle et son successeur fut justement Sinicius.

On commémorait autrefois ensemble ces deux évêques.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Sixtus de Reims au 1er septembre.

 

 

Verena de Zurzach

3e-4e siècles

 

Les Grecs appellent cette vierge Pherina.

C’était la fille unique d’une noble famille de Thèbes (Egypte). L’évêque Chérémon lui enseigna les principes de la foi et la baptisa.

Vers 250, plusieurs parents de Verena furent enrôlés dans la Légion Thébéenne, qui devait être envoyée en Europe pour surveiller la route de la Ligurie à la Germanie.

Verena voulut accompagner ces proches, pour les soutenir, les encourager, les assister de ses soins, comme toute femme sait le faire. Elle les accompagna jusqu’en It alie septentrionale, et vécut à Milan chez un certain Maximus.

On verra au 22 septembre comment tous les soldats de cette Légion furent massacrés, sur leur refus de renier le Christ.

L’ayant appris, Verena voulut rejoindre les lieux de leur martyre, puis se retira dans une solitude près de Salodurum (auj. Soleure), menant une vie tout ascétique, accueillant les pauvres, les malades ; les lépreux avaient sa prédilection : elle les guérissait !

Elle s’efforçait aussi de guérir les âmes, et son apostolat lui valut une période d’emprisonnement. S.Maurice - son cousin - lui apparut et lui redonna courage. Et comme sa prière obtint la guérison du gouverneur romain, ce dernier la fit libérer.

Verena choisit alors de se retirer sur une petite île entre l’Aar et le Rhin et continua sa vie apostolique et ascétique. Elle vivait de ce qu’elle pouvait confectionner de ses mains.

Au bout de sept années, la Vierge Marie lui apparut, le jour de sa mort, vraisemblablement au début du quatrième siècle.

Verena est très honorée en Suisse et en Allemagne, mais elle appartient au patrimoine religieux de l’Eglise copte.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Verena de Zurzach au 1er septembre.

 

 

Vincentius de Dax

4e siècle

 

On fête plusieurs Vincent dans l’Aquitaine. Celui d’aujourd’hui passe pour avoir été le premier évêque de Dax, au troisième ou au quatrième siècles.

Il serait mort martyr.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Vincentius de Dax au 1er septembre.

 

 

Victorius du Mans

5e siècle

 

Un voile - une chape - d’incertitude recouvre le souvenir de cet évêque.

Il aurait été le quatrième évêque du Mans, et son épiscopat aurait duré quarante années.

On sait quand même qu’il mourut en 490.

Les choses se compliquent lorsqu’on essaie de situer son successeur, Turibius, cinquième évêque du Mans, mais d’après certains deuxième de la liste épiscopale (v. 16 avril).

On en aura déduit, un peu arbitrairement, qu’il y eut deux évêques nommés Turibius : l’un au premier siècle, l’autre au cinquième. Dans cette hypothèse, Victorius serait bien le cinquième évêque du Mans.

Mieux, Victorius aurait eu un autre successeur en la personne de son fils, Victor, avant le Turibius dont on parlait ci-dessus. En vérité, il semble là qu’on ait simplement dédoublé en deux personnages le même Victorius, à une époque tardive.

Pour qu’on se rende compte des difficultés soulevées, voici un résumé des informations qu’on trouve actuellement :

  • Victeur, cinquième évêque du Mans, de 397 à 421 «pendant quarante ans» (?)
  • Victor, fils du précédent, évêque de 422 à 490 (donc pendant près de soixante-dix ans ?)

Le Martyrologe Romain mentionne saint Victorius du Mans au 1er septembre.

 

 

Constantius d’Aquino

† 570

 

Constantius fut évêque à Aquino (Latium, Italie C) pendant au moins une vingtaine d’années, car il l’était déjà durant la vie de s.Benoît († 543, v. 11 juillet), et mourut durant le pontificat du pape Jean III (561-574).

Il était le troisième titulaire de ce siège ; la liste officielle de ce diocèse fait débuter son épiscopat en 528-529 ; son successeur occupera le siège à partir de 572, ce qui n’empêche pas non plus un certain temps de vacance entre les deux pontifes.

L’unique trait rapporté à propos de Constantius, fut son don de prophétie. Le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars) écrit de lui que, sur son lit de mort, il annonça que ses successeurs seraient d’abord un muletier, puis un foulon, ce qui s’avéra juste : il y eut Andrea, chargé autrefois des relais de chevaux, puis Giovino, ancien foulon. Ensuite, les envahisseurs lombards dévastèrent Aquino et passèrent par l’épée tous ses habitants ; les quelques survivants moururent de la peste.

Constantius fut le premier évêque d’Aquino à être vénéré comme Saint.

Au 18e siècle, on redécouvrit les reliques de Constantius et elles furent déposées dans la nouvelle cathédrale, désormais dédiée à saint Constantius. Cette cathédrale, détruite en 1944 puis reconstruite, fut dédiée en 1963 à s.Constantius et à s.Thomas d’Aquin.

Saint Constantius d’Aquino est commémoré le 1er septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gilles abbé

6e-7e siècle

 

On se trouve ici devant une difficulté insurmontable : un Saint, apparemment immensément connu pour ses vertus et ses nombreux miracles, mais dont les détails de la vie nous laissent bien perplexes. C’est au point qu’un auteur bénédictin a pu avancer que saint Gilles est vraisemblablement un moine ou un ermite du 6e ou du 8e siècle, dont on ne savait plus rien quand le développement du monastère qui gardait ses reliques donna à son nom une renommée universelle.

Ce qui suit résume un peu sa Vie, sans aucune garantie d’historicité précise.

Gilles, donc - Ægidius - serait né en Grèce, de parents athéniens nommés Théodore et Pélagie.

Tout jeune déjà, il couvrit un pauvre malade de sa tunique, dont le contact le guérit : modestement, il avoua qu’on lui avait volé son vêtement.

Devenu orphelin, Ægidius distribua ses biens aux pauvres et se mit à faire d’autres miracles ; il s’enfuit et trouva un bateau qui le déposa à Marseille, après qu’il ait apaisé une tempête par sa prière.

C’est alors qu’il rencontra s.Césaire d’Arles (v. 27 août). C’est ce détail important qui permettrait de situer Ægidius au 6e siècle.

Ægidius vécut quelque temps avec un autre ermite, certain Vérédème, avant de s’établir dans une caverne proche du Gard. Providentiellement, une biche venait lui offrir son lait chaque jour.

Le roi des Goths, Wanda (ou son successeur Flavius), fut témoin de cette présence du doux animal, et offrit à Ægidius de vastes terrains pour construire un monastère et deux églises. Ægidius fut alors ordonné prêtre et nommé abbé.

Un étonnant roi de France de nom Charles aurait alors convoqué Ægidius à la cour, et l’on se demande qui pouvait être ce personnage, au 6e siècle. La prière d’Ægidius aurait alors obtenu une grâce bien extraordinaire : le roi aurait été pardonné d’une grave faute qu’il n’osait avouer, ce qui d’après la discipline sacramentaire de l’Eglise, n’est pas admissible.

Ensuite, Ægidius obtint du pape l’immunité totale de son monastère. Le pape aurait alors remis à Ægidius deux portes en cyprès, qu’Ægidius fit jeter dans le Tibre… et qui arrivèrent bientôt au large du monastère.

Ægidius mourut un 1er septembre, et les fidèles entendirent les anges recevoir son âme en chantant ses louanges.

La plus ancienne Vie d’Ægidius dont nous disposons, remonte au 10e siècle. Rien d’impossible à ce que son auteur se soit trompé, par exemple, sur le nom du roi de France.

Le monastère donna naissance à la ville de Saint-Gilles, étape importante sur les chemins de Rome et de Compostelle. Après une longue période de prospérité, l’abbaye déclina et subit douloureusement les guerres de «religion».

Il reste que saint Ægidius fut invoqué par les gens de mer, les cultivateurs, les bergers ; contre les fièvres, la folie, la panique, les frayeurs nocturnes, le cancer aussi ; il est un des Saints Auxiliateurs (v. 8 août).

Saint Gilles abbé est commémoré le 1er septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Lupus de Sens

573-623

 

Comment des parents chrétiens ont-ils pu donner à leur fils le nom de Lupus ? Nous viendrait-il à l’idée d’avoir un Loup parmi nos enfants ? On ne pourrait pas même supposer que le petit garçon eût peut-être reçu un surnom, tant il grandit dans la vertu, la piété, l’étude assidue.

Ses parents, Beto et Austregilde, appartenaient à la noblesse et vivaient sur les bords de la Loire, pas très loin d’Orléans.

Lupus, donc, qu’on appelle communément Loup ou Leu, naquit vers 573.

Il montra très tôt de notables aptitudes, de sorte que ses deux oncles maternels Austrinus et Aunacharius, qui étaient évêques respectivement à Orléans et à Auxerre, le firent entrer dans la cléricature.

