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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 23:00

 

11 SEPTEMBRE

 

III.

SS Felix, Regula (et Exuperantius ?), martyrs à Zürich ; ce serait un soldat de la légion thébéenne, avec sa sœur et leur domestique, patrons de Zürich.

IV.

SS Protus et Hyacinthus, eunuques d'Eugénie, la fille du préfet d'Alexandrie, martyrs. 

S Paphnuce, évêque en Egypte ; dans une première persécution il avait eu les muscles des jambes coupés et un œil crevé. 

V.

S Patient, évêque à Lyon.

Ste Theodora, pénitente en Alexandrie ; elle vécut sous un nom masculin dans un monastère d'hommes, où elle accepta humblement d'élever l'enfant d'une prostituée qui prétendait l'avoir eu de “lui” (l'enfant devint plus tard abbé du monastère).

VI.

S Sacerdos, évêque à Lyon, qui se choisit son neveu Nicetius pour lui succéder.

S Deiniol, abbé et premier évêque à Bangor.

S Almire , ermite à Gréez-sur-Roc.

S Alveus, solitaire près de Domfront.

VII.

S Vincent, abbé à Léon et martyr des Ariens.

S Adelphius, abbé à Remiremont puis retiré à Luxeuil.

S Leudin (Bodon), frère de ste Salaberge, d'abord marié puis moine à Laon, évêque à Toul.

IX.

S Willibert, évêque à Cologne.

X.

S Elia le Spéléolote, ermite en Calabre.

XIII.

B Ludwig de Thuringe, époux de ste Elisabeth de Hongrie, mort en se rendant à la Croisade.

Ste Sperandea, abbesse bénédictine à Cingoli, mystique.

XVII.

Bx Gaspar Koteda, catéchiste, et deux enfants de douze et sept ans : Franciscus Takeya et Petrus Kawano Shichiemon, martyrs à Nagasaki, qui avaient échappé au Grand martyre de la veille.

B Miquel Gran (Bonaventura de Barcelone), franciscain, réformateur de monastères en Italie ; il fut marié à dix-sept ans, mais veuf à dix-huit. 

XVIII.

B François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

S Jean-Gabriel Perboyre, prêtre lazariste, martyr en Chine, crucifié et étranglé, canonisé en 1996.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifié en 1992 :

Hospitaliers : à Barcelone, le convers Lorenzo Villanueva Larráyoz (Pedro de Alcántara, *1881) ;

- béatifié en 2001 :

Diocésains : près de Valencia, José María Segura Penadés (*1896) ; il avait lancé le patronage du Sacré-Cœur ;

- béatifiés en 2013 :

Ouvriers du Sacré-Cœur : près de Castellón, José Piquer Arnáu (*1881) et, près de Tarragona, Josep Pla Arasa (*1888) ;

Fr. Mineurs : près de Murcia, le prêtre Miguel Faúndez López (Antonio, *1907) ;

- béatifié en 2016 :

Laïques : Près d'Almería, Antonio González Alonso (*1912) ;

- béatifiés en 2017 :

Lazaristes : à Valencia, le prêtre Ráfael Vinagre Torres Muñoz (*1867) ;

- béatifiés en 2020 :

Dominicains : près d’Almería, les convers Fernando de Pablos Fernández et Ceferino Fernández Martínez (*1876, 1886).

 

Protus et Hyacinthus d’Alexandrie

3. siècle

 

Protus et Hyacinthus auraient été les deux serviteurs (eunuques) d’Eugenia, fille du préfet d’Alexandrie d’Egypte, et chargés par celle-ci d’enseigner les vérités chrétiennes à une princesse royale nommée Basilla.

Or Basilla fut exécutée, Eugenia décapitée ; Protus et Hyacinthus furent sommés d’adorer une statue païenne, qui en réalité s’écroula quand les deux se mirent en prière : on les décapita, puis Hyacinthus fut jeté aux flammes, ainsi peut-être que Protus.

Ce pouvait être au troisième siècle.

Les corps de ces deux Martyrs furent transportés à la catacombe romaine de Saint-Hermès (v. 28 août). Or on retrouva providentiellement la tombe intacte de Hyacinthus au 19. siècle, avec le nom de Yacinthus. Quelques ossements portaient des traces du feu ; quelques fils d’or attestaient sans doute la sépulture royale qu’on voulut leur réserver.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Protus et Hyacinthus d’Alexandrie au 11 septembre.

 

 

Paphnuce de Thébaïde

4. siècle

 

On sait peu de choses sur ce s.Paphnuce, mais ce sont des choses sacrées.

Il fut persécuté dans le début du quatrième siècle : condamné aux mines, il avait eu les muscles d’une jambe sectionnés et un œil crevé. C’est avec ces illustres stigmates qu’il se présenta en 325 au concile de Nicée.

