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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 23:00

04 SEPTEMBRE

 

-XIII.

S Moïse, législateur et prophète.

II.

S Marcellus, célèbre martyr à Chalon-sur-Saône.

IV.

SS Théodore, Ammien et Julien, martyrs à Nicomédie, compagnons présumés de s. Océan (cf. 18 septembre).

?

Ste Aussile, à Thil-en-Auxois.

V.

S Boniface Ier, pape (418-422), consciencieux et prudent.

S Salvin, évêque à Verdun.

Ste Munessa, vierge irlandaise, morte après avoir été baptisée par s. Patrice ; elle ne voulait avoir d'époux que le créateur du soleil.

VI.

S Calétric, évêque à Chartres.

VII.

S Ultan, évêque à Ard Breacain, qui aimait les bains ascétiques glacés.

Ste Rhuddlad, vierge patronne de Llanrhuddlad.

IX.

Ste Ida, alsacienne, descendante de Charles Marte, veuve et bienfaitrice.

S Frezal, évêque à Mende, assassiné par un neveu ambitieux.

S Sulpice, évêque à Bayeux, peut-être le même que s. Sulpice le Pieux à Bourges.

XI.

Ste Irmgarde, comtesse à Süchteln.

XII.

Ste Rosalia, solitaire près de Palerme, dont elle est patronne, invoquée contre la peste, depuis que le fléau cessa en 1624 lors d'une procession de ses reliques.

XVI.

Bse Caterina Mattei, tertiaire dominicaine et mystique piémontaise, stigmatisée.

XVII.

B Nicolò Rusca, prêtre, martyr en Suisse, béatifié en 2013.

XVIII.

B Scipion-Jérôme Brigeat de Lambert, doyen du chapitre à Avranches, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XX.

Bse Dina Bélanger (Marie de Sainte-Cécile-Romaine, 1897-1929), canadienne, élève de piano et d'harmonie au conservatoire de New-York, religieuse de la congrégation de Jésus-Marie, béatifiée en 1993.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifié en 1995 :

Ouvriers du Sacré-Cœur : près de Castellón, José Pascual Carda Saporta (*1893) ;

- béatifiés en 2001 :

Diocésains : près d’Alicante, Francisco Sendra Ivars (*1899) ;

Capucins : près de Valencia, le prêtre José Bleda Grau (Berardo de Lugar Nuevo de Fenollet, *1867) ;

- béatifié en 2007 :

Trinitaires : près de Jaén, le prêtre José Vicente Hormaechea Apoita (José de Jésus-Marie, *1886) ;

- béatifiés en 2013 :

Mineurs Franciscains : près de Murcia, le prêtre Pedro Sánchez Barba (*1895), et le clerc Baltasar Mariano Muñoz Martínez (Buenaventura, *1912) ;

Fr.Maristes : aux Asturies, Restituto Santiago Allende (*1902) ;

- béatifiés en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Facundo Fernández Rodríguez, Juan Muñoz Quero et Juan Moreno Juárez (*1869, 1876, 1891) ;

- béatifié en 2019 :

Séminariste : à Gijón, Luis Prado García (*1914).

 

Moïse

13e siècle avant Jésus-Christ

 

Toute la vie et l’œuvre de Moïse se trouvent rapportés dans la sainte Écriture, depuis le livre de l’Exode jusqu’à la fin du livre du Deutéronome.

La naissance de Moïse est racontée dès le début du livre de l’Exode (Ex 2). Le pharaon d’Égypte avait décrété de jeter au fleuve tout nouveau-né de la communauté d’Israël, mais la maman de Moïse eut l’idée de le mettre dans une nacelle, où le découvrit bientôt la fille du Pharaon, qui l’adopta. Moïse a une sœur, Myriam ou Marie, et un frère, Aaron, tous deux ses aînés.

Moïse grandit donc au palais royal, et devint même un grand personnage, en faveur auprès des courtisans et auprès du peuple (Ex 11:3).

Mais Moïse appartient à son peuple, il fréquente sa communauté et la défend. Il tue un contremaître égyptien en train de battre un Israélien. Mais on l’apprend, et il s’enfuit à Madiân (dans le sud de la presqu’île d’Arabie, de l’autre côté du Sinaï. C’est là qu’il épouse Cippora et devient père de Gershom (Ex 2:21-22).

Dieu l’appelle à revenir en Égypte pour sortir son peuple de l’esclavage. C’est la fameuse vision du buisson ardent (Ex 3). A ce moment-là, Moïse a quatre-vingts ans (Ex 7:7).

Viennent les Plaies d’Égypte par lesquelles Dieu et Moïse finissent par convaincre le Pharaon de laisser partir les Israélites, le passage de la Mer Rouge, la remise des Tables de la Loi au Mont Sinaï et le triste épisode du Veau d’or, et toutes les prescriptions relatives à l’institution du sacerdoce d’Aaron et des rites liturgiques.

Tout cela est consigné, de la main même de Moïse, dit-on, dans les livres de l’Exode, des Nombres, du Lévitique et du Deutéronome.

A Meriba, Moïse déplut à Dieu, quand il douta un instant de la parole divine, et frappa deux fois au lieu d’une le rocher d’où devait jaillir l’eau rafraîchissante. C’est pourquoi Dieu lui interdit l’accès dans la Terre Promise.

Avant de mourir, Moïse institua Josué pour lui succéder et pour guider le peuple dans la Terre Promise.

La mort de Moïse est décrite dans l’ultime chapitre du Deutéronome (Dt 34), qui n’a donc pas été écrit de sa main.

Moïse, conducteur du peuple, préfigure le Christ, Voie qui conduit son peuple vers la Vérité et la Vie.

Presque tous les livres de la Sainte Écriture parlent de Moïse. Peu avant la passion, Jésus apparaît transfiguré sur le mont Thabor entre Moïse et Élie, représentant l’un, la Loi, et l’autre, tous les Prophètes (Mt 17:1-8 : Mc 9:2-8 ; Lc 9:28-36).

Saint Moïse est commémoré avec les Grecs au 4 septembre.

