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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 23:00

30 SEPTEMBRE

 

?

S Antonin, martyr à Plaisance. 
IV.

SS Ursus et Victor, martyrs à Soleure, peut-être des soldats de la légion thébéenne.

S Grégoire l'Illuminateur, apôtre de l'Arménie, appelé romain et catholicos pour sa soumission à l'exarque de Césarée, donc au pape ; longtemps ses descendants eurent la dignité de catholicos.

S Léopard, martyr à Rome, officier de Julien l'Apostat.

V.

S Jérôme, dalmate ; il laissa la littérature profane pour ne s'occuper que de la Bible, qu'il traduisit en latin, la "Vulgate" ; sa verve lui valut des ennemis ; il mourut à Bethléem, où il dirigeait deux familles religieuses d'hommes et de femmes ; il est l'un des quatre grands Docteurs de l'Eglise, avec les ss. Ambroise, Augustin et Grégoire le Grand.

VI.

S Victurnien, anachorète en Limousin, d'origine écossaise, invoqué contre les loups et les bêtes de proie.

VII.

S Laurus, abbé près de Saint-Malo.

S Lumier, évêque à Châlons-en-Champagne.

S Honorius, bénédictin romain, évêque à Cantorbury.

VIII.

Ste Eusébie, abbesse à Marseille, martyre des Sarrazins avec ses Compagnes. 

XI.

S Simon de Crépy, comte très riche, parent de Guillaume le Conquérant, moine bénédictin à Saint-Oyend, chargé de diverses missions diplomatiques, mort à Rome. 

S Amatus, premier évêque à Nusco.

XII.

S Ismidon, chanoine de Lyon, évêque à Die, grand pacificateur, entre autres entre les clercs de Besançon et l'abbé de Dijon à propos de Notre-Dame de Salins.

XV.

Bse Felicia Meda, mystique milanaise ; elle fit à douze ans le vœu de chasteté, fut clarisse, puis abbesse à Milan, avant d'aller fonder à Pesaro.

XVI.

S Francisco de Borja, arrière-petit-fils du pape Alexandre “Borgia” (en réalité “Borja”), parfois aussi donné comme fils d'un évêque, bâtard du roi Ferdinand, Grand d'Espagne, marié par Charles-Quint à dix-neuf ans, père de huit enfants ; enfin jésuite, troisième général de l'ordre, qu'il réforma et réorganisa.

XVIII.

B Jean-Nicolas Cordier, jésuite, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

B Federico Albert, curé à Lanzo pendant trente-deux ans, ami de s. Giovanni Bosco, resté fidèle à Pie IX, fondateur des religieuses Vincentiennes de Marie Immaculée (Albertines) et promu à l'évêché de Pinerolo, qu'il refusa ; il fit une chute mortelle des échafaudages où il était en train de repeindre la voûte d'une chapelle ; béatifié en 1984.

Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, entrée à quinze ans au carmel de Lisieux ; patronne des missions, proclamée Docteur de l'Eglise en 1997, fêtée le 1er octobre.

Antoninus de Plaisance
3. siècle ?

Antoninus fut certainement un martyr, et des miracles eurent lieu sur son tombeau.
Qu’il ait été plus tard assimilé aux soldats de la Légion thébéenne, semble un anachronisme.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Antoninus de Plaisance au 30 septembre.


Ursus et Victor de Soleure
4. siècle ?

Ursus et Victor furent martyrisés, à Soleure (act. en Suisse).
Appartenaient-ils à la Légion Thébéenne (v. 22 septembre), comme l’avance avec précaution s.Eucher de Lyon (v. 16 novembre) ? On n’en sait pas plus que lui ; lui-même s’appuyait sur une tradition qu’il ne pouvait pas vérifier.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Ursus et Victor de Soleure au 30 septembre.

 

Grégoire l'Illuminateur

255-326

 

Krikor Ier Loussavoritch, Grégoire l'Illuminateur, fut le grand apôtre de l'Arménie. Chez eux il est encore très populaire, et leurs schismatiques eux-mêmes se réclament de lui.

D'après une certaine légende, il était fils d'Anak, prince parthe arsacide qui mourut noyé dans un complot politique.

Krikor fut protégé, porté à Césarée de Cappadoce, où il fut baptisé.

Il se maria après ses études, puis vint à la cour de Tiridate, où il conquit son estime.

Mais Tiridate, païen, veut induire Krikor au paganisme, et sur son refus, le fait torturer par huit fois, avant de l'enfermer dans une "fosse profonde" à Artaxata, où il reste quinze années, parmi des serpents et des scorpions. Une pauvre veuve lui apporte chaque jour un morceau de pain.

Plus tard, Tiridate se convertit et libère Krikor, qui est ordonné prêtre, puis évêque. C'est là que commence le retour de toute l'Arménie au christianisme.

Krikor fonde des écoles, des séminaires où l'on apprendra le grec et le syriaque, il bâtit des églises, ordonne des dizaines d'évêques.

Cet apôtre parachève son action par la contemplation : il se retire volontiers dans une grotte, au nord du confluent des deux branches de l'Euphrate, et c'est là qu'il meurt vers 326.

Krikor n'est peut-être pas "le" fondateur de l'Eglise d'Arménie, qui existait déjà avant lui, mais il fit beaucoup pour christianiser l'Arménie romaine, à l'ouest. 

Krikor est appelé "romain" pour exprimer ses sympathies envers Rome : il a toujours prétendu être soumis à l'exarque de Césarée, donc au pape de Rome.

Il est mentionné au Martyrologe le 30 septembre.

 

 

Hieronymus de Stridon

347-420

 

Vers 347 naquit à Stridon (Pannonie, aujourd’hui Croatie) Eusebius Sophronius Hieronymus, de parents chrétiens. En français, ce nom est devenu Jérôme, en italien Girolamo.

L’habitude n’était pas de conférer le baptême dès la naissance, mais les parents envoyèrent leur garçon de douze ans à Rome pour ses études. C’est à Rome qu’il fut baptisé, peut-être par le pape Liberius.

Il étudia avec de grands maîtres la grammaire, l’astronomie, la littérature païenne, la rhétorique, la philosophie, le grec.

Parmi ses amis romains, il y avait Rufinus, avec lequel, plus tard, il devait se brouiller et échanger des écrits violents.

A dix-huit ans (donc vers 365), il partit pour la Gaule et rejoignit Trèves, en principe pour faire carrière près de la cour impériale, en réalité pour changer tout-à-fait de vie. Il commença alors sa vie de théologien et d’exégète. Il alla ensuite quelques années à Aquilée, au fond de la mer Adriatique, menant une vie cénobitique avec Rufin et Chromace d’Aquilée. Désormais, il rompit totalement avec le milieu familial et suivit sa propre voie. 

Vers 373, il gagna la Syrie avec des compagnons pour vivre délibérément la vie ascétique.

Arrivé à Antioche de Syrie, il eut une vision (un rêve) où il lui était reproché d’être cicéronien et non pas chrétien. Désormais, il ne s’occuperait jamais plus des textes profanes et se consacrerait uniquement à la Sainte Ecriture.

En 375, il s’installa dans le désert de Chalcis, non loin d’Antioche. Parmi ses occupations, il étudia l’hébreu de façon très approfondie, avec un rabin. Il lisait l’Ecriture, commentait, traduisait.

En 378 il fut ordonné prêtre par l’évêque d’Antioche. Puis il partit à Constantinople pour approfondir ses connaissances scripturaires, notamment avec Grégoire de Nazianze (voir au 2 janvier).

En 382, il fut rappelé à Rome pour assister le pape Damasus. Cette même année fut convoqué à Rome un concile pour mettre fin à un schisme d’une partie du clergé d’Antioche. Jérôme parlait couramment le latin et le grec, et servit d’interprète. Mais aussi, il put donner au pape lui-même de précieux renseignements sur les termes hébreux originaux de la Bible. Le pape chargera finalement Jérôme d’établir une traduction officielle de la Bible en latin, sur la base des versions hébraïques et grecques ; c’est ce travail qui aboutit à la Vulgate, le texte latin officiel de la Bible pour l’Eglise entière. 

Durant ce séjour romain, Jérôme prôna la vie ascétique et ne se gêna pas pour critiquer le clergé trop «mondain». Il se lia avec des femmes de grandes familles romaines, qui désiraient avoir une vie consacrée ; parmi celles-ci se trouvaient Marcella, Paula et ses filles Blæsilla et Eustochium (voir aux 31 janvier, 26 janvier, 22 janvier et 28 septembre).

Quand mourut le pape Damasus (384), Jérôme n’avait plus le même soutien à Rome. Il partit avec quelques amis pour Antioche, où d’ailleurs il se devait de résider puisqu’il y avait été ordonné prêtre.

De Rome le suivirent aussi les pieuses femmes citées plus haut, qui désiraient mener une vie plus austère.

Jérôme et ses émules firent un pèlerinage sur les Lieux Saints : Jérusalem, Bethléem, puis aussi dans le désert d’Egypte, berceau des grands ascètes comme Antoine (voir au 17 janvier). Il retrouva son ami Rufinus et Mélanie l’Ancienne.

En 386, il revint à Bethléem et y fonda une double communauté d’hommes et de femmes, qu’il entoura de ses conseils et de ses enseignements. Jérôme tint une très abondante correspondance. Un de ses correspondants fut saint Augustin d’Hippone, mais aussi Exupère de Toulouse, et bien d’autres de Gaule, d’Espagne, d’Afrique du Nord.

Ce n’est pas le lieu ici d’exposer sa position sur Origène, sur Iovinianus, sur Pélage, et ses polémiques parfois très vives. Signalons tout de même sa très âpre critique d’Helvidius, qui niait la virginité perpétuelle de Marie. On sait par ailleurs qu’il en vint à se brouiller totalement avec son ami Rufinus.

Le sac de Rome en 410 l’affecta beaucoup, mais plus encore la destruction de son propre monastère de Bethléem par une faction de pélagianistes. Il reçut les consolations du pape Innocent 1er, qui en fut informé.

S’il eut la satisfaction de voir Pélage condamné et chassé de Palestine, il fut encore attristé par la mort d’Eustochium. 

Ses forces déclinèrent désormais rapidement et Jérôme s’éteignit vers le 30 septembre 430.

On dit que ses restes furent rapportés à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome, pour les soustraire à l’invasion musulmane en Palestine.

Saint Jérôme a souvent été, symboliquement, représenté avec la pourpre et le chapeau de cardinal, en raison de sa collaboration avec le pape Damasus, mais on sait que le cardinalat s’est vraiment développé beaucoup plus tard, vers le 10e siècle.

La fête de saint Jérôme est au 30 septembre. Au 13e siècle, il fut proclamé Docteur, avec Augustin d’Hippone, Ambroise de Milan et Grégoire le Grand (voir aux 28 août, 7 décembre et 3 septembre).

On a fait de saint Jérôme le patron des étudiants, des archéologues, des pèlerins, des bibliothécaires, des traducteurs et des libraires.

Au 20e siècle, fut créée à Rome l’abbaye Saint-Jérôme, confiée aux moines bénédictins, qui devaient travailler sur les manuscrits authentiques de saint Jérôme et établir une version corrigée de la Vulgate. Ce travail a abouti à la Nouvelle Vulgate, publiée en 1979.

 

 

Honorius de Canterbury

580-653

 

Honorius était Romain, et fut disciple de s.Grégoire le Grand (v. 12 mars) au monastère Saint-André.

D’après s.Bede (v. 25 mai), Honorius fut choisi en 627 pour être le cinquième archevêque de Canterbury. Parlait-il anglais, ou recourut-il à un interprète ? Bede ne nous le dit pas ; quand tout le monde parle latin, beaucoup de problèmes s’effacent !

Quoique cet épiscopat durât un quart de siècle, on connaît relativement peu de faits de cette période.

 Honorius fut en excellents termes avec l’évêque d’York, Paulin (v. 10 octobre) ; c’était ce dernier qui l’avait consacré en 628. En 633, Paulin et ses fidèles étaient refoulés dans le Kent par les troupes de Penda : Paulin s’occupa alors du diocèse vacant de Rochester ; le pape alors, ignorant ces derniers événements, envoya à tous les deux le pallium en 634 avec cette disposition : c’est celui d’York qui devait consacrer celui de Canterbury, et vice versa.

Les rapports d’Honorius avec les évêques d’Ecosse furent également fraternels (heureusement), sans qu’on puisse savoir si les coutumes furent unifiées de part et d’autre.

En 644 Honorius consacra le nouvel évêque de Rochester, Ithamar, premier Anglais élevé à l’épiscopat.

Honorius mourut le 30 septembre 653.

Saint Honorius de Canterbury est commémoré le 30 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Eusébie de Marseille

† 731

 

Eusébie était née vers la fin du 7e siècle à Marseille.

A l’âge de quatorze ans, elle entra au monastère Saint-Quiricus, fondé par s.Jean Cassien (v. 23 juillet) aux environs de cette ville, et en devint abbesse.

Les moniales étaient au nombre de quarante et formaient une communauté exemplaire, qui reçut les éloges du pape s.Grégoire le Grand (v. 12 mars).

Quand les Sarrasins envahirent l’Espagne, puis le sud de la France, le gouverneur de la Provence leur ouvrit de lui-même les portes de Marseille, où ils s’engouffrèrent sans pitié. De là, cette troupe ennemie du Christ gagna le monastère d’Eusébie.

Celle-ci, animée par une soudaine inspiration, ne craignit pas de se mutiler le visage, se coupant et le nez et les lèvres, suivie en cela par les quarante moniales, dans l’espoir d’échapper aux intentions basses de ces soldats.

En arrivant,  ceux-ci furent effrayés du spectacle sanglant qui s’offrait à eux. Déçus, ils ne songèrent qu’à se venger, et passèrent les quarante vierges et leur abbesse au fil de l’épée.

C’était vers 731. Toutefois l’actuel Martyrologe avance la date de 497, ce qui obligerait à revoir toute la datation de cet article.

Précisons aussi que, selon les textes, Eusébie et ses Compagnes étaient au nombre de quarante : les moniales étaient donc trente-neuf et non quarante.

Sainte Eusébie de Marseille est commémorée avec ses Compagnes le 30 septembre dans le Martyrologe Romain.

Simon de Crépy

1048-1082

 

Simon naquit vers 1048 au château de Crépy-en-Valois, d’une famille puissante, qui remontait à Charlemagne et Charles Martel. Simon eut une sœur, Adala.

Leurs parents étaient Raoul III et Adela ; après la mort de cette dernière (1053), Raoul épousa Eléonore de Montdidier, qu’il répudia, et Anne de Russie, veuve du roi de France Henri 1er.

Dans ces circonstances difficiles, Simon fut recueilli par sa tante Mathilde, l’épouse de Guillaume le Conquérant, qui l’éleva avec tendresse maternelle, tandis que Guillaume l’initiait au métier de la chevalerie, aux armes et à la chasse.

En 1067, son père ayant montré des sentiments de réel repentir pour sa vie passée, Simon revint au château de Crépy.

Mais en 1072, mourut Raoul : Simon héritait alors de domaines immenses, tellememnt importants que le roi de France les convoitait et qu’on en vint à la guerre déclarée. Pendant trois années, les villes et les terres furent dévastées.

Et voilà qu’en 1075, le corps de Raoul fut ramené de Montdidier à Crépy : ce fut pour Simon l’occasion d’une profonde réflexion sur la vanité de la gloire humaine ; il se dégoûta des armes et de la guerre, pria plus intensément, jeûna, visita les églises, soulageait la misère. Il fit un rêve, où s.Arnoul et s.Oyend (v. 18 juuillet et 1er janvier) l’invitaient à se retirer dans un monastère du Jura. Dès lors, malgré son bon droit, il renonça à se battre pour ses terres, préférant gagner la Terre du Ciel.

En 1074, lors d’un pèlerinage à Rome, il rencontra le pape Grégoire VII, qui lui conseilla la conciliation. Mais le roi de France resta sourd aux invitations de paix et combattit encore pendant un an. En 1075 enfin, un traité mit fin aux hostilités et rendit à Simon toutes ses possessions : c’était le seigneur le plus puissant, après le roi !

Cette même année, Simon fondait une dizaine de prieurés. On lui proposa d’épouser la fille d’Hildebert d’Auvergne… qu’il convainquit de se consacrer à Dieu ! Guillaume le Conquérant chercha à l’adopter pour en faire son héritier, mais Simon feignit de vouloir aller consulter le pape une nouvelle fois : il gagna le monastère de Saint-Oyend (act. Saint-Claude), où il embrassa humblement la vie effacée du moine. Il couchait dans la sacristie, pour avoir accès plus facilement à l’église et y prier de nuit.

Mais la renommée du puissant seigneur qu’il avait été, lui attirait des visites nombreuses : aussi demanda-t-il à l’abbé de se retirer dans une solitude plus lointaine encore.

En 1078, avec quelques compagnons, il s’installa là où est maintenant Mouthe (Doubs). Un petit monastère s’éleva, avec une église dédiée à l’Assomption de Marie.

Simon eut encore l’occasion d’accomplir des missions diplomatiques auprès du roi de France et de Guillaume son oncle ; il réconcilia Guillaume et son fils et revint à Mouthe. Le pape l’appela pour traiter en son nom avec Robert Guiscard ; cette mission s’acheva positivement en 1080.

Le pape retint Simon à Rome. Mais Simon tomba malade et, après avoir reçu du pape l’absolution et le Viatique, il s’éteignit le 30 septembre 1080 ou 1082, âgé de trente-deux (ou trente-quatre) ans seulement.

Il fut inhumé dans la basilique Saint-Pierre et le pape Urbain II y fit inscrire une épitaphe : Par amour de la pauvreté, j’ai quitté mon pays et le monde, préférant le Christ à toutes les richesses. Plus tard, son corps fut transféré à Saint-Claude.

Saint Simon de Crépy est commémoré le 30 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Amato de Nusco

997-1093

 

Amato, né vers 997 (on parle aussi de 1003), était d’une noble famille lombarde de Nusco (Avellino, Campania, Italie SO).

Ordonné prêtre encore très jeune, il s’employa à rassembler à l’intérieur des murs de Nusco les habitants des contrées alentour, il restaura des églises, en fit construire de nouvelles : ainsi s’éleva celle qui allait devenir la cathédrale Saint-Etienne, dont il était très dévôt.

En 1048, il obtint l’érection du diocèse de Nusco, dont il devint le premier évêque.

Il mourut le 30 septembre 1093, presque centenaire.

On lui attribue quantité de miracles, obtenus à son tombeau.

La cathédrale de Nusco fut postérieurement dédiée à s.Amato ; le diocèse est actuellement rattaché à celui de Sant’Angelo dei Lombardi.

S.Amato est invoqué contre les tremblements de terre, fréquents dans cette zone de l’Irpinia.

Saint Amato de Nusco est commémoré le 30 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ismidon de Sassenage

1030 - 1115

 

Fils du seigneur de Sassenage (Isère), Ismidon naquit vers 1030.

On ne dit presque rien sur sa jeunesse. Il aurait étudié à l’école-cathédrale de Valence avant de devenir chanoine de Lyon.

En 1097 il fut choisi pour le siège de Die, sur la demande des diocésains.

En 1099, il représenta l’évêque Hugues de Lyon au concile de Rome et en 1100 à celui de Poitiers. Puis il assista au concile d’Anse, où Hugues annonça son intention d’aller en Terre sainte. Ismidon l’accompagna.

L’évêque de Die semble avoir eu surtout un rôle pacificateur. En 1101, il avait apaisé un conflit entre les moines de Cruas et ceux de Bourdeaux ; en 1103, il fut témoin d’une «réconciliation» entre l’évêque de Grenoble et le comte d’Albon ; en 1106, apaisement d’une querelle entre les clercs de Besançon et l’abbé de Dijon ; en 1107,  également entre les moines de La Chaise-Dieu et ceux d’Aniane ; en 1114, entre les moines de Domène et les seigneurs voisins.

Ismidon mourut le 30 septembre 1115 et fut honoré comme un Saint. Il est mentionné comme tel au Martyrologe du 30 septembre.

L’église construite en son honneur et pour abriter ses reliques, fut détruite et brûlée par les huguenots en 1567.

 

 

Felicia Meda

1378-1444

 

Aînée de trois enfants qui furent très vite orphelins, Felicia naquit en 1378 à Milan, de pieux et nobles parents.

A douze ans, elle fit le vœu de chasteté et, dix ans plus tard, après avoir partagé ses biens entre sa famille et les pauvres, entra chez les Clarisses.

Sa sœur la rejoignit bientôt, tandis que leur benjamin entrait chez les Frères mineurs.

Felicia subit les assauts répétés et douloureux du Démon.

Au bout de vingt-cinq ans de cette vie austère, elle fut élue abbesse (1425). Sa direction porta l’ensemble de la communauté à un niveau élevé de sanctification, de sorte que c’est à ce monastère qu’on s’adressa pour fonder un nouveau monastère à Pesaro (1439).

Felicia mourut le 30 septembre 1444, en odeur de sainteté, et les miracles se multiplièrent.

Son culte fut approuvé en 1812.

 

 

Francisco de Borja y Aragón

1510-1572

 

Né le 28 octobre 1510 à Gandia (Valencia, Espagne), Francisco était le premier fils de Juan de Borja y Enriquez de Luna, duc de Gandia, et de Juana de Aragón, cette dernière étant fille naturelle de Alonso de Aragón, lui-même fils illégitime du roi Fernando II d’Aragón.

Le petit garçon, très enclin à la piété, fut envoyé par les siens à la cour de l’empereur d’Espagne et, en 1522, mis au service de la reine Juana, isolée à Tordesillas.

En 1528, son père lui remit la moitié de la baronie de Llombay, ce qui lui conférait le titre de baron. L’empereur le nomma alors gentilhomme de la Maison Borgoña.

L’année suivante, Francisco épousa Leonor de Castro, amie intime de la reine Isabel, dont il fut nommé grand chevalier. 

De ce mariage naquirent huit enfants, nés entre 1530 et 1539 : Carlos, Isabel, Juan, Álvaro, Juana, Fernando, Dorotea (clarisse à Gandia, qui mourut à vingt-quatre ans) et Alfonso. 

Puis l’empereur éleva la baronie de Llombay au rang de marquisat.

La reine Isabel mourut en 1539, et cette mort impressionna profondément Francisco, qui en conserva la date comme celle du début de sa conversion.

Cette même année, l’empereur le nomma vice-roi pour la Catalogne, une nouvelle charge qu’il occupa avec réelle efficacité au profit de ses sujets.

Son père mourut bientôt, et Francisco se retira avec son épouse et ses enfants dans le duché de son père, pour y mener une vie toute chrétienne. Il rencontra les premiers Jésuites et voulut les aider économiquement.

Quand son épouse Leonor mourut (1546), il décida d’entrer dans la Compagnie de Jésus. Il renonça à tous ses titres en faveur de son aîné, Carlos, et refusa énergiquement le titre de cardinal qu’on lui offrait en échange.

Sa vie allait être celle d’un apôtre. Il fut nommé commissaire des Jésuites pour l’Espagne et finalement général de l’Ordre.

Comme général, il révisa certaines habitudes de l’Ordre, établit l’heure quotidienne de méditation et organisa le chant de l’office dans les noviciats. Sous son généralat, les noviciats passèrent de cinquante à cent soixante-trois. Il s’entoura de visiteurs qui devaient lui rendre compte de toutes les maisons et se préoccupa beaucoup de la Contre-réforme en Allemagne. Il envoya des missionnaires au Brésil (Inácio de Azevedo, voir au 15 juillet), ainsi qu’en Floride, au Mexique, au Pérou.

Il faut signaler ici un trait généralement oublié de Francisco de Borja : il appréciait beaucoup la musique et fut même compositeur. On connaît certaines de ses œuvres, en particulier la Visitatio sepulchri, un drame liturgique qui représente la mise au tombeau et la résurrection du Christ.

Quoique de faible santé, il assuma des missions diplomatiques pour le Vatican en Espagne et au Portugal. De la dernière, il revint si fatigué qu’il mourut d’épuisement, le 30 septembre 1572. Sa dernière parole fut : Je ne désire que mon Seigneur Jésus-Christ.

Francisco de Borja fut béatifié en 1624, et canonisé en 1671.

 

 

Jean-Nicolas Cordier

1710-1794

 

Né le 3 décembre 1710 à Saint-André (Meuse), Jean-Nicolas entra chez les Jésuites à dix-huit ans.

Après son ordination, il fut théologien à Dijon, Auxerre, Autun, Strasbourg, Pont-à-Mousson.

Après la suppression de la Compagnie de Jésus, Jean-Nicolas continua d’exercer le saint ministère, comme aumônier de Religieuses à Saint-Mihiel, et quand la Révolution supprima toutes les communautés religieuses, il s’installa à Verdun.

Ayant refusé le serment constitutionnel de la République, il fut arrêté en octobre 1793 et condamné à l’exil.

A bord du Washington qui ne quitta jamais les pontons de Rochefort, le père Cordier subit le sort des centaines de prêtres entassés dans des conditions inhumaines.

Il mourut le 30 septembre 1794 et fut béatifié avec ses Compagnons en 1995.

Il est mentionné au Martyrologe le 30 septembre ; l’Ordre des Jésuites le fête au 17 août, en même temps que Joseph Imbert.

 

NB. Il y eut un autre Jean-Nicolas Cordier, chartreux, lui aussi déporté. Il survécut et fut un témoin précieux de ces heures difficiles. Il fut amnistié en 1803.

Federico Albert

1820-1876

 

Il naquit le 16 octobre 1820 à Turin (Italie), premier des six enfants du général Luigi Albert et de Lucia Riccio.

Comme on le sait, la vie d’un militaire est toujours mouvementée et le jeune Federico passa son enfance chez ses grands-parents.

A quinze ans, il fut inscrit par ses parents à l’Académie Militaire de Turin. Mais la même année, le jeune garçon, qui priait un jour près de l’autel du bienheureux Sebastiano Valfré (1629-1710), ressentit en lui l’appel de Dieu au sacerdoce.

On imagine la surprise - peut-être même un peu de déception - de la part du général, qui cependant ne s’opposa pas à la vocation de son fils.

Federico entra donc chez les Oratoriens de Turin à l’automne 1836, endossa la soutane et fréquenta tout de suite la faculté théologique de Turin.

En 1843, il était docteur en théologie, et recevait le sacerdoce.

En 1847, il était nommé aumônier à la cour du roi Carlo Alberto. L’abbé Federico Albert assuma pleinement cette position, cherchant à proposer au roi des idées en conformité avec l’Evangile ; son tact fut apprécié par Vittorio Emanuele II.

Le père Albert préféra bientôt se donner entièrement à l’apostolat. Il connaissait la misère des rues de Turin, où les pauvres étaient nombreux, il savait le besoin où se trouvait la jeunesse d’être formée, aussi alla-t-il trouver Giovanni Bosco, dont l’oeuvre commençait vraiment à s’imposer dans cette Turin indifférente.

Don Bosco l’accueillit volontiers et le pria de prêcher la retraite à l’Oratoire de Valdocco en 1848.

En 1850, don Albert fut à la paroisse Saint-Charles, puis vicaire et enfin curé à Lanzo Torinese. Dans cette paroisse où il allait passer le reste de sa vie, il fonda un ensemble d’établissements qui révolutionnèrent, pour ainsi dire, la vie de la localité et de la région.

Il fonda un jardin d’enfants, qu’il confia aux Soeurs de la Charité ; un orphelinat pour petites filles abandonnées ; puis une école pour filles, avec des cours de français, de dessin, de musique, de préparation au diplôme de maîtresses ; c’était inimaginable à l’époque, car les filles n’avaient pas accès à l’instruction.

En 1864, il invita Don Bosco a fonder un Oratoire, qui devint un collège pour les garçons.

Prêtre, don Alberto prêcha plusieurs missions, tant pour le clergé que pour les laïcs. 

Puis, pour assurer la continuité de ses œuvres caritatives, il fonda la congrégation des Soeurs vincentiennes de Marie Immaculée, couramment appelées Soeurs Albertines (« vincentiennes » en référence à saint Vincent de Paul).

Don Albert fut préconisé pour l’épiscopat, qu’il refusa énergiquement.

En 1873, il fonda une école d’agriculture, où les élèves auraient reçu, outre l’enseignement scientifique nécessaire, une formation spirituelle et morale.

C’est pour cette œuvre qu’il construisit une chapelle. Il était en train d’y travailler sur un échafaudage de fortune, lorsqu’il fit une chute de sept mètres, heurtant lourdement de la tête.

Il reçut les derniers sacrements et mourut deux jours plus tard, le 30 septembre 1876.

Don Federico Albert a été béatifié en 1984.

 

 

Thérèse Martin

1873-1897

 

Les Français ont beaucoup entendu parler de «la petite Thérèse», mais ne la connaissent pas vraiment. 

Sur ses pieux parents, on trouvera deux notices séparées, depuis que tous deux ont été béatifiés en 2008 (voir aux 29 juillet et 28 août).

Des neuf enfants de ce couple très chrétien, Thérèse était la dernière. Elle naquit à Alençon le 2 janvier 1873, et reçut au baptême, le 4 janvier suivant, les noms de Marie-Françoise-Thérèse. Sa marraine était sa sœur aînée, Marie-Louise, et son parrain Paul Boul ; tous deux âgés de treize ans.

Deux mois après, elle frôla la mort et fut confiée à une nourrice. La santé revint après un séjour vivifiant à la campagne.

Après la mort prématurée de la Maman Zélie (1877), qui affecta beaucoup Thérèse, Monsieur Martin transporta tout son petit monde dans cette propriété des Buissonnets à Lisieux, où était pharmacien son beau-frère. Déjà étaient morts deux de ses filles et ses deux petits garçons.

Thérèse était sa benjamine et, peut-être, sa préférée, quoiqu’il eût toutes les attentions nécessaires pour la bonne éducation de tous ses enfants. Il appelait Thérèse «la petite Reine de France et de Navarre».

On connaît bien des détails de l’évolution de sa personnalité par le récit sincère et sans complaisance qu’elle en fit plus tard, pour obéir à la volonté de sa Prieure au Carmel, sœur Agnès de Jésus, sa propre sœur Pauline. 

Elle n’était pas sans défauts et sans caprices, mais elle apprit tôt à se corriger. Elle combattit son entêtement et son égoïsme. A trois ans, elle avait résolu de ne rien refuser au bon Jésus.

En août 1879, elle crut voir passer dans le jardin son père, cassé, vieilli, la tête voilée : vision prophétique de la paralysie cérébrale qui frapperait bien plus tard Monsieur Martin, dès 1889.

Elle se confessa pour la première fois en 1880, démarche qu’elle répétera à toutes les grandes fêtes, et, dit-elle, «c'était une vraie fête pour moi chaque fois que j'y allais».

En 1881, elle fut demi-pensionnaire à l’abbaye des bénédictines de Lisieux.

En 1883, une maladie «étrange», peut-être simplement nerveuse, sembla conduire Thérèse au bord de la folie : tremblements, hallucinations, frayeurs, délire… Elle donnait tant de soucis à la famille qu’on faisait une neuvaine pour sa guérison à Notre-Dame des Victoires. Or, au soir de la Pentecôte, Thérèse vit s’animer la petite statue de la Vierge qui était dans sa chambre ; le mal disparut. Sa grande sœur était présente, et pouvait attester du changement, après avoir constaté l’attitude extatique de Thérèse.

1884 : Première communion, puis Confirmation.

Thérèse avait une forte tendance à une émotion excessive. Elle combattit aussi ce trait de caractère, et, à partir de Noël 1886, elle vainquit pour toujours les larmes ; ce sera pour elle sa «nuit de conversion», où elle changea vraiment du tout au tout.

Dans le sillage de ses deux sœurs aînées, Thérèse exprima en 1887 son désir d’entrer au Carmel, mais elle était bien jeune. Son père n’y mettait pas d’objection, si c’était là la volonté de Dieu, mais c’est l’oncle Guérin qui s’y opposait formellement. On prit rendez-vous chez l’évêque (et pour l’occasion, Thérèse avait relevé ses cheveux en chignon, pour se vieillir) ; l’évêque voulait réfléchir et aurait consulté Rome.

Un pélerinage à Rome donna à Thérèse l’occasion de montrer sa détermination et la solidité de sa vocation. Lors de l’audience papale, elle réussit à parler au pape (Léon XIII), qui lui répondit : «Si le Bon Dieu veut, vous entrerez».

De retour en France, Thérèse se prépara en se sanctifiant et en priant. Elle priait pour la conversion de l’assassin Pranzini qui, après avoir toujours refusé la présence du prêtre, demanda à baiser le crucifix avant son exécution ; elle brisait sa volonté propre, retenait une parole de réplique, rendait des services sans se faire valoir…

L’entrée au Carmel eut lieu en avril 1888. La prise d’habit, en janvier 1889. La première profession en septembre 1890, en s’offrant «pour sauver les âmes et surtout prier pour les prêtres».

Désormais elle signa «Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte-Face». On se souvient de la «vision» qu’elle eut en 1879, et qui commençait à se vérifier : Monsieur Martin était soigné à Caen, avant de s’éteindre bientôt en 1894. C’est en référence à cette maladie dégénérescente que Thérèse se confiait à la «Sainte Face» du Christ.

Thérèse entra dans une communauté de femmes qui ne sont pas toujours des saintes, malgré leur état de sainteté, car chacune est toujours en route vers cette sainteté, avec des lacunes ici et là. Thérèse s’efforça de supporter tout cela avec le sourire, dans toutes les charges où on l’établit : au réfectoire, à la sacristie, ou comme assistante de l’économe, et à la porterie.

En 1893, elle fut sous-maîtresse des novices. Elle écrivit de petites pièces de théâtre, des poèmes. On aimait sa poésie.

Monsieur Martin s’éteignit en 1894.

En 1895, Thérèse s’offrit à être consumée entièrement par l’amour miséricordieux du Bon Dieu. Elle en ressentit comme une blessure intérieure, une blessure d’amour, comparable à la transverbération de sainte Thérèse d’Avila. Mais elle eut aussi les premiers signes de sa prochaine maladie, avec des douleurs à la gorge et dans la poitrine.

A partir de 1896, pendant l’année qui précèda sa mort, elle fut frappée d’une pénible tentation contre la foi, ressentant comme l’absence totale de Dieu et de toute consolation spirituelle. Epreuve d’autant plus douloureuse que la tuberculose se déclara, avec des crachements de sang et la difficulté croissante pour respirer.

En juillet 1897, elle fut transférée définitivement à l’infirmerie. Le 19 août, elle reçut l’Eucharistie pour la dernière fois ; elle mourut le 30 septembre en exprimant ces dernières paroles à l’adresse de son Crucifix : «Oh ! je l’aime ! Mon Dieu ! je vous aime !» Elle eut un moment le regard irradié, fixé en haut, en extase, puis ferma les yeux.

La vie de la «petite Thérèse» est toute dans l’héroïsme, et Thérèse de Lisieux ne le cède en rien à la «grande» Thérèse d’Avila. Thérèse savait rejoindre Jésus-Christ dans l’effort du moment, dans l’humilité, dans la patience, dans la douceur. Elle se porta un jour volontaire pour seconder à la lingerie une religieuse âgée neurasthénique, au caractère très difficile, pour lui apporter un peu de douceur et de réconfort. Un jour qu’elle remarquait le bruit incessant que faisait une autre Consœur avec son dentier, elle eut l’idée d’écouter charitablement ce bruit comme une musique extrêmement harmonieuse, qu’elle prit même plaisir à entendre.

Comme on l’a dit, Thérèse avait un zèle réellement missionnaire pour les âmes. Elle correspondit avec deux jeunes missionnaires. Après sa mort, la dévotion à Thérèse se répandit dans le monde entier à une vitesse véritablement étonnante.

La «pluie de roses» qu’avait annoncée Thérèse avant sa mort se vérifia bien vite. Les miracles abondèrent. Un des miracles reconnus est la guérison de la cataracte d’une petite Edith, qu’on connaît très bien sous le nom de Edith Piaf.

Pour la béatification de Thérèse, on retint d’abord six miracles, dont deux particulièrement : la guérison d’un séminariste de Lisieux et celle d’une Religieuse d’Ustaritz (Bayonne, Pyrénées Atlantiques).

Cette Religieuse était née en 1888 à Sus (Navarrenx, Pyrénées Atlantiques) ; entrée chez les Filles de la Croix à Ustaritz en 1911, elle souffrit d’un grave ulcère d’estomac qu’on ne put opérer. La communauté fit une neuvaine à Thérèse de Lisieux du 3 au 11 juin 1915 ; les trois premiers jours de juillet, de nuit, Thérèse apparut à la Malade, lui recommandant : Récitez fidèlement tous les jours : 3 Pater, Ave et Gloria, avec l’invocation : Cœur Sacré de Jésus, protégez l’Eglise, la France et la Congrégation. Propagez cette dévotion parmi vos Sœurs. Il y eut ces trois jours-là un parfum inexplicable dans la chambre de la Sœur. Le 10 septembre, trois mois après la fin de la neuvaine de la communauté, Thérèse apparut à nouveau et dit à la Sœur : Soyez bien généreuse, et vous guérirez bientôt. Ce matin-là, on retrouva autour du lit des pétales de roses de toutes les couleurs. Le 21, après quelques jours de douleurs encore plus forte, la Sœur s’endormit et se réveilla le 22 septembre 1915, complètement soulagée, guérie. Les médecins ne purent que constater avec étonnement que les radiographies ne montraient pas même une trace de lésion, et furent surtout surpris de la rapidité d’une telle guérison. Cette guérison perdura, jusqu’à la mort de la Sœur, en 1937.

Thérèse de l’Enfant-Jésus fut proclamée bienheureuse en 1923, et sainte en 1925.

En 1927, elle était proclamée patronne de toutes les missions dans l’univers, à l’instar de saint François-Xavier (voir au 3 décembre). En 1944, elle fut proclamée patronne secondaire de la France, à l’égal de sainte Jeanne d’Arc.

On se souviendra aussi de la conversion en prison du meurtrier Jacques Fesch, qui se référera à sainte Thérèse dans son dernier écrit, la veille de son exécution.

Enfin, en 1997, un siècle après sa mort, sainte Thérèse a été proclamée Docteur de l’Eglise, en considération de l’excellence de ses écrits.

Mentionnée le 30 septembre au Martyrologe, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face est fêtée le 1er octobre, mois particulièrement dédié à la prière pour les missions.

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