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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 23:00

03 SEPTEMBRE

 

I.

Ste Phibi, diaconesse à Cenchrées (cf. Rm XVI, 1-2).

IV.

Ste Basilissa, jeune vierge de neuf ans; martyre à Nicomédie.

S Sandalius, martyr à Cordoue.

S Mansuetus, évêque à Toul.

?

S Marinus, tailleur de pierres, diacre et ermite, à l'origine de la ville de San Marino.

VI.

S Oengus Mac Nisse, évêque en Irlande.

S Auxanus, évêque à Milan, qui fit par erreur une consécration irrégulière et s'en repentit.

S Maurillon, évêque à Cahors, qui soignait sa goutte en s'appliquant un fer rouge sur les jambes et les pieds.

VII.

S Grégoire le Grand, pape (590-604) et Docteur de l'Eglise, mort le 12 mars, fêté en ce jour, anniversaire de son ordination.

S Remacle, moine à Luxeuil, abbé à Solignac, évêque à Tongres.

S Aigulphus, bénédictin à Fleury-sur-Loire, à l'origine du transfert des reliques de s. Benoît, et plus tard abbé à Lérins, victime d'une conspiration dans son monastère, cause de son martyre.

S Frogentius, bénédictin à Fleury-sur-Loire, martyr.

S Rieul, évêque à Reims, qui avait auparavant épousé la nièce de son prédécesseur, s. Nivard, et s'était réconcilié avec l'assassin de ses fils. 

S Vitaliano, évêque à Montesarchio.

VIII.

S Balanus, moine en Irlande (Iona, Techsaxon).

S Chrodegang, évêque à Séez ; voulant faire le pèlerinage à Rome, il confia le diocèse à son frère, qui le fit assassiner à son retour.

XIII.

B Guala, dominicain et évêque à Brescia.

XVII.

Bx Bartolomé Gutiérrez (mexicain), Francisco Terrero de Jésus (espagnol), Vicente Carvalho (portugais), augustins ; Gabriel Tarazona de Ste-Madeleine (franciscain espagnol), Antonius Ishida Kyūtaku (jésuite japonais), Hieronymus Iyo de la Croix (japonais), tous prêtres sauf Gabriel, torturés d'abord avec de l'eau sulfureuse, puis brûlés à petit feu l'année suivante à Nagasaki.

Bse Brigida de Jésus Morello, jeune veuve génoise, puis fondatrice des Ursulines de Marie-Immaculée à Piacenza, béatifiée en 1998.

XVIII.    

Bx Martyrs de septembre au séminaire Saint Firmin à Paris : soixante-et-onze prêtres et religieux ; un diacre et trois laïcs dans la prison La Force, tous béatifiés en 1926 ; ce sont : 

- Diocésains : André-Abel Alricy, Bertrand-Antoine de Caupenne, Charles Carnus, Charles-Victor Véret, Claude-Louis Marmontant de Savigny, Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc, Denis-Claude Duval, Etienne-Michel Gillet, François-Joseph Monnier, Georges-Jérôme Giroust, Gilbert-Jean Fautrel, Gilles-Louis-Symphorien Lanchon, Henri-Jean Milet, Jacques Dufour, Jacques-Léonor Rabé, Jacques-Louis Schmid, Jean Lemaître, Jean-Baptiste Bottex, Jean-Charles (Jean-Baptiste) Legrand, Jean-Jacques de la Lande, Jean-Joseph de Lavéze-Bellay, Jean-Michel Philippot (Phelippot), Jean-Pierre Le Laisant, Jean-Thomas Leroy, Joseph Falcoz, Joseph-Louis (Jean-Louis) Oviefre, Joseph-Marie Gros, Julien Le Laisant, Julien-François Hédouin, Louis-Jean-Matthieu Lanier, Marie-François Moufflé, Martin-François-Alexis Loublier, Michel Leber, Michel-André-Sylvestre Binard, Nicolas Bizé, Nicolas Gaudreau, Nicolas-Claude (Nicolas-Charles) Roussel, Philibert Fougère (Pierre-Philibert), Pierre Bonzé, Pierre Briquet (Brisquet), Pierre Brisse, Pierre Saint-James, Pierre-François Hénocq, Pierre-Jacques de Turménies, Pierre-Jean Garrigues, Pierre-Louis Joret, Pierre-Paul Balzac, Pierre-Robert-Michel Régnet, René-Joseph Urvoy, Yves-André Guillon de Keranrun, Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic ;

- Jésuites : Eloy Herque (du Roule), François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, Jean-Antoine Seconds, Jean-François-Marie Benoît (Vourlat), Michel-Marie-François de la Gardette, Nicolas-Marie Verron, Pierre-Michel (Pierre-Marie) Guérin du Rocher, René-Marie Andrieux, Robert-François (François-Robert) Guérin du Rocher ;

- Chanoines de Saint-Victor : Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet ;

- Chanoines de Sainte-Geneviève : Jean-François Bonnel de Pradel (Pradal), Claude Pons (Ponse) ;

- Vincentiens (de la Mission) : Jean-Charles Caron, Nicolas Colin, Louis-Joseph François, Jean-Henri Gruyer ;

- Eudistes : Pierre-Claude Pottier ;

- Doctrine Chrétienne : Claude Bochot, Eustache Félix ;

- Capucins : Jean-Pierre Duval ;

- Diacre : Pierre-Florent Leclercq ;

- Laïcs : Sébastien Desbrielles, Louis-François Rigot, Jean-Antoine-Joseph de Villette.

XIX.       

SS Pak K’ŭn-agi Maria, Kwŏn-hŭi Barbara, Pak Hu-jae Ioannes, Yi Chŏng-hŭi Barbara, Yi Yŏn-hŭi Maria, Kim Hyo-Ch’u Agnes, laïques coréens torturés et décapités, canonisés en 1984, fêtés le 20 septembre. 

Bse Maria Velotti (Maria Luigia du Très-Saint-Sacrement, fondatrice italienne des Franciscaines Adoratrices de la Sainte-Croix, stigmatisée, béatifiée en 2020.

XX.    

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : près de Lleida, Pius Salvans Corominas (*1878) ;

Fr.Maristes : près de Lleida, Joan Pastor Marco (Fabià), Baldomer Baró Riera (Aquilli), Lorenzo Gutiérrez Rojo (Félix Lorenzo) et Hilario de Santiago Paredes (Ligorio Pedro) (*1876, 1903, 1906, 1912) ;

Filles de la Sagesse : près de Madrid, Conceptión Pérez Giral, Dolores Úrsula Caro Martín, Andrea Calle González (*1887, 1893, 1904) ;

  - béatifié en 2020 :

Dominicains : près d’Almería, le prêtre Juan Aguilar Donis (*1886).

Bses Denise Leclerq et Jeanne Littlejohn (*1930, 1933), religieuses assomptionnistes, martyres en Algérie (1995), béatifiées en 2018.


 .

 

 

Phibi de Cenchrées

1er siècle

 

On écrit en général Phoebe, mais les Grecs prononcent Phibi.

Dans l’épître aux Romains, s.Paul écrit :

Je vous recommande Phibi, notre sœur, qui est diaconesse de l’Eglise de Cenchrées, afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide à plusieurs et à moi-même (Ro 16:1-2).

Cenchrées (auj. Kekhries) était un des ports de Corinthe (Grèce). On se souviendra que s.Paul passa à Cenchrées où, ayant fait un vœu, il se fit raser la tête totalement (cf. Ac 18:18).

Phibi était donc diaconesse, c’est-à-dire assistante, comme le diacre assiste l’évêque, mais avec cette différence que le diaconat, premier échelon du sacerdoce, se confère dans le sacrement de l’Ordre, tandis que les diaconesses étaient en quelque sorte des religieuses, rendant mille services à la communauté, comme le font les infirmières, les sacristines, les catéchistes etc.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Phibi de Cenchrées au 3 septembre.

 

 

Basilissa de Nicomédie

4e siècle

 

D’après les manuscrits grecs, cette petite fille de neuf ans subit un long martyre.

Ni les fouets, ni le feu, ni les bêtes n’eurent raison de sa foi constante ; au contraire, elle convertit le préfet Alexandre à la foi du Christ. On la traîna hors de la ville, où elle mourut en priant.

C’était à Nicomédie (Bithynie, act. Izmit, Turquie NW), vers 305.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Basilissa de Nicomédie au 3 septembre.

 

 

Sandalius de Cordoue

4e siècle

 

Sandalius aurait été martyrisé au début du quatrième siècle, à Cordoue (Espagne S), vers 305.

Certains, moins convainquants, opineraient pour le neuvième siècle, durant la persécution musulmane.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Sandalius de Cordoue au 3 septembre.

 

 

Marinus de Rimini

4e siècle

 

Marinus aurait été originaire de l’île dalmate d’Arborea.

Tailleur de pierres, il vint à Rimini (Italie NE) exercer le métier de maçon.

Sentant arriver la persécution, il se réfugia sur le mont Titano, bientôt suivi par tout un groupe de Chrétiens, qui formèrent ainsi la première communauté, événement officiellement daté du 3 septembre 301.

Lors de l’édit de Constantin (313), Marinus fut ordonné diacre par l’évêque de Rimini.

Marinus serait mort en 366, date retenue pour la fondation historique de la ville de Saint-Marin.

On se demande pourquoi Marinus resta diacre si longtemps, sans être ordonné prêtre. La réponse est peut-être dans sa profonde humilité. Devenu prêtre (ou évêque), il n’aurait plus eu le temps de vaquer à son travail de la pierre.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Marinus de Rimini au 3 septembre.

 

 

Mansuetus de Toul

4e siècle

 

Mansuetus (communément appelé Mansuy), aurait été originaire de Grande-Bretagne.

De retour de Rome, il s’arrêta (ou on l’arrêta) à Toul pour y être le premier évêque.

