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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 23:00

 

10 SEPTEMBRE

 

I.    

SS Apelle, Luc, deux des soixante-douze disciples du Christ, et Clément, respectivement évêques à Smyrne, Laodicée et Sardique, martyrs.

S Barypsapas, solitaire à qui échut une gourde contenant le sang et l'eau échappés du côté du Christ en croix ; la relique serait arrivée enfin à Constantinople.

III.    

S Nemesius, martyr à Alexandrie ; calomnié comme brigand, il fut accusé comme chrétien et brûlé au milieu de brigands.

Stes Ménodore, Métrodore et Nymphodore, sœurs vierges et martyres en Bithynie.

SS Nemesianus, deux Felix, Lucius, Litteus, Polianus, Victor, Iader, Dativus, évêques en Afrique et longuement persécutés.

V.    

S Agabius, évêque à Novare.

S Véran , fils de s. Eucher et disciple de s. Salvien, évêque à Vence.

Ste Pulchérie, impératrice, partisane de l'orthodoxie contre le nestorianisme et le monophysisme.

VI.    

S Finnian , évêque en Irlande, patron de l'Ulster.

S Salvy, abbé puis évêque à Albi ; au monastère, il fut mort et raconta ensuite comment des Anges l'avaient conduit aux cieux.

S Salvin, évêque à Mâcon.

Ste Candide la Jeune, à Naples.

VII.    

S Théodard, évêque à Tongres, martyr.

VIII.    

S Aubert, évêque à Avranches, qui fit bâtir sur le Mont Tombe une église dédiée à l'Archange Saint Michel ; on dit que l'Archange dut insister par trois fois pour le convaincre, et lui laissa la marque de son doigt sur le crâne, qui porte, depuis, un trou.

X.    

S Frithestan, évêque à Winchester.

XI.    

S Pierre, évêque à Compostelle.

XII.    

B Serlon, abbé à Savigny, qui confédéra tous ses monastères à Cîteaux ; il obtint avec difficulté de se retirer du gouvernement.

XIII.    

B Oglerius, abbé cistercien à Lucedio ; il soutint que la Vierge Marie fut conçue hors du péché. 

XIV.    

S Nicola de Tolentino, augustin, très austère pour lui-même, très bon pour les autres ; il révéla un jour que, petit, il voyait Jésus dans l'Hostie, mais plus par la suite.

XVII.    

Bx Sebastianus Kimura (premier prêtre japonais) avec cinquante-et-un compagnons, martyrs à Nagasaki ; ce jour a été appelé le Grand martyre ; vingt-deux prêtres et religieux furent brûlés à petit feu, les autres “seulement” décapités parce que complices, presque tous japonais : 

- Jésuites : Sebastianus Kimura (qu'on disait descendant du premier néophyte baptisé par s. François Xavier), Carlo Spinola (italien) ; d'autres religieux : Antonius Kyūni, Gundisalvus Fusaï Chōzō, Thomas Akahoshi, Petrus Sanpō, Michaël Satō Shunpō, Ludovicus Kawara Rokuemon, Ioannes Chūgoku ;

- Dominicains : Michele Orsucci (Angelo de s.Vincent Ferrer, italien), Alonso de Mena Navarrete, Francisco Morales Sedeño, Pedro Orfanel Prades (Jacinto), José Negro Maroto (J. de Saint-Hyacinthe), espagnols ; Ioannes Nagata Magoshichirō (Dominicus du Rosaire), Alexius Sanbashi Saburō et Thomas du Rosaire, convers ; 

- Franciscains : Pedro de Ávila, Vicente Ramírez de Saint-Joseph (espagnols), Lambert Trouvez (Richard de Sainte Anne, belge) ; 

- Laïcs catéchistes : Leo Satsuma ; Lucia de Freitas (seule femme brûlée) ; Antonius Sanga et son épouse Magdalena, Antonius Hamanomachi, dit Le Coréen, et son épouse Maria, avec leurs garçons Ioannes et Petrus, Paulus Nagaishi et son épouse Thecla avec leur garçon Petrus, Paulus Tanaka et son épouse Maria, Dominicus Yamada et son épouse Clara, Isabel Fernandes (épouse du b. Domingos Jorge) et son fils Ignatius de quatre ans, Maria Murayama (épouse du b. Andreas Murayama Tokuan), Agnes Takeya (épouse du b. Cosmas Takeya Sozaburō), Maria Yoshida (veuve du b. Ioannes Yoshida Shōun) ; d'autres sainte femmes : Dominica Ogata, Apollonia, Catharina ; ainsi que Jacques Chimba et Dominique Tamba, non béatifiés parce qu'ils demandèrent la décapitation au lieu du feu qui les effrayait ; 

- Laïcs : Dominicus Nakano (19 ans) fils du b. Matthias, Bartholomæus Kawano Shichiemon et son épouse Marina Maria Tanaura ; Damianus Tanda Yaichi et son petit garçon Michaël, Thomas Shichirō, Rufus Ishimoto, Clemens Ono et son fils Antonius de trois ans.

A noter aussi que deux autres religieux moururent en prison : Ambrosio Fernandes (coadjuteur jésuite portugais) et Juan de Saint-Dominique (dominicain espagnol).

S Edward Barlow (Ambrose), bénédictin anglais à Lancaster, quatrième de quatorze enfants dont le grand-père était mort en prison pour sa foi, arrêté le jour de Pâques, martyr à Tyburn.

XVIII.    

B Jacques Gagnot (fr. Hubert de Saint-Claude), carme à Nancy, déporté aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XX.    

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2007 :

Dominicains : à Madrid, le prêtre Leoncio Arce Urrutia (*1899) ;

Ouvriers du Sacré-Cœur : près de Tarragona, Tomás Cubells Miguel (*1867) ;

Lasalliens : à Barcelone, Félix España Ortiz (Benito Clemente, *1889) ;

- béatifié en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Fernando González Ros (*1871).

 

Nemesius d’Alexandrie

† 251

 

Nemesius vivait en Alexandrie d’Egypte.

Il subit d’abord une vilaine calomnie : il comparut comme brigand devant le juge, qui prononça un non-lieu.

Plus tard, il fut accusé de christianisme et, pour ce crime, comme le Christ, condamné au milieu de brigands ; il en partagea les supplices, qui s’achevèrent par le feu.

C’était lors de la persécution de Dèce, vers 251.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Nemesius d’Alexandrie au 10 septembre.

 

 

Clergé de Numidie

† 257-258

 

Par le mot clergé, on entend ici un certain nombre d’évêques, prêtres et diacres, qui subirent la persécution en Afrique et auxquels s.Cyprien de Carthage (v. 14 septembre) envoya une lettre pour les soutenir et les encourager dans leur fidélité.

Cyprianus parle de ses confrères dans l’épiscopat :

  • Dativus
  • Felix
  • Felix (un autre)
  • Iader
  • Litteus
  • Lucius
  • Nemesianus
  • Polianus
  • Victor

Ces neuf Personnages étaient donc évêques, mais Cyprianus n’indique pas leur siège ; ils devaient être en Numidie. Cyprien ne nomme pas davantage les prêtres et les diacres, qui devaient être fort nombreux.

Cyprien rappelle qu’ils furent d’abord bastonnés, puis enfermés dans les mines, les pieds entravés.

Certes, ils ne pouvaient pas célébrer les saints Mystères, mais, ajoute Cyprien, ils célèbrent et s’offrent eux-mêmes à Dieu en sacrifice précieux et glorieux, jour et nuit.

Dans leur réponse, les évêques remercièrent Cyprien pour cette lettre qui avait illuminé leur nuit.

On ne sait pas si, par la suite, ces évêques et leurs compagnons furent mis à mort.

Le Martyrologe Romain mentionne ces saints Athlètes du Christ au 10 septembre.

 

 

Agabius de Novare

5e siècle

 

Le premier évêque de Novare, s.Gaudentius (v. 22 janvier), mourut en 417, après avoir désigné son successeur en la personne d’Agabius.

Ce dernier fut donc le deuxième évêque de Novare, sans qu’on en sache davantage sur lui.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Agabius de Novare au 10 septembre.

 

 

Pulchérie, impératrice

399-453

 

Pulchérie était un des enfants de l’empereur Arcadius et d’Eudoxie. Son jeune frère allait devenir l’empereur Théodose II.

Ce dernier fut proclamé Auguste dès 402, pratiquement à sa naissance, et s’associa sa sœur Pulchérie comme Augusta en 414. Elle était bien jeune ! Mais le préfet Anthème sut administrer sagement les affaires en attendant la majorité des deux enfants.