A la mort de l’évêque de Sens (609), Lupus fut appelé à lui succéder. On reconnaissait unanimement sa piété, sa générosité envers les pauvres.

Evêque, Lupus continua de s’élever dans la sainteté. On lui attribuait des miracles. Il fit construire le monastère de Sainte-Colombe à Sens.

La nuit, il sortait pour aller prier dans les églises ; à l’heure de l’office, il sonnait la cloche du lever des clercs.

Des calomnies lui tombèrent dessus. Comme on le voyait entourer de sollicitude la fille de son prédécesseur, Eulosia (ou Verosia), on lança contre l’évêque des accusations d’immoralité; sa réponse fut simplement : Les paroles d’autrui ne peuvent nuire en rien à l’homme qu’une conscience propre ne salit pas.

Une plus grande épreuve attendait Lupus. A la mort du roi burgonde (613), le roi des Francs envahit le royaume, au préjudice de l’héritier, Sigebert. L’armée franque fut d’abord mise en déroute par le son de la cloche que fit sonner Lupus. Sigebert, cependant, fut assassiné et son royaume confié au duc franc Farulfus. Lupus, toujours digne et fidèle à Sigebert, ne jugea pas opportun d’aller saluer Farulfus, qui le fit exiler au pays de Vimeu, chez le duc Boson. On pensait ainsi le réduire au silence : peine perdue ! Lupus se mit à évangéliser les populations de la vallée de la Bresle. D’autres miracles eurent lieu, qui amenèrent Boson à se convertir.

L’exil ne dura pas longtemps ; les Sénonais obtinrent très vite de Clotaire le retour de leur évêque, qui fut triomphal. Clotaire fit même des donations pour l’Eglise de Sens. Lupus obtint à Paris la délivrance de prisonniers, à Melun il arrêta subitement un incendie.

Cet exil dura en réalité moins d’un an, puisqu’on vit Lupus au concile de Paris en 614.

Il faut signaler ce fait extraordinaire qu’un jour où Lupus célébrait la sainte Messe à Ordon, on vit une pierre précieuse tomber dans son calice ; le roi Clotaire l’obtint pour compléter les précieuses reliques de sa chapelle. Le même Clotaire aurait bien voulu obtenir la fameuse cloche de Sens, mais elle perdit sa claire sonorité en quittant la ville, de sorte qu’on la reporta à Sens, où elle retrouva sa sonorité.

Lupus mourut le 1er septembre 623 et fut enterré dans son monastère de Sainte-Colombe.

D’autres miracles se produisirent à ce tombeau ; on invoqua Lupus contre l’épilepsie.

Saint Lupus de Sens est commémoré le 1er septembre dans le Martyrologe Romain.

Il y eut plusieurs autres saints Lupus, et tous évêques ; le Martyrologe mentionne ceux de Limoges, Lyon et Troyes (v. 22 mai, 24 septembre, 29 juillet) ; on fête localement aussi ceux d’Angers, Bayeux, Chalon-sur-Saône, Soissons (v. 17 octobre, 25 octobre, 27 janvier, 19 octobre ?).

 

Giuliana de Collalto
1186-1262

Elle vint au monde vers 1186 à Collalto (Treviso, Italie NE), fille du comte Rambaldo VI et de la comtesse Giovanna di Sant’Angelo de Mantoue. 
Eduquée très chrétiennement, elle vêtit à douze ans l’habit bénédictin à Salarola, où elle fut exemplaire en tout.
En 1220, entra à son tour au même monastère Beatrice d’Este (v. 10 mai), avec laquelle elle se lia d’une profonde amitié.
Giuliana fut bientôt chargée de fonder le monastère des Saints Biagio-et-Cataldo, sur une petite île en face de Venise, dont elle devint abbesse. Elle restaura aussi celui de Pianiga.
Les dernières années de sa vie, Giuliana souffrit de forts maux de tête, raison pour laquelle on recourut à elle de partout pour obtenir le soulagement des douleurs hémicrâniennes.
Elle mourut à Venise le 1er septembre 1262. Son corps fut retrouvé intact vers 1290 et son culte fut approuvé dès 1743 (ou 1753).


Giovanna Soderini
1301-1367

Giovanna (Jeanne) était de noble famille florentine.
A douze ans, elle se mit à l’école de sainte Giuliana Falconieri (v. 19 juin), et fit ensuite les vœux de religion parmi les Mantellate, branche féminine des Servites de Marie.
Giovanna se voua tout entière à la méditation de la passion du Christ et des douleurs de Marie. Elle put recevoir chaque jour l’Eucharistie et méditait longuement devant le Saint-Sacrement.
Quand mourut Giuliana, Giovanna put découvrir le dur cilice qu’elle portait et aperçut en-dessous l’empreinte de la sainte Hostie et l’image de Jésus en croix. 
En 1341, elle succéda à Giuliana comme supérieure et voulut en imiter, outre les vertus, les jeûnes et les flagellations.
Satan chercha à la décourager, on ne sait si seulement en pensée ou réellement ; Giovanna fut tentée d’abandonner la prière, le jeûne, et même l’état religieux. Mais elle persévéra dans la prière, parfois jusqu’à quinze heures dans la journée, ne recevant certains jours pour nourriture que le Corps du Christ. Les vendredis, elle se flagellait violemment. Elle portait une chaîne à la taille, des liens aux bras et aux jambes ; elle dormait sur le sol ; elle se mettait en été des vêtements plus chauds et plus lourds, et l’hiver allait pieds-nus ; tout ce qu’elle pouvait avoir, elle le donnait.
Elle pouvait répéter jusqu’à mille fois par jour la salutation angélique (qui, à l’époque, ne comportait pas la deuxième partie Sainte Marie, Mère de Dieu…).
Giovanna eut la même mort que Giuliana : elle mourut juste après avoir reçu le viatique, le 1er septembre 1367.
Les Florentins ne se gênèrent pas pour la béatifier quasi immédiatement. Le culte de Giovanna fut confirmé en 1828.

 

Yi Jeong-sik Ioannes

1794-1868

 

Yi Jeong-sik Ioannes est un laïc coréen né en 1794 à Dongrae (Gyeongsang-do, Corée S).

Il fut décapité à Dongrae en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

Yang Jae-hyeon Martinus

1827-1868

 

Yang Jae-hyeon Martinus est un laïc coréen né en 1827 en Chungcheong-do (Corée S).

Il fut décapité à Dongrae (Gyeongsang-do) en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

 

Giuliana de Collalto

1186-1262

 

Elle vint au monde vers 1186 à Collalto (Treviso, Italie NE), fille du comte Rambaldo VI et de la comtesse Giovanna di Sant’Angelo de Mantoue.

Eduquée très chrétiennement, elle vêtit à douze ans l’habit bénédictin à Salarola, où elle fut exemplaire en tout.

En 1220, entra à son tour au même monastère Beatrice d’Este (v. 10 mai), avec laquelle elle se lia d’une profonde amitié.

Giuliana fut bientôt chargée de fonder le monastère des Saints Biagio-et-Cataldo, sur une petite île en face de Venise, dont elle devint abbesse. Elle restaura aussi celui de Pianiga.

Les dernières années de sa vie, Giuliana souffrit de forts maux de tête, raison pour laquelle on recourut à elle de partout pour obtenir le soulagement des douleurs hémicrâniennes.

Elle mourut à Venise le 1er septembre 1262. Son corps fut retrouvé intact vers 1290 et son culte fut approuvé dès 1743 (ou 1753).

 

 

Giovanna Soderini

1301-1367

 

Giovanna (Jeanne) était de noble famille florentine.

A douze ans, elle se mit à l’école de sainte Giuliana Falconieri (v. 19 juin), et fit ensuite les vœux de religion parmi les Mantellate, branche féminine des Servites de Marie.

Giovanna se voua tout entière à la méditation de la passion du Christ et des douleurs de Marie. Elle put recevoir chaque jour l’Eucharistie et méditait longuement devant le Saint-Sacrement.

Quand mourut Giuliana, Giovanna put découvrir le dur cilice qu’elle portait et aperçut en-dessous l’empreinte de la sainte Hostie et l’image de Jésus en croix.

En 1341, elle succéda à Giuliana comme supérieure et voulut en imiter, outre les vertus, les jeûnes et les flagellations.

Satan chercha à la décourager, on ne sait si seulement en pensée ou réellement ; Giovanna fut tentée d’abandonner la prière, le jeûne, et même l’état religieux. Mais elle persévéra dans la prière, parfois jusqu’à quinze heures dans la journée, ne recevant certains jours pour nourriture que le Corps du Christ. Les vendredis, elle se flagellait violemment. Elle portait une chaîne à la taille, des liens aux bras et aux jambes ; elle dormait sur le sol ; elle se mettait en été des vêtements plus chauds et plus lourds, et l’hiver allait pieds-nus ; tout ce qu’elle pouvait avoir, elle le donnait.

