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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 23:00

28 SEPTEMBRE

 

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Ste Dode, vierge près de Auch. 

IV.

SS Alphæus, Alexander et Zosimus, martyrs en Pisidie.

S Chariton, persécuté en Asie Mineure, fondateur en Terre Sainte de plusieurs laures.

S Zamas, premier évêque à Bologne.

V.

S Exuperius, évêque à Toulouse, d’une immense générosité, très estimé de s. Jérôme, organisateur de la résistance de sa ville aux Vandales.

Ste Eustochium, fille de ste Paula et disciple de s.Jérôme qu'elle suivit en Palestine ; là elle succéda à Paula dans le gouvernement du monastère de femmes.

S Silvin, évêque à Brescia.

S Alode, évêque à Auxerre.

S Salonius, évêque à Genève, fils de s. Eucher et frère de s.Veranus.

S Faustus de Riez, d'origine anglaise, abbé à Lérins, puis évêque à Riez, auteur de nombreux traités, dont un contre les Ariens, où il montre que le Saint-Esprit est Dieu, consubstantiel au Père et au Fils.

VII.

SS Willigod et Martin, moines dans les Vosges, peut-être fondateurs de Romont.

S Annemond, évêque à Lyon, plus tard exilé et mis à mort à Mâcon, honoré comme martyr.

VIII.

SS Chunialdus et Gisilarius, prêtres à Salzburg.

Ste Lioba, abbesse à Tauberbischofsheim, un des bras droits de s.Boniface pour la christianisation de la Germanie.

X.

S Wenceslas, élevé par sa grand-mère, ste Ludmila (cf. 16 septembre), assassiné traîtreusement par son frère Boleslas ; patron de la République Tchèque.

XI.

S Salomon, roi en Hongrie, mort dans la solitude et la pénitence.

XII.

S Thiemo, noble autrichien, sculpteur de plusieurs statues de la Sainte Vierge encore vénérées aujourd'hui, évêque à Salzburg, parti en croisade où, pris par des Musulmans, il fut supplicié, à Ascalon.

XV.

B Martino Tomitano (Bernardino de Feltre), franciscain italien, excellent prédicateur ; contre les usuriers, il multiplia les monts-de-piété, avec modique intérêt ; invoqué pour la hernie.

XVII.

S Simón de Rojas (Roxas), trinitaire espagnol, très dévôt au mystère de l'Incarnation ; canonisé en 1988.

XIX.

Bx Oh Margarita et Pak Gyeong-jin Franciscus, laïcs coréens martyrs, béatifiés en 2014.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifié en 1992 :

Hospitaliers : près de Barcelone, le profès Francesc Xavier Ponsa Casallach (1916) ;

- béatifiés en 2001 :

Jésuites : à Barcelone, le profès Josep Tarrats Comaposada (*1878) ;

Laïques : près d’Alicante, Amalia Abad Casasempere de Maestre (*1897), de l'Action Catholique ;

- béatifiés en 2007, martyrisés près de Barcelone :

Carmes Déchaux : le profès, Josep Casas Juliá (Joaquím de Saint Joseph, *1915), cousin du suivant ;

Séminaristes : Josep Casas Ros (*1916).

 

B Mykyta Budka (1877-1949), évêque à Lviv, mort au goulag en Kazakhstan, martyr béatifié en 2001.

 

Zamas de Bologne

4. siècle

 

Nous avons rencontré il y a deux jours le cinquième évêque de Bologne, Eusebius (v. 26 septembre).

Zamas fut le premier évêque de cette même ville.

Sur le personnage de Zamas, on a fait des suppositions qu’on pourrait juger assez gratuites.

Son nom ayant une assonance grecque, on a prétendu qu’il était Grec d’origine. Et comme il n’est pas mentionné comme martyr, on l’a fait mourir avant la persécution de Dioclétien (donc au troisième siècle).

A ces suppositions s’ajoute une erreur : Zamas aurait été ordonné évêque en 272 par le pape s.Denys, qui était mort en 268.

On avance aujourd’hui qu’il mourut dans les premières années du quatrième siècle.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Zamas de Bologne au 28 septembre.

 

 

Alphæios, Alexandros et Zosimos de Kalydon

4. siècle

 

Alphæios (ou Alphæos), Alexandros et Zosimos étaient trois frères, chrétiens.

Ils furent martyrisés à Kalydon (Pisidie, act. Turquie SW).

Alexandros était le chef d’un groupe de soldats, qui furent aussi martyrisés, mais à des jours différents.

L’époque de leur martyre se situe au quatrième siècle.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Alphæios, Alexandros et Zosimos de Kalydon au 28 septembre.

 

 

Chariton d’Iconium

† 350

 

Chariton naquit au troisième siècle à Iconium (Lycaonie, auj. Konya, Turquie CS), cette ville visitée par s.Paul (Ac 14:1-6).

Durant la persécution de l’empereur Aurélien (vers 270), Chariton eut à souffrir pour sa foi. Il se retira en Palestine.

C’est donc le premier ermite que l’histoire puisse mentionner dans cette région de Palestine, et qui venait d’Asie Mineure.

