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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 23:00

29 SEPTEMBRE

 

SS Archanges Michel, Gabriel, Raphael.

III.

S Eutychius, évêque à Héraclée de Thrace et martyr.

IV.

SS Dadas, Kasdoa et leur fils Gabdelaa, martyrs en Perse.

Stes Ripsimis, Gaiana et leurs compagnes, martyres en Arménie.

V.

S Fraternus, évêque à Auxerre.

VI.

S Kyriakos, grec, neveu d'un évêque et fils d'un prêtre, prêtre en Palestine ("canonarque", il donnait le ton pour chanter et dirigeait le chant du canon) ; il avait comme gardien un gros lion très bien dressé et très poli ; il mourut à cent sept ans.

?

S Bouin, ermite dans la région de Troyes.

VIII.

S Liutwin, évêque à Trèves et fondateur de l'abbaye de Mettlach ; il aurait été le neveu de son prédécesseur (Basin) et le père de son successeur (Milo).

SS Cathold, Anno et Diethard, moines en Bavière et patrons de Eichstätt.

X.

S Alaric, ermite et moine à Einsiedeln.

XI.

S Garcia, abbé à Arlanza ; il aurait changé l'eau en vin un vendredi saint.

XII.

S Maurice, premier abbé à Langonnet, puis près de Quimperlé ; moins de trente ans après sa mort, l'abbaye prit le nom de Saint-Maurice.

XIII.

B Jehan de Montmirail, chevalier très vaillant devenu cistercien à Longpont où il fut un virtuose de la mortification. 

XIV.

B Richard Rolle, ermite en Angleterre, célèbre mystique.

B Charles de Blois, duc de Bretagne, lettré et musicien, auteur d'une Vie de s. Yves ; il avait habité le Penthièvre, domaine de son épouse et mourut à la bataille d'Auray.

XV.

B Jean de Gand, ermite à Saint-Oyend-de-Joux ; avant Ste Jeanne d'Arc, il intervint par ses prédictions auprès du futur Charles VII et du roi anglais Henri V. 

B Nicoló de Forca Palena, des Hiéronymites, mort centenaire.

S Jan de Dukla , franciscain (bernardin) polonais, patron de la Pologne, canonisé en 1997.

XVII.

SS Lorenzo Ruiz, premier martyr des Philippines, père de famille, martyr au Japon, béatifié en 1981 et canonisé en 1987, fêté le 28 septembre, avec les prêtres dominicains Miguel de Aozaraza (basque espagnol), Guillaume Courtet (français), Vincentius Shihotsuka de la Croix (japonais), et un laïc japonais lépreux, Lazarus de Kyoto ; ce dernier avait apostasié durant quelques heures puis s'était repenti.

S René Goupil, médecin, martyr au Canada chez les Hurons, fêté le 19 octobre avec s. Isaac Jogues et ses compagnons.

XX.

Bx martyrs espagnols  en 1936 :

- béatifiés en 2001 :

Jésuites : près de Valencia, les prêtres Pau Bori Puig et Darío Hernández Morató (*1864, 1880) et le profès Vicente Sales Genovés (*1881) ;

Capucins : près de Valencia, le prêtre Santiago Mestre Iborra (S. de Rafelbuñol, *1909) en même temps que son père et ses huit frères ;

Laïcs : à Lleida, Francesc de Paula Castelló Aleu (*1914) ;

- béatifiés en 2007 :

Salésiens : à Madrid, le prêtre José Villanova Tormo (*1902), et les clercs Virgilio Edreira Mosquera avec son frère Francisco (*1909, 1914) ;

- béatifiés en 2017 :

Diocésains : Antonio Martínez López (*1891), près d’Almería ;

Missionnaires du S.Cœur : près de Girona, les prêtres Abundio Martín Rodríguez, Antonio Arribas Hortigüela, José Vergara Echevarria, Josep Oriol Isern Masso  (*1908, 1908, 1908, 1909) ; les convers Gumersindo Gómez Rodríguez, Jesús Moreno Ruiz, José del Amo y del Amo  (*1911, 1915, 1916) ;

- béatifié en 2020 :

Diocésains : près de Grenade, le prêtre José Antonio Rescalvo Ruiz (*1880).

B Luigi Monza (1898-1954), prêtre italien, fondateur d'un cercle récréatif, “Nostra Famiglia”, pour occuper les jeunes (chœur, théâtre, études, sport), béatifié en 2006.

B Nicolás Tum Castro Quiatan (1945-1980), catéchiste guatémaltèque et acolythe, martyr, béatifié en 2020.

 

Eutychios de Périnthe

3. siècle

 

Périnthe - qui devint Héraclée de Thrace - se trouvait au NE de la Grèce antique ; c’est aujourd’hui la ville de Ereğli ou Marmara Ereğli, dans la partie européenne de la Turquie.

Cette ville était un siège épiscopal : Eutychios en fut évêque au troisième siècle.

Il aurait été martyr.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Eutychios de Périnthe au 29 septembre.

 

 

Rhipsimi et Gaiani d’Arménie

† 301

 

Il doit bien y avoir quelque chose d’authentique dans ce que raconte la «légende» de ces Saintes.

Rhipsimi (ou Ripsimis), avec sa nourrice Gaiani (ou Gaiana) se seraient enfuies de Rome, où l’empereur Dioclétien les convoitait, particulièrement Rhipsimi qui était d’une ravissante beauté. On pourrait supposer qu’elles habitaient déjà dans quelque province orientale. Le fait est qu’elles vinrent en Arménie, à Vagharchapat vraisemblablement.

Le roi arménien Tiridate IV, à son tour, se les fit amener et, s’étant fait éconduire par elles, les tortura : Rhipsimi eut la langue arrachée, l’estomac ouvert, les yeux crevés et fut exécutée. Gaiani subit un sort analogue.

Leurs corps furent ensuite mis en morceaux.

Cela se passa vers 301 à Etchmiadzin.

On a associé à Rhipsimi et Gaiani des Compagnes, au nombre d’une trentaine. Elles sont les premières Martyres de l’Arménie.

Le Martyrologe Romain mentionne saintes Rhipsimi et Gaiani d’Arménie au 29 septembre.

 

 

Fraternus d’Auxerre

† 451

 

Fraternus succéda à s.Germain (v. 31 juillet) et fut donc le septième évêque d’Auxerre, en 448.

Il aurait été ce prêtre appelé ailleurs Saturnus, à qui Germain confia la direction du diocèse en son absence.

Fraternus, donc, fut consacré le 26 septembre 448.

En 451, les Huns traversèrent la ville. Ce seraient eux qui auraient mis à mort Fraternus ; mais ce fait est contesté.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Fraternus d’Auxerre au 29 septembre.

 

 

Kyriakos l’anachorète

449-557

 

Kyriakos naquit en 448-449 à Corinthe (Grèce), de Ioannis et Eudoxia. Ioannis était prêtre.

Quand il eut dix-huit ans, son grand-oncle Petros, évêque de Corinthe, l’ordonna lecteur. Mais Kyriakos entendit l’appel de Dieu quand on proclama le verset évangélique : Si quelqu’un veut se mettre à ma suite, qu’il se renonce, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive (Mt  16:24) ; il partit secrètement pour Jérusalem.

Il se présenta à s.Euthymios (v. 20 janvier), qui lui remit l’habit monastique, mais ne voulut pas le garder à cause de son jeune âge ; il l’envoya à s.Gerasimos (v. 5 mars) : celui-ci se prit d’une grande amitié pour Kyriakos, car ce jeune moine faisait de très grands et rapides progrès dans la sainteté, mettant à profit tout ce que la grâce de Dieu suggérait à son cœur. Après neuf années de cette vie très ascétique au pain et à l’eau, Kyriakos revint au monastère d’Euthyme, qui venait de mourir.

Mais le monastère était en train d’évoluer : la vie érémitique était en passe de devenir cénobitique, et les moines se divisèrent. Kyriakos préféra s’en séparer pour aller à la laure de Soukas. A quarante ans, il reçut le sacerdoce et fut nommé sacristain (skevophylax) : il était chargé du soin des vases sacrés, des reliques ; il devait annoncer l’office et, durant l’office, donner le ton. Cela dura une quarantaine d’années, durant lesquelles jamais le soleil ne le vit en colère, ni manger de nourriture : ceci pourra nous sembler impossible, mais c’est Kyriakos lui-même, en toute simplicité, qui le reconnut.

Pour annoncer l’office de nuit, il prenait son temps et frappait lentement et consciencieusement une pièce de bois, en récitant entièrement le long psaume 118 (le plus long de tous, qui comporte vingt-deux strophes de huit versets).

Il avait environ soixante-dix ans, lorsqu’il se retira dans le désert de Natouphas, où sa nourriture consista en oignons sauvages ; voulant tout de même fuir les foules qui le cherchaient pour obtenir de sa prière des délivrances ou des guérisons, Kyriakos  - nonagénaire - alla s’installer dans le désert de Rouba, qu’il dut encore quitter. Il vint à Sousakim, pendant sept années, revint quelque temps à Soukas, dans une grotte étroite et sombre, où on le consultait pour combattre les partisans de l’origénisme, puis repartit à Sousakim, désormais centenaire.

L’endroit où il se fixa, était gardé par un gros lion qu’il avait dûment apprivoisé ; l’animal était fort poli et d’une gande douceur.