Elle pouvait répéter jusqu’à mille fois par jour la salutation angélique (qui, à l’époque, ne comportait pas la deuxième partie Sainte Marie, Mère de Dieu…).

Giovanna eut la même mort que Giuliana : elle mourut juste après avoir reçu le viatique, le 1er septembre 1367.

Les Florentins ne se gênèrent pas pour la béatifier quasi immédiatement. Le culte de Giovanna fut confirmé en 1828.

 

 

Yi Jeong-sik Ioannes

1794-1868

 

Yi Jeong-sik Ioannes est un laïc coréen né en 1794 à Dongrae (Gyeongsang-do, Corée S).

Il fut décapité à Dongrae en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

Yang Jae-hyeon Martinus

1827-1868

 

Yang Jae-hyeon Martinus est un laïc coréen né en 1827 en Chungcheong-do (Corée S).

Il fut décapité à Dongrae (Gyeongsang-do) en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

† 1936

 

Il y avait une communauté des Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu très active aux environs de Madrid, à Carabanchel Alto.

Dans cet hospice Saint-Joseph, douze Frères soignaient avec amour les épileptiques.

Lors de l’éclatement de la guerre civile en juillet 1936, un groupe de miliciens vint encercler l’établissement, le 29 juillet, obligèrent les Religieux à se réunir dans une salle, pendant qu’ils se livraient à l’habituelle fouille de tous les lieux en vue de découvrir les hypothétiques caches d’armes.

N’en trouvant pas, ils se retirèrent, non sans avoir intimé l’ordre aux Religieux de cesser tout acte de culte religieux, de retirer toutes les images, statues et tableaux à caractère religieux, et d’accomplir leurs dévotions dans le sous-sol.

En même temps, le Père Général recommandait aux Religieux de ne pas cesser d’assister les malades.

Cette situation de liberté surveillée dura un mois.

Le 29 août suivant, arriva le maire de Carabanchel, entouré de quelques autres individus armés, qui intima aux Religieux l’ordre d’abandonner toute implication dans l’administration de la maison, de remettre tout leur argent (bien sûr !), et de se préparer à partir, le jour qu’on leur indiquerait.

Le 1er septembre, tandis que les Religieux étaient en train de s’occuper des malades, arrivèrent d’autres miliciens qui les firent immédiatement sortir de la maison et monter dans un autocar.

L’engin partit sur la route de Boadilla del Monte, s’arrêta à Charco Cabrera : on y fit descendre les douze Religieux, qu’on aligna le long d’une grande fosse. Comprenant leur situation, ils se mirent à crier fortement Vive le Christ Roi !

Ils furent immédiatement fusillés, ce 1er septembre 1936.

Ils furent béatifiés en 1992.

 

Voici leurs noms par ordre alphabétique ; il y a une notice à part pour chacun.

  • Alejandro (Benjamín) Cobos Celada, né en 1887 ;
  • Antonio (Faustino) Villanueva Igual, né en 1913.
  • Crescencio (Rufino) Lasheras Aizcorbe, né en 1900 ;
  • Enrique (Cecilio) López López, né en 1901 ;
  • Guillermo (Dositeo) Rubio Alonso, né en 1869 ;
  • Isidro (Carmelo) Gil Araño, né en 1879 ;
  • Joaquín (Proceso) Ruiz Cáscales, né en 1887, prêtre ;
  • José (Canuto) Franco Gómez, né en 1871 ;
  • Mariano (Cesáreo) Niño Pérez, né en 1878 ;
  • Miquel (Cristí) Roca Huguet, prêtre, né en 1899, prêtre ;
  • Nicolás (Eutimio) Aramentia García, né en 1878, prêtre ;
  • Simó Isidre (Cosme) Brun Arará, né en 1894.

 

 

Antonio Lahoz Gan

1858-1936

 

Antonio vit le jour le 22 octobre 1858 à Híjar (Teruel, Espagne), de Antonio et Rafaela, qui le firent baptiser le lendemain. C’était une famille plutôt aisée.

Le garçon grandit dans la piété, bon chrétien, assidu au chapelet du matin, aux sacrements, à la chorale paroissiale, jamais au bal.

Entré dans l’Ordre des Mercédaires à El Olivar il reçut l’habit en 1903, à quarante-cinq ans ; il dut recevoir une dispense d’âge pour entrer, car c’était peut-être un peu difficile de commencer un noviciat à cet âge-là ; terminé le noviciat, il fit la première profession en 1904 et les vœux solennels en 1907.

La veille de ce grand jour, il renonça à ses biens, car sa famille lui avait laissé une petite fortune, qu’il partagea entre ses frères et le couvent.

Il fut tout le temps à El Olivar, où il travailla au jardin, au poulailler, à l’accueil. Tout son bonheur était de procurer à la communauté de bons légumes, de beaux œufs frais, de beaux lapins bien nourris… Si on lui proposait de se reposer un peu, il répondait laconiquement : Se reposer ? Au ciel !

Il ne goûtait jamais de ses fruits en dehors des repas ; si on le tentait, il répondait : la Règle ! Si on lui en demandait, il refusait de donner ce qui appartenait à la communauté et renvoyait au Supérieur pour en obtenir son autorisation.

S’il devait surveiller les bêtes, il avait aussi un livre à lire ; s’il avait les mains libres, il égrenait le chapelet.

Les Confrères affirmaient qu’à quatre-vingts ans, le Frère Antonio avait conservé son innocence baptismale.

Il fut dans les derniers à quitter le couvent de El Olivar en juillet 1936.

Le Supérieur l’autorisa à rejoindre son pays natal. Il se mit en route avec le Frère Pedro.

Ils arrivèrent à Burillo, se firent reconnaître des gens et firent prévenir la famille de Pedro, qui vint les chercher. Ils s’établirent dans le voisinage, travaillant aux champs, recevant leurs repas, lisant et priant.

La famille chercha à les faire fuir vers la zone nationale et ils se remirent en route, mais revinrent sur leurs pas, expliquant qu’ils ne voulaient pas fuir la mort, et qu’il est au contraire très grand et très glorieux d’être des martyrs. En vérité, le bon Frère Antonio se déplaçait difficilement en raison de son âge (soixante dix-huit ans) et de sa grande fatigue, et le Frère Pedro ne voulait pas le laisser seul.

Vers minuit, au début de septembre, un groupe de miliciens arriva, l’un d’eux ouvrit la porte et se trouva en face du Frère Pedro, qui présenta sa poitrine : Je n’ai pas peur, Vive le Christ Roi ! Antonio était à côté de lui.

Ils firent sortir les deux Frères, leur tirèrent dessus et les laissèrent là. Le chef du groupe rentra au pays et racontait ainsi sa soirée : Les gars, hier soir, on a tué deux moines, et au premier coup que j’ai envoyé à l’un des deux, toutes les tripes lui sont sorties.

On ne peut pas préciser mieux duquel des deux Frères parlait ce milicien, ni le jour précis de ce début de septembre. C’est pourquoi on attribue aux deux Frères le 1er septembre 1936 comme dies natalis.

Les Frères Antonio et Pedro furent béatifiés en 2013.

 

 

José Peris Ramos

1869-1936

 

Né le 2 février 1869 à Vélez-Málaga (Málaga), il était le fils d’un écrivain d’origine vénézuélienne et fut baptisé le jour-même de sa naissance.

C’est en 1891 qu’il entra au Grand séminaire ; il fut ordonné prêtre en 1895.

D’abord vicaire à Berja, en 1906 il partit en Argentine où il exerça le ministère sacerdotal jusqu’en 1916. Revenu en Espagne, il fut nommé vicaire d’Adra, en même temps qu’il administrait aussi la paroisse de La Alquería ainsi qu’un autre sanctuaire marial.

Dès le début de la persécution de juillet 1936, on le soumit à divers mauvais traitements ; par exemple, on l’obligea à venir creuser les fosses pour enterrer d’autres victimes des miliciens, en particulier le prêtre Gregorio Martos Muñoz (v. 19 août).

Au même moment qu’on arrêtait le curé d’Adra, don Francisco Manzano Cruz, à minuit du 1. septembre 1936, on l’arrêta chez lui et, avec l’autre prêtre, on l’emmena à la Promenade d’Albuñol au lieu-dit La Herradura, où on les dévêtit, leur attacha les mains et les traîna à terre jusqu’à la mutilation de leurs corps, puis on les fusilla.

Martyrisé le 1.septembre 1936, béatifié en 2017, José Peris Ramos sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1.septembre.

 

 

Guillermo Tomás Rubio Alonso

1869-1936

 

Guillermo Tomás vit le jour le 10 février 1869 à Madrigalejo (Burgos).

