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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 23:00

13 SEPTEMBRE

 

IV.

Dédicace de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

S Ioulianos, martyr à Ancyre.

S Litorius, évêque à Tours, entre s. Gatien et s. Martin.

S Æmilianus, premier évêque à Valence.

V.

S Marcellinus, martyr à Carthage ; tribun et notaire, grand ami de s. Augustin et de s. Jérôme, accusé frauduleusement par les donatistes et exécuté, mais réhabilité l'année suivante par l'empereur Honorius.

S Maurilius, évêque à Angers, thaumaturge.

VI.

SS Nectaire et Evance, évêques à Autun.

VII.

S Amatus, ermite à Agaune, abbé à Habend (Remiremont). 

S Venerius, ermite en l'île de Tino.

S Amé, évêque à Sion : accusé à tort, exilé à Péronne puis à Bruel-sur-la-Lys, il y vécut en simple moine.

S Colombin, disciple de s. Colomban, abbé à Lure.

XVII.

Bse María de Jesús López de Rivas, carmélite à Tolède, conseillère du roi, prieure ; des calomnies la firent écarter de sa charge pendant vingt ans.

XVIII.

B Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XX.

Bx Martyrs espagnols  de 1936 :

- béatifiés en 1993 :

Lasalliens : près d’Almería, Bonifacio Rodríguez González (José Cecilio) et Bienvenido Villalón Acebrón (Aurelio-María) (*1885, 1890) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : près de Tarragona, Joaquim Balcells Bosch (*1900) ;

Trinitaires : près de Ciudad Real, le convers Esteban Barrenechea Arriaga (de Saint-Joseph, *1880) ;

- béatifiés en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Luis Eduardo López Gascón, Pío Navarro Moreno, José Álvarez-Benavides de la Torre, Emilio Antequera Lupiáñez, Manuel Martínez Giménez, Francisco Rodríguez Martínez, Ramiro Argüelles Hevia, Juan Capel Segura, Juan Ibánez Martín, José Román García González, Joaquín Gisbert Aguilera, José Cano García (*1855, 1860, 1865, 1868, 1869, 1869, 1871, 1875, 1878, 1881, 1903, 1904).

Ioulianos d’Ancyre
4. siècle

Ioulianos était un prêtre à Ancyre (act. Ankara, capitale de Turquie).
Lors de la persécution de Licinius (avant l’édit de Constantin, de 313), Ioulianos s’était réfugié non loin d’Ancyre avec une quarantaine de chrétiens.
Les païens le recherchaient, dans l’intention de le contraindre à sacrifier dans le temple d’Hécate.
Il fallait bien vivre et boire : Ioulianos allait chercher l’eau nécessaire à son petit troupeau, et fut un jour aperçu.
On le conduisit au préfet, qui espérait obtenir de lui des noms, en vain. Le préfet se vengea en ordonnant de décapiter Ioulianos.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Ioulianos d’Ancyre au 13 septembre.


Litorius de Tours
† 371

Le fait le plus marquant de cet évêque, est peut-être que le siège de Tours resta vacant pendant presque quarante ans, s.Gatien étant mort en 304. Cette vacance était due, d’abord, aux persécutions, puis peut-être à un certain laisser-aller ou bien aussi à la trop petite communauté chrétienne d’alors.
Litorius (Lidoire) naquit à Tours.
En 341, il fut donc appelé à être le second évêque de Tours et il le resta jusqu’en 371, après un épiscopat de trente ans.
C’est lui qui édifia la première église de Tours, à partir du palais d’un ancien sénateur (ou bien en construisit une autre sur les fondations de ce palais). Cette église reçut le nom de Saint-Lidoire, et fut rebaptisée Saint-Maurice, puis Saint-Gatien :  c’est l’actuelle cathédrale.
Litorius mourut en 371, et eut pour successeur s.Martin (v. 11 novembre).
Le Martyrologe Romain mentionne saint Litorius de Tours au 13 septembre.


Æmilianus de Valence
† 374

A moins qu’on ignore quelques noms anciens, Æmilianus est le premier évêque connu de la ville gauloise de Valence.
Il y fut nommé en 347.
Avec s.Eusèbe de Verceil (v. 1er août), il fut le co-consacrateur de s.Marcellin d’Embrun (v. 20 avril).
Il eut encore le temps de participer au concile de Valence en 374 et mourut cette année-là, après un épiscopat de près de trente ans.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Æmilianus de Valence au 13 septembre.