Dix ans plus tard, en 335, il défendit ardemment la cause de s.Athanase (v. 2 mai) au concile de Tyr, et convainquit à sa cause le patriarche de Jérusalem, Maxime.

On dit que Paphnuce aurait proposé que les hommes mariés appelés au sacerdoce, ne fussent pas contraints à la séparation. Le saint évêque avait certainement une intention droite et charitable, mais il ignorait évidemment le futur concile de Carthage de 390, où fut rappelée cette sainte tradition :

Ce qu’enseignèrent les apôtres, et ce que l’antiquité elle-même a observé, faisons en sorte, nous aussi, de le garder.

A l’unanimité, les évêques déclarèrent : Il nous plaît à tous que l’évêque, le prêtre et le diacre, gardiens de la pureté, s’abstiennent du commerce conjugal avec leur épouse, afin qu’ils gardent une chasteté parfaite, ceux qui sont au service de l’autel.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Paphnuce de Thébaïde au 11 septembre.

 

 

Felix et Regula de Zürich

4. siècle

 

Felix aurait été un des légionnaires de l’illustre Légion thébéenne, conduite par s.Maurice (v. 22 septembre).

Avec Regula (son épouse ?) ils purent s’éloigner et rejoindre Zürich.

Mais à Zürich, ils furent de nouveau arrêtés et sommés d’apostasier. Durant leur arrestation, ils eurent la réconfortante vision d’un Ange.

Ils furent finalement décapités.

On leur a parfois adjoint un domestique du nom d’Exupêrantius.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Felix et Regula de Zürich au 11 septembre.

 

 

Patiens de Lyon

† 490

 

Patiens - qui portait bien son nom - était probablement d’une grande famille de la bourgeoisie lyonnaise.

Il fut appelé à succéder à s.Eucher (v. 16 novembre) , vers 449, comme vingtième évêque de Lyon.

Durant une difficile période de famine, il priait et se mortifiait intensément pour obtenir à son peuple d’avoir la force de rester sur place au lieu d’aller chercher du blé ailleurs et, pour cela, fit distribuer de grandes quantités de grain à toute la population, par le Rhône et par la Saône.

Le roi Chilpéric était en admiration devant ce prodige ; mais aussi le peuple, qui ne comprenait pas comment il faisait pour embellir ou réparer si richement des sanctuaires.

Une de ces églises se trouvait entre la Saône et le grand chemin, tournée à l’Orient équinoxial (donc tournée vers le soleil levant du 21 mars ou du 21 décembre), ornée de lambris dorés, d’incrustations de marbre et de mosaïques. Au devant, il y avait une cour entourée de trois galeries soutenues de colonnes d’Aquitaine… (s.Sidoine Apollinaire, v. 21 août). La consécration de l’église, vers 470, fut l’occasion de grandes fêtes qui durèrent plus de huit jours. On n’a pas identifié avec certitude s’il s’agit de l’église Saint-Irénée ou Saint-Nizier.

Toujours vers 470, il y eut un concile régional à Chalon-sur-Saône, présidé par Patiens.

Il fut présent aussi à un concile en Arles, vers 474.

On ne connaît pas la date précise de sa mort, qui put advenir vers 490. L’épiscopat de Patiens a donc pu durer une quarantaine d’années, peut-être un peu moins.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Patiens de Lyon au 11 septembre.

 

 

Sacerdos de Lyon

487-552

 

Sacerdos (qu’on a transformé souvent en Sardot ou Serdot en français) naquit vers 487, de s.Rusticus, lui-même évêque de Lyon.

On n’est pas obligé de donner créance à cette filiation, qui n’est pas recensée par tous, mais elle reste possible. Rusticus, vingt-deuxième évêque de Lyon de 494 à 501, a pu être marié et père avant de recevoir l’épiscopat, comme cela s’est vérifié en maintes autres occasions.

Sacerdos, lui aussi, fut père avant de recevoir l’onction épiscopale. Son fils, Aurelianus, devint évêque d’Arles (v. 16 juin).

Il devint donc à son tour évêque de Lyon en 549, vingt-septième titulaire du siège.

Comme tel, il présida le 5e concile d’Orléans (549).

Il avait un neveu, Nicetius (Nizier), un saint homme (v. 2 avril).

Au moment de mourir, Sacerdos se trouvait à Paris, où il s’était rendu pour rencontrer le roi Childebert ; il recommanda vivement à ce dernier d’appuyer l’élection de Nicetius pour lui succéder sur le siège de Lyon, ce qui arriva.

Sacerdos mourut à Paris le 11 septembre 552, et Nizier lui succéda.

