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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 16:38

08 OCTOBRE

 

III.

Ste Reparata, vierge martyre.

IV.

Ste Pélagia, jeune vierge d'Antioche, qui se jeta du haut de sa maison pour ne pas être prise par ses persécuteurs.

Ste Bénédicte, romaine, venue en Gaule avec s. Lucien, et décapitée à Origny avec sa compagne Léobérie.

Ste Thaïs (Taïs), pénitente en Egypte.

S Felix, premier évêque à Côme.

V.

S Evodius, évêque à Rouen.

S(te) Keyne, moine (ou vierge) au pays de Galles.

Stes Palladia et Porcaire, vierges de Ravenne venues près d'Auxerre ; de Palladia vient la localité de Sainte-Pallaye.

VII.

S Grat, évêque à Chalon-sur-Saône.

VIII.

Ste Ragendrède, fondatrice d'une abbaye de chanoinesses à Denain, dont elle est patronne.

IX.

S Badilon, abbé à Autun et retiré en Belgique.

XIII.

S Ugo Canefri, chapelain des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (Ordre de Malte) à Gênes, d'une inépuisable charité, thaumaturge.

XVI.

Bx John Adams, Robert Dibdale et John Lowe, prêtres anglais martyrs à Tyburn, béatifiés en 1987.

XX.

Bx 46 Frères Maristes espagnols martyrs près de Barcelona en 1936, béatifiés en 2007 :

Ferran Suñer Estrach (Epifani, *1874)    

Casimir Riba Pi (Bernabé, *1877)    

Anicet Falgueras Casellas (Anselm, *1879)     

Mariano Alonso Fuente (Laurentino, *1881)    

Jeróni Messegué Ribera (Leónides, *1884)    

Victoriano Gómez Gutierrez (Salvio, *1884)    

Florentino Redondo Insausti (Leopoldo José, *1885)

Pedro Ciordia Hernández (Baudilio, *1888)    

José Mir Pons (Priscilliá, *1889)            

Pere Sitjes Puig (Laureá Carles, *1889)        

Lucio Zudaire Armendía (Teódulo, *1890)    

Antoni Roig Alembau (Antolí, *1891)            

Trifón Lacunza Unzu (Virgilio, *1891)    

Fermín Latienda Azpilicueta (Felipe José, *1891)

José Miguel Elola Arruti (Vito José, *1893)    

Juan Tubau Perelló (Gaudenci, *1894)    

Serafín Zugaldía Lacruz (Santiago, *1894)    

Ángel Roba Osorno (Licarión, *1895)    

Fortunato Ruíz Peña (Fortunato Andrés, *1898)    

José Ambrós Dejuán (Víctor Conrad, *1898)    

Jesús Mechón Franco (Juan de Mata, *1898)    

Jaume Morella Bruguera (Jaume Ramón, *1898)

Victoriano Martínez Martín (Isaías María, *1899)

Lucio Izquierdo López (Ángel Andrés, *1899)

Leoncino Pérez Gómez (Porfirio, *1899)    

Victor Gutiérrez Gómez (Lino Fernando, *1899)

Leocadio Rodríguez Nieto (Miguel Ireneo, *1899)

Isidro Serrano Fabón (Martiniano , *1901)

Josep Cesari Mercadal (Dionís Martín, *1903)

Felipe Ruiz Peña (Gil Felipe, *1907)

Santos Escudero Miguel (Santos, *1907)

Juan Núñez Casado (Vivencio, *1908)        

Gregorio Faci Molins (José Carmelo, *1908)

Josep Blanch Roca (Victorí Josep, *1908)

Antoni Badía Andale (Hermógenes, *1908)    

Julio García Galarza (Frumencio, *1909)

Ramón Mill Arán (Wulfran, *1909)

Nicolás Ran Goñi (Ismael, *1909)

Nestor Vivar Valdivielso (Alberto María, *1910)

Félix Ayúcar Eraso (Félix León, *1911)

Santiago Saiz Martínez (Santiago María, *1912)

Segismundo Hidalgo Martínez (Gabriel Eduardo, *1913)

Juan Pelfort Planell (Juan Crisóstomo, *1913)

Feliciano Ayúcar Eraso (Ramón Alberto, *1914)    

Nicolás Pereda Revuelta (José Federico, *1916)

Carlos Brengaret Pujol (Carles Rafael, *1917).