Deux ans avant de mourir, Kyriakos fut ramené par des moines à Soukas. Il y mourut à plus de cent-huit ans, en 557.

Saint Kyriakos l’anachorète est commémoré le 29 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Liutwin de Trèves

† 715

 

Lutwinus - Liutwin, Lutwin, Ludwin, Leodewin, selon les traducteurs et les époques, était de souche noble franque.

Il avait un oncle, Basin, qui fut évêque de Trèves jusqu’en 705.

Entre temps, Liutwin se maria et eut deux fils, Milo et Wido, peut-être aussi une fille nommée Rotrude.

D’après une sorte de légende, lors d’une expédition de chasse, il s’endormit en plein soleil dans une clairière, mais un aigle vint étendre ses grandes ailes au-dessus de lui pour le protéger d’une possible insolation. Quand son serviteur le lui raconta, il vit là un signe de Dieu et fit construire à cet endroit une chapelle.

Vers 690, il fonda le monastère de Mettlach.

A la mort de l’oncle Basin, c’est lui qui fut choisi pour lui succéder, comme trentième évêque de Trèves. Ici intervient un épisode difficile à résoudre historiquement : Liutwin aurait aussi assumé les diocèses de Reims et de Laon, ce qui lui pouvait lui conférer une immense autorité dans le royaume franc.

Le fait est que, lorsqu’il mourut à Reims, en 715, c’est son fils Milo qui fut évêque, à Trèves comme à Reims, alors que la liste épiscopale de Reims ne contient pas le nom de Liutwin. La liste de Laon, en revanche, n’a les noms ni de l’un ni de l’autre.

Milo voulut inhumer son père à Trèves, mais les circonstances ne s’y prêtaient pas. On décida alors de «laisser choisir» au Défunt le lieu de sa sépulture : on déposa son cercueil sur une embarcation, qui remonta d’elle-même la Moselle, la Sare, et vint acoster à Mettlach, où les cloches se mirent spontanément à sonner.

Saint Liutwin de Trèves est commémoré le 29 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Alaric d’Ufnau

† 973

 

Le peu qu’on dit sur s.Alaric (Adalaric) n’est pas absolument certain.

Il serait le fils de Burchard II, duc des Alemans, et de Regulinda. Certains avancent que cette dernière, d’après la chronologie, n’eut pas d’enfants.

De bonne heure, ces pieux parents le confièrent à l’abbaye d’Einsiedeln, où il commença son noviciat vers 940.

La confiance de ses supérieurs le fit nommer - on ne sait au juste : portier, ou cellerier ou hôtelier, raison pour laquelle il est représenté avec un trousseau de clefs.

Mais Alaric tendait vers plus de solitude et vint habiter longtemps sur l’île d’Ufnau, dans le lac de Zürich, où d’ailleurs sa mère le rejoignit, fit construire deux églises et mourut, léguant à Alaric de grandes propriétés. Alaric en profita pour faire construire l’habitation des ermites venus vivre avec lui.

Plusieurs fois, l’eau monta sur le lac, empêchant tout accès à l’île : Alaric reçut alors d’un ange le pain qui lui était nécessaire pour la journée.

Alaric mourut dans cette solitude, vers 973.

Saint Alaric d’Ufnau est commémoré le 29 septembre dans le Martyrologe Romain.

Maurice Duault de Langonnet

1113-1191

 

Maurice naquit au village de Kerbarth en Croixanvec (Morbihan), de parents laboureurs, qui vinrent s’établir ensuite à Loudéac (Côtes d’Armorique).

On raconte qu’ayant été envoyé par ses parents garder un champ fraîchement ensemencé contre les corbeaux, il intima l’ordre à ceux-ci de le suivre dans la grange où il les enferma et put les observer à son aise.

L’enfant commença à étudier avec d’excellents résultats ; on l’envoya étudier à Pontivy puis à Paris ; devenu clerc, il fut déjà écolâtre (professeur).

Il reçut le sacerdoce à vingt-trois ans.

Mais Maurice n’avait pas d’ambitions terrestres ; en 1140, il alla se présenter à la nouvelle abbaye cistercienne de Langonnet.

Il y cherchait le recueillement et l’oubli, qui ne durèrent pas longtemps : en 1145, il fut élu abbé, et le resta une trentaine d’années.

En 1177, Langonnet donnait naissance à une nouvelle abbaye sur les terres de Carnoët, et Maurice accepta d’y guider le premier groupe ; ce fut l’abbaye Notre-Dame de Carnoët.

C’est dans ce havre de paix et de poésie que son âme acheva de s’unir à Dieu. En retour, Dieu lui accorda le don des miracles, avant comme après sa mort.

Celle-ci eut lieu à Carnoët, croit-on, le 29 septembre 1191. 

Si la procédure de canonisation n’a pas pu aboutir, la vox populi s’en est chargée et les papes concédèrent à l’Ordre cistercien la célébration de la fête de saint Maurice de Langonnet. 

L’abbaye Notre-Dame de Carnoët prit le nom d’abbaye Saint-Maurice.

 

 

Jehan de Montmirail

1165-1217

 

Jehan naquit en 1165, fils d’André de Montmirail (Brie) et Hildiarde d’Oisy. 

Son heureux caractère et ses bonnes dispositions faisaient la joie et la fierté de ses bons parents. Sa mère mourut tôt, et la seconde épouse de son père fut vraiment une seconde mère pour lui.

Jehan étudia le latin, le droit ; chevalier en esprit avant que de l’être dans les faits, il se montra grand justicier, courageux dans toute ses actions.

Il fréquenta le fils de Louis VII, qui était du même âge, le futur Philippe Auguste. Très renommé, il cumulait les titres : baron de Montmirail, comte de La Ferté-Gaucher, seigneur de La Ferté-sous-Jouarre (et d’autres lieux), vicomte de Meaux, châtelain de Cambrai. Ami du roi, il en devint le favori et le conseiller.

Il épousa vers 1185 Helvide de Dompierre et de Bourbon, dont il eut sept enfants : Guillaume, Jean II, Mathieu, Elisabeth (qui fut religieuse), Félicie, Marie et Renaud (qui mourut en croisade).

De l’avis unanime des contemporains, Jehan fut un preux chevalier qui sut rendre au roi Philippe Auguste des services signalés ; devant Gisors, il lui sauva la vie.

Il fut un chevalier magnifique et prodigue. Il lui arrivait, avoua-t-il plus tard, de gaspiller mille livres dans un seul tournoi.

Devant la conduite indigne d’un chanoine régulier, il voulut changer de vie ; un vrai changement, et non un petit arrangement, qui se produisit autour de l’an 1200. Il avait déjà brillé par son grand cœur, il continua en maintenant le bon ordre dans toutes ses terres, redressant les torts, se montrant sévère envers les injustices et bon avec les faibles.

Il déclara libérés de leur dette ceux qui avaient emprunté à des usuriers.

Il ouvrit un hospice près de son château, où il fut le premier infirmier et s’occupa avec empressement des malades parfois les plus repoussants. Un jour qu’une odeur infecte sortait d’une horrible plaie, il s’employa à intervenir, assurant que cette odeur m’est un parfum. C’étaient mes péchés qui sentaient mauvais.

Il se faisait coiffer avec le peigne utilisé pour les teigneux.

Il porta sur son dos jusque chez elle une pauvre femme malade, en plein jour, sans s’occuper du qu’en dira-t-on.

Il prit l’habit d’un lépreux et lui remit son propre habit. Il faisait coucher un pauvre dans son lit et dormait par terre.

Il supplia un jour Notre-Dame de l’exaucer, et la réponse fut… une vive douleur au côté, qui le tourmenta quatre ans.

Il songea à partir en guerre contre les Albigeois : on l’en dissuada et il obéit ; après avoir consulté des théologiens, il entra à l’abbaye cistercienne de Longpont, avec l’assentiment de son épouse.

Dans cette abbaye, il montra une parfaite obéissance et une réelle humilité à servir les confrères. Quand l’abbé lui ordonna de manger tout le pain qu’on lui donnait, il le fit ; puis tout un poisson, il avala aussi la tête et les arêtes. Un jour qu’un de ses anciens domestiques, entré au monastère, lui avait ciré ses chaussures, il ne s’en consola qu’en allant cirer celles du domestique. Même le mot de «cistercien» lui semblait excessif pour lui ; il aurait préféré être un valet de ferme qui se sanctifie par le fumier et le purin. 

Jean mourut le 29 septembre 1217 et, si le procès de canonisation n’aboutit pas, le culte en fut cependant approuvé en 1891.

 

 

Richard Rolle

1290-1349

 

Richard Rolle fut un ermite anglais et un des grands mystiques de son temps.

Il naquit en 1290 à Thornton (Yorkshire N).

A dix-neuf ans, il quitta ses études à Oxford pour embrasser la vie érémitique, au grand dam de sa famille.

Il assure que, s’il changea de lieu de retraite, c’était sincèrement pour trouver la vraie solitude. Il fut auprès de la maison de John Dalton, puis à Richmond, enfin non loin d’un monastère de Cisterciennes de Hampole. Il fut aussi en d’autres endroits, qu’on n’a pas identifiés.

On le laissa prêcher, mais il n’est pas sûr qu’il ait été prêtre. On ne sait pas non plus s’il fut assistant spirituel des Cisterciennes de Hampole.

