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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 23:00

06 OCTOBRE

 

II.

S Sagaris, évêque et martyr à Laodicée.

III.

Ste Foy, première martyre à Agen, dont les reliques sont vénérées à Conques.

V.

S Renatus, évêque à Sorrente, confondu avec un autre Renatus, du 12 novembre..

VI.

S Romain, évêque à Auxerre.

S Barthus, évêque à Vaison.

VII.

S Apollinaire, évêque à Bourges.

S Magnus, évêque à Oderzo.

S Ywi (Ivi), moine diacre anglais, émigré en Bretagne.

VIII.

S Pardoux, abbé à Guéret ; sa prière éloigna les Sarrasins envahisseurs après leur défaite à Poitiers (732).

IX.

S Nicétas de Paphlagonie, parent de l'impératrice Irène, il aurait été castré tout jeune ; patrice à Constantinople, moine à cinquante ans, il souffrit beaucoup dans la dispute pour le culte des saintes Images.

XI.

B Adalbéron, évêque à Würtzburg, à la suite de son oncle Bruno ; au cœur de la querelle des investitures, il soutint le pape contre Henri IV, dut laisser pour un temps son diocèse et se retira dans le monastère fondé par son père à Lambach.

S Jean Xénos, qui diffusa la vie monastique en Crète.

XII.

S Bruno, noble de Cologne, écolâtre à Reims, fondateur dans le massif de la Grande Chartreuse d'un ordre de vie semi-érémitique (Chartreux). 

XIII.

S Arthaud, passé de la cour de Savoie à la vie de chartreux, deux fois prieur à Arvières, évêque à Belley à quatre-vingt-sept ans.

XVII.

Bx laïcs japonais martyrs, béatifiés en 2008 : 

Ioannes Hashimoto Tahyōe, sa femme Thecla et leurs enfants Catharina, Thomas, Franciscus, Petrus et Ludovica (13, 12, 8, 6 et 3 ans), 

Thomas Kian, Thomas Ikegami, Linus Rihyōe et sa femme Maria, Antonius Dōmi, Ioachim Ogawa, 

Ioannes Kyūsaku et sa femme Magdalena avec leur fille Regina, 

Thomas Koshima Shinshirō et sa femme Maria, 

Gabriel, Maria et sa fille Monica, Martha et son fils Benedictus de 2 ans, Maria et son fils Sixtus de 3 ans, Monica, Thomas Tōemon et sa femme Lucia, Rufina et sa fille Martha de 7 ans, Monica, Emmanuel Kosaburō, 

Anna Kajiya et son fils Thomas, Agatha, Maria Chūjō, Hieronimus Sōroku et sa femme Lucia, 

Ioannes Sakurai et sa belle-fille Ursula, Mancius Kyūjirō, Ludovicus Matagorō, 

Leo Kyūsuke et sa femme Martha, Mencia et sa fille Lucia, une petite Magdalena de 3 ans, Didacus Tsūzu, Cosmas et son fils Franciscus Shizaburo, Franciscus, Maria.

XVIII.

Ste Anna-Maria-Rosa-Nicoletta Gallo (Maria-Francesca des Cinq-Plaies), napolitaine, tertiaire franciscaine, mystique ; sa grande dévotion allait aux mystères de la Passion et de la Trinité, aux anges et en particulier s. Raphael.

B François Hunot, chanoine dans l'Yonne, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

Bse Eulalie (Marie-Rose) du Rocher (ou Durocher), dernière d'une famille québécoise de dix enfants, fondatrice des Sœurs des ss. Noms de Jésus et de Marie, pour l'éducation des jeunes filles pauvres de la campagne alentour ; béatifiée en 1982.

S Phanxicô Trân Van Trung, laïc annamite, martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre. 

XX.

B Isidore de Loor (de Saint-Joseph, 1881-1916), frère passionniste belge, exemplaire dans tous les petits travaux, en particulier de la cuisine, mort de pleurésie et de cancer ; béatifié en 1984.

Bx Plácid Fábrega Juliá (Bernat, 1889-1934), frère mariste profès, près de Palencia, et Josep Lluis Raga Nadal (Eufrosí María, 1913-1936), profès carme, à Barcelona, martyrs espagnols béatifiés en 2007.

Sagaris de Laodicée
† 170

L’évêque Sagaris subit le martyre à Laodicée sous Servilius Paulus, proconsul d’Asie.
C’était vers 170.
En faire un disciple de saint Paul équivaudrait à le faire vivre pendant quelque cent-trente années, ce qui n’est pas très raisonnable.
En revanche, on sait que peu avant 170 il y eut un débat important à Laodicée au sujet de la date de Pâque ; Sagaris était de ceux qui préféraient célébrer Pâques au 14 nisan et qu’on appelait pour cela les quatordécimans (du latin quatuordecim, quatorze).
Le Martyrologe Romain mentionne saint Sagaris de Laodicée au 6 octobre.


Foy d’Agen
† 4. siècle

Sainte Foy fut tellement célèbre qu’il est presque impossible de la nommer autrement que par son nom traditionnel, plutôt que par son nom latin, Fides.
Elle était d’une famille noble d’Agen. Belle et vertueuse, elle fut torturée et martyrisée, nous dit-on, sous Dioclétien ; certains préféreraient la placer sous Dèce, un siècle plus tôt.
S’étant moquée des dieux païens, Foy fut étendue longtemps sur un gril, sous lequel on alluma le feu. Indignées par ce cruel traitement, des personnes présentes se convertirent - et furent martyrisées sur place.
Sur le refus de Foy d’apostasier et de sacrifier à des idoles, elle fut décapitée.
Un saint Caprais aurait été décapité en même temps.
Sainte Foy fut ainsi la première martyre d’Agen, peut-être vers 303.
La basilique Sainte-Foy d’Agen fut presque totalement détruite en 1892 pour l’aménagement d’un boulevard.
Les reliques de sainte Foy se trouvent à Conques, où des miracles étonnants se produisirent. Il y eut tant de délivrances de prisonniers, que les chaînes, apportées en ex-voto suffirent à la fabrication de portes et de grilles.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Foy d’Agen au 6 octobre.