Son épiscopat aurait duré de 338 à 375, soit trente-sept ans.

On l’invoque particulièrement pour la guérison des lépreux.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Mansuetus de Toul au 3 septembre.

 

 

Oengus Mac Nisse

† 514

 

Oengus Mac Nisse (en latin : Macanisius), irlandais, passe pour avoir été baptisé par s.Patrice (v. 17 mars), avant de devenir un disciple de s. Olcán (v. 20 février ?).

On croit savoir qu’Oengus Mac Nisse vivait déjà en ermite à Kells, avant d’y fonder un monastère.

Il serait le fondateur et premier évêque-abbé de Connor (act. Antrim).

Saint Oengus Mac Nisse est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Auxanus de Milan

† 566

 

Auxanus (Ausano en italien), aurait été le trentième évêque de Milan, de 556 à 566, si du moins les listes épiscopales sont exactes.

Il y a un problème concernant Auxanus : une lettre du pape Pélage concernant l’évêque de Milan, le traite de schismaticus. Auxanus n’était certainement pas un ennemi de la doctrine ; les historiens ont essayé de comprendre la situation et ont avancé qu’Auxanus avait peut-être ordonné, et par erreur, Paulinus d’Aquilée qui, lui, n’était pas dans l’orthodoxie, ce qui pouvait justifier le jugement du pape. S’étant rendu compte de son erreur, Auxanus s’en repentit ; mais Pélage mourut en 561 et n’eut peut-être pas le temps de revenir sur son jugement.

Le repentir d’Auxanus doit susciter notre admiration ; il justifie pleinement la mémoire dont on a entouré l’évêque après sa mort et le culte qu’on lui a rendu.

Saint Auxanus de Milan est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rimagilus de Stavelot

600-669

 

Rimagilus, en français Remacle, était d’une famille d’Aquitaine, où il naquit vers 600.

Il entra au monastère de Luxeuil, où l’on observait la Règle de s.Colomban (v. 23 novembre).

En 632, il reçut de s.Eloi (v. 1er décembre) la mission de fonder une abbaye à Solignac, où l’on vivrait sous les deux Règles de s.Colomban et s. Benoît. Remacle y fut abbé pendant plus de dix ans.

En 645, il fondait encore à Cugnon, dans la forêt d’Ardenne.

Après 650, Remacle fut autorisé à fonder un double monastère à Stavelot-Malmédy. Cette fondation aurait joui d’une totale immunité. L’immense terrain concédé représentait un cercle de trente kilomètres de diamètre, avec d’autres possessions en basse Loire, des moulins, etc. 

De 652 à 662, on confia aussi à l’Abbé l’administration du diocèse de Tongres, sur le territoire duquel se trouvaient Stavelot et Malmédy. Remacle fut donc le vingt-sixième évêque de Tongres.

Remacle mourut le 3 septembre, vers 669.

Stavelot dépendit plus tard de Liège, Malmedy de Cologne.

Saint Rimagilus de Stavelot est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

Les deux abbayes de Stavelot-Malmedy furent pillées et supprimées en 1796. On en visite actuellement les ruines et quelques bâtiments.

 

 

Aigulphus de Lérins

630-675

 

S’il a vraiment existé (!) Aigulphus serait né à Blois vers 630, de parents pauvres et pieux qui, l’ayant enfin obtenu grâce à leurs prières ferventes, le consacrèrent à Dieu.

Adolescent, Aigulphus se mit sous la direction de l’abbé de Fleury-sur-Loire, à moins qu’il se soit d’abord adressé à Leobodus, abbé à Orléans, qui l’envoya ensuite à Fleury.

Il fut chargé d’aller récupérer les reliques de s.Benoît (v. 21 mars) au Mont-Cassin, après l’incursion destructrice des Lombards. S’étant bien acquitté de sa mission, il devint célèbre (ainsi que l’abbaye de Fleury-sur-Loire) et fut appelé à gouverner le monastère de Lérins (670).

Ce monastère venait à son tour d’être dévasté par les Sarrasins et le nouvel Abbé voulait tout mettre en œuvre pour le relever. Deux moines cependant, devenus suppôts du diable, entravèrent les travaux autant qu’ils le purent et même obtinrent du gouverneur Mummolus une troupe qui vint enlever Aigulphus et tous les moines restés fidèles à lui.

Les captifs eurent les yeux crevés et la langue coupée, et furent abandonnés sur un îlot proche de la Corse.

Ensemble ils répétaient à leur façon le psaume 94 : Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera ta louange. Aigulphus les exhortait patiemment à accepter ces souffrances comme la clé qui leur ouvrirait les portes du Ciel.

Leur gardien, touché par l’attitude de ces pieux soldats du Christ, offrit la liberté à Aigulphus, qui la refusa.

Au contraire, Aigulphus reçut un surplus de tortures et fut décapité.

Toute cette histoire qui semble très véridique, est contestée à la base par les historiens dits spécialistes, qui ne retiennent pour historiques que l’abbatiat d’Aigulphe à Lérins et l’incursion des Sarrasins, vers 675.

Saint Aigulphus de Lérins est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vitaliano de Montesarchio

† 699

 

Vitaliano aurait été évêque de Montesarchio, une localité située entre Capoue et Benevento (Italie), dont le nom latin (Caudium) nous rappelle immédiatement l’épisode des Fourches Caudines (321 av. JC).

Mais Capoue revendique aussi Vitaliano comme son vingt-cinquième évêque, de 693 à 718. Rien n’empêche que Vitaliano ait pu être nommé successivement aux deux diocèses, ou qu’il les ait cumulés pendant un temps. Les dates restent imprécises et permettent ces suppositions.

Une «tradition» existe selon laquelle, après avoir été acclamé par le peuple de Capoue, Vitaliano fut accusé de vie dissolue et promené en place publique vêtu d’habits de femme. Malgré sa parfaite innocence, l’évêque fut capturé, lié dans un sac de cuir et jeté au fleuve Garigliano ; porté miraculeusement à Ostie, Vitaliano fut alors rappelé par ses diocésains, mais il préféra se retirer.

Capoue fut bientôt frappée de sécheresse, de famine et de peste.

Vitaliano aurait fondé un  ermitage sur le Monte Partenio et y serait mort en 699 (ou même 718, cf. supra)).

Saint Vitaliano de Montesarchio est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Chrodegang de Séez

† 770

 

Chrodegang (ou Godegrand) était de famille noble, peut-être d’Exmes. Il avait une sœur, Opportune (v. 22 avril).

Les vertus de Chrodegang le désignèrent pour devenir le dix-septième évêque de Séez, entre s.Loyer et s.Gérard. On ne sait quand Loyer termina ses jours, ni précisément quand Gérard commença son épiscopat : vers 765-770.

Chrodegang voulut mettre son épiscopat sous la protection de s.Pierre, et entreprit le pèlerinage à Rome. Mais pour ne pas laisser son diocèse sans direction, il le confia à son frère, Chrodebert.

Ce dernier, loin de correspondre à l’idéal de son frère, profita de l’absence de Chrodegang pour s’approprier des biens ecclésiastiques et alla jusqu’à se faire élire évêque à la place de Chrodegang. Il est vrai que le pèlerinage de Chrodegang dura quelque sept années, et ce fut certainement une erreur de la part de Chrodegang d’être absent de son diocèse si longtemps.

Dieu permet parfois des situations «irrégulières» pour aboutir à des circonstances qui retournent à Sa gloire. Ainsi, lorsque Chrodegang fut de retour, il s’arrêta d’abord auprès de sa sœur Opportune, qui était abbesse de Montreuil, puis rendit visite à sa tante Lanthilde, l’abbesse d’Almenèches. De passage à Nonant, Chrodebert l’aperçut et, sans phrase, le fit assassiner.

C’est ce martyre qui rendit célèbre Chrodegang, plus que toute sa vie, qu’on ne connaît finalement pas.

Il paraît que les buveurs ont repris la deuxième forme du prénom de Chrodegang, Godegrand, qui devint pour eux Godet grand, pour en faire leur saint Patron.

Saint Chrodegang de Séez est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

Guala de Roniis de Brescia

1180-1244

 

Guala (Wala) naquit à Bergame (Italie N) vers 1180.

Vers 1218, déjà prêtre, il entra chez les Dominicains et fut nommé prieur à Brescia, déjà remarqué pour la sainteté de sa vie.

En 1219, assistant saint Domingo (v. 6 août) avec Rodolfo de Faenza et Reginald d’Orléans, il reçut les vœux de Diana d’Andaló (v. 10 juin) à Bologne. Les années suivantes, ce fut lui qui intervint personnellement auprès du pape pour obtenir le déplacement de quelques Religieuses dominicaines romaines à Bologne, en vue de l’établissement d’un monastère à Bologne (1223).

En 1221, au nom du Fondateur, il reçut de l’évêque de Brescia l’église de s.Faustino en faveur des Dominicains et, en 1223, il participait avec l’évêque à la solennelle procession des reliques des ss.Faustino et Jovite, après le terrible tremblement de terre de Noël 1222.

Quand mourut saint Domingo, le fondateur des Dominicains (1221), Guala eut la vision de l’entrée de Domingo dans la gloire du Ciel : sans savoir que Domingo était mort, il accourut à Bologne pour raconter aux Frères sa vision, et c’est alors qu’on lui annonça la mort de Domingo.

En 1226, une première mission lui fut confiée auprès des villes lombardes et de l’empereur Frédéric II, qui échoua. D’autres tractations continuèrent entre Trévise et Padoue, entre Bologne et Modène. Il est établi que c’est grâce à lui que fut signée la Paix de San Germano en 1230, qui assura une certaine tranquillité en Europe pendant huit ans ; un accord intervint enfin entre l’empereur et le Pape.