Entré à vingt-cinq ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Dositeo.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Saragosse, Llobregat, Santa Águeda, Barcelone, Pamplona, Gibraltar, Grenade, Calafell, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Pedro Armengol Esteban Hernández

1869-1936

 

Pedro Armengol vit le jour le 27 juin 1869 à Híjar (Teruel, Espagne), de Isidro et María, qui le firent baptiser le lendemain (sur le saint Patron de Pedro, saint Pedro Armengol, voir au 27 avril).

On ne sait rien, pour l’heure, de son enfance et de son adolescence, mais il dut certainement apprendre parfaitement l’art de la culture, de la vigne et des chevaux, ce qu’il mit à profit durant sa vie religieuse.

Il entra à vingt ans dans l’Ordre des Mercédaires à El Olivar en 1889 ; mais l’étude du latin lui étant quelque peu difficile, on l’orienta vers la vocation de Frère convers.

Il reçut l’habit en 1890, fit la première profession en 1891 et les vœux solennels en 1894.

Humble et travailleur, toujours présent aux offices des Religieux, heureux et communiquant sa joie aux autres, il resta toute sa vie religieuse, quarante-cinq ans, à El Olivar, sauf une brève interruption en 1934 à Barcelone, pour remplacer momentanément un autre Frère malade.

Son travail fut, comme on l’a dit au début, grâce à son apprentissage de jeunesse, l’exploitation agricole du monastère. Semer, récolter, tailler, élaguer, légumes, oliviers, arbres, vigne, rien n’avait de secret pour lui ; ajoutons-y le soin des chevaux, leur achat et leur reproduction, et aussi quelques autres travaux de menuiserie ou de maçonnerie, où il excellait, et l’on comprendra combien le Frère Pedro était un don précieux pour la communauté.

Ce n’était pas seulement son travail qui le rendait utile ; c’est qu’il faisait tout cela avec le sourire, pour aider les autres, pour honorer ses Supérieurs et les prêtres ; c’était un Frère très convaincu de sa vocation religieuse et ses petites réflexions faisaient le ravissement des jeunes qui le rencontraient.

Il fut trois fois en péril de mort la même année 1924 : un mulet furieux lui envoya une ruade ; une autre fois, il tomba d’une charrette qui le tira sur une centaine de mètres ; et une voiture fit si peur à sa mule, qu’elle s’emballa, le renversa et lui passa dessus, mais sans lui faire de mal. La communauté rendit grâce à Dieu pour avoir ainsi protégé leur Frère, dont l’heure visiblement n’était pas encore arrivée. Elle sonna en 1936.

En juillet 1936, le Frère Pedro fut dans les derniers à quitter le couvent de El Olivar.

Le Supérieur l’autorisa, avec le Frère Antonio, à rejoindre leur pays natal, Híjar, et ils se mirent en route.

Ils arrivèrent à Burillo, se firent reconnaître des gens et firent prévenir la famille de Pedro, qui vint les chercher. Ils s’établirent dans le voisinage, travaillant aux champs, recevant leurs repas, lisant et priant.

La famille chercha à les faire fuir vers la zone nationale et ils se remirent en route, mais revinrent sur leurs pas, expliquant qu’ils ne voulaient pas fuir la mort, et qu’il est au contraire très grand et très glorieux d’être des martyrs. En vérité, le bon Frère Antonio se déplaçait difficilement en raison de son âge (soixante dix-huit ans) et de sa grande fatigue, et le Frère Pedro ne voulait pas le laisser seul. Ce fut là tout son mérite héroïque : il aurait pu sauver sa peau, mais préféra aider son aîné.

Vers minuit, au début de septembre, un groupe de miliciens arriva, l’un d’eux ouvrit la porte et se trouva en face du Frère Pedro, qui présenta sa poitrine : Je n’ai pas peur, Vive le Christ Roi ! Antonio était à côté de lui.

Ils firent sortir les deux Frères, leur tirèrent dessus et les laissèrent là. Le chef du groupe rentra au pays et racontait ainsi sa soirée : Les gars, hier soir, on a tué deux moines, et au premier coup que j’ai envoyé à l’un des deux, toutes les tripes lui sont sorties.

On ne peut pas préciser mieux duquel des deux Frères parlait ce milicien, ni le jour précis de ce début de septembre. C’est pourquoi on attribue aux deux Frères le 1er septembre 1936 comme dies natalis.

Les Frères Antonio et Pedro furent béatifiés en 2013.

 

 

Julián Villanueva Olza

1869-1936

 

Né le 11 septembre 1869 à Villanueva de Araquil (Navarre), il fut porté le jour-même à l’église pour être baptisé ; ses parents s’appelaient Mariano et Micaela ; le papa était un brave ouvrier.

On ne sait pas comment grandit Julián ; à vingt-huit ans, il entra au noviciat des Pères clarétains de Cervera (1897) et y fit la profession l’année suivante.

Excellent religieux, c’était aussi un excellent farceur. Et on lui confia la cuisine.

On eut besoin de lui dans des communautés d’Amérique latine ; en 1900, il était au Chili : Santiago, Antofagasta, Valparaíso, Curicó.

En 1921, il revint en Espagne : Cervera, Vic (1924), Solsona (1927), puis de nouveau à Vic et Solsona, où il fut alors cordonnier.

Au soir du 21 juillet 1936, puisqu’il fallait évacuer la maison sans attendre, le Frère se réfugia avec d’autres membres de la communauté dans une propriété d’amis, où une petite chapelle leur permettait de célébrer la Messe. Le Frère communiait chaque jour ; il priait le chapelet à genoux. Il se préparait au martyre. Avec d’autres Confrères, il rendait divers services dans la propriété.

Les miliciens passèrent plusieurs fois ; vers la mi-août, ils détruisirent l’autel de la petite chapelle et brûlèrent crucifix et sainte images. A leurs questions, le frère Julián leur répondit : Je suis religieux, et de Navarre ; vous pouvez me tuer, je désire le martyre… Vous pouvez être certains que, en quarante années de vie religieuse, j’ai toujours vécu de mon travail et que je me suis gagné le pain… Et ces chaussures que je porte, c’est mon travail aussi.

Les miliciens repartirent, mais pour peu de temps. A la suite de ces événements, tous les Confrères se cachèrent dans les bois, le Frère Julián , à cause de son âge, resta dans la maison. C’est là qu’il fut arrêté dans la soirée du 1. septembre. Les miliciens le maltraitèrent à tel point que le Frère dut leur dire : Au nom de Dieu, ça suffit !

Ils l’emmenèrent à une vingtaine de kilomètres de Solsona. Au moment de le fusiller, ils le déshabillèrent entièrement et lui firent creuser sa tombe. Le Frère put tout de même garder sur lui le chapelet et le reliquaire du Père Claret, leur Fondateur (v. 24 octobre). Il s’agenouilla, pria en pardonnant à ses bourreaux, et mourut de plusieurs balles dans la tête.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Julián Villanueva Olza sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

José Franco Gómez

1871-1936

 

José vit le jour le 23 décembre 1871 à Aljucer (Murcia).

Il entra d’abord chez les Carmes, mais dut abandonner à cause de sa santé.

Entré en 1893 dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Canuto.

Le pauvre Frère souffrait d’une assez grave surdité, de sorte qu’on lui réserva le travail de sacristain. Il était très sensible, artiste, et savait peindre avec goût.

Il fut à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

José Prats Sanjuán

1874-1936

 

José vit le jour le 31 juillet 1874 à Catí (Castellón, Espagne).

Il fréquenta le collège des vocations San José à Tortosa, fut ordonné prêtre en 1898 et entra en 1899 chez les Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus.

En 1910, il fut directeur du collège San José de Murcia, puis il travailla dans les séminaires de Astorga, Saragosse, Barcelone, Cuenca, Baeza et Tortosa, où il avait été élève lui-même.

Ce fut un des Ouvriers les plus connus et recherchés. C’était un saint prêtre qui transmettait une sainte joie.

En 1936, il se rendait à Tortosa mais partit pour les montagnes avec un cousin. Finalement, il crut plus sage de repartir dans son pays. Mais dans l’autobus, quelqu’un le reconnut et le fit conduire à la mairie, qui servait de prison. On lui demanda s’il était prêtre ; il répondit affirmativement. Quand il vit arriver le véhicule qui devait l’emmener au peloton, il commença à chanter les versets du psaume 50, Miserere mei Deus secundum magnam misericordiam tuam.

Il reçut huit balles, dans la tête, à la tempe et à la nuque.

Ce fut à Tortosa (Tarragona) le 1er septembre 1936.

Don José fut béatifié en 2013.

 

 

Juan José Egea Rodríguez

1876-1936

 

Il naquit le 9 novembre 1876 à Zurgena (Almería).

Entré au séminaire d’Almería en 1889, il fut ordonné prêtre en 1900.