 

B José María Ruano López (1888-1936), prêtre diocésain espagnol, martyr près d’Almería, béatifié en 2017.

Reparata de Césarée
† 250

On croit savoir que cette Sainte subit le martyre à Césarée de Palestine (proche de l’act. Hadera, Haïfa, Israël), sous l’empereur Dèce.
Il n’existe aucun document à son sujet.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Reparata de Césarée au 8 octobre.


Pelagia d’Antioche
† 302

Cette jeune fille de quinze ans environ, habitait à Antioche de Syrie (auj. Antakya).
Dès le début de la persécution de Dioclétien, des policiers se présentèrent à son domicile ; on imagine le dessein qui les animait.
En chrétienne sérieuse et avertie, Pelagia fit entrer les soldats et leur demanda un moment, le temps de changer de vêtements. Pendant que les hommes attendaient, Pelagia monta au plus haut de la maison et se jeta dans le vide ; sa mort fut instantanée et Pelagia échappa ainsi aux outrages qui la menaçaient.
C’était en 302.
Pelagia s’est-elle suicidée ? Certainement, mais se sachant perdue de toutes façons, elle préféra la mort au péché. La reine Blanche de Castille répétait à son jeune Louis, futur Louis IX : Mon fils, j’aimerais mieux te savoir malade de la peste que de te savoir en état de péché mortel.
Sainte Pelagia est honorée comme vierge et martyre.
Il faut signaler ici que l’on a donné le même nom de Pelagia à une célèbre pénitente, grandement louée par s.Jean Chrysostome pour sa conversion exemplaire. Mais il semble bien qu’il faille distinguer là deux personnages différents.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Pelagia d’Antioche au 8 octobre.


Felix de Côme
† 391

De la famille et des origines de Felix, nous ne savons rien.
Il fut en grande estime de l’évêque de Milan, Ambroise (v. 7 décembre), qui le consacra évêque en 386, d’après des calculs de spécialistes.
Côme n’avait pas encore eu d’évêque : Felix en fut le premier.
Felix donna tout son temps, principalement, à la prédication. Mais il fut aussi un constructeur : il fit édifier la première basilique, pour recevoir les reliques des protomartyrs du diocèse (Carpophorus et ses Compagnons, aujourd’hui assez contestés). 
On le vit assister également à la consécration de la nouvelle église de Lodi, construite par son ami Bassianus.
Felix mourut, sauf erreur, le 8 octobre 391.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Felix de Côme au 8 octobre.


Evodius de Rouen
† 426

Evodius (en français : Yved, Evode, Ysoie, Yvoize) fut le neuvième évêque de Rouen.
Il eut apparemment un épiscopat extrêmement bref, peut-être même d’une seule année, son prédécesseur étant mort vers 426 et son successeur ayant commencé son activité pastorale également en 426.
Il serait mort aux Andelys (auj. dans l’Eure) en 426.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Evodius de Rouen au 8 octobre.

 

Ragenfrède de Denain

8e siècle

 

Ragenfrède (Rainfroye) aurait été une des dix filles d’Audebert et Reine, de la haute noblesse franque.

Ces pieux parents seraient à l’origine du monastère Notre-Dame de Denain vers 764, Reine en étant l’abbesse.

Cinq des sœurs seraient mortes durant leur pèlerinage à Jérusalem, et quatre autres à Rome. Ragenfrède repoussa à Rome les avances indiscrètes du jeune préfet et s’en revint seule à Denain.

Elle entra au monastère dont sa mère était l’abbesse, et lui succéda quand elle mourut.

Dans des récits plus anciens, il apparaît que c’est Ragenfrède qui fonda elle-même ce monastère de Denain, sur ses propres biens. 

