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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 23:00

12 SEPTEMBRE

 

Le Saint Nom de Marie, fête instituée en souvenir de la victoire contre les Turcs à Vienne (1683).

III.

SS Cronides, Leontios et Serapion, martyrs en Alexandrie, jetés en mer.

V.

S Autonomos, évêque martyrisé à l'autel, en Bithynie.

S Eventius, évêque à Pavie, peut-être le même que Juvence (cf. 8 février).

?

S Salvinus, évêque à Vérone.

VI.

S Ailbe, évêque à Emly.

XI.

S Ebons, évêque à Barbastro, mort à Sarrancolin.

S Wye d'Anderlecht, sacristain flamand qui pèlerina à Rome et en Terre Sainte pour expier une erreur ; invoqué pour les étables, les laboureurs, les cochers.

XVI.

B Francesco de Caldarola, franciscain à Colfano, propagateur des monts-de-piété.

XVII.

Bx Apolinar Franco García, prêtre, les frères Petrus de Sainte-Claire et Franciscus de Saint-Bonaventure (franciscains), Tomás de Zumárraga (prêtre dominicain) et deux catéchistes entrés dans l'Ordre durant leur captivité : Dominicus Magoschichi et Matthæus (Mancius) Chiwiato de Saint-Thomas, brûlés vifs à Ōmura, deux jours après le "Grand Martyre" du 10 septembre à Nagasaki ; Apolinar était espagnol, Tomás basque.

XVIII.

B Pierre-Sulpice-Christophe Faverge (fr.Roger), frère des Ecoles Chrétiennes, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

S Ch’oe Kyŏng-hwan Franciscus, catéchiste coréen martyr, canonisé en 1984 et fêté le 20 septembre.

Bse Gertrude Prosperi (Maria Luisa), abbesse bénédictine à Trevi (Italie), où elle fit refleurir l'observance monastique ; âme mystique, elle a été béatifiée en 2012.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2005 :

Lasalliens : près de Barcelone, Jaime Puigferrer Mora (Miquel de Jésus, *1898) ; près de Girona, Josep Plana Rebugent (Emeri Josep) et Julián Delgado Díez (Hugo Julián), (*1900, 1905) ;

- béatifiés en 2007 :

Diocésains : près d’Albacete, Fortunato Arias Sánchez (*1892) ; près de Toledo, le sous-diacre Francisco Maqueda López (*1914) ;

- béatifiés en 2017 :

Lazaristes : à Barcelone, le prêtre Manuel Binimelis Cabré (*1892) ;

Clarétains : près de Barcelone, le prêtre Pere Sitjes Obiols (*1900) ;

- béatifié en 2020 :

Laïcs : près de Barcelone, Joan Roig i Diggle (*1917), jeune homme très eucharistique.

Cronides, Leontios et Serapion d’Alexandrie

3. siècle

 

Ces trois Martyrs furent précipités en mer.

Peut-être étaient-ils frères, sinon par le sang, certainement par la foi.

Il moururent sous Maximien, à la fin du troisième siècle.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Cronides, Leontios et Serapion d’Alexandrie au 12 septembre.

 

 

Autonomos de Bithynie

4. siècle

 

Autonomos était un évêque en Italie, peut-être dans le Sud, en Sicile, où se trouvèrent beaucoup de Grecs.

Lors de la persécution de Dioclétien, vers 298, il put se réfugier en Bithynie (act. Turquie NW), où il se mit à prêcher et à conduire beaucoup d’âmes au Christ.

Mais des païens, zélés pour leurs idoles, se prirent de haine pour l’évêque. Un jour que celui-ci était en train de célébrer les Saints Mystères dans l’église des Archanges, les païens firent irruption dans le sanctuaire et accablèrent Autonomos de pierres et de poutres.

Lui qui offrait le Saint Sacrifice, devint ainsi lui-même un Sacrifice.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Autonomos de Bithynie au 12 septembre.

 

 

Ailbe d’Emly

† 528

 

Ailbe pouvait être de race noble, d’origine irlandaise. En gallois, on l’appelle Eilfyw ou Eilfw, d’où l’actuel Elvis.

Certaines sources en font un fils de Dirdan de Bretagne, et cousin de s.Dewi (v. 1er mars), qu’il aurait baptisé.

Ses parents l’auraient abandonné dans une forêt, où le découvrirent des membres d’une tribu du Pays de Galles qui l’emmenèrent avec eux. Une autre version avance que le père de l’enfant avait donné l’ordre de le tuer, mais que les domestiques le déposèrent dans une couverture dans la forêt, où une louve l’aurait nourri. Plus tard, la même louve, poursuivie par les chasseurs, vint se réfugier auprès d’Ailbe, qui la protégea et la nourrit, ainsi que ses petits.

Lors d’un voyage qu’il fit à Rome, il reçut la consécration épiscopale des mains du pape Hilaire et devint le premier évêque d’Emly (Irlande).

Il avait, dit-on, une place près de la mer où il priait Dieu et voyait les merveilles divines.

Il ordonna ensuite s.Dewi évêque de Menevia.

On lui attribue une Règle monastique, dont certains détails peuvent nous étonner. Ainsi, les moines devront réciter un psautier entier chaque jour (il y a cent cinquante psaumes) ; pendant une partie de l’année, peut-être durant le Carême, ils feront cent génuflexions durant l’office nocturne.

Il ne faut pas se frapper de telles prescriptions ; elles correspondent à un état d’esprit, à des circonstances que nous ne connaissons pas maintenant. Du moins pouvons-nous les admirer.

Ces faits, et d’autres encore, ont été reçus de traditions orales, ou tardives, et l’on serait tenté de les mettre au rang de belles légendes. Mais nous avons le droit de poser cette simple question : Pourquoi pas ?, puisque rien n’est impossible à Dieu (Lc 1:37).

Ailbe semble être mort en 528.

Saint Ailbe d’Emly est commémoré le 12 septembre dans le Martyrologe Romain.

.

Wye d’Anderlecht

950-1012

 

Wye ou Guy serait né vers 950 en Brabant, d’une famille paysanne.

Pieux et bon pour les pauvres, il fut remarqué par le curé de Laeken, qui le chargea du soin de la sacristie.

Là-dessus, Wye fut trompé par les artifices d’un marchand diabolique, qui le persuada de s’associer à lui pour gagner beaucoup d’argent. Wye s’aperçut trop tard de son erreur, se ruina et ne retrouva la paix qu’en venant implorer Notre-Dame de Laeken.

Comme pénitence, Wye s’imposa le pèlerinage à Rome et Jérusalem, qui dura sept années.

Epuisé, il rentra à Anderlecht, où il mourut bientôt, peut-être de la peste, vers 1012.

Jusqu’ici, la vie de ce malheureux Wye se résume à peu de faits connus. C’est après sa mort que les signes se multiplièrent.

Pour commencer, un cheval périt lamentablement après avoir foulé la tombe de Wye ; les deux paysans qui furent chargés d’installer une grille autour de cette tombe, se moquèrent du vieux, pourri depuis longtemps, qu’on voulait empêcher de filer :  ils moururent dans les deux jours…

C’est alors que la dévotion se développa et qu’on invoqua Wye pour les chevaux et les écuries, pour les sacristains, pour les cochers, contre certaines maladies, et notamment contre la «danse de saint Guy», ce qui marque peut-être une confusion avec le saint Guy du 15 juin.

Saint Wye, le «pauvre homme d’Anderlecht» est commémoré le 12 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Francesco Piani de Caldarola

1424-1507

 

Francesco Piani vit le jour vers 1424 à Caldarola (Marches, Italie CE).

De certain, on ne sait à peu près rien de lui.

Il entra au couvent franciscain de Colfano, où il fut ordonné prêtre vers 1449. Son activité principale devait être la prédication : véritable apôtre de Colfano, il prêchait le jour, priant la nuit, semant la paix et la concorde.

Il collabora avec Bernardino de Feltre (v. 28 septembre) pour organiser et multiplier les monts-de-piété, et ainsi empêcher l’usure. Sa prédication combattait particulièrement le blasphème, le jeu, la fraude.

Francesco prêcha surtout dans la nouvelle église mariale de Caldarola, Notre-Dame de la Miséricorde. Il y institua en 1483 la Confraternité de la Miséricorde, dont les membres s’engageaient à prier, faire pénitence, exercer la charité et, plus tard, gérer l’hôpital. Par la suite, Francesco en rédigea les statuts ; la confraternité existe encore.

Francesco mourut en 1507, peut-être le 25 juillet, plutôt le 12 septembre. On le fête actuellement le 6 septembre à Colfano. Le culte en fut reconnu en 1843, mais il ne se trouve pas dans le Martyrologe.

 

 

Apolinar Franco García

1575-1622

 

Apolinar était né en 1575 à Aguilar del Campo (Palencia, Vieille Castille, Espagne), de parents nobles et chrétiens.

Docteur de l’université de Salamanque, il entra chez les Frères Mineurs Franciscains.

Homme de vie intérieure et austère, il fut le plus célèbre prédicateur de la Vieille Castille.

En 1600 il obtint de ses Supérieurs l’autorisation de partir aux Philippines, d’où il passa au Japon.

Il y faisait beaucoup d’apostolat, mais un décret de 1614 menaçait tout missionnaire de peine de mort, s’il ne quittait pas immédiatement le pays. Apolinar préféra rester en se cachant.

Il fut même nommé Provincial pour le Japon.

Il était à Nagasaki en 1617, et apprit qu’il n’y avait plus un seul prêtre à Ōmura, où les chrétiens, quoique persécutés, étaient nombreux. Il s’y rendit sans crainte, vêtu de son habit religieux et continuant de prêcher sur son chemin.

Il convertit même le bourreau du bienheureux Pedro de l’Assomption (martyrisé le 22 mai 1617, béatifié en 1867), ce qui provoqua la jalousie des bonzes, lesquels le dénoncèrent lâchement.

Arrêté le 7 juillet 1617, Apolinar fut mis en prison à Ōmura, où il devait rester cinq longues années. Dieu permit que des gardiens fussent eux-mêmes chrétiens et permissent au père Apolinar d’avoir encore des contacts avec les chrétiens extérieurs à la prison. Cette situation était due au fait que le Gouverneur ayant dû s’absenter, son suppléant, un chrétien apostat re-converti, laissait les chrétiens venir assister à la messe, communier, se confesser ; en réalité, la prison du père Apolinar était un couvent, où l’on priait en communauté. Mais à son retour, le Gouverneur fit immédiatement mettre à mort son suppléant et transférer les prisonniers dans la nouvelle prison d’Ōmura, où se trouvaient le père Spinola et ses Compagnons.

Un des chrétiens qui venaient voir le père Apolinar, Franciscus, alla ni plus ni moins devant le Gouverneur pour lui reprocher sa cruauté. Le Gouverneur, en colère, le fit mettre en prison, où Apolinar le reçut comme Frère dans l’Ordre franciscain et lui donna le nom religieux de Franciscus de Saint-Bonaventure. 

Un autre chrétien reçut aussi l’habit franciscain et le nom de Petrus de Sainte-Claire (Le Martyrologe nomme Petrus, d’autres sources Paulus).

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1603-1639). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants.

Le père Apolinar mourut le dernier. Quand son habit religieux fut consommé, on aperçut son grand cilice de fer, qu’il portait toujours.

Six de ces huit Martyrs, dont le père Apolinar, furent béatifiés en 1867.

 

 

Tomás de Zumárraga Lazcano

1577-1622

 

Tomás était né le 10 mars 1577 à Vitoria (Gasteiza en basque, Biscaya, Espagne).

Il entra chez les Dominicains de cette ville, et prit le nom de Tomás du Saint-Esprit.

Après un séjour aux Philippines, il rejoignit le Japon en 1602, exerçant son ministère à Satsouma, Ōmura, Firando.

Il y faisait beaucoup d’apostolat, mais un décret de 1614 menaçait tout missionnaire de peine de mort, s’il ne quittait pas immédiatement le pays. Il resta.

Se trouvant à Nagasaki, il y organisa de grandes processions pour fortifier la foi des fidèles, prononçant d’admirables homélies.

Puis il entra dans la clandestinité pour éviter l’exil et continua son apostolat dans Nagasaki et Ōmura.

Arrêté, il rejoignit ainsi le père Apolinar Franco, avec deux autres catéchistes auxquels il remit l’habit de son Ordre, Dominicus et Mancius, qui seraient martyrisés avec lui.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1603-1639). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont le père Tomás, furent béatifiés en 1867.

 

 

Dominicus Magoschichi

?-1622

 

Dominicus était un laïc japonais originaire de Hyūga (Miyazaki), mais à une date inconnue.

Arrêté avec le père Tomás de Zumárraga, il fut reçu par ce dernier dans l’Ordre dominicain durant leurs jours de captivité.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1603-1639). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont Dominicus, furent béatifiés en 1867.

 

 

Mancius (Matthæus) Shibata

1600-1622

 

Mancius était un laïc japonais né en 1600 à Higo.

Arrêté avec le père Tomás de Zumárraga, il fut reçu par ce dernier dans l’Ordre dominicain durant leurs jours de captivité, et prit le nom de Mancius de Saint-Thomas.

Des variantes existent sur son prénom et son nom. Le Martyrologe mentionne Matthæus Chiwiato, on trouve ailleurs Mancius Chiwiato ou Shibata.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1603-1639). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont Mancius, furent béatifiés en 1867.

 

 

Petrus (Paulus) de Sainte-Claire

?-1622

 

Petrus était un laïc japonais, dont on n’a pas connu la date ni le lieu précis de naissance.

Arrêté avec le père Apolinar Franco, il fut reçu par ce dernier dans l’Ordre franciscain durant leurs jours de captivité, et prit le nom de Petrus de Sainte-Claire.

Le Martyrologe mentionne Petrus, ailleurs on trouve Paulus.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1603-1639). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont Petrus-Paulus, furent béatifiés en 1867.

 

 

Franciscus de Saint-Bonaventure

?-1622

 

Franciscus était un jeune chrétien japonais né à Tokyo, à une date inconnue.

Comme on l’a vu dans sa notice, le père Apolinar fut arrêté le 7 juillet 1617 et mis en prison à Ōmura, où il devait rester cinq longues années. Dieu permit que des gardiens fussent eux-mêmes chrétiens et permissent au père Apolinar d’avoir encore des contacts avec les chrétiens extérieurs à la prison. Cette situation était due au fait que le Gouverneur ayant dû s’absenter, son suppléant, un chrétien apostat re-converti, laissait les chrétiens venir assister à la messe, communier, se confesser ; en réalité, la prison du père Apolinar était un couvent, où l’on priait en communauté. Mais à son retour, le Gouverneur fit immédiatement mettre à mort son suppléant et transférer les prisonniers dans la nouvelle prison d’Ōmura, où se trouvaient le père Spinola et ses Compagnons.

Un des chrétiens qui venaient voir le père Apolinar, notre Franciscus, alla ni plus ni moins devant le Gouverneur pour lui reprocher sa cruauté. Le Gouverneur, en colère, le fit mettre en prison, où Apolinar le reçut comme Frère dans l’Ordre franciscain et lui donna le nom religieux de Franciscus de Saint-Bonaventure. 

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1603-1639). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants. 

Six de ces huit Martyrs, dont Franciscus, furent béatifiés en 1867.

 

 

Pierre-Sulpice-Christophe Faverge

1745-1794

 

Pierre était né le 25 juillet 1745 à Orléans (Loiret).

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, il y prit le nom de Frère Roger.

Il était directeur de la maison de Moulins. Pieux, zélé pour l’instruction de la jeunesse, il possédait dans un degré peu commun l’esprit de gouvernement et jouissait d’une grande considération. Il avait entre autres talents, une superbe écriture.

Déporté de l’Allier, il fut de ces nombreux prêtres et religieux entassés sur le Deux-Associés à Rochefort. Avec lui beaucoup d’autres hommes de mérite de ce département avaient aussi été envoyés à la déportation.

Il mourut le 12 septembre 1794, et fut béatifié en 1995.​​​​​​​

Ch’oe Kyŏng-hwan Franciscus

(Choe Gyeong-hwan Peuranchiseuko)

1805-1839

 

Franciscus naquit à Taraekkol près de Hongjugun dans la province de Chungchong (Ch’ungch’ong, Corée S), en 1805, dans une famille déjà chrétienne.

A quatorze ans, il épouse Yi Song-rye Maria, dont il eut cinq (ou six) enfants.

Sa foi chrétienne l’aida à dominer son caractère fougueux.

Quand les premiers missionnaires envoyés d’Europe arrivèrent en Corée, le père Pierre Maubant (v. 21 septembre) voulut s’entourer de quelques jeunes suffisamment préparés pour accéder au sacerdoce ; l’un de ceux-là était le fils de notre Franciscus, et s’appelait Choe Yang-op Thomas.

Franciscus avait fondé une communauté chrétienne à Mount Suri, dans le Kyonggi, aidant tous les voisins à vivre grâce à une plantation de tabac, et pratiquant ainsi librement leur foi. Il devint catéchiste en 1839.

Cette même année se déchaîna la persécution. Franciscus aida de toutes ses forces les catholiques emprisonnés.

Le 31 juillet, la police fit irruption dans la plantation. Franciscus exhorta tous les fidèles à accepter d’être enchaînés pour le Christ et de témoigner sans faillir. Il s’offrit ainsi à la police.

Interrogé par le juge, Franciscus proclama sa foi ; on le tortura pour le forcer à apostasier. Rien à faire : Franciscus persévéra plusieurs jours ainsi. Le 11 septembre encore, il proclamait sa foi constante. Une rossée de cinquante coups de canne de bambou le laissa agonisant jusqu’au lendemain, 12 septembre, où il s’éteignit victorieusement.

Il fait partie des cent-trois martyrs coréens canonisés ensemble en 1984.

Franciscus est mentionné au Martyrologe le 12 septembre. Une fête commune célèbre ces glorieux Martyrs coréens le 20 septembre.

 

 

Gertrude Prosperi

1779-1847

 

Le 19 août 1779 naquit à Fogliano (Pérouse, Ombrie, Italie) Gertrude Prosperi, fille de Domenico et Maria Diomedi, qui la firent baptiser le jour-même.

De sa jeunesse, on n’a pour le moment rien retenu de particulier.

En 1820, peu après que fut ré-ouvert le monastère bénédictin de Santa Lucia à Trevi (car Napoléon avait fait fermer les maisons religieuses) et elle y prit le nom de Maria Luisa.

De 1822 à 1834, elle fut successivement à l’infirmerie, à la sacristie, économe et maîtresse des novices. Tout ce qu’on percevait de cette pieuse Religieuse, était sa fidélité exemplaire dans tous les services qu’elle rendait. On ignorait que c’était une âme privilégiée, comblée de grâces extraordinaires célestes, par lesquelles elle était intimement unie à la passion du Christ.

Son directeur spirituel ayant compris la vocation particulière de cette âme, lui demanda de sortir de son silence et de s’expliquer. Les prêtres précédents n’avaient pas été à la hauteur de cette mission et avaient plutôt écarté Maria Luisa, exclue et accusée d’être possédée.

Maria Luisa pria, se mortifia, s’offrit, s’imposa des pénitences sévères (cilice, flagellation, jeûne)… et la Providence permit qu’elle fut élue abbesse du monastère en 1837. Elle devait le rester dix années.

Elle s’efforça de faire appliquer la Règle de saint Benoît dans sa pureté, donnant tout d’abord l’exemple par son propre comportement, atteignant un degré d’humilité qui surprit les Sœurs. Sa douceur, son amabilité, conquirent les cœurs.

Le monastère refleurit. On se privait auparavant, il y eut bientôt abondance, et l’on put combler d’aumônes les pauvres qui frappaient. L’Abbesse en vint jusqu’à prendre d’elle-même dans la réserve pour ne pas laisser partir un pauvre sans rien, mais sans le dire à l’économe… 

L’évêque comprit enfin la personnalité de Maria Luisa et lui demanda de mettre par écrit ses expériences : ce seront plus de trois-cents pages de confidences mystiques, où elle parla de ses visions, de ses rencontres avec le Christ, des extases qui, parfois, ne pouvaient échapper aux autres moniales.

L’évêque, ayant été nommé archevêque de Ferrare, l’invita à venir fonder un institut dédié à l’adoration perpétuelle en l’honneur du Sacré-Cœur, mais la Mère Maria Luisa ne put y donner suite.

La Semaine Sainte de 1847, elle vécut intensivement la Passion du Christ : on remarqua des plaies en forme de couronne sur la tête, elle eut une blessure sanglante au cœur ainsi qu’au creux des mains. 

A partir du mois d’août, elle ne quitta pratiquement pas sa chambre, mais elle «voyait» ce qui se passait dans le couvent : certaines se relâchaient, rompaient le silence, elle les reprenait maternellement.

Proche de la mort, elle prit la position du Crucifié, et mourut le 12 septembre 1847.

Mère Maria Luisa a été béatifiée en 2012.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale et inexplicable d’une femme italienne, gravement malade de l’appareil cérébral.

 

Fortunato Arias Sánchez

1891-1936

 

Fortunato naquit le 11 juin 1891 à Almaciles (Puebla de Don Fadrique, Grenade, Espagne), de Félix et Petra, qui le firent baptiser deux jours après, avec les noms de Fortunato Miguel.

Pendant plusieurs années, Fortunato et son frère Félix allèrent à l’école voisine, distante six kilomètres de la maison.

A douze ans, il fut «placé» pour travailler dans un atelier à Caravaca (Murcia), où il connut et fréquenta avec joie le couvent des Carmes Déchaux.

Il en conçut un début de vocation, qui aboutit cependant au séminaire de Cartagena, grâce à la protection d’un oncle prêtre. Fortunato fut toujours reconnaissant à sa tante Teófila de l’avoir orienté vers le clergé diocésain, et lui écrirait encore peu avant de mourir qu’il lui devait sa vocation sacerdotale.

En 1905, il passa au séminaire San Fulgencio (Murcie), où il fut un ange de piété.

Après ses études ecclésiastiques en Murcie, il fut ordonné prêtre en 1918. Son père lui offrit alors une montre en argent.

Il fut d’abord professeur de latin au séminaire, jusqu’en 1926, puis en devint le supérieur, tout en participant à l’activité pastorale des paroisses voisines.

En 1926, il fut curé à Palmar, où il eut l’idée d’organiser avec ses fidèles une «caisse» pour l’assistance au clergé et à l’église paroissiale, ainsi qu’un conseil d’administration pour les comptes de la paroisse. Il organisa aussi des réunions avec les jeunes, pour leur enseigner des éléments de doctrine chrétienne et sociale. On disait qu’il avait les meilleures leçons de catéchisme du diocèse : d’ailleurs, les enfants étaient présents par centaines aux offices de l’église.

On pouvait dire qu’il était un véritable précurseur de l’Action Catholique.

Toutefois, sa santé était fragile ; cardiaque, il eut des crises qui parfois l’immobilisèrent au lit plusieurs jours, et qu’il supportait très patiemment.

Il fut curé à El Palmar ; quand il dut quitter cette paroisse, il renonça à saluer ses fidèles de vive voix, pour éviter la trop forte émotion, et leur écrivit un simple et très chaleureux mot d’adieu. Il fut ensuite, en 1935, archiprêtre à Hellín, dans la zone «républicaine».

La persécution de juillet 1936 fut si violente, qu’il écrivit à son vicaire de vite partir et de se mettre en sûreté, tandis que lui, le curé, restait près des fidèles.

Le 26 août, il écrivait aux siens qu’il se sentait aux dernières heures de sa vie, et leur demandait de pardonner à ses bourreaux. Ce fut sa dernière lettre.

Il fut incarcéré et reçut la couronne du martyre aux environs de Hellín (Albacete) au lieu-dit Cañada de los Pozos. Juste avant d’être exécuté, il remit sa fameuse montre en argent à celui qui allait tirer. A genoux, il pria : Que Dieu vous pardonne, comme je vous pardonne. Vive le Christ roi !

C’était le 12 septembre 1936 et il fut béatifié en 2007.

 

 

Jaime Puigferrer Mora

1898-1936

 

Il vit le jour le 12 juillet 1898, à Manlleu.

Il eut un frère aîné lasallien, qui mourut en 1914.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1914, Jaime (Jacques) prit le nom de Miquel de Jésus, mais ne put enseigner comme les Confrères, à cause d’une indisposition nerveuse ; il collabora avec eux, fut aussi sacristain, dans la communauté de Condal (Barcelone).

Le 20 juillet 1936, il se réfugia d’abord quelques jours au domicile de l’aumônier, puis rejoignit son pays, où vivait sa mère.

Il n’avait aucune crainte, répétant : S’il m’arrive quelque chose de désagréable, j’élèverai ma voix vers le Ciel et je dirai : Dieu soit béni.

Le 12 septembre 1936 en fin d’après-midi, quatre miliciens vinrent l’appeler pour une simple déclaration sans grande importance. La bonne maman voulait s’y opposer, retenant son fils, mais on enleva le Religieux par la force.

On retrouva quelques heures plus tard son corps en sang sur la route de Roda de Ter aux environs de Barcelone.

Interrogés, des ouvriers répondirent : On savait bien que ce monsieur était religieux et qu’il était chez les Frères depuis l’âge de douze ans. (En effet, avant sa prise d’habit, Jaime était élève dans ce même collège lasallien).

C’est le consul français à Barcelone qui paya les funérailles.

Le Frère Jaime-Miquel fut béatifié en 2007.

 

 

Josep Plana Rebugent

1900-1936

 

Josep vit le jour le 16 septembre 1900 à Sellera (Girona, Espagne), et fut baptisé le lendemain.

Il étudia chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, qui se trouvaient à Anglés, à sept kilomètres de chez lui, une distance qu’il ne devait certainement pas faire en scooter…

En 1916, il entra au novicat mineur de Hostalets, commença le noviciat proprement dit et reçut l’habit, avec le nom de Emeri Josep.

Après le scholasticat (1918), il exerça son ministère à Josepets et Barcelone.

Il enseigna à Gerona sur une période de quinze années, interrompues entre 1925 et 1928 par son service militaire, à Cuba, où il fut dans les communautés de Marianao et La Havane.

A son retour, il fut directeur du collège de Gerona, sous-directeur de la communauté, préfet du centre et professeur en classe commerciale.

En juillet 1936, toute la communauté dut se dissoudre. Frère Emeri se réfugia chez des connaissances puis, le 20 août, avec le Frère Hugo Julián (voir notice Julián Delgado Díez), ils s’installèrent dans l’Hôtel Quima, dont le patron était un bon chrétien.

Il y eut un contrôle des miliciens, qui s’intéressèrent à ces deux «professeurs». En quittant le patron, ils lui dirent qu’ils allaient vérifier quelques détails et qu’ils allaient revenir.

Effectivement, ils revinrent quelques jours plus tard à neuf heures du soir, réclamant les deux Frères. Ils les conduisirent dans un bosquet en face de la maison Dorca, sur la route de Ruidellots. C’était le 12 septembre 1936.

Frère Emeri Josep a été béatifié en 2007.

 

 

Julián Delgado Díez

1905-1936

 

Julián vit le jour le 9 janvier 1905 à Villarrodrigo de la Vega (Palencia, Espagne), jour de la fête de saint Julien, dont il reçut le nom au baptême, le 14.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, en 1919, au novicat mineur de Hostalets ; il reçut l’habit en 1921 et prit le nom de Hugo Julián.

Après le scholasticat, il exerça son ministère à Gerona.

En juillet 1936, toute la communauté dut se dissoudre. Frère Hugo se réfugia chez des connaissances de Ruidellots, puis resta six semaines chez un ami.

Le 20 août, avec le Frère Emeri Josep (voir notice Josep Plana Rebugent), ils s’installèrent dans l’Hôtel Quima.

Les miliciens les y retrouvèrent pour les emmener à neuf heures du soir dans un bosquet en face de la maison Dorca, sur la route de Ruidellots. C’était le 12 septembre 1936.

Frère Hugo Julián a été béatifié en 2007.

 

 

Francisco Maqueda López

1914-1936

 

Il vit le jour le 10 octobre 1914 à Villacañas (Tolède, Espagne).

Son éducation le porta rapidement à lire la vie des Saints, à les imiter, à se sanctifier.

En 1925, il entra au Petit séminaire de Tolède.

En juin 1936, il fut ordonné sous-diacre.

Avant même l’explosion révolutionnaire de juillet 1936, il fut arrêté une journée le 23 juin, pour le délit d’enseigner le catéchisme aux enfants ; on le libéra sur paiement d’une amende.

Le 10 septembre, sentant son heure approcher, il se confessa, jeûna au pain et à l’eau et s’agenouilla devant sa mère en lui disant : Maman, donne-moi ta bénédiction ; je m’en vais au Ciel.

Le 11, les miliciens vinrent l’arrêter. Ils se moquaient de lui. Ses dernières paroles à sa famille furent : Adieu, maman, au Ciel ! Adieu, adieu à tout le monde, au Ciel !

On le conduisit à un petit ermitage dédié à Notre-Dame des Douleurs, dont les miliciens avaient fait leur prison. Francisco y retrouva une quinzaine de jeunes personnes. Il les invita à se préparer à la mort, à prier le chapelet avec lui ; tous se mirent à genoux et prièrent avec grand recueillement.

A minuit, on vint les chercher. Un camion les transporta vers la route d’Andalousie ; près de Dosbarrios, entre La Guardia et Ocaña, on les fit descendre. Il était deux heures du matin.

Francisco se tenait au milieu d’eux, chantant et priant. Les miliciens lui dirent : Il y a ton père ici (car le père de Francisco avait été fusillé là quelques jours auparavant) ; il leur répondit : Erreur ! mon père est au Ciel. Et eux : Et tu es joyeux ?

Il leur demanda de mourir en dernier, pour rester auprès des autres et les aider à bien mourir avec le Christ.

On les déshabilla presque entièrement, on leur tira dans les jambes, puis on les massacra au couteau.

Le sous-diacre Francisco Maqueda mourut le 12 septembre 1936, il n’avait pas vingt-deux ans.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Joan Roig i Diggle

1917-1936

 

Joan Roig i Diggle naquit le 12 mai 1917 à Barcelone (Espagne), de Ramon Roig Fuente et Maud Diggle Puckering, des parents peu fortunés, qui durent se déplacer à vingt kilomètres de là, à El Masnou, pour y trouver un travail.

Joan fit des études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), plus tard chez les Frères Piaristes ; il eut parmi ses professeurs deux Religieux qui moururent martyrs à la même époque et sont maintenant béatifiés : Ignasi Casanovas Perramón et Francisco Carveller Galindo (v. 16 septembre et 2 octobre) ; encore au lycée, il travailla dans un magasin de tissus, puis en usine.

S’il ne put faire davantage d’études, il était par ailleurs fortement marqué par sa Foi et notamment par sa participation quotidienne à la sainte Eucharistie. Il fit partie de la Fédération des Jeunes Chrétiens de Catalogne et, conscient de la tempête politico-religieuse qui se préparait, encourageait ses camarades à accepter même le martyre, si c’était la volonté de Dieu.

Dès le début de la révolution, le 20 juillet 1936, les miliciens républicains mirent le feu au siège de cette Fédération. Joan ne perdit pas son courage, galvanisant ses amis, visitant les blessés, enterrant les morts.

En particulier, le p. Tarrés i Claret (v. 31 août) confia à Joan une custode avec des Hosties consacrées, pour porter l’Eucharistie à des fidèles, car les églises étaient fermées. En quittant sa mère, il la rassurait : Je ne crains rien, le Maître est avec moi.

Mais les activités de Joan ne passaient pas inaperçues : au soir du 11 septembre, des miliciens vinrent l’arrêter. Joan consomma rapidement les Hosties qui lui restaient, pour éviter toute profanation. On l’emmena immédiatement aux environs de Barcelone, à Santa Coloma de Gramenet. Juste avant de tomber, il dit aux miliciens : Que Dieu vous pardonne comme je vous pardonne. Puis il reçut cinq balles dans le cœur, et une dans la tête ; c’était dans la nuit du 11 au 12 septembre 1936.

Il avait dix-neuf ans.

Joan Roig i Diggle devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 12 septembre.

 

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