Il exerça son sacerdoce à Cantoria et Vera, puis en 1907 il vint à Zurgena, où il resta jusqu’à la fin de ses jours. Il se déplaçait sur une petite ânesse.

Quand ses neveux furent orphelins, il s’en occupa paternellement. Les pauvres qui frappaient chez lui, repartaient toujours avec leur sac rempli de provisions.

Lors de la persécution religieuse de l’été 1936, il reçut des autorités civiles la prescription de ne plus exercer son ministère, mais il fit savoir que c’était là son devoir, si des fidèles lui demandaient le baptême pour un enfant ou s’ils voulaient se marier devant Dieu.

On l’arrêta une première fois le 1.septembre au matin, et on le laissa rentrer. Mais le soir, on vint le chercher et ses proches ne le revirent plus. Il fut emmené avec d’autres prêtres au Pozo de la Lagarta, où on les fusilla ; ils tombèrent en criant Vive le Christ roi !

Martyrisé le 1. septembre 1936 et béatifié en 2017, Juan José Egea Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Andrés Iniesta Egea

1877-1936

 

Né et baptisé le 13 janvier 1877 à Zurgena (Almería) dans une famille très croyante, il entra au séminaire de Murcia en 1887.

Il passa au Grand séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1903.

Les paroisses où il exerça son ministère furent Purchena, Turre, Serón (1907), Marchal de Lubrín (1912), Torrentes, Fuencaliente, Somontín (1929), et il retourna à Fuencaliente en 1935.

Très marial, il était aussi très généreux. Quand on l’invitait à la prudence en face des laïcistes, il répondait : Il ne faut pas être lâche ; j’aimerais bien être martyr.

Lors de la persécution, il resta habillé avec sa soutane, continua à célébrer la Messe chaque jour et à visiter les malades. Même les révolutionnaires du pays le respectaient.

Sa famille, cependant, pensa le mettre en sûreté en l’emmenant chez eux à Zurgena, le 27 juillet 1936. Il s’arrêta en chemin pour se confesser, à Alcóntar.

Il fut justement arrêté le 1. septembre suivant et fusillé au Pozo de la Lagarta avec quatre autres prêtres.

Martyrisé le 1. septembre 1936 et béatifié en 2017, Andrés Iniesta Egea sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Mariano Niño Pérez

1878-1936

 

Mariano vit le jour le 15 septembre 1878 à Torregutiérrez (Ségovie).

Il avait une réelle vocation religieuse, mais était aussi tellement maigre, qu’on craignait pour sa santé et qu’on n’osait pas le recevoir.

Il finit par convaincre et entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, professant avec le nom de Cesáreo.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Pamplona, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

Nicolás Aramendia García

1878-1936

 

Nicolás vit le jour le 23 octobre 1878 à Oteiza de la Solana (Navarre, Espagne).

Entré à quinze ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Eutimio.

Il passa le diplôme de médecine et de chirurgie, et fut infirmier-chef.

Il fut présent dans les maisons de Barcelone, Llobregat, Madrid, Murcia, Santa Águeda, Palencia, Pamplona. On l’envoya aussi en Colombie (Bogotá et Pasto), et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid), comme vice-directeur.

Il refusa de partir avec sa famille, pour rester avec les Confrères de la communauté.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Isidro Gil Araño

1879-1936

 

Isidro vit le jour le 15 mai 1879 à Tudela (Navarre, Espagne), en la fête de saint Isidore, dont il reçut le nom au Baptême.

C’est à vingt-sept ans qu’il se décida pour la vie religieuse.

Entré dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa en 1904 avec le nom de Carmelo.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Carabanchel Alto, Pamplona, Valencia, Llobregat, et en dernier lieu de nouveau à Carabanchel Alto (Madrid).

Lors de la révolution de juillet 1936, il fut sur le point de regagner les siens, mais préféra finalement demeurer parmi ses Confrères.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Francisco Manzano Cruz

1881-1936

 

Né le 15 janvier 1881 à Adra (Almería), Francisco fut baptisé trois jours plus tard. Sa famille était si pauvre que, tant pour aller au séminaire d’Almería que lorsqu’il revenait au moment des vacances, il n’avait pas de quoi se payer un billet de train et parcourait à pied la cinquantaine de kilomètres qui séparaient les deux localités.

Il fut ordonné prêtre en 1909. Nommé vicaire à Alboloduy, il fut curé de Torre-Cardela (1910), puis dans sa propre paroisse natale, de 1911 à 1936.

Ses paroissiens l’estimaient beaucoup et lui donnèrent gentiment le surnom de Manzanico (Petit Manzano). Il conserva ses habitudes de pauvreté : lors de ses noces d’argent, on lui offrit une montre Longines en or, qu’il ne voulut jamais porter. De même, à l’encontre de ses confrères, il ne voulut jamais porter le camail (petit vêtement que les ecclésiastiques portaient souvent sur les épaules) ; il le trouvait excessif pour lui.

 

Au début de la persécution de juillet 1936, Madame Carmen Godoy (v. 1.janvier) lui fit parvenir de quoi voyager jusqu’à Madrid pour s’y réfugier ; il refusa poliment, expliquant que sa place était dans sa paroisse. Il continua de porter sa soutane.

A minuit du 1.septembre 1936, on vint l’arrêter chez lui. Il se laissa faire sans la moindre résistance. C’est son cousin qui, présent à ce moment-là, en perdit l’usage de la parole jusqu’à sa mort.

On emmena avec lui l’autre prêtre de la paroisse, José Peris Ramos, jusqu’à la Promenade d’Albuñol ; on les dévêtit, on leur attacha les mains et on les traîna à terre jusqu’à mutiler leurs corps, puis on les fusilla.

Martyrisé le 1.septembre 1936, Francisco Manzano Cruz a été béatifié en 2017 et sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1.septembre.

 

 

Pedro Meca Moreno

1883-1936

 

Né le 1.septembre (ou le 16 décembre ?) 1883 à Zurgena (Almería), il fut baptisé dès le lendemain.

Au terme des années d’études au séminaire d’Almería, il fut ordonné prêtre en 1906.

Il exerça le saint ministère à Zurgena même, puis Pulpí (1908), de nouveau à Zurgena et Derde (1913), puis à Sierro en 1920 : une maladie cardiaque l’obligea à quitter cette paroisse six mois plus tard et à revenir dans sa famille à Zurgena.

Il voyait arriver la persécution religieuse ; constatant comment les révolutionnaires mettaient le feu aux images saintes, il commentait : Après les images, ce sera nous.

Le 1. septembre au matin, il fut arrêté avec quatre autres prêtres de cette même localité de Zurgena. La brutalité des hommes laissa horrifiés ses neveux. Conduits au Pozo de la Lagarta, les prêtres y furent fusillés.

Selon la date de sa naissance (v. plus haut), don Pedro fut apparemment exécuté le jour-même de son cinquante-troisième anniversaire.

Une cousine de don Pedro, atteinte par la tuberculose, se remit assez rapidement de sa maladie après la guerre civile. Son médecin lui exprima son étonnement : Tu dois avoir un Saint au Ciel qui prie pour toi.

Martyrisé le 1. septembre 1936 et béatifié en 2017, Pedro Meca Moreno sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Antonio Lorca Muñoz

1885-1936

 

Né le 29 novembre 1885 à Zurgena (Almería) et baptisé dès le lendemain, Antonio fut très tôt orphelin de sa mère ; de ses deux sœurs, la plus jeune mourut peu après également. Le papa devait être aussi malade, car il ne pouvait travailler ; ce furent des oncle et tante qui s’occupèrent de leurs champs.

Antonio fréquenta le séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1910.

Les paroisses de son activité furent le sanctuaire marial de Tíjola, Taberno (1913), Tíjola (1916), Albox à partir de 1920 jusqu’à sa mort.

Malgré sa très mauvaise vue - il fut presque aveugle - il fut très actif et très apostolique. Il fonda un des premiers cercles d’Action Catholique du diocèse et restait longtemps dans le confessional, où les jeunes aimaient le retrouver.

Avec beaucoup de tristesse, il se vit obligé de retourner dans son pays, au moment de la persécution de 1936. Quand les révolutionnaires vinrent s’emparer le 1.septembre des cinq prêtres qui s’étaient refugiés là, ils ne prirent pas tout de suite don Antonio, en raison de sa maladie, mais ils revinrent tard le soir. Don Antonio mourut avant même d’arriver au Pozo de la Lagarta : on ne nous dit pas s’il mourut naturellement ou s’il fut abattu durant le trajet, mais il a été reconnu martyr.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Antonio Lorca Muñoz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Josep Samsó i Elias

1887-1936

 

Il vit le jour le 17 janvier 1887 à Castellbisbal (Catalogne, Espagne).

Il fréquenta d’abord l’école des Frères Maristes à Rubi, puis la famille s’installa à Sarriá (Barcelone).

