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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 23:00

08 SEPTEMBRE

 

-I.

Nativité de la Très Sainte Vierge Marie.

IV.

S Hadrianus, fils de l'empereur Probus, martyrisé à Nicomédie pour avoir reproché à Licinius la persécution contre les Chrétiens.

SS Petros, évêque en Alexandrie, Faustos, Dios et Ammo (et Neoterios ?), martyrs en Alexandrie.

V.

S Sahac, évêque en Arménie, fidèle à doctrine proclamée à Ephèse et mort en exil.

S Kingsmark, chef gallois.

VIII.

S Serge Ier, pape (687-701), d'origine syriaque ; à Rome, il faisait partie de la schola cantorum ; il aurait fait introduire le chant de l'Agnus Dei à la Messe et réglé des fêtes mariales (Annonciation, Dormition, Nativité, Purification).

S Corbinien, moine, puis évêque à Freising en Bavière.

Ste Beline, bergère et martyre à Landreville.

?

S Vidian, martyr à Martres-Tolosane.

XI.

B Pierre de Chavanon, dont la vie pure et austère tranchait sur la corruption de l'époque ; il fonda un monastère de Chanoines réguliers à Pébrac

XV.

Bse Sveva Feltria-Sforza (Serafina), de la famille des Colonna ; elle dut quitter son mari à vingt-deux ans  pour être clarisse, devint abbesse et patronne de Pesaro.

B Alain de la Roche, dominicain breton, à l'origine de la dévotion du rosaire, dont il attribuait la paternité à s. Dominique lui-même.

XVI.

S Tomás de Villanueva, augustin espagnol, évêque à Valencia pour le renouveau duquel il travailla beaucoup et où il ramena de nombeux prêtres à leur ministère.

Bx Thomas Palaser, prêtre, John Norton et John Talbot, laïcs, martyrs anglais, béatifiés en 1987.

XVII.

S Pierre Claver, jésuite catalan, apôtre des Noirs victimes de la traite : il signait "Petrus Claver, Æthiopum semper servus" et estimait en avoir baptisé trois-cent mille ; il avait appris l'idiome de l'Angola et prit jusqu'à dix-huit interprètes pour les autres idiomes ; fêté le 9 septembre.

Bx Antonio de Saint-Bonaventure, convers franciscain espagnol, Domingo Castellet, prêtre dominicain espagnol, et leurs compagnons japonais : Dominique (frère franciscain), Thomas et Antoine (frères dominicains, d'une vingtaine d'années), Lucie (ou Louise, veuve très âgée), Jean Tomashi (leur guide, avec ses quatre fils de 16 à 7 ans qui furent décapités avant lui : Dominique, Michel, Thomas, Paul), Jean Imamoura, Paul Sadayu Aybara et Matthieu Alvarez (mariniers), Michel Yamada (avec son fils de trois ans, Laurent), Louis Higashi (avec ses deux fils de 2 et 5 ans, Dominicus et François) ; Romain Aybara et son fils Léon, et Jacques Hayashida (le marinier Michel Carafachi Yamada n'est plus nommé dans le Martyrologe Romain). 

XIX.

B Frédéric Ozanam, né à Milan, fondateur infatigable des conférences de s. Vincent de Paul, béatifié en 1997.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 1993 :

Lasalliens : près d’Almería, Adrián Saiz y Saiz (Teodomiro Joaquín) et Eusebio Alfonso Uyarra (Evencio Ricardo) (nés en 1907) ;

- béatifiés en 2001 :

Fr. Mineurs : près de Castellón, Pascual Fortuño Almela (*1886) ;

S. des Vieillards Abandonnés : près de Valencia, Josefa Ruano García (J. de Saint Jean de Dieu) et Dolores Puig Bonany (María D. de Sainte Eulalie (*1854, 1857) ;

Laïcs : près d’Alicante, Marino Blanes Giner (*1888) et près de Valencia, Ismael Escrihuela Esteve (*1902), tous deux pères de familles ;

- béatifiés en 2007 :

Salésiens : à Madrid, le clerc Teódulo González Fernández (*1911) ;

Carmélites de la Charité : à Barcelone, Apolonia Lizárraga Ochoa de Zabalegui (A. du Saint-Sacrement, *1867) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : près de Barcelone, Josep Padrell Navarro (*1898) ;

Fils de la Sainte-Famille : près de Barcelone, Segimon Sagalés Vilá (*1888) ;

Fr. Maristes : à Barcelone, Máximo Aranda Modrego (Justo Pastor) et Maximiano Dronda Leoz (Alipio José) (*1907, 1916) ;

- béatifié en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, José Castaño Galera (*1870).

B Adam Bargielski (1903-1942), prêtre polonais martyr à Dachau, béatifié en 1999.

B Władisław Błądziński (1908-1944), prêtre polonais de la congrégation de Saint-Michel Archange, déporté à Groß Rosen, précipité et martyrisé au fond d'une carrière de pierres, béatifié en 1999.

 

 

 

 

Faustos, Dios et Ammon d’Alexandrie
† 311

L’historien Eusèbe écrivit ceci : 
Parmi ceux qui moururent glorieusement en Alexandrie, dans toute l’Egypte et la Thébaïde, il faut citer en premier lieu Petros, évêque de cette Alexandrie, type divin des docteurs de la religion chrétienne, et, parmi les prêtres qui étaient avec lui, Faustos, Dios et Ammon, martyrs parfaits du Christ…
Concernant Petros, voir au 25 novembre.
Eusèbe continue, mais sans dire précisément si les suivants moururent au même moment, ce qui n’est pas certain : 
…puis Philéas et Hésychius, et Pachymius, et Théodore, évêques des Eglises de l’Egypte, et en outre des milliers d’autres chrétiens illustres dont on  garde la mémoire dans les Eglises de leur pays.
La liste se complète parfois avec un saint Neoterios, inconnu par ailleurs.
Ces Martyrs moururent sous Dioclétien, vers 311.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Petros d’Alexandrie et ses Compagnons au 8 septembre.


Hadrianus de Nicomédie
4e siècle
 

Ce martyr n’est pas l’unique de ce nom dans le Martyrologe.
Nous avons rencontré Hadrianos de Batanée (v. 5 mars) ; voici celui de Nicomédie.
Certains ont pu le dire fils de l’empereur Probus.
A Nicomédie, il aurait reproché à l’empereur Licinius sa cruauté envers les Chrétiens. Pour ce fait, il aurait eu les jambes broyées.
On lui a donné aussi vingt-trois Compagnons.
Plus tard, ses reliques furent portées à Rome, où le pape Honorius 1er († 638) fit transformer l’ancien sénat romain en église et la dédicaça au Martyr Hadrianus.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Hadrianus de Nicomédie au 8 septembre.


Sahak Parthev
338-439

Sahak Parthev (Isaac le Parthe) descendait par son père de s.Grégoire l’Illuminateur (v. 30 septembre), l’organisateur historique de la vie chrétienne de l’Arménie. Ce dernier était né en 255 : il paraît un peu surprenant que Sahak soit son descendant de la sixième génération ; on demandera donc aux spécialistes de vérifier les dates, dans la mesure du possible.
Sahak reçut donc une formation spirituelle profonde, grâce à l’héritage qu’il reçut de cette sainte lignée.
Il se maria et eut une fille, Sahakanouch.
Il devint plus tard supérieur d’un grand monastère de soixante moines, unis dans la vie fraternelle et un style de vie très austère.
En 387, Sahak, soutenu par le roi Khosrov IV qui admirait ses vertus, fut appelé à devenir le katholikos (patriarche) de l’Arménie.
Comme tel, Sahak eut une influence très importante auprès du roi d’Arménie et du chah de Perse.  Mais un conflit aboutit malheureusement en 428 à l’abolition de la monarchie arménienne et à la déposition de Sahak. Il fut même mis en prison.
En 432, il fut tout de même libéré, mais on ne lui redonna pas sa dignité de katholikos et fut remplacé. 
Sahak se retira auprès de son disciple Mesrop, devenu évêque de Vagharchapat ; mais pratiquement, l’autorité spirituelle de Sahak continua de s’exercer sur toute l’Arménie. Pour le peuple arménien, il traduisit l’Ecriture et la Liturgie dans la langue couramment parlée.
En 437, à la mort de son remplaçant, on supplia Sahak de reprendre son siège, mais il refusa. Le digne prélat était désormais presque centenaire. Il affirma que c’était la volonté de Dieu qu’il n’eût pas d’enfant mâle et que cette succession sacerdotale familiale s’éteignît avec lui.
Il vécut encore deux années, auréolé d’une dignité respectée unanimement, et mourut, emporté par la maladie, le 8 (ou le 5) septembre 439.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Sahak Parthev au 8 septembre.


Serge Ier
687-701

Sergius était de famille syrienne, venue s’installer en Sicile. 
Lui-même était venu à Rome ; il faisait partie du clergé romain et en particulier de la schola cantorum ; il fut acolyte vers 680 et reçut bientôt du pape Léon II le titre de Sainte-Suzanne.
En 687 il succédait au pape Cononus, qui n’était resté que onze mois sur le siège de Pierre. D’ailleurs, depuis une dizaine d’années, six papes s’étaient succédé, dont trois sont canonisés (Agathon, Léon II et Benoît II, v. 10 janvier,  3 juillet et 8 mai).
Ce quatre-vingt-quatrième pape eut une élection pour le moins mouvementée, car deux partis romains se permirent d’élire rien moins que deux antipapes, Théodore et Pascal, tandis que l’assemblée régulière du clergé élisait officiellement Sergius.
L’archidiacre Pascal était soutenu par l’exarque de Ravenne ; l’archiprêtre Théodore s’installa dans une partie du Latran.
Devant l’élection régulière de Sergius, Thédore eut la bonne idée de se soumettre, et Pascal de disparaître. Mais auparavant, Sergius dut à contrecœur verser à l’exarque de Ravenne les cent livres d’or que Pascal lui avait promises s’il était élu pape. Ce n’était pas simonie, mais un geste pacificateur.
Bref, Sergius est consacré en décembre 687. 
En Orient, l’empereur Justinien II prétendait imposer en Occident les décisions du récent concile “Quinisexte”, un concile irrégulier qui avait promulgué des canons disciplinaires contraires à ceux des précédents conciles œcuméniques, notamment l’ordination au sacerdoce d’hommes mariés.
Sur le refus de Sergius, l’empereur tenta de faire arrêter le pape à Rome, mais les milices intervinrent pour protéger le pape. Les relations étaient donc refroidies, mais l’empereur fut renversé quelques années plus tard.
En 698, le royaume lombard se rallie à Rome, mettant fin au “schisme d’Aquilée”.
En Occident, le pape reprit des relations avec les Francs. Il consacra évêque saint Willibrord (v. 7 novembre).
Dans le domaine liturgique, le pape Sergius se montra très marial, instituant les fêtes de l’Annonciation, de la Dormition (que nous appelons l’Assomption), de la Nativité et de la Purification.
Il aurait instauré dans la messe le chant de l’Agnus Dei lors de la fraction du Pain.
Il restaura les deux basiliques de Sainte-Euphémie et de Sainte-Aure, et procéda à la translation du corps de saint Léon Ier.
Il ordonna quatre-vingt-quinze évêques, dix-huit prêtres et quatre diacres.
Sergius Ier mourut le jour-même de la Nativité de Marie, qu’il avait instituée, le 8 septembre 701, après plus de treize années de pontificat, laissant une véritable réputation de sainteté.
Son successeur devait être Jean VI.
Saint Sergius Ier est inscrit le 8 septembre au Martyrologe.


