Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 23:00

03 OCTOBRE

 

I.

S Denys l'Aréopagite, premier évêque à Athènes, converti par l'apôtre s. Paul, fêté en ce jour par les Eglises byzantine et syriaque.

?

Ste Candida (Blanche), vierge martyre romaine. 

SS Faustus, martyr en Alexandrie, et huit confesseurs : Caïus, Petrus, Paulus, Eusebios, Cheremon, Lucius et deux autres.

IV.

S Hesychios, disciple de s. Hilarion près de Gaza.

Ste Menne, vosgienne qui refusa le mariage, reçut le voile des vierges, et quitta ses parents furieux pour vivre à Fontenet dans la solitude.

V.

S Maximianus, évêque en Afrique du Nord, torturé et jeté du haut d'une tour par des donatistes ; il put se remettre et mourut quelque temps après.

VI.

S Cyprien, moine à Marseille, évêque à Toulon, un des plus fidèles disciples de s. Césaire d'Arles, avec qui il exposa la doctrine de la grâce, confirmée ensuite par Boniface II ; il écrivit la première partie de la Vie de s. Césaire.

VII.

SS Ewald : deux moines du même nom, anglais d'origine, martyrs en Saxe ; on les distinguait par les surnoms de Blanc et Noir, selon la couleur de leurs cheveux.

VIII.

S Pathus qui, sur sa prière, mourut le jour-même de son élection au siège de Meaux.

S Widrad, abbé fondateur de Flavigny.

S Utto, abbé bénédictin à Metten.

IX.

S Juvin, ermite près de Reims.

X.

S Gérard, flamand, abbé à Brogne, chargé par des évêques et des seigneurs de réformer de nombreux monastères.

XII.

B Adalgott, moine cistercien, entré à Clairvaux du temps de s. Bernard, nommé évêque à Coire.

XVII.

Bx Ambrósio-Francisco Ferro et vingt-sept compagnons, premiers martyrs au Brésil (avec André de Soveral et Domingos Carvalho, qui furent martyrisés le 16 juillet) ; Ambrósio était prêtre portugais, tous les autres laïcs : Antônio Baracho, Antônio Vilela Cid, Antônio Vilela et sa fille, Diego Pereira, Estêvão Machado de Miranda et ses deux filles, Francisco de Bastos, la petite fille de Francisco Dias, Francisco Mendes Pereira, João da Silveira, João Lostau Navarro, João Martins et sept jeunes, José do Porto, Manuel Rodrigues de Moura et sa femme, Mateus Moreira, Simão Correia, Vicente de Souza Pereira, béatifiés en 2000, canonisés en 2017.

XX.

Bx Martyrs de la Révolution espagnole de 1936, béatifiés en 2001 :

Enrique Morant Pellicer (*1908), prêtre diocésain près de Valencia ;

Crescencio García Pobo (*1903), prêtre des Capucins Amigoniens, près de Madrid.

B Szilárd Ignác Bogdánffy (1911-1953), évêque roumain à Oradea Mare des Latins, martyr, béatifié en 2010 ; il était né à Crna Bara, alors en Hongrie et maintenant en Serbie.

  

Candida de Rome
?

Candida est une Martyre romaine.
On en avait fait l’épouse du martyr Artemius (v. 6 juin), chose qu’on ne saurait cautionner sans preuve.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Candida de Rome au 3 octobre.


Faustus d’Alexandrie et Huit Compagnons
3.-4. siècles

On a vu au 8 avril les nombreuses péripéties qui jalonnèrent l’épiscopat de s.Denys d’Alexandrie. Celui-ci mourut en 264, après avoir été exilé par deux fois.
Témoins de ses souffrances furent Faustus et ses huit Compagnons, qui sont : 
Caius
Petrus
Paulus
Eusebius
Chæremon
Lucius
et deux autres dont on ne connaît pas le nom.
Ces Confesseurs de la Foi souffrirent en même temps que Denys, mais ne semblent pas avoir été martyrisés.
Seul Faustus, plus tard, fut martyrisé sous Dioclétien, probablement au début du quatrième siècle. S’il fut déjà persécuté sous Dèce, avec Denys, il devait être assez âgé au moment de son martyre.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Faustus et ses huit Compagnons au 3 octobre.