Il a laissé un œuvre assez important, en latin et en anglais, dans un style souvent poétique, qui fut largement diffusé dans toute l’Europe.

On découvre dans ses écrits qu’il fut à ce point embrasé de l’amour de Dieu, qu’il perdit tout attrait pour les créatures.

Il a écrit notamment Incendium amoris (Le feu d’amour) et De l’amendement du pécheur, Le modèle de la vie parfaite, Le ‘Pater’…

Il mourut à Hampole le 29 septembre 1348, peut-être victime d’une épidémie de peste. Des miracles se produisirent sur sa tombe. A partir de 1380 un culte se développa, qui le fit appeler bienheureux, mais il ne se trouve pas au Martyrologe.

 

 

Charles de Blois

1319-1364

 

Charles était le fils de Guy de Châtillon et de Marguerite de Valois, la sœur du roi Philippe VI.

Le pieux jeune homme eut toute sa (courte) vie à combattre à cause d’une pitoyable guerre de succession interminable. Lui-même écrivit un jour : Il eût mieux valu que je fusse frère mineur, car le peuple de Bretagne ne peut avoir la paix à cause de nos querelles, et cependant je ne puis rien là-dessus sans le conseil des barons.

En 1337, il épousa Jeanne de Penthièvre, avec laquelle il eut trois fils et deux filles. D’aucuns prétendent qu’il eut aussi un fils naturel, ce qui, pour un homme comme Charles, paraît improbable.

C’était un bel homme, lettré, connaissant le latin, la musique, composant des vers.

Pieux, il portait un cilice serré par une corde de crins et passait de longues heures en oraison. Ce fut un protecteur des Religieux, les Frères mineurs en particulier, des hôpitaux, des pauvres et des orphelins, qui bénéficiaient de ses largesses.

En 1347, il obtint la canonisation de saint Yves (v. 19 mai), pour lequel il avait une grande dévotion.

Cette même année, il fut fait prisonnier par les Anglais à La Roche-Derrien, après avoir reçu dix-huit blessures. C’est durant sa captivité en Angleterre qu’il écrivit une biographie de saint Yves. En 1351, laissant ses deux fils en otages (Gui mourra sur place durant ce temps), il tenta de rassembler le prix de sa rançon, se reconstitua prisonnier et ne fut libéré qu’en 1356, moyennant une énorme rançon qui n’était pas encore soldée à sa mort.

Peu après sa libération, il fit un pèlerinage pieds-nus à Tréguier, par un temps glacial : on voyait sa chair se détacher en lambeaux et saigner en abondance.

Charles mourut lors de la bataille d’Auray, le 29 septembre 1364.

La canonisation faillit avoir lieu au moment où le pape Grégoire XI allait quitter Avignon pour rentrer à Rome (1376). La bulle se perdit. Le culte immémorial fut confirmé en 1904.

Jean de Gand

† 1439

 

Moins connu que sainte Jeanne d’Arc, notre ermite précéda la grande Héroïne auprès des rois de France et d’Angleterre.

L’ermite habitait la grotte Sainte-Anne, qui dominait Saint-Oyend-de-Joux, l’actuelle Saint-Claude ; la ville doit son nom au saint évêque, que Louis XI appelait “Monseigneur Saint Claude”. On utilisait fréquemment des “patenostres de sainct Claude” ou chapelets : Jean en laissa un au roi Louis XI, qui tenait cette relique en grande vénération. Le tombeau du Saint comtois était le but de pèlerinages européens, et Jean était donc venu s’y établir, vraisemblablement originaire de Gand.

Divinement inspiré, Jean alla trouver le dauphin Charles, réfugié à Bourges depuis juin 1418. Il lui promit un fils et la paix. Notons qu’à cette date, Jeanne d’Arc avait six ans et sa mission commencera en 1428, même si ses “Voix” lui parlèrent déjà bien avant cette date.

Jean alla ensuite voir Henri V d’Angleterre. Il le rencontra après août 1421 et lui demanda d’abandonner sa conquête de la France. Le roi ayant répondu de façon évasive, l’ermite lui annonça que Dieu le ferait mourir avant un an.

Près de mourir, Henri V revit l’ermite, qui lui ôta tout espoir de triompher de la France en la personne de son héritier (1422). 

C’est donc quelques années plus tard que Jeanne d’Arc entrera en action, et fut immolée, comme l’on sait, en 1431.

L’ermite Jean, quant à lui, mourut à Troyes le 29 septembre 1439, après avoir vu ses prédictions réalisées. Il aimait fréquenter les Frères Prêcheurs de cette ville, et fut enterré dans leur église.

Louis XI, qui était scrupuleusement fidèle à ses amis célestes, tint à prouver sa reconnaissance au bon ermite qui avait annoncé sa naissance et la libération du royaume. En 1482, il fit lever le corps de l’ermite. L’épitaphe disait : “Ci-gît l’ermite de saint Claude, qui se nommait Jean de Gand…” Puis le roi écrivit au pape Sixte IV une supplique en vue de la canonisation du prophète patriote. Il envoya un drap d’or à placer sur le cercueil de Fr. Jean de Gand. 

Le 18 juillet 1483 - il devait mourir le 30 août - Louis demandait aux dominicains de Troyes des “patenôtres du saint ermite”. 

Sixte IV, bien disposé envers saint Claude, mourait à son tour en 1484, et la cause du bon ermite ne fut pas poussée plus avant. De nos jours, à Gand et surtout à Troyes, il a été question de la reprendre. 

Un reste des reliques de Jean a échappé à la Révolution et se trouve au carmel de Troyes.

Le bienheureux Jean de Gand n’est pas inscrit dans l’actuel Martyrologe Romain.

 

 

Nicoló de Forca Palena

1349-1449

 

Nicolas vint au monde dans une modeste maison de Forca (Chieti, Italie CE), au lendemain d’un grave tremblement de terre, le 10 septembre 1349. Il reçut au baptême le nom du Saint du jour, s.Nicola de Tolentino.

Vers trente ans, il pouvait déjà être prêtre, car il passa dans le bourg voisin de Palena, qui était plus sûr et fortifié, et où il exerça son ministère sacerdotal pendant une vingtaine d’années.

Lors d’un pèlerinage à Rome, il connut une communauté d’ermites agrégée au Tiers-ordre franciscain. L’endroit était proche des thermes de Néron. Les qualités et les dons intellectuels de Nicoló le firent nonmmer prieur.

Rome, au début du 15e siècle, était agitée par des factions ; les papes ne pouvaient y résider et l’ambiance était troublée. Nicoló alla fonder à Naples un ermitage avec un petit hospice.

En 1419, il revint à Rome et fonda sur le Janicule un ermitage sous la protection de saint Onuphre. Il se lia alors d’amitié avec Pietro Gambacorta de Pise qui, devenu pape, le garda auprès de lui et lui fit réformer deux couvents à Florence. Pietro Gambacorta avait fondé les Ermites de Saint-Jérôme (Hiéronymites), auxquels se joignirent Nicoló et ses disciples.

De retour au Janicule romain, Nicoló y mourut centenaire, le 1er  octobre 1449.

Les nombreux miracles aboutirent à la reconnaissance du culte en 1771, alors que Nicoló avait déjà été choisi depuis longtemps par Palena comme patron principal.

Les Hiéronymites furent officiellement dissous en 1933 ; l’église Saint-Onuphre est l’actuel siège de l’Ordre du Saint-Sépulcre.

Nicoló est commémoré au Martyrologe le 29 septembre.

 

 

Jan de Dukla

1414-1484

 

Ce n’est pas ce qu’on sait de lui qui remplira beaucoup de pages.

Jan naquit en 1414 à Dukla (Podkarpackie, Pologne).

Il fréquenta l’université de Cracovie et sut arriver à une heureuse harmonie entre la simplicité franciscaine et la sagesse théologique. Beaucoup voudront écouter ses homélies ou ses conseils en confession.

Il commença par vivre en ermite, dans la plus absolue pauvreté franciscaine, non loin du couvent de Dukla, où il entra ensuite. 

Bien vite, il fut appelé à être gardien (supérieur) du couvent de Lviv (ou Lvov, Ukraine), où il eut une grande activité comme prédicateur et confesseur.

Sur la suggestion de Giovanni de Capistrano, Jan passa aux Bernardins, des Franciscains réformés selon l’idéal de Bernardino de Sienne.

Parvenu à un grand âge, revenu à Dukla, il devint aveugle et se faisait lire l’Ecriture pour préparer ses homélies ; il gagnait à tâtons son confessionnal.

Il mourut le 29 septembre 1484 à Dukla.

De nombreux miracles attestèrent sa sainteté. Celui qu’on choisit en vue de la canonisation, fut reconnu en 1997.

Son culte fut confirmé en 1733. En 1739 Jan de Dukla fut proclamé patron principal de la Pologne et de la Lituanie, puis de la ville de Lvov et de la région.

Il fut canonisé en 1997.

Vincentius Shiotsuka

1576-1637

 

Né vers 1576 à Nagasaki (Japon), Vincentius entra chez les Dominicains, prenant le nom de Vincentius de la Croix.

Il fut ordonné prêtre.

Il subit le martyre, le même jour que Lorenzo Ruiz, et que les pères Guillaume Courtet et Miguel González Aoazaraza de Leibar, à Nishizaka (Nagasaki), le 29 septembre 1637.