En 1230, il fut nommé évêque pour le siège de Brescia. Il est contestable que Guala ait commencé son épiscopat par le décret de la peine de mort pour les hérétiques ; il semble que l’empereur lui-même l’ait précédé dès 1224, et que Guala n’ait pas protesté, uniquement pour ne pas provoquer l’empereur contre la ville et le diocèse. Guala au contraire s’interposa constamment pour rétablir la paix entre les factions.

En 1232 et 1233, il fut chargé de mission auprès de l’empereur à Ravenne et auprès de l’évêque de Parme ; il assista à la canonisation de saint Domingo à Bologne.

Dans son diocèse, Guala lutta énergiquement contre le clergé simoniaque, mais aussi contre les potentats locaux qui voulaient s’emparer des biens de l’Eglise.

La situation politique et sociale de cette ville, comme dans toute la Lombardie, était continuellement sujette aux revendications de la population, tantôt montée contre l’empereur, tantôt dressée contre la papauté. Guala intervint en faveur de la paix, mais cherchant à soutenir l’Eglise et le Pape, ou l’Empereur (quand il n’était pas excommunié) pour en obtenir les faveurs, ou la Ligue lombarde, quand c’était possible.

En août 1238, Brescia résista énergiquement contre Frédéric II, qui dut se retirer après deux mois de siège. Mais en 1239, Guala fut exilé à la suite d’un mouvement populaire dans lequel convinrent la commune, le clergé, et même le légat pontifical ; Guala se retira près le monastère d’Astino et on lui nomma un remplaçant, qui ne fut jamais reconnu par Rome. La situation était compliquée, impliquant aussi le conseil des Dominicains ; il y eut plusieurs procès et appels. Guala dut aller trouver personnellement le pape à Rome pour lui expliquer la vraie situation. Finalement, en 1240, Grégoire IX nomma Guala inquisiteur de la Foi et lui confia une nouvelle mission auprès de l’empereur ; enfin, en 1243, Innocent IV rétablit Guala sur son siège et l’évêque fut accueilli triomphalement par les diocésains.

Revenu au monastère d’Astino pour une visite, Guala y mourut le 3 (ou le 5) septembre 1244.

Son culte fut confirmé en 1868.

Hieronymus Iyo

?-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Hieronymus Iyo naquit  à Nagasaki (Japon).

C’était un prêtre diocésain, membre du Tiers-Ordre franciscain et, dans cette dernière affectation, portait le nom de Hieronymus de la Croix.

Il porta sa croix jusqu’au bout et fut condamné avec Bartolomé Gutiérrez Rodríguez et ses Compagnons.

Le 2 septembre, le gouverneur Unémé envoya les deux prêtres japonais, Antonius Ishida et Hieronymus Iyo, avec le frère Gabriel Tarazona, chez des renégats, qui essayèrent sans succès de les faire apostasier.

Hieronymus consomma donc son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Gabriel Tarazona Rodríguez

1567-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Gabriel était né en octobre 1567 à Fonseca (Tolède, Espagne), de Pedro et Isabel, qui le firent baptiser le 22 octobre suivant ; il reçut la Confirmation en 1571.

Après avoir étudié et exercé la médecine, il entra comme Convers chez les Frères Mineurs Alcantarins vers l’âge de trente ans, prenant le nom de Gabriel de Sainte-Madeleine.

Ce fut une âme mystique. Il fut favorisé de dons extraordinaires.

On l’envoya en 1601 aux Philippines, et de là en 1606 au Japon, où des guérisons miraculeuses qu’il opéra dans les hôpitaux d’Osaka lui acquirent une certaine popularité. 

Une persécution éclata en 1613, mais les persécuteurs le laissaient circuler librement et même le relâchaient s’il venait à être arrêté dans une rafle de chrétiens.

Frère Gabriel était connu pour ses miracles, pour ses extases ; il lui arriva de devenir invisible à ses gardiens de prison, et de se trouver au même moment chez le gouverneur…

Ce gouverneur Unémé, cependant, qui voulait empêcher à tout prix le Christianisme de se répandre, garda chez lui le Frère, et se fit soigner par lui. Et voilà que sa nièce, guérie par la prière du Frère, se convertit : fureur du gouverneur, qui ordonna de conduire le Frère à Ōmura, où se trouvaient déjà le père Bartolomé Gutiérrez et ses Compagnons.

La suite des événements a été relatée dans la notice du père Bartolomé. Ajoutons que, lors du supplice de l’eau sulfureuse, le frère Gabriel, qui était déjà malade, n’y fut soumis «que» deux fois.

Le 1er septembre, il fut comme les autres condamné à mort.

Le 2 septembre, le gouverneur Unémé envoya les deux prêtres japonais, Antonius Ishida et Hieronymus Iyo, avec le frère Gabriel, chez des renégats qui essayèrent sans succès de les faire apostasier.

Gabriel consomma donc son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Antonius Ishida Kyūtaku

1570-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Antonius naquit en 1570 à Shimabara (Nagasaki, Japon).

Après ses études, il entra en 1589 chez les Jésuites et fut ordonné prêtre.

Convoqué par le Provincial des Jésuites à Nagasaki, il s’y rendit mais, soit qu’il ne fût pas assez prudent, soit qu’il n’eût pas le temps de l’être, il fut arrêté dès le 15 novembre 1629 sur ordre du gouverneur de Nagasaki, un certain Unémé.

Ce dernier lui montra des ornements sacerdotaux et l’invita à s’en revêtir. Le Père obéit et prêcha éloquemment la foi chrétienne. Unémé fut très intéressé, mais à la fin rappela les ordres de l’empereur et fit brûler tous les ornements, dont les cendres furent jetées à la mer. Une entrevue avec des bonzes, le lendemain, montra la supériorité du Jésuite, mais ne modifia pas la conduite du gouverneur. Unémé donna ordre de transférer le père Antonius à Ōmura, le 12 décembre 1629. Il y resta jusqu’en novembre 1631. Mais ce n’était pas encore l’heure du martyre.

(Pour la suite des détails de ce martyre, qu’on veuille bien lire la notice de Bartolomé Gutiérrez Espinosa).

En décembre 1631, le père Francisco souffrit six fois le supplice de l’eau sulfureuse.

La sentence de mort lui fut annoncée le 1er septembre 1632, comme on l’a vu pour Bartolomé Gutiérrez. Le 2 septembre, le gouverneur Unémé envoya encore Antonius et un autre prêtre (Hieronymus Iyo) chez des renégats, qui essayèrent, mais vainement, de les faire apostasier.

Antonius consomma son martyre, avec Hieronymus et les autres Compagnons, le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Bartolomé Gutiérrez Espinosa

1580-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Bartolomé naquit le 24 août 1580 à Mexico, de Alonso et Ana Rodríguez de Espinosa, et fut baptisé le 4 septembre suivant.

Après avoir étudié chez les Jésuites, sa vocation le conduisit chez les Augustins, où il fit la profession en 1597.

On l’envoya ensuite approfondir sa formation ès Arts et théologique à Yuririapúndaro, puis il fut ordonné prêtre et commença son apostolat à Puebla de los Ángeles.

En 1606, il partit sur le Espíritu Santo à destination des Philippines, où il fut d’abord confesseur pour les Espagnols, puis aurait été maître des novices à Manille.

En 1612, il fit un premier voyage au Japon, nommé supérieur pour un couvent, mais il fut vite contraint de repartir à Manille, où il s’occupa de la sacristie et fut maître des novices, parmi lesquels deux Japonais.

Il repassa clandestinement au Japon en 1617, avec Pedro de Zúñiga (voir au 19 août). 

Le père Bartolomé était déjà un homme d’apparence squelettique. Son calvaire allait commencer. 

Arrêté à Kikizzou le 10 novembre 1629, il fut conduit à Nagasaki. 

Au nord de Nagasaki, se trouve le mont Ungen, où jaillissent des eaux sulfureuses horriblement corrosives. L’eau pénétrée de soufre rejaillit à près d’un mètre ; ce liquide a le don de détruire les chairs en un instant. C’est en cela que consista le supplice du père Bartolomé et de ses Compagnons, qui étaient Vicente Simões de Carvalho, Francisco Terrero de Ortega Pérez, Antonius Ishida Kyūtaku, Hieronymus Iyo, Gabriel Tarazona Rodríguez, ainsi que Beatriz da Costa et Maria da Silva.

Le 3 décembre 1631, on les emmena au pied du mont Ungen. Le 5 décembre, on les attacha à une pierre et on leur versa sur la peau cette eau terrible, mais lentement, pour ne pas provoquer une mort subite. Le père fut soumis deux fois à ce supplice. Puis on prétendit les faire marcher sur le Crucifix, mais ils restèrent inébranlables. Le 5 janvier, on les ramena à Nagasaki, couverts de plaies et d’ulcères, mais fortifiés dans leur foi.

On attendit plusieurs mois la décision de l’empereur, ce qui permit aux prisonniers de faire parvenir des billets aux missionnaires cachés dans la ville.

Le 1er septembre, les Religieux furent condamnés à mort, les deux femmes exilées.

Le 3 septembre, on chargea les Religieux dans des litières bien fermées pour ne pas exciter la population. On les conduisit aux environs de Nagasaki, à Nishizaka, où on les attacha par un doigt seulement à des poteaux, pour leur permettre, éventuellement, de fuir aisément si la douleur venait à bout de leur courage. De plus, le bûcher avait été arrosé d’eau salée pour diminuer la force du feu et prolonger le supplice.

Quand les corps furent entièrement consumés, on jeta à la mer leurs cendres.

Bartolomoé Gutiérrez fut béatifié avec ses Compagnons en 1867.

 

 

Vicente Simões de Carvalho

1590-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Vicente naquit en 1590 à Albufeira (Portugal), de António et Catarina Pereira.