Hesychios de Maiouma
4. siècle

On fêtera le 21 octobre s.Hilarion de Gaza. Hesychios en fut un très fidèle disciple.
Lorsqu’Hilarion fut poursuivit par les émissaires de l’empereur Julien, il trouva refuge en Alexandrie, tandis que son monastère de Gaza était détruit. Hilarion et Hesychios étaient condamnés à mort par contumace.
Quand Hilarion s’embarqua pour la Sicile, il semble qu’Hesychios ne l’accompagna pas. Il apprit finalement de la bouche d’un Juif qui le connaissait, qu’Hilarion se trouvait dans cette île. Il le rejoignit, puis l’accompagna jusqu’en Dalmatie, et de là à l’île de Paphos. Hilarion devait constamment fuir la célébrité et les foules. 
Hilarion resta à Paphos deux ans, après quoi il envoya son cher Hesychios à Gaza chercher des restes du monastère détruit. A son retour, Hesychios persuada son maître de rester encore sur l’île, quitte à chercher un endroit encore plus isolé, où Hilarion resta cinq ans.
Il était désormais octogénaire et sentit approcher la mort. Hesychios étant momentanément absent, il lui écrivit son testament, lui léguant toutes ses richesses : un évangéliaire, un cilice, un capuchon, un mantelet.
Hilarion mourut en 372. Dix mois plus tard, Hesychios réussit à reporter son corps à Maiouma, aux environs de Gaza.
Il semble qu’on ait ici plus un résumé de la vie d’Hilarion, qu’un abrégé de celle d’Hesychios. Ce dernier apparaît comme le fidèle serviteur, attaché à son père spirituel, effacé et heureux d’être oublié pour rester uni à Dieu dans la méditation et la prière.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Hesychios de Maiouma au 3 octobre.


Maximianus de Bagaï
5. siècle

Maximianus fut évêque de Bagaï (auj. Ksar-Bagaï, Tunisie) au début du cinquième siècle.
Il s’était repenti d’avoir un moment adhéré au donatisme et, au concile de Milève (402), avait offert sa démission.
La démission fut acceptée des pères du concile, mais ne fut pas immédiate.
En effet, en 404, Maximianus était encore sur son siège, lorsque des donatistes mirent le feu à une basilique en y jetant des livres sacrés. Puis il émit une sentence contre eux au sujet d’une autre basilique usurpée par les hérétiques.
Ces derniers se vengèrent sur lui de façon vraiment outrageuse : ils le poursuivirent jusque sous l’autel où il s’était réfugié, le brisèrent sur lui et le frappèrent violemment ; Maximianus perdait son sang en abondance, on le dépouilla de ses vêtements et on le traîna, on le battit encore et, de nuit, on le précipita du haut d’une tour sur un tas d’ordures.
On ne sait par quel miracle Maximianus survécut à ces mauvais traitements. Mais l’évêque put se rendre à Rome, où l’empereur Honorius remarqua ses profondes blessures.
Après le concile de Carthage (405), il édicta encore de sévères mesures contre les donatistes.
On ne sait ce qui advint par la suite. En 411, c’était un évêque donatiste qui siégeait à Bagaï et l’on ne trouve plus trace de l’évêque Maximianus.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Maximianus de Bagaï au 3 octobre.

 

Cyprien de Toulon

475-546

 

Cyprien (ne pas le confondre avec celui de Carthage, v. 14 septembre), vit le jour vers 475 dans une famille dite de Montolieu, sans qu’on puisse assurer qu’il s’agisse de la localité proche de Carcassone (Aude).

Il fut élève de s.Césaire d’Arles, fut ordonné diacre vers 505, prêtre en 506.

Puis il fut moine à Saint-Victor de Marseille.

Vers 514-517, il fut nommé évêque de Toulon. C’était le quatrième sur ce siège.