 

 

Marcellus de Chalon-sur-Saône

2e siècle

 

Marcellus aurait été lié à un groupe de martyrs de Lyon, peut-être même ceux de 177 et aurait été délivré miraculeusement par un ange pour aller porter la Bonne Nouvelle ailleurs.

A Chalon-sur-Saône, Marcellus aurait été reçu par un certain Latinus, un païen ; Marcellus lui demanda s’il avait vraiment confiance en ces morceaux de pierre qu’il adorait. Latinus se convertit au Christ.

Plus loin, il passa devant la villa du préfet Priscus, où on l’invita à participer à la fête. Mais les viandes venaient d’être offertes aux dieux païens, et Marcellus refusa d’en prendre, car il était chrétien.

Les païens alors mirent Marcellus entre deux arbres, dont ils inclinèrent les branches pour les attacher à ses bras ; quand les branches furent relâchées, le corps de Marcellus fut tout disloqué, mais il respirait encore et confessait toujours le Christ.

On le conduisit devant d’autres statues païennes, en vain. Finalement, le préfet le fit enterrer jusqu’à la ceinture, et c’est dans cette position que Marcellus rendit son âme à Dieu, trois jours plus tard.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Marcellus de Chalon-sur-Saône au 4 septembre.

 

 

Boniface Ier

418-422

 

Quarante-deuxième pape, Boniface succède à saint Zosime en 418.

C’était un prêtre de Rome, qui avait déjà eu quelque mission d’un pape précédent : Innocent Ier l’avait envoyé à Constantinople.

Quand Zozime meurt, une partie du clergé s’empresse d’élire un certain Eulalius. Mais le clergé “officiel” élit Boniface.

Eulalius est sacré au Latran le 29 décembre, et Boniface à Saint-Marcel, le même jour.

Ce schisme va trouver sa solution par l’intervention de l’empereur Honorius, alors à Ravenne. Il fait éloigner de Rome les deux Candidats et annonce un concile à Spolète pour le 13 juin 419. Sans attendre, Eulalius cherche à regagner Rome, provoquant les troubles qu’on imagine, de sorte que l’empereur le fait expulser. On en ignore la fin.

Boniface était vénérable par l’âge et par l’expérience.

Sollicité par Augustin d’Hippone contre les Pélagiens, Boniface obtint que tous les évêques souscrivissent une condamnation de l’hérésie pélagienne.

Il pria l’évêque d’Arles, Patrocle, de renoncer à se croire primat des Gaules.

Il veilla à l’indépendance de l’Illyrie (région au nord de la Grèce) contre les prétentions de Constantinople. 

Boniface Ier mourut le 4 septembre 422. Il est mentionné au même jour dans le Martyrologe. 

Après Boniface, fut élu pape Célestin Ier.

 

 

Calétric de Chartres

532-570

 

Les dates de Calétric restent très imprécises, car on ne connaît pas exactement les dates des deux évêques qui l’ont précédé et suivi sur le siège de Chartres.

Son prédécesseur immédiat, s.Lubin (v. 15 septembre ?) mourut après 551 ; son successeur Pappolus est attesté vers 573 ; un poème contemporain attribue à Calétric une vie de trente-huit ans. C’est à partir de ces éléments qu’on a fait figurer ci-dessus des dates approximatives pour notre Personnage.

Il s’appelait C(h)aletricus, que le français a traduit par Calétric ou Caltry, et descendait d’une noble lignée. Il avait une sœur, Mallegonde.

Celle-ci vint un jour avertir s.Lubin que son frère était bien malade. Lubin (que d’aucuns présentent comme le maître et ami de Calétric). Lubin prend les saintes huiles et, en se hâtant, prie ainsi le Seigneur : Seigneur, toi qui sais tout, si tu juges que ton serviteur doit être utile à l’Eglise, rends-lui la santé !» Calétric recouvre la santé avant même la fin des onctions.

Il succéda donc à s.Lubin.

Tout ce qu’on connaît de lui ensuite est sa participation aux conciles de Paris (vers 560) et de Tours (567 ou 568).

S.Venance Fortunat (v. 14 décembre) fut l’auteur du poème dont il était question plus haut. Il y vante les qualités musicales de Calétric : Il a chanté les psaumes avec d’harmonieux accents. Il a fait retentir les louanges de Dieu sur les instruments sacrés, expression qui semble être davantage inspirée de l’Ecriture que de la vraie histoire. 

Saint Calétric de Chartres est commémoré le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ida de Herzfeld

770-825

 

Ida naquit vers 770-775 en Alsace, aïeule ou bisaïeule de Charles Martel (il y a des variantes généalogiques).

En 786, Charlemagne la maria au noble Ekbert, qu’elle accompagna sur ses terres proches de l’actuelle Osnabrück. Sur leur chemin, ils plantèrent leur tente près de Hirschfelder, où Ida vit en songe un Ange qui lui demandait de bâtir là une église : ce fut l’origine d’une communauté qui donna naissance à la localité de Herzfeld.

A ce moment-là, les Francs et les Saxons étaient en guerre. Ida prit ces derniers sous sa protection. 

En 811, mourut Ekbert. La jeune veuve s’occupa de soulager les pauvres, se recueillant dans sa chapelle de Herzfeld, sur la Lippe.

Elle s’éteignit dans cette dernière localité, le 4 septembre 825 et son culte se développa rapidement.

Les armes de Herzfeld comportent un cerf, symbole des Saxons assiégés par les Francs. Ida est souvent représentée avec un cerf auprès d’elle.

Sainte Ida de Herzfeld est commémorée le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Frezal de Mende

780-826

 

Fredaldus, devenu Frezal en français, serait né vers 780, dans la haute vallée du Lot, fils de Guillaume de Gellone, un très noble consul. La famille semble appartenir au monde noble gallo-romain, qui donna à l’Eglise ou à l’Etat plus d’un dignitaire et Frezal se trouvait être cousin de Louis le Pieux, le fils de Charlemagne.

Frezal fut appelé à être évêque du peuple des Gabales, en Gévaudan, l’actuelle Lozère. Il apparaît comme le quatorzième titulaire de ce siège, si les listes épiscopales sont confirmées.