Marcellinus de Carthage
† 413

Marcellinus était un excellent chrétien, marié, qui occupait la charge de tribun et de notaire à Carthage. Il avait un frère.
S.Augustin (v. 28 août) le connut très bien et le décrivit comme un homme actif et prudent, toujours désireux d’apprendre.
Il lui arriva aussi de demander à s.Jérôme (v. 30 septembre) un traité sur l’origine de l’âme, mais Jérôme le renvoya gentiment à Augustin.
La province d’Afrique était cependant à feu et à sang, à cause des hérétiques donatistes qui, outre leurs erreurs, se comportaient en véritables brigands à l’encontre des chrétiens.
En 410, l’empereur Honorius chargea Marcellinus de convoquer une conférence contradictoire. Cette conférence s’ouvrit en juin 411 : les catholiques étaient représentés par deux-cent quatre-vingt-six évêques catholiques, et deux-cent soixante-dix-neuf donatistes. Ces deux groupes devaient désigner chacun sept orateurs. 
Bien sûr, s.Augustin était présent. Au bout de trois jours, il était clair que les donatistes étaient à bout d’arguments. Marcellinus, au nom de l’empereur, ordonna aux donatistes de cesser leurs manifestations et de restituer aux catholiques les églises confisquées. Les donatistes n’en tinrent pas compte : ils massacrèrent un prêtre, à un autre ils lui crevèrent un œil et lui coupèrent un doigt… Marcellinus eut la charitable idée de ne pas sévir contre ces crimes, mais les fit largement connaître à la population.
La situation pouvait quand même sembler proche d’un apaisement.
Marcellinus en profita pour demander encore à Augustin d’autres traités : De la Rémission des Péchés, De l’Esprit et de la Lettre, ainsi que les premiers livres de la Cité de Dieu. Deux autres attendaient aussi : l’un sur la Genèse, l’autre sur la Trinité. Marcellinus recherchait avidement la Vérité et la scrutait toujours plus profondément.
Il conduisit son ami Volusianus à Augustin, qui l’aida à trouver la Foi.
Brusquement en 413, un complot éclata contre l’autorité romaine ; les donatistes en profitèrent pour accuser Marcellinus et son frère, qui furent jugés et exécutés très rapidement, le 13 septembre 413. L’année suivante, l’empereur Héraclius apprit l’injustice, déchut le juge inique et rétablit la mémoire et l’œuvre de Marcellinus.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Marcellinus de Carthage au 13 septembre.


Maurilius d’Angers
363-453

Maurilius venait de Milan, où habitait sa riche famille. Il la quitta vers vingt ans pour rejoindre le célèbre évêque de Tours, s.Martin (v. 11 novembre).
Ce dernier l’ordonna prêtre.
Maurilius désirait à la fois le recueillement et l’apostolat. Il se retira à Chalonnes-sur-Loire, où sa prière obtint la destruction d’un temple païen par le feu du ciel (cf. 1R 18:38).
Après quarante années de cette vie remplie de miracles plus étonnants les uns que les autres, Maurilius fut appelé en 423 à devenir le quatrième évêque d’Angers. Quand il entra dans la cathédrale, une colombe vint se poser sur lui et il fut acclamé. C’est peut-être bien le successeur de s.Martin, s.Brice (v. 13 novembre), qui le consacra.
Les miracles continuèrent. Maurilius ressuscita un mort. Près de Rochefort, il fit bâtir une église en l’honneur de la Sainte-Vierge, après y avoir incendié un «bois sacré», où des fêtes païennes étaient l’occasion de véritables orgies.
Après trente ans d’épiscopat, Maurilius s’éteignit, âgé de quatre-vingt-dix ans, en 453.
L’église Saint-Maurille, qui abritait les reliques de Maurilius, fut détruite avec sa voisine, Saint-Pierre, en 1791 pour créer la Place du Ralliement ; un ralliement à qui, à quoi ? si ce n’est une trahison envers Dieu.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Maurilius d’Angers au 13 septembre.


Venerio de Tino
† 630

Venerio était natif de l’île Palmaria, la plus grande île de l’archipel qui fait face à La Spezia (Ligurie, Italie NO). 
Il vécut en ermite sur la petite île de Tino, qui se trouve à cinq-cents mètres au sud de l’île de Palmaria. Cette île ne fait que treize hectares de superficie et s’élève à cent vingt-et-un mètres au-dessus du niveau de la mer.
Venerio fut-il abbé d’une petite communauté ? Il semble que non, mais une communauté bénédictine s’établit sur sa tombe au 11e siècle, dont il ne reste que des ruines.
Saint Venerio de Tino est commémoré le 13 septembre dans le Martyrologe Romain.