Cyprien lui-même a raconté, s’accusant avec réelle humilité, qu’il avait été paresseux et n’avait pas profité des enseignements du Maître. Peut-être aurait-il pu faire mieux, c’est certain, mais il fut en réalité ce fidèle disciple que Césaire choisit pour être assisté à tous les conciles importants de Provence : Arles (524), Carpentras (527), Orange et Vaison (529), Marseille (533).

Plusieurs anecdotes historiques vont montrer combien au contraire Cyprien profita fort bien de l’enseignement qu’il reçut de Césaire.

D’abord son style littéraire, excellent, qui apparaît dans les écrits qu’on a de lui : une lettre à Maxime de Genève, dans laquelle il expose sa parfaite orthodoxie sur la doctrine de l’Incarnation du Christ ; et principalement la Vita de Césaire, dont il rédigea la première partie.

Ensuite et surtout sa parfaite connaissance de la doctrine de la grâce, qu’il exprima avec Césaire à Orange : quand les évêques de la proche Valence pensèrent mettre en discussion cette doctrine, Césaire envoya Cyprien leur exposer ses arguments, auxquels ceux de Valence ne purent rien répondre ( 529) ; même le pape Boniface II confirma les thèses du concile d’Orange, leur donnant ainsi valeur œcuménique.

Enfin, ce fut Cyprien qui guida la délégation de Provence au concile national d’Orléans de 541, ce qui permit de faire passer cette même doctrine à l’ensemble de la Gaule.

Mais de quelle doctrine s’agissait-il ? Pelagius avait prétendu que l’homme, par sa volonté, peut atteindre la perfection évangélique, rejetant indirectement la marque du péché originel et le rôle essentiel de la grâce divine. Combattue par s.Augustin (v. 28 août), cette doctrine fut rejetée et condamnée par le pape Zosime en 418. Le semi-pélagianisme, répandu par les moines de Lérins, chercha à rapprocher la position pélagianiste de celle de s.Augustin, et semblait assez acceptable, mais fut fermement repoussée au concile d’Orange, comme on l’a dit plus haut : il fallait respecter le rôle de la grâce divine dans tout le cheminement de l’homme vers la perfection. Plus tard, le débat fut rallumé à propos du rôle du libre arbitre. Mais laissons là les théologiens.

Après une trentaine d’années d’épiscopat, Cyprien mourut : après Césaire (543) et avant 549, date du concile d’Orléans où siégea son successeur.

Saint Cyprien de Toulon est commémoré le 3 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ewald de Cologne

† 695

 

Par Ewald on considère en réalité deux personnages qui eurent le même trajet dans l’apostolat et la sanctification.

Les deux Hewald étaient natifs de Northumbrie (Angleterre) et reçurent leur formation en Irlande.

On sait que s.Willibrord (v. 7 novembre) quitta l’Irlande pour la Germanie avec onze Compagnons. Parmi ces onze, se trouvaient deux moines nommés Ewald. 

On ne sait rien sur leur vie antérieure, mais on connaît ce détail amusant, que pour les distinguer, on les appelait le Noir ou le Blanc, selon la couleur de leurs cheveux ; on peut supposer que le premier était plus jeune, tandis que le second avait déjà les cheveux blancs.

Mais il y avait aussi cela qui les distinguait, à savoir que le Noir était beaucoup plus instruit que le Blanc. Cependant une même et profonde piété les unissait dans l’amour de Dieu et le zèle pour la conversion des païens : leur désir était d’aller convertir leurs cousins de la Vieille Saxonie, une région de l’actuelle Westphalie.

Quand Willibrord se fut installé à Utrecht, les deux amis Ewald poussèrent plus loin au pays des anciens Saxons. Ils y rencontrèrent un intendant, qu’ils prièrent de les conduire à son chef. Il faut préciser ici que, d’après s.Bede (v. 25 mai), les chefs des anciens Saxons étaient tout-à-fait indépendants les uns des autres, sauf en cas de guerre, où le sort désignait un chef unique ; passés les combats, chacun reprenait son droit local.

L’intendant observa d’abord le comportement des deux missionnaires et les laissa s’installer quelque part pour célébrer et prier à leur guise. Mais les Saxons craignirent qu’ils convertissent leur chef et qu’on leur fît abandonner leurs rites habituels, aussi décidèrent-ils de se débarrasser des deux moines.