Parvenu à un âge fort avancé, Frezal était encore un homme vigoureux, et le diable suscita dans le cœur de Bucilinus, un neveu de Frezal, le pensée de l’assassiner pour en prendre la place. Bucilinus vint donc trancher la tête de son oncle en sa propre maison. La «légende» affirme que le diable aurait ensuite étranglé Bucilinus lui-même juste après son forfait.

Frezal - comme saint Denys à Paris (v. 9 octobre) - ramassa sa tête ensanglantée et la porta à l’endroit où il voulait être enseveli. 

Ce tombeau se trouve près de La Canourgue, où jaillit une fontaine. Une chapelle y fut construite. Au 17e siècle, on pensa ramener le cercueil de l’Evêque martyr à Mende, mais il fut impossible de le déplacer plus loin que la porte de la chapelle.

A cette époque-là du moins, le corps de Frezal fut retrouvé entier. Depuis, il a été à nouveau examiné ; récemment des analyses scientifiques ont prouvé la véridicité de la «légende».

Saint Frezal de Mende est commémoré le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Irmgarde de Süchteln

† 1089

 

Il est attesté que Irmgarde fut une comtesse à Süchteln, une sainte femme qui mit ses biens au service de l’Eglise.

Certains l’auront identifiée avec une Irmentrude de la maison de Luxembourg.

Acceptons qu’elle fut la fille du comte Godizo d’Aspel et qu’elle naquit avant 1013.

Elle aurait fondé une église à Haldern, une collégiale à Rees. On connaissait son grand amour du Prochain et sa profonde piété.

Elle serait allée par trois fois en pèlerinage à Rome, d’où elle aurait rapporté d’importantes reliques, en particulier une importante partie du chef du saint pape Sylvestre (v. 31 décembre), qu’elle aurait remise à la cathédrale de Cologne.

Elle mourut vers 1082-1089 et est honorée dans le diocèse de Cologne.

Son culte fut approuvé par Rome.

Saint Irmgarde de Süchteln est commémorée le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

Rosalia Sinibaldi de Palerme

1128-1165

 

Une figure aussi populaire que quasi inconnue ! Des légendes existent. Certains faits tiennent de la vraisemblance.

Ainsi, sa naissance, vers 1128, aurait été annoncée au comte Ruggero, parent des Sinibaldi. L’ange disait qu’elle serait une rose sans épine, aussi reçut-elle le nom de Rosalia.

Le comte Sinibaldi faisait remonter ses origines à Charlemagne ; son épouse, Maria Guiscardi, était parente de la cour normande.

Un jour, le comte Ruggero fut sauvé de l’attaque d’un animal par le comte Baldovino ; en reconnaissance, ce dernier demanda la main de Rosalia, qui vivait à la cour de Ruggero.

Mais Rosalia se tailla les cheveux et refusa le mariage. Elle alla chez les religieuses Basiliennes de Palerme mais, pour fuir les assauts des parents, se retira dans la solitude du Mont Pellegrino, près de Palerme.

La famille cessa de la troubler, mais on vint la visiter et lui demander conseils et prières ; Rosalia finit par abandonner une fois de plus son refuge pour rejoindre une grotte isolée sur le Monte Pellegrino. Les pèlerinages reprirent ; un 4 septembre de 1165 (environ), on trouva Rosalia morte.

L’archevêque de Palermo canonisa Rosalia vers 1190.

En 1624, Rosalia apparut à un pauvre désespéré qui voulait se jeter dans la mer, après la mort de son épouse lors de l’épidémie de peste. Rosalie lui fit voir la grotte où elle avait vécu et l’envoya inviter l’archevêque à organiser une procession dans la ville avec les reliques d’elle-même, pour faire cesser l’épidémie de peste ; comme «signe» de vérité, elle lui annonça qu’il serait alors pris par la peste et qu’il en mourrait. Tout arriva ainsi.

Rosalia fut dès lors invoquée contre le fléau de la peste.

Non loin de Palerme fut retrouvée une inscription dans une grotte : Ego Rosalia Sinibaldi, signalant que Rosalia aurait séjourné dans cette grotte avant de gagner le Mont Pellegrino. Elle se serait ainsi elle-même définie comme la fille du comte Sinibaldo.

Successivement, sainte Rosalia fut inscrite au Martyrologe en 1630.

 

 

Caterina Mattei de Racconigi

1486-1547

 

Elle vit le jour en 1486 à Racconigi (Piémont, Italie NO), première fille, après cinq garçons, du forgeron Giorgio et de Billia Ferrari.

A Racconigi, Caterina s’appelle Catterina. Le nom de famille est soit Mattei, soit de Mattei.

La famille était si pauvre, et la maman en si mauvaise santé, que le frère aîné porta sa petite sœur dans le village auprès des jeunes mamans pour demander une tétée pour l’amour de Dieu.

Les phénomènes extraordinaires se multiplièrent très vite en cette humble créature. A cinq ans, elle fut fiancée à l’Enfant-Jésus. Notre-Dame demanda pour Jésus le cœur de la petite fille, qui répondit : Je ne sais pas où il est. Si vous le trouvez, je le donne. Caterina accepta d’obéir à Jésus et de souffrir pour lui. Jésus lui apparut, entouré de s. Pietro de Vérone (v. 6 avril) et de ste Catherine de Sienne (v. 29 avril), deux Dominicains illustres.

Caterina reçut les stigmates de la Passion, invisibles mais très sensibles ; son épaule fut toute déformée par le poids de la Croix. Jésus imprima sur son cœur les mots : Iesu spes mea (Jésus, mon espoir).

Elle apprit à lire mystérieusement, mais seulement pour lire le psautier.

Deux anges lui remirent une robe constellée de croix, lui expliquant : C’est de la part de Dieu, tu seras toujours dans la peine, dans l’affliction.

Parmi ses peines, elle dut affronter le tribunal ecclésiastique de Turin, où on l’avait accusée de sorcellerie, mais elle fut totalement blanchie.

En 1514, elle prit l’habit du Tiers-Ordre dominicain.

Au comte de Racconigi, qui l’estimait énormément, succéda un personnage qui préféra l’exiler, et Caterina s’installa à Caramagna Piemonte.