Josep entra au séminaire de Barcelone, où il fut un des meilleurs élèves, au point que l’archevêque le prit comme secrétaire avant même qu’il fût ordonné prêtre, en 1910. Don Josep fut aussi reçu docteur en Théologie de l’Université de Tarragona.

Ses trois postes furent : Argentona (1910), Sant Joan de Mediona (1917) et Santa Maria de Mataró (1923).

Il s’occupa de rehausser la liturgie et l’aspect intérieur de l’église, qui devint basilique mineure en 1928.

Catéchiste particulièrement zélé, il écrivit un Guide pour les Catéchistes, prêt à être édité dès 1936 et qui cependant ne fut publié qu’en 1940.

En 1934, des hommes armés vinrent menacer don Josep ainsi que les fidèles qui se trouvaient dans l’église : ils donnèrent l’ordre à tous d’aller empiler les chaises dans la nef centrale, et le curé devait les retirer de là, ce que don Josep refusa de faire. Les bandits alors mirent le feu à un autel et à différents objets ; vite les fidèles s’employèrent à éteindre le feu.

Plus tard, l’autorité judiciaire voulut obtenir un témoignage du prêtre pour arrêter les responsables, mais don Josep, qui les connaissait bien, refusa de les dénoncer.

Lors de la révolution de juillet 1936, il vint se réfugier chez un de ses fidèles, mais il fut arrêté dès le 28 juillet, au moment où il tentait de quitter la ville. On le mit en prison à Mataró, sous l’accusation d’être prêtre, et il resta là environ un mois.

Le 1er septembre 1936 on vint le prendre pour le fusiller au cimetière de Mataró. Durant le trajet, il fit le Chemin de la Croix.

Juste avant son exécution, il demanda à être délié, s’approcha de ceux qui allaient tirer et leur dit qu’il leur pardonnait., qu’il refusait d’avoir les yeux bandés et voulait mourir en regardant la ville.

Don Josep fut béatifié en 2010.

 

 

Alejandro Cobos Celada

1887-1936

 

Alejandro vit le jour le 9 juillet 1887 à Palencia (Espagne).

Entré à quatorze ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Benjamín.

On lui fit faire des études appropriées et il fut un infirmier titulaire très compétent. On apprécia beaucoup sa présence dans les maisons de Ciempozuelos, Barcelone, Madrid, Llobregat, Málaga, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Joaquín Ruiz Cáscales

1887-1936

 

Joaquín vit le jour le 4 octobre 1887 à Beniel (Murcia, Espagne).

Il fit une première expérience érémitique à La Fuensanta, qui cependant n’était pas sa voie.

Entré dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu en 1915, il professa avec le nom de Proceso.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Madrid, Gibraltar, Valencia, Barcelone, et en dernier lieu fut supérieur à Carabanchel Alto (Madrid).

Durant le mois d’août, un de ses frères vint, accompagné d’un milicien, lui remettre un sauf-conduit pour s’échapper, mais il répondit qu’il ne l’accepterait que si tous les Confrères en obtenaient un aussi.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Joaquím Pallerola Feu

1892-1936

 

Joaquím (ou Joaquín, en catalan) vit le jour le 2 juillet 1892 à La Seo de Urgel (Lleida, Espagne) et fut baptisé le 6.

Il fut un des premiers élèves du nouveau collège des Frères des Ecoles Chrétiennes à La Seo de Urgel, qui s’ouvrit à la suite de la fermeture des écoles chrétiennes en France.

Il fit le noviciat mineur à Les en 1906, et prit l’habit l’année suivante avec le nom de Leoncio Joaquím ou Leonci Joaquín.

Il fut envoyé au scholasticat de Lembecq-lez-Hal (Belgique).

En 1910, il revint en Espagne et fut à la nouvelle maison de Manresa, comme catéchiste

En 1914, il dut faire le service militaire, mais sans quitter Manresa, de sorte qu’il restait en contact avec sa communauté. Ses excellentes qualités lui valurent l’estime des officiers, qui lui promirent aussi une belle carrière, s’il restait dans l’armée.

Mais Frère Leoncio avait en tête une autre armée.

Il fit la profession perpétuelle en 1920 à Mollerusa, et fut envoyé à la nouvelle maison de Oliana dès 1921. Il devait en être directeur en 1933.

Entre temps, il eut de gros problèmes de santé, qui lui causèrent trois mois de soins en 1925, à La Seo de Urgel.

Après Oliana, il fut préconisé à Barcelone pour concentrer l’administration des maisons de Toulouse, réunies à la province Barcelone. Il était le candidat idéal, mais sa santé le frappa de nouveau : les rhumatismes l’empêchaient de marcher. On voulut lui épargner ces fatigues et il fut gardé à l’infirmerie de Cambrils.

Là, grâce à l’intervention du consulat français, trois Frères anciens et malades purent être amenés en France. Restèrent le Frère Hugo Bernabé, aide-infirmier, qui s’occupait du Frère Leoncio Joaquín. Ils restèrent quelques jours et le Frère Hugo, qui devait faire un bref déplacement à Tortosa, fut arrêté. Il obtint toutefois un sauf-conduit pour aller s’occuper du Frère Leoncio à Cambrils.

A Cambrils, les révolutionnaires, eux, n’épargnèrent rien aux pauvres Frères. Le Frère Hugo n’eut que deux jours de répit. Les révolutionnaires vinrent plusieurs fois fouiller la maison. Ils arrêtèrent les deux Frères, les fourrèrent dans une voiture qui partit pour Viñols, près de Cambrils.

Arrivés sur place, ils voulurent éprouver la fidélité d’un nouvel arrivé dans le parti, lui ordonnant de tirer sur les Frères. Mais le garçon était un ancien employé de la maison des Frères, et refusa ; on le menaça, on se moqua de lui, et finalement le malheureux, tout tremblant, tira des balles à la tête des deux Religieux. C’était le 1er septembre 1936.

Frère Leonci et Frère Hug purent se reposer dans la gloire céleste. Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

Simón Brun Arará

1894-1936

 

Simón vit le jour le 12 novembre 1894 à Santa Coloma de Farnés (Gerona, Espagne).

A seize ans, il se mit au service du séminaire de Gerona, et devint le domestique privé de Mgr Pol, jusqu’à la mort de ce dernier.

Il vivait à Barcelone, mais voulut être religieux. Entré dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu en 1917, il professa avec le nom de Cosme.

Il fut présent dans diverses maisons, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Francesc Trullen Gilisbarts

1895-1936

 

Francesco (ou Francesc, en catalan) vit le jour le 20 janvier 1895 à Roquetas (Tarragona, Espagne).

Il fut un des premiers élèves du nouveau collège des Frères des Ecoles Chrétiennes à Tortosa.

Il fit le noviciat mineur à Cambrils en 1907.

Il fut envoyé au scholasticat de Lembecq-lez-Hal (Belgique), où il prit l’habit en 1911 avec le nom de Hugo Bernabé ou Hug Bernabé.

Il revint en Espagne et fut catéchiste à Santa Madrona, Manlleu et Farnés.

En 1922, il fut à Gracia (Barcelone), puis en 1931 à Manlleu.

En 1933, à cause des lois de sécularisation, il quitta l’Espagne ; il fut d’abord à Froyennes (Belgique), et en 1934 à Vals (Le Puy, France).

En 1935, il revint à Cambrils pour y rendre divers services. Entre autres, il fut l’infirmier particulier du Frère Leoncio, immobilisé par ses rhumatismes. Il ne le quittait pas.

Il dut faire un bref voyage à Tortosa en été 1936, et fut arrêté.

Préoccupé pour l’état du malade, il obtint un sauf-conduit et rejoignit le Frère Leoncio, qui était seul dans la maison, désormais abandonnée et évacuée.

Le Frère Hugo ne put assister l’autre Frère que deux jours. Dès le 1er septembre, on les fourrait tous les deux de force dans une voiture qui partit pour Viñols, près de Cambrils.

Arrivés sur place, les révolutionnaires voulurent éprouver la fidélité d’un nouvel arrivé dans le parti, lui ordonnant de tirer sur les Frères. Mais le garçon était un ancien employé de la maison des Frères, et refusa ; on le menaça, on se moqua de lui, et finalement le malheureux, tout tremblant, tira des balles à la tête des deux Religieux. C’était le 1er septembre 1936.

Frère Leonci et Frère Hug purent se reposer dans la gloire céleste. Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

Tomás Galipienzo Pelarda

1897-1936

 

Né et baptisé le 6 mars 1897 à Cascante (Navarre), il fut confirmé en 1898, selon la coutume de l’époque.

Son père, Valentín, mourut en 1901 ; sa mère, Margarita, éleva son garçon et sa sœur très chrétiennement. Tomás était un modèle à l’école et manifesta très tôt sa vocation au sacerdoce.

