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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 23:00

25 SEPTEMBRE

 

I.

S Cléophas, un des deux compagnons auxquels apparut Jésus ressuscité à Emmaüs (cf. Lc 24:18).

IV.

S Firminus, espagnol, premier évêque de Pampelune, mais patron d'Amiens, où il aurait été martyrisé.

SS Paulus, Tatta, et leurs enfants Sabinianus, Maximus, Rufus et Eugenius, martyrs à Damas.

VI.

S Principius, évêque à Soissons, frère ainé de s. Remi.

S Solemnis, évêque à Chartres, conseiller de Clovis.

?

SS Bardomien et Eucarpe, martyrs avec d'autres en Asie.

VII.

S Aunachaire, évêque à Auxerre, frère de Austrène (évêque à Orléans) et oncle de s. Loup (évêque à Sens).

S Finbarr, fondateur de l'école de Cork.

S Ermenfroi, abbé à Cusance après avoir vécu à la cour de Clothaire II.

VIII.

S Ceolfrid, abbé à Wearmouth, champion des usages romains (date de Pâques et port de la tonsure), maître de s. Bède ; il possédait trois exemplaires de la Bible de s. Jérôme, dont l'un fut longtemps conservé au Monte Amiata, d'où son nom de Amiatinus. 

XI.

B Hermann, bénédictin à Reichenau, tout perclus d'où son surnom de "contractus", mais d'une grande science, mathématicien, excellent historien, théoricien et compositeur de musique, auteur de l'"Alma Redemptoris Mater" et du "Salve Regina".

Stes Aurélie et Néomisie, vierges à Anagni.

XIV.

S Barthélemy (Serge) de Radonège, fondateur du fameux monastère de la Trinité près de Zagorsk.
XV.    

B Christófol, enfant martyr à La Guardia.

XVI.

B Marcos Criado, trinitaire espagnol, martyrisé par les Mores près de Grenade.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 1989 :

Passionistes : près de Ciudad Real, le prêtre José María Bengoa Aranguren (Juan Pedro de Saint-Antoine, *1890), et le profès Pedro Leoz Portillo (Pablo María de Saint-Joseph, *1882) ;

  - béatifié en 1995 :

Marianistes : près de Ciudad Real, le profès Jesús Hita Miranda (*1900) ;

- béatifiés en 2007 :

Salésiens : à Madrid, le profès Juan Agustín Codera Marqués (*1883), et le postulant Tomás Gil de la Cal (*1898) ; à Bilbao, le profès Antonio Cid Rodríguez (*1890) ;

- béatifié en 2013 :

Fr. Maristes : près de Bilbao, Luis Huerta Lara (Luis Fermín, *1905) ;

- béatifié en 2017 :

Clarétains : près de Vic, le prêtre Josep Capdevila Portet (*1890).

Cléophas

1er siècle

 

L’évangéliste saint Luc raconte qu’au soir de Pâques, Jésus se joint à deux voyageurs, aux environs d’Emmaüs, et que ces derniers le reconnaissent à la fraction du pain (Lc 24).

Luc nous apprend que l’un des deux est Cléophas. Le style et le contexte du récit des “pèlerins d’Emmaüs” fit penser à plusieurs que le compagnon de Cléophas était Luc lui-même, qui discrètement parle de soi sans se nommer.

Les informations anciennes que nous avons sur Cléophas ne sont pas absolument concordantes. Pour certains, ce Cléophas fut le père (ou le grand-père ? cf.infra) de Syméon, qui fut le deuxième évêque de Jérusalem, après l’apôtre saint Jacques ; pour d’autres, Cléophas serait cet évêque lui-même, qui aurait porté aussi le nom de Syméon.

Ce Syméon fut crucifié à Jérusalem, comme le Divin Maître, en 107.

L’évangile parle par ailleurs d’une Marie de Cléophas (Jn 19:25), qui serait la fille de notre Cléophas (certaines traductions écrivent femme de Cléophas, ce qui n’est pas sûr). Une tradition la présente comme l’épouse d’Alphée et mère de quatre garçons : Joseph, Simon, Jacques et Jude, ces deux derniers ayant fait partie des douze apôtres, communément appelés les “frères” de Jésus, car il y avait une proche parenté entre Marie de Cléophas et Marie, la mère du Christ. L’évangile parle de Marie, mère de Jacques et de Joseph (Mt 27:56 ; Mc 15:40), 

L’Eglise a retenu la mémoire de Cléophas, cet heureux témoin de la résurrection du Christ, qui “brûlait” en son cœur, quand Jésus expliquait à lui et à son compagnon comment toutes les Ecritures s’accomplissaient en Jésus-Christ.

Le Martyrologe commémore donc saint Cléophas au 25 septembre, selon une tradition ancienne, tandis que saint Luc, on le verra, est commémoré le 18 octobre.