Chariton aimait la solitude, la prière, le jeûne. Mais sa sainteté lui attira des disciples et il changea de lieu trois fois pour ne pas être «supérieur» et retrouver la solitude.

Les laures (monastères) qu’il fonda ainsi malgré lui se trouvaient d’abord près de Jéricho - la laure de Pharan -, puis un peu plus au nord-ouest de là (sur le mont où Notre-Seigneur aurait jeûné quarante jours et quarante nuits et fut tenté par le Démon, cf. Mt 4:1-11, le Djebel Quarantal) - ce fut la laure de Douka -, enfin au sud-est de Bethléem, où se forma la laure de Souka, en grec Vieille Laure.

A Pharan, les ermites ne se réunissaient que le samedi et le dimanche ; Chariton y bâtit une église qui aurait été dédicacée par le patriarche de Jérusalem, Makarios (v. 10 mars).

Chariton jeûnait jusqu’au soir, et prenait alors un peu de pain et de sel, avec de l’eau. Il occupait son temps avec la psalmodie, la prière, les veilles durant la nuit, le travail manuel pour obtenir quelques subsides, et l’hospitalité.

Il mourut vers 350.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Chariton d’Iconium au 28 septembre.

 

 

Exuperius de Toulouse

5. siècle

 

Exuperius (en français Exupère ou Supèri, Soupire) naquit à la fin du quatrième siècle à Arreau (Hautes-Pyrénées).

Il fut appelé à être le cinquième évêque de Toulouse, en 400.

Il acheva la basilique dédiée au Fondateur du diocèse, s.Saturninus (Sernin, v. 29 novembre). Il n’osait pas déplacer les précieuses reliques de s.Saturninus, mais il y fut mystérieusement encouragé par un songe.

Déjà en 394, s.Jérôme (v. 30 septembre) parlait d’Exuperius comme un saint, d’âge mûr et de foi éprouvée.

C’est ainsi qu’il obligea le prêtre hérétique Vigilantius à s’enfuir, lui et sa doctrine pernicieuse :  il rejetait le culte des Reliques et le célibat des prêtres.

On a écrit qu’à un moment donné, Exuperius aurait trouvé ses ouailles trop revêches, et qu’il aurait quitté Toulouse. Il aurait planté son bâton en proclamant : Je retournerai à Toulouse si je vois mon bâton reverdir et fleurir… et il fut contraint de revenir à Toulouse.

En 405, il correspondit avec le pape Innocent Ier et vers la même époque il est connu pour être un des meilleurs évêques.

En 406, le même s.Jérôme lui envoya son Commentaire sur Malachie, et profitait de l’envoi pour le remercier de sa générosité envers les moines de Libye, victimes d’une famine. Peu après, Toulouse était menacée par les Vandales, mais Exuperius sut s’interposer pour éloigner le danger.

En 411, nouvelle attaque de Toulouse par les Goths. Exuperius distribua tout ce qu’il put trouver pour secourir la population affamée, vendant même les patènes et les calices.

On n’a pas de dates sûres concernant la fin de l’épiscopat d’Exuperius, qui mourut donc après 411, peut-être le 28 septembre 415 à Blagnac.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Exuperius de Toulouse au 28 septembre.

 

 

Eustochium à Bethléem

367-419

 

On a vu (v. 26 janvier) à quelle famille appartenait Eustochium : son père, Toxotius, mourut encore jeune, laissant son épouse Paula avec, déjà, cinq enfants, dont la troisième était Eustochium.

Cette forme neutre en -um est rare ; s.Jérôme d’ailleurs écrivit souvent Eustochia.

D’après ce dernier, les oncle et tante d’Eustochium, Hymetius et Prætextata, tentèrent d’arracher la jeune fille à la piété de sa mère Paula pour la «mondaniser», mais leur tentative fut vite abrégée par la mort.

Eustochium suivit amoureusement sa mère à l’écoute de s.Jérôme et, quand ce dernier partit pour la Palestine, elles l’y suivirent.

Déjà à Rome, Eustochium dévorait l’enseignement de Jérôme, mordait à l’ascèse avec un appétit admirable. Une fois à Bethléem, elle continua de se sanctifier et d’approfondir l’Ecriture avec une soif jamais apaisée. Jérôme écrivit d’elle : Tu entendrais tous les trésors de l’Ancien et du Nouveau Testaments sortir brûlants de son cœur. Les jeûnes sont un jeu pour elle ; l’oraison, voilà ses délices…

Eustochium fut, comme sa mère, une hébraïsante zélée, et Jérôme lui dédia maintes préfaces de ses commentaires.

Sainte Paula mourut en 406. En 416, les monastères de Bethléem furent pillés. Eustochium et les autres moniales eurent juste le temps de se réfugier dans une tour.

S.Jérôme aimait vraiment Eustochium comme sa fille, comme sa sœur. Quand elle mourut, le 28 septembre 418 ou 419, ce lui fut une douloureuse épreuve.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Eustochium à Bethléem au 28 septembre.