Renatus de Sorrento
† 450

L’on dit que Renatus fut le premier évêque de Sorrento (Naples, Campanie, Italie SW). Il en fut peut-être le second. Certains aussi vont jusqu’à douter qu’il fût évêque.
S’il fut évêque, ce fut de 424 à 450, soit durant un quart de siècle.
Beaucoup plus tard, on l’assimila à un autre Renatus, d’Angers, dont l’histoire semble un peu rocambolesque. 
Ce Renatus serait né grâce aux prières de l’évêque d’Angers, s.Maurille (v. 13 septembre) ; Renatus tomba malade et mourut avant de recevoir le baptême. Maurille, se reprochant cette mort, chercha à disparaître et, durant la traversée de la Manche, jeta à l’eau les clefs du trésor de la cathédrale, jurant qu’il ne rentrerait que si Dieu lui faisait retrouver ces clefs. 
Bien des années plus tard, des pêcheurs prirent un gros poisson qui avait dans son ventre les fameuses clefs. Par un concours de circonstances vraiment incroyables, on retrouva Maurille en Grande-Bretagne et on lui montra les clefs. Il revint en triomphe à Angers. 
Là, il rappela à la vie le petit garçon, qu’il baptisa avec le nom de Renatus, re-né.
Ce Renatus aurait succédé à Maurille comme évêque d’Angers (mais la liste épiscopale de ce diocèse ne comporte pas ce nom).
Les Angevins, s’installant à Sorrento au treizième siècle, prétendirent que leur Renatus, devenu vieux, se retira en ermite en Campanie et, finalement, devint évêque de Sorrento. On le fêtait au 12 novembre, mais la fête a été supprimée.
De Renatus de Sorrento, on peut donc retenir seulement ce qui a été dit au début de cette notice.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Renatus de Sorrento au 6 octobre.

 

Romanus d’Auxerre

† 564

 

Romanus passe pour avoir été le seizième évêque d’Auxerre, à partir de 561.

D’anciennes traditions font durer cet épiscopat bien précisément trois ans et quatre jours, et le font terminer par le martyre, ce qui a été contesté.

Saint Romanus d’Auxerre est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain, qui ne mentionne pas de martyre.

 

 

Magnus d’Oderzo

580-670

 

Magnus serait né vers 580 à Altino, de famille noble.

Ermite et prêtre, il résista à l’hérésie arienne.

Vers 630, il fut le cinquième évêque d’Oderzo (Vénétie, Italie NE).

Quand la ville fut détruite (638), il se replia avec la population vers les îles proches de Venise et ainsi surgit la localité d’Eraclea, qui devint le siège épiscopal. On peut donc dire que Magnus fut le dernier évêque d’Oderzo.

Il y eut une nouvelle incursion destructrice vers 670 par le roi lombard Grimoaldus. C’est cette même année que mourut Magnus, nonagénaire.

Saint Magnus d’Oderzo, patron secondaire du patriarchat de Venise, est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain, qui lui attribue la construction de huit églises à Venise.

 

 

Ywius, diacre

† 704

 

On a vu (v. 1er mars) le personnage de s.Dewi. Une récente analyse identifierait à Dewi notre Ywius, par déformation de saint Dewi en saint Yvi.

Il ne s’agit pas ici de mépriser ou de contester le travail des chercheurs. Grande est la difficulté de retrouver ce qui est historique et légendaire dans les vies des Saints gallois, irlandais ou écossais. Il faudra sans doute attendre de nouvelles recherches ou découvertes pour confirmer ou non ce qui est dit ici.

Jusqu’à plus amples précisions, Ywius serait né en Ecosse, de Branon et Egida. Très jeune orphelin, il aurait été recueilli à Lindisfarne, sous s.Cuthbert (v. 20 mars), et serait devenu moine (et diacre). Il y a une difficulté ici, à savoir que s.Bede (v. 25 mai) dans son Histoire, mentionne Cuthbert, mais pas Ywius. Est-ce parce qu’Ywius quitta la Grande-Bretagne ?

Ywius serait venu en 685 dans notre Bretagne, où ses vertus, sa sainteté, ses miracles seraient attestés par un certain nombre de localités (Pontivy, Loguivy…).

Ywius serait mort vers 704 (donc un siècle après s.Dewi).

Sous l’autel où se trouve la châsse de s.Ywius, suinte une source dans laquelle les mamans trempent la chemisette des bébés, pour les guérir des coliques. Cette châsse se trouve sans doute en l’église de Saint-Ivi, où mourut Ywius, et contient des fragments du corps d’Ywius, puisqu’au 10 ou 11e siècle son corps fut transporté en Angleterre au monastère de Wilton.

Saint Ywius (qui n’est pas s.Yves, v. 19 mai) est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pardoux de Guéret

657-737

 

Pardulphus - Pardoux naquit en 657 à Sardent (Creuse), de parents cultivateurs.

Un fait important marqua l’enfance de Pardoux : un jour de tempête, il reçut sur la tête une grosse branche d’arbre, et en resta aveugle pendant un certain temps ; guéri, il grandit dans la piété et la générosité envers le prochain, et provoquant déjà des miracles avec de l’eau ou de l’huile bénites ou délivrant des possédés. On en racontera plus tard quelques specimens.

Lorsque le comte de Limoges, Lanterius, voulut construire un monastère à Waractum (Guéret), c’est sur Pardoux que son choix s’arrêta pour lui confier la direction des moines ; mais pour le convaincre, il le fit attacher sur son cheval. Pardoux se laissa faire à contre-cœur ; il surveilla les travaux, et finit par accompagner Lanterius dans tous ses déplacements ; quand il vint s’installer dans le monastère achevé, il n’en sortit jamais plus.

Pardoux avait une règle de vie très particulière, dont on ne peut dire de quelle Règle classique elle dépendait. Il ne mangeait jamais de viande ; son habillement consistait purement et simplement en une tunique ; il se chauffait très rarement, et ne se lavait que s’il était souffrant. En carême, il se faisait administrer de fortes flagellations par un disciple. Concernant ses moines, on ne sait quelle règle il leur imposa.

Les malades atteints des maux les plus divers accouraient et repartaient guéris sur l’heure. Les récits en furent consignés par un témoin oculaire.

Ce fut le cas d’un certain Marcellus dont les talons touchaient les reins ; ou d’un paralytique qui s’entendit dire trois fois en songe de se rendre auprès de Pardoux.

Des ouvriers s’étaient trompés dans la taille des poutres, et il manquait un bon pied et demi ; pour leur éviter une sanction, Pardoux non seulement allongea les poutres à la bonne longueur, mais il y eut même de l’excédent qu’on dut couper.

Un autre «voleur» avait détourné le blé d’une pauvre veuve pour le donner à son cheval ; non seulement le cheval n’y toucha pas, mais il eut les yeux complètement sortis des orbites ; ce n’est qu’après que l’homme se décida à avouer son larcin à Pardoux, que celui-ci fit appliquer aux yeux de la bête de l’eau bénite et des bandelettes, et que tout rentra dans l’ordre.

Parfois Pardoux rendait la justice à sa façon. Un jour qu’un paysan lui portait des cèpes, un fonctionnaire les vola pour soi-même, mais ils lui restèrent coincés dans le gosier et l’étouffaient : il dépêcha son domestique pour aller implorer son pardon et Pardoux lui fit remettre une huile et une eau bénites, qui aidèrent notre homme à se libérer, non sans quelque souffrance au passage, pour bien expier sa faute.

Et encore ce bienfait infiniment gracieux. Pardoux accepta d’être le parrain d’un petit enfant. Après la cérémonie, et pendant longtemps, les parents observèrent que le berceau se balançait toujours au bon moment pour endormir le bébé. Mais l’enfant mourut ; les parents accrochèrent le berceau à leur plafond et ne furent pas étonnés de voir leur maison épargnée par les flammes d’un incendie, allumé par les envahisseurs Francs en 743.

Quand les Arabes se replièrent après leur défaite devant Poitiers (traditionnellement en 732), ils s’avançaient dangereusement vers Guéret. Pardoux resta sur place avec son seul serviteur et se mit en prière. Les Arabes discutèrent avec lui dans leur langue, dit le narrateur, et passèrent.

Pardoux s’alita le jour de la fête de s.Michel (v. 29 septembre). Le septième jour, un dimanche, il demanda : Quelle est cette trompette ? et les moines comprirent que l’Ange appelait Pardoux. Puis Pardoux : Qui enfile mes souliers ? Un moine coquin était en train de les essayer (espérant sans doute les garder en reliques).

Pardoux mourut le 6 octobre 737, dans cette abbaye qu’il n’avait jamais quittée.

Aussitôt après l’enterrement, un fou furieux fut guéri sur sa tombe.

Guéret fut totalement détruite un siècle plus tard, dans une invasion normande.

Saint Pardoux de Guéret est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

Ioannis Xenos

970-1028

 

Ioannis naquit en 970 à Siba (peut-être l’actuelle Sivas, Crète), de parents assez riches.

Il est utile de remarquer que, dix ans plus tôt, la Crète avait été libérée du joug islamique, qui lui avait été imposé pendant plus d’un siècle.

Ioannis chercha d’abord la vie érémitique et se déplaça pour trouver l’endroit idéal. Il vint ainsi près de Rethymno, au nord de l’île. Là, il eut une vision des saints Eutychios et Eutychianos, qui lui demandèrent de construire là un premier monastère. On ne sait pas de quels Saints il s’agit, car il y en a plusieurs.

Une seconde vision lui demanda alors d’aller construire un autre monastère, en l’honneur de la Mère de Dieu, sur la montagne de Myriokephala. L’actuelle Myriokephala est assez distante de Rethymno et il s’y trouve encore un petit monastère.

Après ces fondations, Ioannis laissa sur place quelque disciple qui fut ordonné prêtre, et alla encore ailleurs construire d’autres églises et monastères. Il y eut l’église Saint-Georges-Doubrikas, Saint-Georges-Opsaropiastes.

De retour à Myriokephala, il y acheta des terres de façon à nourrir une douzaine de moines.

Ioannis voulut alors se rendre à Constantinople : il fallait obtenir des garanties pour assurer le futur de ces fondations. L’empereur lui accorda une subvention annuelle ainsi que des vêtements pour les douze moines ; le patriarche, de son côté, lui concéda une totale indépendance, de sorte que les moines de Ioannis n’auraient pas à être taxés, ni de la part de l’autorité civile, ni de la part de l’autorité ecclésiastique. Ioannis revint en Crète chargé de vases sacrés, de livres liturgiques et d’icônes.

On a dit au début que Ioannis cherchait où s’établir pour une vie érémitique, et on ne l’a vu jusqu’ici que se déplacer et fonder ; ce devait désormais être sa vraie vocation : établir et développer la vie monastique en Crète.

C’est ainsi qu’il alla fonder une autre église à Koufou, dédiée à la Mère de Dieu, qu’il dota d’une assez grande propriété avec une vigne. Ce fut ensuite un oratoire près d’Aigialos, dédié à s.Paul, puis un sanctuaire à Nazogeraia, dédié encore une fois à s.Georges, peut-être près de l’actuelle Azogyres.

En même temps que ces fondations, le bruit de la sainteté de Ioannis se répandait et, pour fuir les honneurs du monde, il se retira sur la côte ouest, près de Kisamos (Akte). Peut-être séjourna-t-il aussi quelque temps à Spelia, où se trouve actuellement un petit sanctuaire en son honneur. 

D’anciens témoignages, on a déduit que Ioannis mourut vers 1028. D’après la tradition, c’est à Gouverneto qu’il aurait été enterré.

Ioannis avait pensé unifier toutes ses fondations sous le gouvernement unique de Myriokephala, mais on ignore vraiment quelle fut la suite de chacun de ces monastères. 

De Gouverneto, on sait que le supérieur Ananias encouragea une révolte contre les lois de Venise (1570) ; les moines en déduisirent qu’ils auraient par la suite autorité sur tous les monastères de l’île de Crète : les moines sont des hommes, et peuvent tomber dans l’erreur… 

Myriokephala, en revanche, fut gravement endommagé, sinon pas détruit par les Turcs en 1770. 

Ioannis est considéré à juste titre comme le fondateur et propagateur de la vie monastique en Crète.

Saint Ioannis Xenos est maintenant commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Adalbero de Würtzburg

1010-1090

 

Du jeune Adalbero, on sait seulement qu’il naquit vers 1010 à Lambach, siège de la famille Lambach-Wels, d’Arnold II et Reginlint.

Il fit des études à Würtzburg, puis à Paris, et entra au service d’Henri III.

En 1045, il fut nommé vingtième évêque de Würtzburg, succédant à s.Bruno de Würtzburg (v. 27 mai, différent de celui du 6 octobre).

Son épiscopat fut marqué à l’intérieur par son effort constructeur et restaurateur, à l’extérieur par son attachement au pape dans la Querelle des Investitures.

Il s’attacha à poursuivre la reconstruction de la cathédrale Saint-Kilian, qui s’achèverait en 1075. En 1047, il fit venir à Schwarzbach des moines lorrains pour y restaurer la vie monastique ; en 1056, il commença la restauration de l’abbaye de Lambach, fondée par son père ; en 1057, il fonda la collégiale de Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Würtzburg ; en 1058, il entreprit la construction de la collégiale de Neumünster ; avec l’abbé Egbert de Neustadt, il appuya la réforme de l’abbaye de Münsterschwarzach, qui s’étendit largement en Germanie.

En 1050, de par sa place influente dans l’empire, il fut le parrain du futur Henri IV et, en 1066, reçut le consentement de ce dernier avec Bertha ; une mission dont il se serait sans doute bien passé si on lui avait prédit l’avenir de son filleul.

Dans la pénible Querelle des Investitures, il prit résolument le parti du Pape, contre l’Empereur. Il participa à la destitution de ce dernier en faveur de Rudolf de Rheinfelden. Henri IV se vengea en assiégeant Würtzburg. Adalbero fut contraint de quitter sa ville ; on lui nomma un «remplaçant», irrégulier et intrus, bien sûr.

En 1086, Adalbero put regagner son diocèse mais pour peu de temps ; il repartit en exil pour finir ses jours dans l’abbaye de Lambach.

En 1088, il célébrait encore la dédicace de l’abbaye de Komburg ; en 1089 était fondée l’abbaye de Zwiefalten et, la même année, Adalbero consacrait le nouveau monastère de Lambach.

L’année suivante, en 1090, il mourait, à quatre-vingts ans.

Après beaucoup de miracles, Adalbero fut canonisé en 1883.

Saint Adalbero de Würtzburg est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bruno le Chartreux

1030-1101

 

Les documents authentiques concernant saint Bruno sont très rares, d’une part à cause de la discrétion extrême des Chartreux, d’autre part à cause des multiples accidents survenus à la Chartreuse, et qui ont détruit un certain nombre de manuscrits.

Bruno naquit à Cologne (Allemagne), de parents nobles, vers 1030. Il devint chanoine à Cologne.

Sa grande science, tant séculière que divine, lui mérita le canonicat en l’Eglise de Reims, ainsi que la place d’écolâtre (professeur), en 1057.

L’élection d’un évêque simoniaque sur le siège de Reims, induisit Bruno à se retirer et à rechercher la solitude, avec six autres Compagnons.

Une anecdote fort ancienne, mais aujourd’hui très discutée, évoqua ici les funérailles dramatiques d’un prélat de Reims, qui se réveilla trois fois de son sommeil mortel pendant la cérémonie, pour répéter solennellement : Je suis jugé par un juste jugement de Dieu. Or cet homme était réputé pour sa digne vie ; l’épisode, qui se répéta donc trois jours de suite fit finalement annuler les funérailles. Mais aussi, il fit réfléchir Bruno, qui se serait alors résolu à quitter sa place. 

Le fait est qu’avec ses Compagnons, Bruno se présenta d’abord à l’abbé Robert de Molesme, où il resta une année, puis à l’évêque de Grenoble lequel, la veille, avait vu en songe sept hommes qui venaient lui demander sa protection. Il accorda à Bruno un grand espace dans le massif de la Chartreuse.

Les sept hommes étaiennt : Bruno, Landovino (italien), Etienne de Bourg, Etienne de Die, Hugues (prêtre), André et Guérin (convers). On est en 1084.

Dès 1085 s’élèvent une petite église et des cabanes. Ces premiers Chartreux vivent dans une grande solitude, se retrouvent à l’église uniquement pour l’Office et la Messe ; une fois par semaine, ils font une promenade, deux par deux ; ils font abstinence perpétuelle de viande.

L’évêque de Grenoble avait une grande estime pour ce groupe et vint souvent les voir ; au début, les cellules étaient conçues pour deux moines, et l’évêque partageait volontiers celle de Bruno, lequel se voyait parfois obligé de rappeler à l’évêque que ses ouailles avaient besoin de lui.

Les moines se dédièrent à la copie et constituèrent une très riche bibliothèque. Bientôt ils eurent des maisonnettes individuelles. Des avalanches provoquèrent d’importants dégâts et les moines reconstruisirent leurs cellules un peu plus bas. 

En 1090, un ancien élève de Bruno, devenu le pape Urbain II, l’appela à Rome pour entendre ses conseils. Bruno obéit. Lui parti, les moines se dispersèrent un peu vite, mais se retrouvèrent quand Landovino les rappela. 

Sa mission achevée, Bruno sollicita et obtint une terre pour se retirer : ce fut en Calabre. On lui avait déjà proposé l’évêché de Reggio Calabria, qu’il avait refusé catégoriquement ; il établit sa nouvelle demeure dans le diocèse de Squillace, près de La Torre, au lieu-dit Serra (qui s’appelle aujourd’hui Serra San Bruno). Puis il construisit un autre ermitage non loin, à Santo Stefano de Bosco. Il y reçut Landovino, venu lui apporter les messages de fidélité des ermites de la Chartreuse.

Bruno mourut peu après, le 6 octobre 1101.

Comme c’était la coutume alors, un messager passa d’un lieu à l’autre où l’on avait connu Bruno, pour annoncer sa mort et recueillir sur un parchemin les messages de ceux qui l’avaient entendu ou rencontré. Notre messager remonta l’Italie, l’est de la France, la Belgique, l’Angleterre et revint par l’ouest de la France. Son rouleau devint de plus en plus pesant, du fait qu’on lui en attachait d’autres, pour exprimer tous les messages voulus. Il s’y trouve des termes qui montrent l’estime bien méritée qu’on avait pour Bruno : éloquent, expert dans tous les arts, dialecticien, grammairien, rhéteur, fontaine de doctrine, docteur des docteurs…

Bruno fut enseveli à Santo Stefano di Borgo, puis dans l’église de Torre. Des miracles eurent lieu, mais Bruno resta longtemps Maître Bruno, car les pieux Chartreux étaient bien trop modestes pour en demander la canonisation.

En 1514, fut autorisée par voie orale la récitation d’un office en l’honneur de Bruno, et le chapitre de 1515 jugea opportun de profiter de l’autorisation pontificale : la fête du Fondateur fut inscrite dans les livres liturgiques. La fête ad libitum ne fut établie pour l’Eglise universelle qu’en 1622, et rendue obligatoire en 1674.

Notons pour finir que la fameuse liqueur provient bien du travail des moines chartreux.

 

 

Arthaud de Bellay

1101-1206

 

Arthaud vit le jour au château de ses parents, Sothonod (Ain) en 1101.

Dans son enfance, il se montrait humble et savourait les pages de l’Evangile.

A dix-sept ans, il fut page à la cour de Savoie et, en 1120, entra à la chartreuse de Portes.

En 1123, il fut ordonné prêtre.

En 1122, avait été fondée une nouvelle chartreuse au lieu-dit Cimetière (!), près du sommet de la montagne du Colombier et non loin du château natal d’Arthaud.

Celui-ci, accompagné de cinq compagnons, vint habiter dans ce nouveau monastère. L’endroit était très rude et, pour comble, vers 1135 un incendie ravagea les cellules des moines, de sorte qu’on reconstruisit un peu plus bas, sur le plateau d’Arvières. Cette même situation s’était déjà produite aux débuts de la Grande Chartreuse avec s.Bruno (v. ce même jour).

En 1142, Arthaud n’était plus prieur, mais il dut être réélu vers 1155.

Un peu plus tard, il fut le destinataire d’une lettre du pape, d’après laquelle il semble avoir tenté une proposition de conciliation entre le pape légitime et l’antipape Victor IV, mais sans y réussir.

En 1188, il fut appelé par toute la population à devenir le quarante-quatrième évêque de Bellay. L’Elu avait alors quatre-vingt-sept ans ! Arthaud se cacha, mais finit par céder aux suppliques unanimes. La charge était tout de même lourde pour son âge, et il démissionna deux ans plus tard.

Il reprit donc le chemin de sa chère chartreuse où, en 1200, il reçut la visite de s.Hugues de Lincoln (v. 17 novembre).

Ce vénérable disciple de s.Bruno mourut le même jour que le Fondateur, à cent-cinq ans, le 6 octobre 1206.

Le monastère d’Arvières devint une carrière de pierres au moment de la Révolution et il n’en subsiste, hélas ! que les soubassements.

Les Chartreux vénèrent le bienheureux Arthaud, mais la fête de saint Arthaud a été autorisée en 1834.

Saint Arthaud de Bellay est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

Agatha de Ōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette Chrétienne naquit à une date indéterminée à Ōmi (Shiga, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Anna Kajiya

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette veuve chrétienne naquit à une date non précisée à Tanba (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son fils Thomas, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Antonius Dōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée à Yamato (Nara, Japon).

Il fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Cosmas de Kyōto

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Il avait un fils, Franciscus Shizaburo, qui fut martyrisé le même jour que son père.

Cosmas fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Didacus Tsūzu

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc chrétien naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Emmanuel Kosaburō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date inconnue à Tanba (Kyōto, Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Franciscus de Kyōto

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce Chrétien (jeune homme ? adolescent ?) naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Franciscus Shizaburo

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce Chrétien (jeune homme ? adolescent ?) naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, avec son père, Cosmas de Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Hieronimus Sōroku

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cet époux chrétien naquit à une date indéterminée à Aki (Hiroshima, Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, avec son épouse Lucia de Aki, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioachim Ogawa

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée à Mino (Gifu, Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008. 

 

 

Ioannes Hashimoto Tahyōe

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce père de famille naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec son épouse Thecla et leurs cinq enfants, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioannes Kyūsaku

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc marié naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi avec son épouse Magdalena et leur fille Regina le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioannes Sakurai

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc chrétien naquit à une date indéterminée à Bungo (Ōita, Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Leo Kyūsuke

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cet époux chrétien naquit à une date indéterminée à Owari (Aichi, Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, avec son épouse Martha de Owari, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Linus Rihyōe

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée dans la région de Chūgoku (Japon).

Il fut massacré pour le Christ, avec son épouse Maria de Setsu-no-Kuni, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Lucia de Aki

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette épouse chrétienne naquit à une date indéterminée à Aki (Hiroshima, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec son époux Hieronimus Sōrokui, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Lucia de Ōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette Chrétienne naquit à une date indéterminée à Ōmi (Shiga, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec sa mère Mencia de Ōmi, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

Lucia de Owari

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son époux Thomas Tōemon, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ludovicus Matagorō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce Chrétien (jeune homme ? adolescent ?) naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Magdalena de Kyōto

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette laïque mariée naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Elle fut martyrisée pour sa foi avec son époux Ioannes Kyūsaku et leur fille Regina le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Mancius Kyūjirō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc chrétien naquit à une date indéterminée à Kyōto (Japon).

Il fut martyrisé pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria Chūjō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette Chrétienne naquit à une date indéterminée à Bungo (Ōita, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Setsu-no-Kuni

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Setsu-no-Kuni (Ōsaka, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son époux Linus Riyōe, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Tanba 1

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Tanba (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son petit garçon de trois ans, Sixtus, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Tanba 2

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette Chrétienne (jeune fille ou femme ? adolescente ?) naquit à une date indéterminée à Tanba (Kyōto, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Yamashiro 1

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Yamashiro (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son époux Thomas Koshima Shinshirō, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Yamashiro 2

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Yamashiro (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec sa petite fille Monica de un an, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Martha de Kawachi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette chrétienne naquit à une date non précisée à Kawachi (Ōsaka, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son petit garçon de deux ans, Benedictus, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Martha de Owari 2

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette épouse chrétienne naquit à une date indéterminée à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec son époux Leo Kyūsuke, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Mencia de Ōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette veuve chrétienne naquit à une date indéterminée à Ōmi (Shiga, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec sa fille Lucia de Ōmi, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Monica de Mino

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette mère naquit à une date indéterminée à Mino (Gifu, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Monica de Ōmi

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette épouse chrétienne naquit à une date non précisée à Ōmi (Shiga, Japon).

Elle fut martyrisée pour sa foi, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Rufina de Owari

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette veuve chrétienne naquit à une date non précisée à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec sa petite fille Martha, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

Thecla Hashimoto

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette mère de famille naquit à une date non précisée à Kyōto (Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec son époux Ioannes et leurs cinq enfants, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Ikegami

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée dans la région de Hokuriku (Japon).

Il fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Kajiya Yoemon

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce garçon (ou jeune homme) naquit à une date non précisée à Tanba (Kyōto, Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec sa mère Anna, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Kian

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit à une date non précisée à Bungo (Ōita, Japon).

Il fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Koshima Shinshirō

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc marié naquit à une date non précisée à Yamashiro (Kyōto, Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi avec son épouse Maria le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Tōemon

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc marié naquit à une date non précisée à Owari (Aichi, Japon).

Il fut martyrisé pour sa foi avec son épouse Lucia à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ursula Sakurai

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette laïque chrétienne naquit à une date indéterminée à Bungo (Ōita, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec son beau-père, Ioannes Sakurai, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Gabriel de Owari

1549-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce laïc naquit vers 1549 à Owari (Aichi, Japon).

Il fut massacré pour sa foi le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Catharina Hashimoto

1606-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette adolescente naquit vers 1606 à Kyōto (Japon).

Elle avait treize ans quand elle fut massacrée pour sa foi avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœur, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Thomas Hashimoto

1607-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce jeune adolescent naquit vers 1607 à Kyōto (Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœurs, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Franciscus Hashimoto

1611-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce petit garçon naquit vers 1611 à Kyōto (Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœurs, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Martha de Owari 1

1612-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette fillette chrétienne naquit vers 1612 à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, avec sa maman Rufina de Owari, le 6 octobre 1619. Elle avait sept ans.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Petrus Hashimoto

1613-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce petit garçon naquit vers 1613 à Kyōto (Japon).

Il fut massacré pour sa foi avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœurs, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Monica de Yamashiro

1615-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette fillette de quatre ans naquit vers 1615 à Yamashiro (Kyōto, Japon).

Elle fut massacrée pour le Christ avec sa maman Maria, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ludovica Hashimoto

1616-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé naquit vers 1616 à Kyōto (Japon).

Elle avait trois ans quand elle fut massacrée pour le Christ avec ses parents Ioannes et Thecla et ses quatre frères et sœur, toujours à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Magdalena de Owari

1616-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé de trois ans (orpheline ?) naquit à une date indéterminée à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut martyrisée pour le Christ à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Sixtus de Tanba

1616-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé de trois ans naquit vers 1616 à Tanba (Kyōto, Japon).

Il fut massacré pour le Christ avec sa maman Maria, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

Benedictus de Kawachi

1617-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé naquit vers 1617 à Kawachi (Ōsaka, Japon).

Il fut massacré pour le Christ avec sa maman, Martha, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Regina de Kyōto

1617-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé de deux ans naquit vers 1617 à Kyōto (Japon).

Regina fut martyrisée pour le Christ avec ses parents Ioannes Kyūsaku et Magdalena, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Anna Maria Rosa Nicoletta Gallo

1715-1791

 

Fille de Francesco Gallo et de Barbara Basinsi, Anna Maria naquit dans les Quartiers Espagnols de Naples, le jour de la fête de l’Annonciation, 25 mars 1715.

Le père, qui tenait un petit commerce de mercerie, n’avait pas le caractère particulièrement doux envers son épouse et sa fille, lesquelles, en revanche, étaient douces, patiente, et pieuses.

Anna Maria grandit dans l’amour des vertus, au point que dans le quartier on l’appelait la santarella (la petite sainte) : on était frappé de son assiduité aux Sacrements, autant que de sa soumission à un père si brutal. Anna Maria offrait ses souffrances pour le salut des âmes.

Elle eut pour confesseur un futur saint : Giovanni Giuseppe de la Croix, des pères alcantarini (franciscains qui suivaient la réforme de saint Pedro de Alcantara, voir au 19 octobre). A quinze ans, Anna Maria voulut entrer dans le Tiers-Ordre des Soeurs alcantariniennes.

Ce pieux désir se heurta à la volonté farouche du père, qui avait déjà arrangé un mariage. Les discussions se prolongèrent pendant une année, au terme de laquelle un prêtre réussit à convaincre le père d’Anna Maria de céder.

Le 8 septembre 1731, Anna Maria, tout en continuant de vivre chez son Père, fit sa consécration, porta un habit religieux et devint ainsi Maria Francesca delle Cinque Piaghe (Marie Françoise des Cinq Plaies), en raison de sa dévotion à la Sainte Vierge et saint François, et de sa particulière dévotion envers la Passion du Sauveur.

Maria Francesca se plia entièrement aux exigences de son père indélicat, mais aussi à celles de son nouveau père spirituel qui, pour l’éprouver, la soumit à des pénitences très rudes, auxquelles elle-même ajouta d’autres mortifications.

Cette religieuse dans l’âme qui vécut toute sa vie dans le siècle, avait des charismes très particuliers : elle prophétisa plusieurs événements, comme la Révolution française ou la sainteté de Francesco Saverio Bianchi (voir au); elle porta les stigmates de la passion, comme saint François d’Assise, et souffrait particulièrement les douleurs de la passion du Christ le vendredi et durant le carême.

Elle avait trente-huit ans quand elle devint, en 1753, gouvernante de son directeur spirituel. Elle le resta fidèlement pendant encore trente-huit ans, jusqu’à sa mort, le 6 octobre 1791.

Maria Francesca des Cinq Plaies fut béatifiée en 1843, et canonisée en 1867.

 

 

François Hunot

1753-1794

 

François était le cousin de Jean et Sébastien-Loup Hunot.

Ils naquirent tous trois à Brienon-l’Archevêque (Yonne), y furent tous trois chanoines.

Ayant refusé le serment constitutionnel, ils furent déportés sur le Washington, qui devait partir pour la Guyane où les envoyait la condamnation à la déportation, mais le navire resta en rade et les prêtres y moururent presque tous, suite aux mauvais traitements, aux conditions hygiéniques inexistantes, aux épidémies, aux maladies, à la faim.

Tous trois moururent la même année 1794.

 

François Hunot était né le 12 février 1753 .

Il mourut, de fièvre et de scorbut, le 6 octobre 1794.

 

 

Eulalie Durocher

1811-1849

 

Elle vit le jour à Saint-Antoine-sur-Richelieu (Canada) le 6 octobre 1811, dixième des onze enfants d’Olivier et Geneviève ; trois des enfants moururent en bas âge, trois autres furent prêtres, une fut Religieuse.

Eulalie reçut d’abord sa formation à la maison, avec son grand-père comme maître, puis elle fut pensionnaire, peu de temps, dans la congrégation de Notre-Dame (dont fera partie sa sœur).

A douze ans, elle reçut la Première communion.

Devenue jeune fille, elle voulut être religieuse dans la même congrégation de Notre-Dame, mais sa santé ne le lui permit pas. 

Après la mort de sa mère en 1830, elle devint la gouvernante de son frère prêtre, Théophile, curé à Belœil.

Ce fut durant ces années, de 1831 à 1843, qu’elle prit conscience de l’urgence d’une éducation à donner aux enfants. L’arrivée d’une congrégation de Marseille n’ayant pu se réaliser, Eulalie tenta d’instaurer elle-même une nouvelle communauté, encouragée par un missionnaire qui remarquait ses grandes possibilités organisatrices.

En 1844, l’évêque lui remit l’habit, dans leur demeure située sur la paroisse de Saint-Antoine-de-Longueuil. Ainsi naissait une nouvelle congrégation enseignante, la congrégation des Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie.

La nouvelle famille religieuse s’inspira de la pédagogie des Frères des Ecoles Chrétiennes, qui se trouvaient au Canada depuis quelques années. 

Eulalie, devenue Marie-Rose, avait un grand souci de la formation des jeunes filles, surtout de celles qui arrivaient de la campagne sans beaucoup d’instruction. Elle transmit son amour du Christ selon le mot de l’évangile : Je suis venu apporter le feu sur la terre et combien je voudrais qu’il brûle !.

La congrégation a pour devise : Jésus et Marie, ma force et ma gloire ! Elle se répandit aussi dans les Etats-Unis. Les débuts ne furent pas faciles, parfois mêmes contrecarrés par quelque prêtre maladroit. Cinq ans après la fondation, il y avait déjà una quarantaine de Religieuses, dans quatre couvents, et cinq-cents élèves étaient inscrites.

Mère Marie-Rose persévéra, malgré sa mauvaise santé, discrètement, sereinement.

Elle s’éteignit le jour de son anniversaire, 6 octobre 1849, à trente-huit ans. L’évêque dit alors : J’ai été tout à fait ému en voyant tant de vertus réunies dans une seule âme.

Mère Marie-Rose fut béatifiée en 1982.

Plusieurs établissements de Montréal portent son nom. La Congrégation eut sa maison-mère d’abord à Longueil, puis à Hochelaga, maintenant à Outremont. Elle est présente en diverses localités du Canada, des Etats-Unis et du Mexique ; elle a deux maisons en Amérique du Sud et une en Afrique du Sud.

 

 

Phanxicô Trần Văn Trung

1825-1858

 

Ce laïc vietnamien fut aussi fidèle au Christ qu’il défendit loyalement son pays comme soldat.

Né vers 1825 à Phan Xá (Quẚng Trị, Vietnam) dans une famille catholique, d’un père militaire, il se maria à vingt-quatre ans et eut quatre enfants.

Il fit de la prison : il s’était honnêtement opposé à une politique de pots-de-vin qui avait abouti à des querelles locales.

Quand la ville de Hué fut menacée d’invasion de troupes coréennes, il répondit à l’appel du roi avec enthousiasme et fut libéré. Mais, quand on lui demanda de fouler la Croix, il préféra rester dans l’armée du Ciel que dans celle de la terre, et affirma ouvertement sa foi catholique.

Arrêté, de nouveau mis en prison, il fut interrogé, torturé ; il reçut cinquante coups de fouet, mais ne céda pas dans sa foi.

Quand il reçut la visite de sa femme, il lui recommanda de bien veiller sur ses enfants, de suivre les conseils des prêtres. Il lui dit aussi de vendre les meubles de la maison pour payer des créanciers qui le menaçaient (peut-être à tort, d’ailleurs).

Condamné à mort, Phanxicô fut conduit sous forte escorte (soixante soldats) à Hué. En chemin, un prêtre put l’approcher et lui donner une dernière fois l’absolution.

Le 6 octobre au soir, il fut décapité à An Hòa (actuelle Hué, Quẚng Nam).

Béatifié en 1909, canonisé en 1988, il est fêté liturgiquement avec tous les Martyrs du Vietnam le 24 novembre.

 

 

Isidore De Loor

1881-1916

 

Isidore vit le jour le 18 avril 1881 à Vrasene (Saint-Nicolas, Belgique), dans une famille flamande de trois enfants.

Il se trouve qu'un saint Isidore, martyr à Cordoue, est fêté le 17 avril ; coïncidence ? 

Il fréquenta l’école du village jusqu’à douze ans et travailla dans la ferme de son père. Il se montra particulièrement intéressé aux techniques modernes d’élevage.

C’était un garçon pieux ; sa vocation mûrissait dans son cœur. Parvenu à vingt-six ans, il voulut délibérément embrasser l’état religieux. Conseillé par un prêtre rédemptoriste, il demanda son admission chez les Passionnistes.

Il fut reçu au noviciat de Ere (Tournai) en 1907, y prit l’habit et le nom de Isidore de Saint-Joseph.

En 1908, il fit la profession comme Frère convers ; déjà le maître des novices, qui était très exigeant, voire même sévère, reconnaissait que Isidore était un modèle.

Isidore montra une bienveillance toute maternelle pour les Confrères, dans tous ses emplois : cuisinier, jardinier, portier.

Il était tellement oublieux de soi-même, tellement attaché à faire ce qu’on lui demandait, qu’on l’appela le Frère de la volonté de Dieu. Rien de le rebutait, malgré les épines qu’il reçevait parfois ; toute action même pénible lui donnait l’occasion de s’offrir et de s’unir à la Croix.

En 1911, une gangrène, qui évolua en cancer, obligea à lui retirer l’œil droit. Les douleurs allèrent en s’amplifiant. En 1916, le cancer fut généralisé.

Le 6 octobre 1916, dans le couvent de Courtrai, assis sur une chaise, la tête dans les mains, accablé de douleurs, il murmurait doucement les invocations qu’on répétait près de lui et s’éteignit, à l’âge de trente-cinq ans.

D’abondantes grâces ont été obtenues sur son tombeau à Courtrai.

Il fut béatifié en 1984.

 

 

Plácid Juan José Fábrega Juliá

1889-1934

 

Plácid était le sixième des huit enfants d’un humble cultivateur, qui meurt prématurément en 1895, laissant María veuve avec tous ces petits enfants dont quatre ont moins de dix ans.

Il naquit à Camallera (Gerona, Espagne nord-est) le 18 février 1889, jour où l’on fête sainte Bernadette Soubirous, la voyante de Lourdes, dont il prendra le nom lors de sa profession.

A douze ans, Plácid entra chez les Maristes au juvénat de Vich, où se trouvait déjà son frère aîné.

En 1904, il entra au noviciat et prit un an plus tard le nom de Bernat (Bernard) lors de sa première profession.

Dès 1906, alors qu’il n’avait que dix-sept ans, il commença à enseigner.

En 1910, il fit la profession perpétuelle à Manrese, et déjà il avait montré ses excellentes aptitudes à l’enseignement. Il sera envoyé pour cela à Valdepeñas, Calatayud, Igualada, Valencia, Barcelona.

En 1925, il fut directeur d’une école pour enfants de mineurs, à Vallejo de Orbó (Barruelo) : cinquante enfants à qui Bernat s’efforça par tous les moyens de donner des bases chrétiennes à leur vie, pour contrer les infiltrations marxistes de cette population de travailleurs.

Il fonda un cercle d’études, une compagnie théâtrale, une association d’anciens élèves, un groupe de jeunesse catholique, une bibliothèque, une mutuelle scolaire. Il ne négligea pas de leur parler de sa vocation et du sacerdoce, constatant avec joie que beaucoup par la suite répondront à l’appel de Dieu. Récemment encore le curé de Barruelo était un de ses anciens élèves.

Après la douloureuse épreuve de la mort de sa mère (1930), il fut nommé en 1931 directeur de l’école et supérieur d’une petite communauté de Frères Maristes à Barruelo. Sa préoccupation était l’avenir des jeunes qui, entre la fin de leur scolarité (à quatorze ans) et le moment de leur première embauche (à seize ans) étaient livrés à eux-mêmes. Aussi il décida d’ouvrir une sixième classe pour eux, leur permettant gratuitement de rester dans la cour les jours de semaine, et de demeurer dans l’école les jours de fêtes et de vacances. L’école accueillait ainsi jusqu’à trois-cent cinquante garçons à qui il donnait tout son temps.

En 1933, Bernat écrivit : L’avenir est incertain et ténébreux. Malgré la loi interdisant à tous les instituts religieux d’enseigner, il s’efforça de réunir ses garçons. Il en prépara soixante-douze à la première communion.

En septembre 1934, il accueillit encore plus de trois-cent cinquante élèves. Le 5 octobre, fête de saint Placide (son patron de baptême), il invita toute la population de Vallejo de Orbó. 

Le lendemain, 6 octobre, au petit matin, des coups de feu réveillèrent les Frères. Bernat les invita à fuir par le jardin, et à gagner le ruisseau tout proche. 

A ce moment, un des assaillants l’abattit, insensible à la prière du Religieux : Au nom de Dieu, ne tire pas. Je suis le directeur de l’école et voilà neuf ans que je me dévoue à l’éducation des fils des mineurs. 

Deux coups de fusil, et le Frère Bernat tomba, criant encore : Vierge très sainte ! Seigneur ! Pardonne-moi, pardonne-lui, Seigneur ! Mère !

Le corps du Martyr fut encore mutilé, et resta là pendant une journée, avant d’être enseveli.

Deux ans plus tard, presque jour pour jour, seront martyrisés quarante-six autres Frères maristes.

Plácid-Bernat, avec ces autres Maristes, ont été béatifiés ensemble en 2007.

Lui est commémoré le 6 octobre, les autres le 8 octobre.

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