 

 

Firminus d’Amiens
4. siècle

Il était une fois… Qu’on nous pardonne cette expression qui évoque des contes anciens. L’histoire qui va suivre est effectivement discutée par les historiens, qui lui trouvent un excès de merveilleux, touchant quasi l’invraisemblable.
Il était une fois, donc - au 3e siècle -, un sénateur nommé Firmus, qui habitait Pampelune (Espagne). C’était un païen qui, en se rendant au temple de Jupiter, rencontra un prêtre chrétien nommé Honestus. Ce dernier interpella Firmus, lui parla du Christ… Firmus lui lança un défi : il se convertirait si l’évêque de Toulouse, Sernin (Saturninus, v. 29 novembre), venait là, sur place à Pampelune.
Et voilà que Sernin arriva la semaine suivante : en trois jours, il baptisa même quarante-mille personnes, parmi lesquelles notre Firmus et son fils, Firminus.
Sernin confia au prêtre Honestus le soin pastoral de cette toute jeune communauté ; ici, on s’interroge sur cette mission confiée à Honestus : comment Sernin lui abandonna-t-il le soin de quarante-mille baptisés sans ordonner au moins une vingtaine de prêtres et de diacres, sous la direction d’un évêque, avant de repartir pour Toulouse…
Honestus fit de son mieux, en particulier s’occupa du jeune Firminus et l’envoya, quand il eut dix-sept ans, prêcher dans les environs de Pampelune. S’il est vrai que Sernin baptisa quarante-mille personnes, Firminus dut aller assez loin pour trouver d’autres candidats au baptême !
Sept ans plus tard, Honestus appela le nouvel évêque de Toulouse, Honoratus (v. 22 décembre ?), pour conférer l’épiscopat à Firminus ; celui-ci avait donc vingt-quatre ans, un âge bien jeune pour recevoir l’épiscopat.
Sept ans plus tard encore, à trente-et-un ans, Firminus partit prêcher en Gaule : Agen, Clermont, Angers, Beauvais, Amiens. Qui lui avait confié cette «mission» ? Qui le remplaça à Pampelune ? les questions restent sans réponse.
A Beauvais il fut arrêté, mais délivré par les Chrétiens de l’endroit, à la mort (subite) du gouverneur.
En Amiens, Firminus amena au Christ trois mille personnes ; c’était beaucoup moins que les quarante-mille baptisés de Sernin à Pampelune, mais malgré tout le fait ne manqua pas d’attirer l’attention des gouverneurs Longulus et Sebastianus, qui envoyèrent des soldats arrêter et décapiter Firminus, discrètement, dans la prison même.
Ce pouvait être au début du quatrième siècle, un 25 septembre.
Amiens honore saint Firminus comme son premier évêque - alors que personne ne l’y avait envoyé -, mais aussi Pampelune : là-bas, on l’appelle Fermín ; les fêtes de Pampelune en l’honneur de San Fermín ont lieu en début juillet, elles sont hautes en couleurs et en manifestations mouvementées et sonores.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Firminus d’Amiens au 25 septembre.


Paulus, Tatta et leurs enfants à Damas
?

Toute une famille chrétienne, dont on connaît seulement le lieu de leur martyre, à Damas (Syrie).
Voici leurs noms sous la forme latine :
Paulus, le père
Tatta, la mère
Sabinianus
Maximus
Rufus
Eugenius
On les arrêta pour leur foi.
Ils subirent les coups de bâtons, d’autres supplices encore, durant lesquels ils rendirent leur âme à Dieu.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Paulus, Tatta et leurs enfants à Damas au 25 septembre.

 

 

Principius de Soissons

† 505

 

Principius était le frère aîné de s.Remi (v. 13 janvier).

Vers 474, il fut sacré évêque de Soissons, douzième à occuper ce siège.

C’est en 486 que Soissons fut reprise par Clovis, et qu’eut lieu le fameux épisode du vase de Soissons.

Les saintes qualités de Principius aidèrent Clotilde, l’épouse de Clovis (v. 3 juin), à convaincre totalement son mari d’embrasser le christianisme. On sait que c’est s.Remi qui baptisa Clovis à Reims en 496 (ou 499), en présence des autres évêques de Gaule.

Principius profita de l’appui de Clovis pour développer le culte chrétien et l’instruction des foules.

A sa mort, en 505, ce fut son neveu (son fils ?) Lupus, qui lui succéda.

Les reliques de Principius, conservées en la cathédrale de Soissons, furent réduites en cendres par les Protestants en 1567.

Saint Principius de Soissons est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Solemnis de Chartres

† 507

 

Puisque Solemnis (traduit Solenne, Solène, Solen) fut élu évêque de Chartres en 483, on peut donc situer sa naissance au plus tard vers 450.

Un récit qui n’est pas forcément légendaire, lui attribue la guérison d’un aveugle-muet. Il avait donc déjà une réputation de grande sainteté avant son épiscopat.

C’est sur cette réputation que Clovis s’appuya pour préconiser l’élection de Solemnis au siège de Chartres. Mais Solemnis alla se cacher pour éviter cette charge, de sorte que fut choisi l’archidiacre du diocèse, Aventinus. Lorsque ce dernier fut consacré, Solemnis sortit de sa cachette, mais fut immédiatement appréhendé par la foule qui réclama sa consécration. On le sacra évêque, Aventinus s’effaçant humblement pour laisser la place à l’Elu. En revanche, Solemnis fit ériger en diocèse la région de Châteaudun, et la confia à Aventinus.