Après ses excellentes études, ses parents l’envoyèrent à Lisbonne, où il entra chez les Ermites Augustins et il fut ordonné prêtre en 1617.

Il fut envoyé aux missions d’Extrême Orient, et il put pénétrer au Japon en 1623, déguisé en jongleur ou en marchand des quatre-saisons, pour pouvoir s’introduire dans les maisons et parler du Christ aux païens, ou relever le courage des Chrétiens persécutés.

Il fut pris le 25 novembre 1629 et conduit le 12 décembre suivant à Ōmura, où il resta jusqu’en novembre 1631. Mais ce n’était pas encore l’heure du martyre.

(Pour la suite des détails de ce martyre, qu’on veuille bien lire la notice de Bartolomé Gutiérrez Espinosa).

Le père Vicente souffrit quatre fois le supplice de l’eau sulfureuse.

Il consomma son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Francisco Terrero de Ortega Pérez

1590-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Francisco naquit en mai 1590 à Villamediana (Palencia, Espagne).

Après ses études, il entra en 1614 chez les Ermites Augustins de Valladolid. Il prit le nom de Francisco de Jésus et il fut ordonné prêtre.

Il fut envoyé aux missions d’Extrême Orient, et arriva à Manille en 1620. Il put pénétrer au Japon en 1623 avec le père Vicente Simões de Carvalho : il s’était teint le visage en noir et vendait des châtaignes, moyennant quoi il pouvait accoster les gens et leur parler du Christ.

Il fut pris le 18 novembre 1629 dans les montagnes d’Yukinura et conduit à Ōmura, où il resta jusqu’en novembre 1631. Mais ce n’était pas encore l’heure du martyre.

(Pour la suite des détails de ce martyre, qu’on veuille bien lire la notice de Bartolomé Gutiérrez Espinosa).

En décembre 1631, le père Francisco souffrit six fois le supplice de l’eau sulfureuse. C’est par une de ses lettres qu’on connaît le détail de ces eaux horribles. En outre, il fut attaché, en équilibre sur une pierre ronde, pendant toute une nuit glaciale.

Il consomma son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Brigida Morello

1610-1679

 

Brigida Morello vit le jour le 17 juin 1610 à San Michele di Pagana (Rapallo, Gênes, Ligurie, Italie nord-ouest), sixième des onze enfants du gouverneur de Rapallo, Nicoló, et de Lavinia Borzese.

Sa mère étant malade, elle dut s’occuper, à douze ans, de ses dix frères et sœurs. 

Quand elle parla à son père de sa vocation religieuse, ce dernier lui confia qu’il n’avait pas de dot suffisante à lui fournir pour la placer dans le meilleur couvent de Gênes. Brigida en tomba gravement malade, mais, dit-on, une vision de la Sainte Vierge avec l’Enfant Jésus dans les bras, lui apporta la guérison.

Désireuse pourtant d’entrer en religion, elle pria Dieu de l’éclairer sur la sainteté dans le mariage et, en 1633, épousa Matteo Zancano avec lequel elle s’établit à Parme, où Matteo possédait des mines de sel.

En 1636, devant les troupes espagnoles envahissantes, le couple dut quitter la demeure, et revint s’installer à Crémone après les combats. C’est alors que Matteo mourut de tuberculose, en 1637, cet époux qu’elle aimait plus que tout au monde et qui la laissait veuve et sans enfants.

Brigida fit alors le vœu de chasteté et s’occupa des pauvres, des malades, des activités paroissiales. En 1640, elle se déplaça à Plaisance et tenta d’être admise chez les Capucines, mais son état de veuve ne le permettait pas. Elle pratiqua alors de sévères mortifications, couchant sur la dure, marchant pieds-nus en hiver. 

La volonté de la Providence se manifesta par l’intermédiaire de la duchesse de Parme, Margherita de’ Medici, qui désirait ouvrir à Plaisance une maison pour l’éducation de la jeunesse féminine. Brigida répondit à cet appel. On dit qu’elle aurait alors vu en vision Notre-Seigneur qui lui proposait d’être la fondatrice de cette famille religieuse. 

Brigida réunit autour d’elle quelques jeunes dames, elle-même prenant le nom de Brigida de Jésus et fonda ainsi en 1649 la Maison de Sainte-Ursule à Plaisance, dont les Religieuses s’appelèrent par la suite les Ursulines de Marie-Immaculée. Elles devaient s’occuper de l’éducation chrétienne des jeunes, dans un esprit missionnaire et œcuménique. 

Brigida, la Fondatrice, refusa d’être supérieure et se contenta d’être l’économe ; elle se soumit humblement à sa Supérieure, faisant part à la communauté des inspirations célestes qu’elle recevait ; des personalités vinrent la consulter ; elle fut à son tour élue supérieure en 1665, et réélue jusqu’à sa mort. Elle alla aussi soigner les pauvres et les malades, qu'elle visitait à domicile ou à l’hôpital.

On a signalé des grâces particulières dont Dieu la favorisa, des dons mystiques comme des extases ou des miracles.

Pendant vingt-quatre ans elle fut elle-même affligée de différentes maladies. En 1659, elle aurait été guérie d’une tumeur maligne mortelle en se frottant le mal avec de l’huile de la lampe qui brûlait devant la statue de saint François-Xavier, envers lequel elle nourrissait une grande dévotion ; elle obtint plus tard que ce Saint fût reconnu comme co-protecteur céleste de Plaisance. Elle vénérait aussi particulièrement saint Nicolas (voir au 6 décembre) et saint Nicola de Tolentino (voir au 10 septembre), les patrons de son père. 

Brigida de Jésus mourut le 3 septembre 1679, à Plaisance.

Sa tombe disparut à Plaisance ; on conservait d’elles quelques précieux écrits, mais on ne reprit sa cause de béatification qu’au 20e siècle. Elle fut béatifiée en 1998.

Voici quelques extraits de l’homélie de Jean-Paul II lors de la messe de béatification :

"A une époque où les idéaux de la féminité étaient peu considérés, la bienheureuse Morello a mis en lumière, sans bruit, la valeur de la femme dans la famille et dans la société. Amoureuse de Dieu, elle fut pour cela disponible pour ouvrir son cœur et ses bras à ses frères et sœurs dans le besoin. Enrichie de dons mystiques, mais éprouvée, en même temps, par de longues et pénibles souffrances, elle ne cessa pas d'être pour ses contemporains une authentique maîtresse de vie spirituelle et l'exemple significatif d'une synthèse admirable entre vie consacrée et engagement social et éducatif. Dans ses écrits transparaît une invitation constante à la confiance en Dieu. Elle aimait à répéter: Confiance, confiance, le cœur grand ! Dieu est pour nous un Père et jamais il ne nous abandonnera !

Martyrs du 3 Septembre

1792

 

Faisant suite à ce qui a été dit la veille de ce jour, nous allons aujourd’hui considérer les victimes qui versèrent leur sang pour la Foi au séminaire Saint-Firmin et à la prison La Force, toujours à Paris.

On s’est demandé pourquoi les assassins, qui étaient pourtant nombreux, n’exécutèrent pas le même jour toutes leurs victimes. On a pensé que c’étaient les mêmes équipes qui passaient d’un lieu à l’autre, ce qui expliquerait le décalage.

Au séminaire Saint-Firmin, donc, les équipes d’assassins n’arrivèrent que le matin du 3 septembre. La veille, à vingt heures, le procureur du séminaire fut prévenu par des jeunes gens, qui le supplièrent de mettre ses jours en sûreté. Après des hésitations, il les suivit et traversa sans encombre le corps de garde. D’autres se sauvèrent également ou restèrent cachés dans un grenier, deux jours durant. Le 3, à cinq heures et demie du matin, les massacreurs pénétrèrent dans la maison, la visitèrent, mirent sous la sauvegarde de la loi cinq prêtres de la communauté de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Les autres, y compris le vénérable supérieur du séminaire, M.François, lazariste, furent précipités par les fenêtres ou assommés.

A la prison de La Force, on avait commencé, le 2 septembre, vers seize heures, l’appel des prisonniers, sous prétexte de les inscrire pour les envoyer combattre à la frontière. Cet appel dura jusqu’au soir, et on dit que les prisonniers qui ne rentraient plus avaient été transférés dans une autre maison d’arrêt.

Le massacre commença vers minuit. La plus célèbre victime fut la princesse de Lamballe. Les condamnations se faisaient au cri de : A l’Abbaye ! Le prisonnier que les juges n’avaient pas condamné était d’abord saisi par quatre brigands ; celui qui présidait aux massacres le conduisait, criant et lui ordonnant de crier comme lui : Vive la nation ! Ils arrivaient ainsi jusqu’au guichet de la prison. Là étaient les bourreaux. Au nombre d’environ soixante, ils formaient une haie prolongée jusqu’à l’extrémité de la rue, fermée par un trophée de cadavres, entassés les uns sur les autres. Le prisonnier était relâché au cri de : Grâce au bon citoyen ! D’un prêtre, on exigeait le serment de Liberté-Égalité, que prononçait d’abord un Marseillais, la main étendue sur les cadavres.  Si le prisonnier répétait le serment, les derniers bourreaux lui ouvraient le passage et il était libre.

Il y eut encore des victimes au Châtelet, à la Conciergerie et à Bicêtre, mais l’Église n’a pour l’instant retenu que les prêtres et religieux, ainsi que trois laïcs.

Les victimes du séminaire Saint-Firmin et de la prison La Force, que l’Église a béatifiées en 1926, sont au nombre de soixante-quinze. Ils se trouvent ci-après dans l’ordre alphabétique de leurs prénoms et, plus bas, dans l’ordre chronologique de leur naissance.

On a indiqué le poste qu’ils avaient au moment de leur mort. Quand ce n’est pas autrement spécifié, ce poste est à Paris.