 

 

Salonius de Genève

400- 461

 

On rencontrera le 16 novembre saint Eucher qui, sénateur, se retira à Lérins avec son épouse Galla et ses deux fils, Salonius et Veranus (v. 11 novembre). C’était vers 410.

Salonius devait être encore assez jeune, une dizaine d’années, et grandit sous la tutelle des moines de Lérins, en particulier Hilarius et Salvianus.

Vers 435, Eucher fut élu évêque de Lyon, et écrivit deux opuscules pour ses fils. Celui adressé à Salonius s’intitule Instructiones, et répond aux questions de Salonius sur des passages de l’Ecriture.

Salonius, en retour, ne resta pas inactif. Dès 440 - il n’était pas encore évêque - il publiait un livre A l’Eglise, qui était un réquisitoire contre l’avarice ; le même Salvianus, devenu prêtre et retiré à Marseille, lui écrivit à cette occasion en des termes élogieux et presque affectueux.

Peu après, vers 441, ce fut au tour de Salonius d’être élu pour le siège de Genève ; il en était le deuxième évêque. Et l’on verra que Veranus, son frère, serait évêque de Vence. Une sainte famille, qui rappelle celle des ss.Basile et Emmelie (v. 30 mai) et leurs trois fils évêques.

En 441-442, Salonius participa aux conciles d’Orange et de Vaison ; puis aussi, mais après 450, à un concile en Arles.

Dans une lettre commune de Salonius et Veranus adressée en 450 au pape Léon le Grand (v. 10 novembre), Salonius signe en ces termes : Salonius, qui te vénère ; je salue ton apostolat dans le Seigneur, en demandant les secours de tes prières.

On a de lui une Expositio Mystica, dialogue entre son frère et lui, où Veranus pose des questions sur le livre des Proverbes et du Qohélet et Salonius lui répond.

Il n’y a pas de dates plus précises pour la fin de la vie de Salonius. On sait qu’il reçut encore un ouvrage du même Salvianus, qui lui dédiait son De Gubernatione Dei.

Salonius mourut vers 461.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Salonius de Genève au 28 septembre.

 

 

Faustus de Riez

400-493

 

On remarquera que toutes les dates de cette notice sont un peu floues. Nos connaissances nous obligent actuellement à situer tous ces événements vers telle ou telle date.

Faustus serait né vers 400 en Grande-Bretagne, du roi Vortigern, qui avait commis un grave inceste avec sa propre fille.

Il fut confié à s.Germain d’Auxerre (v. ), qui le baptisa lors de son voyage dans ce pays et le ramena avec lui en Gaule.

Vers 429, Faustus entra à l’abbaye de Lérins, dont il devint abbé vers 439.

Vers 466, comme participant à un concile de Rome, il signa en tant qu’évêque de Riez (Alpes-de-Haute-Provence) ; c’est en effet vers cette date qu’il devint le deuxième évêque de ce petit diocèse provençal.

Faustus fut très actif, très courageux, il fut une des «têtes» de l’épiscopat de Gaule.

Même si l’arianisme avait été condamné solennellement depuis un siècle, il écrivit contre cette doctrine un ouvrage Sur le Saint-Esprit, démontrant qu’Il était Dieu, consubstantiel au Père et au Fils, et coéternel ; puis un autre où il démontre que le Saint-Esprit n’est pas qu’un simple intermédiaire entre la créature et Dieu ; un autre traité aurait été perdu.

Ce travail persévérant de Faustus lui valut l’exil, à cause du roi wisigoth Euric, qui favorisait l’arianisme. Cet exil durant près de huit années, et ne s’acheva qu’à la mort d’Euric (485).

Faustus prit part aussi à la querelle contre le pélagianisme. Sa position apparaissait conciliante : bien sûr, l’homme a besoin de la grâce de Dieu, mais l’homme a sa volonté, son libre-arbitre, dont il doit se servir dans ses choix. L’Eglise n’a pas retenu cette position et, plus tard, la condamna franchement (concile d’Orange, 529), non pas parce que Faustus était tombé dans l’erreur, mais parce que, pour bien éradiquer une mauvaise plante, il vaut mieux la déraciner profondément.

S.Sidonius Apollinaire (v. 21 août) fut très lié à Faustus et lui confia son jeune frère. Dans une lettre, Sidoine félicite Faustus d’avoir épousé la Philosophie et de l’avoir convertie !

On connaît mal les dernières années de Faustus, dont la mort se situe vers 493.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Faustus de Riez au 28 septembre.

Aunemundus de Lyon

† 658

 

Aunemundus (Annemond, Ennemond, Chamond ; et aussi Dalfinus… ?) était fils du préfet des Gaules, à Lyon, une charge qui serait passée à son frère, nommé Dalfinus.

Il n’y a pas de certitude sur ce Dalfinus. Il serait le frère d’Aunemundus, d’après certains, ou serait Aunemundus lui-même d’après d’autres (Bede le Vénérable, par exemple, v. 25 mai).

Aunemundus aurait été élevé à la cour de Dagobert 1er et de Clovis II. Il fut peut-être fonctionnaire royal. Toujours est-il qu’il fut remarqué par l’évêque Viventius, qui l’appela à l’épiscopat pour lui succéder.