En jouant à la pelote, il se fit une fracture du bras gauche, dont on va reparler un peu plus tard.

Il entra au postulat des Pères clarétains de Barbastro en 1908, commença le noviciat en 1912 à Cervera, où il étudia la philosophie et la théologie.

Au conseil de révision en vue du service militaire, il fut totalement réformé à cause de son bras gauche, mais aussi de sa mauvaise vue.

Il reçut les Ordres à Alagón, où il acheva la théologie, et fut ordonné prêtre à Saragosse en 1921.

Après la première année, il fut nommé professeur de latin et de géographie pour les élèves d’Alagón. En 1923, il fut envoyé prêcher à Cartagena. De là, chaque semaine, il partait en train à Torre Nueva, chez la Marquise de Fuente González, pour célébrer la Messe et enseigner le catéchisme aux enfants. Cela lui valait chaque fois mille pesetas !

Tombé malade à Cartagena, il fut nommé à un climat meilleur, à Requena (1928) et fut envoyé au Congrès Marial de Séville en 1929. La communauté de Requena fut dissoute dès le printemps 1936 et le p.Tomás partit à Játiva, où il dut retirer l’Eucharistie de l’église pour la sauver de la profanation.

L’arrestation et le martyre du père Tomás relèvent de l’incroyable. Il fut arrêté au soir du 11 août et passé en «jugement». A minuit, on l’emmena avec deux autres prêtres à Alboraya, à quelques kilomètres de Valencia. Le père Tomás dit aux bourreaux : Tuez-moi de face, comme un homme. Ils éteignirent le moteur et mirent en marche leur mitraillette. Instinctivement, le Père se roula à terre, de sorte que, dans la nuit, les bourreaux ne virent pas que les balles lui passaient au-dessus ; ils tirèrent pendant une vingtaine de minutes, durant lesquelles le Père se faufila dans l’herbe et alla s’appuyer un peu plus loin, observant ce qui se passait : en rallumant le moteur, les bourreaux ne virent que deux cadavres, ne trouvèrent pas le père Tomás et finirent par décider de revenir au matin.

Le père Tomás rejoignit la première maison qu’il aperçut, mais il tomba sur un communiste, qui le dénonça sans tarder. Mais il eut encore le temps de se réfugier dans une maison plus accueillante où on le cacha de telle façon que les miliciens ne le découvrirent pas quand ils vinrent fouiller la maison. Finalement, il put gagner Valencia en train et se réfugier à une adresse qu’on lui avait proposée. Mais c’est là que les miliciens le retrouvèrent, le 18 août à midi. Conduit au Comité, il fut reconnu par l’un d’eux : Cette fois-ci, tu ne pourras pas t’échapper.

On le conduisit à la prison centrale de San Miguel ; il était absolument nu, sans chaussures, et tremblant de fièvre. Il y retrouva des amis, qui lui trouvèrent de quoi se couvrir.

Le 1. septembre à neuf heures du matin, on appela dix prisonniers, dont le père Tomás. On partit pour Paterna. Au moment de l’exécution, certains condamnés se mirent à courir et l’un d’eux put se sauver et raconter plus tard ce qu’il avait vécu. Le père Tomás, lui, fut abattu sur place.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Tomás Galipienzo Pelarda sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

 

Miquel Roca Huguet

1899-1936

 

Miquel vit le jour le 6 juin 1899 à Molins de Rey (Barcelone).

Il eut aussi deux autres frères qui entrèrent dans l’Ordre Hospitalier, dont l’un, Sadurní (Constanci), fut martyrisé le 30 juillet et béatifié avec lui.

 

Entré très jeune dans la maison de l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos, il y fit le noviciat et, très porté à l’étude, se prépara au sacerdoce ; il professa avec le nom de Cristino et fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut présent dans la maison Saint-Rafael de Madrid, maître des novices à Calafell, et en dernier lieu directeur à Carabanchel Alto (Madrid).

Il avait une grande réputation d’excellent pédagogue et de directeur d’âmes.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Crescencio Lasheras Alzcorbe

1900-1936

 

Crescencio vit le jour le 15 juin 1900 à Arandigoyen (Navarre).

Après une jeunesse très chrétienne et vertueuse, il entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu en 1927, et professa avec le nom de Rufino.

Il fut présent dans diverses maisons, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Enrique López López

1901-1936

 

Enrique vit le jour le 25 juin 1901 à Las Alpujarras (Fondón, Almería).

Entré à quinze ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Cecilio.

Sa bonne mémoire et son intelligence vive décidèrent ses Supérieurs à lui faire faire des études en vue du sacerdoce. Malheureusement, la tuberculose lui fit suspendre ces études.

Envoyé en Colombie pour se reposer, il continua de rendre service comme infirmier, plutôt que de retourner dans le monde et y trouver un avenir brillant.

Revenu en Espagne, il fut à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

Au moment de quitter les malades, sur l’ordre des miliciens, il leur dit : Au-revoir au Ciel.

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Agustín Navarro Iniesta

1902-1936

 

Né le 28 mai 1902 à Zurgena (Almería), il fut baptisé deux jours après ; il était le fils du maître d’école.

Entré au séminaire d’Almería en 1916, il passa à ceux de Murcia et Orihuela avant de revenir à Almería en 1924.

Ordonné prêtre en 1926, il exerça son apostolat sacerdotal successivement à Carboneras puis Sorbas (1929) ; il fut alors incardiné dans le diocèse de Madrid (1932) et fut à Mangirón, puis Carabanchel Bajo, avec la charge de chapelain du collège Santa Cruz.

Le 13 juillet 1936, il eut le courage de présider une prière pour l’enterrement de José Calvo Sotelo au cimetière de Madrid. Cet acte public ne pouvait pas ne pas avoir une résonance politique et toute la famille de don Agustín vint se réfugier (avec lui) à Zurgena.

Une première fois, le Prêtre y fut arrêté, puis relâché quelques heures après. Les républicains revinrent à la charge un mois plus tard. Le 1.septembre, c’est lui-même qui leur ouvrit. Il salua sa mère avec ces mots : Au Ciel ! Merci à Dieu qui me donne la grâce de mourir pour Lui.

Il fut emmené avec quatre autres prêtres au Pozo de la Lagarta, où ils furent fusillés.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Agustín Navarro Iniesta sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Manuel Mateo Calvo

1902-1936

 

Manuel vit le jour le 5 octobre 1902 à Aliaga (Teruel, Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1915.

Après le noviciat de Hostalets, il reçut l’habit en 1918, avec le nom de Claudio José. Il fit ensuite le scholasticat à Bujedo.

Il exerça son activité d’abord à Cambrils, jusqu’en 1926.

Il fut alors envoyé à Bonanova, à Tarragona (1928), de nouveau à Bonanova (1931), puis à Tortosa (1935).

Il fut arrêté à Tortosa ainsi que deux autres Frères (Buenaventura Pío et Ángel Amado). Chaque soir, des miliciens appelaient des prisonniers pour les conduire au peloton. Un témoin affirma que les Frères furent des modèles de courage et de foi : ils organisèrent la prière, la méditation, les chants même, autant que faire se pouvait.

Ces trois Frères furent appelés au soir du 31 août ; en partant, ils chantaient le psaume 50 (Miserere) ; ils furent fusillés le 1er septembre dans la nuit, au lieu-dit Los Ametllers.

Frère Claudio José avait trente-trois ans.

Il fut béatifié en 2013, avec ses deux Compagnons.

 

 

Maximiano Fierro Pérez

1905-1936

 

Maximiano vit le jour le 21 août 1905 à Alfamén (Saragosse), Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au collège, des Frères des Ecoles Chrétiennes à Monreal del Campo en 1918, puis au noviciat mineur de Cambrils.

Après le noviciat de Fortianell, il reçut l’habit en 1921, avec le beau nom de Ángel Amado (Ange Aimé). Il fit ensuite le scholasticat à Cambrils.

Il exerça son activité d’abord à Condal, puis Manlleu (1926) et Bonanova (1930).

En 1931, il partit pour Cuba (Marianao et La Havane).

Revenu en Espagne en 1934, il fut envoyé à Tortosa.

Il fut arrêté à Tortosa ainsi que deux autres Frères (Buenaventura Pío et Claudio José). Chaque soir, des miliciens appelaient des prisonniers pour les conduire au peloton. Un témoin affirma que les Frères furent des modèles de courage et de foi : ils organisèrent la prière, la méditation, les chants même, autant que faire se pouvait.

Ces trois Frères furent appelés au soir du 31 août ; en partant, ils chantaient le psaume 50 (Miserere) ; ils furent fusillés le 1er septembre dans la nuit, au lieu-dit Los Ametllers.

Frère Ángel Amado fut béatifié en 2013, avec ses deux Compagnons.