Ils les arrêtèrent de surprise, abattirent le Blanc d’un coup d’épée, torturèrent le Noir longuement et en déchirèrent tous les membres. Ils jetèrent les corps des Martyrs dans le Rhin. C’était le 3 octobre 695.

Quand le satrape apprit cela, il entra dans une grande fureur, fit incendier le village des assassins et les condamna à mort. Bien sûr, il ne savait pas encore ce que signifie pardonner. C’est probablement lui qui ordonna des recherches pour prévenir de la mort des deux Martyrs.

Le premier miracle observé après ce martyre, fut qu’une colonne de feu fit connaître où flottaient les deux corps des deux saints Martyrs : en même temps, un des compagnons des deux Ewald, nommé Tilmon, ancien soldat devenu moine, fut averti en songe qu’il les retrouverait là où il rencontrerait une colonne de feu qui unirait la terre et le ciel ; les corps retrouvés furent plus tard rapportés à Cologne.

Il se peut que les corps aient été jetés dans un affluent du Rhin, mais on émet des doutes sur l’emplacement précis du lieu du martyre ; on a proposé Laer, ou plutôt Aplerbek (Dortmund), où on leur a élevé un monument.

Les martyrs Ewald sont devenus les patrons célestes de la Westphalie.

Ils sont commémorés le 3 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Utto de Metten

† 829

 

Il n’y a guère de certitudes au sujet de Utto (latin Utho).

Metten se trouve près de Deggendorf (Basse Bavière, Allemagne S). Cette abbaye fut fondée en 766 par le prêtre Gamelbert, qui y nomma abbé son propre filleul Utto. On ne sait avec quelle autorité il procéda à cette nomination, mais Utto se montra sans doute à la hauteur de sa mission.

Très vite fut ouverte dans le monastère une école, qui existe encore aujourd’hui.

Utto gouverna donc les douze moines de cette nouvelle communauté. On croit qu’ils venaient, comme Utto, de l’abbaye de Reichenau (sur le lac de Constance).

D’après une légende du tard Moyen-Age, Utto vivait en ermite dans les forêts de Metten. Passant par là pendant une chasse, Charlemagne lui-même rencontra Utto, qui le supplia de faire construire là un monastère en l’honneur de saint Michel archange. Une petite église fut construite près d’une source, où aurait eu lieu cette rencontre.

Le nom de Utto se trouve dans les actes d’un synode de 772, ainsi que dans un document de 784.

La date de la mort de Utto reste douteuse ; d’après la «légende», on pourrait avancer l’année 829, mais  les historiens pencheraient plutôt pour 802, environ.

Le culte d’Utto fut confirmé en 1909. 

En 2016, les moines de Metten ont célébré avec action de grâces les mille deux-cent cinquante années de leur fondation. 

Bienheureux Utto de Metten est commémoré le 3 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gérard de Brogne

889-959

 

Gérard naquit sur la fin du 9e siècle à Stave (Fosses, Belgique), de parents appartenant à la haute noblesse, Santio et Plectrude, cette dernière étant la sœur d’Etienne, évêque de Liège.

Il entra au service du compte de Lomme, Béranger. Mais une vision de s.Pierre l’invita à fonder un monastère.

Dans une de ses propriétés, se trouvait un petit sanctuaire assez délabré et il voulut le restaurer et l’agrandir à ses frais. Il fallait pour cela démolir une petite maison où résidait un prêtre, et ce dernier ne voulait rien entendre : un dragon surgit alors, vomissant le feu qui détruisit la maison. En revanche, lors de  la construction, pas une goutte de pluie ne vint retarder le travail des maçons., de leur propre aveu (914).

On pense que Gérard se prépara à la vie monastique à Saint-Denis, où il aurait reçu le sacerdoce et d’où, en 919,  il ramena les reliques de s.Eugène.

Il fit consacrer la nouvelle église à s.Pierre et s.Eugène par l’évêque de Liège, Etienne, son oncle. Des clercs jaloux pensèrent bien faire d’exprimer des doléances à ce propos, et furent bien vite déboutés par l’évêque.