Saint Sacerdos de Lyon est commémoré le 11 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Deiniol de Bangor

† 584

 

Deiniol (Daniel, Deniel) fut, d’après la tradition, le fils de Dunawt, noble aristocrate de Pays de Galles qui eut trois fils : Deiniol, Cynwyl et Gwartham.

Dunawt est honoré comme Saint. Il serait le frère d’un saint Samuel, père d’un saint Asaph (qui cependant n’est pas celui du 1er mai).

Un oncle de la famille, le roi Brochfael Ysgythrog de Powys, donna à Dunawt et ses fils des terres à Bangor Iscoed, pour y fonder un monastère.

Notre Deiniol cependant, fut d’abord moine à Llancarfan, sous la paternelle direction de s.Cadoc (v. 21 septembre).

Successivement, et grâce au roi Maelgwn de Gwynedd, Deiniol fonda l’abbaye de Bangor-Fawr et en fut le premier abbé.

Le concile de Llandwi Brefi fit appel à Deiniol pour être le premier évêque de Bangor (545).

Deiniol mourut en 584 et la cathédrale de Bangor Fawr prit son nom ; c’est là qu’il fut enterré.

La localité bretonne de Ploudaniel (= paroisse de Deiniol) dans le Finistère, montre combien la renommée de Deiniol s’étendait au loin.

Saint Deiniol de Bangor est commémoré le 11 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Adelphius de Remiremont

† 670

 

Adelphius fut peut-être le fils d’un noble et de cette Asselberga, qui était aussi la fille de s. Romaric (v. 8 décembre), futur abbé du mont Habend qui devint ensuite Remiremont.

Avec sa sœur Tetta (ou Gebetrude), Adelphius fut confié au monastère de Remiremont, puis fut appelé au service de l’évêque de Metz.

Revenu dans la solitude de Remiremont, il devint abbé, après 643, mais il ne resta dans cette charge que trois ans. Pressantant en effet sa mort prochaine, il se retira à l’abbaye de Luxeuil, où l’abbé le reçut avec joie.

Il y aurait eu dans ce monastère une brève rébellion de certains moines, qui y entraînèrent aussi Adelphius. Mais il s’en repentit humblement et pleura longtemps sa faute.

Arrivé le moment suprême, Adelphius appela par trois fois le Christ, et s’endormit en paix, le 11 septembre 670.

On reporta son corps à Remiremont, où des miracles eurent lieu.

Saint Adelphius fut canonisé en 1051.

Ludwig de Thuringe

1200-1227

 

Ludwig (Louis) naquit en 1200 au château de Creuzburg (Thuringe, Allemagne Centrale), aîné des cinq enfants (quatre garçons et une fille) du landgrave Hermann I et de Sophie de Bavière.

Il n’avait que onze ans, quand on lui amena sa fiancée, Elisabeth de Hongrie (v. 17 novembre), qui en avait quatre. C’est ainsi que les familles régnantes arrangeaient les mariages à cette époque.

Ludwig apprit le latin et le français, l’équitation, le droit et l’histoire. Bon, loyal et chaste, il aimait sa fiancée et lui apportait toujours un cadeau au retour de ses voyages.

Il reçut le pouvoir à dix-sept ans, à la mort de son père. En 1218, il fut sacré chevalier. En 1221 eut lieu le mariage de Ludwig et Elisabeth. Ce fut une union chrétienne, fidèle, qui connut des souffrances et de grands moments de sainteté. Trois enfants naquirent : Hermann II, Sophie, Gertrud. 

Pour certains faits qui illustrèrent leur vie conjugale, on pourra se référer ici à la notice Elisabeth de Hongrie. En voici un autre : comme Elisabeth demandait à sa servante de la réveiller la nuit, pour prier, cette servante se trompa un jour et tira le pied de Ludwig ; ce dernier, sans se fâcher, se rendormit en souriant.

Ludwig devait souvent s’absenter, à cause des activités militaires qui pouvaient lui permettre d’étendre son pouvoir sur d’autres territoires. Politiquement, il suivait l’empereur Frédéric II, qui n’était pas encore en rupture avec Rome. L’empereur l’ayant nommé Marschall, Ludwig en contrepartie s’engagea à le suivre dans la croisade.

En 1227, après avoir fait représenter le mystère de la Passion au château de la Wartburg, Ludwig fit ses adieux à ses vassaux réunis à Creuzburg et embrassa une dernière fois ses enfants. Elisabeth, enceinte, l’accompagna jusqu’à la frontière.

Arrivé à Otranto, Ludwig prit la fièvre et mourut. Peu avant d’expirer, il aperçut des colombes blanches et exprima son bonheur de partir avec elles, le 11 septembre 1227.

Dieu lui épargna ainsi de connaître la prochaine condamnation de l’empereur, qui devait être excommunié. 