On continua de parler d’elle ; parmi ses admirateurs fut le comte Francesco Pico della Mirandola, qui en écrivit ensuite la biographie. Mais les détracteurs finirent par circonvenir même les Dominicains, qui l’abandonnèrent. Satan lui suggéra même le suicide. Elle ne se rebella pas : Je suis rachetée par Jésus. Il aura soin de moi. Les Pères de mon ordre ne me sont pas indispensables. C’est pour l’amour de Dieu que j’ai pris leur habit, non pour eux ; Jésus est mon espoir. Mais les Pères revinrent de leur prévention et lui envoyèrent un des leurs.

Caterina mourut le 4 septembre 1547.

Son culte fut confirmé en 1808.

 

 

Nicolò Rusca

1563-1618

 

Nicolò naquit le 20 avril 1563 à Bedano (Ticino, Suisse italienne), aîné des cinq enfants de Giovanni Antonio Rusca, un notaire, et Daria.

Des cinq enfants de cette famille chrétienne, Nicolò, Bartolomeo et Luigi furent prêtres, et Margherita bénédictine.

L’unique qui se maria, Cristoforo, devait à son tour être le père de deux autres prêtres.

Nicolò commença l’étude du latin auprès de son curé, qui l’envoya ensuite à Rome, où un parent était au service du cardinal Farnese. Il étudia six mois chez les Jésuites, puis passa à Milan, où il fit d’excellentes études au Collège Helvétique, fondé par le cardinal Carlo Borromeo (voir au 4 novembre).

En 1587, il reçut l’ordination sacerdotale.

Il fut d’abord à Sessa Montegggio, puis, en 1590, archiprêtre à Sondrio.

En 1591, il obtint le doctorat en théologie, à Pavie.

Sondrio était dans une région où la réforme protestante avait provoqué des tensions. On en était arrivé à «permettre» les deux confessions, partageant les entrées entre ministres catholiques et protestants. Dans cette situation délicate, le prédécesseur de Nicolò eut une action très contestée, la population ne réussissant pas à savoir s’il était prêtre ou frère, ecclésiastique ou laïc.

L’abbé Rusca arriva donc en «sauveur», accueilli chaleureusement par la population. En trente ans, il s’occupa activement de la pastorale des enfants et des adultes, donnant le catéchisme à ceux-là, et créant pour ceux-ci la Compagnie du Très-Saint-Sacrement. De plus, sa formation lui permettait de tenir des débats importants.

Il procéda aussi à l’embellissement de la collégiale, avec un orgue, des confessionaux et des cloches. Il entretint de bons rapports avec les confrères de l’endroit, et put susciter beaucoup de vocations sacerdotales.

Rusca savait répondre aux Protestants, mais sans jamais exprimer un seul mot blessant envers leurs personnes, ce qui lui valut même des amitiés avec certains ministres protestants.

Mais la situation générale se répercutait localement à Sondrio, où la tension demeurait. En 1608, Rusca fut arrêté pour avoir «violé les dispositions sur la tolérance religieuse», simplement parce qu’il avait blâmé un jeune catholique d’avoir participé à un culte protestant. Mais il fut quitte pour cette fois.

On en vint à l’accuser de complot contre un ministre réformé, d’avoir voulu le traduire à l’Inquisition Romaine, d’avoir soudoyé des soldats… il fut encore une fois absout.

On en vint à l’accuser d’appuyer une alliance avec les Espagnols. La nuit du 24 au 25 juillet 1618, on l’arrêta chez lui, on l’emmena à Coira où on le mit en prison, puis on le transféra à Thusis pour y être jugé par un tribunal de Réformés.

Plusieurs interventions de la part de la population autant que des autorités cantonales catholiques, n’aboutirent pas. On leur refusa la possibilité de défendre l’abbé Rusca.

Le procès commença en septembre. On y reprit les précédentes accusations, on en ajouta d’autres, jusqu’à celle de rébellion contre les lois. On le tortura, du 2 au 4 septembre. On reprit l’interrogatoire. 

Exténué, Nicoló demanda à pouvoir se confesser à un prêtre catholique, ce qu’on lui refusa. Il mourut au soir du 4 septembre 1618.

A ce moment-là, Nicoló était encore suspendu par les bras à une corde, qui lâcha. Le corps tomba lourdement à terre, mais on s’acharna et on le suspendit à nouveau, comme s’il n’était pas encore mort. Puis on ordonna de l’enterrer au pied de gibet, et de confisquer ses biens.

En juillet 1619, de pieuses mains purent l’extraire en cachette et le reposer dignement dans la proche abbaye de Pfäfers. Les restes du Martyr se trouvent maintenant à Sondrio.

Nicoló Rusca fut béatifié en 2013.

 

 

Scipion-Jérôme Brigeat Lambert

1733-1794

 

Il était né le 9 juin 1733 à Ligny-en-Barrois (Meuse).

Prêtre du diocèse d’Avranches, il était d’une grande culture et fut nommé vicaire général du diocèse d’Avranches en 1763.

C’était un orateur, un musicien, et surtout se distingua par son extrême bonté ; il fut littéralement captivé par la ville qui l’accueillait.

Il y connut quatre évêques et fut élu Grand Doyen du Chapitre cathédral en 1788.

Cette même année, il reçoit une mission particulière et «dangereuse» : il doit recevoir les enfants du duc d’Orléans (futur Philippe Egalité), dont l’aîné, Louis-Philippe, sera roi des Français en 1830.

Lorsque la Révolution eut supprimé le diocèse d’Avranches, Mgr Brigeat Lambert se retira dans sa famille, mais une dénonciation le fit arrêter en 1793.

Condamné à la déportation, il fut «entassé» à bord du navire négrier Washington (aux pontons de Rochefort), où il s’employa de toutes ses forces à soigner et conforter ses Confrères.

Il mourut d’épuisement le 4 septembre 1794 et fut béatifié en 1995.

 

 

Dina Bélanger

1897-1929

 

Les détails qu’on connaît sur cette Mystique proviennent principalement de son Autobiographie, écrite durant les dernières années de sa vie, par obéissance à sa supérieure.