 

André-Abel Alricy, 

Bertrand-Antoine de Caupenne, 

Charles Carnus, Charles-Victor Véret, Claude Bochot, Claude Pons (Ponse), Claude-Louis Marmontant de Savigny, Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc, 

Denis-Claude Duval, 

Eloy Herque (du Roule), Etienne-Michel Gillet, Eustache Félix, 

François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, François-Joseph Monnier, 

Georges-Jérôme Giroust, Gilbert-Jean Fautrel, Gilles-Louis-Symphorien Lanchon, 

Henri-Jean Milet, 

Jacques Dufour, Jacques-Léonor Rabé, Jacques-Louis Schmid, Jean Lemaître, Jean-Antoine Seconds, Jean-Antoine-Joseph de Villette, Jean-Baptiste Bottex, Jean-Charles Caron, Jean-Charles (Jean-Baptiste) Legrand, Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet, Jean-François Bonnel de Pradel (Pradal), Jean-François-Marie Benoît (Vourlat), Jean-Henri Gruyer, Jean-Jacques de la Lande, Jean-Joseph de Lavéze-Bellay, Jean-Michel Philippot (Phelippot), Jean-Pierre Duval, Jean-Pierre Le Laisant, Jean-Thomas Leroy, Joseph Falcoz, Joseph-Louis (Jean-Louis) Oviefre, Joseph-Marie Gros, Julien Le Laisant, Julien-François Hédouin, 

Louis-François Rigot, Louis-Jean-Matthieu Lanier, Louis-Joseph François, 

Marie-François Moufflé, Martin-François-Alexis Loublier, Michel Leber, Michel-André-Sylvestre Binard, Michel-Marie-François de la Gardette, 

Nicolas Bizé, Nicolas Colin, Nicolas Gaudreau, Nicolas-Claude (Nicolas-Charles) Roussel, Nicolas-Marie Verron, 

Philibert Fougère (Pierre-Philibert), Pierre Bonzé, Pierre Briquet (Brisquet), Pierre Brisse, Pierre Saint-James, Pierre-Claude Pottier, Pierre-Florent Leclercq, Pierre-François Hénocq, Pierre-Jacques de Turménies, Pierre-Jean Garrigues, Pierre-Louis Joret, Pierre-Michel (Pierre-Marie) Guérin du Rocher, Pierre-Paul Balzac, Pierre-Robert-Michel Régnet, 

René-Joseph Urvoy, René-Marie Andrieux, Robert-François (François-Robert) Guérin du Rocher, 

Sébastien Desbrielles, 

Yves-André Guillon de Keranrun, Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic.

 

André-Abel Alricy

1712-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 août 1712 à Crémieux (Isère). 

Aumônier à la prison Saint-Médard.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Bonzé

1719-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Versailles, né en 1719 à Paris. 

Curé de Massy.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Bochot

1720-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne, né le 10 juillet 1720 à Troyes (Aube). 

Supérieur de la maison Saint-Charles de cette même congrégation.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Brisse

1722-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Beauvais, né le 3 août 1722 à Brombos (Oise). 

Curé de Boran-sur-Oise.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Jean Garrigues

1725-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 mars 1725 à Sauveterre (Aveyron). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Eustache Félix

1726-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne, né le 23 avril 1726 à Troyes (Aube). 

Procureur et conseiller provincial de cette même congrégation.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin

1726-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 5 mai 1726 à Quimper (Finistère). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph Falcoz

1726-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 4 décembre 1726 à Saint-Sorlin d’Arves (Savoie). 

Chapelain de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Pons

1729-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Note : On trouve parfois l’orthographe Ponse.

Prêtre des Chanoines Réguliers de la Congrégation de France, né en 1729 à Saint-Pierre-le-Monastier (Haute-Loire). 

Chanoine régulier à Sainte-Geneviève de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas-Claude Roussel

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Nicolas-Claude (ou Nicolas-Charles) était prêtre du diocèse de Paris, né en 1730 à Paris. 

Confesseur des Hermites à Grosbois.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gilbert-Jean Fautrel

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 19 avril 1730 à Marcilly (Manche). 

Aumônier de la Maison des Enfants-Trouvés.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Charles Caron

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 30 septembre 1730 à Auchel (Pas-de-Calais). 

Curé de Collégien, au diocèse de Meaux.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Colin

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 12 décembre 1730 à Grenant (Haute-Marne). 

Curé de Genevrières, au diocèse de Langres. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Michel Leber

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1731 à Paris. 

Curé de La Madeleine.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Michel Guérin du Rocher

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Pierre-Michel (ou Pierre-Marie ?) était le frère aîné de Robert-François (v. plus bas).

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né en 1731 à Sainte-Honorine-la-Guillaume (Orne). 

Supérieur de la Maison des Nouveaux-Convertis.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François-Marie Benoît Vourlat

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 26 mars 1731 à Lyon (Rhône). 

Aumônier des Dames de l’Adoration perpétuelle.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine-Joseph de Villette

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Laïc, né le 12 juin 1731 au Cateau-Cambrésis (Nord). 

Ancien officier, retiré au séminaire Saint-Firmin.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Martin-François-Alexis Loublier

1733-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Sées, né en 1733 à Mortrée (Orne). 

Curé de Condé-sur-Sarthe au même diocèse.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine Seconds

1734-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né en 1734 à Rodez (Aveyron). 

Chapelain de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Henri Gruyer

1734-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 13 juin 1734 à Dole (Jura). 

Vicaire à Saint-Louis de Versailles. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Jacques de la Lande

1735-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse d’Evreux, né le 8 mars 1735 à La Forêt-Auvray (Orne). 

Curé de Saint-Martin d’Illiers-l’Évêque, au même diocèse.

Il fut député aux États généraux.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Robert-François Guérin du Rocher

1736-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Robert-François (ou Françlis-Robert) était le frère cadet de Pierre-Michel (v. plus haut).

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 23 octobre 1736 à Repas (Orne). 

Aumônier de l’hospice des Capucins.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Bizé

1737-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 5 octobre 1737 à Versailles (Yvelines). 

Directeur du séminiaire Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Thomas Leroy

1738-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Meaux, né en 1738 à Epernay (Marne). 

Grand prieur de l’abbaye de Chanoines réguliers de Saint-Jean-des-Vignes et curé-prieur de La Ferté-Gaucher, au diocèse de Soissons.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François Bonnel de Pradel

1738-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Note : On trouve parfois l’orthographe Pradal.

Prêtre des Chanoines Réguliers de la Congrégation de France, né le 5 septembre 1738 à Aix-les-Thermes (Ariège).

Chanoine régulier à Sainte-Geneviève de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Denis-Claude Duval

1739-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1739 à Paris. 

Vicaire à Saint-Etienne-du-Mont.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Sébastien Desbrielles

1739-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Laïc, né le 28 avril 1739 à Bourges (Cher). 

Maître d’hôtel à l’Hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Duval

1740-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Né en 1740 à Paris, il entra chez les pères Capucins et prit le nom de Frère Côme.

Il était aumônier à l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Eloy Herque du Roule

1741-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 31 mai 1741 à Lyon (Rhône). 

Aumônier de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

Jean-Joseph de Lavéze-Bellay

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1742 à Gluiras (Archèche). 

Confesseur des malades à l’Hôtel-Dieu de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Philibert Fougère

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Philibert (Pierre-Philibert) était prêtre du diocèse de Nevers, né en 1742 à Paris. 

Curé de Saint-Laurent de Nevers.

Il fut député à l’Assemblée nationale.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Marie Andrieux

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 16 février 1742 à Rennes (Ille-et-Vilaine). 

Ancien Supérieur de la communauté Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Briquet

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Pierre Briquet (ou Brisquet) était prêtre du diocèse de Paris, né le 25 février 1742 à Vervins (Aisne). 

Professeur au Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph-Marie Gros

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 22 mai 1742 à Lyon (Rhône). 

Curé de Saint-Nicolas du Chardonnet. 

Il fut député aux États généraux.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Saint-James

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 18 octobre 1742 à Caen (Calvados). 

Recteur de l’Hôpital général.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Michel-André-Sylvestre Binard

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 28 novembre 1742 à Laulne (Manche). 

Professeur au Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Michel Philippot

1743-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1743 à Paris. 

Chapelain du Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Claude Pottier

1743-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de Jésus et Marie (Eudistes), né le 20 septembre 1743 au Havre (Seine-Maritime). 

Supérieur du séminaire Saint-Vivien de Rouen. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Gaudreau

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Versailles, né en 1744 à Paris. 

Curé de Vert-le-Petit.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Florent Leclercq

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Pierre-Florent était diacre du diocèse d’Amiens, né en 1744 à Hautvilliers (Somme). 

Élève au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, c’était apparemment une «vocation tardive», étant âgé de quarante-huit ans.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Michel-Marie-François de la Gardette

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 5 septembre 1744 à Billon (Puy-de-Dôme). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Jacques de Turménies

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 5 octobre 1744 à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime). 

Grand-maître du Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Charles Legrand

1767-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Jean-Charles (ou Jean-Baptiste) était prêtre du diocèse de Paris, né en 1745 à Versailles (Yvelines). 

Professeur au Collège de Lisieux, à Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph-Louis Oviefre

1748-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Joseph-Louis (ou Jean-Louis) était prêtre du diocèse de Paris, né en 1748 à Paris. 

Directeur de la petite Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Paul Balzac

1750-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 25 avril 1750 à Paris. 

Vicaire à Villejuif, retiré dans la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc

1750-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 mai 1750 à Digoin (Saône-et-Loire). 

Prêtre de la communauté de Saint-Etienne-du-Mont.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Léonor Rabé

1750-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 27 décembre 1750 à Sainte-Mère-Église (Manche). 

Chapelain de l’hospice des Enfants-Assistés.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

Louis-Joseph François

1751-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 3 février 1751 à Busigny (Nord). 