Comme cela se faisait à cette époque, on détruisit les chairs du Landgrave dans l’eau bouillante pour ne garder que les os, qu’on rapporta en Allemagne. 

Ludwig n’est pas béatifié et ne se trouve pas au Martyrologe, mais bénéficie d’un culte populaire.

 

 

Sperandea de Gubbio

1216-1276

 

Sperandea - c’est le féminin de Sperandeo, «espère en Dieu» - était née vers 1216 à Gubbio (Ombrie, Italie C).

A neuf ans, après une vision du Christ qui l’appelait à se dépouiller des biens matériels, elle se couvrit d’une peau de cochon, qu’elle serra avec une ceinture de fer et quitta sa famille.. 

Désormais, sa vie devait être la mortification, la prière, l’union à la passion du Christ. Elle reçut d’autres visions, spécialement le Vendredi Saint.

Elle alla prêcher la pénitence ; on la vit à Rome, Spolète, Gubbio, Recanati, Fossato di Vico, Fabriano, Cagli, et peut-être bien aussi en Terre Sainte. Elle adressait volontiers ses convertis aux Frères Mineurs.

Des guérisons et des miracles l’accréditèrent. Avec le signe de la croix, elle opérait des prodiges, particulièrement envers les enfants malades, les femmes stériles et les prisonniers. Elle consolait les pauvres avec des paroles de douceur et de réconfort. On recourut à elle pour apaiser les discordes entre voisins, entre cités.

Elle se ménagea des retraites dans des ermitages d’une rare austérité, si incommodes parfois qu’elle s’attachait pour ne pas fuir.

Après ces périodes érémitiques et ces missions apostoliques, elle se fixa chez les Bénédictines de Cingoli (Ancône), où elle fut ensuite élue abbesse.

Ayant eu recours à des maçons pour quelques travaux dans le monastère, elle leur prépara le repas et leur demanda ensuite s’ils avaient besoin de quelque chose d’autre. On était au mois de janvier. Les ouvriers, pour plaisanter, lui demandèrent des cerises ; Sperandea pria, et reçut d’un ange un grand panier plein de cerises, qu’elle porta aux ouvriers. Ces derniers, tout confus, lui demandèrent pardon pour la taquinerie de mauvais goût.

C’est dans une grotte de Cingoli qu’elle passa un dernier carême, dans le plus complet dépouillement, malgré le froid.

Sainte Sperandea mourut le 11 septembre 1276 et son culte fut approuvé en 1633, mais elle n’est pas inscrite au Martyrologe.

Gaspar Koteda

1601-1622

 

(Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639).

Gaspar était né à Nagasaki en 1601. 

Il était catéchiste dans le même diocèse, et faisait partie du Tiers-Ordre dominicain. 

Il reçut, à vingt-et-un ans, le martyre de la mort lente par le feu, à Nagasaki, le 11 septembre 1622 et fut béatifié en 1867.

 

 

Franciscus Takeya

1610-1622

 

(Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639).

Franciscus était né à Nagasaki en 1610, de Cosmas Takeya Sozaburō et de Agnes Takeya. Cosmas fut martyrisé le 18 novembre 1619, et Agnes le 10 septembre 1622. 

Franciscus subit à son tour le martyre, comme sa mère la veille, décapité le 11 septembre 1622 : il avait douze ans.

Il fut béatifié avec ses parents en 1867.

 

 

Petrus Kawano

1615-1622

 

(Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639).

Petrus était né à Nagasaki en 1615, de Bartholomæus Kawano Shichiemon et de Marina (Maria) Tanaura, qui furent martyrisés le 10 septembre 1622. 

Petrus avait été caché par des chrétiens qui, dénoncés, durent le livrer. L’enfant, de sept ans, refusa de renier sa foi.

Un soldat le prit dans ses bras pour le porter sur la Sainte Colline, où il s’agenouilla et subit à son tour le martyre, décapité le 11 septembre 1622.

Il fut béatifié avec ses parents en 1867.

 

 

Miquel Baptista Gran Peris

1620-1684

 

Miquel vit le jour le 24 novembre 1620 à Riudoms (Barcelone, Espagne), d’un père suffisamment autoritaire qui l’obligea à se marier à dix-sept ans.

Lorsque la noce sortit de l’église, le marié manquait… ravi en extase à l’intérieur.

Les deux époux vécurent comme frère et sœur pendant quelques mois, après quoi Miquel fut veuf.

Il entra alors chez les Frères Mineurs de Escomalbou, où il fit profession avec le nom de Bonaventura.

On l’envoya à Mora de Ebro, Figueras, la Bisbal del Ampurdán, Tarrasa, puis, en 1658, à Rome. Il fonda des ritiri (ermitages) dans l’esprit de saint François, mais que les Supérieurs de l’époque n’appréciaient pas beaucoup. L’appui de deux cardinaux lui permirent tout de même d’en installer un à Ponticelli (Sabine) en 1675, et surtout celui de Saint-Bonaventure au Palatino à Rome, la même année.