Aunemundus devint donc en 654 le trente-sixième évêque de Lyon, si les listes antiques sont exactes.

Au tout début de son épiscopat, Aunemundus reçut s.Wilfrid (v. 24 avril) ; il lui aurait presque donné quelque fonction officielle dans la région, si Wilfrid n’avait pas démontré son désir d’appartenir à Dieu ; aussi, quand il fut de retour de Rome, Aunemundus lui conféra la tonsure et le garda trois années près de lui.

Un tournant politique s’opéra alors et, à la mort de Clovis II, le maire du palais Ebroin fit arrêter cet évêque dont l’influence prenait trop d’envergure ; tandis que l’Anglais Wilfrid était prié de quitter bien vite les lieux, Aunemundus, lui, déjà malade, fut conduit à Mâcon et y fut assassiné, le 28 septembre 658.  Il se pourrait aussi que la reine-mère Bathilde ait soutenu ce complot.

Ce bref épiscopat avait duré de 654 à 658, pour s’achever dans le sang. Quoique cet assassinat eût toute la couleur d’une pure intrigue politique, il fut considéré comme un véritable martyre.

Saint Aunemundus de Lyon est commémoré le 28 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Chunialdus et Gisilarius de Salzburg

8e siècle

 

Ces deux prêtres furent des compagnons d’apostolat de s.Rupert (v. 27 mars).

Peut-être étaient-ils d’origine franque.

D’après la Tradition, ils évangélisèrent la tribu des Avares dans la région de Vienne.

C’est peut-être eux aussi qui édifièrent l’église Saint-Rupert de Vienne, la plus ancienne de cette capitale.

Leurs reliques reposent, avec celles de s.Rupert, dans la cathédrale de Salzburg.

Chunialdus et Gisilarius ont été récemment inscrits dans la dernière édition du Martyrologe.

Cependant on n’a pas d’autres informations sur eux.

Les saints Chunialdus et Gisilarius sont commémorés le 28 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Lioba de Tauberbischofsheim

700-782

 

Lioba (Leobgytha, d’après une lettre autographe) était anglaise de naissance, née dans le Wessex, fille de Dynna et Ebba, qui étaient parents de s.Boniface (v. 5 juin).

Lioba fut en réalité un surnom, apparenté au mot Liebe, amour, tant elle était aimée de tous. Son prénom initial était Truthgeba.

Elle entra au monastère de Wimbourne (Dorset), où sa soif de lecture lui procura une ample connaissance de l’Ecriture, des Pères, des conciles et du droit canonique.

Boniface appela sa parente (cousine ?) en Germanie, pour gouverner un monastère dans la région de l’actuelle Mannheim. Il attachait beaucoup d’importance à la présence de moines et de moniales, dont la prière l’aurait puissamment aidé dans son apostolat.

Lioba fut une abbesse prudente, plus sévère pour elle-même que pour les moniales.

Pour éteindre un incendie, elle fit jeter dans la rivière proche du sel bénit par Boniface : cette eau se révéla merveilleusement efficace. Une autre fois, sa prière calma une effroyable tempête.

Boniface estimait tellement Lioba, qu’il demandait que leurs restes fussent placés côte à côte. C’est lui qui mourut le premier (754) ; il fut enseveli à Fulda. A cette occasion, Lioba obtint la permission d’entrer dans la clôture des moines pour aller prier sur le tombeau du Martyr.

Quand elle mourut à Schornsheim, le 28 septembre 782, elle fut à son tour enterrée à Fulda.

Sainte Lioba est commémorée le 28 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Václav de Bohême

907-935

 

Wenceslas (ou aussi Venceslas), en tchèque Václav, était né vers 907 à Stochov (Libušin, Bohême) ; lui et son frère, Boleslas, étaient les fils de Vratislav 1er et de Dragomir (Drahomira).

L’adolescence de Václav fut marquée par la mort de son oncle paternel, Spitigniev, et de son père, dans quelque expédition militaire contre les Hongrois, de sorte que Dragomir assuma la régence. 

Cette femme, qui avait accepté de faire baptiser ses garçons, n’était pas vraiment convaincue de son christianisme, et jalousait l’excellente influence que la grand-mère, Ludmilla, une grande chrétienne, avait sur les enfants. On suppose que c’est grâce à cette grand-mère que des prêtres passèrent à la cour ou dans la famille. 

Ensuite, Václav fréquenta l’école à Budeč, où il apprit le latin.

Tandis que sa foi grandissait avec lui, des courtisans en prirent ombrage et suscitèrent la haine dans le cœur de Dragomir, qui éloigna tout clergé de son fils, et alla jusqu’à faire assassiner la grand-mère. Ludmilla, considérée martyre, fut canonisée (voir au 16 septembre).

Dans la Bohême, ce fut le chaos ; le duc de Bavière l’envahit et pensait la mettre sous la tutelle germanique.

Václav accède au trône en 924, et tandis qu’on s’attendait à partir en guerre contre l’envahisseur, le jeune Duc étonna tout le monde en imposant ses vues pacifiques : il «acheta» la paix avec la Bavière contre un tribut annuel de cent-vingts bœufs et cinq-cents talents d’argent.