Dina naquit le 30 avril 1897 à Québec (Canada), dans une famille aisée et très chrétienne.

Dès l’âge de dix-onze ans elle sent une attraction très forte pour Jésus-Eucharistie. Vers l’âge de dix-sept ans, elle s’offre comme victime à l’Amour divin. Elle communie chaque jour, puisant sa force dans le Sacrement divin.

Elle étudie le piano, et va se perfectionner à New-York pendant deux ans. Elle donne des leçons et des concerts. Malgré le succès, elle désire rester dans l’humilité.

Elle a vingt ans lorsqu’elle perçoit quelques faveurs célestes qui l’effraient un peu au début. Elle entend la voix du Christ. Le Christ lui donne deux “références” : l’Hostie (Jésus-Christ) et l’Étoile (Marie), qu’elle voyait sans cesse au-dessus de sa route.

Elle entre dans le Tiers-Ordre de saint Dominique et prend le nom de Sainte-Catherine-de-Sienne.

Au terme de ses études de piano, elle obtient son diplôme et continue ses concerts. Elle travaille beaucoup, sans trop savoir encore où la conduira son activité musicale. Jésus lui annonce qu’elle fera du bien surtout par ses écrits. D’ailleurs, lors d’une de ses tournées, elle est contaminée par une élève qu’elle a soigné de la scarlatine ; la maladie dégénère en tuberculose.

En 1921 elle entre chez les Religieuses de Jésus-Marie à Sillery, où elle prend le nom religieux de Marie-Sainte-Cécile-de-Rome. On sait que sainte Cécile est la patronne des musiciens.

Les expériences mystiques vont se multiplier, s’intensifier. 

Un jour, Jésus-Christ lui “prend” le cœur, et le remplace par son Cœur Sacré et le Cœur Immaculé de Marie.

Elle enseigne le piano à quelques élèves.

A l’automne 1922, elle doit rester à l’infirmerie. Elle écrit des poésies. Le Seigneur lui demande de consoler son Cœur outragé dans l’Eucharistie. Notre-Seigneur lui annonce qu’Il va la préparer à la mort. Il lui prédit qu’elle va bientôt faire sa profession et qu’Il “viendra la chercher” au moment de l’Assomption.

En novembre 1923, Dina voit dans une vision qu’elle “disparaît” totalement dans un feu d’amour, laissant place à Notre-Seigneur.

Dina doit rester en quarantaine, car sa maladie (la tuberculose) est contagieuse. Elle fera des séjours de plus en plus fréquents à l’infirmerie.

En août 1924, Dina se prépare à mourir pour la fête de l’Assomption, mais elle ne meurt pas vraiment. Elle comprit alors qu’elle venait en fait de naître à une vie nouvelle, à une vie de totale perfection, dans l’union parfaite à Notre-Seigneur.

En octobre 1924, elle prononce le vœu du “plus parfait” ; l’expression de cette perfection est pour elle l’obéissance.

A partir de septembre 1926, Dina vit intensément la passion du Christ, le jeudi et le vendredi. Elle est associée à l’Agonie de Jésus.

Le 22 janvier 1927, elle reçoit les stigmates du Christ, en présence de la Sainte Vierge. Jésus l’appelle sa petite “Moi-même”.

Dina a ses moments de tentations (découragement, angoisses, peurs, lassitudes), elle perd son sourire. Elle s’humilie davantage.

Août 1928 : elle retrouve la sérénité, la joie même. Elle participe à la joie des Élus au ciel, elle est heureuse.

Le 30 avril 1929, jour de son anniversaire, elle entre définitivement à l’infirmerie. Ses forces l’abandonnent, elle ne peut plus écrire à partir de juillet. Ses sœurs la trouvaient absorbée, gracieuse, souriante.

Elle meurt le 4 septembre 1929, dans sa trente-troisième année, vers trois heures de l’après-midi, suprême identification avec le divin Maître.

Elle a été béatifiée en 1993.

Signalons que, vers la même époque vivait en France une autre musicienne qui se consomma dans la sainteté : la bienheureuse Elisabeth Catez (de la Trinité, 1880-1906), dont la spiritualité rejoint étonnemment celle de Dina. Elle est fêtée le 9 novembre. Les deux Religieuses ne se connaissaient pas.

José Bleda Grau

1867-1936

 

Il vit le jour le 23 juillet 1867 à Lloc Nou de Fenollet (Valencia), aîné des trois enfants de José et Rosario Antonia, qui le firent baptiser le 28 juillet.

Jeune, il voulait devenir religieux, mais la famille avait besoin de lui pour travailler, vu que son frère faisait son service militaire à Cuba.

Entré dans l’Ordre des Capucins à trente-deux ans, il fit la profession comme Frère convers en 1901, avec le nom de Berardo de Lugar Nuevo de Fenollet.

En 1904, il fit la profession solennelle à Orihuela.

Dans le couvent de Orihuela où il resta toute sa vie, on le chargea de recueillir les aumônes et de coudre les habits de la communauté.

En juillet 1936, il dut abandonner son couvent pour se réfugier chez ses parents.

Ce vieillard quasi septuagénaire et presque aveugle, fut arrêté sans pitié le 30 août et dut encore supporter les mauvais traitements de ses bourreaux.

Le 4 septembre 1936 (c’est la date «officielle», mais on parle aussi de la même date du 30 août), on l’emmena à Genovés, sur la route Manuel-Benigánim, pour le fusiller.

C’est un habitant de l’endroit, passant par là avec son jeune fils, qui découvrit le cadavre : ils remarquèrent que son crâne était complètement détruit.

Le Frère Berardo, fut béatifié, en 2001.

 

 

Facundo Fernández Rodríguez

1869-1936

 

Né le 12 janvier 1869 à Válor (Grenade) d’un père boulanger, il fut baptisé le lendemain de sa naissance. Cette famille comptait sept enfants.

Quand Facundo voulut entrer au séminaire en 1884, son pauvre papa demanda qu’il fût admis malgré ses maigres ressources.  Un peu malentendant, Facundo avait l’habitude de parler fort.