 

 

Pío Ruiz de la Torre

1909-1936

 

Pío vit le jour le 9 juillet 1909 à Fresno de Rodilla (Burgos), Espagne) et fut baptisé le 11.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1922, sur les traces de son aîné (voir notice José Ruiz de la Torre).

Après le postulat, il reçut l’habit en 1926, avec le nom de Buenaventura Pío. Il fit ensuite le scholasticat à Cambrils.

Il exerça son activité d’abord à Manlleu en 1928 ; ses débuts dans l’enseignement ne furent pas faciles, mais il devint ensuite un excellent éducateur.

Il dut quitter cette maison à cause des lois de 1933, et vint à Condal, puis Tortosa (1935).

Il fut arrêté à Tortosa ainsi que deux autres Frères (Angel Amado et Claudio José). Chaque soir, des miliciens appelaient des prisonniers pour les conduire au peloton. Un témoin affirma que les Frères furent des modèles de courage et de foi : ils organisèrent la prière, la méditation, les chants même, autant que faire se pouvait.

Ces trois Frères furent appelés au soir du 31 août ; en partant, ils chantaient le psaume 50 (Miserere) ; ils furent fusillés le 1er septembre dans la nuit, au lieu-dit Los Ametllers.

Frère Buenaventura Pío fut béatifié en 2013, avec ses deux Compagnons.

 

 

Alfonso Sebastiá Viñals

1910-1936

 

Il naquit le 27 mai 1910 à Valencia, dans une bonne famille chrétienne, d’un humble père ouvrier.

Il entra en 1920 au Petit séminaire de Orihuela, puis au Grand séminairevint de Valencia ; il fut ordonné prêtre en 1933.

Nommé curé-archiprêtre de Castellón, il reçut des menaces s’il restait dans cette paroisse, mais il persévéra fidèlement, se donnant à fond à l’Action Catholique.

En 1935, on le nomma à Valencia comme professeur à l’Ecole de Formation Sociale, une matière où il était particuièrement préparé ; il y fut directeur spirituel. C’était une fondation de l’Association Catholique Nationale, qui convenait très bien au jeune prêtre, préoccupé par la question sociale, la situation des ouvriers.

Quand le palais archiépiscopal fut la proie des flammes en juillet 1936, le père de don Alfonso lui suggéra de se retirer chez un de ses frères à Ruzafa ; les autres frères d’Alfonso lui conseillaient aussi de partir de Valencia, car il avait un passeport en règle, mais le jeune prêtre préférait rester là où Dieu l’avait mis, fidèle pasteur au milieu de ses brebis menacées.

Il se savait condamné et affirma : Je vais mourir bientôt, j’en suis convaincu. Prie pour moi, pour que j’aie la force de pardonner jusqu’au bout.

Le 20 août, on vint l’arrêter pour le conduire au Gouvernement Civil, d’où on le mit à la prison San Miguel de los Reyes.

Le 1er septembre 1936, au moment où sa mère et sa sœur attendaient à la porte de la prison pour lui rendre une visite, elles le virent monter dans un camion en leur faisant adieu de la main.

Don Alfonso fut fusillé à Paterna.

Il a été béatifié en 2001.

 

 

Cándido Rivera Rivera

1912-1936

 

Cándido vit le jour à Villacreces (Palencia, Espagne) le 3 septembre 1912.

Il entra en 1925 au couvent des Frères Mineurs Conventuels de Granollers (Barcelone), et prit le nom de Pedro, en référence à saint Pedro d’Alcántara (voir au 18 octobre).

Il commença les études de philosophie à Barcelone, les poursuivit à Ósimo (Italie), et acheva la théologie à Rome, où il fit aussi la profession solennelle en 1933 et fut ordonné prêtre en 1935, la même année où il passa la licence en théologie.

On le décrivit comme exemplaire en tout et pour tout. Il savait aussi peindre avec un certain talent. Il était petit de taille, mais en imposait par sa piété et son sérieux.

Il fut alors nommé Gardien (supérieur) à Granollers, après le père Dionisio Vicente Ramos, devenu aveugle (voir au 31 juillet).

Le 19 juillet 1936 au soir, il se réfugia non loin du couvent ; le 20, il s’y rendit pour célébrer encore une fois la Messe, mais il dut s’enfuir et se cacher trois jours dans une autre famille, la peur au ventre, sachant bien que non seulement sa vie était en danger, mais aussi celle de ceux qui l’hébergeaient. De jour, il se cachait dans les vignes.

Il fut arrêté le 25 juillet, conduit à la prison de Granollers, où il retrouva des Confrères. Sa résolution était de mourir en criant Vive le Christ Roi !

Il se trouva qu’un des prisonniers était «ami» du chef du Comité, de sorte que tous les prêtres et les religieux obtinrent alors un sauf-conduit et sortirent de prison le 27 juillet.

Il alla se confesser au curé de la paroisse de Llinás, lui disant : Si j’ai la grâce d’être tué, je mourrai en criant ‘Vive le Christ Roi’.

Le père Pedro rejoignit la maison d’un ouvrier qui avait travaillé au couvent puis, vers le quinze août, rejoignit Barcelone, d’où il expédia une lettre au Grand Pénitencier de Saint-Pierre de Rome, annonçant le martyre de ses Confrères (Dionisio Vicente Ramos, Francisco Remón Játiva, Modesto Vegas Vegas) et, peut-être aussi, écrit-il, de quelques autres dont on n’a plus de nouvelles.

Le 22 août, il fut dénoncé et arrêté. Quand il entendit prononcer son nom, il se présenta lui-même : C’est moi, je suis à votre disposition. En partant, il remercia la personne qui l’avait hébergé, demandant pardon pour le dérangement ; cette personne était cousine d’un autre jeune postulant franciscain présent à ce moment-là, auquel un milicien dit : Jeune homme, c’est tes treize ans qui te dispensent de suivre le même sort que ton copain.

On n’a jamais pu savoir avec exactitude le mode et le jour du martyre du père Pedro. Le 24 août, on le donnait encore pour «certainement vivant». Les récits furent différents :

- les uns dirent qu’il fut conduit à Montcada, qu’il y fut jeté vivant dans un puits, ou fusillé et enterré au cimetière du même endroit ;

- d’autres, qu’on le tua à l’Arrabassada de Barcelone ;

- d’autres encore que son corps - déjà mort ou encore vivant - aurait été jeté en pâture à des cochons, que les anarchistes avaient installés dans le couvent Sant Elías, devenu leur fameuse tcheka.

Dans le diocèse de Barcelone, on le mentionne comme fusillé le 6 septembre 1936. Le Martyrologe Romain le mentionne au 1er septembre, à quelques jours de son vingt-quatrième anniversaire.

Le père Rivera a été béatifié en 2001.

 

 

Antonio Villanueva Igual

1913-1936

 

Antonio vit le jour le 23 janvier 1913 à Sarrión (Teruel).

Orphelin de père à quatre ans, il fut éduqué chrétiennement par sa grand-mère maternelle.

Entré une première fois à dix ans à l’école de l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempuzuelos, il dut revenir à la maison pour raison de santé ; guéri, il entra au noviciat de Ciempozuelos et professa avec le nom de Faustino.

Il fut à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Juan Ramón Morín Ramos

1913-1937

 

Juan Ramón vit le jour le 6 mars 1913 à Salvatierra de Tormes (Salamanque, Espagne), de Juan et Prudencia, de bons chrétiens, qui le firent baptiser le 14 mars.

La maman étant bientôt décédée, le papa se remaria. Dieu permit qu’il y eût une bonne symbiose entre les enfants de l’une et de l’autre union.

L’enfant entra à l’Ecole apostolique de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos, en 1926, puis reçut l’habit de l’Ordre en 1930 à Calafell et prit le nom de Matías.

Il fit le noviciat, émit la profession en 1931, et commença son activité à l’Ecole, où il montra d’excellentes dispositions pour l’enseignement, en même temps qu’une profonde dévotion mariale, qu’il diffusa par l’intermédiaire de la Congrégation de Marie.

C’est à Calafell qu’il vécut les douloureuses journées de 1936. Le 25 juillet, le sanatorium fut envahi par les miliciens, qui assassinèrent les membres de la communauté le 30 juillet. Notre Frère Matías fut un des quatre qui restèrent là pour s’occuper des enfants malades.

En mars 1937, dans cette même maison, mais sous le contrôle des miliciens, il renouvela sa profession pour un an, dans une ambiance catacombale.

Il fut alors enrôlé comme infirmier au titre du service militaire, à Tarragona. C’est de là qu’il fut envoyé au front de Guadarrama (Madrid).

Là, il subit un semblant de jugement et fut condamné à mort. Avant de mourir, il réaffirma sa condition de Religieux et mourut en criant encore Vive le Christ Roi !

Matías fut martyrisé un des derniers jours d’août ou des premiers de septembre 1937 à Guadarrama (Madrid). Il avait vingt-quatre ans.

Il fut béatifié en 2013.

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