Supérieur du séminaire Saint-Firmin. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-François Rigot

1751-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Laïc, né le 28 octobre 1751 à Amiens (Somme). 

Sous-sacristain à l’Hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Louis Schmid

1752-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 14 septembre 1752 à Paris. 

Curé de Saint-Jean l’Évangéliste.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Le Laisant

1753-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Frère aîné de Julien (v. plus bas) 

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1753 à Valognes (Manche). 

Vicaire à Dugny, au diocèse de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-Jean-Matthieu Lanier

1753-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1753 à Château-Gontier (Mayenne). 

Préfet du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Bertrand-Antoine de Caupenne

1753-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 août 1753 à Jégun (Gers). 

Vicaire à Montmagny.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gilles-Louis-Symphorien Lanchon

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1754 à Les Pieux (Manche). 

Directeur spirituel des Religieuses de Port-Royal.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Marie-François Moufflé

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 23 août 1754 à Paris. 

Vicaire à Saint-Merry.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas-Marie Verron

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 7 novembre 1754 à Quimperlé (Finistère). 

Directeur des Religieuses de Sainte-Aure.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Robert-Michel Régnet

1755-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 19 mars 1755 à Cherbourg (Manche). 

Résidant à Paris. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Etienne-Michel Gillet

1758-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1758 à Paris. 

Directeur au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Henri-Jean Milet

1759-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1759 à Paris. 

Vicaire à Saint-Hippolyte.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet

1759-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre des Chanoines Réguliers de Saint-Victor, né le 4 août 1759 à Châteaubriant (Loire-Atlantique). 

Chanoine régulier de Saint-Victor à Paris et bibliothécaire de l’abbaye.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Julien-François Hédouin

1760-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 3 octobre 1760 à Coutances (Manche). 

Chapelain de la Communauté de la Compassion.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Julien Le Laisant

1761-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Frère cadet de Jean-Pierre (v. plus haut).

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1761 à Valognes (Manche). 

Vicaire à Videcosville, au diocèse de Coutances.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic

1761-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1761 à Ploumez-Paimpol (Côtes-d’Armor). 

Vicaire à Saint-Jacques du Haut-Pas. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Louis Joret

1761-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse d’Amiens, né le 28 octobre 1761 à Rollot (Somme). 

Résidant à Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Joseph Monnier

1763-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 18 mars 1763 à Paris. 

Vicaire à Saint-Séverin.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Charles-Victor Véret

1763-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 17 juillet 1763 à Louvières (Calvados). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Georges-Jérôme Giroust

1765-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1765 à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne). 

Vicaire à Gennevilliers.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques Dufour

1765-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 9 avril 1765 à Troisgots (Manche). 

Vicaire à Maison-Alfort.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Joseph Urvoy

1766-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1766 à Plouisy (Côtes-d’Armor). 

Maître de conférences au séminaire des Trente-Trois. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Lemaître

1767-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1767 à Beaumais (Calvados). 

Il avait donc vingt-cinq ans et avait été ordonné prêtre le 17 juin précédent.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Pak K’ŭn-agi Maria

(Bak Keun-agi Maria)

1786-1839

 

Maria était née à Seoul (Corée S) en 1786. C’était la sœur de l’autre Martyre,  Pak Hŭi-sun Lucia (v. 24 mai).

Arrêtée et durement battue avec le cudgel, elle fut condamnée à mort comme sa sœur.

Mais une loi établissait qu’on ne pouvait exécuter le même jour deux membres d’une même famille, aussi Maria attendit quatre mois en prison après la mort de sa sœur Lucia.

Maria fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Kwŏn Hŭi Barbara

(Gweon Heui Bareubara)

1794-1839

 

Barbara était née à Seoul (Corée S) en 1794. C’était l’épouse de Yi Kwang-hŏn Auguseutino (v. 24 mai), la mère de Yi Agatha  (v. 9 janvier) et la belle-sœur de Yi Kwang-nyŏl Ioannes (v. 20 juillet).

Elle était née dans une famille païenne, mais se convertit avec son mari au Catholicisme.

Comme on l’a vu pour l’autre Martyre, Yi Yŏn-hŭi Maria, elle ne craignit pas d’accorder l’hospitalité à l’évêque et à ses missionnaires, ni de mettre sa maison à la disposition des fidèles pour la Messe et le catéchisme.

Arrêtée en 1839 et durement torturée de façon répétée, sa plus grande douleur fut de voir sa jeune fille de seize ans, Agatha, elle aussi arrêtée et torturée par la faim, la soif, le froid et les coups.

Barbara fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Pak Hu-jae Ioannes

(Bak Hu-jae Yohan)

1799-1839

 

Yohan était né à Yong-in (Gyeonggi-do, Corée S) en 1798 ou 1799. C’était le fils d’un autre Martyr,  Pak Laurentius (on n’a pas retrouvé ce nom dans la liste des martyrs actuellement béatifiés ; il y a bien Pak Chwi-deuk Laurentius, martyrisé en 1799, v. 3 avril, mais ce détail ne coïncide pas avec la déclaration de Yohan, voir plus bas ; si pourtant c’était le cas, le petit Yohan serait né l’année-même de la mort de son père).

Une fois marié, il vint avec sa famille à Seoul, où il fabriqua des espadrilles. Selon le témoignage de son épouse, c’était un travailleur, très croyant, qui répétait : Il faut que je meure martyr, pour sauver mon âme, et rappelait souvent à son épouse qu’elle devait supporter n’importe quelle souffrance pour obtenir le salut. Pour se mortifier, il se tapait sur les jambes avec un des outils qu’il utilisait dans son atelier. Pour s’encourager à la mortification, il racontait cette petite histoire (ou parabole) : Un saint vieillard, voyant un ver sortir d’une de ses plaies, l’y remit en disant : hé, toi, c’est là-dedans que tu dois manger.

Quand la persécution reprit en 1839, il n’eut pas peur. Il n’avait pas grand-chose à la maison : dans un grand pot de terre, il conservait un peu d’argent, qu’il divisa calmement, en deux, moitié pour lui et moitié pour son épouse ;  puis il conseilla à son épouse d’aller passer la nuit suivante chez sa tante.

Le lendemain, l’épouse apprit qu’il avait été arrêté.

Au bureau de police, on l’interrogea :

- Tes parents vivent encore ?

- Ma mère est morte il y a quelques années ; mon père a été décapité pour sa foi en 1801. Je n’ai pas d’autres parents.

- Tu sais que tu violes l’ordre du roi ?

- Mon Créateur, c’est Dieu. Je dois plus de fidélité à Dieu qu’au roi.

- Donne-nous les noms de tes complices ?

- Je ne peux pas faire de mal aux autres.

- Renie ta foi, si tu veux vivre.

- Ma religion est plus importante que ma vie.

On le battit quarante fois au cudgel. Yohan n’était qu’un lambeau de chair tout en sang. Le bruit de ses membres écrasés par le cudgel effrayait les autres prisonniers.

Yohan fut décapité à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifié en 1925 et canonisé en 1984, il est fêté avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Yi Chŏng-hŭi Barbara

(Yi Jeong-heui Bareubara)

1799-1839

 

Barbara était née à Pongch’ŏn (Sihŭng, Kyŏnggi, Corée S) en 1799.

C’était la fille de Hŏ Kye-im Magdalena (v. 26 septembre), la sœur de Yi Yŏng-hŭi Magdallena (voir au 20 juillet) et la tante de Yi Bareubara (v. 27 mai).

Née en 1799, elle montra dès sa jeunesse une foi inébranlable et une ferme volonté.

Quand son père voulut la donner en mariage à un païen, elle simula des maux de jambes et, pendant trois années, resta assise ou couchée par-terre. L’homme perdit patience et en épousa une autre. Barbara alors épousa un Catholique.

Mais son mari mourut deux ans après, et la jeune veuve retourna chez ses parents, puis alla vivre avec sa sœur Yi Yŏng-hŭi Magdalena à Seoul chez sa tante, Yi Teresa.

Elle fut arrêtée en 1839 et supporta très courageusement toutes les tortures qu’on lui infligea dans le but de la faire apostasier.

Barbara fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Yi Yŏn-hŭi Maria

(Yi Jeong-heui Bareubara)

1804-1839

 

Maria était née à Seoul (Corée S) en 1804. C’était l’épouse du martyr Nam Myŏng-hyŏk Damiano (v. 24 mai).

Cette femme à la forte volonté et très intelligente avait l’habitude courageuse de recevoir chez elle l’évêque Laurent Imbert (v. 21 septembre) et en général les missionnaires, ainsi que les fidèles, pour soigner les uns, exhorter les autres, tout cela avec grâce et la plus simple modestie.

Elle fut arrêtée en 1839, mise en prison et maltraitée. Elle reprocha sévèrement à ces hommes leurs manières si indélicates, mais quand son époux lui rappela qu’un Catholique doit mourir comme un agneau docile, elle supporta sans se plaindre tout ce qu’on lui imposa comme traitements pénibles et grossiers.

On avait mis son fils dans une cellule proche et on le torturait aussi ; Maria entendait ses cris et les gardiens lui disaient quelles tortures on infligeait à son fils. On espérait ainsi faire apostasier l’un ou l’autre, mais l’unique crainte de Maria était que son fils cédât aux tortures et reniât sa foi. Toutefois elle se rassura par la pensée que toutes ces souffrances étaient pour la gloire de Dieu ; tout ce qu’elle désirait, c’était le Ciel. Elle fut durement battue.

Ensuite, le récit ne donne pas d’autres détails sur ce garçon.

Maria fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Kim Hyo-ch’u Agnes

(Gim Hyo-chu Agyeseu)

1814-1839

 

Agnès était née à ou près de Seoul (Corée S) vers 1814 (ou 1816). C’était la sœur de Kim Hyo-im Columba (v. 26 septembre).