Corbinien de Freising 
670-730

Corbinien était bien un Franc de naissance et de famille. Il naquit vers 670, en une localité qu’on croit être Saint-Germain-de-Châtres, actuelle Saint-Germain-les-Arpajon (Essonne) ; ses parents étaient Waldkiso et Corbiniana.
Au baptême, il reçut d’abord le nom de son père ; ce dernier étant mort peu après la naissance de l’enfant, la veuve obtint de donner son nom à son fils, qui s’appela alors Corbinien.
Le jeune homme choisit l’idéal érémitique et, s’étant aménagé une cellule en sa ville natale, lisait l’Ecriture, chantant les psaumes, jeûnant, pratiquant l’hospitalité.
Se trouvant à proximité d’une église Saint-Germain, il y rencontrait des clercs qu’il préparait au saint ministère. Ce qu’il pouvait recevoir, il le distribuait en aumônes.
Cette sainte vie dura une quinzaine d’années ; Corbinien reçut alors l’onction épiscopale en vue d’un apostolat missionnaire non encore défini. Venu à Rome en 716 pour consulter le pape, il reçut de Grégoire II la mission d’évangéliser la région de l’actuelle Bavière. C’est peut-être le pape lui-même qui le consacra évêque.
C’est au cours de son voyage qu’aurait eu lieu le miracle de l’ours : la bête ayant dévoré l’âne de Corbinien, ce dernier lui intima l’ordre de porter ses bagages et de lui servir de monture, et l’ours obéit.
Le duc Grimoald reçut Corbinien avec tous les honneurs ; Corbinien s’établit près de Meran et fit édifier un monastère près de Mais.
Or Grimoald était dans la situation matrimoniale du roi Hérode (cf. Mt 14:3-4) ; Corbinien le convainquit de se mettre en ordre devant Dieu, mais l’épouse illégitime, pour se venger, chercha à faire périr l’évêque, qui s’éloigna de Freising ; après la mort de Grimoald et l’éloignement de l’épouse fautive, Corbinien fut rappelé à Freising par le successeur de Grimoald.
De cette ville, Corbinien rayonnait alentour, prêchant, baptisant, confirmant.
Le 8 septembre 725 (ou 730), Corbinien célébra la Messe pour la dernière fois au monastère de Saint-Etienne ; revenu dans son habitation, il prit un peu de vin, baisa le crucifix et s’endormit paisiblement dans le Seigneur.
Le vrai «premier évêque» de Freising fut consacré et installé en réalité en 739, par s.Boniface (v. 5 juin) ; 
Saint Corbinien de Freising est commémoré le 8 septembre dans le Martyrologe Romain.


 

Pierre de Chavanon

1007-1080

 

Né vers 1007 à Langeac, Pierre fut dès son jeune âge orienté vers le sacerdoce.

Devenu archiprêtre de Langeac et chargé du soin de sa paroisse natale, il s’acquitta de son ministère sacré avec beaucoup d’assiduité.

En ce onzième siècle où sévissait malheureusement tant de vices parmi le clergé, il tranchait par l’austérité de sa vie, par sa vie toute chaste.

Une femme osa tout de même le provoquer ; la résignation du prêtre n’en fut que plus radicale : après avoir vu en songe s.Pierre qui lui demandait de réformer l’église de Pébrac, il y fonda un monastère de Chanoines réguliers, qui eut un important rayonnement. L’évêque lui remit l’habit des Chanoines réguliers en 1062.

Au milieu de la décadence, un retour à la sainte discipline est toujours apprécié et suscite de nombreuses vocations. Des nobles de la région de Pébrac se joignirent à Pierre. De Pébrac dépendirent jusqu’à vingt prieurés.

L’abbesse des Chazes lui confia aussi la réforme de son propre monastère.

En 1077, l’évêque de Clermont lui remit l’église de Saint-Amable (Riom) pour la réformer.

Pierre mourut le 8 septembre 1080.

D’après son biographe, Pierre rendit la vue à une aveugle par simple imposition d’eau bénite.

Le monastère de Pébrac devint abbaye en  1097 ; désertée au moment de la Révolution, elle a suscité récemment un engouement pour une restauration bien souhaitable.

Saint Pierre de Chavanon est commémoré le 8 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Alain de la Roche

1428-1475

 

Le bienheureux Alain de la Roche naquit en Bretagne, le 8 septembre, vers l'année 1428. 

Il prit l'habit de saint Dominique au couvent de Dinan, et y fit profession. Lui-même avoue humblement dans ses écrits que les commencements de sa vie religieuse ne répondirent pas à l'idéal qu'il en conçut depuis. 

Après avoir étudié à Paris, il fut envoyé à Lille, puis il quitta son pays natal pour rechercher la pratique de l'observance primitive, et alla demander aux couvents de Hollande la science de la vie surnaturelle : après Lille et Douai, il fut à Gand, Rostock, finalement à Zwolle, où il devait mourir.

Le trait distinctif de sa vertu fut une tendre et filiale dévotion à Marie. Il aimait si cordialement sa Mère du Ciel, qu'il ne pouvait penser qu'à elle, et ne pouvait rien dire, ni entreprendre, ni terminer qu'il ne l'eût saluée par l'Ave Maria. Un de ses disciples a écrit que sans cesse cette prière revenait sur ses lèvres dans ses prédications, dans ses entretiens privés, dans ses voyages et dans ses travaux. Cet attrait remarquable pour le culte de Marie le préparait, à son insu, à la mission dont il allait être investi : celle de ressusciter la dévotion presque oubliée du rosaire. 

Humblement, cependant, Alain affirmait que c’était saint Dominique lui-même (v. 6 août), qui avait institué la prière du rosaire.

Alain enseigna dans les écoles dominicaines de philosophie et de théologie. Dans ces fonctions, il porta sans doute sa dévotion au rosaire ; mais c'est seulement deux ans avant sa mort que Marie lui apparut dans tout l'éclat de sa beauté céleste et lui confia la mission de prêcher la pratique du rosaire. Elle lui prédit des épreuves ; mais elle le soutint par cette parole : Confie-toi en ma protection maternelle, je ne t'abandonnerai jamais. Il en vint même à réciter plusieurs rosaires chaque jour, s'infligeant un coup de discipline à chaque Ave Maria. 

Il a raconté lui-même que sa sainte Mère lui apparut plusieurs fois pour stimuler son zèle, et lui faire prêcher le rosaire, pour écarter les fléaux qui menaçaient l'Église : Luther allait paraître. Il parcourut nombre de provinces en France, en Flandre, en Saxe, et obtint, malgré les efforts de l'enfer, de merveilleux succès. 

Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles. 

Il mourut au jour qu'il avait désiré, celui-là même de sa naissance, 8 septembre 1475.

Sa «béatification» a été proclamée, si l’on peut dire, par une constante tradition, mais le bienheureux Alain ne se trouve pas inscrit dans le Martyrologe.

 

 

Sveva Feltria-Sforza

1434-1478

 

Sveva naquit à Urbino (Italie CE) en 1434, benjamine de Guidantonio, comte de Montefeltro, et de Caterina Colonna, illustrissime famille qui donna à l’Eglise le pape Martin V, oncle de Caterina.

Sveva fut orpheline de sa mère dès l’âge de quatre ans, puis de son père en 1443, et fut d’abord recueillie par son frère aîné, Oddantonio ; ce dernier ayant été assassiné en 1444, Sveva fut recueillie cette fois-ci par son autre frère Federico.

En 1446, elle alla étudier à Rome, protégée par son oncle, le cardinal Prospero Colonna. Celui-ci, selon la coutume de ces temps-là, conclut pour Sveva en 1448 un mariage avec un noble seigneur de Pesaro, veuf avec deux garçons, Alessandro Sforza. Sveva, bien jeune encore, l’épousa par procuration, et ne le rejoignit qu’en septembre 1448.

A partir de ce moment-là, Sveva, qui n’était qu’une jeune adolescente de quatorze ans, dut fréquenter la noblesse de Pesaro, où elle rencontra sa tante, Vittoria Sveva, sa cousine Elisabetta Malatesta (des seigneurs de Rimini), mais s’occupa aussi de l’éducation de ses deux «enfants», Battista et Costanzo, qui devaient être à peine moins âgés qu’elle.

Pendant ce temps-là, Alessandro s’occupait beaucoup plus de guerroyer que de vivre avec son épouse. Malheureusement, cet éloignement favorisa l’infidélité : Alessandro reconnut avoir trompé Sveva, mais l’accusa à son tour d’adultère et même d’avoir tenté de l’empoisonner.

Il n’est pas impossible que Sveva, de son côté, ait été sollicitée par quelque autre courtisan, mais il est certain qu’Alessandro chercha à s’en débarrasser, allant jusqu’à vouloir l’étrangler.

Finalement, Alessandro et son frère, le duc de Milan, convainquirent Sveva d’entrer chez les Clarisses de Pesaro. Sveva s’inclina et se laissa faire.

Entrée au couvent, elle obtint une dispense papale (car elle était bel et bien mariée), et fit la profession religieuse en 1457, prenant le nom de Serafina.

Sœur Serafina s’offrit généreusement à Dieu pour racheter les erreurs de sa jeunesse inexpérimentée, et surtout celles de son mari et de toute cette noblesse mondaine et corrompue. 

Durant plus de vingt années de cette vie consacrée, Serafina donna l’exemple de la piété, de l’humilité, du service des infirmes, et fut élue abbesse en 1475.

Une de ses «conquêtes» spirituelles fut la propre conversion de son mari Alessandro, qui vint la consulter au monastère, se repentit et mourut chrétiennement en 1473.

Serafina mourut saintement dans son monastère le 8 septembre 1479, pleurée et vénérée par les consœurs. Le culte qu’on lui attribua fut plus tard confirmé en 1754.

 

 

Tomás de Villanueva

1488-1555

 

Issu d'une pieuse famille de la petite bourgeoisie campagnarde, Tomás fut élevé à Villanueva, Espagne, à une centaine de kilomètres à l’est de Ciudad Real. Ses parents fort vertueux et charitables le formèrent très tôt à la piété et à la générosité envers les pauvres, les malades et tous les malheureux.

Ils avaient un petit moulin dont la farine, le vendredi, passait en partie aux pauvres. Un jour que la maman était absente, Tomás donna un poulet à chacun des pauvres qui se présenta ; à son retour, la maman approuva.

Cette maman était austère, elle portait le cilice. La maison était si bien tenue, que, lorsque les troupes passaient, toutes les jeunes filles venaient s’y réfugier.

À l'école, Tomás offrait son déjeuner aux enfants pauvres, et parfois il leur donnait ses propres vêtements pour les garantir du froid. On le vit revenir plus d'une fois à la maison sans gilet, sans chapeau et sans souliers. Ayant reçu un habit neuf à l'âge de sept ans, il le donna à un enfant demi-nu. Il demandait souvent à sa mère la permission de ne pas dîner pour que sa part servît à un malheureux. Il employait l'argent qu'il recevait de ses parents à acheter des œufs qu'il portait aux malades hospitalisés.

Vers sa quinzième année, il vint à Alcala pour y étudier. Son père étant mort deux ans après, Tomás consacra toute sa fortune au soin des pauvres, transforma sa maison en hôpital, ne réservant que le nécessaire à l'entretien de sa mère. 

Devenu maître ès arts et licencié en théologie, il fut nommé professeur de philosophie morale au collège de St-Ildefonse, puis professeur de théologie à l'université de Salamanque. 

En 1516, le jour de la Présentation de Notre-Dame, il entra chez les Ermites de Saint-Augustin de Salamanque. À peu près dans le même temps de son admission dans cet Ordre, Luther le quittait.

Novice exemplaire, il couchait sur des planches durant l’Avent et le Carême. Il fit profession en 1517, et fut ordonné prêtre : lors de la messe de Noël, aux mots de la Préface par le mystère du Verbe incarné (per incarnati Verbi Mysterium), il fondit en larmes.

Prédicateur ardent, le zèle de Tomás remua de fond en comble la ville de Salamanque. Le Saint puisait son éloquence au pied de la croix : « Dans l'oraison, disait-il, se forment les flèches dont les cœurs des auditeurs doivent être percés. » Les plus grandes villes d'Espagne se disputèrent pour l'entendre. La cour de Charles-Quint l'écouta avec admiration et le roi le nomma son prédicateur ordinaire et son conseiller. Il avait une si grande estime pour ce religieux qu'il ne savait rien lui refuser. Plusieurs seigneurs de la cour avaient été condamnés à mort pour crime de haute trahison. L'empereur avait refusé leur grâce à l'archevêque de Tolède ainsi qu'à d'autres éminents personnages, même à son propre fils, mais il accorda cette faveur à la demande de saint Tomás de Villeneuve.

Le saint religieux devint successivement prieur des maisons de Salamanque, de Burgos, de Valladolid, provincial d'Andalousie et de Castille. C'est lui qui envoya les premiers Augustins vers le Mexique, ce qui en fait comme l’apôtre de ce pays. 

Il recommandait surtout quatre choses à ses religieux : la célébration dévote et attentive des divins offices ; la méditation et la lecture spirituelle faite avec assiduité ; l'union de la charité fraternelle, et enfin la fuite de la paresse qui est un grand obstacle à la vertu. 

Nommé archevêque de Grenade, il refusa catégoriquement cette dignité. Mais dix ans plus tard, en 1544, Charles-Quint le désigna pour l'évêché de Valence qu'il fut obligé d'accepter au nom de l'obéissance et sous peine d'excommunication. Tomás quitta sa cellule en pleurant, se mit en route à pied, revêtu d'un habit monastique fort usé et entra ainsi dans sa ville épiscopale. Au moment de son arrivée, la pluie tomba en abondance après une longue période de sécheresse, bienfaisante ondée qui était comme le présage des grâces qu'il apportait à ses ouailles. 

Le voyant si pauvre, ses chanoines lui firent présent de quatre mille ducats pour son ameublement, mais Tomás les fit distribuer en aumônes. Il raccommodait lui-même ses hardes, pour donner davantage aux pauvres. Il entreprit la réforme de son diocèse par l'exemple de sa vie toute de pénitence et de prière. 

Ses premiers soins à Valence furent d’améliorer la prison ecclésiastique, et d’aménager un hospice. Il faisait un usage “pastoral” de cette prison : il enferma à vie un prêtre coupable d’avoir violé le secret de confession. 

Pendant toute son existence, il observa les jeûnes de son Ordre et ceux de l'Église, au pain et à l'eau. Il couchait sur des sarments dissimulés sous une couverture de laine. La plus grande partie de ses revenus passait en bonnes œuvres. On l'a surnommé : l'Aumônier, à cause des charités incalculables qu'il ne cessait de prodiguer.

Un jour qu’il recevait deux prélats, il fit fête à son oncle qui se présentait avec le simple foulard des paysans de Castille. Il réduisit le faste des cérémonies ; il n’avait rien de personnel et utilisait ce dont on disposait sur place.

Une nuit qu’il faisait une ronde dans sa maison, il entra dans la chambre d’un muletier agonisant : il l’assista de son mieux, et regagna son lit ; le lendemain, le muletier était guéri.

Il savait patienter pour mieux obtenir la conversion des clercs pécheurs qui, autrement, méritaient des sanctions canoniques graves. Un clerc avait eu trois enfants hors mariage, et l’archevêque sut le ramener au devoir, fit marier l’épouse, et élever honnêtement les enfants. Bon pasteur comme le divin Maître, Tomás amena de nombreuses brebis dans le bercail ; mais aussi, il se flagellait durement pour mériter de les guérir. Parfois les mauvaises mœurs de ses prêtres avaient pour excuse leur grande pauvreté : il les secourait alors de ses propres deniers.

Il secourait les pauvres honteux, les chômeurs, les veuves ; il veillait à doter les filles sans ressources, recueillait les petits enfants exposés. Comme déjà à Alcala, il fonda dans sa ville un collège pour étudiants pauvres.

Trois jours avant sa mort, ce saint pasteur fit distribuer aux pauvres tout ce qui lui restait d'argent et fit don de ses meubles au collège de Valence. Comme il était encore “propriétaire” de son lit de malade, il le donna au geôlier de ses prisons, le priant de bien vouloir le lui prêter jusqu'à sa mort.

Le 2 septembre 1555, il reçut le viatique. Le 8, jour de la fête de la Nativité de Marie, il se confessa une dernière fois. On commença la lecture de la Passion, dans l’évangile de saint Jean. Aux mots De ceux que tu m’as confiés, je n’ai perdu aucun (Jn 18:9), il fit suspendre la lecture et pleura longuement en regardant le crucifix. On célébra la messe devant lui ; après la consécration, il commença la récitation du psaume 30 : In Te, Domine, speravi. Il expira au moment de la communion.

Il rendit son âme à Dieu dans la onzième année de son épiscopat, à l'âge de soixante-sept ans. C’était le 8 septembre 1855, il fut béatifié en 1618, canonisé en 1658.

Il est inscrit au 8 septembre dans le Martyrologe.

Ses reliques sont conservées à Valence, dans la monastère des Augustins.

 

 

Thomas Palaser

1570-1600

 

Né vers 1570 à Ellerton (Sway, Yorkshire), Thomas Palaser (ou Palasor, ou Palaster, ou Pallicer) fréquenta le Collège anglais de Reims et celui de Valladolid.

Ordonné en 1596, il repartit en Angleterre pour amener des Anglais au catholicisme.

Arrêté presqu’aussitôt, il réussit à s’échapper une première fois.

Une deuxième fois arrêté, il fut condamné à mort pour le crime d’être prêtre.

Avec lui furent jugés et condamnés à mort un couple et un autre laïc, qui l’avaient hébergé et aidé.

Un incident survint en prison, pendant que les condamnés attendaient le jour de l’exécution. L’épouse de leur gardien tenta de les empoisonner. L’entreprise échoua, mais provoqua la conversion de la servante de cette femme, qui devint catholique.

Thomas fut hanged, drawn and quartered à Durham. L’épouse de son hôte ne fut pas exécutée, parce qu’elle était enceinte. Les deux autres laïcs, John Norton et John Talbot, furent «seulement» pendus.

C’était le 8 septembre 1600, comme le rapporte le Martyrologe (mais on trouve quelquefois le 9 août).

Tous trois furent béatifiés en 1987.

 

 

John Norton

?-1600

 

John Norton vivait avec son épouse Margaret à Laymsley (Durham, Angleterre).

Ils reçurent Thomas Palaser, prêtre qui exerçait son ministère dans la clandestinité.

Des agents les surveillaient et vinrent arrêter et le prêtre et les deux époux et un autre laïc présent.

Ils furent tous les quatre condamnés à mort, le prêtre pour le crime d’être prêtre, les laïcs pour l’avoir hébergé et aidé. 

Un incident survint en prison, pendant que les condamnés attendaient le jour de l’exécution. L’épouse de leur gardien tenta de les empoisonner. L’entreprise échoua, mais provoqua la conversion de la servante de cette femme, qui devint catholique.

L’épouse de John Norton ne fut pas exécutée, car elle était enceinte : même les ennemis de l’Eglise, à cette époque, respectaient la vie.

Les trois Martyrs furent exécutés le 8 septembre 1600, comme le rapporte le Martyrologe (mais on trouve quelquefois le 9 août).

Tous trois furent béatifiés en 1987.

 

 

John Talbot

?-1600

 

Né à Thornton-le-Street (Yorkshire, Angleterre), il se trouvait chez les époux Norton à Laymsley (Durham, Angleterre), au moment de l’arrestation de Thomas Palaser, prêtre qui exerçait son ministère dans la clandestinité.

Ils furent tous les quatre condamnés à mort, le prêtre pour le crime d’être prêtre, les laïcs pour l’avoir hébergé et aidé. 

Un incident survint en prison, pendant que les condamnés attendaient le jour de l’exécution. L’épouse de leur gardien tenta de les empoisonner. L’entreprise échoua, mais provoqua la conversion de la servante de cette femme, qui devint catholique.

Les trois Martyrs furent exécutés le 8 septembre 1600, comme le rapporte le Martyrologe (mais on trouve quelquefois le 9 août).

Tous trois furent béatifiés en 1987.

Lucia Ludovica

1548-1628

 

On pourra lire avec profit la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

Elle naquit vers 1548 à Nagasaki (Japon).

C’était une pieuse veuve, membre des Tiers-Ordres dominicain et franciscain.

C’est chez elle que fut arrêté le père Castellet. 

Son martyre par asphyxion lente eut lieu à Nagasaki le 8 septembre 1628 et sa béatification en 1867.

 

 

Antonio de Saint-Bonaventure

1588-1628

 

On pourra lire avec profit la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

Il naquit en 1588 à Tuy (Pontevedra, Espagne).

Entré chez les Franciscains Alcantarins comme frère Convers, il prit le nom de Antonio, fit la profession en 1602 et fut ordonné prêtre.

En 1608 il fut envoyé aux Philippines et, de là, aux missions du Japon en 1618, avec la charge de commissaire de son ordre.

Il commit une grave imprudence humaine : il avait mis par écrit les résidences des missionnaires franciscains, et cette liste tomba aux mains des persécuteurs…

Arrêté en janvier 1627 à Nagasaki, il fut emprisonné à Ōmura, avec son catéchiste Dominique, qu’il reçut comme Frère dans l’Ordre franciscain. 

Son martyre eut lieu par asphyxion lente à Nagasaki le 8 septembre 1628 et sa béatification en 1867.

 

 

Paulus Aibara Sandayū

?-1628

Romanus Aibara

?-1628

Leo Aibara

?-1628

 

Il sera profitable de lire la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

 

Paulus naquit à Nagasaki (Japon).

Baptisé, il était membre du Tiers-Ordre dominicain.

C’était un marinier, au service des pères missionnaires.

Il était le père de deux garçons, qui furent martyrisés en même temps que lui :

Romanus, membre des Tiers-Ordres dominicain et franciscain ; 

Leo, membre du Tiers-Ordre dominicain.

Le 8 septembre 1628, sur la colline proche de Nagasaki, Paulus fut attaché à un pieu, ainsi que d’autres condamnés ; ils devaient mourir par asphyxion lente provoquée par un feu allumé à faible distance d’eux.

Les bourreaux commencèrent par décapiter les enfants des condamnés devant eux, et attachèrent les têtes aux pieux ; puis ils allumèrent les brasiers.

La béatification de ces glorieux Martyrs eut lieu en 1867.

 

 

Francisco Castellet Vinale

1592-1628

 

On pourra lire avec profit la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

Francisco naquit le 17 octobre 1592 à Esparraguera (Barcelone, Espagne)

Entré à seize ans chez les Dominicains de Barcelone, il prit le nom de leur Fondateur, Domingo, fit la profession en 1609, étudia à Séville et fut ordonné prêtre.

En 1613 il partit pour les missions d’Extrême-Orient avec trente-deux autres Confrères ; ils arrivèrent à Manille en 1615 et, en 1621, notre Domingo fut envoyé au Japon, en pleine persécution.

Bientôt il parlait parfaitement le japonais et réussissait à se faufiler partout grâce à ses déguisements. Il put assister à l’exécution des pères Florès et de Zúñiga (voir au 19 août), ainsi qu’au Grand Martyre du 10 septembre.

Au début, il était le seul dominicain encore en liberté, et prit sur lui toutes les obligations des absents. En 1623, un décret obligea tous les Espagnols à quitter le pays : non seulement le père Castellet n’en fit rien, mais il réussit à aider trois missionnaires à rentrer clandestinement. Il continua son ministère, changeant chaque nuit de résidence pour dépister les policiers.

Vers 1626, les Chrétiens de Nagasaki durent s’éloigner de la ville pour se réfugier dans la province d’Arima, où la situation était moins dure, mais les missionnaires dominicains étaient si traqués qu’ils durent se réfugier dans les montagnes. Le père Castellet, toutefois, demeura clandestinement à Nagasaki pour les Chrétiens qui y demeuraient encore.

En 1628 sonna pour lui l’heure de l’arrestation, de la prison à Ōmura, des mauvais traitements et de la condamnation à mort.

Au gouverneur qui le condamnait, le père Castellet s’adressa ainsi : Regardez-moi bien pour me reconnaître, car je vous assigne au jugement suprême, vous et votre empereur. Vous me reconnaîtrez alors.

Dana le feu, il continua à chanter les louanges de Dieu avec ses compagnons.

Son martyre eut lieu à Nagasaki le 8 septembre 1628 et sa béatification en 1867.

 

 

Ioannes Tomachi

?-1628

Dominicus Tomachi

1612-1628

Michaël Tomachi

1615-1628

Thomas Tomachi

1618-1628

Paulus Tomachi

1621-1628

 

Il sera profitable de lire la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

 

Ioannes naquit à Ōmura (Japon).

Baptisé, il était membre des Tiers-Ordres dominicain et franciscain.

Il était le père de quatre garçons, tous nés aussi à Ōmura, qui furent martyrisés en même temps que lui :

Dominicus, né en 1612, martyrisé à seize ans ;

Michaël, né en 1615, martyrisé à treize ans ; 

Thomas, né en 1618, martyrisé à dix ans ; 

Paulus, né en 1621, martyrisé à sept ans.

Le 8 septembre 1628, sur la colline proche de Nagasaki, Ioannes fut attaché à un pieu, ainsi que d’autres condamnés ; ils devaient mourir par asphyxion lente provoquée par un feu allumé à faible distance d’eux.

Les bourreaux commencèrent par décapiter les enfants des condamnés devant eux, et attachèrent les têtes aux pieux ; puis ils allumèrent les brasiers.

La béatification de ces glorieux Martyrs eut lieu en 1867.

 

 

Thomas de Saint-Hyacinthe

1598-1628

 

On pourra lire avec profit la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

Il naquit en 1598 au Japon.

C’est dans la prison qu’il fut reçu par le père Castellet comme frère Convers dominicain et qu’il prit le nom de Thomas.

C’est tout ce qu’on sait de lui.

Son martyre par asphyxion lente eut lieu à Nagasaki le 8 septembre 1628 et sa béatification en 1867.

 

 

Ludovicus Nihachi

?-1628

Franciscus Nihachi

1623-1628

Dominicus Nihachi

1626-1628

 

Il sera profitable de lire la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

 

Ludovicus naquit à Nagasaki (Japon).

Baptisé, il était membre des Tiers-Ordres dominicain et franciscain.

Il était le père de deux petits garçons, nés aussi à Nagasaki, qui furent martyrisés en même temps que lui :

Franciscus, né en 1623, martyrisé à cinq ans ;

Dominicus, né en 1626, martyrisé à deux ans, benjamin des Martyrs japonais.

Le 8 septembre 1628, sur la colline proche de Nagasaki, Ludovicus fut décapité, ainsi que ses deux enfants.

La béatification de ces glorieux Martyrs eut lieu en 1867.

 

 

Paulus Aibara Sandayū

?-1628

Romanus Aibara

?-1628

Leo Aibara

?-1628

 

Il sera profitable de lire la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

 

Paulus naquit à Nagasaki (Japon).

Baptisé, il était membre du Tiers-Ordre dominicain.

C’était un marinier, au service des pères missionnaires.

Il était le père de deux garçons, qui furent martyrisés en même temps que lui :

Romanus, membre des Tiers-Ordres dominicain et franciscain ; 

Leo, membre du Tiers-Ordre dominicain.

Le 8 septembre 1628, sur la colline proche de Nagasaki, Paulus fut attaché à un pieu, ainsi que d’autres condamnés ; ils devaient mourir par asphyxion lente provoquée par un feu allumé à faible distance d’eux.

Les bourreaux commencèrent par décapiter les enfants des condamnés devant eux, et attachèrent les têtes aux pieux ; puis ils allumèrent les brasiers.

La béatification de ces glorieux Martyrs eut lieu en 1867.

 

 

Matthaeus Alvarez Anjin

?-1628

 

Il sera profitable de lire la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

 

Matthaeus était un Japonais, peut-être né d’un Espagnol.

Baptisé, il était membre des deux Tiers-Ordre dominicain et franciscain.

C’était un marinier, au service des pères missionnaires.

Le 8 septembre 1628, sur la colline proche de Nagasaki, Ioannes fut attaché à un pieu, ainsi que d’autres condamnés ; ils devaient mourir par asphyxion lente provoquée par un feu allumé à faible distance d’eux.

La béatification de ces glorieux Martyrs eut lieu en 1867.

Michaël Yamada Kasahashi

?-1628

Laurentius Yamada

1625-1628

 

Il sera profitable de lire la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

 

Michaël naquit à Nagasaki (Japon).

Baptisé, il était membre des deus Tiers-Ordres dominicain et franciscain.

C’était un marinier, au service des pères missionnaires.

Il était le père de Laurentius, né en 1625, qui fut martyrisé en même temps que lui :

Le 8 septembre 1628, sur la colline proche de Nagasaki, Michaël fut attaché à un pieu, ainsi que d’autres condamnés ; ils devaient mourir par asphyxion lente provoquée par un feu allumé à faible distance d’eux.

Les bourreaux commencèrent par décapiter les enfants des condamnés devant eux, et attachèrent les têtes aux pieux ; puis ils allumèrent les brasiers.

La béatification de ces glorieux Martyrs eut lieu en 1867.

 

 

Antonius de Saint-Dominique

1608-1628

 

On pourra lire avec profit la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

Il naquit en 1608 à Nagasaki (Japon).

Absent au moment de l’arrestation du père Castellet, en juin 1624 (ou seulement en 1628), il courut après lui en se déclarant le serviteur du Père. Les soldats, qui l’avaient d’abord repoussé, finirent par le garder et l’expédièrent avec son maître à Ōmura. 

C’est dans la prison qu’il fut reçu par le père Castellet comme frère Convers dominicain et qu’il prit le nom de Antonius.

C’est tout ce qu’on sait de lui, et c’est beaucoup.

Son martyre par asphyxion lente eut lieu à Nagasaki le 8 septembre 1628 et sa béatification en 1867.

 

 

Dominicus de Saint-François

1608-1628

 

On pourra lire avec profit la notice Japonais Martyrs (1603-1639)

Il naquit en 1608 à Nagasaki (Japon).

C’est dans la prison qu’il fut reçu par le père Antoine de Saint-Bonaventure comme frère Convers dominicain et qu’il prit le nom de Dominicus.

On n’en sait pas davantage.

Son martyre par asphyxion lente eut lieu à Nagasaki le 8 septembre 1628 et sa béatification en 1867.

 

 

Pedro Claver

1580-1654

 

Pedro (Pierre) naquit à Verdú (Lleida, Espagne) le 26 juin 1580, de Pedro et Ana Corberó (il devait donc s’appeler Claver y Corberó) et fut orphelin de mère à treize ans.

En 1595, il reçut déjà la tonsure dans sa propre paroisse, puis fut envoyé à Barcelone pour étudier la grammaire. En 1600 (ou 1601), il passa au collège tenu par les Jésuites à Belén pour y faire la philosophie.

C’est alors qu’il demanda à entrer dans l’Ordre des Jésuites. Il en commença le noviciat à Tarragona.

Après les premiers vœux, il fut envoyé à Gerona puis à Palma de Maiorque pour la philosophie. Ce n’était pas un esprit très brillant pour ces études, et ses Supérieurs, d’une façon bien significative, le jugèrent bon pour aller évangéliser les Indiens (c’est-à-dire les gens d’Amérique du Sud, qu’il fallait «coloniser»).

Mais Pedro avait une âme très unie à Dieu ; et un Frère se lia profondément d’amitié avec lui, le Frère Alonso Rodriguez (voir au 31 octobre). Ce dernier, qui avait de grandes lumières surnaturelles, comprit le bien que pouvait faire Pedro et lui suggéra de s’orienter vers l’apostolat auprès des Noirs, expédiés d’Afrique en Amérique du Sud : Les âmes des Indios ont une valeur infinie, puisqu’elles valent le sang de Jésus, au lieu que les richesses des indes ne valent rien, disait-il.

On sait en effet que, suite aux protestations de Las Cases, les colons cessèrent d’exploiter les Indios ; mais pour les remplacer, ils firent venir d’Afrique des milliers de Noirs, jugés «inférieurs» et donc bons pour toutes les corvées ; il en vint des milliers. Il y eut malheureusement des théologiens capables d’approuver ce commerce d’êtres humains.

Pedro obtint donc d’être envoyé «aux Indes», en Amérique du Sud. Il partit en avril 1610 et débarqua à Carthagène, puis gagna Santa Fé (aujourd’hui Bogotá, Bolivie) pour y achever la théologie ; mais il n’y avait pas même de professeurs ; en attendant, on fit de Pedro un Frère convers, jusqu’à l’arrivée de professeurs ; en 1612, on l’envoya à Tunja, en 1615 à Carthagène, où il reçut enfin l’ordination sacerdotale, en 1616, à trente-six ans.

C’est à Carthagène qu’il allait principalement exercer sa mission sacerdotale. Désormais, il se consacra - et par vœu - à l’apostolat des Noirs et signa désormais Petrus Claver, Æthiopum semper servus (esclave des Noirs à perpétuité (depuis l’époque romaine, les Ethiopiens étaient, par définition, les Noirs).

Pedro réussit à  monter à bord des navires négriers avant la fin de la visite des médecins ; pour n’en manquer aucun, il savait récompenser qui venait les lui annoncer. Il courait, avec sa sacoche, tout joyeux de partir à la rencontre de ces malheureux entassés dans les pires conditions à fond de cale, et dont beaucoup arrivaient mourants (ou morts).

Pedro ne prenait donc pas que l’eau bénite ou l’huile sainte, mais aussi du vin, de l’eau-de-vie, des fruits. 

Mais comment se faire comprendre ? L’ingénieux missionnaire avait appris le dialecte de l’Angola, le plus pratiqué, mais s’était entouré d’une vingtaine d’interprètes qui pouvaient lui traduire autant de dialectes africains. Il pouvait ainsi s’entretenir calmement avec tous ces gens, à genoux près d’eux, les embrassant, les caressant, les soignant à sa façon, avec son sourire, et ses bonnes choses.

Deuxième étape : retrouver ses ouailles là où on les expédiait, dans les «négreries". Là encore, il amenait des catéchistes traducteurs, tandis qu’il s’ingéniait à faire comprendre les grandes Vérités catholiques, avec son crucifix et des images qu’il montrait.

Ensuite, après avoir parlé de Dieu, de l’Eternité, du Christ, peu à peu il les amenait au baptême, par groupes de dix, auxquels il remettait ensuite une médaille où étaient inscrits les noms de Jésus et Marie ; Pedro pouvait dire ainsi combien de médailles il avait distribué : il compta jusqu’à trois cent mille baptisés.

L’amour qu’il mettait à les accompagner, à les suivre, à les «réprimander» gentiment au besoin s’ils commettaient quelque bêtise, contribuèrent à élever beaucoup le niveau de ces malheureux esclaves ; en retour, les Noirs l’aimaient beaucoup, mais finalement aussi les maîtres en vinrent à respecter ce Prêtre si innocent et austère, si patient et doux, grâce auquel cessaient les litiges.

Pedro Claver célébrait aussi la Messe du dimanche pour les Noirs : ce jour-là, il la retardait le plus possible, jusques vers midi, pour leur laisser le temps d’y arriver, de se confesser auparavant (à cette époque, et jusqu’à il y a peu, on ne célébrait pas la Messe après midi, et pour communier il fallait être à jeun depuis minuit : on comprend quel sacrifice cela représentait pour Pedro.

Un des «modèles» de Pedro était… l’âne ; il disait en effet : Dès que je ne fais pas ce que fait l’âne, cela ne me réussit pas. Qu’on dise du mal de lui, qu’on ne lui donne pas à manger, qu’on le charge au point de tomber à terre, quoiqu’on le maltraite, toujours il se tait. Il est endurant, étant âne. C’est ainsi que doit être le serviteur de Dieu : J’étais comme une bête devant toi (cf. Ps 82).

En 1651 il fut frappé par l’épidémie qui sévissait à Carthagène, et dont il conserva une paralysie évolutive ; malgré cela, il continua son apostolat, se faisant conduire à dos de mule pour visiter les lépreux. Ces années-là, les navires se firent plus rares.

Le 6 septembre 1654, Pedro fut très malade ; le 7, il reçut le Sacrement des Malades. Il mourut dans la nuit du 7 au 8 septembre 1654.

Pedro Claver fut béatifié en 1851 et canonisé en 1888, en même temps que son cher ami, Afonso Rodriguez, et proclamé patron universel des missions auprès des Noirs.

Saint Pedro Claver est le patron de la Colombie, mais aussi défenseur des droits de l’homme (1985).

Sa fête liturgique se célèbre au 9 septembre.

 

 

Frédéric Ozanam

1813-1853

 

Le 23 avril 1813 naissait Antoine-Frédéric Ozanam à Milan, de Jean-Antoine-François Ozanam, et de Marie Nantas.

Le père de Frédéric était juriste et officier dans la campagne d’Italie, puis négociant de soie à Lyon et Paris, puis, ayant fait faillite, médecin à Milan, avant de revenir à Lyon comme médecin à l’Hôtel-Dieu.

Frédéric fut un élève brillant au Collège royal de Lyon et prend goût très vite pour l’écriture. A quinze ans, il collabore à L’Abeille Française, au Précurseur : il y publie des Réflexions sur la doctrine de Saint-Simon, au lendemain des émeutes de 1831, recevant les éloges de Lamartine, de Lamennais, de Chateaubriand.

Après so baccalauréat (1829), il fait du droit à Paris, de langues anciennes (hébreu et sanscrit). Il passe la licence en 1834, le doctorat en 1836, avec la licence en lettres en 1835.

Fervent catholique, profondément impressionné par le monde qu’il découvrit à Paris, il organisa avec quelques amis la Conférence de la Charité, pour aller soulager les pauvres, origine des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, auxquelles la Sœur Rendu signale les familles à visiter (voir au 7 février : Jeanne-Marie Rendu). Humble, il refuse toute présidence. 

Ce fut sur son initiative que furent créées les Conférences de Carême à Notre-Dame de Paris.

En 1836, il rentra à Lyon, passa le doctorat en lettres et commença d’enseigner le droit commercial. En 1840, il fut reçu premier à l’agrégation en lettres et fut appelé à enseigner à la Sorbonne (1841).

Il hésita à se marier, mais finit par épouser en 1841 Amélie Soulacroix, dont ils auront une petite fille, Marie.

En 1846, il fut nommé chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’honneur. Sa passion pour les littératures d’Italie, d’Angleterre, d’Espagne, le font beaucoup voyager. A lui surtout remonte la littérature comparée.

Chrétien convaincu, il s’attache à démontrer comment le Moyen-Âge est la suite logique de l’Antiquité ; comment le christianisme a façonné l’Europe du Moyen-Âge. Ses cours sont très appréciés.

A partir de 1847, sa santé lui donna des soucis ; il rechercha le soleil méditerranéen pour lutter contre la tuberculose naissante.

Lors de la révolution de 1848, il défendit les intérêts des ouvriers contre les «hommes d’Etat». Au moment des barricades, il invita l’archevêque de Paris à venir appeler à la paix (Mgr Affre sera cependant atteint d’une balle mortelle).

De nouveau malade en 1852, il alla se faire soigner dans les Pyrénées, à Biarritz, Bayonne, (d’où il rejoindra Burgos), à Marseille, en Italie (Pise).

Revenu en France en août 1853, il mourut à Marseille le 8 septembre, des complications d’une tuberculose rénale.

Frédéric Ozanam a été béatifié en 1997.

Josefa Ruano García

1854-1936

 

Elle vit le jour le 9 juillet 1854 à Berja (Almería), de Antonio et María Ramona, qui la firent baptiser deux jours plus tard.

Elle entra en 1877 dans la congrégation des Sœurs des Vieillards Abandonnés, récemment fondée : c’était le 8 décembre, et la Fondatrice faisait ce jour-là sa profession perpétuelle (voir au 26 août).

Josefa fit, elle, la profession en 1885, prenant le nom de Josefa de Saint-Jean-de-Dieu. 

Elle avait les qualités nécessaires au gouvernement : elle fut nommée supérieure à Cascante (Navarre) en 1916, à Requena (Valencia) en 1922, à Alcira (Valencia) en 1928, de Requena à nouveau en 1934.

Si les charges importantes nuisent souvent aux personnes qui les assument, Josefa resta toujours humble et serviable au milieu des autres Sœurs.

Arrêtée en 1936, elle souffrit le martyre à Buñol le 8 septembre 1936, et fut béatifiée en 2001.

 

 

Dolores Puig Bonany

1857-1936

 

Elle vit le jour le 11 juillet 1857 à Berga (Barcelone), et fut baptisée le jour-même.

Elle entra en 1886 dans la congrégation des Sœurs des Vieillards Abandonnés, récemment fondée, et reçut l’habit en janvier 1887, avec le nom de Dolores de Sainte-Eulalie.

Elle fit la profession en 1889. 

On l’envoya à Alicante (1889), Yecla (1890), puis elle fit la profession perpétuelle à Valencia en 1892. Et c’est à Valencia qu’elle demeura jusqu’à sa mort.

Arrêtée en 1936, elle souffrit le martyre à Buñol le 8 septembre 1936, et fut béatifiée en 2001.

 

 

Apolonia Lizárraga Ochoa de Zabalegui

1867-1936

 

Elle et ses dix frères naquirent à Pérez de Obanos (Lezáun, Pamplona, Navarre, Espagne). Elle naquit le jour du Jeudi Saint, 18 avril 1867, et fut baptisée immédiatement, car on craignait pour sa vie.

Elle tenta la vie religieuse chez les Bénédictines de Estella, où se trouvait une tante, mais elle fut heureusement dirigée vers les Carmélites de la Charité à Vitoria (Gasteiz).

Son noviciat commença le 16 juillet 1886, en la fête de Notre Dame du Carmel, où elle prit le nom de Polonia del Santísimo Sacramento. On l’appela communément Sœur Sacramento.

On l’envoya préparer le diplôme de Maîtresse d’école à Extremadura et elle enseigna à Trujillo et Villafranca de los Barros.

Ensuite elle fut nommée supérieure à Séville. En 1919, elle se trouvait à Vic, au moment de la Semaine Tragique, durant laquelle des églises furent incendiées.

En 1923, elle fut élue supérieure générale de la congrégation. Comme telle, elle fonda deux maisons en Argentine (Buenos Aires), quatre en Espagne (Vigo, León, Murcia et Alcoy), et quatre en France, qui apparemment n’existent plus actuellement.

En 1933, dans l’attente des lois républicaines, elle écrivait : Le gouvernement s’occupe de la question de l’enseignement ; on verra ce que ça donnera ; rien de bon, parce que c’est la Franc-Maçonnerie qui gouverne en Espagne.

En 1935, elle exhortait toutes ses communautés à une grande confiance au Sacré-Cœur, à Notre-Dame et à Saint Joseph.

Arriva le 20 juillet 1936 : à Vic, la Mère Supérieure organisa l’adoration nocturne dans le petit oratoire de la communauté.

Le mardi 21, arrivèrent des camions de miliciens de Barcelone, qui se mirent à incendier les églises de Vic, entassant sur la place publique tout ce qu’ils trouvaient de bancs, autels, statues, cadres, auxquels ils mettaient le feu.

Vers 16 heures, ils firent sortir toutes les Carmélites, sauf la Supérieure ; celle-ci s’avança crânement devant un «chef» et lui dit : Il y a une Religieuse paralysée ; est-ce quelqu’un de vous pourrait m’aider à la transporter ? Un homme se proposa, demandant à voix basse s’il y avait dedans aussi des hommes armés. Mère Apolonia sourit, sans répondre.

Elle lui demanda s’il croyait en Dieu. Il répondit que oui, certainement, mais pas aux hommes et aux bonnes sœurs. Il lui permit ensuite de prendre le temps d’emporter quelques papiers importants. 

Quand elle sortit avec la paralytique, les miliciens lui lancèrent : Alors, tu reviens, hein ! et la Mère répondit : Oui, je reviendrai si c’est moi que vous cherchez et que vous laissez en paix toutes mes sœurs. Une fois sortie la Supérieure, les miliciens procédèrent à une fouille minutieuse de toute la maison. A la fin, elle leur servit encore un rafraîchissement : c’est qu’il faisait chaud, ce 21 août.

Le soir, une foule de gens envahit la maison et tout fut détruit de fond en comble, sauf l’église, qui échappa par miracle, et où Mère Apolonia se recueillit en action de grâce.

Elle veilla alors dans l’angoisse, se demandant si elle n’aurait pas mieux fait de prendre plus de précautions ; elle réfléchissait, quand à minuit, des gens vinrent lui dire à la porte : Partez vite, ils viennent mettre le feu.

Mère Apolonia s’habilla en civil, conservant en-dessous le scapulaire. A deux heures du matin, elle frappa à l’Asile de Charité de Vic, dont on l’expulsa : Dehors ! tu manges le pain des pauvres.

Le 2 août, on l’enferma dans un appartement, où des femmes la déshabillèrent, pour lui prendre l’argent qu’elle pouvait avoir sous ses vêtements. Puis elle se réfugia chez ses cousines à Barcelone.

Le père d’une des Carmélites vint la trouver, lui proposant de l’aider à quitter Barcelone grâce au consulat italien ; il hébergeait chez lui l’évêque, Mgr Irurita. Quand elle vint le voir, il la réconforta, lui donna la bénédiction. Mais l’embarquement pour l’Italie échoua.

Le 7 septembre au matin, les miliciens vinrent prendre la Mère Apolonia ; ils la ramenèrent, mais ils réapparurent à onze heures du soir, pour dire à la Mère qu’ils revindraient la prendre. Elle alla se cacher chez ses cousines, mais elle fut suivie ; on l’arrêta avec ses deux cousines et on les emmena à la tchéka San Elias.

A minuit, d’après les cousines de la Mère Apolonia, on appela celle-ci avec ces mots : Descends, toi, tu vas aller te reposer.

Ensuite, on n’eut plus de nouvelles directes de la Mère Supérieure. On disait que le chef de la tchéka, surnommé Le Bossu, avait un élevage de cochons qu’ll nourrissait de chair humaine. Il se pourrait fort bien que la Mère Supérieure ait été mise en morceaux et donnée en pâture à ces bêtes.

Une autre personne raconta avoir entendu son père parler du martyre de Mère Apolonia : Arrêtée, elle fut emmenée par les miliciens à une tchéka ; ils la déshabillèrent et la mirent dans une cour. Ils la scièrent, tandis qu’elle priait le chapelet et priait pour ses bourreaux. Ces derniers jetèrent les morceaux aux cochons ; peu après, ils tuèrent les cochons ; ils en mangèrent et en vendirent des morceaux, déclarant que c’étaient du chorizo de bonne sœur.

Mère Apolonia souffrit vraisemblablement cet horrible martyre le 8 septembre 1936. Elle fut béatifiée en 2007.

 

José Castaño Galera
1870-1936

Né le 8 novembre 1870 à Bédar (Almería) et baptisé le lendemain, José était le fils d’un mineur, chef de chantier. 

Intelligent, il aurait pu faire l’Ecole Normale ou suivre la carrière de son père, mais il entendit l’appel de Dieu et entra au séminaire d’Almería.

Ordonné prêtre en 1896, il exerça son apostolat à Turre, Antas, Tabernas, Carboneras, Sierra Alhamilla (1925-1935), enfin Bédar, son pays d’origine.

Il vivait si pauvrement qu’il allait ramasser les olives tombées à terre au moment de la récolte et en faisait de l’huile pour la lampe du sanctuaire et pour sa cuisine.

Au moment du soulèvement révolutionnaire de l’été 1936, il refusa d’abandonner le sacerdoce et mit le Saint-Sacrement en sûreté. Arrêté parce qu’il était prêtre, il fut envoyé au camp de travaux forcés. Le 8 septembre, il fit une chute, éreinté ; on le releva en le menaçant, mais il retomba en suppliant : Ho, tuez-moi, je n’en peux plus ; et je vous pardonne. 

C’était le 8 septembre 1936, fête de la nativité de Marie, à Higuera Ureña (Bédar).

Béatifié en 2017, José Castaño Galera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 8 septembre.

 

 

Pascual Fortuño Almela

1886-1936

 

Fils de cultivateurs, il naquit le 3 mars 1886 à Villarreal (Vila Real, Castellón) et fut baptisé le jour suivant : l’église du village était dédiée à saint Pascual (voir au 17 mai).

Après l’école (tenue par les Franciscains), il entra au collège franciscain de Balaguer (Lleida), passa à celui de Benissa (Alicante).

Il entra au noviciat et reçut l’habit à Santo Espíritu del Monte (Gilet, Valencia) en 1905, et fit la première profession en 1906.

Après les années de philosophie et de théologie à Onteniente (Valencia), il fut ordonné prêtre le 15 août 1913 à Teruel.

Après quatre années comme formateur à Benissa, il fut envoyé en Argentine (1917), puis revint en Espagne en 1922. Il se montrait excellent pédagogue autant que prêtre zélé pour les âmes.

Il fut à nouveau à Benissa, puis à Pego, Segorbe. En 1931, il fut nommé vicaire pour Santo Espíritu del Monte, où il se trouvait en 1936.

L’unanimité qui se fit autour de lui, suggéra que, même s’il n’avait pas été martyr, on aurait pu engager son procès de béatification.

Le 18 juillet 1936, il dut quitter le couvent avec ses Confrères et se réfugier à Vila Real. Après quelques jours chez ses parents, il alla par précaution se réfugier dans une remise de campagne, pendant un peu plus d’un mois, puis revint au pays, chez sa sœur. Quand il y alla, il dit à sa mère : Maman, ne pleure pas ! Quand ils me tueront, tu auras un fils au Ciel. Oui, tu me demandes où je vais : je vais au Ciel.

Les révolutionnaires mirent le feu aux églises, aux reliques des Saints (dont celles de saint Pascual), et mirent à mort les prêtres et religieux.

Le père Pascual fut arrêté chez sa sœur le 7 septembre 1936 et mis en prison à la Guardia Civil. 

En entrant dans la cellule, il prophétisa au prêtre qui s’y trouvait (don Julio Pascual) qu’il ne lui arriverait rien : effectivement, il put échapper à l’exécution. 

Le 7 au soir, ses frère et sœur (Joaquín et Rosario) lui apportèrent un repas et un matelas. Ils purent admirer combien leur frère était calmement prêt à recevoir la grâce du martyre.

Il fut assassiné au matin du 8 septembre 1936, sur la route Castellón-Benicásim. Les témoins observèrent un fait étonnant : les balles tombaient à terre après avoir touché le prêtre, lequel s’adressa aux bourreaux en ces termes : Inutile de tirer. Si vous voulez me tuer, prenez une arme blanche. De fait, ils lui enfoncèrent une baïonette ou une hachette dans la poitrine. Les bourreaux reconnurent plus tard qu’en effet, ils avaient eu du mal à le tuer ; et que, s’il est vrai qu’il y a des Saints, celui-ci devait en être un.

Miraculeusement aussi, il fut enterré dans une fosse individuelle.

Le père Pascual fut béatifié en 2001.

 

 

Segimon Sagalés i Vila

1888-1936

 

Il était né le 1er mai 1888 à Vic (Barcelone, Espagne).

Entré au noviciat des Fils de la Sainte Famille, il resta coadjuteur (convers). 

Il enseigna aux enfants des collèges de Reus, Blanes et Jésus-Marie-Joseph de Barcelone.

Là où il passait, tout le monde voulait lui envoyer les enfants, car c’était un Religieux qui respirait la paix et la joie. Il souffrait d’un cancer à la gorge, qui le faisait souffrir mais ne lui enlevait pas son entrain.

Il mit en sûreté les restes de saint Josep Manyanet (voir au).

La mort ne lui faisait pas peur, mais les miliciens, oui !

Arrêté à Calldetenes, il fut assassiné à Múnter (Barcelone) le 8 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Marino Blanes Giner

1888-1936

 

Marino vit le jour le 19 septembre 1888 à Alcoy (Alicante, Espagne).

Il épousa Julia Jordá Lloret, et ils reçurent de Dieu la bénédiction de neuf enfants. Une belle famille où l’on priait chaque jour le chapelet.

Marino participait à l’Eucharistie quotidienne. Il présidait l’association de l’Adoration nocturne. Tertiaire franciscain, il accumulait les engagements chrétiens : membre des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul, de l’Apostolat de la Prière et d’autres pieuses associations. Il visitait des malades le matin, il faisait du catéchisme le soir.

Employé de banque, il fut aussi membre du conseil municipal de Alcoy. Précédemment, il avait eu un atelier de couture du cuir, puis une épicerie : chaque fois il fut réduit à la misère, car il donnait à tous ceux qui le lui demandaient et lui promettaient de le payer «bientôt».

En 1917, il fonda un Centre de formation pour la jeunesse.

En 1931, lors de la proclamation de la République, il réussit à empêcher l’incendie de l’église paroissiale : il observa devant l’église une douzaine de coktails molotov et le signala à la police. Le lendemain, un journal écrivait ironiquement : Dites, Monsieur Marino, vous n’allez pas nous dire peut-être que c’est un péché de sortir le soir ? Sa prouesse lui gagna des ennemis, et plus tard le martyre.

Les temps vraiment difficiles commencèrent à Alcoy bien avant le soulèvement de juillet 1936. Dès le mois d’avril, la mairie fit fermer les églises et, en juillet, ordonna leur destruction. On saccagea et détruisit les édifices religieux : les autels, les statues, les crucifix furent profanés et brûlés, les cloches fondues.

Parmi les Martyrs, il y eut quinze prêtres diocésains et des centaines de fidèles laïcs, dont Marino Blanes.

On vint l’arrêter chez lui le 21 juillet vers midi pour lui poser quelques questions à la mairie. De là, on le mit en prison pendant sept semaines. Quand il y arriva, un chef dit : Voilà le type des bouteilles d’essence, alludant à l’incendie manqué de l’église paroissiale.

Dans sa prison, il dit : Si je savais qu’être fusillé par les Rouges pouvait sauver la Religion, l’Espagne et l’honneur de mes filles, je me ferais abattre sur place. Dans sa prison, il resta très calme, très heureux, très serein. C’était le soldat tranquille, conscient d’avoir humblement accompli son devoir.

Le 8 septembre 1936 à trois heures du matin, les siens se réveillèrent avec un pressentiment inquiétant. Ils se mirent à prier ; vers neuf heures, ils apportèrent le petit déjeuner à leur père, mais on leur dit d’abord que le Gouverneur l’avait convoqué, ajoutant aussi cette petite phrase significative : On lui a donné la liberté cette nuit.

Marino fut béatifié en 2001.

Josep Padrell i Navarro

1898-1936

 

Josep naquit le 8 mars 1898 à La Pobla de Mafumet (Tarragonès, Catalogne, Espagne), de Josep et Magdalena, qui le firent baptiser le 11 mars.

Il y eut au moins deux autres garçons dans cette famille très chrétienne : Antoni et Lluís.

Au séminaire de Tarragona, en marge de ses études, Josep montra un talent remarquable pour l’harmonie et le contrepoint.

Il reçut l’ordination sacerdotale en 1922.

On trouve dans les archives du séminaire une grande quantité d’œuvres qu’il écrivit durant les années où il fut maître de chapelle du séminaire.

Si la révolution de 1936 n’avait pas tronqué cette vie, don Josep aurait certainement une grande place dans la musique religieuse du 20e siècle.

Lors de la persécution religieuse de 1936, don Josep était vicaire et organiste à L’Espluga Calba (Lleida). Il accepta de venir se réfugier chez son frère Lluís à Barcelone, chez lequel il resta quatre ou cinq jours. 

La belle-sœur de Josep, qui connaissait ses dons musicaux, lui suggérait de s’engager dans quelque compagnie de théâtre ou de zarzuela, mais il lui répliqua : Si je le fais et que je tombe dans quelque péché, je préfère mourir.

Il partit avec son frère s’installer dans une auberge de Girona. Mais voilà que dans le train, un employé reconnut Lluís et le dénonça : on les arrêta. A la gare, on leur prit tout ce qu’ils avaient et on les interrogea.

A Lluís : Quel métier fais-tu ? - Paysan.

A l’abbé Josep : Et toi ? Lluís s’empressa de répondre avant son frère : Il est paysan, comme moi. Eux : Réponds, toi ! Et Josep : Lluís, pourquoi nier ? Je suis prêtre ! S’ils veulent me tuer pour ça, ils peuvent le faire.

On les emmena à la prison de Barcelone.

Ce même 7 septembre, à huit heures du soir, des miliciens entrèrent dans leur cellule et disaient entre eux : Les voilà ! Ils leur apportèrent un souper, mais seul Josep mangea, calmement, tranquillement. Lluís ensuite s’agenouilla devant son frère prêtre, et se confessa.

Vers vingt-et-une heures, les miliciens revinrent les chercher et les firent monter dans une voiture, escortée par une autre voiture. Ils se dirigèrent vers l’Arrabassada. En route, Lluís demanda aux miliciens où ils les emmenaient et son frère Josep lui dit : Ne t’inquiète pas, Lluís, la mort n’est rien. Pardonne-leur, Lluís, pardonne-leur, ne conserve aucune rancœur.

En descendant de la voiture, Lluís dit à son frère Josep : Saute par cette porte et sauve-toi. Et Josep : Non, je ne m’échapperai pas ; la mort n’est rien ! Lluís lui redit de s’enfuir, et Josep répéta : Non, je ne m’enfuirai pas.

Alors, ils s’embrassèrent et Josep dit à son frère : Au ciel !

Lluís n’était pas convaincu par les paroles de son frère prêtre. Il se jeta contre le chef de la patrouille ; il y eut une petite bagarre ; un autre milicien donna un bon coup de crosse de fusil dans le ventre de Lluís, qui se mit à courir, tandis que Josep restait là, sans bouger.

Lluís réussit à se cacher dans les buissons ; les balles sifflaient, l’une le blessa au bras, mais il put se sauver. En courant, il tomba contre une clôture de buissons épineux. Il se retourna et vit encore son frère, debout au même endroit.

Juste après, le prêtre fut abattu. 

Quant à Lluís, avec sa blessure au bras, on pouvait le suivre par les traces de son sang, mais on finit par abandonner la poursuite ; il se rapprocha d’une maison de campagne et entendit qu’on y priait le chapelet ; il frappa, montra son bras : on le banda et on lui offrait l’hospitalité, mais il ne voulait pas compromettre ces gens charitables ; il continua son chemin.

C’était le 8 septembre 1936. 

Don Josep a été béatifié en 2013.

 

 

Ismael Escrihuela Esteve

1902-1936

 

Ismael vit le jour le 20 mai 1902 à Tavernes de Valldigna (Valencia, Espagne).

Son père, un bon chrétien, l’emmenait le soir à la prière nocturne du chapelet, qui se faisait dans les rues du pays.

Il étudia chez les Frères Lasalliens. Sa ferveur retomba durant son service militaire, mais il se ressaisit ensuite.

Il épousa Josefa Grau, et ils reçurent de Dieu deux garçons et une fille : Ismael, Josefa et José.

Ismael travaillait à Tavernes. Il appartenait à l’Action Catholique, enseignait le catéchisme ; fervent de l’Eucharistie, qu’il recevait chaque jour, une fois par mois il enfourchait joyeusement sa bicyclette pour l’Adoration nocturne à Gandía, d’où il revenait la matin suivant en attaquant directement sa journée de travail. 

Au moment du carnaval, il réunit une fois quelques jeunes pour veiller devant le Saint-Sacrement, en réparation des offenses qui se commettaient durant cette période. Profondément convaincu, il portait toujours un petit crucifix sous le revers de sa veste, ce qui lui valait des moqueries ; on l’appelait le petit soldat du Christ.

Quand fut prochamée la République en 1931, il affronta courageusement ses ennemis dans des discussions, témoignant toujours en faveur du Christ. Il reçut des menaces de mort, mais restait confiant en Dieu.

Arrêté dès le 21 juillet 1936, il fut mis en prison. On tenta de le corrompre en lui montrant des photographies obscènes, qu’il déchira sur place. On limita les visites de son épouse, mais quand il la voyait, il l’encourageait, l’assurant qu’ils se reverraient au Ciel.

Transféré à la prison de San Miguel de los Reyes (Valencia), il y organisa secrètement, avec un prêtre, des processions avec le Saint-Sacrement.

Le 8 septembre, on le sortit de la prison avec d’autres prisonniers, dont on retrouva les cadavres le lendemain.

Il fut donc fusillé le 8 septembre 1936, à l’âge de trente-quatre ans, au Picadero de Paterna.

Ismael fut béatifié en 2001.

 

 

Eusebio Alonso Uyarra

1907-1936

 

Il vit le jour le 5 mars 1907 à Viloria de Rioja (Burgos, Espagne), de Anacleto et Luisa, qui le firent baptiser dès le lendemain. Il fut confirmé en 1908.

Il étudia sur place chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), puis entra au noviciat mineur de Bujedo en 1920, commença le postulat en 1922 avec le nom de Evencio Ricardo et fit la profession en 1932.

Son frère, Blas, le suivit sur la même route.

Eusebio-Evencio fut un Frère doux et obéissant, soucieux d’accomplir son devoir ; il ne montrait jamais le moindre déplaisir envers personne, encore moins envers les supérieurs.

Il enseigna aux deux collèges de Madrid (1926) et Almería (1934). 

Entre les deux, il fit son service militaire à Melilla (1929).

Le 8 septembre 1936, il fut martyrisé avec le Frère Teodomiro Joaquín, sur la route de Roquetas de Mar.

Ils furent béatifiés en 1993.

 

 

Máximo Aranda Modrego

1907-1936

 

Máximo était né le 3 septembre 1907, à Gallur (Saragosse, Espagne), de Ignacio et Isabel, des cultivateurs très chrétiens qui le firent baptiser le 5 septembre.

Il entra en 1919 au collège des Frères Maristes à Vic et commença le noviciat à Las Avellanas en 1922 ; en 1923 il reçut l’habit et le nom de Justo Pastor ; un an après il faisait les premiers vœux.

Justo Pastor fut envoyé à Barruelo (1925), Villafranca (1928), Larache (Maroc, 1933), Vic (1934). 

On a pu dire du Frère Justo Pastor qu’il était angélique, de corps et d’esprit. Il n’avait de préoccupation que pour ses élèves. Il avait aussi une grande sensibilité, particulièrement pour la musique ; quand le collège dut fermer, chaque matin, il allait les retrouver et les faisait chanter, simple prétexte pour les revoir et les encourager. Interrogé par le Comité, il expliqua sa position, et on lui répondit : On se passera bien de vos services. Il obéit.

Le 6 septembre 1936, il allait se mettre à table pour le dîner, lorsque des miliciens vinrent l’arrêter. Emmené qui sait où, il fut assassiné.

On a identifié son corps à l’hôpital de Barcelone, le 8 septembre 1936, jour qui fut retenu pour son dies natalis.

Le Frère Justo Pastor fut béatifié en 2013.

 

 

Adrián Sáiz Sáiz

1907-1936

 

Il vit le jour le 8 septembre 1907 à Puentedey (Burgos, Espagne), de Justo et Felipa, qui le firent baptiser le 15 septembre. Il fut confirmé en 1916.

On le voit, ce garçon naquit en la Nativité de Marie, fut baptisé en la fête de Notre-Dame des Douleurs ; et ce sera un 8 septembre qu’il recevra la palme du martyre.

Il entra au noviciat mineur de Bujedo en 1921, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), commença le postulat en 1923 avec le nom de Teodomiro Joaquín et fit la profession en 1932.

Ce fut un Frère très doux, bon professeur, très intelligent ; sa piété se communiquait : ses élèves priaient avec grand recueillement. Dans ses moments libres, il était poète : on représenta une pièce de lui en vers, Palma y Laurel, retraçant le vie du bienheureux Salomon (voir au 2 septembre).

Il enseigna à Jerez (1926), Melilla (1929), Lorca (1932) et Almería (1933).

Le 8 septembre 1936, jour de ses vingt-neuf ans, il fut martyrisé avec le Frère Evencio Ricardo, sur la route de Roquetas de Mar.

Ils furent béatifiés en 1993.

 

 

Teódulo González Fernández

1911-1936

 

Teódulo vit le jour le 2 avril 1911 à Castrillo de Murcia (Burgos, Espagne).

En 1923 il entra chez les Salésiens à Baracaldo, puis alla étudier à Béjar et Astudillo. Il fit le noviciat à Carabanchel Alto, et professa en 1929.

Il passa ensuite à Mohernando et Madrid, et commença la théologie à Carabanchel Alto en 1934.

Durant le peu de temps qu’il put exercer son apostolat, on remarqua l’excellente tenue des enfants de chœur, dûment préparés par le jeune profès.

Il devait continuer les études à la maison de l’Estrecho, mais il en fut expulsé avec les Confrères et trouva refuge dans Madrid où, pour détourner l’attention, il fréquentait la Bibliothèque Nationale ; mais quelqu’un le dénonça comme «religieux» et il fut arrêté le 8 septembre, et fusillé.

Le 9 septembre, un coup de téléphone informa le commissariat d’un cadavre sur la route de Maudes, blessé par arme à feu. On reconnut don Teódulo.

Teódulo fut béatifié en 2007.

 

 

Maximiano Dronda Leoz

1916-1936

 

Maximiano était né le 8 juin 1916 à Ustárroz (Navarre, Espagne), un des enfants de Agustín et María, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Le jeune garçon avait un grand frère chez les Maristes : il entra à son tour au collège de Villafranca en 1930, puis commença le noviciat à Las Avellanas en 1933 ; en 1934, le 8 septembre (notons cette date), il reçut l’habit et le nom de Alipio José ; un an après, toujours le 8 septembre, il faisait les premiers vœux.

Le Frère Alipio voulait être missionnaire : on le destinait à l’Uruguay et, effectivement, le 14 juillet 1936, il se trouvait à Vic pour y faire les préparatifs du voyage. Le Frère avait dit adieu à sa famille, à ses amis, à son pays, à tout ce qu’il avait de cher sur terre, pour suivre l’appel de Dieu.

C’est alors que tout bascula, bien différemment de ce qui était prévu. Il fallut évacuer la maison de Vic, et le Frère Alipio gagna Manresa ; il frappa à une maison pour passer la nuit : l’occupant était un communiste mais, touché par la douceur du Frère, il le reçut fraternellement, lui donna à manger et l’hébergea pour la nuit ; puis le Frère traversa Tárrega, Artesa de Segre, Sort, en vue de passer la frontière pour la France.

La frontière étant fermée, il s’arrêta chez un prêtre, y fit une petite retraite spirituelle et se confessa ; ne pouvant continuer, il revint sur Manresa et retrouva le brave communiste hospitalier ; puis il tenta à nouveau de passer la frontière, cette fois-ci par La Seo et Andorre : rien à faire, il fallut revenir à Vic !

Le Frère était épuisé. Les jours passaient et il se disait : Si je dois mourir, que ce soit en la fête de Marie ! Or le 15 août, fête patronale de l’Institut, passa ; le rendez-vous prévu par la Providence était le 8 septembre, anniversaire de la vêture et de la première profession du Frère Alipio.

En effet, Frère Alipio se trouvait avec les Confrères à Barcelone, le 6 septembre. Ils allaient passer à table pour dîner, lorsque des miliciens se présentèrent, arrêtèrent tout le monde, partirent en camion avec leurs victimes, vers quelque endroit retiré et, profitant de la nuit, les fusillèrent, le 8 septembre 1936, fête de la Nativité de Notre-Dame.

Le Frère Alipio José avait vingt ans ; il fut béatifié en 2013.

 

Adam Bargielski

1903-1942

 

Il vit le jour le 7 janvier 1903 à Kalinowo (Podlaskie, Pologne), de Franciszek et Franciszka Jankowska.

Après son diplôme au gymnase (1924), il commença l’école des Cadets, mais il y renonça pour répondre à l’appel de Dieu.

Après ses études au séminaire de Łomża, il fut ordonné prêtre en 1929.

Il fut quelques mois vicaire à Poznan puis fut envoyé faire des études de Droit à l’université de Strasbourg. Il reprit ensuite l’activité pastorale, à Puchały (1931), Suwałki (1936), Łabno (1937), Kadzidło (1938), Bronowo (1938), Wąsosz (1939) et, finalement, à Myszyńiec, en 1939.

L’abbé Adam Bargielski était un homme vif, enthousiaste, parfois précipité dans ses décisions, mais obéissant et toujours respectueux de l’autorité. Une fois, l’évêque dut aussi le sanctionner. En 1936, il demanda à l’évêque de pouvoir rejoindre les Pères d’une congrégation mariale aux Etats-Unis, mais l’évêque lui fit remarquer qu’il avait besoin de lui pour la pastorale du diocèse. La Providence avait aussi d’autres projets…

Le 9 avril 1940, il se présenta spontanément au bureau de la Gestapo, demandant à prendre la place d’un prêtre de quatre-vingt-trois ans, arrêté précédemment. Ce pasteur s’appelait Klemens Sawicki. 

Les SS envoyèrent l’abbé Adam au camp de Soldau, puis Działdowo (avril 1940), puis Dachau (mai 1940, avec le numéro 4860), Mauthausen-Gusen (décembre 1940), enfin à Dachau, où il porta le numéro 22061.

Il y fut assassiné par un gardien, le 8 septembre 1942, fête de la nativité de Notre-Dame, et le corps du prêtre fut brûlé en four crématoire.

L’abbé Adam Bargielski a été béatifié en 1999.

 

 

Władysław Błądziński

1908-1944

 

Il vit le jour le 6 janvier 1908 à Myślatycze (Podkarpackie, Pologne maintenant en Ukraine).

A onze ans, il rejoignit l’orphelinat géré par la Congrégation de Saint-Michel-Archange et, à seize ans, entra dans cette même Congrégation, où il fit les vœux religieux en 1926.

Il suivit la formation sacerdotale au séminaire de Przemyśl et fut ordonné prêtre en 1938.

On l’envoya d’abord comme éducateur de jeunes pauvres au centre de détention à Pawlikowice et Wieliczka.

Lors de la Deuxième guerre mondiale, il organisa un collège-lycée clandestin pour jeunes séminaristes.

Arrêté le 25 avril 1944, il refusa de signer un papier qui chargeait son supérieur, et prenant sur lui l’entière responsabilité de ses activités.

Il fut prisonnier à Cracovie, puis au camp de concentration de Groß-Rosen où, malgré l’interdiction des cadres, il s’efforçait de répandre partout une bonne parole de réconfort, de prière, de confiance.

Lors de son travail sur une carrière, alors qu’il se trouvait au bord d’une grande cavité, il fut poussé au fond par un soldat SS, provoquant ainsi sa mort, le 8 septembre 1944, à Groß-Rosen (Goczałków, Dolnośląskie, Pologne).

Le père Błądziński fut béatifié en 1999.

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