En 923, il put remplacer les clercs de cette église par des moines, qu’il dirigea alors en tant qu’abbé. Le monastère de Brogne comptait, par volonté du Fondateur, peu de moines et connut une calme prospérité.

La réputation de sainteté de Gérard amena les autorités à l’appeler pour réformer d’autres monastères. Qu’on en juge.

En 934, ce fut le cas de l’abbaye Saint-Ghislain en Hainaut.

En 937, Saint-Bavon de Gand, puis le Mont-Blandin. Dans cette dernière, et dans tous les monastères de son territoire, le comte Arnoul 1er revendiqua le droit de confirmer l’élection des abbés élus par les moines ; Gérard fut ainsi élu et confirmé abbé du Mont-Blandin, mais un siècle plus tard les moines du Mont-Blandin tachèrent d’encre les passages d’une charte mentionnant les droits du comte.

En 944, ce fut Saint-Bertain, dont les moines, réfractaires à toute réforme, s’enfuirent en Angleterre.

Puis il y eut Mouzon et Saint-Amand ; de là, les disciples de Gérard gagnèrent la Normandie : Saint-Wandrille, le Mont-Saint-Michel, Saint-Ouen de Rouen.

On signale au Mont-Blandin le séjour de Dunstan, futur archevêque de Canterbury (v. 19 mai), qui se formait au monachisme occidental, signe de la célébrité de la réforme appliquée au Mont-Blandin.

Gérard aurait effectué un voyage - ou un pèlerinage - à Rome. Au retour, le char qui transportait des pierres de porphyre destinées à l’église de Brogne, se renversa dans un ravin des Alpes, mais la prière de Gérard obtint que ni le conducteur (ni les pierres !) ne furent lésés.

En 953, Gérard renonça à son titre d’abbé et regagna Brogne. Il n’avait aucune ambition personnelle, et ne désirait que l’avancement des moines dans la ferveur et la sainteté.

Son influence, tout effacée et efficace, prépara la grande réforme grégorienne du siècle suivant.

Sentant sa mort approcher, Gérard fit sonner les cloches de Brogne, et s’endormit doucement, le 3 octobre 959.

Un acte officiel de 986 indique que l’abbaye est un lieu de brassage de la bière, activité que connut sans doute le Fondateur.

Gérard fut «canonisé» en 1131, par l’élévation de ses reliques.

Au 17e siècle, l’abbaye de Brogne prit le nom de Saint-Gérard. Elle fut détruite en 1525 lors des guerres «de religion», fermée en 1795, alors qu’il ne se trouvait plus que deux (2 !) moines. L’église et le cloître, qui étaient les éléments les plus importants de l’abbaye, ont été démolis pour faire passer une route ; le restant des bâtiments sert à des expositions et des activités culturelles. La brasserie y fut réinstallée en 2013.

Saint Gérard de Brogne est commémoré le 3 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

Adalgott de Coire

† 1160

 

Adalgott appartenait au monastère cistercien de Clairvaux, où il fut disciple de s.Bernard (v. 20 août).

En 1150, il fut nommé évêque de Coire (Chur), malgré son grand âge.

Ses deux grands soucis, d’après ses propres écrits, furent l’aide aux monastères et le soin des pauvres.

Il favorisa ainsi le monastère prémontré de Coire avec charge de s’occuper aussi du proche hôpital ; le monastère féminin de Mistail, qui avait besoin d’une profonde réforme ; celui de Cazis, qu’il mit sous la règle des Prémontrés ; celui des Bénédictins de Münstertal, celui de Schänis, de Marienberg, dont il consacra la crypte.

Il est fort vraisemblable que la reconstruction de la cathédrale de Coire fut décidée par lui ; elle se fit en 1178-1272.

Adalgott mourut le 3 octobre 1160. L’Eglise de Coire l’honora bientôt comme Saint, mais le Martyrologe le mentionne comme Bienheureux au 3 octobre.

On a parfois confondu Adalgott de Coire avec Adalgott de Disentis, mort en 1031 et honoré le 26 octobre (mais qui n’est pas au Martyrologe).