Tandis que Théodose s’intéressait plutôt aux belles choses, Pulchérie, elle, savait diriger et commander. C’était par ailleurs une femme pieuse : elle présenta à son frère une belle Athénienne nommée Athénaïs, qui reçut au baptême le nom d’Eudoxie et épousa le jeune empereur.

Pulchérie mit son crédit au service de la Vérité : elle combattit le nestorianisme, qui fut solennellement condamné au concile d’Ephèse (431).

Quand Théodose II mourut (450), Pulchérie s’empara du pouvoir en renvoyant le chambellan Chrysaphios qui s’était montré odieux, puis elle épousa Marcianos, qu’elle fit nommer empereur et qui fut un honnête politicien.

En 451, le concile de Chalcédoine condamna définitivement le monophysisme : là encore, Pulchérie s’était employée à soutenir la Vérité.

Pulchérie mourut en 453, en principe le 11 novembre.

Le Martyrologe Romain mentionne l’impératrice sainte Pulchérie au 10 septembre.

 

 

Salvius d’Albi

† 584

 

Natif d’Albi, Salvius (Salvy) étudia le droit et fut avocat dans sa ville.

Il entra assez tard dans le monastère de cette ville, dont il devint abbé.

Depuis longtemps, il vivait dans une sorte de réclusion, et soumettait son corps à une telle ascèse, qu’il en contracta une maladie qui lui fit changer de peau neuf fois. Une fois abbé, il s’enfonça encore plus dans l’étude et la prière, recevant avec simplicité ceux qui venaient lui demander un conseil, moines ou laïcs.

Salvy mourut et les moines préparèrent ses funérailles, quand le corps de l’Abbé s’agita et Salvy se réveilla comme d’un profond sommeil ; il passa trois jours sans manger ni boire, convoqua les moines et leur raconta la longue vision qu’il venait d’avoir : porté par les Anges, il avait entrevu le Paradis, mais Dieu voulut le rendre à son diocèse pour le bien de l’Eglise.

Il comprit cependant que ce récit qu’il fit aux moines n’avait pas plu à Dieu, qui le «punit» : sa langue enfla, et la bonne odeur qu’il percevait disparut ; puis il reprit de la nourriture.

Le témoin de cette merveille, s.Grégoire de Tours (v. 17 novembre), se l’entendit raconter par Salvy lui-même, dont il était contemporain ; il ajoute ce mot de Salluste : Quand il s’agit de la vertu et de la gloire des grands hommes, chacun accepte avec indifférence ce qu’il se croit capable de faire lui-même, mais tout ce qui dépasse ce niveau, il le tient pour imaginaire et mensonger. On peut donc réellement croire ce que Grégoire a écrit.

Quelques années passèrent : Salvy fut nommé évêque d’Albi en 574. Il en était le septième titulaire.

Lors des guerres internes de la Gaule, Salvy obtint de Chilpéric la libération des nombreux otages qu’il avait emmenés - et aussi réussit à le persuader, sans le froisser, de ne plus écrire de considérations théologiques plus que douteuses : Chilpéric niait les trois Personnes divines ! Quelques jours plus tard, Salvy eut la vision au-dessus de la maison royale d’un glaive divin : deux fils de Chilpéric allaient mourir.

En 584, une épidémie de peste s’abattit sur Albi. Salvy organisa des secours, des prières publiques ; lui-même fut contagié et rendit son âme à Dieu, le 10 septembre.

Si les révolutionnaires s’emparèrent des reliquaires pour les faire fondre, les reliques de Salvy furent sauvées et restituées au lendemain des jours sombres.

Saint Salvy d’Albi est commémoré le 10 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Théodard de Tongres

620-670

 

Sur Théodard se concentrent un certain nombre d’hypothèses que les historiens n’ont pas réussi à transformer en certitudes.

Théodard était peut-être né en Gaule ou en Austrasie, en tout cas vers 620, sous Clotaire II.

On lui a attribué la paternité de sainte Irmina (v. 24 décembre), mais avec des arguments insuffisants.

Il a pu être disciple de s.Remacle (v. 3 septembre). S’il s’avérait que ce dernier fut le vingt-sixième évêque de Tongres, Théodard lui succéda comme vingt-septième titulaire de ce même siège, vers 669.

Il voyageait dans la région de Spire, peut-être pour aller présenter quelques doléances au prince de la région, Childéric II, lorsqu’il fut assassiné près de cette ville.

Théodard est considéré comme martyr.

Saint Théodard de Tongres est commémoré le 10 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Aubert d’Avranches

660-725

 

Aubert descendait d’une famille seigneuriale ; il naquit en 660, aux environs d’Avranches (Manche).

Héritier de grands biens, il distribua ses richesses aux pauvres et se consacra à Dieu.

En 704, il devint le douxième évêque d’Avranches.

On lui attribue un miracle retentissant, lorsqu’il intima l’ordre à un «dragon» de disparaître dans la mer, en faisant dans sa direction le signe de la Croix et en lui imposant son étole.

Par la suite, alors qu’Aubert se retirait volontiers sur une montagne assez sauvage, le Mont Tombe, pour y prier et méditer, il reçut en 708 de l’Archange s.Michel la mission de construire là un sanctuaire en son honneur. Aubert crut d’abord à une suggestion diabolique, mais quand il se réveilla avec à la tête la marque du doigt de s.Michel, qu’il avait vu en songe, il comprit que l’ordre venait du Ciel.

Aubert fut donc l’artisan de la construction de l’abbaye du Mont Saint Michel, bien connue des pèlerins et touristes du monde entier. L’édification de l’abbaye et du sanctuaire aurait été ponctuée par divers miracles, comme la forme ronde signalée par la rosée, l’emplacement de l’oratoire par la démarche d’un taureau, etc.

Aubert fit la dédicace de l’église en 709 et mourut vers 725.

Aux Chanoines qu’il y installa, succédèrent des Bénédictins. On conserve le crâne d’Aubert, qui porte une marque particulière sur le crâne ; un médecin, prétextant des «analyses», réussit en 1792 à le préserver de la fureur révolutionnaire et le restitua à l’Eglise.

Saint Aubert d’Avranches est commémoré le 10 septembre dans le Martyrologe Romain.


 

Serlon de Savigny

† 1158

 

Serlon de Savigny - comme on le nomme habituellement - était natif de Vaubadon (Calvados).

Il était, disait-on, fort lettré, et excellent orateur. Vrai contemplatif, il aimait le recueillement, l’effacement. Après la prière, il conseillait vivement la lecture assidue : Celui qui prie s’entretient avec Dieu ; celui qui lit, Dieu s’entretient avec lui.

Bénédictin à Cerisy, il rejoignit saint Vital à Savigny (v. 16 septembre) quand celui-ci fonda cette nouvelle abbaye pour y vivre plus intensément la règle de saint Benoît.

Après Vital et Geoffroy, Serlon fut à son tour élu abbé (1140). Son problème principal fut de confédérer les nombreuses abbayes issues de Savigny : une douzaine en Angleterre, sans compter les seize françaises. Les abbés anglais ayant pris l’habitude de s’affranchir de Savigny pour décider par eux-mêmes, Serlon recourut au pape Lucius qui, en 1144, répondit : Que nul prélat de l’ordre de Savigny n’ait la prétention de faire schisme. Malgré cette décision de l’Autorité, seuls trois abbés anglais sur douze étaient présents au chapitre de 1147.

Dès lors, Serlon chercha à démissionner ; il serait devenu simple moine si les autres abbés ne l’avaient persuadé de rester en fonction.

Serlon proposa alors à l’ordre de Cîteaux d’accepter l’affiliation des abbayes de Savigny : les Cisterciens recevraient ainsi vingt-huit abbayes nouvelles. Du coup, Serlon reçut la cinquième place dans la hiérarchie des abbés, après ceux des quatre premières abbayes-filles de Cîteaux. Le pape Eugène III confirma cette disposition. Les Anglais se rallièrent effectivement seulement en 1149.

Suivant son attrait pour l’effacement, Serlon obtint finalement en 1153 de l’abbé de Cîteaux d’abdiquer. Il se retira à Clairvaux. Dieu fit que saint Bernard y mourut le 20 août de cette année-là (v. 20 août), et Serlon lui-même s’éteignit le 10 septembre 1158.

Il ne semble pas que Serlon ait été béatifié, sauf par la piété traditionnelle et reconnaissante des moines. Le Martyrologe ne le mentionne pas actuellement.