Elle y mourut après l’avoir gouverné saintement, toujours au 8e siècle.

A son tombeau aurait recouvré la vue sainte Austregilde, moniale de Mons - qui n’est plus au Martyrologe.

Que Ragenfrède ait fondé son monastère grâce à ses biens personnels, ne fait aucune difficulté ; mais le décès groupé de ses neuf sœurs à Jérusalem et Rome, peut nous laisser perplexes.

L’abbaye fut détruite dès le siècle suivant par les Normands.

Sainte Ragenfrède de Denain est commémorée le 8 octobre dans le Martyrologe Romain.

Ugo Canefri

1148-1233

 

Ugo naquit à Castellazzo Bormida (Piémont, Italie NO), dans la famille des comtes Canefri.

Après avoir participé à la troisième croisade, il entra dans l’Ordre des Chevaliers de Jérusalem (qui devint l’Ordre de Malte).

On dit qu’à un peu plus de vingt ans il fut destiné à l’hôpital de Saint-Jean-de-Pré à Gênes ; mais on dit aussi qu’il en fut le chapelain. Il reste qu’après avoir noblement porté les armes, il enfila non moins noblement la blouse d’infirmier et fut ainsi au service des malades pendant plus d’un demi-siècle.

Un des miracles qui lui sont attribués fut qu’il fit jaillir de la pierre une fontaine d’eau pure pour pouvoir laver les vêtements des malades pauvres. Un jour qu’il recevait un ami à table, sa prière changea en vin l’eau du verre de son ami. Il serait aussi venu en aide à un navire en grand danger lors d’une forte tempête.

Discrètement il se mortifiait et portait un cilice.

Il mourut fort âgé le 8 octobre 1233, si les dates reçues sont exactes, et fut canonisé.

 

 

John Adams

1543-1586

 

John naquit autour de 1543 à Winterborne St Martin (Dorset, Angleterre).

Après avoir été d’abord ministre dans le culte protestant, il entra dans l’Eglise catholique et vint à Reims pour se préparer au sacerdoce, qu’il reçut à Soissons en 1580.

Au printemps suivant, il commence sa mission en Angleterre. On connaît peu de choses sur son activité dans le Hampshire. 

Il se peut qu’il ait été arrêté une première fois à Rye peu après son arrivée en Angleterre, et qu’il se soit échappé.

Voici une description qu’on fit de lui en 1583 : C’est un homme d’environ quarante ans, de taille moyenne, avec une barbe noire, un regard vif et des yeux noirs. C’était un très bon controversiste, franc, très pieux, et surtout un homme dur au travail. Il travailla avec beaucoup de zèle à Winchester et dans le Hampshire, où il vint en aide à beaucoup, spécialement dans les classes pauvres.

Arrêté à Winchester, il fut conduit à Londres et arriva à la prison de Marshalsea le 7 mars 1584. A l’époque, la sentence était le bannissement : John fut banni avec environ soixante-douze autres prêtres.

Arrivé à Reims le 14 novembre 1585, il repartit immédiatement pour l’Angleterre.

De nouveau arrêté, cette fois-ci il fut envoyé à la prison Clink près de Londres, le 19 décembre 1585, mais comme on peut l’imaginer, le traitement qu’il y reçut ne fut pas tendre, d’autant plus qu’à partir de cette année-là, une décision parlementaire avait été prise, selon laquelle c’était un crime capital d’être prêtre catholique en Angleterre.

John fut donc condamné à être «pendu, éviscéré et écartelé», et fut exécuté à Tyburn le 8 octobre 1586.

Avec lui furent aussi exécutés deux autres prêtres, John Lowe et Robert Didbale, et peut-être aussi son propre frère, mais on n’en est pas sûr.

John Adams, John Lowe et Robert Didbale furent béatifiés en 1987 et sont nommés au Martyrologe le 8 octobre.

 

 

John Lowe

1553-1586

 

John naquit à Londres en 1553, de Simon et Margaret Lowe. Il se peut que son père soit ce Simon Low (sans e) qui était tailleur et citoyen de Londres.