 

 

Ambrósio Francisco Ferro

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Antônio Baracho

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Antônio Vilela

et sa fille

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Antônio Vilela Cid

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Diogo Pereira

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Estêvão Machado de Miranda

et ses deux filles

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Francisco de Bastos

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Francisco Dias et sa fille

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Francisco Mendes Pereira

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

João da Silveira

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

João Lostau Navarro

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

João Martins

et sept jeunes Compagnons

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

José do Porto

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Manuel Rodrigues de Moura

et son épouse

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Mateus Moreira

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Simão Correia

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

 

Vicente de Souza Pereira

?-1645

 

Voir la notice : André de Soveral (16 juillet).

 

Manuel Lucas Ibañez
1879-1936

Né le 11 juin 1879 à El Fondón (Almería), il fut baptisé trois jours plus tard.

Son frère aîné, Tristán, entra le premier au séminaire de Grenade ; il allait être ordonné diacre, quand il mourut du typhus. Manuel, en quelque sorte, prit sa place et fut ordonné prêtre en 1904.

Il fut nommé à Válor, Padules et Laujar ; en 1911, à Fuente Victoria et Benecid.

Son attention se portait à ses chers paroissiens paysans et les aidait volontiers dans leurs travaux ; on l’appelait le Curé-Ouvrier. A Noël, il n’hésitait pas à prélever sur son héritage de famille pour aider les plus pauvres.

Quand se déchaîna la persécution en 1936, on lui coupa toutes ses ressources, et même on l’expulsa de sa maison. Le 24 août, il mit en sécurité le Saint-Sacrement, à temps avant que son église fût incendiée, deux jours plus tard. Il put continuer de célébrer la Messe quotidienne chez les Dames Catéchistes de Fuente Victoria.

On l’arrêta une première fois ; en entrant dans la prison, il s’écria : Ave, María Purísima. Libéré quelques jours plus tard, il fut repris début octobre et conduit au bord du ravin des Caballos, à Berja. Il répétait des invocations à Notre-Dame des Anges, patronne du pays. Les bourreaux voulurent le forcer à blasphémer ; sur son refus, ils le jetèrent au sol, le torturèrent et le castrèrent, avant de le fusiller.

Martyrisé le 3 octobre 1936 et béatifié en 2017, Manuel Lucas Ibañez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 3 octobre.


Crescencio García Pobo
1903-1936

Il naquit le 5 avril 1903 dans le petit pays de Celadas (Teruel) et fut baptisé dès le lendemain. Ses parents s’appelaient Lorenzo et María.
Orphelin de père à quatre ans, il fut admis chez les Pères Tertiaires Capucins de Bari (Teruel), fondés par le Vénérable Père Luis Amigo (d’où leur nom de Amigoniens).
Le 15 septembre 1921, fête de Notre-Dame des Douleurs, Crescencio commença le noviciat et fit la première profession à Godella (Valencia), et la solennelle six ans après. Cette fête des Douleurs de Notre Dame pouvait être le présage de son destin.
En 1928, il fut ordonné prêtre à Godella (Valencia) et exerça son activité dans diverses écoles : celles de Carabanchel Bajo (Madrid), puis celle de Sograndio (Asturies)
C’était un prêtre extraverti, jovial, méthodique ; il s’employa à remettre sur la bonne voie des jeunes en difficulté.
En juillet 1936, il était à la maison Notre-Dame de Covadonga (Asturies) et partait pour celle de Carabanchel Bajo (Madrid).
Lors de la révolution, le 20 juillet, la maison des Amigoniens fut prise d’assaut et occupée ; don Crescencio se trouva détenu, mais put recevoir, ainsi que ses Confrères, un sauf-conduit, grâce au juge qui, étant déjà juge au Tribunal des Mineurs, le connaissait. Le Père Crescencio, plutôt que s’enfuir, préféra se réfugier chez une pieuse dame de Madrid, se faisant passer pour étudiant de médecine aux yeux de l’autorité.
Le 2 août, on l’arrêta en ville avec un autre Frère et on ne lui trouva pas ses papiers d’identité, aussi fut-il envoyé à la Direction Générale de Sécurité, puis à la prison de Ventas.
Dans cette prison, on le mit avec les intellectuels (parmi lesquels Ramiro de Maeztu et Federico Santander).
Après divers interrogatoires et mauvais traitements, le père Crescencio ayant refusé d’abjurer sa foi et son sacerdoce, il fut emmené au cimetière de Aravaca (ou de Paracuellos de Jarama) et fusillé, le 3 octobre 1936. Il avait l’âge du Christ, trente-trois ans.
Crescencio García Pobo a été béatifié en 2001.