Sa famille était païenne, mais sa maman et ses six enfants devinrent catholiques à la mort du papa.

Agnès et ses deux sœurs, Columba et Clara, promirent à Dieu la chasteté.

Agnès fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Maria Velotti

1826-1886

 

Maria Velotti naquit le 16 novembre 1826 à Soccavo (Naples, Italie), de Francesco et Teresa Napoletano, qui la firent baptiser le jour-même. Francesco s’était remarié après son veuvage et avait un fils, Giovanni.

L’enfance de Maria fut marquée par de rudes épreuves. Ses parents moururent vers 1828. La petite fille fut alors hébergée par une tante célibataire, qui la maltraita. Mariella, comme on l’appelait, n’avait qu’à se taire et faire les travaux de l’entretien de la maison ; elle ne mangeait pas à sa faim, était facilement battue et, voulant aller à la messe, devait y aller pieds-nus. Maria fut finalement «adoptée» par de bons voisins, Lorenzo Sabatino et Giuseppa Tuzzolo, qui n’avaient pas d’enfants.

Le résultat de cette période agitée, fut que la jeune fille savait à peine lire et écrire.

Plus tard, devenue adulte, elle eut l’opportunité de rencontrer son demi-frère Giovanni.

En 1849, Maria rencontra par bonheur un bon prêtre qui fut son directeur spirituel, Filippo Antonio da Domicella, qui l’accompagna dans son chemin spirituel : en 1853, elle revêtit un habit religieux et, l’année suivante, fit la profession chez les Franciscaines. Elle prit le nom religieux de Maria Luigia du Très-Saint-Sacrement, en souvenir de s.Luigi Gonzaga (v. 21 juin).

Dès 1853, Maria fut favorisée d’extases, de visions de Notre-Seigneur, de la Vierge Marie, de saint François d’Assise. Comme ce dernier, elle reçut les stigmates de la Passion, mais de façon invisible. Elle fut aussi persécutée par le Démon, qui la laissa blessée ; elle dut même rester alitée plusieurs jours. Outre ces grâces particulières, Maria s’imposait d’autres mortifications, portant un cilice et se flagellant.

Dans son petit couvent de Franciscaines, Maria devint la maîtresse des novices. Mais en 1867, le couvent ferma ses portes. Malade, Maria fut hospitalisée à Naples. On vint la voir, lui demander ses conseils, et aussi, pourquoi pas, fonder avec elle une nouvelle famille. Ce fut ainsi que naquit en 1875 la congrégation des Sœurs Franciscaines Adoratrices de la Sainte Croix, dont le but devait être la formation des jeunes filles et promouvoir leur rôle et leur place dans la société napolitaine. La maison était à Naples.

La renommée de Maria Luigia se répandait ; des guérisons lui étaient attribuées ; des vocations se présentèrent et la Fondatrice établit la maison-mère à Casoria, dans des locaux plus amples. Une école se fonda pour les jeunes filles de la campagne.

Les dernières années et surtout les dernières semaines de sa vie, Maria Luigia souffrit énormément, paralysée sur un fauteuil roulant, où elle mourut, le 3 septembre 1886.

Maria Velotti - Sœur Maria Luigia - devrait être béatifiée en 2020, et inscrite au Martyrologe le 3 septembre.

 

Juan Pastor Marco

1876-1936

 

Juan était né le 16 janvier 1876 à Barcelone (Espagne), de Jaime et Eladia, qui le firent baptiser deux jours après.

Bien que barcelonais, Juan entra d’abord au séminaire de Girona (1889). C’est là qu’il connut des Frères Maristes français, qui venaient apprendre l’espagnol. C’est du moins ce qu’on trouve dans les relations, mais en Catalogne on risquait d’apprendre plutôt le catalan !

Pratiquement, Juan choisit la voie des Frères Maristes : il ne serait pas prêtre, mais aurait la charge d’enseigner à de jeunes garçons et peut-être aussi d’être missionnaire.

Il passa en France pour entrer en 1889 au noviciat des Frères Maristes de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme, France) ; en 1890 il reçut l’habit et le nom de Fabián ; un an après il faisait les premiers vœux et la profession perpétuelle en 1897.

Juan fut envoyé à Le Beausset, Var (1890) comme cuisinier ; puis comme professeur à Lambèse, Algérie (1891) et à Dieulefit, Drôme (1892) ; ensuite il enseigna en Espagne : Mataró (1893), Lleida (1895), San Andrés de Palomar (1901), Torelló (1902), Saragosse (1903), Lleida (1909), Barcelone (1911), Valencia (1912), Murcia (1913), Calatayud (1914), Lleida (1915), Barcelone (1922-1935).

Le Frère Fabián ne fut pas seulement professeur ; il fut chargé par ses Supérieurs pour les représenter devant les bureaux et les autorités civiles ; il fut un vrai Religieux, humble et serviable, pas toujours reconnu à la hauteur de ses démarches difficiles, mais toujours fidèle, toujours au service de Dieu, sans s’inquiéter du jugement des hommes.

Il se retira finalement, rempli de bonnes œuvres et de fatigues, à Las Avellanas, pour y être soigné.

A la croix de sa mauvaise santé, devait s’ajouter la croix du martyre : il fut assassiné à Las Avellanas le 3 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Pius Salvans Corominas

1878-1936

 

Pius vint au monde le 2 janvier 1878 à Santa Maria de la Guàrdia, alias Guàrdia de Sagàs (Berguedà, Solsona, Catalogne, Espagne), de Josep et Raimunda, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Ordonné prêtre en 1902, il fut vicaire à Olvan, mais dut se retirer à cause de sa santé délicate.

Quand il fut remis, il fut nommé à la paroisse de Montdam, puis à celle de Fonollet, toujours dans le doyenné de Berguedà. Enfin il fut nommé curé de Santa Susanna (Solsonès).

En 1927, il dut abandonner cette paroisse, toujours pour motifs de santé, et il fut alors nommé aumônier des Sœurs des Ecoles Chrétiennes à Mollerussa (Pla d’Urgell).

La fidélité et la piété de ce prêtre, son humilité et sa patience dans l’épreuve, lui valurent une réputation de sainteté, parmi tous ceux, fidèles, prêtres, religieuses, qui venaient volontiers se confesser à lui.

Lors des premières émeutes de 1934 (la révolte des Asturies), il apprit la mort du confrère, Josep Morta, curé de Navàs (Bages) avec une sainte envie : Bienheureux curé de Navàs ! Moi aussi j’aimerais bien qu’on me coupât un doigt d’une main, si l’on m’assurait ainsi une mort comme celle de don Josep ! Ce prêtre (1867-1934) avait été martyrisé le 7 octobre 1934. Et aussi : Sachez qu’il n’y a pas de grâce plus grande que de pouvoir aller directement au Ciel !

Le 3 septembre 1936, des miliciens vinrent le trouver chez lui avant même le lever du jour. Le vieux prêtre aurait pu s’échapper, mais ne le fit pas ; il demanda seulement qu’on le laissât s’habiller. Puis il les suivit sans mot dire, comme un petit agneau ; il prit congé de sa bonne de cure en lui disant : Adieu, au ciel !

On le fit monter dans une voiture, qui partit directement au cimetière de Mollerussa. Là, on le fusilla et l’on mit le feu à son cadavre, qui portait encore la soutane. Il était cinq heures du matin.

Don Pius reçut donc la grâce tant désirée du martyre le 3 septembre 1936, et fut béatifié en 2013.

 

 

Juan Aguilar Donis

1886-1936

 

Juan Aguilar Donis naquit le 1er juin 1886 à Amuso de Campos (Palencia, Espagne).

Après ses études de philosophie et de théologie au couvent d’Almagro, il fut ordonné prêtre.

Envoyé en divers couvents, il se trouvait en 1936 à Almería.

Quand éclata la guerre civile, il se réfugia chez un bienfaiteur, pendant environ un mois. Le 26 août, il fut arrêté et subit des séances de torture.

Le 3 septembre, il fut assassiné au lieu-dit Pozo de La Lagarta, Tabernas, Almería.

Juan Aguilar Donis devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 3 septembre.

 

 

Conceptión Pérez Giral

1887-1936

 

Elle vit le jour le 10 janvier 1887 à Madrid (Espagne).

Orpheline à cinq ans, elle grandit dans la famille de sa mère, puis dans celle de son père.

Elle entra chez les Filles de la Charité. Son dernier poste fut Albacete.

Expulsées le 25 juillet 1936, les trois Sœurs se réfugièrent à Madrid chez les parents de l’une d’elles.

Puis elles pensèrent être plus en sécurité chez d’autres parents à Vallecas, mais on ne les accepta pas, par crainte des dénonciations possibles. Les Sœurs furent reconnues comme moniales, on les arrêta, on en abusa, avant de les mettre face au mur et de les fusiller, à Vallecas.

Sœur Conceptión refusa encore une fois de renier sa foi, et tomba en criant Vive le Christ Roi !

C’était le 3 septembre 1936 ; les trois Sœurs furent béatifiées en 2013.

 

 

Dolores Úrsula Caro Martín

1893-1936

 

Elle vit le jour le 21 octobre 1893 à Granátula (Ciudad Real, Espagne), en la fête de sainte Ursule, d’où son deuxième prénom.

Elle était maîtresse et infirmière, et finalement entra chez les Filles de la Charité, en 1917.

A Albacete, sa personnalité fit que même ses «ennemis» la respectèrent ; à Madrid, où elle fut le plus longtemps, elle s’occupa surtout de l’infirmerie.

Expulsées le 25 juillet 1936, les trois Sœurs se réfugièrent à Madrid chez un cousin de Dolores, qui les reçut très fraternellement.

Puis elles pensèrent être plus en sécurité chez d’autres parents à Vallecas, et Dolores sacrifia sa famille pour accompagner sa Supérieure, Andrea Calle. 

Mais on ne les accepta pas, par crainte des dénonciations possibles. Les Sœurs furent reconnues comme moniales, on les arrêta, on viola même Dolores et Andrea. Puis on les maltraita dans une arène, comme pour des taureaux, avant de les mettre face au mur et de les fusiller, à Vallecas (ou bien, selon un autre récit, en leur tirant une balle dans la tempe).

C’était le 3 septembre 1936 ; elles furent béatifiées en 2013.

 

 

Baldomero Baró Riera

1903-1936

 

Baldomero était né le 29 septembre 1903, à Tiurana (Lleida, Espagne), un des nombreux enfants de José et María, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Ces parents très chrétiens moururent cependant très jeunes, ce qui marqua profondément Baldomero.

Baldomero entra en 1916 au séminaire des Frères Maristes à Vic et commença le noviciat à Las Avellanes en 1918 ; en 1919 il reçut l’habit et le nom de Aquilino ; un an après il faisait les premiers vœux.

Aquilino fut professeur à Vic (1921), Arceniega (1922, où il professa en 1925), Logroño (1932) et Las Avellanas (1933).

Durement éprouvé par l’absence de ses parents, Aquilino s’habitua à mettre sa confiance en Dieu seul ; il aimait se recueillir devant le Saint Sacrement, et faisait passer à ses élèves tout son élan pour la liturgie et pour la musique. Il avait en outre une grande dévotion envers les Ames du Purgatoire.

Ce fut un Religieux très humble, allant jusqu’à demander à genoux à ses élèves de lui rappeler ce qu’il aurait pu laisser passer comme imperfections ou fautes envers eux.

Arrêté à Las Avellanas, le Frère Aquilino subit le martyre le 3 septembre 1936, quand il avait trente-trois ans, l’âge du Christ.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Andrea Calle González

1904-1936

 

Elle vit le jour le 27 février 1904 à Plasencia (Cáceres, Espagne).

Elle était modiste, et finalement entra chez les Filles de la Charité, en 1930. C’était une femme forte, qui supporta courageusement des calomnies et des incompréhensions à son égard.

Elle fut infirmière à l’hôpital psychiâtrique de Almería et de Zaldívar, puis à Albacete, dans un établissement pour femmes atteintes de maladies mentales.

Expulsées le 25 juillet 1936, les trois Sœurs se réfugièrent à Madrid chez les parents de l’une d’elles.

Puis elles pensèrent être plus en sécurité chez d’autres parents à Vallecas, mais on ne les accepta pas, par crainte des dénonciations possibles. Les Sœurs furent reconnues comme moniales, on les arrêta, on viola Andrea et Dolores, on les conduisit dans une arène comme des bêtes, avant de les mettre face au mur et de les fusiller, à Vallecas (ou bien, selon un autre récit, en leur tirant une balle dans la tempe).

C’était le 3 septembre 1936 ; elles furent béatifiées en 2013.

 

 

Lorenzo Gutiérrez Rojo

1906-1936

 

Lorenzo était né le 10 août 1906, fête de saint Laurent, dont il porta le nom, à Las Hormazas (Burgos, Espagne), de Enrique et Feliciana, des cultivateurs très chrétiens qui le firent baptiser dès le lendemain.

Il entra en 1919 au collège des Frères Maristes à Arceniega et commença le noviciat à Las Avellanas en 1922 ; en 1923 il reçut l’habit et le nom de Félix Lorenzo ; un an après il faisait les premiers vœux et fera la profession perpétuelle en 1928.

Ses supérieurs remarquèrent et apprécièrent dès le début sa profonde mansuétude, et le destinèrent sans difficulté à l’enseignement. 

Félix Lorenzo fut envoyé à Murcia (1924) et Saragosse (1930). 

Il n’eut pas d’autres postes : une insuffisance cardiaque l’obligea à se retirer à la maison-infirmerie de Las Avellanas en 1931. Au début, les médecins ne lui donnaient même que six mois de vie ; Dieu permit que ce fussent presque six années, mais extrêmement douloureuses. Cependant, le Frère Félix vécut ces années avec un inaltérable sourire, qualifié par ses visiteurs de enchanteur.

Quand sa maladie lui accordait quelque répit, il en profitait pour s’occuper utilement : la prière bien sûr, mais aussi des réparations d’horloges, où il excellait. Extrêmement habile de ses mains, il savait aussi combiner qui sait quel mécanisme utile en salle de Travaux pratiques pour la physique et la chimie.

Les anarchistes de 1936 ne s’arrêtèrent pas à la maladie des Frères Maristes : les Religieux, parmi eux Félix Lorenzo, furent assassinés à Las Avellanas le 3 septembre 1936.

Le Frère Félix Lorenzo fut béatifié en 2013.

 

 

Hilario de Santiago Paredes

1912-1936

 

Hilario était né le 13 mai 1912 à Cisneros de Campos (Palencia, Espagne), de Ignacio et Josefa, excellents chrétiens qui le firent baptiser le 19 mai. Il fut confirmé en 1907.

Le papa avait déjà eu en premières noces Francisca et Gregorio ; de son second mariage naquirent Ludivina, notre Hilario et Feliciano Emilio, qui devait le rejoindre chez les Maristes.

La maman, Josefa, mourut en 1916 et la fille aînée, Francisca, la «remplaça» maternellement à la maison.

Un oncle paternel, prêtre, eut une excellente influence sur le garçon.

Hilario entra en 1927 au collège des Frères Maristes à Carrión de los Condes (Palencia) ; ce collège était international et accueillait des élèves d’Amérique, dont la mentalité était fort différente de celle d’Hilario ; il en souffrit même beaucoup au début, et sut prendre sur lui pour surmonter l’épreuve. 

On l’envoya ensuite à Espira de l’Agly (Pyrénées Orientales), pour y achever ses études et perfectionner son français.

Il commença le noviciat à Pontós en 1930 ; en 1931 il reçut l’habit et le nom de Ligorio Pedro ; un an après il faisait les premiers vœux.

La même année, il dut faire son service militaire à Saragosse, dont l’atmosphère lui fut pénible et dont il se consolait en fréquentant la maison des Frères de cette ville. C’est durant cette période qu’il contracta la pénible maladie du Mal de Pott.

Au terme de cette épreuve, il reprit sa formation à Pontós (1934) et devait s’embarquer en 1935 pour le Mexique, mais il fut envoyé à Valencia. 

Il n’eut pas d’autres postes : il fut même contraint de se retirer à la maison-infirmerie de Las Avellanas en 1936. 

Les anarchistes de 1936 ne s’arrêtèrent pas à la maladie des Frères Maristes : les Religieux, parmi eux Ligorio Pedro, furent assassinés à Las Avellanas le 3 septembre 1936.

Le Frère Ligorio Pedro fut béatifié en 2013.

 

 

Denise Leclercq

1930-1995

 

Née le 8 janvier 1930 à Gazeran (Yvelines), Denise Leclercq entra en 1959 chez les Sœurs de N.Dame des Apôtres.

Au jour de sa profession, elle prit le nom de la jeune Martyre Bibiane (v. 2 décembre).

En 1961, elle fut envoyée en Algérie, à la maternité de Constantine.

En 1964, son nouveau poste fut en Alger, où elle fut responsable d’un centre de couture, de broderie d’art, de puériculture, au profit des seules jeunes qui n’avaient pu faire d’études.

A travers ces jeunes, la Sœur fut amenée à visiter les familles, à constater la grande misère de la population ; c’était pour elle l’occasion de manifester l’amour du Christ envers tous.

Lorsqu’en 1994, en raison de la difficile situation politique, la question se posa de rester ou de partir, la position de Sœur Bibiane fut claire : Ce sont les gens eux-mêmes qui ont demandé des Sœurs. Actuellement ils demandent que nous restions.

Sœur Bibiane reçut à son tour la palme du martyre à Belcourt (Alger, Algérie), alors qu’elle sortait de la Messe.

C’était le 3 septembre 1995, le dies natalis où elle sera mentionnée au Martyrologe.

Elle fut béatifiée en 2018.

 

 

Jeanne Littlejohn

1933-1995

 

Jeanne Littlejohn vint eu monde le 22 novembre 1933 à Tunis (Tunisie). On ne sait rien d’autre, pour le moment, sur sa famille et sa formation.

En 1957, elle entra chez les Sœurs de N.Dame des Apôtres.

Au jour de sa première profession, en 1959, elle prit le nom de Angèle-Marie.

De 1959 à 1964, elle fut à Bouzarea (Algérie), où sa Congrégation tenait un orphelinat et un internat. Elle y fut chargée des petites filles et de la formation des plus grandes dans la broderie.

En 1964, elle fut envoyée à la nouvelle Ecole des Arts d’Alger, pour y enseigner la broderie d’art.

Par sa douceur, Sœur Angèle-Marie conquit le cœur des élèves, d’autant plus qu’elle parlait leur langue.

L’atmosphère était alors lourde en Algérie, les ressortissants français et tout le clergé vivaient dans la totale et constante incertitude du lendemain.

Le dimanche 3 septembre 1995, Sœur Angèle assista à la Messe de l’après-midi dans le quartier de Belcourt, avec l’autre Sœur, Bibiane. Au sortir de la cérémonie, Angèle dit à Bibiane : Nous ne devons pas avoir peur. Nous devons seulement bien vivre le moment présent... Le reste ne nous appartient pas.

Quelques minutes plus tard, Sœur Angèle-Marie fut abattue de deux balles dans la tête. Elle reçut, ainsi que la Sœur Bibiane, la palme du martyre ce 3 septembre, désormais leur dies natalis, où elles seront mentionnées au Martyrologe.

Elles furent béatifiées ensemble en 2018.

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