Il fut appelé par plusieurs papes qui lui demandèrent conseil.

Il mourut à Rome le 11 septembre 1684, et fut béatifié en 1906.

Un des miracles retenus pour la béatification, fut en 1790 la guérison instantanée d’une femme en très mauvaise situation suite à une brutale chute de cheval, après qu’on lui fit toucher une relique de Miquel ; l’autre miracle fut en 1818 la guérison d’une femme demeurée dans le coma pendant trois jours après l’accouchement et qui fut également touchée par une relique de Miquel.

 

 

François Mayaudon

1739-1794

 

François était né le 4 mai 1739 à Terrasson (Dordogne).

Il fit de brillantes études théologiques à l’université de Paris.

Vicaire général et doyen de la cathédrale de Soissons, il fut ensuite vicaire général pour le diocèse de Saint-Brieuc. Il montra un talent particulier dans l’administration de ces deux diocèses.

Le fonds de son caractère était la douceur, la bonté, la modestie, l’affabilité.

Il mourut comme un saint et fut universellement regretté, le 11 septembre 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Jean-Gabriel Perboyre

1802-1840

 

Ce futur missionnaire fut un cadeau royal pour ses parents, de bons cultivateurs : il naquit le jour de l’Épiphanie, 6 janvier 1802, à Mongesty près de Cahors (Lot). Pierre Perboyre et Marie Rigal auront huit enfants, dont six entreront en religion. Jean-Gabriel est leur aîné, et devrait reprendre l’exploitation.

La vocation de Jean-Gabriel fut toutefois assez anecdotique : il accompagnait son petit frère Louis au séminaire, le temps que ce dernier s’y habitue, mais il entendit alors la vocation. Ses pieux parents l’encouragèrent vivement à persévérer.

Le séminaire de Montauban était dirigé par son oncle lazariste, et quoique déjà âgé de quinze ans et n’ayant jamais fait de latin, Jean-Gabriel rattrapa vite ses camarades.

Jean-Gabriel choisit justement la Congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul en 1625. Il fit son “noviciat” sur place, avec son oncle, car l’Institut était encore un peu désorganisé, à la suite de la Révolution.

Modèle de novice et de séminariste, il fit sa théologie à Paris entre 1811 et 1814, prononça ses voeux en 1820 ; avant d’être ordonné prêtre (1826), il est professeur à Montdidier près d’Amiens pendant trois ans. Puis il sera chargé de la formation des séminaristes de Saint-Flour. Il est professeur au grand séminaire, puis directeur du petit séminaire en 1831.

Entre temps, Louis était aussi entré dans la même Congrégation et avait postulé pour aller en Chine : déjà un autre Lazariste y avait été martyrisé en 1820 : François-Régis Clet (voir au 18 février). Mais Louis mourut durant la traversée (1832). Jean-Gabriel demanda à le remplacer. 

Sa petite santé fait d’abord pencher ses supérieurs et ses médecins pour la négative. Mais l’autorisation arriva quand même.

Il arrive en Chine en août 1835. Après un temps de préparation à Macao, il fait un voyage de huit mois à pied ou à cheval pour joindre Nanyang (Honan) et étudie la langue avec ferveur : au bout de cinq mois il peut s’exprimer en bon chinois et se lance dans la prédication.

On l’envoie dans le Hubei, la région des lacs du Yangtze Kiang (le Fleuve Bleu). Il s’efforce d’oublier ses propres épreuves et tentations et d’être toujours actif.

La petite église est d’une pauvreté extrême mais, dit le père Perboyre, sa richesse est le millier de fidèles qui la remplit, même sous la pluie et la neige.

En 1839-1842 il y eut la “guerre de l’opium” entre la Chine et l’Angleterre, qui alourdit encore plus l’atmosphère de persécutions qui sévissait depuis quelque temps.

Le 15 septembre 1839, le père Perboyre se trouvait avec un père lazariste chinois (Wang), un autre lazariste français (Baldus) et un franciscain (Rizzolati). Une alerte leur parvint, à laquelle ils ne crurent pas nécessaire de donner suite. On alla se cacher trop tard. Les soldats menacèrent un catéchumène, qui eut la faiblesse d’indiquer où se cachait le père Perboyre.

La marche au supplice commença par des interrogatoires sans fin et sans ménagement. Jean-Gabriel fut transféré à Siang-Yang. On le mit plusieurs heures à genoux sur des chaînes de fer rouillées, on le suspendit par les pouces et les cheveux à une poutre (supplice appelé hantzé), on le battit à coups de cannes de bambou, au milieu des moqueries et des insultes.