John devint un ministre du culte protestant.

Puis il vint à Douai, où se trouvait le Collège jésuite.

Il fut domestique (ou frère lai) à l’abbaye bénédictine d’Anchin (Nord) en 1578-1579, puis rejoignit le Collège anglais de Rome (1581). On sait qu’il fut ordonné diacre en août 1582, mais on ignore la date de son ordination sacerdotale.

Quittant Rome en 1583, il passe par Reims en décembre de la même année. Des documents attestent qu’on avait noté son absence en Angleterre.

Entretemps, son père était mort, et sa mère vivait à London Bridge. Durant une petite promenade avec elle, un soir de mai 1586, il exprima un peu trop fort son aspiration au martyre : il fut repéré, et dénoncé aux autorités.

Immédiatement arrêté, il fut emprisonné à Clink (Londres) le 11 mai.

Etant donné l’Acte prononcé par le parlement l’année précédente, le fait d’être prêtre catholique était automatiquement puni de la peine capitale.

John Lowe fut donc, selon la formule, «pendu, éviscéré et écartelé» à Tyburn, le 8 octobre 1586, en même temps que John Adams et Robert Dibdale.

D’autres membres de la famille Lowe maintinrent leur fidélité à l’Eglise catholique, ainsi que d’autres descendants des générations successives.

Les trois martyrs furent béatifiés avec d’autres en 1987. Ils sont mentionnés ensemble le 8 octobre au Martyrologe.

 

 

Robert Dibdale

1558-1586

 

Robert porte le nom de Richard dans certains récits.

Son père était John Dibdale et vivait à Shottery (Warwickshire), tout près de l’endroit où naquit Anne Hathaway, l’épouse de Shakespeare.

Robert avait trois frère et sœurs : Richard, Joan et Agnès, qui semblent avoir tous été élevés dans la foi catholique.

Robert a pu fréquenter la King’s New School de Stratford, où fut aussi Shakespeare.

Les autorités anglaises notèrent en 1581 que Robert était à Louvain depuis 1576. Or on sait de sources catholiques que Robert était déjà passé par Rome, puis au Collège anglais de Reims (1579), d’où il rejoignit l’Angleterre en juin 1580. Mais il n’est pas encore prêtre à cette date.

A peine après avoir accosté à Douvres, il fut arrêté et conduit à Gatehouse, mais libéré en septembre 1582.

On ne sait ce qu’il fit ensuite, mais il gagna à nouveau le Collège anglais de Reims au printemps 1583, et reçut l’ordination sacerdotale l’année suivante, le 31 mars 1584, en la cathédrale de Reims.

Prenant le pseudonyme de Palmer, il gagna l’Angleterre en août. 

On raconte plusieurs faits d’exorcismes avenus par se prière, provoquant à l’occasion la conversion de Protestants au catholicisme.

Il sera arrêté près de Tothill Street à Londres, le 24 juillet 1586, et mis en prison d’abord à Counter, puis à Newgate.

En application de l’Acte de 1585, il est condamné comme prêtre à être «pendu, éviscéré et écartelé», et la sentence sera exécutée à Tyburn le 8 octobre 1586.

Robert, avec ses deux Compagnons John Adams et John Lowe, ont été béatifiés en 1987, et sont tous trois mentionnés ce même 8 octobre au Martyrologe.

 

 

Fernando Suñer Estrach

1874-1936

 

Fernando (ou Ferran) naquit à Tayala (Gerona) le 26 mars 1874.

Entré chez les Frères Maristes en 1888 à Saint-Paul-Trois-Châteaux (France), il prit le nom de Epifanio (ou Epifani).

Ce Frère fut une lumière et une gloire dans la congrégation. Excellent éducateur, il fut directeur à Lloret, Malgrat, Igualada, Logroño, Manresa et Lleida, finalement à Lauria (Barcelone). Il eut alors aussi la charge de Conseiller provincial.