Une autre version prétend qu’Aventinus était le propre frère de Solemnis.

Voici donc Solemnis établi treizième évêque de Chartres.

Un des rôles importants qu’il joua à cette époque, fut d’être le conseiller très écouté de Clovis ; il contribua, par sa prière, à la victoire du Prince sur les envahisseurs, et à sa conversion. Il était présent aux côtés de s.Remi et de s.Vaast (v. 13 janvier et 6 février) lors du baptême de Clovis (496 traditionnellement, 499 d’après de récentes recherches «officielles»).

Après vingt-quatre ans d’épiscopat, Solemnis s’éteignit le 24 ou 25 septembre 507, à Maillé, une commune peu distante de Tours et où l’on aurait retrouvé son tombeau, grâce à une mystérieuse lumière qui y brillait chaque dimanche.

Saint Solemnis de Chartres est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Aunacharius d’Auxerre

† 603

 

Aunacharius (Aunachaire, Aunaire, mais aussi Aunharius, Agnarius, Anianus…) était de famille très noble et chrétienne. Ses parents, Pastor et Ragnoara, eurent un autre fils, Austrène, futur évêque d’Orléans, et une fille, Austregilde, dont le fils, Loup, fut évêque de Sens (v. 9 octobre et 1er septembre).

Jeune encore, Aunacharius fut conduit à la cour du roi de Bourgogne (Gontran, ou plutôt son prédécesseur Chilpéric). Mais Aunacharius préféra un autre Roi, celui du Ciel, et alla à l’insu de ses parents, se faire tonsurer à Tours, au tombeau de s.Martin (v. 11 novembre).

Syagrius, l’évêque d’Autun (v. 2 septembre), l’appela auprès de lui pour lui procurer une formation soignée et l’ordonna prêtre. 

En 572, le peuple et le clergé d’Auxerre choisirent d’une voix unanime Aunacharius pour gouverner leur diocèse. Aunacharius devenait ainsi le dix-huitième évêque d’Auxerre.

Outre qu’il fut d’une extrême vigilance liturgique et pastorale pour son diocèse, Aunacharius participa à plusieurs conciles : Paris (573), Mâcon (581 et 585), et convoqua ensuite un très important synode à Auxerre.

On sait qu’il y eut des troubles parmi les moniales de Sainte-Croix à Poitiers (589). Aunacharius fut de ceux qui travaillèrent à y rétablir la paix.

Aunacharius chargea un de ses prêtres, Stephanus Africanus, d’écrire la Vie de s.Amâtre et de s.Germain, deux évêques d’Auxerre du 5e siècle (v. 1 mai et 31 juillet). 

Un des prêtres d’Aunacharius, Austregisile, devint évêque de Bourges (v. 20 mai).

C’est sous l’épiscopat d’Aunacharius que le Martyrologe Hiéronymien fut mis à jour et complété. On a aussi deux lettres du pape Pélage à Aunacharius.

Aunacharius mourut en 603.

Des miracles eurent lieu avant et après la mort d’Aunacharius, au tombeau duquel se développa un  culte fervent. En 1567 cependant, les Huguenots profanèrent ces précieuses reliques.

Saint Aunacharius d’Auxerre est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Finbarr de Cork

550-623

 

Finbarr (en irlandais Fionnbharra ou simplement Barra) vit le jour à Templemartin (Bandon, Irlande S) vers 550, d’un certain Amergin, un maître forgeron au service du roi Tighernach de Ui Eachach. Contrairement à la volonté de ce dernier, Amergin épousa une femme de la maison royale et le terrible roi voulait les faire brûler vifs, mais une providentielle pluie éteignit le feu.

Leur enfant reçut d’abord le nom de Luan. Il eut peut-être une sœur nommée Lassar.

Quand l’enfant eut sept ans, il fut pris en charge par trois clercs de Munster et fit ses études à Sliabh Muinchill, où il fut tonsuré. Au moment de le tonsurer, le ministre remarqua la belle chevelure de l’adolescent et se serait exclamé : Fair (= fine) is the hair (= barra) of Luan, à quoi l’autre ministre répondit :  Appelons-le Finn Barr (en irlandais Fionnbharra, comme on l’a dit plus haut).

Elevé et formé par un disciple de s.Grégoire le Grand (v. 12 mars), Finbarr s’en vint à Rome. Au retour, il visita s.David de Menevia (v. 1er mars) : ce dernier lui donna un cheval, avec lequel il put traverser les flots pour regagner l’Irlande… Peut-être avait-il plus de foi que s.Pierre qui ne put faire que quelques pas pour rejoindre le Christ sur le lac de Tibériade (cf. Mt 14:29–31) !

Pour compléter sa formation, Finbarr se serait alors établi sur une île d’un petit lac appelé Loch Irce ; l’île porte maintenant le nom de Gougane Barra. Il aurait construit un bon nombre de petites églises en différents endroits.

Vers 606, Finbarr se fixa dans la région de Munster et de nombreux disciples, moines et étudiants le rejoignirent, donnant naissance à l’important centre culturel de Cork, dont on disait : Ionad Bairre Sgoil na Mumhan, c’est-à-dire La fondation de Finbarr, c’est l’école de Munster, mais les Anglais modernes du collège universitaire de Cork interprètent : Là où Finbarr enseigne, Munster apprend.

On dit que de Cork sortirent dix-sept saints évêques. On trouve aussi que Finbarr lui-même aurait été sacré évêque, et aurait eu un épiscopat de soixante-dix ans, ce qui est franchement impossible.

Après une dernière visite à Gougane Barra, Finbarr s’éteignit à Cell na Cluaine (Cloyne) le 25 septembre 623.

Saint Finbarr de Cork est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ermenfroi de Cusance

† 670

 

Ermenfredus - Ermenfroy - naquit au début du 7e siècle d’Ermenricus et Waldalina, de riches et nobles parents du comté de Bourgogne, dans leur domaine de Ranustal (Clerval, Montbéliard, Doubs).

Les deux frères Ermenfroi et Vandelin furent un temps à l’école du palais du roi Clotaire II, puis Ermenfroi entra à l’abbaye de Luxeuil.

Ordonné prêtre, il fut chargé par l’abbé Walbert (v. 2 mai) de relever un ancien couvent en ruines, à Cusance (Baume-les-Dames, Besançon).

Ermenfroi commença par rendre leur liberté aux serfs de la propriété. Puis il y installa une petite communauté qui dépendait de Luxeuil, et dont il fut l’abbé. On observait la Règle de s.Colomban (v. 23 novembre).

Ermenfroi mourut le 25 septembre 670.

Des miracles eurent lieu au tombeau d’Ermenfroi. Un aveugle recouvra la vue en se prosternant devant le tombeau ; une possédée fut libérée après y avoir prié ; l’huile de la lampe non seulement ne se consumait pas, mais se dédoublait, pouvant ainsi en alimenter une autre.

Saint Ermenfroi de Cusance est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

Barthélemy-Serge de Radonège

1313-1391

 

Dans cette notice, nous sommes dans le monde de l’Orthodoxie.

Barthélemy vit le jour en 1313 à Rostov (Russie), de Cyrille et Marie, deuxième de leurs trois garçons, dont l’aîné s’appelait Etienne et le cadet Pierre.

Durant le temps de la grossesse, la maman vivait dans une continuelle abstinence, se nourrissant exclusivement de pain et d’eau.

Contrairement à ses frères, Barthélemy n’arrivait pas à étudier, malgré son grand désir et ses efforts. Un staretz (moine) pria et lui obtint l’ouverture de l’esprit nécessaire à l’étude. Il prophétisa aussi que cet enfant deviendrait la demeure de la Sainte Trinité, et amènerait une multitude à la compréhension de Sa volonté. Plus tard, on comprit le sens de cette prophétie.

A douze ans, Barthélemy se mit au pain et à l’eau et même au jeûne complet les mercredis et vendredis. 

C’est alors que la famille s’installa à Radonège. Etienne et Pierre se marièrent, les parents moururent, ainsi que l’épouse d’Etienne.

Barthélemy remit à Pierre son héritage et, avec Etienne chercha un endroit solitaire pour mener une vie ascétique. Ils trouvèrent, non loin de Radonège. Ainsi fut construite la première église en l’honneur de la Sainte Trinité.

Barthélemy reçut alors la tonsure monastique et prit le nom de Serge : il avait vingt-quatre ans (1337). Quant à son frère, il partit pour le monastère de la Théophanie, à Moscou.

Serge vécut d’abord trois ans dans la complète solitude. Il apprivoisa un ours, avec lequel il partageait de la nourriture. Puis vinrent des disciples.

En 1354, Serge fut bien obligé de devenir l’higoumène (supérieur) du monastère naissant, et même d’être ordonné prêtre. Il célébrait chaque jour la liturgie.

Sur sa prière, les frères du monastère reçurent un jour une grande quantité de pains, apportés par de mystérieux messagers qui disparurent ensuite. 

Un jour, Serge entendit une voix l’invitant à regarder dehors : une foule d’oiseaux merveilleux représentaient les nombreux disciples qu’il aurait bientôt.

Le patriarche de Constantinople persuada Serge d’instituer le cénobitisme dans son monastère, alors que jusqu’alors chaque frère vivait dans sa petite cabane isolée. Serge fit édifier des bâtiments, une hôtellerie. Certains cependant quittèrent le monastère, refusant le cénobitisme. 

Serge eut aussi la tristesse de voir revenir son frère Etienne, enflammé de colère, insultant son frère devenu higoumène, alors que lui, Etienne, était le premier fondateur (avec son jeune frère Barthélemy). La  jalousie, on le voit, n’aime pas l’amitié.

Serge alors, quitta le monastère pour fuir les discordes, et s’installa à Kirjatch. Le métropolite Alexis le pria de revenir au monastère mais, sentant venir la fin de ses jours, voulut instituer Serge comme successeur par obéissance. Mais Serge répondit : Pardonne-moi, vénéré pasteur, mais tu veux me charger d’un fardeau qui dépasse mes forces. Tu ne trouveras pas en moi ce que tu cherches. Je suis le plus pécheur et le pire de tous.

Par la suite, lors de l’invasion des Tatares, la prière de Serge valut au grand Duc la célèbre victoire de Koulikovo.

Vers la fin de sa vie, Serge eut une apparition de la Mère de Dieu accompagnée des apôtres Pierre et Jean. La Vierge Marie lui promit qu’elle ne quitterait pas ce monastère, et qu’elle le protègerait.

Serge mourut le 25 septembre 1391.

Il fut canonisé dans l’Eglise orthodoxe en 1452 et le Martyrologe Romain le mentionne au 25 septembre, unique Saint orthodoxe introduit dans ce livre (voir par ailleurs s. Tikhon, 26 août).

 

 

Cristófol de La Guardia

1483-1490

 

Voici encore une «histoire» qui, si elle est vraie, n’est pas à l’honneur des Chrétiens. Quand bien même elle ne serait qu’une légende, celui ou ceux qui l’ont répandue n’ont pas à s’en glorifier.

Des textes «anciens» racontent qu’après un audafé qui eut lieu à Tolède (Espagne), des Juifs voulurent se venger par la sorcellerie. Pour cela, ils avaient besoin d’une Hostie consacrée et du cœur d’un innocent.

Cristófol (ou Juan), fils d’Alonso de Pasamonte et Juana la Guindera, est séquestré le Vendredi saint, conduit à La Guardia, fouetté, couronné d’épines et crucifié ; on lui arrache le cœur. Sa mère, aveugle, recouvre alors la vue.

Puis les assassins volent une Hostie : celui qui va «communier» conserve l’Hostie dans les pages d’un livre de prières, mais l’Hostie se met à rayonner, démasquant le voleur. Ce dernier avoue son crime, révèle les noms des complices, qui sont arrêtés, jugés, et exécutés ; leurs biens sont confisqués et, vendus, permettent la construction d’un monastère.

L’histoire est pratiquement la même que pour Dominguito (v. 31 août). L’interrogation évidente est la même : si les faits se sont passés un Vendredi saint, pourquoi Cristófol est-il «fêté» (encore actuellement) un 25 septembre ?

Pour comble, ce «petit martyr» est le patron de La Guardia et son culte fut confirmé en 1805. Mais il n’est pas mentionné au Martyrologe.

Il n’est évidemment pas question ici de réveiller des soupçons et des accusations. Il y avait quatre ou cinq cas de ce genre dans l’ancien Martyrologe, qui en ont été rayés. Mais ces récits ont fait partie de l’histoire, de même que l’Ecriture sainte contient des récits parfois effrayants. C’est une preuve de sincérité. Que Dieu pardonne à tous.

 

 

Marcos Criado

1522-1569

 

Marcos naquit à Andújar (Jaén, Espagne S) le 25 avril 1522, cinquième des enfants de Juan Criado Notario et María Guelamo Pasillas, qui lui donnèrent le nom du Saint du jour, l’évangéliste saint Marc.

En 1531, sa mère mourut ; son père entra en 1534 chez les Franciscains à Cordoue ; Marcos demanda à entrer au couvent local des Trinitaires.

Il se considéra désormais comme un véritable criado, serviteur, s’arrangeant pour obtenir la dernière place ; il préférait rater ses examens pour ne pas céder à l’orgueil ; il changera de couvent dès qu’on parlera de lui.

Après le noviciat (1536) et la profession (1537), il se prépara au sacerdoce. Une fois prêtre, il prêcha dans son couvent, puis à Jaén et Ubeda.

En 1560, il fut envoyé en mission dans la région de Alpujarras, très déchristianisée depuis l’occupation des Maures. 

Il commença son travail d’évangélisation à La Peza, puis s’adressa aux pays alentour. Il prêchait à tous, chrétiens et musulmans, dans les rues ou dans les églises, sans se laisser décourager par les incessantes insultes qu’il recevait, accompagnées de crachats, jets de pierres etc.

Il y eut en 1569 une importante rébellion de la population mauresque, au terme de laquelle Marcos reprit courageusement la prédication.

En septembre 1569, on s’empara de lui, on le traîna jusqu’à la place publique, où les femmes et les enfants le lynchèrent. Parvenu à s’échapper, il fut rattrapé au lieu-dit Fuente de Belchite, entièrement enroulé dans des cordes et accroché à un chêne. Avant de l’abandonner à une mort lente par hémorragie, faim ou soif, on le lapida encore. Mais trois jours plus tard, on le retrouva détaché, serein, en train de chanter des psaumes, de prêcher ; Marcos salua ses «visiteurs» avec paix et affection. Un des bourreaux alors lui ouvrit la poitrine d’un coup de poignard pour en extraire le cœur.

Plusieurs témoignages et écrits relatent qu’alors le cœur se mit à briller d’un lumineux éclat, faisant apparaître le monogramme du Christ (IHS) ; un des présents se serait alors emparé du cœur et l’aurait par la suite utilisé pour guérir des malades.

Marcos Criado fut martyrisé par les Maures le 25 (ou le 24) septembre 1569, et fut béatifié en 1899.

 

Pedro Leoz Portillo

1882-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

 

D’une famille très chrétienne, Pedro naquit le 16 février 1882, reçut le Baptême le lendemain, et la Confirmation en 1889.

Il avait déjà un frère passioniste (Cecilio Lopez, 1878-1958) et deux sœurs cloîtrées.

Bon travailleur, charitable, Pedro recevait chez lui les pauvres, les logeait, et ne les laissait pas partir le lendemain sans leur donner une bonne aumône.

A vingt-cinq ans, il pensait aller chercher fortune en Amérique, et alla prendre congé de son frère passioniste à Corella (Navarre). Il fut alors tellement frappé par l’idéal de cette Congrégation, qu’il abandonna là tous ses projets, et voulut se consacrer à Dieu.

Il entra au couvent de Gaviria (Guipúzcoa) l’année suivante (1906). Quand on lui demandait pourquoi il avait attendu si longtemps avant de se consacrer, il répondait qu’il ne se sentait pas digne de la vie religieuse.

Après la profession à Gaviria, où il prit le nom de Pablo María de Saint-Joseph, il travailla à Corella et à Daimiel, avec une courte période à Saragosse en 1927 pour y organiser la vie du collège.

Il travaillait au postulat ou bien allait demander l’aumône dans les rues et les places… Il écrivait à sa sœur religieuse : On n’en est pas venu à me battre, mais j’ai récolté toute une litanie d’insultes.

Il souffrait d’une douloureuse plaie à une jambe, qui ne cicatrisait pas. On était frappé par sa bonté, son humilité, sa dévotion mariale.

Après l’expulsion du couvent, la nuit du 21-22 juillet, il trouva à se réfugier avec le père Bengoa dans une pension de Ciudad Real, et faisait de petits travaux de cordonnier pour gagner de quoi subsister.

On les arrêta tous les deux le 24 septembre suivant et on les fusilla à Carrión de Calatrava, non loin de Ciudad Real.

C’était le 25 septembre 1936.

Frère Pablo María et Père Juan Pedro Bengoa furent béatifiés en 1989.

 

 

Juan Codera Marqués

1883-1936

 

Il vit le jour à Barbastro (Huesca, Espagne) le 25 mai 1883. 

Travaillant comme employé dans la maison salésienne de Sarriá, il demanda à y faire le noviciat de coadjuteur.

Il fit la profession en 1919 à Carabanchel Alto (Madrid), où il resta dix années, puis passa à Salamanque, et Madrid. En 1933, il revint à Carabanchel comme infirmier.

Le 20 juillet 1936 il fut arrêté avec les autres membres de la communauté. Lors du transfer des prisonniers aux écoles transformées en prison, il priait le chapelet : on le lui arracha des mains et, comme punition, on le frappa à coups de poings jusqu’à le faire tomber.

Après cette première épreuve, momentanément libre, il se réfugia dans une pension avec don Enrique Saiz, don Pablo Gracia et Tomás Gil de la Cal. 

Au matin du 25 septembre, il partit avec ce dernier visiter les autres Confrères prisonniers : ils devaient revenir le soir, espérant apporter aussi la nouvelle de l’entrée des troupes nationalistes dans Tolède. Au début de l’après-midi, ils firent encore une visite, et disparurent. On suppose que leurs visites répétées à la prison des autres Salésiens aient éveillé les soupçons des républicains et qu’ils aient été fusillés ce jour-même.

On a donc établi leur dies natalis au 25 septembre 1936.

Don Juan Codera a été béatifié en 2007.

 

 

José María Bengoa Aranguren

1890-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

 

Il était né le 19 juillet 1890 à Santa Águeda (Guipúzcoa), où son père travaillait au sanatorium.

Baptisé le lendemain, il reçut la Confirmation en 1896.

Excellent nageur, il sauva de la noyade un ami.

Après avoir étudié au collège des Passionistes de Bilbao, il commença en 1907 le noviciat à Angosto (Álava) et fit la profession en 1908, prenant le nom de Juan Pedro de Saint-Antoine.

Après ses Humanités à Corella, il étudia la philosophie au Mexique. Mais lors de la persécution, il fut emprisonné, puis expulsé du Mexique, et s’en vint avec ses Confrères à Chicago, où il étudia la théologie et reçut le sacerdoce (1916).

En 1918, il rentra en Espagne, pour prendre la direction des étudiants de Daimiel, mais dès 1920 il repartait au Mexique, nommé recteur à Toluca.

Il avait une puissante voix de basse, dont il se servait pour le chant liturgique, accompagné par l’excellent organiste, le père Nicéforo (voir la notice Vicente Diez Tejerina).

En 1923, il devait revenir en Espagne, pour être assistant à Corella, puis à Daimiel.

En 1928, il était nommé supérieur de la nouvelle maison de Saragosse, et prêcha avec fruits dans un quartier difficile de la ville.

Assistant à Daimiel, il écrivait en avril 1936 que la situation était devenue très difficile.

On aura lu dans la notice des Passionistes de Daimiel les événements du 21 juillet.

Dans un premier temps, le père Bengoa put se réfugier dans une pension de Ciudad Real, avec un Frère (Pedro Leoz Portillo). C’est de là qu’il envoya à Rome un télégramme (sans doute en latin) pour informer les Supérieurs du martyre de ses Compagnons : ce télégramme fut publié par l’Osservatore Romano le 20 août.

Le 25 septembre 1936, il fut arrêté avec son Compagnon ; tous deux furent fusillés à Carrión de Calatrava (environs de Ciudad Real) et jetés dans une fosse commune, dont on put retirer leurs restes plus tard.

Le père Juan Pedro, martyrisé le 25 septembre 1936, fut béatifié en 1989.

 

Josep Capdevila Portet
1890-1936

Né le 2 août 1890 à Vic (Barcelone), il était l’aîné des huit enfants de José, un manœuvre, et María Ángela.

Ayant perçu très tôt la vocation sacerdotale, il entra au séminaire de Vic en 1900 et, en 1903 passa au postulat des Pères Clarétains à Barbastro. Apparemment, il redoubla la Première. En 1905 il commença le noviciat, fit la profession l’année suivante, puis étudia la philosophie à Cervera, ainsi que la théologie, qu’il acheva à Alagón, et fut ordonné prêtre en 1914.

Prêtre, il fut envoyé à Cervera pour prêcher. En novembre 1915, il fit un voyage à Vic, pour la première Communion de ses deux petits frère et sœur, Pepito et Carmina, qu’il ne connaissait pas encore.

Puis il fut à Berga, San Felio de Guixols, Tarragone, Selva del Campo. En 1931, il fut consulteur à Vic et, en 1934, supérieur de la maison de Sallent.

Excellent prédicateur, il publia aussi quelques écrits de dévotion mariale.

Du 20 au 27 juillet 1936, fuyant la maison de Sallent qui était fouillée par les miliciens, il passa de cachette en cachette, dormant même à la belle étoile, jusqu’à arriver à la maison de ses parents à Vic. 

En fin d’après-midi du 24 septembre, une patrouille vint enlever le p.Josep. Il tenta d’abord de sauter par une fenêtre, mais on le voyait et il se rendit. Sa mère tenta de l’approcher : on la bouscula à terre d’un coup de poing. Quand Josep dit à sa mère Adieu, au Ciel, un milicien répondit : Il n’y a pas de Ciel, et le Prêtre : Pour vous, il n’y en aura pas si vous ne vous convertissez pas.

On conduisit le p.Josep à la mairie, puis en prison. Quand son père et sa sœur vinrent le voir, on ne le leur permit pas, et on leur dit qu’il n’avait besoin de rien. Evidemment…

A vingt-trois heures, on l’emmena sur la route entre Vic et Manlleu, où il fut fusillé, en même temps qu’un autre prêtre (lequel, faisant partie d’une autre liste de martyrs, n’a pas encore été béatifié).

Martyrisé le 25 septembre 1936 et béatifié en 2017, Josep Capdevila Portet sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 septembre.

 

 

Tomás Gil de la Cal

1898-1936

Tomás vit le jour le 7 mars 1898 à Guzmán (Burgos, Espagne), de pieux parents dévots de la Mère de Dieu ; on priait régulièrement le chapelet en famille.

Fidèle à cette éducation, il n’hésitait pas à laisser ses camarades qui voulaient aller jouer, prétextant qu’il allait se confesser.

Entré comme domestique dans la maison des Salésiens de Carabanchel Alto, il sentit l’appel à être lui-même coadjuteur, mais les événements allaient précipiter la situation.

Il se sentait déjà faisant partie de la maison : quand les pères furent mis en prison, il n’hésita pas à accompagner le matin et le soir du 25 septembre 1936 le père Juan Codera, pour rendre visite aux prisonniers.

Tout ce qu’on sait du Père et de lui, c’est qu’ils disparurent ce soir-là.

On a établi ainsi la date de leur martyre au 25 septembre. 

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Antonio Cid Rodríguez

1890-1936

 

Antonio vit le jour le 15 avril 1890 à Calsadoira (San Xoán de Seoane, Allariz, Orense, Espagne).

Il entra dans l’Ordre Salésien à Écija et passa au noviciat de Séville ; il fit la profession en 1909 puis, à partir de 1911 fut en différentes maisons : Málaga, Carmona, Séville, Baracaldo, Salamanque (1919), Santander (1918), Madrid, de nouveau Santander (1931).

Il se trouvait à Santander au moment de la guerre civile de 1936. S’étant réfugié chez des parents à Bilbao, il fut bien vite arrêté en pleine nuit : on lui trouva un crucifix et quelques objets «religieux», c’est-à-dire «interdits». 

On l’emmena, mais Dieu seul sait où, les deux endroits les plus fréquentés par les miliciens pour ces exécutions étant l’Alto de Castrejana et le Cuartel de Garellano.

En l’un ou l’autre des deux lieux, don Antonio souffrit le martyre le 25 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Jesús Hita Miranda

1900-1936

 

Jesús (il n’est pas rare que les Espagnols portent ce nom), naquit le 17 avril 1900 à Calahorra (Rioja, Espagne).

Après deux années de séminaire, il entra chez les Marianistes dans le but d’y devenir prêtre.

En 1918 il fit la première profession. Quand vint l’heure de la solennelle, on lui fit savoir que, en raison d’une certaine tendance naturelle au bégaiement, on allait le destiner non pas au sacerdoce, mais à l’état de Frère, pour l’éducation des jeunes.

N’importe quel autre novice aurait sans doute quitté l’Ordre pour en rejoindre un autre où on l’aurait accepté comme prêtre. Jesús, lui, comme son divin Maître, se soumit : à partir de 1921 et jusqu’à sa mort, il enseigna de tout son cœur, transmettant son amour de Dieu et de Marie à la jeunesse qui l’écoutait. 

Ses mots d’ordre étaient : Etre saint, être utile, se donner.

Il fut successivement dans les collèges de Suances (Santander), Escoriaza (Guipúzcoa), Vitoria, Ciudad Real, Jerez de la Frontera, Madrid.

Mettant à profit ses moments libres, et sa première préparation intellectuelle, il obtint à l’Université de Saragosse la licence d’Histoire.

Fin juin 1936, quand déjà les révolutionnaires s’agitaient et menaçaient, Jesús fut envoyé à Ciudad Real pour un remplacement. En partant, il dit à des intimes : Qu’il arrive ce que Dieu veut ; si nous sommes martyrs, tant mieux.

A Ciudad Real, la situation était déjà en ébullition. Peu de jours après son arrivée, le collège fut occupé et Jesús dut se réfugier dans une pension de famille, avec d’autres Religieux, sur le conseil des Supérieurs.

A partir de ce moment-là, il se recueillit dans la prière et la pénitence, pensant au martyre qui s’approchait et dont il parlait souvent. Il supprima son matelas et dormait directement sur les lattes de son lit. Il priait souvent les bras en croix, parfois même de nuit. Il restait très calme et se confessait jusqu’à deux fois par semaine, préparant son âme à la rencontre avec Jésus.

Le 25 septembre, les miliciens firent irruption dans la pension pour arrêter tout ce qui s’y trouvait comme prêtres et religieux. Jesús suivit calmement ses bourreaux, saluant les propriétaires de la maison avec un ultime sourire. 

La nuit suivante, il fut abbattu avec les deux Passionistes ci-dessus, à Carrión de Calatrava.

Il fut béatifié en 1995.

 

 

Luis Huerta Lara

1905-1936

 

Luis était né le 21 juin 1905, en la fête de saint Luigi Gonzaga, dont il porta le nom, à Torrecilla del Monte (Burgos, Espagne), un des quatre garçons de Balbino et Lucía, paysans très chrétiens qui le firent baptiser le 24 juin. Il fut confirmé un an plus tard.

Il entra en 1918 au collège des Frères Maristes à Vic et commença le noviciat à Las Avellanas en 1920 ; en 1921 il reçut l’habit et le nom de Luis Fermín ; un an après il faisait les premiers vœux et devait faire la profession solennelle en 1927.

Il se trouva que le Frère était assez myope, raison pour laquelle ses supérieurs ne le destinèrent pas à l’enseignement. On ne voit pas bien quel inconvénient il pouvait y avoir à être un professeur myope, et surtout comment il n’y avait pas davantage de danger à le mettre à la cuisine, où il pouvait se tromper dans la quantité de sel, confondre le sel et le sucre, oublier l’eau ou l’huile sur le feu, etc.

Il reste que Luis Fermín fut envoyé en 1923 comme cuisinier à Vallejo de Orbó (Palencia) et comme jardinier à Las Avellanas.

Toutefois le Frère réitéra sa demande d’être enseignant. On l’envoya finalement à Barcelone (1925), puis de nouveau comme cuisinier à Centelles (1927), Palafrugell (1929), Arceniega (1929), Haro (1930) ; il revint à l’enseignement à Carrejo (1932), Arceniega de nouveau (1935).

Apparemment, il ne fut pas un mauvais professeur ! Comme cuisinier, il lui arriva souvent de se priver pour donner suffisamment à la communauté, quand la nourriture était trop restreinte (et c’était fréquent…)

En août 1936, des miliciens vinrent l’arrêter, le conduisirent à Bilbao et le firent monter sur le Cabo Quilates, en rade de Bilbao.

Il y fut assassiné, le 25 septembre 1936, jour qui fut retenu pour son dies natalis, quoique certains témoins aient affirmé que ce fut le 2 octobre.

Le Frère Luis Fermín fut béatifié en 2013.

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