Transfert à Wuchang. Vingt interrogatoires devant quatre tribunaux. On força quelques chrétiens à abjurer et à cracher sur le missionnaire, qui refusa de piétiner le Crucifix et reçut pour cela cent-dix coups de rotin. On voulut l’accuser d’avoir eu des relations immorales avec une jeune vierge chinoise, Anna Kao. On l’obligea à revêtir les ornements sacerdotaux, pour mieux l’insulter et l’accuser.

Jean-Gabriel ne céda pas un instant. Sa dernière réponse au vice-roi fut : Plutôt mourir que renier ma foi. La sentence fut la condamnation à mort par strangulation.

En cette période de guerre avec l’Occident, l’atmosphère n’était pas à la conciliation. La sentence fut confirmée et mise à exécution le 11 septembre 1840.

Comme le Christ, Jean-Gabriel fut conduit sur une colline avec des bandits. On le lia à un poteau en forme de croix ; lui ayant passé une corde autour du cou, serrée avec un bambou, on l’étrangla. Il était midi.

Le cœur du père Jean-Gabriel a été conservé sur place, tandis que son corps est maintenant en France, à la maison-mère de Paris.

Il a été béatifié en 1889, puis canonisé en 1996 : il est le premier martyr de Chine canonisé. 

Il est inscrit le 11 septembre au Martyrologe.

Ráfael Vinagre Torres Muñoz

1867-1936

 

Né le 24 octobre 1867 à Feria (Badajoz), de Ildefonso et Isabel, il étudia au séminaire de Badajoz, puis entra dans la Congrégation de S.Vincent de Paul (Vincentiens ou Lazaristes), à Madrid.

En 1891, il fut ordonné prêtre et enseigna trois ans au séminaire. Puis il fut envoyé trois ans aux Philippines.

De retour en Espagne, il fut à Alcorisa et, en 1899, fut missionnaire au Mexique pendant vingt-deux ans (Tlapan, Oajaca, Mexico, Puebla), où il connut la persécution liée au gouvernemnt laïc, raison pour laquelle on l’envoya à Cuba.

En 1926, de retour en Espagne, il fut à Ecija puis Séville ; enfin, lui et le p. Agapito Alcalde Garrido (v. 31 juillet) furent aumôniers à la maison de retraite des Filles de la Charité à Puig (Valencia) ; il y avait là plus de cent Religieuses, âgées et malades.

Le dimanche 26 juillet, on vint les arrêter tous les deux. Tandis que le p.Agapito était assassiné le 31 juillet, le p.Ráfael fut remis en liberté quelque temps, mais fut à nouveau arrêté le 18 août et tenu en prison.

Il reçut les balles ennemies le 11 septembre 1936, à Valencia.

Béatifié en 2017, Ráfael Vinagre Torres Muñoz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 11 septembre.

 

 

Fernando de Pablos Fernández

1876-1936

 

Fernando de Pablos Fernández naquit le 6 avril 1876 à Valcuende (León, Espagne).

Maître d’école, il demanda à entrer dans l’Ordre dominicain comme frère convers.

Il enseigna à nouveau, mais dans les couvents de l’Ordre, à Almagro en 1904, puis en divers autres couvents jusqu’à celui d’Almería, où il fut sacristain.

Réfugié dans un hôtel le 22 juillet, il y fut arrêté par des miliciens, qui l’enfermèrent d’abord dans le couvent - transformé en prison - des Adorateurs, puis à bord du bateau-prison Astoy Mendi. Au soir du 10 septembre, on l’emmena à la porte du cimetière pour l’assassiner.

Il fut assassiné le 11 septembre 1936 au lieu-dit Pozo Cantavieja (Tahal, Almería). On trouve aussi la date du 26 septembre, qui est peut-être erronée.

Fernando de Pablos Fernández devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe en date du 11 septembre.

 

 

Lorenzo Villanueva Larráyoz

1881-1936

 

Lorenzo naquit le 20 juillet 1881 à Osinaga (Juslapeña, Navarre, Espagne).

A vingt-sept ans, il entra chez les religieux de l’ordre de Saint-Jean-de-Dieu et prit le nom de Pedro de Alcántara.

Il eut diverses missions, avant d’être envoyé à l’hôpital de Barcelone.

C’était le moment de la révolution en juillet 1936. Les bandes firent irruption dans la maison religieuse, saccageant tout, confisquant les registres, profanant les objets du culte, tenant enfermés comme en prison les religieux. Puis, le 26 juillet au soir, on les laissa partir.

Lorenzo-Pedro vint se réfugier chez des habitants, où il passa son temps dans la prière. Le 4 septembre, une patrouille vint perquisitionner ; Lorenzo déclara qu’il appartenait à un ordre religieux : on l’arrêta en même temps que ses hôtes.

Deux jours après, ces derniers furent libérés, mais Lorenzo fut abattu parce qu’il était religieux, dans la nuit du 11 au 12 septembre 1936.

Il a été béatifié en 1992.

Il est mentionné le 11 septembre au Martyrologe.

 

 

José Piquer Arnáu

1881-1936

 

José (Joseph) vint au monde le 27 octobre 1881 à Onda (Castellón, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

Quand il fut en détention, il put voir de sa fenêtre comment on emmenait le corps d’un prêtre qui avait été son élève : Veinard, fiston, qui nous précèdes ; je ne vais pas tarder à te suivre.

Il reçut la palme du martyre à Bechí (Castellón) le 11 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Ceferino Fernández Martínez

1886-1936

 

Ceferino Fernández Martínez naquit le 26 août 1886  à Villanueva de la Nía (Santander, Espagne).

En 1908, il entra au collège dominicain d’Almagro, où il fit la première profession la même année, prenant le nom de Luís María.

On l’envoya en mission à Cuba et au Mexique.

En 1934, il revint en Espagne et se trouvait à Almería lors de la guerre civile espagnole de juillet 1936.

En même temps que son Confrère Fernando de Pablos Fernández, il fut assassiné le 11 septembre 1936 au lieu-dit Pozo Cantavieja (Tahal, Almería).

Ceferino Fernández Martínez devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 11 septembre.

 

 

Josep Pla Arasa

1888-1936

 

Josep vit le jour le 16 novembre 1888 à Santa Bárbara (Tarragona, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

On le connaissait communément comme Mossèn Flores.

Il écrivit : Je serai bien heureux si, après cette vie cachée, Dieu m’accepte comme martyr secret.

Il fut martyrisé à Tortosa (Tarragona), le 11 septembre 1936.

Peu avant d’être béatifié, il fut confondu avec un homonyme de l’époque, républicain et athée, qui n’avait vraiment rien à voir avec lui ; une descendante dut fournir toute une documentation, signée du curé de l’endroit, pour le prouver.

Don Josep, lui, fut enfin béatifié en 2013.

 

 

José María Segura Penadés

1896-1936

 

Il était né le 13 octobre 1896 à Ontinyent (Valencia, Espagne), de Vicente et Concepción, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Le père était avocat ; les parents étant très pratiquants, l’enfant entendit très jeune l’appel de Dieu.

Après ses études au Petit, puis au Grand séminaires de Valencia, il fut ordonné prêtre en 1921.

D’abord vicaire à Villa de Adzaneta de Albaida, il fut nommé en 1929 à Ontinyent, son pays natal.

Dans la première paroisse, il fonda pour les jeunes la congrégation de Saint-Louis-de-Gonzague ; on voyait cette jeunesse dans les rues, le dimanche, prier le chapelet. Il fonda en outre un patronat ouvrier dédié au Sacré-Cœur : les jeunes ouvriers s’y retrouvaient pour des cours du soir, mais aussi des enfants pour recevoir un bon enseignement, former une troupe théâtrale.

Ce patronat subit un accident juste après Noël 1926 : le toit s’écroula sous la neige ; fort heureusement, il était vide, alors qu’il était comble la veille pour la représentation de la Crêche ; don José le fit reconstruire à ses propres frais.

Dans la deuxième paroisse, le curé s’occupa avec zèle renouvelé du Centre paroissial, pour lequel il puisait largement et généreusement dans son héritage personnel. Il y donna beaucoup de leçons de Religion et d’Histoire Sainte.

Toute la population lui était attachée. Le 24 juin 1936, les jeunes lui offrirent un gâteau avec l’inscription : les jeunes de l’Action Catholique suivront leur curé jusqu’à la croix, ce qui reflétait bien l’ambiance qu’on respirait alors.

Lors de la persécution de 1936, dès le 18 juillet, les activités paroissiales cessèrent. Don José célébra chez lui, jusqu’au 15 août. Profitant d’un sauf-conduit de son Confrère, il se dirigea vers Valencia, mais il fut dénoncé par une milicienne de Ontenyent, de sorte que des miliciens qui voyageaient le firent arrêter à Játiva, où on le mit en «prison» dans le couvent San Francisco. On lui demanda de renoncer à tout : à ses biens, à ses activités, mais aussi à sa foi et à son sacerdoce.

Les miliciens ne lui laissèrent pas le temps de discuter : ils le fusillèrent en gare de Genovés (Valencia), le 11 septembre 1936. Un mois plus tard, il aurait eu quarante ans.

Don José María a été béatifié en 2001.

 

 

Miguel Faúndez López

1907-1936

 

Il vit le jour le 23 juillet 1907 à La Hiniesta (Zamora, Espagne), cinquième des six enfants de Jorge et Eugenia, qui le firent baptiser deux jours après. Il fut confirmé en 1916.