Au moment de la révolution de 1936, la communauté dut se disperser et chercher refuge à droit et à gauche. Epifani voulut retourner au collège pour y récupérer des objets de valeur, mais il fut arrêté une première fois.

Libéré, il fut arrêté une seconde fois 

Le 7 octobre, on le fit sortir de la prison San Elías pour le conduire au cimetière de Les Corts (Sarriá), où il fut assassiné la nuit suivante.

Ce jour-là furent abattus quarante-six Frères maristes, dont Epifani était le plus âgé, à soixante-deux ans.

Ce martyre eut lieu le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Casimiro Riba Pi

1877-1936

 

Il naquit à Rubí (Barcelone) le 14 septembre 1877, en la fête de la Sainte Croix.

Entré chez les Frères Maristes en 1893 à Canet de Mar, il prit le nom de Bernabé en 1895..

Il exerça son activité à Gerona, Lleida et Barcelone. 

Après avoir fondé le collège de Garriga (1903), il devint directeur à Girona, Igualada et Badalona.

Au moment de la révolution de 1936, il rentra dans son pays, où son frère, un sympathisant de gauche, pouvait l’héberger apparemment sans problèmes. Mais apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. Mais c’était un traquenard des révolutionnaires ; en réalité, tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Barcelone.

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes.

Ce martyre eut lieu le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Aniceto Falgueras Casellas

1879-1936

 

Il naquit à Salt (Gerona) le 16 avril 1879.

Entré en 1893 chez les Frères Maristes à Canet de Mar, il prit le nom de Anselmo.

En 1899, il fut envoyé au Mexique pour fonder le premier collège mexicain, à Guadalajara, où il resta jusqu’en 1909.

Revenu en Espagne, il fut envoyé au collège des Frères Maristes de Vic, comme économe. Il savait récupérer les restes du réfectoire pour les donner aux gamins de la Barceloneta ou de San José de la Montaña, profitant de l’occasion pour les catéchiser.

A Vic, la communauté n’était pas très favorisée, mais l’habile gestion du Frère Anselmo fit qu’on n’y manqua jamais du nécessaire pour vivre.

Lors de la révolution, il mit à l’abri les jeunes et les Frères en différentes maisons de Pla del Vic. Le 30 juillet 1936, le collège ayant été réquisitionné par les révolutionnaires pour en faire leur tchéka, il partit pour Barcelone, mais voyant l’insécurité qui y régnait, il revint à Vic.

Apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. Mais c’était un traquenard des révolutionnaires ; en réalité, tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Barcelone.

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes.

Ce martyre eut lieu le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Mariano Alonso Fuente

1881-1936

 

Il naquit le 21 novembre 1881 à Castrecías (Burgos) et entra au noviciat des Frères Maristes en 1897, avec le nom de Laurentino (Laurent).

L'apostolat commence dès 1899 à Cartagena. Au début, il lui est difficile de maintenir la discipline, mais peu à peu son caractère franc et égal, sa bonté et sa science, lui gagnent l'estime générale.

En 1905, il est directeur à Cartagena, suscitant l'admiration de l'Assistant Général qui offre aux Frères une excursion à Orán (Argelia).

En 1912, il prend la direction du collège de Burgos, un des plus importants d'Espagne. Il y forme de jeunes Frères, leur communique sa dévotion au Sacré-Coeur.

Puis il est nommé Visiteur pour l'Espagne.

En 1928, il doit diriger toute cette province d'Espagne, qui compte plus de soixante maisons, et quelque huit cents Frères.

Devant les moments tragiques qui s'annoncent, le Frère Laurentino encourage les Frères, leur remonte le moral, les exhorte, leur transmet courage et audace pour affronter les dangers ; il crée même de nouvelles maisons à Séville, Cordoue, Huelva.

Arrive la révolution de juillet 1936.

Le 3 octobre, le Frère Laurentino envoie un collègue à Murcia pour secourir les Frères qui sont en prison. Il lui dit de prendre avec lui le Saint Sacrement et de rappeler aux Prisonniers qu'il les confie sans cesse à la Sainte Vierge.