Amé de Remiremont
565-630

Le Martyrologe mentionne le même jour deux Amé, Amatus en latin.
Le nôtre naquit vers 565 près de Grenoble, fils de Heliodorus.
Vers 581, il fut conduit par ce dernier au monastère d’Agaune, où il resta une trentaine d’années. 
Une fois ordonné prêtre, inspiré par quelque signe du Ciel, il sortit du monastère et alla dans la montagne. Au bout de trois jours, comme les parents de Jésus (cf. Lc 2:46), les moines inquiets le retrouvèrent enfin ; il priait. Impossible de le faire revenir au monastère ; Amatus obtint qu’on lui apportât tous les trois jours un pain d’orge et de l’eau. C’est le moine Berinus qui fut chargé de cette mission.
Un jour que Berinus venait de déposer ce copieux repas auprès d’Amatus, un corbeau passa, s’empara du pain et renversa l’eau. Sans se décourager, Amatus remercia Dieu de lui permettre ainsi de prolonger son jeûne.
Un charpentier voulut lui aménager une petite cellule, mais il fit une erreur dans les mesures et une poutre était trop courte : Amatus se mit en prière et la poutre dépassa d’autant qu’elle manquait auparavant.
Amatus s’émut de la fidélité de Berinus et voulut le décharger de la corvée ;  nouveau Moïse (cf. Ex 17:5-6), il frappa le rocher et en obtint une source ; il put ainsi irriguer un petit lopin de terre et cultiver son orge. Pour moudre le grain, il se construisit un moulin à bras et l’activait en marchant pieds nus sur les cailloux, … pour éviter de s’endormir.
Il portait une simple peau de mouton ; il prenait deux bains par an, à la veille de Noël et de Pâques ; il jeûnait toute l’année : en carême, il se contentait de cinq noix le soir.
Un jour que l’évêque vint le visiter, il lui laissa quelques pièces : dans un esprit de total détachement, Amatus les envoya au fond du ravin.
Le démon cherchait à se venger de tant d’austérité ; il détacha un gros rocher de la montagne, qui aurait pu écraser la cabane et l’ermite, mais Amatus pria et stoppa le rocher.
En 614, Eustase de Luxeuil (v. 2 avril) l’emmena dans son monastère et le chargea d’aller prêcher en Austrasie.
Amatus rencontra un seigneur puissant, nommé Romaric (v. 8 décembre), qui devint moine à Luxeuil. Romaric fonda un autre monastère féminin à Habend, qui s’appela plus tard Remiremont. Sept chœurs de douze moniales, sous la direction de l’abbesse Macteflède (v. 13 mars ?), assurèrent la laus perennis ; Romaric s’occupa de diriger les moines chargés de pourvoir aux nécessités de ce monastère ; Amatus de son côté se retira dans une grotte, dont il ne sortait que le dimanche pour aller commenter l’Ecriture aux moniales et aux moines.
En 627, il y eut un orage dans cette sainte fondation ; Romaric et Amatus cédèrent à la tentation et rompirent totalement avec Eustase. Dieu leur fit promptement comprendre leur erreur : deux moines furent mordus pas des chiens enragés, un autre se pendit dans un accès de fureur, une vingtaine de moniales périt sous l’action de la foudre, une cinquantaine d’autres moururent d’une épidémie. Romaric et Amatus présentèrent humblement leur soumission à Eustase, qui leur pardonna.
Peu après, Amatus tomba gravement malade. Il se coucha sur la cendre, fit venir les frères devant lesquels il se confessa ; pendant une année, il souffrit terriblement, sans perdre sa jovialité. Son séjour prolongé dans sa cabane humide avait eu raison de sa santé et un cruel rhumatisme l’assiégeait. Il comprit, trop tard mais assez tôt pour s’en repentir, ses excès de mortification. Il restait accueillant et recevait les moines qui lui lisaient des passages de l’Ecriture, qu’il leur commentait.
Parvenu à toute extrémité, il répéta son adhésion à toutes les vérités enseignées par l’Eglise, et mourut un 13 septembre, vers 630.
Saint Amé de Remiremont est commémoré le 13 septembre dans le Martyrologe Romain.


Amé de Sion
† 690

Ne le confondons pas avec Amé de Remiremont, commémoré le même jour.
Cet autre Amatus devint le douzième évêque de Sion vers 669.
Il y eut des tensions entre lui et le roi Thierry III - on ne sait pourquoi -, qui allèrent en 676 jusqu’à l’exil de l’évêque à Péronne, dans le monastère de s.Ultan (v. 1er mai ?). A l’origine de cet exil, il n’y eut certainement pas de conspiration de la part d’Amatus contre le roi, mais on peut vraisemblablement soupçonner quelque manœuvre du très ambitieux maire du palais, Ebroïn.
En 686, Amatus fut déplacé cette fois-ci au monastère de Bruel-sur-la Lys, où l’abbé lui aurait même cédé sa place.
Amatus mourut un peu plus tard, vers 690, un 13 septembre.
Saint Amé de Sion est commémoré le 13 septembre dans le Martyrologe Romain.


 

María López de Rivas-Martínez Rubio

1560-1640

 

Elle naquit le 18 août 1560 à Tartanedo (Guadalajara, Espagne), d’Antonio Lopez de Rivas et d’Alvira Martinez-Rubio, une famille noble.

A la mort du papa (1564), la petite fille était l’héritière d’un immense domaine. Mais sa mère se remaria et María fut élevée par ses grands-parents à Molina de Aragón.

Sainte Thérèse d’Avila (voir au 15 octobre) l’admit au Carmel et, voyant en elle des dispositions très particulières, l’envoya à la maison de Tolède (1577).

Malgré sa mauvaise santé, María fit profession en 1578, prenant le nom de María de Jésus. Sainte Thérèse disait qu’elle aimerait l’avoir toujours dans son monastère, même si elle devait rester au lit toute sa vie.

Thérèse d’Avila appréciait les lumières de María et la consultait volontiers chaque fois qu’elle venait au monastère de Tolède. Elle l’appelait son letradillo (petit avocat).

Après quelques années pendant lesquelles elle aida à la sacristie et à l’infirmerie, María fut élue maîtresse des novices (1583), sous-prieure (1587), des postes qu’elle occupera plusieurs fois par la suite.

Trois fois de suite elle fut élue prieure du monastère en 1591, 1596 et 1598. Elle n’acheva pas ce dernier mandat, car une Religieuse l’accusa devant le Visiteur, qui déposa María (1600).

Celle-ci obéit sans protester ; plus de vingt ans après seulement, l’accusatrice se rétracta, avouant qu’elle briguait alors la place de prieure. Durant toutes ces années, María resta souriante, elle priait pour cette Sœur. On la nomma tout de même maîtresse des novices.

María fut réhabilitée en 1624 et réélue prieure. Mais elle renonça à sa charge en 1627 à cause de sa trop faible santé.

Elle mourut à Tolède le 13 septembre 1640 et fut béatifiée en 1976.

 

 

Claude Dumonet

1747-1794

 

Claude était né le 2 février 1747 à Prissé (Saône-et-Loire).

Prêtre du diocèse d’Autun, il était principal du collège de Mâcon.

Il fut déporté de Saône-et-Loire sur le Washington à Rochefort, avec des centaines d’autres prêtres.

Là, il eut encore la possibilité de développer ses talents de latiniste et composa une longue pièce en vers, dans laquelle il exaltait les confesseurs de la foi.

Il fut rongé des poux, au point qu’il avait résolu désormais de s’y livrer, voyant qu’il ne pouvait réussir à les extirper. Il eut besoin de tout son courage chrétien pour supporter cette souffrance. Un confrère eut la charité de lui citer fort à propos un passage de l’Ecriture, qui releva son âme et le soutint constamment jusqu’au moment de la consommation suprême.

L’abbé Claude Dumonet mourut comme un saint le 13 septembre 1794 ; c’est du moins la date retenue habituellement ; une source contemporaine parle du 29 janvier 1795. Il fut enterré au Fort Vaseux.

Il fut béatifié en 1995.

Luis Eduardo López Gascón
1855-1936

Né le 7 août 1855 à La Zubia (Grenade) et de famille illustre, Luis partit en 1872 pour Rome, où il voulait entrer chez les Passionistes. 

Il fit le noviciat et toutes les études nécessaires de philosophie et de théologie, à Lucques et à Rome, et fut ordonné prêtre en 1880.

Il fit partie de la première fondation des Passionistes au Mexique, mais les circonstances l’obligèrent à passer dans le clergé diocésain, tant au Mexique qu’en Italie.

De retour au diocèse de Grenade en 1887, il fut chargé des paroisses de Viso de Alcor, Alhama de Almería, Algarinejo et La Zubia. En 1911, il fut curé d’Adra et archiprêtre de Berja.

Don Luis travailla beaucoup au culte marial, à l’éveil de vocations sacerdotales, mais aussi à l’étude parmi ses fidèles en leur prêtant les livres de sa grande bilbiothèque. Une de ses fidèles paroissiennes fut la bienheureuse Carmen Godoy Calvache, future martyre (v. 1.janvier).

Au milieu de toutes ses activités, il put aussi faire un pèlerinage en Terre Sainte. 

A Adra, la persécution anti-religieuse commença dès 1933, avec l’incendie de l’église ; ensuite, don Luis fut l’objet d’attaques incessantes. En avril 1936, on saccagea son habitation ; ce vieux prêtre de quatre-vingt-un ans alla se réfugier à Vera et Almería.

Au mois d’août, on le mit en prison à Alhama de Almería, où il fut torturé pour avoir refusé de blasphémer ; on le transféra à la prison d’Almería. On le força à avaler les médailles qu’il portait.

Au début du mois de septembre, il écrivit ces quelques mots : Ce que j’avais, Dieu me l’a donné et c’est Lui qui me l’a repris. Soit béni son Saint Nom (cf. Job 1:21). Maintenant je commence à être un disciple de Jésus-Christ (cf. Lettre de s.Ignace d’Antioche aux Romains).

Il fut martyrisé le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería).

Béatifié en 2017, Luis Eduardo López Gascón sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


Pío Navarro Moreno
1860-1936

Né le 5 mai 1860 à Vélez-Rubio (Almería), il entra au séminaire an 1881 et fut ordonné prêtre en 1885.

Extrêmement actif, il fut professeur au séminaire et au collège de Vélez-Rubio ; il fonda un hebdomadaire catholique, La Paix ; il fut correspondant de l’Académie Tibérine de Rome, de l’Association de la Bonne Presse ; il fonda l’Association de la Croix Rouge espagnole, ainsi que les congrégations des Enfants de Marie et de s.Louis de Gonzague, la Garde d’Honneur du Sacré-Cœur, la dévotion des Quarante Heures (adoration réparatrice au moment du Carnaval, deux jours avant le début du Carême). Il favorisa aussi des congrégations naissantes : les Sœurs de Marie Immaculée, les Servantes de Marie ; il aida les Franciscains.

Il fut vicaire à Gádor et Los Gásquez (où il restaura l’église à ses frais), puis à Vélez-Rubio ; curé à Almería, il fut promu chanoine de la cathédrale (1922).

Il fut un des douze prêtres Martyrisés le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería) et qui ont été béatifiés en 2017.

Pío Navarro Moreno sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


José Álvarez-Benavides de la Torre
1865-1936

Né le 9 septembre 1865 à Málaga, José appartenait à la noble famille des comtes de Torres Marín, qui s’établit successivement à Almería.

C’est donc dans cette ville que José entra au séminaire, où il fut assez brillant pour, ensuite, cumuler et le service pastoral et l’enseignement aux séminaristes. Il fut ordonné prêtre en 1888.

Prêtre, il exerça le saint ministère à Fines, au sanctuaire marial, au Couvent royal, et assuma diverses missions tant à la curie épiscopale qu’en dehors du diocèse. Il fut chanoine archiviste à partir de 1893 et les historiens actuels bénéficient encore de son immense et patient travail.

En 1927, il fut nommé Doyen de la cathédrale.

Le 23 août 1936, on vint l’accuser de cacher d’immenses trésors dans la cathédrale et il fut arrêté. Prisonnier dans le couvent des Adoratrices qui avait été réquisitionné pour servir de prison, don José fut ensuite transporté à bord du navire-prison Astoy-Mendi, d’où on le transféra avec onze autres prisonniers au Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería).

Parvenus à l’endroit désigné, les bourreaux faisaient descendre un à un les prisonniers, les plaçaient au bord d’une grande fosse, et les tuaient avec une balle dans la tête ou dans le cœur en les jetant au fond. Les Martyrs tombaient en criant Vive le Christ Roi ! Certains n’étaient pas encore morts, mais on leur tirait dessus pour les achever, puis on les couvrit de chaux vive, de terre et de pierres.

Don José fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 et qui ont été béatifiés en 2017.

José Álvarez-Benavides de la Torre sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.

Emilio Antequera Lupiáñez
1868-1936

Né le 16 mars 1868 à Narila-Cádiar (Grenade), il fréquenta le séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1895.

Ses premiers travaux de pastorale se passèrent en Amérique Latine.

En 1898, il était de retour en Espagne et exerça le saint ministère à Níjar, Carboneras, Santa María de Senes (1905-1916), enfin à Almería, jusqu’à sa mort glorieuse.

Il fut d’abord à la paroisse de Saint-Pierre, puis au Sacré-Cœur, quand les Pères Jésuites en furent expulsés au moment de la Deuxième République (1931).

Le 7 août 1936, il fut arrêté à son propre domicile et violemment emmené en prison, et plus tard conduit au Pozo de Cantavieja.

Comme on l’a vu plus haut à propos de José Álvarez-Benavides de la Torre, parvenus à l’endroit désigné, les bourreaux faisaient descendre un à un les prisonniers, les plaçaient au bord d’une grande fosse, et les tuaient avec une balle dans la tête ou dans le cœur en les jetant au fond. Les Martyrs tombaient en criant Vive le Christ Roi ! Certains n’étaient pas encore morts, mais on leur tirait dessus pour les achever, puis on les couvrit de chaux vive, de terre et de pierres.

Don Emilio fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 et qui ont été béatifiés en 2017.

Emilio Antequera Lupiáñez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


Manuel Martínez Giménez
1869-1936

Né le 12 mars 1869 à Oria (Almería), il était le fils de Manuel et Pastora ; ceux-ci, quand leur fils grandit, suivirent le conseil de leur évêque et envoyèrent Manuel chez les Jésuites de Orihuela, où il fit de très brillantes études et passa la licence de droit.

Ordonné prêtre vers 1893, il déborda d’activités caritatives : hospices de la Sainte-Famille à Tíjola et Oria, conférences Saint-Vincent-de-Paul, collaborateur des Petites Sœurs des Pauvres ; c’était un amant de la justice et n’avait pas peur de traiter avec les gitans de son pays.

Pour aider les vocations sacerdotales, il fonda une bourse d’études ; en 1926, il fut nommé vice-président de l’Œuvre diocésaine des Vocations. De même qu’il avait collaboré activement et financièrement à la restauration de la basilique de Notre-Dame d’Oria, il fut aussi chargé de suivre l’édification du monument en l’honneur du Sacré-Cœur à Almería.

Peu avant la tourmente révolutionnaire de 1936, il fut vice-président de l’Œuvre de l’Action Catholique dans le diocèse.

C’est de retour d’un pèlerinage en Terre Sainte que, trois jours après, il fut arrêté à Tíjola, enfermé dans le couvent des Adoratrices transformé en prison, puis emmené au centre des Milices.

Plus tard il fut conduit au Pozo de Cantavieja.

Comme on l’a vu plus haut à propos de José Álvarez-Benavides de la Torre, parvenus à l’endroit désigné, les bourreaux faisaient descendre un à un les prisonniers, les plaçaient au bord d’une grande fosse, et les tuaient avec une balle dans la tête ou dans le cœur en les jetant au fond. Les Martyrs tombaient en criant Vive le Christ Roi ! Certains n’étaient pas encore morts, mais on leur tirait dessus pour les achever, puis on les couvrit de chaux vive, de terre et de pierres.

Don Manuel fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 et qui ont été béatifiés en 2017.

Manuel Martínez Giménez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


Francisco Rodríguez Martínez
1869-1936

Né le 10 décembre 1869 à Albox (Almería), il fut baptisé deux jours plus tard par son oncle, qui était prêtre.

Après ses études au séminaire d’Almería, il fut ordonné prêtre en 1894.

Ses missions de prêtre diocésain furent les paroisses de Huebro, Fines (1897), Lúcar (1901, Taberno (1909), Pulpí (1921).

Près de cette localité, se produisit un grave accident ferroviaire, à l’occasion duquel don Francisco se dévoua sans compter pour assister les moribonds et les blessés. Il en reçut du gouvernement la Grand-Croix de Bienfaisance.

Lors de la persécution de 1936, il fut expulsé de sa paroisse de Pulpí ; ayant cherché refuge chez un parent de Taberno, il en fut chassé et vint à Albox, son pays natal.

Plusieurs fois, on vint fouiller chez lui. Quand on lui enleva les crucifix et les images pieuses, il déclara aux miliciens : Ma vie ne vaut pas grand-chose, mais je la donne en échange de ces images pour que vous ne les profaniez pas.

Une autre fois, il reconnut un des miliciens : Toi, tu es venu me supplier de te donner quelque chose pour ton fils qui n’avait rien à manger, tu ne t’en souviens pas ? Et maintenant, c’est toi qui va m’assassiner ? 

Arrêté une dernière fois au début de septembre 1936, on le jeta en prison puis on l’emmena près d’Antas, où on le fusilla près du pont.

Don Francisco fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 et qui ont été béatifiés en 2017.

Francisco Rodríguez Martínez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


Ramiro Argüelles Hevia
1871-1936

Né le 16 Juillet 1871 à Mieres, Asturies, il se prépara au sacerdoce au séminaire d’Oviedo et fut ordonné prêtre en 1896.

Il fut professeur au séminaire, aumônier de diverses congrégations, s’occupa de la mutuelle du clergé.

En 1928, il fut nommé chanoine à la cathédrale d’Almería, tout en s’occupant encore d’enseignement au séminaire.

Très cultivé, don Ramiro était entre autres un maître de latin. Prêtre, il restait des heures au confessionnal. Il affectionnait tellement le séminaire et les jeunes séminaristes, qu’il fit de cette maison son héritier universel.

L’été 1936, il se reposait à Enix, où il fut dénoncé. Les révolutionnaires lui tombèrent dessus presque méchamment et l’emmenèrent à Almería, où il partagea le sort de don José Álvarez-Benavides de la Torre (v. plus haut). 

Don Ramiro fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería) et qui ont été béatifiés en 2017.

Ramiro Argüelles Hevia sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


Juan Capel Segura
1875-1936

Né le 18 janvier 1875 à Huércal de Almería, il fut ordonné prêtre en 1909.

Pauvre et généreux, il s’occupa de la famille de sa sœur, lorsque l’époux de celle-ci fut malade. Il vivait si modestement qu’il en était presque à faire l’aumône pour manger, et même alors, il se privait pour donner son pain à plus pauvres que lui.

Modeste, discret, il fut vicaire à Huércal, où personne ne pouvait dire du mal de lui. Il parlait peu, mais son comportement, sa prière, en disaient beaucoup.

Lors de la persécution de 1936, on vint l’arrêter chez lui le 10 septembre ; on voulut l’obliger sous la torture à blasphémer. Au milicien qui lui tira dans les pieds, il conseilla de se convertir et lui pardonna de tout son cœur.

Il partagea le sort de don José Álvarez-Benavides de la Torre (v. plus haut). 

Don Juan fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería) et qui ont été béatifiés en 2017.

Juan Capel Segura sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


Juan Ibánez Martín
1878-1936

Né le 13 février 1878 à Fondón (Almería), bientôt orphelin de père, il suivit sa mère à Gádor, où celle-ci trouva refuge chez une de ses filles. Juan dut travailler comme garçon coiffeur pour avoir de quoi vivre.

Suivant la vocation sacerdotale, il entra en 1893 dans un collège pour séminaristes sans ressources, à Almería (le collège n’existe plus aujourd’hui), et fut ordonné prêtre en 1905, à vingt-sept ans.

Il fut professeur au séminaire, puis vicaire à Lubrín, à Mondújar ; puis à Loma de Albox, où il fut ensuite archiprêtre.

Pauvre, il donnait à plus pauvre que lui ; il donnait ce qu’il avait, et il n’avait parfois rien d’autre que ce qu’il portait : il donnait ses habits, et rentrait à la maison avec sa seule soutane sur le dos.

Il fonda le scoutisme à Almería, un syndicat d’ouvriers à Albox.

Quand la persécution de juillet 1936 s’enflamma, il était en train de célébrer la Messe à Taberno, et rentra dans sa paroisse. On vint l’arrêter, on l’enferma dans la mairie transformée en prison, on l’emmena à Almería, où il partagea le sort de José Álvarez-Benavides de la Torre.

Il fut un des douze prêtres Martyrisés le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería) et qui ont été béatifiés en 2017.

Juan Ibánez Martín sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


Esteban Barrenechea Arriaga
1880-1936

Esteban vit le jour le 26 décembre 1880 à Elorrio (Biscaye, Espagne), en la fête de saint Etienne, dont il porta le nom, ainsi que celui de Ciriaco. Ses parents, Gabriel et Felipa, le firent baptiser deux jours après la naissance ; il fut confirmé en 1883.
En 1905, il entra dans l’Ordre des Trinitaires à Algorta comme Frère convers et prit le nom de Esteban de Saint-Joseph.
Il fit la première profession en 1906 et la solennelle en 1909, au sanctuaire de la Bien Aparecida.
Humble et discret, il s’occupa de la cuisine.
Basque de naissance, il ne parlait pas bien l’espagnol et donc restait très silencieux. Il travaillait pour les autres. Même si j’ai les mains occupées, disait-il, mon cœur est avec Dieu.
Quand il venait à savoir qu’un élève était en punition, il lui apportait en cachette quelque chose à manger. Il faisait toujours un peu plus à manger, pour pouvoir donner aux pauvres qui attendaient à la porte du couvent, et qu’il respectait profondément.
En 1936, il se trouvait dans la maison de Alcázar de San Juan avec cinq autres Religieux. Quand la communauté fut arrêtée, les miliciens lui proposèrent la vie sauve s’il acceptait d’être leur cuisinier et de s’inscrire dans un centre marxiste ; on a deviné la réponse du Frère.
Arrêté avec les autres Confrères, il prit une bronchite pulmonaire, raison pour laquelle on l’envoya se faire soigner à l’Hospice du pays. C’est ce qui fit qu’il ne fit pas partie des deux groupes de Martyrs du 27 août. Il fut continuellement interrogé durant sa convalescence sur l’argent et les armes qu’il détenait au couvent, à quoi il répondit à chaque fois qu’il n’en avait pas.
Quand il fut guéri, il aurait pu s’enfuir, mais resta à l’Hospice. Le 31 août, des miliciens vinrent le chercher et le mirent dans la prison, au milieu des insultes et des coups.
Le 12 septembre, ils vinrent le prendre et l’assassinèrent vers deux heures du matin, en-dehors du pays.
Ces derniers détails font qu’il n’est pas exact de situer le martyre du Frère au même jour que les autres Trinitaires assassinés le 27 août ; en réalité il mourut le 13 septembre.

Voir le récit des événements de juillet-août 1936 dans la notice Trinitaires Martyrs à Alcázar de San Juan

Le frère Esteban fut béatifié avec ses Compagnons en 2013.


José Román García González
1881-1936

Né le 9 août 1881 à Carboneras (Almería), José Román reçut sa formation sacerdotale au séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1904.

Il fut envoyé à Fernán-Pérez, Carboneras, Mojácar, Alcóntar, Pozo de los Frailes, Benitagla, Alcudia de Monteagud, Uleila del Campo, de nouveau Pozo de los Frailes et Cabo de Gata.

On l’arrêta sauvagement le 9 septembre 1936 et on l’emmena à Almería, où il partagea le sort de José Álvarez-Benavides de la Torre (v. plus haut).

Il fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería) et qui ont été béatifiés en 2017.

José Román García González sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


Bonifacio Rodríguez González
1885-1936

Né le 14 mai 1885 à La Molina de Ubierna (Burgos), Bonifacio entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes en 1901, avec le nom de José Cecilio (entré le 21 novembre, il prit le nom de sainte Cécile, qu’on fêtait le lendemain).
Il fit la profession à Gijón en 1913 et enseigna dans diverses maisons, en dernier lieu au collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1935.
Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.
A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.
En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.
Après avoir fusillé le Frère Bonifacio (José Cecilio) à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans une fosse. 
Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.

Nota. Le Martyrologe mentionne Bonifacio au 8 septembre, avec d’autres Frères ; des documents espagnols et de la congrégation lassallienne indiquent le 12 septembre, en même temps qu’un autre Frère, Bienvenido-Aurelio.


Bienvenido Villalón Acebrón
1890-1936

Né le 22 mars 1890 à Zafra de Záncara (Burgos), Bienvenido (Bienvenu) fut orphelin de père à huit ans, et de mère à dix ans.
C’est son frère aîné, Eustacio, qui s’occupa de lui, et témoigna qu’il n’en reçut aucun déplaisir, car le garçon était obéissant et pieux.
Avec son frère Jesús, il décida d’entrer chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bugedo (Burgos). Il avait treize ans.
Bienvenido commença le noviciat en 1906, avec le nom de Aurelio María, puis le scolasticat.
Il fut envoyé pour deux ans à Lorca en 1908, et de là à Aviles jusqu’en 1915. Cette année-là il passa quelques jours dans sa famille, avec son frère Jesús qui, lui, avait pris le nom de Laureano José (Laurent Joseph).
Il enseigna dans diverses maisons : Maravillas, Madrid (où il fit la profession solennelle en 1918 et resta jusqu’en 1927) ; puis Melilla, en tant que sous-directeur, puis Cádix en 1930 comme directeur, en dernier lieu au nouveau collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1933.
Professeur compétent, personne pacifique, catéchiste fervent, on l’estimait beaucoup.
Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.
A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.
En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.
Après avoir fusillé le Frère Bienvenido-Aurelio à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans une fosse. 
Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.


Joaquim Balcells Bosch
1900-1936

Il naquit à L’Espluga Calba (Garrigues, Espagne) le 16 septembre 1900 et fut baptisé le lendemain.
Très vite, ses parents allèrent avec lui habiter à Vimbodí (Conca de Barberá), d’où il partira pour le séminaire. 
Ordonné prêtre en 1927, il aura pour poste la paroisse de Santa María de Sarral, puis celle de Sant Jaume de Vallespinosa (Conca de Barberá), où il se trouvera au moment de la révolution de 1936.
Don Joaquim s’était montré en tout un prêtre simple, humble, bon, prudent et pieux. Il vivait très sobrement, dans une sainte pauvreté.
En juillet 1936, avec son vieux papa, il partit se cacher dans les montagnes mais, épuisés et pieds nus, ils durent prendre une décision : Joaquim pensa aller se présenter lui-même aux autorités de Vimbodí, espérant qu’un de ses oncles pourrait intervenir pour l’aider.
Il portait toujours sa soutane, le chapelet à la main. Quelqu’un lui fit remarquer quel danger il y avait pour lui à faire voir ainsi le chapelet, et il répondit : C’est ma seule arme ! Il passa la nuit et, de bon matin, s’en alla pour Vimbodí. Au Comité révolutionnaire, on lui donna un bon repas.
Don Joaquim s’offrit pour cultiver leur jardin, mais on lui répondit : Des gens comme vous, il ne doit pas en rester un seul. Il leur demanda tout de même des espadrilles, et on lui répondit qu’ils lui en donneraient là où ils allaient le conduire.
Dans l’après-midi, on le conduisit près de Fontscaldes. Arrivés là où se trouvait un four à chaux, ils le fusillèrent, pour le seul fait qu’il était prêtre.
C’était le dimanche 13 septembre 1936, veille de la fête de la Croix, trois jours avant l’anniversaire du prêtre.
Don Joaquim a été béatifié en 2013.


Joaquín Gisbert Aguilera
1903-1936

Né le 14 avril 1903 à La Calahorra (Grenade), Joaquín était le fils d’un simple ouvrier et avait (au moins) deux sœurs. 

Il fit ses études au séminaire de Guadix et fut ordonné prêtre en 1926.

Il réalisa son ministère sacerdotal à Matián, Doña María, Escúllar, Ocaña.

Son style de vie personnel était austère. Prêtre humble, simple et apostolique à la fois, il ne refusait pas de jouer au football ou à la pelote avec les enfants.

Au moment où explosa la révolution en juillet 1936, le père de Joaquín lui proposa de retirer sa soutane et d’aller simplement dire aux miliciens : Les gars, vous savez, je suis communiste comme vous… mais Joaquín répondit : Papa, je ne peux pas faire ça.

Il venait de célébrer la Messe et parlait avec sa mère dans le jardin, quand on vint l’arrêter ; les miliciens l’invitèrent poliment, et lui les suivit en toute simplicité. Il allait retrouver José Álvarez-Benavides de la Torre dans la prison d’Almería, puis le bateau-prison (v. plus haut).

Sa famille essaya de le racheter à la Milice avec une bonne somme d’argent ; les révolutionnaires étaient presque sur le point d’accepter, mais comme don Joaquín était prêtre, ils répondirent Non, rien à faire, s’il est curé, franchement rien à faire.

Jusqu’au bout il partagea le sort de don José Álvarez-Benavides de la Torre, mais plus particulièrement encore celui de Notre-Seigneur, qui connut la prison avant d’offrir sa vie : don Joaquín mourut lui aussi à trente-trois ans.

Il fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería) et qui ont été béatifiés en 2017.

Joaquín Gisbert Aguilera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.


José Cano García
1904-1936

Né le 23 février 1904 à Tíjola (Almería) de parents très chrétiens, il se forma au séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1928.

Il exerça le saint ministère sacerdotal à Tabernas, Castro de Filabres, Alcudia, Benitorafe et finalement, en 1933, Tahal, où il fut nommé archiprêtre.

Musicien, don José composa des pièces pour la liturgie et enseigna la musique à certains de ses fidèles.

Le 26 juillet 1936, il fut appréhendé avec son père par un groupe de trente miliciens ; devant cette meute enragée, la mère de don José s’évanouit, ce que voyant, les hommes consentirent à ce que le Prêtre restât en compagnie de sa mère à Tíjola, en «liberté conditionnelle». Mais ceux de Tahal vinrent l’enlever avec brutalité et le torturèrent pendant dix jours. Ils voulaient lui faire avouer des crimes inimaginables, le forçant à boire du pastis dans un vase sacré qu’ils avaient volé dans l’église. Don José eut tout de même la possibilité d’écrire un mot à sa mère.

Le 10 septembre, on le transféra à la prison d’Almería, où il retrouva don José Álvarez-Benavides de la Torre et les autres prêtres.

Le 13 septembre, 1936, on les embarqua en camion. Quand don Joaquín remarqua qu’on se dirigeait vers Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), il allait prévenir ses Compagnons, mais les miliciens, pour le faire taire, lui lièrent une corde autour du cou et le pendirent dans le camion. Parvenus au Pozo, ils le tirèrent jusqu’à la fosse préparée pour les autres et l’y jetèrent en premier avant de fusiller tous les autres.

Don José avait trente-deux ans.

Il fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936, béatifiés en 2017 et mentionnés dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.

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