Il adressa de sévères reproches à tous les courtisans qui étaient intervenus pour éloigner de la cour toute influence chrétienne ; au contraire il fit venir des prêtres ; les reliques de sainte Ludmilla furent rapportées à Prague. Et Dragomir fut ni plus ni moins éloignée de la cour.

Le jeune Prince chercha à supprimer la peine capitale, et fit détruire les potences dans son royaume. Il racheta au marché des esclaves païens pour les amener au baptême chrétien ; il fit construire une première chapelle pour recevoir les reliques de saint Guy (Vitus, Veit), ce qui explique que l’actuelle cathédrale de Prague soit dédiée à ce Martyr.

Le frère de Václav, Boleslav, conspira contre son frère pour s’emparer du pouvoir. Un premier attentat fut annulé le 27 septembre 929 (ou 935) lors d’un banquet ; Boleslas attendit son frère le lendemain matin, 28 septembre, et le frappa au moment où le Prince entrait à l’église pour assister à l’office du matin. Blessé, Václav se précipita dans l’église, où les sicaires de son frère le poursuivirent pour l’achever.

Saint Václav fut très vite reconnu comme martyr et des miracles eurent lieu. Le plus beau fut sans doute la conversion de Boleslav, qui reconnut son erreur, appliqua la même politique pacifiste que son frère, et fit rapporter la dépouille de son frère dans la cathédrale de Praque. 

Saint Václav fut canonisé dès le 10e siècle. Sa fête est au 28 septembre.

Thiemo de Salzburg

1040-1102

 

Le prénom de cet archevêque connaît différentes formes : Diemo, Ditmar, Tyemo, Theodemar.

Il naquit vers 1040 en Bavière, du comte Thiemo II, descendant des comtes de Formbach (Passau).

Entré chez les Bénédictins de Niederaltaich, il y déploya ses grands dons de peintre et sculpteur. Actuellement, on lui attribue plusieurs statues de la Vierge Marie en Autriche.

En 1077, il fut élu abbé à Salzburg, où il se montra fidèle au pape dans la querelle des investitures, de sorte qu’en 1081, l’archevêque usurpateur Berthold l’éloigna de Salzburg.

Thiemo passa à Hirsau, Schaffhausen, Admont : ce n’est qu’en 1086 qu’il put enfin rentrer à Salzburg, en même temps que l’archevêque Gebhard, qui était fidèle au pape.

En 1090, Thiemo fut choisi pour succéder à Gebhard.

En 1095, il fut présent au synode de Plaisance.

En 1097, il fut pris par Berthold durant une bataille et incarcéré pendant cinq années. Un bon moine réussit à le faire s’évader.

En 1101, il prit part à la croisade, mais fut fait prisonnier par les Musulmans à Eregli. Il fut supplicié à Ascalon (ou à Chorasan), où les Musulmans lui arrachèrent les intestins ; dans une des versions, il aurait refusé de restaurer une statue de dieu païen, et l’aurait brisée, ce qui entraîna sa condamnation à mort (mais cette dernière hypothèse semble non valable, puisque la confection d’images divines est prohibée par l’Islam).

Thiemo a beaucoup été vénéré dès l’annonce de son martyre, le 28 septembre 1101, mais ne se trouve pas dans le Martyrologe Romain.

 

 

Simón de Rojas

1552-1624

 

Simón naquit à Valladolid dans la Castille espagnole, le 28 octobre 1552, fête de l’apôtre Simon. Ses parents, Gregorio et Constanza étaient très chrétiens, particulièrement la maman, qui fit germer dans l’âme du petit garçon un grand amour pour la Sainte Vierge. Il avait quatorze mois lorsqu’il prononça ses premières paroles : “Ave Maria”. 

Simón fut un grand serviteur de Marie, comparé par Lopez de Vega à s. Bernard de Clairvaux et à s. Ildephonse de Tolède.

A douze ans, il entra chez les Trinitaires de sa ville natale, où il fit sa profession religieuse en 1572 (de nouveau le 28 octobre). Il était très heureux quand il pouvait visiter les sanctuaires consacrés à Marie ; il la priait instamment, imitait ses vertus, chantait ses louanges et mettait en relief son importance dans le mystère de Dieu et de l'Eglise. 

Ses études se déroulèrent à Salamanque. A travers ses études théologiques, il comprit toujours davantage la mission de Marie et sa coopération avec la Trinité au salut du genre humain et à la sanctification de l'Eglise ; il fut ordonné prêtre en 1577, enseigna la philosophie et la théologie à Tolède, puis fut nommé supérieur de plusieurs couvents et envoyé trois fois comme visiteur apostolique, charges où il montra une grande vertu de prudence. A la fin de sa vie, il eut la charge de précepteur des Infants d’Espagne, de Provincial de Castille, enfin de confesseur de la Reine Isabelle de Bourbon.