Il eut la possibilité de fuir en Italie, mais il préféra rester sur place avec ses Frères. Il arriva à faire passer en France une bonne centaine de jeunes Frères, mais une centaine d'autres, y compris lui-même, furent pris au piège des révolutionnaires : au lieu de rejoindre la France sur le Cabo San Agustín, comme on le leur avait promis, ils y furent arrêtés au soir du 7 octobre 1936 : durant la nuit, quarante-six d'entre eux, dont Laurentino, furent assassinés dans des cimetières de Barcelone.

Ces quarante-six Martyrs sont commémorés au Martyrologe le 8 octobre. 

Ils ont été béatifiés en 2007.

 

 

Jerónimo Messegué Ribera

1884-1936

 

Il naquit à Castelló de Farfanya (Balaguer, Lleida), le 27 janvier 1884.

Le garçon reçut de sa mère de profonds exemples de piété ; il disait qu’il lui devait certainement sa vocation, elle qui avait passé la moitié de sa vie à l’église du pays.

Entré chez les Frères Maristes à Vic en 1898, il prit le nom de Leonidas et fit la profession solennelle en 1905.

Ce fut un bon professeur, aussi clair que précis. Les grands élèves l’appréciaient ; les plus jeunes lui donnaient plus de mal et il fut pour cela muté en plusieurs d’endroits : Girona, Cartagena, Madrid, Pamplona, Mataró.

Au moment de la révolution de 1936, il trouva refuge chez une de ses tantes à Barcelone, mais apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Montcada (Barcelone).

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Victoriano Gómez Gutiérrez

1884-1936

 

Il naquit à Villamorón (Burgos), le 8 novembre 1884.

Entré au collège des Frères Maristes à Burgos en 1896, il prit le nom de Salvio et fit la profession solennelle en 1907.

Il fut en beaucoup d’endroits : Alella, San Andrés de Palomar, Pamplona, Arceniega, Les Avellanas.

Il était délicat avec tous, toujours souriant, même quand il fut frappé d’hémiplégie et dut rester à l’infirmerie. 

Il ne cachait pas son désir d’être martyr, ou au moins de pouvoir mourir d’amour, comme Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Au moment de la révolution de 1936, après maintes péripéties pour trouver un refuge, il rejoignit les Confrères qui allaient partir en bateau pour la France, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter dans un cimetière de Barcelone.

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

Florentino Redondo Insausti

1885-1936

 

Il naquit à Cárcar (Pamplona), le 14 mars 1885.

Entré au collège des Frères Maristes à Canet de Mar en 1898, il prit le nom de Leopoldo José et fit la première profession en 1902.

En 1903, il part pour l’Argentine, où il restera douze années à Mar del Plata, Caseros, Luján.

En 1907, il fit la profession solennelle.

En 1915, il est envoyé en Italie : Grugliasco, Ventimiglia, Mondoví.

En 1920, il revient en Espagne, à Mataró (Valldemía), où il restera jusqu’à la fin de sa vie, comme tailleur et infirmier.

Les témoins de sa vie religieuse sont unanimes à relever en lui autant son silence que sa disponibilité toute souriante pour rendre service aux autres.

Voici un conseil qu’il donnait à sa sœur Leonora : Si je peux te donner un conseil, c’est de passer plus de temps à remercier Dieu pour les grâces que tu en as reçues, que pour lui en demander d’autres.

Au moment de la révolution de 1936, apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Montcada (Barcelone).

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

José María Ruano López
1888-1936

Né le 6 mai 1888 à Almería, il était le fils d’un humble ouvrier journalier. Ce dernier trouva un travail à l’Asile psychiatrique, tenu par les Filles de la Charité.

C’est par ces dernières que José fut gagné à la dévotion à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse et qu’il ressentit l’appel de Dieu.

Entré au séminaire diocésain en 1905, il fut ordonné prêtre en 1916.