On peut retenir que ce prêtre eut un moment de faiblesse durant son martyre et que, sous la douleur extrême des tortures, il céda un moment et sembla renier (ou renia) sa foi. Mais les exhortations de ses Compagnons le firent reprendre courage et il confessa fortement le Nom du Christ, pour lequel il versa son sang jusqu’à la dernière goutte.

Béatifié en 1981, il fut canonisé en 1987, avec ses Compagnons.

Leur fête commune est au 28 septembre.

 

 

Guillaume Courtet

1590-1637

 

Né vers 1590 (ou 1599) à Sérignan (Hérault), il était fils de Jehan Cortet (ou Courtet) et de Barbe Malaure.

Orphelin de mère en 1602, alors qu’il est élève à Béziers, il devint parrain d’un fils de Lort, une grande famille locale, ce qui prouve la réputation et le rang qu’il devait avoir alors.

En 1605, il partit pour l’université de Toulouse, et étudie la philosophie et la théologie.

En 1607, il entra au noviciat dominicain d’Albi et professa en 1608.

Son père mourra en 1611. En 1612, Guillaume fut nommé lecteur (professeur) de théologie, au vu de ses excellentes qualités religieuses et intellectuelles.

Il fut ordonné prêtre en 1614 et sera formateur des jeunes novices à Toulouse et à Bordeaux.

En 1624, il fut nommé prieur en Avignon. Il sera deux ans prieur, et recevra dix nouvelles vocations.

En 1626, il fut nommé commissaire pour l’Europe du Nord, une mission difficile durant laquelle il ne sera pas toujours bien reçu. C’est de cette époque que date une lettre où il se dit attiré depuis toujours vers les missions extrême-orientales.

Pour y arriver, il dut obtenir de ses supérieurs l’autorisation de séjourner quelque temps en Espagne (car seuls les Espagnols et les Portugais avaient alors la possibilité de rejoindre ces missions lointaines). Guillaume s’appela désormais Tomás de Santo Domingo. 

Pendant son séjour de cinq ans en Espagne, notre Tomás enseigna la théologie, fut confesseur de l’ambassadeur de France et conseiller spiriuel de la reine Isabelle (la fille d’Henri IV).

Le voyage pour les Philippines commença fin 1634, par le Mexique ; on arriva à Manille en juin 1635.

En attendant une possibilité de rejoindre le Japon, le père Tomás enseigna la théologie, car les Dominicains avaient une université à Manille.

Le gouvernement civil de Manille interdisait les voyages pour le Japon, craignant des représailles. Aussi le père Tomás s’embarqua clandestinement avec trois autres prêtres : Miguel Aozaraza, Antonio González, Vincentius Shihozuka, et deux laïcs : Lorenzo Ruiz et Lazarus.

Après un voyage véritablement houleux, ils abordèrent clandestinement sur l’île de Liou-Kiou, le 10 juillet 1636. 

Les précautions prises par les voyageurs et les chrétiens locaux furent insuffisantes et les cinq compagnons furent arrêtés dès septembre. Ils resteront enfermés en prison à Kagoshima durant un an en attente de leur procès.

En septembre 1637, ils furent transférés à Nagasaki, pour y être torturés et martyrisés.

Des témoins furent présents, qui purent raconter ces événements à des navigateurs en partance pour l’Occident : les Martyrs subirent le supplice de l’eau (maintes fois ingurgitée et régurgitée par des coups frappés sur le ventre), des alènes enfoncées sous les ongles, et le fameux tsurushi : pendues par les pieds, les victimes ont la tête au-dessus d’une fosse pleine d’ordures puantes, tandis qu’on comprime tout leur corps avec des plaques de bois solidement attachées, de sorte que la circulation du sang est très ralentie et que l’agonie est prolongée.

Durant ces supplices, le père Guillaume-Tomás fit dire aux bourreaux et aux juges qu’ils n’étaient pas si ennemis de la vie que le désir de mourir les eusse conduits au Japon ; que le but de leur voyage n’estait pas d’y laisser la vie mais d’y prescher l’Evangile de Jésus-Christ vray Dieu.

Les trois prêtres ayant résisté, ils furent décapités le 29 septembre 1637, avec Lorenzo Ruiz et Lazarus.

Les cinq furent béatifiés en 1981, et canonisés en 1987.

Le père Guillaume est ainsi le premier martyr français au Japon, et le premier dominicain français canonisé.

La fête commune de ces Martyrs est au 28 septembre.

 

 

Miguel González de Aozaraza de Leibar

1598-1637

 

Ce vrai Basque espagnol (il faudrait écrire son nom : Migel Gonzalez Aozaratzakoa Leibar) naquit en février 1598 à Oñate (Guipuzcoa, Espagne).

Entré chez les Dominicains, il fut ordonné prêtre.

Envoyé aux missions du Japon, il y subit le martyre, le même jour que Lorenzo Ruiz et le père Guillaume Courtet, à Nishizaka (Nagasaki), le 29 septembre 1637, le jour de la fête de l’Archange Michel.

Béatifié en 1981, il fut canonisé en 1987.

Leur fête commune est au 28 septembre.

 

 

 

Lorenzo Ruiz

1600-1637

 

Lorenzo était né vers 1600 à Binondo (Manille, Iles Philippines), d’un père chinois et d’une mère philippine.

C’est de ses parents qu’il appris le chinois. Ensuite il apprit l’espagnol auprès des Dominicains, qu’il fréquentait pour servir la messe et qu’il aidait comme sacristain.

Il devint aussi un membre de la Confraternité du Saint-Rosaire.

Il écrivait admirablement bien et put transcrire des documents avec une calligraphie toute professionnelle.

Il se maria et eut deux fils et une fille.

Sa vie bascula lorsque, présent lors d’un meurtre, il fut accusé de ce meurtre par les autorités. On n’a pas d’autres détails sur cet épisode, relaté par les Pères dominicains, chez lesquels Lorenzo avait trouvé refuge.

Là-dessus, Lorenzo voulut accompagner plusieurs prêtres dominicains qui allaient embarquer. On le lui permit ; à bord, il apprit que le but du voyage était le Japon, où sévissait déjà une violente persécution.

On aborda à Okinawa ; Lorenzo aurait pu aller à Formose, mais il savait que là les Espagnols l’auraient pendu, et décida de rester avec les Pères, qui étaient : l’espagnol Antonio González, le français Guillaume Courtet, le basque Miguel de Aozaraza, le japonais Vincentius Shihotsuka de la Croix, ainsi qu’un laïc, Lazarus, qui était lépreux.

Mais au Japon, tous furent bientôt arrêtés et emmenés à Nagasaki, déjà fameuse pour les nombreux Martyrs qui y furent exécutés précédemment (voir Paulus Miki, 6 février).

La première torture à laquelle ils furent soumis, fut d’être forcés à boire une grande quantité d’eau puis, étendus par terre, de rejeter cette eau par la bouche, le nez et les oreilles, tandis que les bourreaux piétinaient violemment leur estomac avec de longues planches qui comprimaient les Martyrs. Ensuite, on leur enfila des pointes de bambous sous les ongles.

Le supérieur, le père Antonio, mourut peu après. Le père Vincentius et Lazarus, cédèrent un moment sous la torture, mais se reprirent bien vite grâce aux encouragements de leurs compagnons.

Lorenzo, dans un moment de crise, demanda à l’interprète présent : Et si j’apostasie, on va me laisser en vie ? L’interprète se montra bien réservé. Lorenzo ne céda pas ; au contraire, sa foi grandit et se renforça ; il se montra très courageux, et même audacieux, envers ceux qui l’interrogeaient.

Les cinq victimes furent alors pendues par les pieds ; c’est le supplice du tsurushi : leur tête pend au-dessus d’une fosse pleine d’ordures puantes, tandis qu’on comprime tout leur corps avec des plaques de bois solidement attachées de sorte que la circulation du sang est très rallentie et que l’agonie est prolongée. 

L’agonie dura ainsi trois jours, au terme desquels moururent Lorenzo et Lazarus. Les trois prêtres dominicains, qui respiraient encore, furent décapités.

Ce martyre eut lieu le 29 septembre, fête de saint Michel Archange.

Lorenzo devint ainsi le premier Martyr des Philippines.

Il a été béatifié en 1981 et canonisé en 1987, avec ses cinq Compagnons (y compris le père Antonio).

Leur fête liturgique est célébrée le 28 septembre.

 

 

Lazarus de Kyōto

 † 1637

 

Il naquit à Kyōto, à une date qu’on ignore.

Comme Lazare dans l’évangile, le pauvre Lazarus était lépreux.

Il vivait comme laïc chez les Pères dominicains.

Arrêté avec Lorenzo Ruiz, il fut durement torturé et, un moment, renonça à sa foi sous l’emprise de la douleur extrême. 

Mais encouragé par Lorenzo et les autres Martyrs, il se reprit, confessa courageusement le nom du Christ et mourut en martyr, à Nishizaka, le 29 septembre 1637.

Entré au Paradis en même temps que les Religieux dominicains, Lazarus fut avec eux béatifié en 1981 et canonisé en 1987.

Il est fêté le même jour que saint Lorenzo Ruiz, le 28 septembre.

René Goupil

1608-1642

 

René était né le 15 mai 1608 à Saint-Martin-du-Bois (Maine-et-Loire).