Il vécut ses vœux religieux à l'exemple de Marie. Il croyait que pour être à Dieu comme Marie, il fallait être son esclave, ou mieux, esclave de Dieu en Marie ; c'est pourquoi, il institua la Congrégation des Esclaves du Très Doux Nom de Marie (1612), à la plus grande gloire de la Trinité, à la louange de Notre-Dame, au service des pauvres. Pour lui, être esclave de Marie signifiait une appartenance totale à Elle : "Totus tuus", pour être uni plus intimement au Christ et, en Lui, par l'Esprit, au Père.

La Congrégation qu'il a fondée avait un caractère laïcal : elle était ouverte à toutes les catégories sociales. Les inscrits, parmi lesquels figuraient même le roi et ses enfants, s'engageaient à glorifier Marie, en aidant les pauvres, ses fils de prédilection. Son œuvre vit encore en Espagne. Celui qu'on considère comme un des plus grands contemplatifs de son époque, prouve dans son ouvrage “La prière et ses grandeurs” que la dimension contemplative doit aller de pair avec la vie active et se réaliser par les œuvres de miséricorde. Fidèle au charisme trinitaire, il promut la rédemption des esclaves, assista tous les pauvres qu'il rencontrait, réconforta infirmes, prisonniers et marginaux de tous genres. Quand on lui proposa des fonctions à la Cour, il n'accepta qu'à la condition de pouvoir continuer à se consacrer à "ses" pauvres, qu'il secourait à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.

Multiples ont été les manifestations de son amour envers la Vierge Marie. Tous les peintres, qui ont fixé son image sur la toile, mettent sur ses lèvres la salutation “Ave, Maria”, qu'il prononçait si fréquemment qu'on l'appelait “Le Père Ave Maria.” Il fit imprimer par milliers des images de Notre-Dame avec l'inscription “Ave, Maria”, les envoyant partout, même à l'étranger. Il fit confectionner des chapelets très simples avec soixante-douze grains azur unis par une cordelette blanche - les symboles de l'Assomption et de l'Immaculée - en souvenir des soixante-douze ans de la vie de Marie, selon la croyance de son époque, et les envoya même en Angleterre. Profitant de son influence à la Cour, il fit écrire en lettres d'or sur la façade du palais royal de Madrid la salutation angélique: "Ave, Maria". Le 5 juin 1622, il obtint du Saint Siège l'approbation de l'office et de la messe qu'il avait composés en l'honneur du Nom de Marie, et que, plus tard, Innocent XI étendit à l'Eglise universelle ; cette fête se célèbre le 12 septembre.

A sa mort, le 28 septembre 1624, les honneurs funèbres qu'on lui rendit eurent l'aspect d'une canonisation anticipée. Pendant douze jours, les plus célèbres orateurs de Madrid exaltèrent ses vertus et sa sainteté. Le Nonce du Pape, impressionné par tous les signes de vénération qu'on lui rendait, ordonna quelques jours après sa mort que l'on commençât les procès en vue de sa glorification par l'Eglise. Il fut proclamé bienheureux en 1766. En 1988, avant de conclure l'année mariale, le Pape Jean-Paul II l’a canonisé, lui qui avait pour devise “Totus tuus”, pour exprimer son appartenance totale à Marie.

 

 

Oh Margarita

 ? -1868

 

Oh Margarita est une laïque coréenne.

Elle fut martyrisée à Juksan (Gyeonggi-do) le 28 septembre 1868, mais on ne sait de quelle façon, et fut béatifiée en 2014.

 

 

Pak Gyeong-jin Franciscus

 1835-1868

 

Pak Gyeong-jin Franciscus est un laïc coréen né en 1835 à Gimhae (Gyeongsang-do, Corée S).

Il fut martyrisé à Juksan (Gyeonggi-do) le 28 septembre 1868, mais on ne sait de quelle façon, et fut béatifié en 2014.

Josep Tarrats Comaposada

1878-1936

 

Josep (José, Joseph) était né à Manresa le 29 août 1878, dans une famille très chrétienne.

Adolescent, il fut servant de messe à la paroisse et membre de pieuses associations : de l’Immaculée Conception, de saint Stanislas.

Il entra dans la Compagnie de Jésus en 1895, mais ne fit pas d’études pour le sacerdoce. Il resta Frère et, après le noviciat, émit les vœux de religion.

Il fut chargé de l’infirmerie, de portier, à Tortosa puis Valencia.

Quand la Compagnie fut dissoute par le gouvernement républicain (1932), il s’occupa d’un père jésuite âgé, puis passa à la Maison de retraite pour personnes seules, tenue par les Petites Sœurs des Pauvres, toujours à Valencia, en vue de soigner les pères jésuites qui s’y trouvaient.

Après le 18 juillet 1936, il chercha à se réfugier, mais ne trouva rien et retourna à la Maison de retraite.

C’est là qu’on vint l’arrêter, sur dénonciation, pour le fusiller.

C’était le 28 septembre 1936, à Valencia, et Josep fut béatifié en 2001.

 

 

Amalía Abad Casasempere

1897-1936

 

Née le 11 décembre 1897 à Alcoy (Alicante, Espagne), et baptisée le même jour, Amalía grandit dans l’idéal chrétien de sa famille.