 

 

Oglerius de Lucedio

1135-1214

 

Oglerius était natif de Trino (Vercelli, Piémont, Italie NO) et vit le jour vers 1135.

Devenu en 1205 abbé des Cisterciens de Lucedio, il écrivit deux ouvrages qu’on a longtemps attribués à saint Bernard lui-même.

L’un est le Traité pour les Louanges de la Bienheureuse Vierge Marie, où l’on trouve cette allusion à l’Immaculée Conception de Marie : La mère de l’Immaculé sans péché, qui enlève les péchés du monde, n’a pas été conçue dans le péché.

L’autre ouvrage est une Exposition sur l’Evangile in Cœna Domini, donc un commentaire sur le lavement des pieds (cf. Jn 13:1-15).

Ce grand moine mourut à Lucedio le 10 septembre 1214.

Le 10 septembre 1784, le pape Pie VI céda les bâtiments de l’abbaye à Victor-Emmanuel, duc d’Aoste. Après plusieurs cessions, l’ensemble fut racheté en 1937. C’est une exploitation agricole, où l’on y pratique encore la culture du riz, implantée par les moines vers 1400.

Oglerius a été béatifié en 1875, par la reconnaissance de son culte ; le Martyrologe le mentionne au 10 septembre.

 

 

Nicola di Compagnone de Tolentino

1245-1305

 

Nicola naquit vers 1245 à Sant’Angelo in Pontano (Marches, Italie CE). 

Ses pieux parents se lamentaient de n’avoir pas d’enfant et firent le pèlerinage de Bari (Italie SO), où l’on vénère saint Nicolas de Myre. Là, ils eurent une vision du Saint, qui leur promit un fils. Ainsi s’explique le choix de ce prénom.

Nicola fréquenta l’église dès son jeune âge. Sur le tard de sa vie, il affirma que, petit, il voyait l’Enfant-Jésus dans l’Hostie consacrée, au moment de l’élévation, mais que cette vision disparut quand il grandit.

Il fit de si bonnes études qu’avant même leur achèvement, il fut investi d’un bénéfice de chanoine. Puis il entra dans l’ordre de Saint-Augustin, ce dont ses parents furent extrêmement heureux.

On envoya Nicola en divers monastères : Fermo, San Ginesio, Recanati, Macerata… ; partout il donna entière satisfaction à ses supérieurs. Il n’avait pas dix-neuf ans quand il fit la profession solennelle et fut ordonné prêtre en 1269. Il célébrait la Messe chaque jour, ce qui nous semble aujourd’hui assez normal, mais n’était pas toujours l’habitude alors. 

Concernant la célébration de la Messe, on retiendra ce fait singulier de la dévotion de Nicola : une nuit, il vit une âme du purgatoire qui le suppliait de célébrer le Saint Sacrifice pour sa libération. Or, cette semaine-là, Nicola était «hebdomadier», c’est-à-dire chargé de célébrer la Messe conventuelle quotidienne ; il ne pouvait donc pas de lui-même modifier l’ordonnance liturgique de le semaine. Sur l’insistance de cette âme, il alla trouver le prieur qui, comprenant la difficulté, le remplaça pour la célébration conventuelle. Nicola célébra la Messe des Morts pendant quelques jours, au bout desquels l’âme réapparut dans la joie pour remercier Nicola, dont la prière avait obtenu la libération non seulement de cette âme, mais de quelques autres aussi. Ce fait historique montre assez l’importance de la prière et de la Messe pour la purification des âmes des défunts.

On savait ou on devinait qu’il se mortifiait beaucoup mais, humblement, il n’en parlait pas. Quand on lui demandait comment il faisait pour vaincre les tentations, il baissait les yeux, sans répondre.

Vers 1275, Nicola fut transféré au monastère de Tolentino. Il se trouvait qu’un de ses cousins était prieur dans cette région, dans un couvent qui n’était pas dans la misère, loin de là. Le cousin pria instamment Nicola de venir s’installer chez lui, mais à ce moment-là apparurent vingt jeunes gens (des anges ?) qui proclamaient en chantant que Nicola vivrait et mourrait à Tolentino.

Il passa effectivement les trente dernières années, soit la deuxième moitié de sa vie dans son cher couvent. Il était strict pour lui, indulgent pour les autres ; il s’imposait un régime très dur, peut-être même excessivement austère, consistant en pain et eau quatre jours par semaine. On réussit un jour, par obéissance, à lui faire manger un peu de viande : Nicola en prit en effet une bouchée, assurant qu’il avait ainsi obéi, et suppliant qu’on ne l’ennuyât plus sur ce sujet.

Il ressentit bien quelques malaises et s’interrogea sur ces mortifications : le Seigneur le réconforta dans une vision, et la Sainte Vierge lui conseilla simplement de faire une croix sur son «repas» de pain et eau. Par la suite, Nicola portait du pain aux malades, leur conseillant de se confier à la Sainte Vierge pour être réconfortés physiquement et spirituellment, ce qui fut à l’origine de la pieuse coutume consistant à bénir des pains en l’honneur de saint Nicola, pour fortifier les malades.

A ses mortifications, Nicola ajouta le port de chaînettes, de tissus rudes ou même irritants.

Il priait beaucoup ; ce peut sembler normal pour un moine, mais s’il n’avait pas reçu quelque tâche à accomplir, il passait tout son temps libre, entre les heures canoniales, à prier, à méditer, à contempler. Rien d’étonnant alors qu’un certain Belial - le Diable en personne - cherchât à le distraire de l’union à Dieu, l’apostrophant, le frappant, lui cachant son habit. Une nuit, le tapage fut si violent que les frères en furent réveillés  et durent aider le pauvre Nicola, blessé, à regagner son lit ; désormais, Nicola se déplaça appuyé sur une canne. 

C’est ainsi que désormais il partit avec son bâton visiter les pauvres et les malades. Il avait le secret des paroles réconfortantes ; quand il prêchait, l’auditoire repartait avec la joie au cœur ; au confessionnal, il se chargeait de faire pénitence pour ceux qu’il absolvait, leur proposant seulement une pénitence minime. Durant sa vie, Nicola libéra une femme possédée ; d’autres possédés furent guéris près de sa tombe.

Des miracles nombreux furent obtenus sur la prière de Nicola ; peut-être même en a-t-on imaginé quelques-uns à l’état de fioretti. Il reçut des faveurs célestes toutes particulières. Il salua un jour le passage de la Maison de Nazareth, transportée par les Anges de Palestine à Lorette, devant l’avancée de l’Islam envahisseur.

Les dernières années de sa vie, Nicola eut près de lui un astre merveilleux qui brilla sur lui et aussi sur son tombeau pendant quelque temps. Ses six derniers mois de vie, il entendait les anges chanter avant l’office de matines.

Ses derniers moments furent emplis de douceur. Après avoir reçu l’absolution et le viatique, il pria l’infirmier de répéter près de lui, dans la crainte que sa faiblesse l’en empêchât, le verset du psaume 115 : Tu as rompu mes liens, je t’immolerai un sacrifice de louange. Puis il contempla avec une joie indicible Dieu, mon Dieu Jésus-Christ, avec sa Mère et notre Père Augustin qui me dit : Bravo, bon et fidèle serviteur (cf. Mt 25:23). Joignant les mains, il rendit son âme à Dieu d’un air paisible et joyeux.

C’était le 10 septembre 1305. 

Le procès de canonisation faillit être conclu dès 1334. La mort du pape, puis d’autres événements firent reporter la cérémonie, qui eut lieu un siècle plus tard, en 1446.

Apollonia d’Hirado

?-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Elle était née à Hirado (Japon) ; c’était une laïque, mariée, peut-être veuve, membre de la Confraternité du Rosaire.

Apollonia subit la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifiée en 1867.

 

 

Bartholomæus Kawano Shichiemon

?-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Né à Arima, c’était un laïc japonais, membre de la Confraternité du Rosaire.

Bartholomæus subit le supplice de la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifié en 1867.

 

 

Dominica Ogata

?-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Née à Nagasaki (Japon), c’était une laïque, mariée, peut-être veuve, membre de la Confraternité du Rosaire.

Dominica Ogata subit la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifiée en 1867.

 

 

Leo Satsuma

?-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

C’était un laïc japonais, du Tiers-Ordre franciscain et catéchiste.

Leo subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifié en 1867.

 

 

Marina Tanaura

?-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Marina (ou Maria) était née en 1577 à Nagasaki (Japon) ; c’était une laïque, mariée, peut-être veuve, membre de la Confraternité du Rosaire.

Marina Tanaura subit la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifiée en 1867.

 

 

Rufus Ishimoto

?-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Né à Nagasaki, c’était un laïc japonais, membre de la Confraternité du Rosaire.

Il fut arrêté le 17 août 1621, quand la police fit irruption dans sa maison, où se trouvaient des missionnaires.

Il subit le supplice de la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifié en 1867.

 

 

Lucia de Freitas

1542-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Née vers 1542 au Japon, c’était une laïque, membre du Tiers-Ordre franciscain et de la Confraternité du Rosaire, et catéchiste.

Elle avait épousé Filippo de Freitas et était restée veuve.

Elle fut condamnée à mort pour avoir hébergé des missionnaires étrangers.

Seule de toutes les femmes condamnées, Lucia subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifiée en 1867.

 

 

Thomas Shichirō

1552-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Né en 1552 à Karatsu, c’était un laïc japonais, membre de la Confraternité du Rosaire.

Il fut condamné à la place de son fils, absent.

Il subit le supplice de la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifié en 1867.

 

 

Carlo Spinola

1564-1622

 

(Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639).

Carlo Spinola était né à Gênes (Italie) en 1564 (certains prétendent qu’il naquit à Prague…) ; son père, Ottavio, était de la famille des comtes de Tessarolo ; il fut élevé à Nole, auprès de son oncle qui y était évêque.

A Nole il était ensuite entré en 1584 chez les Jésuites. Il fit le noviciat à Naples et à Lecce,  eut pour compagnon entre autres s. Luigi Gonzaga (v. 21 juin).

En 1594, il fut ordonné prêtre à Milan.

En 1596, il partait pour le Japon, mais la tempête dérouta le bateau vers le Brésil, et fut ensuite pris par un corsaire anglais.

Prisonnier quelque temps en Angleterre, Carlo rentra à Lisbonne en 1598, et y fit profession du quatrième vœu (un vœu propre à la Compagnie de Jésus, par lequel les membres s’engagent à la fidélité au Siège de Pierre).

En mars 1599, il s’embarquait avec dix-neuf autres missionnaires dont il était le supérieur. La traversée fut coupée par de longues escales à Goa, Malacca et Macao ; le père Spinola n’arriva à Nagasaki qu’en 1602.

En 1605 il fut nommé économe de la résidence de Macao où la chrétienté se développait merveilleusement ; il y fonda une Ecole de catéchistes et baptisa plusieurs milliers de Japonais.

En 1612, il revint à Nagasaki assumer la lourde charge de procureur.

Deux ans plus tard, la persécution reprenait et tous les religieux reçurent l’ordre de quitter le pays. Le père Spinola se cacha et exerça le ministère jusqu’à son arrestation, changeant sans cesse de cachette.

Il fut arrêté en décembre 1618 et fut prisonnier jusqu’en septembre 1622.

(Voir quelques détails sur le jour du Grand Martyre du 10 septembre 1622 dans la notice Japonais Martyrs 1603-1639)

Il fut béatifié en 1867.

 

 

Sebastianus Kimura

1565-1622

 

(Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639).

Sebastianus était né à Firando en 1565, dans une famille déjà chrétienne. On le disait descendant du premier néophyte baptisé par saint François Xavier quelques années plus tôt (voir au 3 décembre).

Il avait deux jeunes frères, Leonardus et Antonius, l’un convers, l’autre laïc, qui furent eux aussi martyrisés (1619) et béatifiés en même temps que leur aîné.

Pendant onze ans, Sebastianus servit dans l’église des Jésuites à Firando ; puis il demanda à dix-neuf ans son admission dans l’Ordre. Il passa au séminaire de Bungo, puis au collège de Macao pour étudier la théologie. Il revint au Japon en 1601 et fut ordonné prêtre à Nagasaki.

Il fut le premier Japonais ordonné prêtre.

Pour exercer sa mission évangélisatrice et passer à travers les maillons de la surveillance, il se déguisa tour à tour en soldat, en marchand, en paysan, en ouvrier, en médecin… ce qui lui permit de pénétrer dans les endroits les plus risqués, jusques dans les prisons, où il allait réconforter les prisonniers chrétiens.

Vint un moment où on ne pouvait plus ignorer sa présence et ses déplacements. Ses Supérieurs, sachant que sa tête était mise à prix, le pressèrent de quitter Nagasaki le plus vite possible, mais c’était déjà trop tard.

Le 30 juin 1621, un esclave coréen le dénonça chez un autre Coréen catholique, nommé Antonius, et il fut arrêté. Furent aussi arrêtés des catéchistes, le père Spinola, des jeunes novices, des Religieux, des laïcs. Certains restèrent plusieurs années en prison.

Le père Sebastianus passa presque deux années en prison, dans des conditions physiques et hygiéniques indicibles, mais se préparant pacifiquement au martyre qui l’attendait.

Le 9 septembre 1622, arriva l’ordre de transporter les prisonniers sur les collines qui dominaient Nagasaki, où étaient déjà préparés les pieux pour les attacher et le bois pour le feu.

(Voir quelques détails sur le jour du Grand Martyre du 10 septembre 1622 dans la notice Japonais Martyrs 1603-1639)

Il fut béatifié en 1867.

 

 

Thomas Akahoshi

1565-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Thomas naquit vers 1565 à Kumamoto (actuelle Higo, Japon), dans une famille noble.

Il servait le daimyo local et était marié ; quand son épouse mourut, il vint étudier au séminaire de Nagasaki pour devenir catéchiste et collabora activement avec les Jésuites.

Lors d’un premier édit de persécution (1614), il accompagna les Jésuites à Macao, mais revint au Japon avec le père Sebastianus Kimura.

Ils furent arrêtés et mis en prison. Dans l’infecte prison de Suzuta, où ils retrouvèrent le père Spinola, Thomas fit vraiment son «noviciat» et put émettre la profession peu de jours avant son martyre.

Avec le père Spinola, il subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622, et fut béatifié en 1867.

 

 

Paulus Tanaka

1566-1622

Maria

?-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

C’étaient deux époux japonais ; Paulus était né à Tosa (Shikoku).

Ils avaient hébergé le père Joseph de Saint-Hyacinthe (voir José Nero Maroto, plus bas).

Ils reçurent en prison l’habit de Convers dominicains.

Paulus fut asphyxié, Maria fut décapitée, à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et ils furent béatifiés en 1867.


 

Antonius Sanga

1567-1622

Magdalena

?-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

C’étaient deux époux japonais, du Tiers-Ordre dominicain (Confraternité du Rosaire).

Antonius était né à Sanga et était en outre catéchiste.

Ils subirent ensemble le martyre, lui le supplice du feu, elle la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et furent béatifiés en 1867.

 

 

Francisco Morales Sedeño

1567-1622

 

Il naquit le 14 octobre 1567 à Madrid (Espagne)

Entré dans l’Ordre dominicain à Valladolid, il fut ordonné prêtre et envoyé enseigner la théologie aux Philippines (1598).

Il passa au Japon en 1602 en qualité de vicaire général du premier groupe de missionnaires.

Il est une des victimes du Grand Martyre du 10 septembre 1622 à Nishizaka (Nagasaki) et fut béatifié en 1867.

Nota. Son martyre est parfois daté au 21 septembre 1622.

 

 

Alonso de Mena Navarrete

1568-1622

 

Il naquit le 3 février 1568 à La Rioja (Logroño, Espagne) ; il était cousin d’un autre Alonso (ou Alfonso) Navarrete, futur martyr et bienheureux (voir au 1er juin).

Entré dans l’Ordre dominicain à Salamanque, il fut ordonné prêtre et envoyé en 1598 aux Philippines (1598) puis au Japon en 1602.

(Voir quelques détails sur le jour du Grand Martyre du 10 septembre 1622 dans la notice Japonais Martyrs 1603-1639)

Il fut béatifié en 1867.

 

 

Antonius Kyūni

1572-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Antonius naquit vers 1572 à Mikawa (Japon), dans une famille noble.

Il était marié ; cependant on ne sait pas si son épouse mourut, ou si elle donna son assentiment pour qu’il vînt étudier au séminaire de Nagasaki.

Il devint catéchiste et collabora activement avec les Jésuites, particulièrement pour l’imprimerie et l’infirmerie.

Lors d’un premier édit de persécution (1614), il accompagna les Jésuites à Macao. Mais en 1617, il revint au Japon, voulant vivre en ermite dans une montagne proche de Nagasaki, où le rejoignirent d’ailleurs d’autres confrères (voir Michaël Satō Shunpō et Gundisalvus Fusai Chōzō).

Ils furent arrêtés en 1619 et mis en prison… dans l’ancien noviciat des Jésuites à Nagasaki. L’année suivante, ils furent transférés dans l’infecte prison de Suzuta, où ils retrouvèrent le père Spinola ; alors ils firent vraiment leur «noviciat» et firent la profession quelques jours avant leur martyre.

Avec le père Spinola, ils subirent le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622, et furent béatifiés en 1867.

 

 

Ioannes Chūgoku

1573-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Ioannes naquit vers 1573 à Yamaguchi (Japon).

Il fut au service d’un chevalier assez influent, qui l’emmena dans une campagne en Corée. A son retour, il se retrouva sans sa femme, qui l’avait abandonné, et sorte qu’il vint à Arima, où il rencontra les Jésuites.

Ainsi commença pour lui une nouvelle vie au service de l’Eglise, et de l’activité missionnaire des Jésuites.

C’est probablement lors de l’arrestation du père Spinola qu’il fut lui aussi arrêté.    

Dans l’infecte prison de Suzuta, Ioannes put émettre la profession religieuse peu de jours avant son martyre.

Avec le père Spinola, il subit la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622, et fut béatifié en 1867.

 

 

Michele Orsucci

1573-1622

 

Il naquit le 8 mai 1573 à Lucques (Italie), de parents aristocrates, Bernardino et Isabella Franciotti.

Entré à treize ans au noviciat de l’Ordre dominicain à Lucques, il prit le nom de Angelo. Huit jours après, entrait aussi son frère Galeotto, qui s’appela Francesco.

Après la profession (1589), ordonné sous-diacre, il alla étudier la philosophie à La Quercia (Viterbe) : c’est là qu’il reçut le diaconat en 1595 et le sacerdoce en 1597.

On le retrouve ensuite à Pérouse, à Rome, où il reçut sa nomination comme professeur à Viterbe. Mais les nouvelles de l’Extrême-Orient éveillèrent son zèle pour les âmes. Angelo réussit à se faire envoyer à Valencia (Espagne) pour y apprendre l’espagnol, car tous les missionnaires pour le Japon étaient espagnols (ou mexicains) ; mieux, il ajouta à son nom celui de Saint-Vincenzo-Ferrer (voir au 5 avril).

Choisi parmi un premier groupe de trente-cinq confrères, il partit d’abord pour Séville, où il fallait assister les victimes d’une épidémie de peste, puis on embarqua à Cadix, en juin 1601. 

Les bateaux firent escale au Mexique. On rejoignit à pied Acapulco, d’où on repartit pour les Philippines.  Ils furent à Manille en avril 1602.

Les premières missions de Angelo furent dans le nord de l’île de Luzon, dans la zone difficile de Cagayan, où il apprit la langue locale et fit beaucoup de conversions. Il changea de lieu tous les deux ans, mais tomba malade en 1608. A peine remis, il reprit ses activités et fut même nommé vicaire provincial.

De 1612 à 1615, il retourna au Mexique, mais demanda à repartir pour les Philippines, qu’il rejoignit effectivement à la tête d’un autre groupe de soixante-douze missionnaires. Après une année sur la même île de Luzon, il resta à Manille. 

Passer au Japon devenait périlleux, car le missionnaire n’était plus jeune, mais des nouvelles des persécutions arrivèrent et Angelo passa au Japon en 1618. Il s’installa à Nagasaki, apprit rapidement la langue et visita des chrétiens, vêtu en marchand ambulant.

Arrêté en décembre 1618, il fut mis en prison à Suzuta (Ōmura), où il retrouva les pères Carlo Spinola, jésuite, et Juan Martínez, dominicain. Dans cette dure prison, il put cependant célébrer la Messe et envoyer de ses nouvelles aux Confrères et à la famille.

Arriva «la» nouvelle : les Religieux allaient être brûlés vifs. Les victimes n’étaient pas attachées solidement aux pieux de leur supplice, pour leur laisser la faculté de se détacher, s’ils voulaient apostasier. Angelo, lui, se détacha plusieurs fois de son pieu, mais pour aller réconforter d’autres victimes, et revenir ensuite à sa place. Au moment de mourir, son corps fut soulevé en l’air, prodige que tous purent remarquer.

(Voir quelques détails sur le jour du Grand Martyre du 10 septembre 1622 dans la notice Japonais Martyrs 1603-1639)

Il fut béatifié en 1867.

 

 

Catharina d’Higo

1574-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Elle était née en 1574 à Higo (Japon) ; c’était une laïque, mariée, peut-être veuve, membre de la Confraternité du Rosaire.

Catharina subit la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifiée en 1867.

 

 

Pedro Orfanell Prades

1578-1622

 

Il naquit le 8 novembre 1578 à La Jana (Castellón, Espagne). 

Il se diplôma ès Arts à Valencia, étudia la théologie à Alcalá de Henares et à Lleida.

A la mort de son père, il entra chez les Dominicains de Barcelone et prit le nom de Jacinto.

Après d’autres études à Tortosa et Valladolid, il fut gravement malade et, miraculeusement guéri, fit le vœu de partir pour les missions d’Extrême-Orient.

Après son ordination sacerdotale, il partit pour les Philippines et le Japon (1607) ; durant le voyage, sa maladie connut une rechute, et il fut contraint de demeurer deux ans au Mexique.

En 1609, il arriva à Manille et fut envoyé à Satsuma (Japon). Il fit un excellent apostolat à Kyodomari, jusqu’à donner le baptême à un samouraï, futur martyr, Leo Saisho Shichiemon (voir au 17 novembre).

A partir de 1613, il parcourut diverses régions, habillé en japonais.

Il fut arrêté à Oita une première fois et expulsé. Mais en pleine mer, des Chrétiens le reconnurent et le reconduisirent en terre japonaise. Il reprit son apostolat, dans la clandestinité, visitant et réconfortant les communautés ; surtout, il rédigea une très intéressante Histoire Ecclésiastique de la Chrétienté du Japon.

Il fut arrêté chez un Chrétien, Matthias Mayazemon, qui fut aussi arrêté avec toute sa famille (mais ce nom n’apparaît pas dans la liste des Martyrs japonais). Après une année environ de la prison infecte de Ōmura, Pedro-Jacinto fut condamné au supplice du feu.

Il mourut en prononçant les noms de Jésus, Marie.

Voir aussi la notice Japonais martyrs 1603-1639

 

 

Agnes Takeya

1580-1622

 

D’origine probablement coréenne, née en 1580, elle fut l’épouse d’un autre Martyr : Cosmas Takeya Sozaburō (voir au 18 novembre), béatifié en même temps qu’elle. Leur petit garçon, Franciscus, âgé de douze ans, fut décapité le lendemaion, 11 septembre 1622, et lui aussi béatifié avec ses parents.

Agnès appartenait comme son mari à la Confraternité du Rosaire. 

Elle fut arrêtée en 1618 pour avoir hébergé des missionnaires et pour cela condamnée à mort.

Elle fut martyrisée par décapitation le 10 septembre 1622 et béatifiée en 1867.

Se reporter aussi à la notice Japonais Martyrs 1603-1639

José Negro Maroto

1580-1622

 

Il naquit en 1580 à Villarejo de Salvanés (Madrid, Espagne) et fut baptisé le 12 mars 1580. Ses parents étaient Pedro El Negro et Isabel Maroto.

Entré chez les Dominicains, il prit le nom de José de Saint-Hyacinthe et fut envoyé aux missions du Japon.

Il fut connu pour l’excellent japonais qu’il parlait.

En août 1622, alors qu’il se reposait un peu, il vit entrer un groupe d’hommes ; croyant que c’étaient des fidèles il leur demanda d’attendre un peu, mais ils lui demandèrent s’il était prêtre et sur sa réponse affirmative se saisirent de lui. Ils lui laissèrent revêtir l’habit de son ordre et le conduisirent au gouverneur avec son catéchiste Alexius ; deux jours après ils allaient rejoindre leurs confrères, tandis que les chrétiens japonais qui les avaient cachés étaient gardés à Nagasaki (voir Paulus Tanaka, plus haut).

Arrêté le 19 août 1622, mis en prison à Suzuta (Ōmura) et condamné à mort, il fut conduit à pied avec vingt-cinq autres Compagnons jusqu’à Nagasaki, le 9 septembre au soir. On leur fit passer la nuit dehors. 

Le lendemain, on les fit marcher jusqu’au lieu du supplice. Un témoin raconta : C’était merveilleux de voir leur grande joie. Ils chantaient le Te Deum, les Litanies, des Psaumes…

(Voir quelques détails sur le jour du Grand Martyre du 10 septembre 1622 dans la notice Japonais Martyrs 1603-1639)

Il fut béatifié en 1867.

 

 

Gundisalvus Fusai Chōzō

1580-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Gundisalvus (Gonzague) naquit vers 1580 à Okayama (Japon), dans une famille noble. 

Adulte, il eut une place importante à la cour du daimyo de Bizen-Mimasaka, qu’il accompagna dans une campagne en Corée.

Converti au Christianisme et baptisé, il quitta son poste et se mit au service des missionnaires jésuites.

Il semble que ce soit l’interruption de sa carrière, qui fut à l’origine de son arrestation et de son incarcération à Ōmura. C’est en prison qu’il fit la profession dans l’Ordre jésuite, dans les mains du père Spinola.

Après un exil à Macao, il put rejoindre ses Confrères Michaël Satō Shunpō et Antonius Kyūni.

Ils furent tous arrêtés et mis en prison. A Suzuta, où ils retrouvèrent le père Spinola, ils firent la profession dans l’Ordre jésuite, peu avant leur marytre.

Gundisalvus subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622, et fut béatifié en 1867.

 

 

Petrus Sanpō

1580-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Petrus naquit vers 1580 à Ōshu (Japon).

Il vint au centre du pays et obtint une bonne position auprès d’un seigneur local. Puis il partit pour Hiroshima et c’est là qu’il devint chrétien.

Il entra alors au service du daimyo de Hoki, puis partit pour Nagasaki, où son patron mourut. Il se rasa la tête et se construisit une maisonnette, tout près du noviciat des pères Jésuites, et devint catéchiste.

Lors d’un premier édit de persécution (1614), il accompagna les Jésuites à Macao, mais revint au Japon et reprit son activité de catéchiste, dans la clandestinité. Finalement, il rejoignit le petit ermitage de Antonius Kyūni et de ses compagnons.

Ils furent arrêtés et mis en prison. Dans l’infecte prison de Suzuta, où ils retrouvèrent le père Spinola, Petrus fit vraiment son «noviciat» et put émettre la profession peu de jours avant son martyre.

Avec le père Spinola, il subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622, et fut béatifié en 1867.

 

 

Damianus Tanda Yaichi

1582-1622

Michaël Tanda

1617-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Né à Ōmura (Nagasaki), c’était un laïc japonais, membre de la Confraternité du Rosaire.

Son petit garçon, Michaël, était né en 1617, également à Ōmura ; il avait donc cinq ans.

Damianus et Michaël subirent le supplice de la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et furent béatifiés en 1867.

 

 

Ludovicus Kawara Rokuemon

1583-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Ludovicus naquit vers 1583 à Arima (Japon).

Il fut au service de Michaël, prince d’Arima, qui était chrétien ; mais quand ce dernier abandonna la foi, il demanda à Ludovicus de l’imiter : Ludovicus fit semblant d’accepter, mais continua de vivre en chrétien, ce que voyant, le prince se mit en colère et confisca les biens de Ludovicus.

Ludovicus alors partit avec sa famille à Nagasaki, où ils vécurent dans une extrême pauvreté. Vraisemblablement, son épouse et ses enfants moururent : Ludovicus se construisit une cabane dans un endroit assez isolé et vécut dans l’ascèse. Les gens vinrent le voir, lui demander des conseils, ce qui sans doute provoqua par trois fois son arrestation.

En juin 1621, il fut arrêté avec le père Sebastianus Kimura.

Dans l’infecte prison de Suzuta, où ils retrouvèrent le père Spinola, Ludovicus fut touché par l’exemple des autres «novices» et put émettre la profession peu de jours avant son martyre.

Avec le père Spinola, il subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622, et fut béatifié en 1867.

 

 

Lambert Trouvez

1585-1622

 

Il naquit en 1585 à Beignée (Ham-sur-Heure, Hainaut, Belgique). Sa mère affirma que son fils fut sauvé des loups grâce à l’intercession de sainte Anne.

Après quelques études, il fut apprenti-tailleur.

Entré chez les Frères Mineurs de Nivelles (1604), il prit le nom de Richard de Sainte-Anne et s’occupa de coudre les habits des confrères ; puis il passa aux Observants en Italie (1606), d’où il fut envoyé aux missions du Japon.

Pour commencer, on lui fit étudier l’espagnol à Madrid (d’où parfois l’orthographe espagnole de son nom : Ricardo de Santa Ana).

En 1608, il partit pour les Philippines, via le Mexique. Il fut ordonné prêtre en 1611 à Cebu.

Il eut l’occasion de passer deux fois au Japon. La deuxième fois (1617) il y reste quatre années, dans la clandestinité.

Arrêté fin 1621 suite à une dénonciation, mis en prison à Suzuta (Ōmura) et condamné à mort, il fut conduit à pied avec vingt-cinq autres Compagnons jusqu’à Nagasaki, le 9 septembre au soir. On leur fit passer la nuit dehors. 

Le lendemain, on les fit marcher jusqu’au lieu du supplice. Un témoin raconta : C’était merveilleux de voir leur grande joie. Ils chantaient le Te Deum, les Litanies, des Psaumes…

(Voir quelques détails sur le jour du Grand Martyre du 10 septembre 1622 dans la notice Japonais Martyrs 1603-1639)

Il fut béatifié en 1867.

 

 

Dominicus Yamada

1588-1622

Clara

1580-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

C’étaient deux époux japonais, nés à Ōmura (Nagasaki).

Ils appartenaient à la Confraternité du Rosaire.

Ils subirent ensemble le supplice du feu ou la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et furent béatifiés en 1867.

 

 

Maria Murayama

1589-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Née en 1589 au Japon, c’était l’épouse de Andreas Murayama (voir au 18 novembre) ; elle appartenait à la Confraternité du Rosaire.

Maria subit la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifiée en 1867.

 

 

Michaël Satō Shunpō

1589-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Michaël naquit vers 1589 à Aichi (actuelle Owari, Japon), dans une famille déjà chrétienne.

Il entra au séminaire de Arima,  puis devint catéchiste et sacristain à Miyako (actuelle Kyoto).

Exilé une première fois, il revint au Japon en 1617 et rejoignit Antonius Kyuni dans son petit ermitage de montagne.

Ils furent arrêtés et mis en prison à Suzuta, où il fit la profession en présence du père Spinola.

Il subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622, et fut béatifié en 1867.

 

 

Antonius Hamanomachi

et Maria

?-1622

Ioannes Hamanomachi

1610-1622

Petrus Hamanomachi

1619-1622

 

D’origine probablement coréenne, puisqu’il était surnommé Le Coréen, Antonius était membre de la Confraternité du Rosaire, ainsi que son épouse.

Marié avec Maria, ils eurent deux fils, Ioannes et Petrus, nés en 1610 et 1619.

Tous quatre subirent le martyre le 10 septembre 1622 : Maria et ses deux petits garçons furent décapités sous les yeux d’Antonius, qui fut lentement asphyxié ; tous furent béatifiés en 1867.

Se reporter aussi à la notice Japonais Martyrs 1603-1639

 

 

Pedro d’Ávila

1592-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

On ne connaît pas le prénom de baptême ni le nom de famille de ce prêtre franciscain.

Il naquit en 1592 à Palomero (Ávila), dix ans après la mort de sainte Thérèse d’Ávila. 

Inspiré par ce courant spirituel exigeant, dès l’enfance, ce garçon montra des dispositions excellentes d’intelligence et de bonté naturelle envers chacun. Il décida d’entrer chez les Frères Mineurs Réformés, dans l’esprit de Pedro de Alcántara, qui avait été directeur spirituel de sainte Thérèse.

Il prit donc le nom de Pedro de Ávila, fut ordonné prêtre et se dédia à l’apostolat par la prédication, la direction spirituelle, les œuvres de charité. Mais il sentit un appel plus fort encore dans la parole de Notre-Seigneur : Allez prêcher à toutes les créatures (Mc 16:15) ; et voilà qu’un autre missionnaire, Luis Cabrera Sotelo (v. 25 août), le convainquit de l’accompagner au Japon.

On partit d’Espagne en 1617, on s’arrêta aux Philippines pendant deux ans, le temps que Pedro apprît le japonais et exerçât son apostolat parmi les philippins, et avec un autre vaillant franciscain, frère Vicente Ramírez de Saint-Joseph, Pedro se dévoua sans compter à l’apostolat, convertissant, encourageant, et surtout en déjouant habilement les pièges que tendaient les espions à la recherche de Chrétiens.

Il fut cependant découvert en septembre 1620, chez les époux Yamanda. Il se retrouva dans cette horrible prison de Suzuta où, pendant deux ans, avec d’autres Religieux, il attendit dans la prière la décision de son sort.

Lors de leur transfert à Nagasaki (à pied, bien sûr), les Religieux profitèrent de la situation pour exhorter les gardes, les ministres de la justice, et la foule, à embrasser le christianisme. Pedro, avec sa voix particulièrement forte et claire, était un de ceux qu’on entendait le mieux.

Il subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622, chantant le psaume Louez le Seigneur, toutes les nations (Ps.116). Il fut béatifié en 1867.

Paulus Nagaishi

?-1622

Thecla

?-1622

Petrus Nagaishi

1615-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

C’étaient deux époux japonais, du Tiers-Ordre dominicain (Confraternité du Rosaire) ; Thecla était née à Nagasaki.

Paulus était en outre catéchiste et reçut en prison l’habit de Frère Convers.

Leur fils Petrus était né en 1615 à Nagasaki. Il avait donc sept ans.

Paulus fut arrêté en 1619.

Ils subirent ensemble, Paulus le supplice du feu, Thecla et Petrus la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et furent béatifiés en 1867.

 

 

Isabel Fernandes

1597-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Née vers 1597 au Japon, elle reçut au baptême les prénom et nom de Isabel Fernandes.

C’était l’épouse de Domingos Jorge (voir au 18 novembre) ; elle appartenait à la Confraternité du Rosaire. Ils étaient les parents du petit Ignatius Jorge-Fernandes, aussi martyr le même jour que sa mère.

Au moment d’être martyrisée, avec son petit garçon, elle prononça cette phrase : De tout mon cœur, j’offre à Dieu les deux choses les plus précieuses que j’aie au monde : ma vie et mon enfant.

Isabel subit le supplice de la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifiée en 1867.

 

 

Vicente Ramírez

1597-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

On ne connaît pas le prénom de baptême de ce frère franciscain.

Il naquit le 6 août 1597 à Ayamonte (Huelva, Espagne).

Tôt, il émigra au Mexique avec ses parents et entra là-bas chez les Frères Mineurs franciscains, où il fit la profession en 1616, comme Frère Convers, avec le nom de Vicente de Saint-Joseph.

En 1618, il passa aux Philippines et au Japon en 1619. Il fut le fidèle assistant et catéchiste du père Pedro de Ávila, dont il partagea le sort.

Ils furent découverts en septembre 1620, chez les époux Yamanda, à la suite de l’apostasie d’un chrétien, ce qui attrista beaucoup Vicente. Ils se retrouvèrent pendant deux ans dans les étroits et humides cachots de la prison de Suzuta.

Vicente subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622) et fut béatifié en 1867.

 

 

Clemens Ono

?-1622

Antonius Ono

1619-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Né à Nagasaki, c’était un laïc japonais, membre de la Confraternité du Rosaire.

Son fils Antonius était né aussi à Nagasaki en 1619. Il avait donc trois ans.

Ils subirent le supplice de la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et furent béatifiés en 1867.

 

 

Alexius Sanbashi Saburō

1601-1622

 

Il naquit vers 1601 à Nagasaki (Japon).

Laïc et catéchiste, il se consacra, déjà en prison, dans le Tiers-Ordre dominicain.

Il est une des victimes du Grand Martyre du 10 septembre 1622 à Nishizaka (Nagasaki) et fut béatifié en 1867.

Voir la notice Japonais Martyrs 1603-1639

 

 

Ioannes Nagata Magoshichirō

1601-1622

 

Il naquit vers 1601 à Ōmura (Nagasaki, Japon).

Entré dans l’Ordre dominicain, il fit la profession avec le nom de Dominicus du Rosaire.

Il est une des victimes du Grand Martyre du 10 septembre 1622 à Nishizaka (Nagasaki) et fut béatifié en 1867.

Voir la notice Japonais Martyrs 1603-1639

 

 

Thomas du Rosaire

1602-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Thomas était né à Nagasaki vers 1602.

Il avait fait depuis peu la profession dans l’Ordre dominicain.

Durant la persécution, il fut décapité à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et béatifié en 1867.

 

 

Dominicus Nakano

1603-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639

Dominicus Nakano était né en 1603 à Ōmura (Japon) ; c’était le fils de l’autre Martyr, Matthias (voir au 27 novembre), et lui aussi membre de la Confraternité du Rosaire. Il avait dix-neuf ans.

Dominicus subit la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifié en 1867.

 

 

Michaël Tanda

1617-1622

(voir plus haut : Damianus Tanda)

 

 

Ignatius Jorge-Fernandes

1618-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

C’était le petit garçon de Domingos Jorge et de Isabela Fernandes (v. 18 novembre et 10 septembre).

Ignatius subit, comme sa mère, le supplice de la décapitation à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622 et fut béatifié avec ses parents en 1867.

Iacobus Hayashida

?-1628

 

Iacobus était un laïc japonais, membre du Tiers-Ordre dominicain.

Il fut martyrisé par la décapitation le 10 septembre 1628 à Nagasaki et béatifié en 1867.

 

 

Edward Barlow

1585-1641

 

Edward faisait partie d’une fratrie de huit fils et six filles. Le père, Alexander Barlow, un bon catholique, vivait avec son épouse, Mary Uryan Brereton, à Barlow Hall (Chorlton-cum-Hardy, près de Manchester), et le fit baptiser le 30 novembre 1585.

Alexander se vit confisquer deux-tiers de sa propriété parce qu’il n’adhérait pas à la nouvelle “Eglise d’Angleterre”. Le grand-père d’Edward était mort en prison, pour sa foi.

Il était le quatrième ; deux frères devinrent bénédictins.

A douze ans, Edward fut placé comme page chez un parent, gentilhomme protestant, mais malgré cette influence, il conserva sa foi.

En 1608, il partit pour Douai, au collège anglais, ce qui le mettait déjà hors la loi.

En 1610, il fait la philosophie à Valladolid (Espagne) au collège royal de Saint-Alban.

En 1612, il revient à Douai pour un an, et passe en Angleterre, où il connaît la prison une première fois, à Londres.

Libéré, il repasse à Douai, et entre au monastère bénédictin Saint-Grégoire, dont le prieur était Rudesind, son propre frère.

Après un séjour à Saint-Malo, il fait profession à Douai en 1616 et prend le nom de Ambrose. Désormais il fait partie de la congrégation bénédictine de Cellanova (Galice, Espagne).

Ordonné prêtre en 1617, il est envoyé dans son pays natal, où il va s’occuper des âmes pendant vingt-quatre ans. Il réside chez un certain Thomas Tyldesley à Morleys Hall (Astley), où on lui organise tout ce qui est nécessaire pour l’apostolat parmi les catholiques de l’endroit.

Sa pastorale est toute simple et bien organisée pour ne pas éveiller l’attention des Protestants. Il demeure trois semaines en quelque endroit et se déplace pendant la quatrième, à pied, sauf durant l’Avent, car son jeûne est strict. Il a horreur du vin. Il n’a ni épée, ni horloge (sauf une chez lui), et peint des images pieuses pour les enfants. Il a les cheveux courts, avec moustache et barbe à deux pointes un peu abandonnée, des vêtements démodés, un mauvais chapeau, des culottes attachées au-dessus des genoux. Il est très réservé avec les dames, même avec sa mère à qui il refuse un baiser lorsqu’il se présente à la maison.

Pour célébrer, il réunit les “paroissiens” dans une même salle ; les hommes déposent leur chapeau sur une même table, en signe d’unité des cœurs, puis il allume les cierges qu’il fabrique lui-même ; il prêche simplement, avec beaucoup de références à l’Écriture.

Dans sa pauvreté, il reçoit aussi des pauvres, en particulier à Noël, à Pâques, à Pentecôte.

De 1617 à 1641, la situation politique n’évolue pas en faveur des catholiques “papistes”. Les arrestations et les pendaisons se multiplient ; le jésuite Edmond Arrowsmith (v. 28 août) a été exécuté en 1628 et apparaît une nuit à notre Ambrose : J’ai souffert, lui dit-il. Maintenant c’est à vous de souffrir. Parlez peu, car ils s’efforceront d’exploiter vos paroles.

Le père Ambroise continua tranquillement et ouvertement son apostolat. Il n’aimait pas les chrétiens qui regardent Dieu par le trou de la serrure (c’est-à-dire qui se cachaient pour ne pas être vus à la messe). L’année avant son arrestation, il eut la douleur d’apprendre l’apostasie de quelques âmes qui lui étaient chères, et il en resta hémiplégique, mais put un peu s’en remettre.

A Pâques de 1641, tout un groupe d’anglicans arrivèrent à Morley, où Ambrose était en train de prêcher. On l’arrête. Il est si faible, qu’on doit le mettre sur un cheval et le soutenir. En prison, il prie ; si on vient le voir, il ne parle que de Dieu.

Il est jugé le 7 septembre. On lui propose la liberté s’il cesse de séduire le peuple ; il répond : I am not a seducer but a reducer (je ne séduis pas les âmes, je les ramène au bercail).

Le 8, fête de la Nativité de Marie, il est condamné à mort. Ambrose répond : Je rends grâces à Dieu ! et prie pour ceux qui l’ont condamné ; même le juge lui en sait gré.

Le 10 septembre 1641 a lieu l’exécution. On le porte sur une sorte de claie, on tourne trois fois autour de la potence, tandis qu’il récite le psaume 50 (Miserere). On lui propose encore une fois de se “convertir”, ce qu’il refuse clairement. Selon le “rite” du moment, Ambrose est pendu, éviscéré, écartelé, et ses restes sont mis dans l’huile bouillante. On expose sa tête sur une pique.

Ambrose-Edward Barlow a été béatifié en 1929 et successivement canonisé en 1970, parmi les “Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles”.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Edward est inscrit le 10 septembre au Martyrologe.

 

 

Jacques Gagnot

1753-1794

 

Jacques était né le 9 février 1753 à Frolois (Meurthe-et-Moselle).

Entré chez les Carmes Déchaux, il prit le nom de Hubert de Saint-Claude.

Déporté de la Dordogne, il fut de ces nombreux prêtres entassés misérablement sur le Deux-Associés.

Dépouillé de ses anciens revenus, loin de regretter son ancienne aisance, il bénissait hautement la Providence de l’en avoir privé. Rien de plus édifiant que les réflexions chrétiennes qu’il faisait journellement à ce sujet.

Le fonds de son caractère était la douceur, la bonté, la modestie, l’affabilité.

Il mourut comme un saint et fut universellement regretté, le 10 septembre 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Tomàs Cubells Miguel

1867-1936

 

Tomàs vint au monde le 25 octobre 1867 à La Palma de Ebro (Tarragona, Espagne).

Il le collège San José de Tortosa puis entra en 1902 dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

A partir de 1908, il exerça son activité dans le collège de vocations à Murcia, puis dans les séminaires de Almería, Astorga, Cuernavaca (Mexique), León, Tarragona, Burgos.

En 1936, il était de retour à Tortosa et se réfugia chez une pieuse dame, qui risquait beaucoup en hébergeant un prêtre. Le 10 septembre, don Tomàs alla se présenter de lui-même à la mairie, demandant ni plus ni moins : C’est ici qu’on tue les prêtres ? On m’a dit que me vous me cherchiez. Me voilà !

Il reçut la palme du martyre à Campredó (Tarragona) ce même 10 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Fernando González Ros

1871-1936

 

Né le 12 août 1871 à Cuevas de Almanzora (Almería), il fut baptisé dès le lendemain.

Son père tenta de l’orienter vers la carrière des armes, mais Fernando préféra les armes du Christ et entra au séminaire d’Almería, où il fut ordonné prêtre en 1897. Il passa également le doctorat en théologie à Grenade.

Vicaire dans son pays, il fut aumônier des Filles de la Charité, puis travailla à Arboleas (1901), et Sorbas (1914). Dans ces deux paroisses, il institua le Centre Ouvrier de Saint-Joseph, pour aider les jeunes à compléter leurs études, et cela gratuitement.

Lors de l’installation de la République (1934), un médecin de l’endroit poussa un groupe de femmes à harceler le Curé, qui était déjà presque aveugle. Et bien que la population fût en général favorable à son Curé, un des parents de ce dernier réussit à le faire envoyer dans une ferme proche de Lubrín, où il put tout de même continuer à célébrer la Messe, loin de ses paroissiens.

Le 10 septembre 1936, trois miliciens vinrent l’arrêter, bien déçus de constater qu’on avait déjà dérobé au Prêtre tout ce qu’il avait, comme sa montre. Ils le poussèrent dans une voiture, direction Zurgena, à la carrière de Lubrín, où ils lui tirèrent plusieurs coups de feu, mais sans le tuer complètement. Le Prêtre continua de perdre son sang et mourut dans la soirée. En tombant, il disait à ses bourreaux : Que Dieu me pardonne, comme je vous pardonne.

Béatifié en 2017, Fernando González Ros sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 10 septembre.

 

 

Félix España Ortiz

1889-1936

 

Félix vit le jour le 1er février 1889 à Pancorbo (Burgos) et fut baptisé le 3. C’était le jeune frère de Cesáreo, qui sera aussi martyrisé (voir notice Cesáreo España Ortiz, 28 août).

Il marcha donc sur les traces de son aîné et entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1902, au noviciat mineur de Bujedo. Au moment du noviciat, il prit le nom de Benito Clemente.

Après le scholasticat, il exerça son ministère à Castro Urdiales, puis il fut successivement à Bonanova (1909), sous-directeur à Benicarló (1922), puis assistant du directeur de Berga au printemps 1936.

Dès le 19 juillet 1936, les Frères de la communauté durent s’éparpiller et se cacher où ils pouvaient trouver accueil. Benito se réfugia chez un ancien élève à Noet, mais les miliciens qui vinrent fouiller lui dirent qu’il ne pouvait pas rester là sans l’autorisation du Comité.

Benito partit pour Barcelone. Il passa la nuit sur un banc public de Gracia ; le matin, un autre ancien élève (il y en avait tant !) le vit en tel état qu’il le conduisit à un hôtel ; vers le 15 août, Benito fut reçu par une brave dame qui, cependant, l’avertit que sa maison avait déjà été fouillée plusieurs fois.

Il priait et donnait des leçons aux deux garçons de la dame en question.

Le 31 août, il fit une promenade avec eux, durant laquelle il rencontra encore d’autres anciens élèves qui lui proposaient de travailler dans leur usine.

Mais vers neuf heures du soir, des miliciens vinrent fouiller la maison. Ils emmenèrent le Frère. La dame lui proposa quelques habits de rechange, mais il répondit : A quoi ça me servirait, s’ils vont me tuer ?

On sait seulement qu’il resta quelques jours en prison et qu’il fut fusillé dans la quinzaine suivante, approximativement le 10 septembre 1936.

Frère Benito a été béatifié en 2007.

 

 

Leoncio Arce Urrutia

1899-1936

 

Il naquit le 12 janvier 1899 à Villarreal de Álava, fut baptisé le lendemain et confirmé en mai.

A douze ans, il entra à l’école apostolique dominicaine de La Mejorada (Valladolid) et fit profession à Ávila en 1917.

S’il y a un trait de caractère qu’on doit noter chez lui, c’est qu’il était toujours prêt à rendre service aux autres.

La théologie, il l’étudia aux Etats-Unis, à Rosaryville et fut ordonné prêtre à New Orléans, en 1924.

Revenu en Espagne, il fut à La Mejorada (1924-1928), Ávila (1928-1931) et Madrid (1931-1936), partageant son temps entre l’enseignement, le ministère pastoral, l’administration économique, l’administration de la revue Misiones Dominicanas.

Le couvent ayant été pris d’assaut par les révolutionnaires le 19 juillet 1936, il fut arrêté tandis qu’il portait secours au père Santonja, gravement blessé et tout en sang (s’il n’avait pu le faire, le blessé serait mort exsangue). On emmena le père Leoncio au commissariat, où on lui retira tout ce qu’il portait de religieux sur lui, avant de le soumettre à un interrogatoire. Il répondit franchement qu’il était Religieux : on le laissa aller, tout en lui recommandant de se cacher.

Il passa un mois dans la prière et la pénitence, chez un bienfaiteur qui dira plus tard que c’était une vraie consolation de l’avoir chez soi.

Les miliciens revinrent l’arrêter, le mirent dans la prison de Porlier et l’exécutèrent le 10 septembre 1936.

Le père Leoncio fut béatifié en 2007.

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