Facundo fut ordonné prêtre en 1897. Il desservit plusieurs paroisses : Torvizcón, Mecina Alfahar, Nechite, Darrícal.

Il dut quitter cette dernière localité le 7 août 1936, à cause de la violence de la persécution. Il fut accueilli par un cousin à Válor, mais la surveillance était perspicace : on l’arrêta le lendemain.

Prisonnier à Ugíjar, puis à Berja, il fut assassiné avec deux autres prêtres au cimetière, le 4 septembre 1936

Béatifié en 2017, Facundo Fernández Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 4 septembre.

 

 

Juan Muñoz Quero

1876-1936

 

Il naquit le 29 août 1876 à Mecina Alfahar (Grenade).

Sa famille, quoique de condition modeste, put l’envoyer au séminaire de Grenade ; il fut ordonné sous-diacre en 1903, et l’on peut supposer qu’il fut ordonné diacre et prêtre l’année suivante, quoiqu’on n’en ait pas retrouvé les actes.

D’abord curé de Yátor, il le fut ensuite de Sorvilán. Ses paroissiens surent lui fournir les victuailles nécessaires, car il était très pauvre.

En 1936, les jeunes de la paroisse protégèrent son presbytère contre les représailles des révolutionnaires. Mais l’atmosphère changea quand il passa à la paroisse d’Albondón : les autorités ne lui laissèrent pas même le temps de décharger sa voiture, il dut repartir pour Grenade, puis retourna chez sa sœur à Válor.

Bientôt arrêté, il tomba malade dans l’affreuse prison où on l’enferma. Si on lui permit d’aller revoir sa sœur quelques instants, on alla le rechercher presque aussitôt pour l’envoyer à la prison de Berja.

Il fut assassiné avec deux autres prêtres au cimetière de Berja, le 4 septembre 1936.

Béatifié en 2017, Juan Muñoz Quero sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 4 septembre.

 

 

José Vicente Hormaechea Apoita

1880-1936

 

Il vit le jour le 1er septembre 1880 à Navarniz (Biscaye, Espagne), dans une famille typiquement basque.

Entré à seize ans chez les Trinitaires à Algorta (Bilbao), il prit le nom de José de Jésus-Marie.

Il reçut l’ordination sacerdotale à Madrid en 1903.

On l’envoya en mission à Cuba.

A son retour, il fut nommé supérieur à Cordoue, puis à Villanueva del Arzobispo (Jaén) en 1935.

Le 21 juillet 1936, les miliciens vinrent exiger des Religieux de leur remettre les armes cachées.

Le 22, ils revinrent exiger la même chose, et comme les pauvres Religieux n’avaient aucune arme à remettre, ils furent embarqués en camion : trois à l’intérieur, et le père José devait courir derrière, au milieu des moqueries de la populace.

Une fois à la prison, on lui arracha le scapulaire, son chapelet et les médailles qu’il portait au cou.

Le 23 juillet, il y eut un grave incident : un milicien voulut frapper don José avec sa crosse de fusil, et don José, instinctivement, fit un geste de défense, et écarta l’arme ; un coup partit, qui blessa légèrement le gardien au pied, un autre coup blessa sérieusement le père José, qui fut transporté à l’hôpital ; il devait y rester plus d’un mois.

Durant ce temps, il recevait de fréquentes «visites» de miliciens, à toute heure du jour ou de la nuit, pour l’insulter, blasphémer contre le Bon Dieu et contre l’Eglise. Une fois, ils le frappèrent avec un des crucifix de l’hôpital et le lui présentèrent ensuite pour le baiser, ce qu’il fit de tout son cœur. Puis ils lui demandèrent de le piétiner, ce qu’il refusa énergiquement.

On arriva ainsi au 4 septembre 1936. Vers une heure du matin, les miliciens exigèrent l’ouverture de la porte. Comme les Religieuses refusaient, ils appelèrent le maire, qui ordonna de leur ouvrir. Les miliciens se lancèrent dans l’hôpital, obligèrent les Religieuses à ouvrir l’infirmerie, forcèrent le père José à se lever pour aller déposer une déclaration à Jaén.

Le père José alla trouver dans la chambre voisine don Montoro pour lui dire : Notre heure a sonné ; donnons-nous l’absolution pour que Dieu ait pitié de nous.

Il s’habilla avec tout son calme. Il voulait être fusillé sur place, dans l’hôpital. Il leur demanda : Pour sortir d’ici, il me faut un ordre écrit du Gouverneur. Ils appelèrent leur chef, qui arriva vers trois heures, armé de son pistolet, ordonnant au Père de le suivre. Ce dernier répéta qu’il sortirait de l’hôpital seulement sur prescription écrite du maire. Le chef alors lui tira à brûle-pourpoint à la tempe droite.

Le père José s’écroula sur place, ce 4 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Moreno Juárez

1891-1936

 

Il naquit le 15 décembre 1891 à Válor (Grenade) et fut baptisé trois jours plus tard.

Au séminaire de Grenade, il édifiait chacun par sa sainteté et son savoir.

Ordonné prêtre en 1916, il desservit la paroisse de Benínar.

Un trait particulier de sa vie sacerdotale est à retenir : il recevait chaque jour à table un pauvre.

Au début de la persécution religieuse de 1936, on fit circuler un prospectus infâme contre le Prêtre, au point que l’archevêque lui conseilla de quitter le pays. Il y arriva assez tôt pour mettre en sûreté la sainte image du Christ de la Yedra.

Le 5 août, il fut arrêté une première fois, mais libéré grâce à quelque connaissance. Le 10, les miliciens revinrent à la charge : le prêtre était sûrement communiste, puisqu’il recevait les pauvres, mais il avait tort de porter la soutane, motif pour lequel on venait l’arrêter. Aux siens, il dit en partant : Ne pleurez pas pour moi.

Au cimetière de Berja, où il fut conduit le 4 septembre avec d’autres, il se mit à genoux, embrassa le Crucifix, pardonna aux bourreaux et cria : Vive le Christ Roi ! Un des miliciens, en partant, disait : Moi, je n’y suis pour rien dans la mort des Saints !

Don Juan fut assassiné avec deux autres prêtres au cimetière de Berja, le 4 septembre 1936.

Béatifié en 2017, Juan Moreno Juárez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 4 septembre.

 

 

José Pascual Carda Saporta

1893-1936

 

Il vit le jour le 29 octobre 1893 à Villarreal de los Infantes (Castellón de la Plana, Espagne).

Son frère aîné, Blas, sera aussi prêtre et martyr (il sera fusillé au début d’août 1936, mais fait partie d’une autre cause de Martyrs espagnols).

José rejoignit ce dernier au collège de Tortosa. Bientôt, il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur.

Il n’était que sous-diacre, quand on le nomma préfet au séminaire de Tarragona.

Ordonné prêtre en 1918, il fut successivement au Petit séminaire de Belchite (Saragosse), puis à Tarragona (1922) comme préfet des théologiens.

En 1924, il fut envoyé à Mexico, où il fut actif dans la paroisse San Felipe, mais qu’il dut quitter en 1926, en raison de la loi anticléricale mexicaine.

Il fut alors envoyé au collège de Valencia, puis à Tolède, Valladolid, Saragosse et, en 1929, comme recteur à Belchite.

En 1930, il tenta de regagner Mexico, mais dut revenir immédiatement.

Envoyé à Valencia, il fut témoin de la triste journée du 11 mai 1931, où les ennemis de l’Eglise incendièrent églises et maisons religieuses. Le séminaire aussi fut en flammes, mais don José réussit à limiter les dégâts. Il passa alors à Burgos.

En 1934, il fut à Ciudad Real, jusqu’en 1936.

Il s’absenta quelques jours en juin 1936 pour prêcher une retraite à Tortosa, mais repartit précipitamment le 18 juillet, quand éclata la révolution.

A Ciudad Real, le séminaire fut envahi par les révolutionnaires, et don José obtint la permission de rejoindre la Fonda Francesca, d’où il pouvait, par la fenêtre, communiquer avec Mgr Esténaga, qui serait martyrisé un peu plus tard (voir au 22 août).

Malgré le sauf-conduit qu’il avait obtenu pour rejoindre son pays, les miliciens l’attendaient à la descente du train et l’arrêtèrent.

Don Carda fut mis en prison dans l’ancien couvent des Dominicaines.

Le 4 septembre 1936, on l’en sortit pour l’emmener aux environs de Oropesa et là le fusiller.

Juste avant de tomber, don Carda remit aux miliciens sa montre et leur exprima sa reconnaissance pour le martyre qu’ils lui obtenaient ainsi.

Un témoin affiirma plus tard : Ils l’ont abattu, parce qu’il était prêtre, et aussi parce qu’il était particulièrement saint.

Il fut béatifié en 1995.

 

 

Pedro Sánchez Barba

1895-1936

 

Il vit le jour le 1er juillet 1895 à Baena (Llano de Brujas, Murcia, Espagne), deuxième des sept enfants de José et Encarnación, qui le firent baptiser le lendemain de sa naissance. Il fut confirmé en 1898.

Il fréquenta les séminaires de Murcia et reçut l’ordination sacerdotale à Madrid en 1919.

Dès le séminaire, il fit partie du Tiers-Ordre franciscain et porta fidèlement sous ses habits le cordon de l’Ordre.

Depuis son ordination jusqu’à 1931, il fut administrateur du séminaire et conseiller de la Confédération Catholique Agricole.

En 1931, il fut nommé curé à San Bartolomé, une des plus importantes et anciennes paroisses de Murcia. Il y fonda l’Action Catholique. Son zèle sacerdotal le poussa à développer l’enseignement religieux parmi ses fidèles, et aussi à ramener dans le bon chemin des femmes de mauvaise vie.

Au moment du soulèvement révolutionnaire de l’été 1936, il vit partir en flammes l’édifice de La Verdad, ainsi que la porte d’une église et passa toute la nuit à veiller avec des jeunes de l’Action Catholique pour protéger celle de San Bartolomé. Puis il rejoignit sa famille à Baena.

Le 4 septembre 1936 vers deux ou trois heures du matin, des miliciens vinrent l’arrêter avec ses frères Fulgencio et José, ainsi qu’un autre jeune franciscain, frère Buenaventura. On relâcha José et on embarqua les trois autres en camion, direction El Esparragal.

Au lieu-dit Cuello de la Tinaja, don Pedro leur dit : Vous ferez ce que vous voulez de moi, qui suis prêtre ; mais mon frère, laissez-le, c’est l’unique personne qui puisse assister ma mère qui est très malade…

Une première décharge blessa gravement les trois prisonniers. Tombés à terre, ils reçurent encore des coups, qui achevèrent don Pedro et Frère Buenaventura, mais Fulgencio, le frère du prêtre, survécut miraculeusement, et c’est à lui qu’on doit ces témoignages.

Don Pedro fut béatifié en 2013, ainsi que Frère Buenaventura.

 

 

Francisco Sendra Ivars

1899-1936

 

Il vit le jour le 23 avril 1899 à Benisa (Alicante, Espagne), de José et María, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Enfant de chœur dans son pays, il entendit très tôt l’appel divin et entra au séminaire de Valencia.

Ordonné prêtre en 1924, il fut successivement à Tormos, Ráfol, Sanet, enfin Calpe en 1931, où il mit à profit ses capacités de menuisier, maçon et forgeron.

Comme catéchiste, il s’équipa avec les moyens les plus modernes possibles.

Sa parole était aussi claire que son comportement, et s’il savait conseiller ses fidèles, il avait aussi ses détracteurs.

Le 18 juillet 1936, le Comité révolutionnaire l’invita d’abord à retirer sa soutane, ce qu’il refusa catégoriquement ; on l’expulsa de la paroisse, et il rejoignit sa mère à Benissa.

Le 4 septembre 1936, des miliciens vinrent l’appréhender ; il embrassa sa mère, priant les miliciens de l’épargner ; après quelques mots de réconfort, il lui dit aussi d’accepter la volonté de Dieu.

Les miliciens dirent au prêtre que, s’il acceptait de se marier, ils ne lui feraient rien. Certains d’entre eux, qui le connaissaient bien, lui conseillaient de simuler seulement une telle position ; il refusa.

N’en pouvant rien tirer d’autre, ils le torturèrent, lui coupèrent les parties génitales au milieu des moqueries et des insultes. On le fusilla à la Garganta de Teulada (Alicante), ce même jour.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Restituto Santiago Allende

1902-1936

 

Restituto était né le 10 juin 1902, à Bustillo del Monte (Santander, Espagne), de Eusebio et Lorenza, de bons paysans très chrétiens, qui le firent baptiser dès le lendemain.

L’enfant fut confirmé en 1904.

Il entra en 1915 au collège des Frères Maristes à Anzuola (Guipúzcoa), où il montra des qualités peu communes pour l’étude et pour la musique.

Il y commença le noviciat en 1917 ; en 1918 il reçut l’habit et le nom de José d’Arimathie ; un an après il faisait les premiers vœux et la profession perpétuelle en 1926.

Il n’avait pas toutes les qualités : son caractère vivace lui rendait même difficiles ses rapports avec les Confrères.

Le Frère José fut envoyé à Zalla (1920), Bilbao (1923), Anzuola (1926), Oronoz (1927) ; puis à Grugliasco (Italie), pour une nouvelle période de formation, en 1930, d’où il sortit plus convaincu que jamais de dominer son caractère : malgré quelques «sorties» pour rappeler à l’ordre aussi bien les Confrères que les employés de la maison, il fut vraiment différent.

Il fut enfin envoyé à Ribadesella (Asturies) pour y ouvrir et diriger le nouveau collège. Il sut par sa bonté conquérir l’estime générale, mais aussi se fit quelques ennemis, parmi ceux qui détestaient l’enseignement catholique.

Pour donner plus de solennités aux fêtes, il monta une chorale à la paroisse et se mit à l’orgue. Les fidèles furent plus nombreux aux cérémonies.

C’est dans ce collège qu’on vint l’arrêter à une heure du matin le 26 juillet 1936. On l’enferma à la Maison du Peuple puis, le 11 août, dans l’église elle-même, qui servait de prison. Le 15 août, on l’envoya dans un coin de la cave de la mairie.

On l’en sortit le 4 septembre 1936 pour l’assassiner, à Sama de Langreo.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Baltasar Mariano Muñoz Martínez

1912-1936

 

Il vit le jour le 7 décembre 1912 à Santa Cruz (Llano de Brujas, Murcia, Espagne), dernier des six enfants de Antonio et Josefa, qui le firent baptiser le lendemain de sa naissance.

La sœur de Baltasar, Isabel, fut abbesse des Justiniennes à Murcia.

Encore tout petit, il fut orphelin de ses bons parents, de sorte que son frère aîné Antonio, qui avait quinze ans, s’occupa de lui. Quand il se maria, il prit Baltasar chez lui.

Il grandit ainsi avec piété, fidèle au chapelet quotidien, fréquentant l’école du village et gardant le troupeau.

En 1920, il reçut la Première communion et la Confirmation.

En 1926, il entra au collège franciscain de Cehegín.

En 1930, il entra au noviciat des Frères Mineurs franciscains à Las Huertas de Lorca, et prit le nom de Buenaventura.

Une première épreuve intervint en 1931, quand, à cause des soulèvements républicains, il dut partir quelques semaines dans sa famille. Rentré à Lorca, il fit la première profession en septembre 1931.

Il commença alors les années de philosophie à Santo Ángel et, en 1934, commença celles de théologie à Orihuela.

En janvier 1935, il fit la profession solennelle

Le 24 juillet 1936, il quitta à nouveau le couvent, cette fois-ci définitivement, pour se réfugier dans sa famille, mais changeant continuellement d’endroit.

Le 4 septembre 1936 vers deux ou trois heures du matin, des miliciens vinrent l’arrêter, comme ils avaient déjà arrêtés ses frères Antonio et Ginés ainsi que le prêtre don Pedro Sánchez et ses deux frères. Ils relâchèrent Antonio, Ginés et un des frères de don Pedro.

On conduisit Buenaventura à quelques centaines de mètres de là, où se trouvaient déjà don Pedro et son frère. On les embarqua tous les trois en camion, direction El Esparragal, au lieu-dit Cuello de la Tinaja.

Là, se trouvaient quelque sept miliciens, armés, prêts à tirer. On aligna les trois victimes, Buenaventura au centre.

Une première décharge blessa gravement les trois prisonniers. Tombés à terre, ils reçurent encore des coups, qui achevèrent don Pedro et Frère Buenaventura, mais Fulgencio, le frère du prêtre, survécut miraculeusement, et c’est à lui qu’on doit ces témoignages.

Frère Buenaventura fut béatifié en 2013, ainsi que Don Pedro.

 

 

Luis Prado García

1914-1936

 

Luis Prado García vit le jour le 4 mars 1914, à San Martín de Laspra (auj. Pietras Blancas, Asturies, Espagne), dixième des treize enfants de José et Vicenta ; José travaillait à l’usine Arnao.

Les parents purent envoyer leurs enfants à l’école primaire, mais pas tous au collège.

Luis fut de ceux qui fréquentèrent le collège ; mais le matin, il allait d’abord à la messe ; à midi, il priait l’Angelus, et le soir le chapelet ; il était sacristain de la paroisse.

Pour intégrer le séminaire en 1930, il put bénéficier de l’héritage laissé par un brave homme de Avilés. Séminariste simple, humble, bon travailleur, il était si doux et si serviable, qu’on lui confia le soin de la sacristie et de l’infirmerie.

Après la mort des six séminaristes assassinés en 1934 (v. 7 octobre), il éprouva pour eux une sainte jalousie. En 1936, il trouva d’abord à se réfugier chez des parents à La Carriona (Avilés), mais fut découvert et conduit à Gijón ; on lui commandait de lever la main et de saluer la République, mais il répondait Vive le Christ ! Le 4 septembre 1936, on l’abattit de onze coups de feu, dont un dans la main et cinq dans le ventre ; tandis qu’il répétait encore Vive le Christ !, on lui tira dans la tête.

Luis fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

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