Après quelques études de médecine et de chirurgie, il était entré au noviciat des Jésuites à Chantilly, près de Paris, mais connut l’infortune de devoir le quitter en 1639, à cause de sa surdité. On ne peut que se révolter contre celui ou ceux qui prirent une telle décision, mais il y avait à cette époque des «principes» sur lesquels on ne pouvait passer.

Cependant, René se porta volontaire pour travailler comme donné auprès des missionnaires jésuites du Canada, qu’on appelait alors la Nouvelle-France. C’est ainsi qu’on le trouve en 1640 à la mission de Saint-Joseph-de-Sillery.

En 1642, le père Isaac Jogues dut faire un long voyage de sa mission Sainte-Marie à Québec : il fallait accompagner le père Raymbault, malade de tuberculose, qui avait besoin de soins spéciaux. Mais les Hurons étaient en guerre avec les terribles Iroquois. Des Hurons s’offrirent pour accompagner les missionnaires. Partis le 13 juin, ils arrivèrent à Québec le 17 juillet, épuisés, mais sains et saufs.

Pour le retour, il n’y avait pas encore d’autres missionnaires disponibles pour accompagner le père Jogues. Mais le Supérieur proposa d’envoyer ce jeune homme assez versé en médecine, qui était notre René Goupil.

René n’avait pas traversé l’océan pour se dorloter, et accepta de bon cœur. Avec le père Jogues et un autre donné, Guillaume Couture, il s’occupa du chargement des canots : étoffes, ornements, graines, médicaments, livres, outils, armes, porcelaine et verroteries, vivres et courrier.

On partit le 23 juillet. Le 31, on fêta la Saint-Ignace (le fondateur des Jésuites) à Trois-Rivières. Le bruit courait que les Iroquois, effrayés des préparatifs du gouverneur Montmagny, qui allait bâtir le Fort-Richelieu entre Trois-Rivières et Montréal, avaient déguerpi loin du fleuve. Il fallait en profiter.

Le 1er août, le père Jogues célébra la messe, sachant qu’il ne la dirait plus avant quelques semaines, et donna l’Eucharistie à tous ses compagnons, qui ne se doutaient pas que c’était là leur Viatique. A l’embarcadère, on trouva d’autres Hurons qui rentraient chez eux. Ils étaient quarante hommes en douze pirogues. Une longue palabre s’établit pour fixer la route et les étapes. 

Les Pères encouragèrent les voyageurs, qui jurèrent fidélité et obéissance au chef de la groupe, Eustache, un Huron converti. Celui-ci prononça un discours magnifique d’esprit de foi et de courage : Si je suis pris par nos ennemis, je subirai la mort vaillamment ; ils ne peuvent rien sur l’esprit et, malgré les tortures, grande sera ma joie parce que j’irai au ciel !

La flotille franchit cinquante kilomètres le premier jour. Le lendemain, on aperçut des traces de pas sur la rive ; effectivement, des Iroquois se dressèrent, épaulant leurs mousquets : c’étaient des Iroquois de la tribu Mohawks, la plus féroce des tribus et, de plus, amis des Hollandais, qui les fournissaient en armes et en munitions.

 Les six pirogues de tête furent balayées par la décharge. Certains Hurons tentèrent de fuir à travers bois. D’autres embarcations firent demi-tour, mais des Iroquois leur barrèrent la route.

Certains Hurons moururent vaillamment, pour éviter un pénible esclavage. Guillaume Couture réussit à s’échapper. René Goupil, lui, tomba et fut fait prisonnier. Le père Jogues, qui était resté invisible derrière les joncs, se livra aux Iroquois pour demeurer avec les siens.

Guillaume Couture revint sur ses pas. Mis en joue par un Iroquois, il l’abattit, mais fut aussitôt fait prisonnier par d’autres Iroquois qui, se jetant sur lui, le déshabillèrent, le rouèrent de coups, lui écorchèrent les mains, le ligotèrent et l’emmenèrent au camp.

Le père Jogues fut atrocement torturé, ainsi que René Goupil : leur saisissant les mains, on leur arracha plusieurs ongles à belles dents, puis, les mordant les uns après les autres, leur enlevèrent peu à peu l’extrémité des deux index. Ils les broyèrent et les écrasèrent jusqu’à en faire jaillir des fragments d’os.

Ls Hurons qui avaient pu fuir dès le début de l’attaque, rejoignirent Québec, où ils supposèrent que les prisonniers ne devaient plus être en vie : ainsi se répandit, jusqu’en Europe, le bruit de la mort du père Jogues et de René Goupil.

Mais ceux-ci étaient bel et bien vivants, aux mains des Iroquois. Ceux-ci les emmenèrent sur une île du lac Champlain, où ils exhibèrent leurs «trophées» à la tribu qui s’y trouvait. On fit passer les prisonniers entre deux files d’Iroquois, qui les frappaient tour à tour. On les hissa ensuite sur une sorte d’estrade faite de branches et de claies.

Le chef Eustache eut les deux pouces coupés. Par ses deux plaies béantes, le long des os, on enfonça lentement une baguette pointue qui rentra jusqu’au coude. Eustache ne poussait pas un cri.

Les deux jours suivants, nouvelles rencontes de guerriers, nouvelles occasions de cruautés. Le 10 août, la troupe s’enfonça vers le Sud-Ouest à marches forcées. Jogues et Goupil n’en pouvaient plus ; leurs gardiens, pressés par le désir d’arriver chez eux, les laissèrent traîner à l’arrière. Le Père conseilla à son compagnon de fuir avec Couture. René Goupil refusa. A aucun prix il n’abandonnerait le Religieux.

Il demanda même à s’attacher à lui et à la Compagnie d’une façon plus étroite et sollicita la grâce de prononcer des vœux de dévotion. Jogues le lui accorda, et ensemble ils firent effort pour rejoindre la colonne.

On parvint à Ossernenon. Quatrième défilé entre les deux haies de bourreaux et l’installation sur l’estrade de torture. Jogues eut un pouce coupé. Les Iroquois se divertissaient à prolonger le supplice. Ils bandèrent les plaies et les cautérisèrent avec des tisons. Puis ce fut le tour de Goupil et de Couture.

A la nuit tombante, ils furent répartis entre diverses familles, on leur donna à manger un peu de blé d’Inde cuit à l’eau, puis on les étendit sur des écorces, les bras et les jambes liés à des pieux fichés en terre, comme s’ils eussent été sur une croix de Saint-André.

Alors vinrent les enfants, dont c’était le tour : pour s’amuser, ils jetaient sur les captifs des charbons rouges et des cendres brûlantes.

Les supplices se prolongèrent trois jours à l’échafaud ou dans les cases ; ainsi les captifs «fêtèrent»-ils la fête de l’Assomption de Marie (le dogme n’en était pas encore proclamé, mais la fête existait déjà).

Les tortures se répétèrent le 18 août à la halte suivante (Audagaron) ; à Tionotoguen, les jeunes gens déversèrent encore une fois des coups de bâtons sur les prisonniers, puis leur chatouillèrent les plaies à l’aide d’épines et de bâtons pointus,, puis suspendirent le père Isaac par les bras de façon que ses pieds ne touchassent pas le sol. Un quart d’heure après, le Père était fou de douleur et ne dut son salut qu’à la noblesse d’âme d’un autre Iroquois, qui trancha les cordes : les lois de l’hospitalité autorisaient cette audace. Plus tard, ce même homme mourut, baptisé par le père Jogues lui-même. 

Le 21 août, retour à Audagaron. On annonça aux prisonniers qu’ils seraient torturés et brûlés vifs la nuit suivante. L’exécution fut cependant différée et les Iroquois, divisés entre eux, décidèrent que Jogues, Goupil et Couture deviendraient esclaves de celui qui les avait faits prisonniers, tandis qu’Eustache et deux autres allaient mourir héroïquement sur le bûcher le soir-même.

L’apparente victoire des Iroquois n’était pas glorieuse : les prisonniers n’étaient plus d’aucune utilité pour leurs maîtres, car leurs mains mutilées ne pouvaient plus rien faire, pas même manger ; il fallait les nourrir comme des enfants ! Les Iroquois, dans leurs échanges avec les Hollandais, leur avaient annoncé leur volonté de tuer les Français, et de les manger. Les Hollandais, indignés, obtinrent au moins un sursis, cherchant à temporiser pour libérer enfin les Français. Ils rencontrèrent Jogues et Goupil, et en furent très bouleversés, mais repartirent avec seulement de belles promesses des Iroquois. 

Divisés de plus en plus, certains voulaient tuer les Français sans tarder. Un soir, la discussion arriva aux oreilles de Jogues, qui fit signe aux deux autres de se dissimuler : l’exécution n’eut pas lieu. La détention continuait.

René Goupil ne manquait pas d’audace, mais aussi, nouveau venu, avait le don d’agacer les Peaux-Rouges. Il fut séparé du père Jogues. Il osa enseigner à un petit enfant comment faire le Signe de la Croix : le grand-père le chassa de la case en poussant de hauts cris.

Averti par Jogues, Goupil rétorqua : Je ne crains rien. Dieu me protège. Père, pardonnez-moi ! Il reçut l’absolution de son péché d’imprudence ; ils prièrent le chapelet et regagnèrent le camp. Deux Iroquois les rejoignirent. L’un d’eux fit signe au Père d’entrer dans la case. Il n’avait pas fait dix pas qu’il entendit un cri. Le bras levé, l’autre guerrier achevait sa victime à coups de tomahawk. 

René murmurait : Jésus ! Jésus ! Isaac ne fut pas abattu encore cette fois-là. C’était le 29 septembre 1642, fête de saint Michel Archange.

Le corps de René fut livré aux enfants et subit toutes sortes d’outrages avant d’être jeté dans un torrent. Le père Jogues réussit à le retrouver, non sans peine, et à le recouvrir de pierres, espérant pouvoir l’enterrer. Quand il revint, il ne retrouva rien. Des jeunes gens avaient emporté le corps pour le jeter aux bêtes. Il ne devait en découvrir les ossements épars que bien des mois plus tard, à la fin de l’hiver.

Il retrouva, écrivit-il, quelques ossements à demi rongés, restes des chiens, des loups et des corbeaux, et en particulier une tête brisée en plusieurs endroits.

Isaac Jogues devait être martyrisé quatre ans plus tard, le 18 octobre 1646. 

Guillaume Couture, lui, qui put résister à toutes les tortures, en fut «récompensé» : il fut libéré, devint ensuite un grand ami des Iroquois convertis, et s’installa en colon à Lauzon, où il mourut en 1701. Par ses dix enfants, il est l’ancêtre de tous les Couture qui résident actuellement au Canada. C’est lui qui obtint l’établissement du premier curé de cet endroit.

René Goupil, avec Jean de La Lande et les autres prêtres jésuites martyrs, fut béatifié en 1925 et canonisé en 1930.

Leur fête commune est au 19 octobre.

Pau Bori Puig

1864-1936

 

Pau (Paul) était né à Vilet de Maldá (Tarragona, Espagne) le 12 novembre 1864.

Après sa formation au séminaire de Tarragona, il fut ordonné prêtre en 1888.

Trois ans après, en 1891, il entrait chez les Jésuites et faisait la profession en 1904.

Il fut envoyé successivement à Barcelone, Veruela, Gandía, puis fut procureur du Sanatorium de Fontilles.

Quand la Compagnie de Jésus fut officiellement dissoute par le gouvernement républicain, il resta à Valencia comme aumônier des Petites Sœurs, et directeur spirituel des jésuites dispersés.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté dans l’hôpital-même, dénoncé par un des résidents, et fusillé non loin de Valencia, à Benimaclet.

Avant de mourir, il pardonna à ses bourreaux.

C’était le 29 septembre 1936. Le père Pau, qui avait soixante-et-onze ans, fut béatifié en 2001.

 

 

José Antonio Rescalvo Ruiz

1880-1936

 

José Antonio Rescalvo Ruiz naquit le 20 mai 1880 à Juviles (Grenade, Espagne).

En 1894, il entra au séminaire ; ordonné prêtre, il fut curé à Castell de Ferra et Calahonda, puis à Pampaneira, et Trevelez.

Le 29 septembre 1936, il fut arrêté et conduit devant le Comité populaire, qui le condamna à mort, pour son délit d’être prêtre. Il fut fusillé à quelques mètres de la ferme où il avait trouvé refuge, à Cádiar.

José Antonio Rescalvo Ruiz devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 29 septembre.

 

 

Darío Hernández Morató

1880-1936

 

Darío était né à Buñol (Valencia, Espagne) le 25 octobre 1880 jour où il fut baptisé. Ses parents étaient Joaquín Hernández et Inocencia Morató, un couple chrétien.

La famille s’étant établie à Valencia, Darío étudia au collège Saint-Joseph, tenu par les Pères jésuites, où il fit partie de la Congrégation mariale.

Excellent élève, il passa son baccalauréat en 1896 (à seize ans).

Le 28 septembre 1896, il entra dans la Compagnie de Jésus, fit le noviciat à Notre-Dame de Veruela (Saragosse), les études de philosophie et théologie, qu’il acheva à Tortosa, et fut ordonné prêtre.

En 1915, il fit la profession solennelle à Veruela.

Les lieux de son activité furent : Veruela (comme professeur de rhétorique), Barcelone, Valencia, Palma de Maiorque (comme supérieur), et finalement de nouveau à Valencia en 1928, toujours comme supérieur.

Quand la Compagnie de Jésus fut officiellement dissoute par le gouvernement républicain en 1932, il resta à Valencia comme supérieur des jésuites dispersés, se dédiant au ministère de la prédication, de la confession et de la direction spirituelle. Il était habillé en paysan et continuait son activité avec la plus grande prudence. Il restait persuadé que la Compagnie pourrait de nouveau se reconstituer.

Lors de la révolution de 1936, il dut passer de cachette en cachette, car il était personnellement recherché. Il restait même plutôt optimiste, affirmant que la révolution finirait vite. ILl eut tout de même un moment de lassitude, à force de se déplacer sans cesse furtivement, et confia à une proche : Si ça continue comme ça, j’irai me présenter moi-même à la police.

Une de ses cachettes fut chez un couple de Boliviens, qui étaient concierges.

Finalement arrêté le 13 septembre, il fut mis en prison. On suppose qu’il fut dénoncé par le coiffeur qui était passé là où il se cachait, car il avait vraiment besoin d’arranger ses cheveux et sa barbe. Six hommes armés vinrent le prendre et le conduire au siège du gouvernement civil.

Il retrouva des confrères prêtres, arrêtés comme lui, leur redonna courage. Lui-même attendait l’heure de sa mort tranquillement, se confessant plusieurs fois.

Sans aucun jugement, il fut simplement condamné comme supérieur des Jésuites et fut fusillé à Picadero de Paterna, non loin de Valencia.

C’était au soir du 29 septembre 1936, lendemain du quarantième anniversaire de sa profession.

Le père Darío fut béatifié en 2001.

 

 

Vicente Sales Genovés

1881-1936

 

Il était né le 15 octobre 1881 à Valencia.

En 1915, à trente-quatre ans, il entra chez les Jésuites et fit la profession comme Frère coadjuteur. Il émit les vœux définitifs en 1926.

il fut portier du noviciat de Gandía, puis envoyé à la maison de Valencia.

C’est dans cette ville qu’il fut arrêté et assassiné pour sa foi.

Au moment suprême, il criait encore : Vive le Christ Roi !

C’était le 29 septembre 1936. Vicente fut béatifié en 2001.

 

 

 

Antonio Martínez López

1891-1936

 

Né le 8 avril 1891 à Almería, il fut baptisé deux jours plus tard. Son père était professeur.

En 1914, il fut ordonné prêtre. Très cultivé et intelligent, il passa en 1922 la licence de théologie à Grenade. Il fut quelques années professeur au Grand séminaire.

Les paroisses où il exerça son apostolat furent Gérgal, Almería, Lucainena de las Torres, Garrucha, Gádor. En 1928, il fut nommé curé à Serón. Il devait aussi faire la classe aux enfants, puisque l’une d’elle, plus tard, affirma que les heures de classe avec don Antonio étaient très agréables.

En outre, il prit à sa charge trois sœurs et un cousin.

Lors de la révolution de l’été 1936, sa première réaction fut de mettre en sûreté le Saint-Sacrement. Les miliciens l’expulsèrent de son presbytère et l’empêchèrent aussi de regagner Almería. Il trouva une pension à Tíjola, avec ses parents et ses sœurs.

Le 28 septembre, les miliciens vinrent l’arrêter pour l’emmener à Serón. Ils le firent passer par les rues pour bien le montrer et avertir la population. Arrivés au Polvorín , ils l’obligèrent à creuser sa tombe ; et comme les miliciens de Serón refusaient de le fusiller, ils appelèrent en renfort ceux de Caniles. Au moment où le Prêtre leva la main pour bénir les bourreaux, on le frappa jusqu’à lui casser le bras.

Martyrisé le 29 septembre 1936 et béatifié en 2017, Antonio Martínez López sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

 

 

José Villanova Tormo

1902-1936

 

José vit le jour le 20 janvier 1902 à Turis (Valencia, Espagne).

Il entra chez les Salésiens à Valencia en 1909, passa à El Campello, fit le noviciat à Carabanchel Alto, et professa en 1920.

Il reçut le sacerdoce en 1929.

Les lieux de son apostolat furent Salamanque, puis le Paseo de Extremadura (Madrid) à partir de 1933.

Professeur apprécié des élèves, bon conseiller, il était très marial.

Le 19 juillet 1936, il fallut évacuer la maison. Don José alla se cacher, trouvant finalement un havre dans une famille de Madrid à partir des premiers jours d’août.

Au matin du 29 septembre, deux miliciens armés vinrent l’arrêter. On retrouva son cadavre le lendemain aux environs de Madrid.

Don José fut béatifié en 2007.

 

 

Abundio Martín Rodríguez

1908-1936

 

Né le 14 avril 1908 à Villaescusa de Ecla (Burgos), il entra chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

Il étudia au séminaire de Canet de Mar, à Château-Gombert (Bouches-du-Rhône), Barcelone et Logroño.

Il fit la profession en 1925 et fut ordonné prêtre en 1931.

Il aurait toujours désiré partir en pays de missions, mais il appartenait à la communauté du séminaire de Canet de Mar (Barcelone).

C’était un bon organiste. Il s’occupait du chant des petits séminaristes.

La communauté de Canet de Mar était formée de huit prêtres, quatre convers et six novices ; dix jeunes postulants étaient arrivés depuis quelques jours. Ces Religieux s’occupaient d’un collège qui comptait une soixantaine d’élèves. Le Supérieur, Vicente Casas, avait quatre-vingt-cinq ans.

Dès les élections de février 1936, le climat était déjà lourd, mais au mois de juillet, ce fut la véritable guerre civile. Le 20 juillet, les parents vinrent chercher leurs enfants. Le 21, l’église centrale de la ville partait en fumée. Tous les Religieux durent se changer et mettre des habits civils, les pauvres enfants en pleuraient. Des miliciens ne tardèrent pas à arriver pour déloger toute la communauté. Les Religieux durent aller au Comité pour être enregistrés, tandis que leur maison était entièrement saccagée. On leur déclara que les enfants étaient désormais sous la responsabilité du Comité. C’est à cause de la présence des enfants que l’on ne fusilla pas tout de suite les Religieux.

Le 3 août, un parent d’un membre du Comité, vint les avertir qu’il était de leur intérêt de fuir au plus vite. C’est à ce moment que la communauté se scinda en deux, et que se constitua le groupe des sept Religieux, quatre prêtres et trois frères convers, dont Abundio était le plus âgé.

De cachette en cachette, ils marchèrent beaucoup, évitant les routes, plusieurs fois reçus fraternellement et plusieurs jours par des habitants, et arrivèrent enfin devant Begudá, d’où ils pouvaient rejoindre et passer la frontière en une journée. C’était le 28 septembre.

Dans la matinée, ils frappèrent à une maison où ils furent d’abord bien reçus. Ils demandèrent à prendre quelque chose de chaud et à pouvoir faire sécher leurs habits, car il pleuvait beaucoup et repartirent vers midi.

Il semble qu’ils aient demandé leur chemin justement à quelqu’un qui appartenait au Comité. Et c’est au début de l’après-midi qu’ils furent arrêtés. On les fit marcher jusqu’à S.Juan de les Fonts, où ils arrivèrent vers vingt-deux heures.

Au matin du 29 septembre, le Comité de l’endroit informa celui de Canet de Mar sur leur «prise». On ordonna à des gens de l’endroit de leur préparer le petit-déjeuner, puis le déjeuner ; des membres du Comité qui les surveillaient, se moquaient d’eux : Mangez ! Ça ne vous servira à rien !

Vers seize heures, on fit sortir les Religieux, liés deux à deux, le dernier ayant les mains liées derrière le dos ; on réquisitionna un autobus, dont le chauffeur refusait de le conduire ; contraint de partir, il revint le soir et ne pouvait plus dormir après ce qu’il avait vu dans l’après-midi.

On partit jusqu’à un pont, le Pont de Ser, où l’on ordonna aux Religieux de se mettre de dos, mais l’un d’eux prit fortement la parole : Les peureux reçoivent les balles dans le dos ; mais nous ne sommes ni peureux ni criminels. Vous nous tuez parce que nous sommes Religieux. Vive… les balles tombèrent et l’on n’entendit pas la fin : …le Christ Roi !

A ces sept Martyrs, il faudrait honnêtement en ajouter un huitième, qui disparut totalement à un moment de leur fuite de Canet de Mar. Personne ne sut à quel moment, ni pourquoi ni comment.

C’était le frère Román Heras de Arriba, né le 24 août 1914 à Velilla de Tarilonte, profès en 1931. Peut-être sera-t-il aussi nommé au Martyrologe, quoiqu’on n’ait jamais retrouvé son corps.

Martyrisé le 29 septembre 1936 à Pont de Ser (Serinyà, Girona) et béatifié en 2017, Abundio Martín Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain avec ses Compagnons au 29 septembre.

 

 

Antonio Arribas Hortigüela

1908-1936

 

Né le 29 avril 1908 à Cardeñadijo (Burgos), il entra chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

Il étudia au séminaire de Canet de Mar, à Château-Gombert (Bouches-du-Rhône), Barcelone et Logroño.

Il fit la profession en 1928 et fut ordonné prêtre en 1935.

Il appartenait à la communauté du séminaire de Canet de Mar (Barcelone), appelé La Pequeña Obra. C’était l’économe.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

C’est le père Antonio qui prit la parole au moment d’être fusillé : Les peureux reçoivent les balles dans le dos ; mais nous ne sommes ni peureux ni criminels. Vous nous tuez parce que nous sommes Religieux. Vive… les balles tombèrent et l’on n’entendit pas la fin : …le Christ Roi !

Martyrisé le 29 septembre 1936 à Pont de Ser (Serinyà, Girona) et béatifié en 2017, Antonio Arribas Hortigüela sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

 

 

José Vergara Echevarria

1908-1936

 

Né le 18 juin 1908 à Almándoz (Navarra), c’était un excellent joueur de pelote.

Admirateur de s.François Xavier (v. 3 décembre), il fit sa première profession en 1957 chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

Il fut ordonné prêtre en 1934, il était professeur au séminaire de Canet de Mar.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé le 29 septembre 1936 à Pont de Ser (Serinyá, Girona) et béatifié en 2017, José Vergara Echevarria sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre

 

 

Santiago Mestre Iborra

1909-1936

 

Il vit le jour le 10 avril 1909 à Rafelbuñol (Valencia), septième des neuf enfants de Onofre et Mercedes, qui le firent baptiser le 12 avril.

Entré dans l’Ordre des Capucins, reçut l’habit à Ollería en 1924, professa en 1925, avec le nom de Santiago de Rafelbuñol.

Il fut envoyé à Rome, où il fut reçu au doctorat en théologie à l’Université Grégorienne. C’est là qu’il fit la profession solennelle en 1930 et qu’il fut ordonné prêtre en 1932

Il fut vice-recteur du Séminaire Séraphique de Massamagrell.

Il dissimulait habilement ses dons intellectuels par une humilité constante.

L’été 1936, avant d’abandonner le couvent, il se soucia d’abord de mettre en sûreté tous les élèves, puis il se réfugia chez ses parents à Rafelbuñol.

Là, le Comité le fit travailler à évacuer les ordures.

Il apprit que son père et ses huit frères avaient été arrêtés : il se présenta spontanément au Comité pour en obtenir la libération, mais s’il fut arrêté, les siens ne furent pas libérés.

Dans la nuit du 28 au 29 septembre 1936, ils furent fusillés tous les dix à Gilet (Valencia).

Une autre version dit que le père Santiago s’était offert en échange des séminaristes de Massamagrell et qu’il fut fusillé au cimetière de cette localité.

De ces dix Martyrs, seul le père Santiago fut béatifié, en 2001.

 

 

Josep Oriol Isern Massó

1909-1936

 

Né le 16 juin 1909 à Vilanova i la Geltrú (Barcelone), il fit la profession en 1927 chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

Ordonné prêtre en 1933, il fut d’abord envoyé à Barcelone, puis à Canet de Mar pour enseigner.

En toute humilité, il se disait peu de chose. Il n’avait pas une bonne santé, mais savait souffrir sans se plaindre.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé le 29 septembre 1936 à Pont de Ser et béatifié en 2017, Josep Oriol Isern Massó sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

 

 

Virgilio Edreira Mosquera

1909-1936

 

Il vit le jour le 27 novembre 1909 à La Coruña (Espagne), dans une grande famille très chrétienne. On verra quelle bonne influence il aura sur son jeune frère, Francisco, qui l’accompagnera dans le martyre.

Il fut aspirant salésien à La Coruña, Astudillo et Madrid, puis professa en 1931 à Mohernando, avant de gagner Carabanchel Alto en 1933.

Le 20 juillet 1936, lors de l’assaut de la maison, il se dissimula dans le groupe des jeunes aspirants et les accompagna ainsi au collège Santa Bárbara. Mais pour plus de sûreté, il rejoignit les frères Cobo Sanz, qu’il dut quitter à cause du comportement du voisin. Il serait alors allé là où était son propre frère, Francisco, lui aussi salésien.

Virgilio s’exposa beaucoup, visitant les uns et les autres dans les pensions où ils se trouvaient, recueillant les nouvelles qui circulaient, jusqu’au moment où il fit suspecté, suivi et arrêté chez lui, en même temps que Francisco.

Un témoin aurait raconté que les deux frères auraient été conduits à la tchéka de Marqués de Riscal, et assassinés le 29 septembre 1936.

Ils ont été tous les deux béatifiés en 2007.

 

 

Gumersindo Gómez Rodrigo

1911-1936

 

Né le 15 octobre 1911 à Benuza (León), il entra chez les Missionnaires du Sacré-Cœur comme convers.

Il fit la profession en 1929, comme frère convers car il n’avait pas pu faire de bonnes études.

Ce jeune Frère, humble et serviable, appartenait à la communauté de Canet de Mar. Il s’occupait du jardin et des vaches.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé le 29 septembre 1936 et béatifié en 2017, Gumersindo Gómez Rodrigo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

 

 

Francesc de Paula Castelló Aleu

1914-1936

 

Francesc (François) était né à Alicante (Espagne) le 19 avril 1914.

Ses parents venaient de Lleida (nom catalan de Lérida) et s’étaient établis à Alicante pour raisons professionnelles, en 1913, mais le papa mourut très peu de temps après, d’une congestion pulmonaire.

La maman alors, Teresa, retourna à Lleida avec ses trois fils, qui étaient tous en bas âge : Francesc venait de naître.