Eleuterio Castillo Gómez
1903-1936

Né le 18 octobre 1903 à Marmellar de Arriba (Burgos), il était le troisième des enfants de Santiago et Emiliana.

En 1915, il étudia à l’Ecole Apostolique des Lazaristes (Vincentiens) de Tardajos, puis à Madrid en 1919 pour le noviciat. Il étudia la philosophiei à Hortaleza (Madrid) et fit la profession en 1921. Il étudia la théologie à Cuenca et fut ordonné prêtre en 1928.

Il fut d’abord destiné au sanctuaire marial d’Orense en même temps que professeur au Petit séminaire. En 1933, il fut sous-directeur du séminaire vincentien de Madrid. En plus, il fréquenta l’université de Salamanque.

Il était petit de taille ; sa belle voix de ténor lui permettait de prêcher et de chanter fort bien, de sorte qu’on appréciait sa présence dans la liturgie. Une chose lui était fort désagréable : la duplicité ; par exemple, celle des ouvriers qui étaient de petits saints avec lui, et s’inscrivaient dans un parti de gauche…

Après les tristes élections du printemps 1936, on éloigna tous les jeunes étudiants d’Hortaleza à Burgos ; restaient les Religieux plus âgés. En juin, le p.Castillo célébra encore une Messe de Première Communion chez les Religieuses Salésiennes.

Le p.Castillo fut un des premiers arrêtés, le 21 juillet 1936. Il resta en prison à Madrid jusqu’au 22 août, lorsque la prison fut incendiée. Dans les premiers jours de septembre, son beau-frère, qui était garde civil, obtint sa libération et le reçut chez lui, mais comme un Comité révolutionnaire s’installa au même endroit, le Père dut s’enfuir dans une autre pension, où sa sœur Felisa venait lui rendre visite.

Le 22 septembre, des Milices Rouges vinrent arrêter le p.Castillo et le beau-frère. Le Père reconnut qu’il était prêtre et leur dit : Je ne vais pas avec vous, parce que vous n’avez aucune autorité ; j’irai à la Direction de Sécurité. La réponse, d’une vulgarité déconcertante fut : Tú lo que tienes es mucha caca, cuando no quieres venir, qu’on pourrait traduire : Toi (noter le tutoiement), si tu ne veux pas venir, tu ne seras qu’une grosse m… et ils le soulevèrent à deux pour l’emmener en «prison» - le couvent des Salésiennes, là où on l’avait vu en juin dernier. Felisa, elle, restait enfermée chez elle, avec ses quatre (ou six) enfants très jeunes.

Au petit matin du 3 octobre, ils firent sortir le p.Castillo et son beau-frère, les firent marcher jusque sous la fenêtre de Felisa, pour les assassiner.

Au moment d’être fusillé, le Père s’adressa aux bourreaux : N’oubliez pas que vous aussi vous mourrez, mais c’est nous qui serons vainqueurs.

Il allait avoir trente-trois ans.

Martyrisé le 3 octobre 1936 et béatifié en 2017, Eleuterio Castillo Gómez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 3 octobre.

Enrique Morant Pellicer

1908-1936

 

Enrique (Henri) naquit le 13 octobre 1908, dans une famille très chrétienne de Bellreguart (Valencia). Ses parents étaient Evaristo et Presantación.

Après ses études secondaires chez les Piaristes de Gandía, il commença des études d’architecture à Madrid, mais après un trimestre il s’orienta vers le sacerdoce.

Il entra au séminaire grâce aux subsides d’un oncle prêtre.