En 1924, elle épousa Luis Maestre Vidal, un capitaine, d’où naquirent trois filles. 

La Providence permit que Luis mourût dès 1927, à la guerre en Afrique. Amalía ne perdit pas courage, elle se confia totalement à la Mère de tous les Chrétiens, et donna le temps qui lui restait en dehors des tâches domestiques à des associations chrétiennes, l’Action Catholique en premier lieu, mais aussi la catéchèse paroissiale et d’autres œuvres de charité.

Quand fut proclamée la République (1931), elle s’exposa personnellement en allant retirer le Saint-Sacrement exposé dans l’église des Carmélites, pour éviter une profanation.

En 1935, elle rendit visite à son frère Antonio, jésuite en Italie, qui l’exhorta vivement à s’offrir entièrement à Dieu. Malgré une santé imparfaite, revenue en Espagne, elle se donna totalement à l’apostolat.

Lors de la guerre civile de 1936, elle ne se gêna pas pour cacher chez elle des Religieuses, au risque de sa propre vie. Elle fit des visites aux prisonniers, pour leur redonner courage et à l’occasion les aider matériellement.

Cette activité devenait trop suspecte aux yeux des révolutionnaires, qui vinrent l’arrêter. En prison, on lui fit subir toutes sortes de vexations, elle souffrit aussi de la faim.

On l’emmena sur la route Benillup-Almudaina pour la fusiller, le 28 septembre 1936.

La Providence s’occupa des trois orphelines, qui avaient entre neuf et douze ans, et qui furent prises en charge par des gens charitables. L’une d’elles devait plus tard être missionnaire en Afrique.

Madame Amalía fut béatifiée en 2001.

 

 

Josep Casas Juliá

1914-1936

 

Josep (José, Joseph) était né à Ordal (Barcelone) le 22 décembre 1914, dans une famille très chrétienne.

A onze ans, il entra au petit séminaire des Carmes de Palafrugell, puis entra vraiment dans l’Ordre des Carmes déchaux, avec le nom de Joachim de Saint-Joseph.

Après la profession (1932), il fit les études de théologie à Badalona et les avait à peine terminées au moment où éclata la guerre civile de 1936.

Réfugié chez ses parents, il fut arrêté avec son cousin (Josep Casas Ros) le 27 septembre 1936.

Conduits à Vilafranca del Penedés (Barcelone), ils furent tous deux fusillés le lendemain soir sur la place de Moyá (Barcelone) : on leur avait offert la vie sauve, contre leur apostasie.

C’était le 28 septembre 1936 ; Josep n’avait pas vingt-deux ans ; il fut béatifié (avec son cousin) en 2007.

 

 

Francesc Javier Ponsa Casallach

1916-1936

 

Il était né à Moyá (Barcelone) le 20 août 1916, de Pedro et Rosa, aîné des trois garçons de ce couple chrétien, qui le firent baptiser une semaine plus tard : il porterait les noms de Francisco (ou Francesc) Valentín Ramón. 

Outre son travail quotidien, le papa était sacristain de la paroisse.

Francesc étudia chez les Pères des Ecoles Pies, accompagnait son père à l’église et servait la messe.

Vers quatorze ans, il fut apprenti chez un menuisier et devint très adroit dans ce travail.

Il fit partie de l’Action Catholique.

Il voulut entrer dans l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, ce qui contrariait tout--à-fait les vues de ses parents, qui remettaient à plus tard, qui cherchaient à le détourner de cette orientation… Cette réaction n’est pas rare, elle contraste avec la «piété» des parents chrétiens, mais même des chrétiens peuvent avoir des réactions erronées.

Francesc cependant fut de plus en plus convaincu de sa vraie vocation, surtout après avoir visité l’établissement des Hospitaliers à Barcelone. Il était surtout attiré par les enfants malades, boiteux, aveugles, bossus…

Mais la conviction du fils n’entraînait pas celle du père : ce dernier entra dans des colères violentes, des menaces terribles, qui attristaient beaucoup le garçon. Il s’épanchait auprès de son directeur spirituel.

En février 1935, il alla consulter le directeur de la Maison des Exercices à Vic. A son retour, il fut simplement mis à la porte de la maison par son père. Francesc ne put que constater qu’ainsi il était entièrement libre de son choix.

Après un petit pèlerinage à la Vierge de Montserrat, il se présenta à Sant Boi de Llobregat, le 20 février 1935. En juin, il reçut l’habit à Calafell et commença le noviciat avec le nom de Francisc Javier. Le Maître des novices était le père Braulio, qui allait bientôt recevoir le martyre.

Apprenant que sa mère était très malade, il lui rendit visite, accompagné du père Braulio : la maman fut cette fois-ci très heureuse et émue de voir son fils vêtu de l’habit religieux et, toute repentie de ses sentiments précédents, reconnut qu’elle mourait dans la joie de savoir son fils religieux.

Francesc fit la profession en juin 1936, entouré de parents et amis, et de prêtres qui savaient par quelles difficultés il était arrivé là.

Il fut envoyé à San Boi pour poursuivre sa formation (les républicains changèrent le nom de cette localité en Vilaboi, qui redevint San Baudilio ou Sant Boi de Llobregat après la guerre).

En juillet commencèrent les douloureux et même horribles jours de la révolution. Les cinquante-deux Frères de la communauté de Sant Boi durent évacuer le 26 juillet et se réfugier où ils pouvaient ; Francisc resta un peu à Barcelone, puis se dirigea vers la maison de ses parents.

A qui lui parlait du danger qu’il courait, il répondit : 

Je me rends bien compte de ça, mais que peut-on me faire ? M’enlever la vie ? Je n’ai pas peur de la mort, j’y suis préparé, si c’est le cas ; si telle est la volonté de Dieu, je donnerai volontiers ma vie. Advienne ce que Dieu veut.

Il se retira dans une maison de campagne de la famille ; il vivait au milieu des ouvriers agricoles, priant le chapelet, souvent à genoux.

Le 27 septembre, très tôt, des miliciens vinrent l’arrêter, parmi les insultes, les blasphèmes et les menaces. Ils l’enfermèrent dans le couvent des Pères des Ecoles Pies, transformé en prison.

Le 28 au soir, ceux du Comité de Granollers l’emmenèrent en camionnette au Coll de Posas, au kilomètre vingt-quatre de la route entre Moiá et Barcelone, à Sant Felíu de Codines.

Francesc comprenait bien ce qui lui arrivait. Il demanda quelques minutes pour prier. Tandis qu’on se moquait de lui, il se mit à genoux : une décharge de mitraillette l’abattit sur place.

Il fut donc exécuté le 28 septembre 1936 à San Felíu de Codines (Barcelone) et béatifié en 1992.

 

 

Josep Casas Ros

1916-1936

 

Josep (José, Joseph) était né à Ordal (Barcelone) le 26 août 1916, dans une famille très chrétienne.

En 1928, il entra au petit séminaire de Barcelone.

Durant les vacances, il revenait dans son pays et c’est là qu’il se trouvait au moment où éclata la guerre civile de 1936.

Il fut arrêté avec son cousin (Joaquín Casas Juliá) le 27 septembre 1936.

Conduits à Villafranca del Penedés (Barcelone), ils furent tous deux fusillés le lendemain sur la place de Moyá (Barcelone).

C’était le 28 septembre 1936 ; Josep venait d’avoir vingt ans ; il fut béatifié (avec son cousin) en 2007.

 

 

Mykyta Budka

1877-1949

 

Mykyta (ou Nykyta : Nicétas) naquit le 7 juin 1877 à Dobromirka, (Zbarazh, Galicie, alors dans l’empire austro-hongrois, dans la région de Ternopil).

Après son diplôme à l’école supérieure de Ternopil (1897), il servit dans l’armée autrichienne puis étudia le droit à Lviv.

En 1902, il étudia la théologie à l’université d’Innsbruck (Autriche) et fut ordonné prêtre à Lviv en 1905, pour l’Eglise catholique de rit oriental.

De 1907 à 1909, il étudia encore à Vienne et obtint le doctorat en théologie.

De retour à Lviv, il y fut préfet du grand séminaire.

En 1912, il fut nommé évêque titulaire de Patar et envoyé à Winnipeg (Canada) comme premier évêque pour les Ukrainiens émigrés. On donne à cet évêque le titre d’exarque apostolique

La mission de l’exarque était immense : cent cinquante-mille Ukrainiens étaient éparpillés sur toute la surface du Canada, de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique. Il organisa les paroisses, fit construire des églises, des écoles.

Il se montra un défenseur acharné de l’autonomie des Ukrainiens par rapport à la hiérarchie latine, et s’opposa vigoureusement à l’action missionnaire parmi ses ouailles, de la part des Eglises orthodoxe ou protestante.

En plus, il soutenait le mouvement patriotique nationaliste ukrainien et, bien avant le déclenchement de la guerre mondiale, il exhortait les réservistes ukrainiens à rapatrier pour combattre dans les rangs autrichiens ; mais comme l’Autriche de trouva en guerre contre le Canada, les autorités canadiennes confinèrent les Ukrainiens au Canada durant toute la guerre. 

Ayant résigné sa place, il fut évêque auxiliaire de Lviv en 1929. La Galicie était encore polonaise, mais passa sous le contrôle de l’Union soviétique après la seconde guerre mondiale, et Mgr Budka alors se montra fermement opposé au gouvernements communiste, ainsi qu’à la séparation de l’Eglise Ukrainienne de Rome.

C’est pourquoi il fut arrêté le 11 avril 1945, ainsi que d’autres évêques, par les services du NKVD et condamné à huit ans de prison.

En réalité, il mourut dans le camp de concentration de Karaganda (République de Kazakhstan), suite aux mauvais traitements, au froid, à la faim, aux tortures et au travail exténuant.

On conserve le 28 septembre 1949 pour son dies natalis, qui cependant pourrait être le 1er ou le 6 octobre suivant.

Il se peut même qu’on ait abandonné son corps aux animaux sauvages de la forêt environnante.

Mgr Dudka fut béatifié en 2001.

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