En 1919, il entra au collège franciscain de Cehegín.

En 1923, il entra au noviciat des Frères Mineurs franciscains à Jumilla (Murcia) et fit la première profession à Lorca en 1924, avec le nom de Antonio.

Après les années de philosophie à Santo Ángel, Antonio fit la profession solennelle en 1928, puis les années de théologie à Orihuela.

En 1931, Il fut ordonné prêtre.

Dès lors, il fut professeur de littérature au collège de Cehegín, en même temps qu’il exerçait le saint ministère par la prédication et le sacrement de Réconciliation. Il dirigea la Jeunesse Antonienne.

Dès le 11 mars 1936, le collège fut assailli et le père Antonio obligé à une vie de juif errant.

Il passa au couvent de Lorca, qu’il quitta le 23 juillet pour Altobordo ; il revint à Cehegín, puis trouva refuge à Orihuela et Bullas, chez des amis accueillants, qui avaient là aussi leur fils prêtre, Fermín García.

Le 11 septembre 1936, des miliciens vinrent chercher le père Antonio pour, soi-disant, le conduire au Comité, avec la promesse de lui délivrer un sauf-conduit pour retourner dans son pays.

En chemin, il se rendit compte qu’on n’allait pas du tout au Comité, et bien plutôt vers le cimetière ; il se mit à courir, criant : Vive Notre-Dame du Rosaire ! Vive le Christ Roi !

Les balles l’atteignirent immédiatement. Une première salve le blessa ; rejoint par les miliciens, il reçut plusieurs coups de crosse d’armes, se traîna encore sur une dizaine de mètres, reçut une deuxième décharge, et le coup de grâce. Il mourut ainsi, victime de la haine antireligieuse.

Le père Antonio fut béatifié en 2013.

 

 

Antonio González Alonso

1912-1936

 

Antonio, né le 11 avril 1912 à Nembra (Asturies, Espagne NW), était le huitiième des dix enfants d’un couple d’agriculteurs, Severino González et Josefa Alonso.

Deux de ces enfants moururent en bas âge ; deux devinrent prêtres dominicains (Julio aux Philippines, Jesús  au Texas) et une dominicaine à Gijón.

Le papa avait déjà un frère prêtre, missionnaire aux Philippines ; lui-même était un fidèle de l’Adoration nocturne et y conduisit tous ses enfants au fur et à mesure qu’ils grandissaient ; Severino administrait aussi la confraternité des Ames du Purgatoire.

Antonio ressentit aussi l’appel à la consécration, et entra dès 1923 à l’école apostolique dominicaine de La Mejorada (Valladolid), où il rejoignit son aîné Jesús.

En 1927, après d’excellentes études, il entra au postulat, puis au couvent d’Ávila, où il prit l’habit pour son noviciat, et fit la profession temporaire.

Malheureusement, il fut frappé de tuberculose et ne put se remettre ; il céda aux conseils des médecins et renonça à la voie sacerdotale. Rentré à la maison, il eut une vie toute monacale, participant à l’Eucharistie quotidienne, à l’Adoration nocturne, dirigeant les jeunes Tarcisi (émules de s.Tarcisius, v. 15 août), et s’inscrivit à l’Ecole Normale d’Oviedo en 1935, en vue du Magistère, pour enseigner dans les écoles.

Le 20 juillet 1936, il fut arrêté avec son frère Cristóbal ; à ce dernier, il dit : Voilà pour moi une occasion de donner ma vie à Dieu comme martyr ; mais toi, il faut que tu aides les parents à la maison. De fait, Cristóbal ne fut pas martyrisé avec lui.

Les gardiens voulurent obliger Antonio à déchirer une belle image du Sacré-Cœur, qui était dans l’église de Nembra, et à casser la pierre d’autel. Antonio s’y refusa ; on lui laisssa vingt-quatre heures pour réfléchir encore, après quoi il réitéra son net refus, en conscience. En outre, comme il refusait de prononcer un blasphème, on lui coupa la langue.

Le 11 septembre, donc, on l’emmena en voiture à Moreda. En passant devant la maison des parents, Antonio réussit à crier à sa mère : Adieu, Maman, on se revoit au Ciel ! On arriva à la localité Puerto de San Emiliano ; le conducteur de la voiture, qui raconta les faits, affirma n’avoir entendu aucun coup de feu, laissant supposer qu’on acheva Antonio en le frappant, puis qu’on le jeta dans un puits. On n’a pas retrouvé son corps.

Antonio aurait peut-être pu devenir prêtre malgré la maladie : il s’est immolé totalement dans le martyre.

Antonio González Alonso fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 11 septembre.

 

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