Dès le séminaire, il constitua un groupe de jeunes, la Legión Católica, prélude à l’Action Catholique. Il formait aussi de jeunes catéchistes.

Il fut ordonné prêtre en 1933.

Nommé à la paroisse de Barx (ou Barig, Valencia), il y constitua une bibliothèque paroissiale pour aider les fidèles à s’informer spirituellement ; il fonda aussi une chorale, envoyant ses membres à la voisine Gandía pour prendre des leçons de solfège et de chant. Il infusa par son ardeur la pratique religieuse de ses fidèles et fonda l’Action Catholique.

Après les élections de 1936, les autorités lui rendirent la vie impossible. Il fut transféré à Valencia au Patronat du Grao. Quand la révolution se déclencha, il se réfugia dans une des résidences de ce Patronat et put revenir chez lui après trois jours de détention à Alcira.

L’été passa et, le 3 octobre 1936, il fut arrêté à onze heures du matin.

Emmené au Comité, il confessa les autres détenus, puis fut renvoyé chez lui. Mais à la tombée de la nuit, on revint l’arrêter ; il fut conduit au lieu-dit Xeraco (ou Jeraco) et on le fusilla.

Don Enrique allait avoir vingt-huit ans, dont trois seulement de sacerdoce.

L’expression «tombée de la nuit» voudrait normalement dire que le martyre eut lieu le 3, et non le 4 octobre ; on trouve les deux dates ; le Martyrologe a choisi le 4.

Enrique a été béatifié en 2001.

 

 

Szilárd Ignác Bogdánffy

1911-1953

 

Szilárd Ignác Bogdánffy (Constantin Ignace) naquit le 21 février 1911 dans le village de Feketetó, qui se trouvait alors en Autriche-Hongrie. Ce village s’appelle aujourd’hui Crna Bara, près de Kikinda en Serbie.

Son père était chantre à la paroisse dont dépend le village, Čoka. 

La famille était originaire d’Arménie et fut ennoblie par les Habsburg.

Szilárd fréquenta l’école primaire de Crna Bara jusqu’en 1925, date à laquelle la famille se déplaça à Timişoara (près Banat, Roumanie). Puis il fréquenta l’école des pères Piaristes, et entra au séminaire catholique latin de Oradea. Il fut ordonné prêtre en 1934, et poursuivit des études à Budapest où il reçut les doctorats de philosophie et de théologie dogmatique.

Revenu en Roumanie, il fut professeur au séminaire de Oradea et confesseur des Ursulines.

En 1939, il fut poursuivi pour «activités anti-roumaines» par les services secrets d’Etat.

Durant la guerre mondiale, pour avoir caché des Juifs, il fut aussi interrogé par les services secrets hongrois.

Au lendemain de la guerre, en raison de la persécution ouverte des autorités contre la religion catholique, le Vatican permit que Szilárd soit ordonné évêque en secret. Szilárd devint donc évêque d’Oradea en même temps qu’évêque auxiliaire de Satu Mare (1949). Il fut consacré par le nonce de Bucarest.

A peine deux mois plus tard, le nouvel évêque fut arrêté et emprisonné. Il avait déjà été plusieurs fois approché par des émissaires du gouvernement pour prendre la tête d’une «Eglise roumaine indépendante».

L’évêque passa les quatre dernières années de sa vie dans différentes prisons de Roumanie, y compris dans le tristement célèbre camp de Capul-Midia. Il ne tarda pas à tomber malade, à la suite des mauvaises conditions de vie en prison et des séances répétées de tortures.

L’évêque Ioan Ploscaru, de rite byzantin catholique, témoigna que, dans la prison de Aiud, l’évêque Szilárd Bogdánffy restait «humble, serein, toujours prêt à aider ses camarades souffrants». 

Bien que souffrant d’une grave pneumonie, il ne put bénéficier des soins nécessaires, le médecin les jugeant inutiles.

Monseigneur Szilárd Bogdánffy mourut dans la solitude de la prison Aiud, le 3 octobre 1953.

 

Il a été béatifié en 2010. Il est le premier Martyr roumain de l’époque communiste béatifié.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens