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26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 23:00

27 SEPTEMBRE

 

I.

S Marc, évêque à Byblos, peut-être le Jean-Marc des Actes des Apôtres (Ac 12:25; 13:5,13; 15:37,39) et cousin de Barnabé (Col 4:10).

III.

S Caius, deuxième évêque à Milan.

S Aderitus, évêque à Ravenne.

V.

SS Florentinus et Hilarius, martyrs à Sion.

VI.

S Barroc, ermite dans l'île de Barry, disciple de s. Cadoc.

VII.

S Céraune, évêque à Paris.

S Sigebert, roi en Angleterre, venu en Gaule pour être baptisé, organisateur du christianisme dans son pays ; appelé par le peuple pour repousser des Barbares, il fut vaincu et tué : on le considère comme martyr.

VIII.

Ste Hiltrude, vierge recluse à Liessies où son frère était abbé.

IX.

SS Adolfo et Juan, martyrs à Cordoue ; leur sœur Aurea est fêtée le 19 juillet.

XII.

S Bonfilio, abbé puis évêque à Foligno, supplanté par un autre évêque pendant qu'il était parti en croisade et humblement retiré dans son monastère.

XIV.

S Elzéar (Eléazar) de Sabran et bse Delphine, très jeunes époux près de la montagne du Lubéron, tertiaires franciscains ; ils ne consommèrent jamais leur mariage ; Delphine est commémorée le 26 novembre. 

XV.

B Lorenzo de Ripafratta, dominicain italien à Cortone, maître du b. Fra Angelico, surnommé "Arche du Testament" pour sa connaissance de l'Ecriture. 

XVII.

S Vincent de Paul, jeune berger, prêtre à dix-neuf ans, fondateur de la Compagnie des Prêtres de la Mission qui s'établirent au prieuré Saint-Lazare ("Lazaristes"), et des Filles de la Charité, avec ste Louise de Marillac ; patron de toutes les œuvres charitables.

XVIII.

B Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine à Mâcon, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2001, tous martyrisés près de Valencia :

Diocésains : le chanoine José Fenollosa Alcayna (*1903) ; c’était le frère de la Martyre ci-après ;

Capucines Tertiaires de la Sainte Famille : María Fenollosa Alcayna (Francisca Javier de Rafelbuñol, *1901) ;

Laïques : Crescencia Valls Espí et Hermínia Martínez Amigó de Martínez (*1863, 1887) ;

- béatifiées en 2007 :

Missionnaires du Cœur de Marie : près de Girona, María Carme, María Rosa et María Magdalena Fradera Ferragutcasas  (*1895, 1900, 1902) ; c’étaient trois sœurs de sang.

Caius de Milan
3. siècle

On a rencontré il y a quelques jours s.Anatolius (ou Anatalone, v. 24 septembre), qui passe pour avoir été le premier évêque de Milan.
Caius lui succéda, très probablement pas entre 61 et 81, mais bien plutôt, pense-t-on, au début du troisième siècle.
On lui a attribué la conversion des saints Vitalis, Valeria, Gervais et Protais (v. 28 avril). C’est peut-être aussi une erreur.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Caius de Milan au 27 septembre.


Florentinus et Hilarius de Sion
5. siècle

Florentinus et Hilarius furent frappés par le glaive à Sion (act. Valais, Suisse).
On ne peut pas savoir à quelle époque ils furent martyrisés, car on ne sait pas exactement quand situer le chef Chrocus, responsable de leur mort.
Ce Chrocus était peut-être à la tête des Alamans qui se déversèrent en Gaule déjà au troisième siècle, ou bien plutôt à la tête des Vandales qui dévastèrent la Gaule au début du cinquième siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Florentinus et Hilarius de Sion au 27 septembre.


Hiltrude de Liessies
† 769

Fille de Wibert, comte de Poitou, et Ada, noble Franque, Hiltrude naquit dans le Hainaut, où son père avait reçu de Pépin le Bref de grandes possessions.
Son frère s’appelait Gontrad, sa sœur Berthe.
Un jour que Wibert chassait, il arriva en un endroit si agréable, qu’il le nomma Lætitiæ (Joies), et décida d’y fonder un monastère : ce fut Liessies. Le premier abbé en fut Gontrad.
Cependant, ces pieux parents furent moins inspirés au sujet de Hiltrude, et voulurent la marier, alors qu’elle entendait se consacrer à Dieu. Pour échapper au prétendant, elle s’enfuit de nuit et alla se réfugier à l’abbaye de son frère, à Liessies.
Là, Gontrad aménagea une cellule pour sa sœur, qui y vécut dix-sept ans.
Pendant ce temps-là, les pieux parents d’Hiltrude étaient fort embarrassés et inquiets de la disparition de leur fille ; quand ils surent où elle se trouvait, ils n’opposèrent plus aucune objection. Il leur vint cependant à l’esprit que, peut-être, ils pourraient proposer leur autre fille Berthe au prétendant, Hugo, qui accepta l’offre.
Quand Hiltrude tomba malade, elle eut la joie de voir ses parents venus l’assister. Elle mourut le 27 septembre 769 (ou 785).
Des miracles eurent lieu et furent reconnus.
En 1793, la Convention réquisitionna la châsse précieuse contenant les reliques de Hiltrude ; un fidèle recueillit pieusement le chef et le remit à l’Eglise quand la tourmente révolutionnaire se calma.
Sainte Hiltrude de Liessies est commémorée le 27 septembre dans le Martyrologe Romain.


Adolfo et Juan de Cordoue
† 822

Dans le cadre de la persécution musulmane qui frappa la ville de Cordoue, s.Eulogio (v. 11 mars) recensa une cinquantaine de martyrs pour les années 850-859, mais il y en eut avant ces dates.
Adolfo (Adulfo) et Juan étaient les deux fils d’une chrétienne, Artemia, qui avait accepté d’épouser un noble musulman (ou y avait été contrainte…). Ils naquirent à Séville, où demeuraient les parents.
Ces deux frères avaient aussi une sœur, Aurea (v. 19 juillet).
Après la mort du père, Artemia pensa profitable de s’installer à Cordoue, où l’on trouvait plus de tolérance pour le christianisme.
Grâce à cette atmosphère plus libérale, les deux garçons, encouragés par leur mère, abandonnèrent l’Islam pour adhérer au Christianisme.
Vint cependant le moment où l’on somma les deux jeunes gens de renoncer à leur foi et de proclamer la supériorité de Mahomet. 
Leur refus décidé les fit condamner à mort, en l’année 822 ou 824. Leur sœur devait être martyrisée plus tard, en 856.
Les deux saints frères Adolfo et Juan de Cordoue sont commémorés le 27 septembre dans le Martyrologe Romain.

Bonfilio de Foligno

1040-1115

 

Ce «bon fils» naquit vers 1040 à Osimo (Italie E), de famille noble.

Entré chez les Bénédictins de Storaco, il en devint abbé.

Vers 1070, il fut nommé évêque de Foligno.

Il partit avec les croisés en Terre sainte, et s’y fixa assez longtemps, de 1096 à 1104, préférant la solitude et la prière à l’activité apostolique dans son diocèse italien.

Il y revint pourtant, mais dans l’intervalle, les fidèles et le clergé avaient demandé un «remplaçant», pour gouverner le diocèse, conférer la Confirmation aux enfants et ordonner des prêtres.

Bonfilio trouva donc à sa place un certain Andrea : il reconnut humblement cette juste élection et se retira à nouveau, dans son abbaye de Storaco.

Il avait déjà montré son humilité, mais Dieu l’éprouva davantage encore. Certains moines l’avaient en aversion et lui jouèrent des tours. Le plus infect fut qu’on s’arrangea pour faire tomber le vieil évêque dans la fosse à immondices. La faction de ces moines corrompus ne désarmant pas, Bonfilio se retira dans un autre monastère près de Cingoli, où il s’éteignit le 27 septembre 1115.

Saint Bonfilio est mentionné au 27 septembre dans le Martyrologe.

 

                                        

Elzéar de Sabran

1285-1323

Delphine de Signe

1282-1360

 

Voici une histoire de couple vraiment exceptionnelle.

Elzéar de Sabran naquit au château de Roubians, à l’est d’Avignon, près de Cabrières d’Aigues. Sabran est une terre de Languedoc, et les nobles parents d’Elzéar, Ermangaud de Sabran et Laudune d’Albe, possédaient là la Tour d’Aigues et Cucuron.

Jeune, Elzéar fut écolier à l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

De son côté, Delphine (ou Dauphine) de Signe naquit vers 1282 à Puy-Michel, dans la proche montagne du Lubéron. Elle fut fiancée à quatorze ans à Elzéar. Son désir était de refuser énergiquement, mais un père franciscain lui conseilla d’accepter cette union avec un si saint garçon.

Le mariage fut célébré après deux ans de fiançailles, alors que Delphine avait une quinzaine d’années, et Elzéar treize seulement. La fête passée, ils furent conduits à leur demeure de Ansouis. 

Delphine exposa le soir même à Elzéar son profond désir d’une vie totalement chaste, et proposa à son mari de faire avec elle le vœu de chasteté. Elzéar, qui était déjà fort avancé dans la vertu, n’était cependant pas encore prêt pour une décision si radicale.

Une maladie de Delphine l’aida à faire le pas ; dans la prière, son désir de pureté grandit, ses passions s’éteignirent et tous deux firent devant leur confesseur ce saint vœu de chasteté, se mettant en même temps dans les rangs du tiers-ordre franciscain.

De jour, sous leurs vêtements de noblesse, ils portaient la haire ; de nuit, ils se flagellaient et priaient ensemble. Delphine ne toucha son mari que pour lui laver la tête ou, s’il était malade, pour lui tâter le pouls. Elzéar passa son temps dans la pratique des bonnes œuvres, visitant et soignant les malades, distribuant des aumônes.

En plus, Elzéar avait disposé que les gens de sa maison fussent assidus à la messe quotidienne. Il exigeait de ses officiers de veiller à ce qu’on vive chastement et de bannir les sensuels et les impudiques.

On dut séjourner quelque temps en Italie, où le comté d’Ariano (Naples) était venu en héritage à Elzéar. Il dut y retourner en 1317, car il y était nommé maître justicier pour l’Abbruzze citérieure. Là encore, le règlement était exigeant : Toutes (les femmes) devront être vierges, veuves, chastes. Quant aux hommes, qu’ils soient nobles ou domestiques, il leur faudra vivre chastement et honnêtement.

Une autre mission l’envoya à Paris comme ambassadeur extraordinaire pour arranger un mariage princier. Mais Elzéar mourut à Paris, le 27 septembre 1323, à trente-huit ans.

Delphine apprit la nouvelle mystérieusement (ou mystiquement ?) avant même l’arrivée du messager. Elzéar lui apparut un an plus tard en lui reprochant doucement son chagrin. Citant le psaume 123, Elzéar lui disait joyeusement : Le filet est rompu, nous sommes libérés ! (Ps. 123).

Delphine continua une vie active, administra encore quelques temps ses domaines, et s’en fut à Naples pour y vivre dans la pauvreté totale. Elle trouva un logement de toute misère et alla mendier. 

Elle passa les quinze dernières années de sa vie en Provence, à Apt. Elle sortit de son silence pour ramener la paix entre des factions, elle créa une sorte de caisse rurale mutuelle, où l’on prêtait sans intérêt.

Elle s’éteignit le 26 novembre 1360, et fut enterrée près de son mari à Apt.

Elzéar fut canonisé en 1369, par Urbain V qui était son filleul.

Delphine, elle, est restée bienheureuse, et comme telle est inscrite au Martyrologe du 26 novembre, tandis que saint Elzéar est commémoré le 27 septembre.

 

 

Lorenzo de Ripafratta

1373-1456

 

Né vers 1373 à Ripafratta (Pise, Italie W), fils de Tuccio, il entra chez les Dominicains à Pise.

Il prit l’habit en 1397.

Il fut lecteur (professeur) à Fabriano, prieur, puis fut envoyé à Florence comme maître des novices à Cortone, où un certain Fra Angelico fut parmi ses disciples.

Lorenzo faisait partie du courant réformiste de l’Ordre. En 1443, il fut vicaire général de ce courant, et fut souvent soit à Fabriano soit à Pistoie.

Durant une épidémie de peste, il eut l’occasion de montrer sa charité envers les malades et les moribonds.

Il avait une connaissance si approfondie de l’Ecriture, qu’on le surnomma Arche du Testament.

Longtemps il souffrit d’un ulcère à la jambe, qui le faisait boîter et ne guérit pas. Son biographe le qualifie modestement de non curiosus, sed utilis et copiosus, ce qu’on pourrait traduire par : non excessif, mais utile et éloquent.

Lorenzo mourut à Pistoie le 27 septembre 1456 et fut béatifié en 1851.

 

 

Vincent de Paul

1581-1660

 

On ne va pas ici reprendre les discussions sur les dates et le nom de famille de ce géant de la charité. Qu’il soit seulement dit qu’on peut orthographier “de Paul” ou “Depaul”, et que, en l’absence de registres, on a pu faire naître Vincent en 1576 aussi bien qu’en 1581, cette dernière date semblant être la bonne.

Vincent naquit un 24 avril, près de Dax (Landes, France), troisième enfant d’une fratrie de quatre garçons et deux filles. Le père, Jean, un exploitant agricole, est l’époux de Bertrande de Moras.

La vie est dure, et très tôt Vincent est employé à garder les troupeaux. Puis son père l’inscrit au collège des Cordeliers à Dax. L’idée de ce père peu fortuné est que son garçon obtienne un jour un “bénéfice”, une charge ecclésiastique, qui permettra de soulager le budget familial.

Pendant trois ans, Vincent fut un élève acharné au travail ; il excellait en grammaire et en latin, au point qu’un ami de famille lui demanda d’être le précepteur de ses fils. Mais la grâce travaillait dans le cœur de Vincent : il voulait apostoliser les âmes.

A seize ans, il reçoit la tonsure, premier rite par lequel on entrait dans la cléricature ; il sera ordonné prêtre en 1600, et, selon les dates avancées pour sa naissance, il pouvait alors avoir entre dix-neuf et vingt-quatre ans.

Il prend ses grades de théologie à Toulouse. C’est à cette époque que meurt son père.

Une histoire d’héritage l’envoie jusqu’à Marseille, d’où il s’embarque pour Narbonne, mais le bateau est pillé par des pirates, qui capturent Vincent et l’emmènent à Tunis. Il s’en évade au bout de deux ans, revient en Avignon, d’où il part pour Rome. Certains ont mis en doute toute cette aventure.

Toujours dans la gêne, il cherche quelque poste intéressant. Il devient curé de Clichy en 1611 et commence alors sa vraie vie de pasteur : catéchèse, visite des pauvres et des malades.

En 1613, il devient précepteur dans la famille de Gondi, et se trouve ainsi chargé d’apostoliser les populations qui résident sur les domaines de cette riche famille. 

En 1617, sans qu’on sache vraiment pourquoi, il quitte cette place parisienne et se retrouve à Châtillon-sur-Chalaronne (Dombes, Ain), où il répète les activités de Clichy.  C’est là qu’il a l’intuition des Dames de la Charité, institution d’où sortiront plus tard les Filles de la Charité.

L’insistance des Gondi le fit très vite renoncer à sa paroisse des Dombes et revenir à Paris. De nouveau il s’occupe de leurs populations : Villepreux, Joigny, Montmirail, Folleville, Paillart, Sérévillers. Partout il conquiert les âmes, mais non sans de sévères mortifications : il dort sur la paille, il se donne la discipline, il porte une chaînette de fer, un cilice.

En 1619 il doit s’occuper des galériens. Les forçats étaient alors amassés dans des cachots malpropres à la Conciergerie, avant d’être envoyés à Marseille. Vincent les fait transférer dans une maison plus saine. C’est son action qui lui vaudra le titre de “aumônier réal des galères”, avec une forte rente annuelle. Il va visiter les galériens à Bordeaux et à Marseille. Ce serait dans ces circonstances qu’il aurait pris la place d’un galérien épuisé, mais il paraît que l’épisode est irréel.

Il rencontre saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal (voir aux 28 et 13 décembre) et se lie d’amitié profonde pour la fondation des Visitandines.

En 1625, il fonde la Congrégation de la Mission, qu’on appellera les Pères Lazaristes parce qu’ils résident dans le quartier Saint-Lazare à Paris. La congrégation est vouée à l’évangélisation des campagnes, fortement appuyée par les Gondi.

1633 est l’année de la naissance des “Filles de la Charité”, qui deviendront les si fameuses Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. La co-fondatrice est sainte Louise de Marillac (voir au 15 mars). Monsieur Vincent se garde bien de vouloir fonder une congrégation, car à cette époque, qui dit congrégation féminine, dit automatiquement clôture ; saint François de Sales avait dû renoncer à l’apostolat des Visitandines hors de leur monastère à cause de cette “norme”. Vincent de Paul, lui, eut cette formule fameuse : 

(Les Filles de la Charité doivent avoir) pour monastère les maisons des malades, pour cellule une chambre de louage, pour chapelle l’église paroissiale, pour cloître les rues de la ville, pour clôture l’obéissance, pour grille la crainte de Dieu, pour voile la sainte modestie. Les Filles de la Charité font des vœux privés, qu’elles renouvellent chaque année.

Les prêtres de la Mission commencèrent par prêcher une retraite de quinze jours aux candidats au sacerdoce. Puis ils recueillirent des enfants en vue de les former plus tard au sacerdoce ; ce fut un premier “petit séminaire”, auquel s’en ajouta un “grand” dès 1642.

Vincent est en si grande estime auprès de la famille royale, que Louis XIII l’appelle à ses derniers instants. La reine Anne d’Autriche le prend comme confesseur et le nomme au Conseil de Conscience (sorte de ministère pour les affaires ecclésiastiques) : c’est ainsi qu’il pourra proposer à l’épiscopat des candidats connus de lui (et généralement formés par ses prêtres), vertueux et bien préparés.

En 1657, il fonde l’hôpital de la Salpêtrière, pour les personnes âgées.

Vincent avait une assez bonne santé. Il souffrait de “fiévrottes”, comme il disait, mais il souffrit très longtemps d’un mal de jambes, suite à une maladie en 1615, et ce mal ne fit qu’augmenter ; les jambes suppuraient jusqu’à l’empêcher, les dernières années, de quitter la chambre.

Il mourut le 27 septembre 1660. On peut voir son corps dans une châsse en la chapelle des Lazaristes, rue de Sèvres à Paris. Lors de la révolution, la maison servit de prison, mais les révolutionnaires respectèrent les reliques de ce grand “philanthrope”.

Vincent de Paul sera béatifié en 1729 et canonisé en 1737.  En 1883, il sera nommé patron de toutes les œuvres charitables répandues dans le monde.

C’est à son esprit que remonte l’idée du bienheureux Ozanam de fonder les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul (voir au 8 septembre).

 

 

Jean-Baptiste Laborie du Vivier

1734-1794

 

Né le 19 septembre 1734 à Mâcon (Saône-et-Loire), Jean-Baptiste devint prêtre pour ce même diocèse.

Il était chanoine de la cathédrale de Mâcon (le Martyrologe le mentionne comme «diacre»).

Durant la pénible tourmente révolutionnaire, il fut condamné à la déportation en Guyane et, pour cela, emmené de force jusqu’à Rochefort, où il devait embarquer.

Le navire Deux-Associés ne partit jamais ; les centaines de prêtres et religieux qui y furent entassés, moururent presque tous des mauvaises conditions de détention à bord, des épidémies, des mauvais traitements.

Le capitaine de ce navire écrira : Ces hommes étaient rayés du livre de la République, on m’avait dit de les faire mourir sans bruit…

L’abbé Laborie du Vivier mourut le 27 septembre 1794, et fut béatifié avec ses Compagnons en 1995.

 

 

Mariano Climent Sanchís

1856-1936

 

Mariano naquit le 8 janvier 1856 à Puzol (Valencia) et fut baptisé le lendemain.

Ses parents, Mariano et Mariana, bons chrétiens, moururent bientôt et le petit garçon fut pris en charge par sa tante maternelle, une pieuse femme.

Mariano dut cependant travailler aux champs, et ne fit pas d’études régulières ; son instruction resta très élémentaire.

Durant son service militaire, il participa à la guerre carliste.

Libéré, il entra chez les Pères Capucins comme Frère lai au couvent de Sainte Marie Magdeleine de Masamagrell ; il avait vingt-quatre ans.

Il fit la profession en 1881 avec le nom de Fidel (Fidèle) et, en 1884, la profession solennelle.

Portier, quêteur, cuisinier, ce Frère se montra homme de profonde piété, doux, humble, toujours souriant, «fidèle» à la règle. On le voyait des heures entières à prier, avec le chapelet, et précédait même l’arrivée des Pères le matin.

Il fut envoyé aux couvents de Barcelone, Totana, Orihuela, Massamagrell et Valencia.

En 1936, les révolutionnaires fermèrent le couvent ; il se réfugia chez des amis dans son pays : c’était un vénérable vieillard de quatre-vingts ans, presque aveugle, et il ne sortait pas de la maison.

Il ne pouvait cependant pas passer inaperçu. On vint perquisitionner là où il habitait : évidemment, on ne découvrit pas d’armes ! Des miliciens sans scrupules vinrent le chercher «pour le conduire au sanatorium des Petites Sœurs des Pauvres», mais en réalité à la ferme dite «La vall de Jesús», sur la route de Sagunto, où ils l’abattirent.

C’était le 27 septembre 1936 au soir (ou au petit matin du 28).

Son corps resta sans sépulture pendant deux jours, puis fut enterré dans la fosse commune du cimetière, et l’on n’a pas pu identifier ses restes.

Frère Fidèle fut béatifié en 2001.

 

 

Crescencia Vall Espí

1863-1936

 

Elle naquit le 9 juin 1863 à Onteniente (Espagne), de Joaquín et Francisca ; elle fut baptisée le lendemain. Elle avait trois sœurs.

Grâce à l’enseignement reçu des Filles de la Charité, elle s’efforça de mettre le Christ au centre de sa vie quotidienne : elle communiait chaque jour, chaque jour priait le chapelet en famille ; elle était fidèle à l’adoration eucharistique, à la dévotion au Sacré-Cœur et à Marie.

Elle faisait partie des Enfants de Marie, de l’Apostolat de la Prière, du Secours Catholique, de l’Action Catholique, du Tiers-Ordre du Carmel… S’il y avait eu d’autres associations sur place, elle en aurait fait partie.

Elle visitait (et soignait) les malades, demandait l’aumône pour aider des familles pauvres, soutenait les personnes dans le deuil.

Celle qu’on appelait la Santurrona devint un des objets de la haine des ennemis de l’Eglise.

Avant même l’explosion de la guerre civile en Espagne, elle s’armait intérieurement pour affronter la lutte contre le mal et éventuellement recevoir la gloire du martyre. On la menaça. 

En janvier 1936, le maire de Onteniente la dénonça au gouverneur de Valencia pour son catholicisme et son soutien au pape. En février, on la menaça de mort. Mais plus on la menaçait, plus elle s’efforçait de témoigner de sa foi et de manifester sa charité envers le prochain.

En juillet, les églises et les couvents brûlèrent. On détruisit et brûla tout objet religieux. Quand on supprima les crucifix des écoles, elle porta ouvertement une petite croix sur la poitrine.

C’est le 26 septembre 1936 que quatre miliciens vinrent l’arrêter, elle et ses trois sœurs. On les emmena à la prison. Elles restèrent seulement douze heures en prison, car on avait déjà décidé leur mort avant de les arrêter.

Au soir du 26 peu avant minuit, on les fit sortir de la prison, et monter dans deux voitures ; à ce moment précis, il y eut une coupure de courant et toute la ville fut dans l’obscurité. Les miliciens les auraient même fait monter à coups de poings et de fusils, au point de leur casser les poignets.

Parvenues au Puerto de Ollería, au lieu-dit La Pedrera, elles furent fusillées. Crescencia eut le temps de dire aux bourreaux : Je sais bien que vous allez me tuer. Je vous pardonne et je vous réserve une petite place au Ciel. Et au moment de mourir : Nous mourons pour Dieu. Vive le Christ Roi !

Peu après la guerre, le beau-frère de Crescencia put la retrouver pour lui donner une meilleure sépulture ; il la reconnut à ses traits et ses vêtements ; elle portait l’orifice de la balle tirée dans la nuque.

Crescencia avait soixante-treize ans en ce 27 septembre 1936, juste après minuit. Elle fut béatifiée en 2001.

 

 

Herminia Martínez Amigó de Martínez

1887-1936

 

Elle naquit le 31 juillet 1887 à Puzol (Valencia, Espagne).

Si l’on ne dit rien sur son adolescence, on pourra aisément imaginer comment elle grandit dans l’amour de l’Eglise et le service du Prochain. La famille vivait dans une certaine aisance, et Herminia n’hésita pas à mettre ses ressources (et même à vendre des biens) au service des pauvres.

Avant comme après son mariage, elle participait activement à la vie paroissiale, à l’Action Catholique ; elle appartenait aux Enfants de Marie, à l’Union des Sacrés-Cœurs.

Elle épousa en 1916 Vicente Martínez Ferrer, mais le couple n’eut pas d’enfants.

Leur maison abrita maintes fois des jeunes mamans en difficulté, auxquelles ils payaient leurs frais médicaux. Ils fondèrent une association pour secourir des malades pauvres.

Herminia était ainsi connue de la population ; de telles personnes praticantes, qui trouvaient leur force dans la dévotion eucharistique et mariale, étaient les cibles de choix des ennemis de l’Eglise.

C’est ainsi que les miliciens révolutionnaires vinrent arrêter, d’abord, Vicente et le frère d’Herminia, Eduardo, disant qu’ils faisaient mourir les curés et les religieux. Elle leur dit alors : Si vous tuez mon mari parce qu’il est catholique, vous pouvez aussi me prendre. Je suis catholique, apostolique et romaine.

Les miliciens embarquèrent alors les deux époux. Au cimetière de Gilet (Valencia), Herminia exhorta ceux qui allaient aussi être fusillés et pardonna à ses bourreaux.

Unis devant Dieu par le lien sacré du mariage, Herminia et Vicente furent unis dans la mort, le 27 septembre 1936.

La Religieuse María Fenollosa Alcayna (Francisca Javier de Rafelbuñol), fut fusillée au même moment.

Herminia fut béatifiée en 2001, faisant partie de la cause de béatification d’un grand nombre de saintes femmes de l’Action Catholique, qui moururent pour leur fidélité au Christ.

 

 

María Carme Fradera Ferragutcasas

1895-1936

María Rosa Fradera Ferragutcasas

1900-1936

María Magdalena Fradera Ferragutcasas

1902-1936

 

Il est impossible de séparer ces trois sœurs, sœurs de sang, sœurs en religion, sœurs dans le martyre, et sœurs dans la gloire du Ciel, proclamées ensemble bienheureuses.

Toutes trois entrèrent chez les Missionnaires du Cœur de Marie :

María Carme était née le 25 octobre 1895 à Riudarenas (Girona, Espagne) ; elle entra au noviciat de Mataró en 1921 et professa en 1923 ; puis elle travailla à Mataró.

María Rosa était née le 20 novembre 1900, également à Riudarenas ; elle entra au noviciat de Olot en 1922 et professa en 1924 ; elle travailla à Olot et Santa Coloma de Farnés.

María Magdalena était née le 12 décembre 1902, toujours à Riudarenas ; elle entra au noviciat la même année que María Rosa (1922) et professa également en 1924, avec sa sœur ; puis elle travailla à Camprodon et Cassà de la Selva.

Toutes trois furent enseignantes et catéchistes.

Lors de la persécution religieuse de l’été 1936, elles eurent l’ordre de se réfugier dans leur famille, en habits civils. On les reçut à bras ouverts.

Le 25 septembre, des miliciens armés vinrent fouiller la maison et réclamer une contribution pour la guerre.

Le 27 septembre 1936 au matin, des miliciens vinrent chercher les trois Religieuses, au nom du Comité de Gerona, pour aller déposer. Les parents tentèrent de raisonner les miliciens, mais les Religieuses savaient bien ce qui les attendait.

Elles prièrent pour se présenter à Dieu bien propres de corps et d’âme, ajoutant : Ne nous trompez pas ; nous sommes contentes de donner notre sang pour Dieu. Puis elles embrassèrent leurs parents et suivirent les miliciens.

Ils les conduisirent sans ménagement dans un bois de Lloret de Mar (Gerona), Els Hostalets. Après bien des moqueries et autres brutalités, ils tentèrent de les violer ; elles se défendirent avec ce qu’elles avaient : leurs ongles et leurs dents.

Les bourreaux les fusillèrent le 27 septembre 1936.

Elles furent béatifiées en 2007.

 

 

María Rosa Fradera Ferragutcasas

1900-1936

 

Martyrisée le 27 septembre 1936.

Béatifiée en 2007.

 

Voir la notice : María Carme Fradera Ferragutcasas

 

 

María Fenollosa Alcayna

1901-1936

 

María naquit à Rafelbuñol le 24 mai 1901, dans une famille de modestes travailleurs profondément chrétiens : José Fenollosa et son épouse María Rosa Alcaina (ou Alcayna ?), qui appartenaient au Tiers-Ordre franciscain, eurent dix enfants.

Pieuse, elle appartint aux Filles de Marie, elle priait le chapelet chaque jour, en plus de toutes ses activités domestiques.

Toute chrétienne qu’elle était, sa maman la considérait comme son bras droit à la maison, et s’opposa un peu à sa vocation religieuse, mais María réussit à la convaincre.

Elle entra chez les Sœurs Tertiaires Capucines à Altura (Castellón) en 1921, et fit la première profession en 1924, avec le nom de Francisca Xavier de Rafelbuñol.

En 1928 elle fit la profession solennelle.

Elel fut envoyée à Altura, Meliana, Benaguacil, Massamagrell.

Musicienne elle-même, elle enseignait la musique et le chant aux petites filles.

Devenue maîtresse des novices, elle montra ses qualités de prudence, simplicité, humilité, toujours joyeuse et pieuse.

Le 20 juillet 1936, le maire de Massamagrell ordonna l’évacuation du couvent : María se réfugia chez les parents, puis, arrêtée, fut «condamnée» aux tâches de la maison où s’était établi le Comité.

A la fin du mois d’août, elle fut détenue là où se trouvait son frère, don José, depuis quelques jours. 

Remis dans un camion, ils pensaient tous deux devoir être martyrisés, mais on les reconduisit d’abord chez eux.

De crainte d’être de nouveau arrêtés, ils se réfugièrent avec d’autres prêtres dans la crypte de l’église, mais on vint les retrouver tous pour les envoyer à des travaux forcés, sur les routes ; on leur permettait tout de même d’aller dormir chez eux.

Finalement, ils furent tous emmenés au cimetière de Sagunto, où ils furent fusillés. D’après les récits, María fut fusillée au cimetière de GiletC’était le 27 septembre 1936, le même jour que son frère.

María Fenollosa Alcayna (Francisca Javier) fut béatifiée en 2001.

 

 

María Magdalena Fradera Ferragutcasas

1902-1936

 

Martyrisée le 27 septembre 1936.

Béatifiée en 2007.

 

Voir la notice : María Carme Fradera Ferragutcasas

 

 

José Fenollosa Alcayna

1903-1936

 

José (Joseph) naquit à Rafelbuñol le 16 mars 1903, dans une famille de modestes ouvriers profondément chrétiens : José Fenollosa et son épouse María Rosa Alcaina (ou Alcayna ?) eurent dix enfants.

Après le petit et le grand séminaires, José fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut ensuite reçu docteur en théologie.

D’abord curé de Espadilla et Valdobrado, il fut ensuite nommé à Gilet et puis à l’aumônerie de l’Asile San Eugenio de Valencia.

Professeur au séminaire, vice-chancelier à la curie, chanoine de San Bartolomé de Valencia, il exerça toutes ces charges avec compétence, esprit apostolique et grande humilité.

En 1936, il revint dans son pays natal et y exerçait le saint ministère pour les gens qui attendaient de lui un peu de réconfort devant les événements.

Il fut arrêté le 23 août, conduit à Massamagrell, où fut conduite aussi sa sœur María, quelques jours après. 

Remis dans un camion, ils pensaient tous deux devoir être martyrisés, mais on les reconduisit d’abord chez eux.

De crainte d’être de nouveau arrêtés, ils se réfugièrent avec d’autres prêtres dans la crypte de l’église, mais on vint les retrouver tous pour les envoyer à des travaux forcés, sur les routes ; on leur permettait tout de même d’aller dormir chez eux.

Finalement, ils furent tous emmenés au cimetière de Sagunto, où ils furent fusillés, pour le seul «crime» d’être prêtres et religieux. José invita ses Compagnons à pardonner et lui-même mourut en criant Vive le Christ Roi. C’était le 27 septembre 1936.

Don José Fenollosa Alcayna fut béatiflié en 2001.

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