Teresa se mit au travail, prépara le Magistère et enseigna dans diverses écoles.

Francesc étudia à l’école de Juneda, puis au collège des Frères maristes de Lleida. Il avait un foi solide, était dévot de l’Eucharistie et de la Sainte Vierge, et toujours porté à aider son prochain. Il dut aussi combattre son vilain défaut de se croire supérieur aux autres.

En 1929, la maman Teresa mourut à son tour ; Francesc avait quinze ans ! Il dit à ses frères : Maman nous a laissés, mais Marie, notre maman céleste, sera toujours avec nous.

Il pensa chercher un travail, mais leur tante maternelle les accueillit tous les trois chez elle.

Après le baccalauréat, il put continuer ses études universitaires en physique et chimie, grâce à une bourse d’étude que lui procura un père jésuite.

Il alla à Barcelone, où il traversa une crise spirituelle. Celui qui l’aida à en sortir fut un jeune jésuite, qui lui proposa les Exercices spirituels. Francesc fut revigoré, reprit la vie chrétienne assidue, s’inscrivit à la Congrégation mariale, et se donna aux activités apostoliques et charitables.

En 1932 cependant, la république ferma tous les centres tenus par les Jésuites. Francesc fut à Oviedo pour poursuivre ses études, et obtint la licence en chimie, en 1934. Il n’avait que vingt ans.

Revenu à Lleida, il fut ingénieur chimique dans la Maison CROS.

Il se fiança en 1936 avec Mariona Pelegrí, une pieuse jeune fille très chrétienne.

Francesc se donna totalement aux activités chrétiennes ; il enseignait de nuit à des ouvriers qui ne pouvaient étudier de jour à cause de leur travail ; il aidait avec son salaire des compagnons moins fortunés, etc.

Le 1er juillet 1936, il rejoignit l’armée comme soldat remplaçant.

Le régime révolutionnaire qui s’établit à Lleida fut immédiatement intransigeant avec tout ce qui était religieux. Francesc fut une des victimes.

Arrêté le 21 juillet et mis en prison à Seu Vella, jusqu’au 12 septembre, il fut transféré à la prison civile. Ses proches firent tout ce qui leur était possible pour obtenir sa libération, mais en vain. Un parent, qui adhérait au parti révolutionnaire, lui proposa la liberté s’il signait une déclaration d’apostasie. On imagine le refus catégorique de Francesc.

Le 29 septembre, il fut présenté au tribunal populaire, à La Paeria. On l’accusa de fascisme, ce qu’il nia catégoriquement, n’ayant jamais adhéré à un quelconque parti. Accusé de catholicisme, cette fois il répondit : Oui, je suis catholique. Le juge l’invita à se reprendre, car cette affirmation entraînait automatiquement la condamnation à mort ; mais Francesc préférait mille morts à la trahison.

Il fut condamné à mort avec six autres compagnons, et fut retenu à La Paeria jusqu’à l’heure de son exécution.

Là, il put écrire trois lettres, une à sa famille, l’autre à sa fiancée Mariona, la troisième au père jésuite qui l’avait tant aidé. Il y exprimait toute sa joie : Je suis tranquille, content, très content, je m’attends à entrer dans la gloire, dans peu de temps.

Il fut conduit avec les six autres au cimetière de Lleida, où on les fusilla, tandis qu’ils avaient entonné le Credo.

Francesc avait vingt-deux ans. C’était le 29 septembre 1936 et il fut béatifié en 2001.

 

 

Francisco Edreira Mosquera

1914-1936

 

Il vit le jour le 25 novembre 1914 à La Coruña (Espagne), dans une grande famille très chrétienne. On verra quelle bonne influence il reçut de son aîné, Virgilio, qui l’accompagnera dans le martyre.

Il fut aspirant salésien à Madrid, puis fit le noviciat et professa en 1932 à Mohernando et, en 1934 fut envoyé au Paseo de Extremadura, où il commença son activité didactique avec grande compétence et des résultats très prometteurs.

Il avait le goût du travail, de l’étude, et nourrissait une dévotion toute particulière envers saint Joseph, auquel il ressemblait par son innocence.

Le 20 juillet 1936, lors de l’assaut de la maison, il passa en diverses pensions, avec les Confrères, et se retrouva finalement avec son propre frère Virgilio, avec lequel il fut arrêté le 29 septembre.

Un témoin aurait raconté que les deux frères auraient été conduits à la tchéka de Marqués de Riscal, et assassinés le 29 septembre 1936.

Ils ont été tous les deux béatifiés en 2007.

 

 

Jesús Moreno Ruiz

1915-1936

 

Il naquit le 13 janvier 1915 à Osorno (Palencia), mais la famille déménagea à Santander.

Ce jeune Jésus entra chez les Missionnaires du Sacré-Cœur à douze ans.

Il fit sa profession comme frère convers en 1934 et vivait à Canet de Mar, où il était cuisinier. Joyeux et taquin, il faisait la joie des élèves, qui venaient volontiers l’entourer près de ses fourneaux.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé à vingt-et-un ans le 29 septembre 1936 à Pont de Ser et béatifié en 2017, Jesús Moreno Ruiz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

 

 

José del Amo y del Amo

1916-1936

 

Né le 12 juin 1916 à Pumarejo de Tera (Zamora), il entra tout jeune encore chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

En 1934, il fit la profession comme frère convers. Il s’occupait du jardin et de la ferme.

Il était le plus jeune membre de la communauté de Canet de Mar : il avait vingt ans en 1936.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé le 29 septembre 1936 et béatifié en 2017, José del Amo y del Amo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

Luigi Monza

1898-1954

 

Il vint au monde le 22 juin 1898 à Cislago (Varese; Lombardie, Italie Nord), dans une pauvre famille de paysans travailleurs et courageux.

Si l’on avait demandé aux parents pourquoi ils firent donner au Baptême le nom de Luigi à leur enfant, ils auraient probablement répondu que saint Luigi Gonzaga (qu’on fête le 21 juin) leur était plus connu que saint Paolino de Nola (fêté le 22 juin).

Luigi grandit en apprenant comment survivre chaque jour au prix du patient labeur de la culture des champs, et cherchant à ronger sur son sommeil pour récupérer quelques heures d’étude.

A dix-huit ans, Luigi entra au séminaire et fut ordonné prêtre en 1925.

Son premier apostolat fut l’Oratoire des jeunes garçons d’un petit pays proche de Varese, Vedano Olona.

Ce ne fut pas une période particulièrement heureuse pour le jeune prêtre ; il en vint même à être mis en prison avec son curé, tous deux accusés par les autorités fascistes d’avoir comploté contre la vie du maire : ce n’est qu’au bout de quatre mois que les deux prêtres furent blanchis.

En 1929, don Luigi fut transféré au sanctuaire marial de Saronno. Il s’interrogea sur les moyens à prendre pour orienter ce monde vers Dieu. Rappelons en effet que la fête du Christ Roi venait d’être instituée (1925) : comment faire régner le Christ sur une société si déchristianisée ?

Il s’adressa à ses ouailles : Chrétiens, chacun de vous doit devenir un artiste d’âmes et nous devons peindre la beauté de Jésus non pas sur la toile, mais dans les âmes. Et que le pinceau de l’apostolat ne nous tombe jamais des mains.

En 1936, il fut envoyé à Lecco comme curé, où il fut sur tous les fronts, y compris pour soulager les familles qui avaient des militaires sous les drapeaux. Sans distinction aucune, il protégea autant des partigiani que des fascisti menacés de violences. Son zèle fit dire plus tard au cardinal de Milan  (Alfredo Schuster, voir au 30 août) qu’il avait véritablement imité le Pasteur Bonus de l’évangile. 

C’est en 1937 qu’il donna enfin le coup d’envoi à une nouvelle famille religieuse : les Piccole Apostole della Carità (Petites Sœurs Apôtres de la Charité), qui devaient apporter dans la société le témoignage d’une vie toute consacrée à Jésus dans l’esprit de la première communauté chrétienne.

L’œuvre commença par une association, La Nostra Famiglia, qui se diversifia en de nombreuses branches pour l’assistance socio-sanitaire, l’instruction et la formation selon les meilleures techniques pédagogiques et comportant des occupations culturelles diverses : chorale, théâtre, études.

Le travail était énorme, et le bon curé de Lecco chercha vraiment à rehausser le niveau spirituel de sa paroisse, en payant aussi de sa personne. Ereinté, il fut frappé d’un grave infarctus le 29 septembre 1954, dont il mourut le jour-même.

Don Luigi fut béatifié en 2006.

L’œuvre de don Luigi Monza perdure. Elle est présente en Italie, au Soudan, au Brésil et en Equateur, mais aussi en Chine, au Maroc et en Palestine.

 

 

Nicolás Tum Castro Quiatan

1945-1980

 

Nicolás Tum Castro naquit en 1945 à Cholá (Uspantán, Guatemala).

Catéchiste, il reçut la mission d’être acolyte, c’est-à-dire chargé de porter l’Eucharistie là où le prêtre ne pouvait arriver, ou de la donner à la messe en compagnie du prêtre.

Il fut assassiné pour sa foi près de Chicamán (Quiché), le 29 septembre 1980.

Nicolás Tum Castro devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, assassinés presque tous la même année, et il sera inscrit au Martyrologe le 29 septembre.

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