Les paroisses de son activité sacerdotale furent Bayarque, Lucainena de las Torres, Bédar, Benahadux. Dans cette dernière localité, se trouvaient beaucoup d’ouvriers des mines de soufre, qui appartenaient aux partis de gauche. On molesta beaucoup le curé et son sacristain, en leur interdisant les processions, le son des cloches, en leur imposant des amendes, parfois même en les insultant à l’intérieur de l’église.

Don José fut arrêté dès le début de la persécution religieuse de l’été 1936. Chaque jour, on le soumettait à quelque torture. L’après-midi, on voulait lui extorquer des blasphèmes, lui faire répéter des chansons vulgaires, pour abattre sa résistance et sa volonté. Le 7 octobre, on le suspendit avec une corde autour du cou en lui infligeant une brutale flagellation. La passion de Notre-Seigneur recommençait…

Le 8 octobre 1936, on le jeta dans une voiture qui l’emmena sur la route de Murcia, à trois-cents mètres de Rioja. Sous les balles, il invoqua la Sainte Vierge.

Béatifié en 2017, José María Ruano López sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 8 octobre.

 

Pedro Ciordia Hernandez

1888-1936

 

Il naquit à Cárcar (Pamplona), le 19 mai 1888.

Entré au juniorat des Frères Maristes à San Andrés de Palomar en 1901, il prit le nom de Baudillo et fit la première profession en 1905.

Ce fut un bon professeur, très pointilleux pour corriger les devoirs des élèves, auxquels il savait transmettre son enthousiasme.

En 1917, le Frère Baudillo fut envoyé à Grugliasco (Italie), où il réalisa une synopse de Théologie Ascétique ; l’ouvrage reflétait toute sa vie intérieure.

Il fut nommé directeur à Canet de Mar et à Sants (Barcelone).

A partir de 1933, les congrégations enseignantes devaient disparaître officiellement, de sorte que le collège de Mataró devenait une Société Immobilière, avec son siège à Lyon, et dont les professeurs étaient toujours les Frères Maristes, vêtus en civil.

Au moment de la révolution de 1936, il eut bien peu de confiance dans l’accord proposé par les révolutionnaires, mais suivit ses Confrères maristes qui devaient embarquer pour Marseille ; il les rejoignit, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Montcada (Barcelone).

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

José Mir Pons

1889-1936

 

Il naquit à Igualada (Barcelona), le 1er février 1889, dans une famille très musicienne, et obtint lui-même le diplôme de piano au conservatoire de Madrid.

Entré au juniorat des Frères Maristes à San Andrés de Palomar en 1904, il prit ensuite le nom de Prisciliano et fit la profession solennelle en 1911.

Déjà novice et encore plus tard quand il fut professeur, il demanda à pouvoir partir dans les pays de mission, mais il resta en Espagne : Manresa, Mataró, Sabadell, Azpeitia, Barcelone, Valencia, Tolède, Leida, Alicante, Murcia, Cartagena, Lucena (Cordoue), de nouveau Barcelone.

Au moment de la révolution de 1936, il allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, le 7 octobre. C’était en réalité un traquenard des révolutionnaires : tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Montcada (Barcelone).

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

 

 

Pedro Sitjes Puig

1889-1936

 

Pedro naquit à Parlavà (Girona, Espagne) le 4 mai 1889.

En 1904, il entra au collège des Frères Maristes de Sant Andrés del Palomar, où il reçut l’habit et prit le nom de Laureano Carlos.

Il professa en 1906, et fit les vœux solennels en 1911 à Lleida.

Il fut envoyé enseigner à Tolède, Badalona, Sabadell et Igualada.

En juillet 1936, la maison fut dans un premier temps protégée par le Comité, jouissant même d’un camion pour évacuer tout ce que les Frères jugeaient opportun d’évacuer ; mais ensuite, la maison dut être totalement abandonnée sur un ordre supérieur.

Les Frères de la communauté se réfugièrent dans une ferme ; ensuite ils furent invités par les Supérieurs à rejoindre les Confrères à Barcelone, pour un «transfer en France».

Le Frère fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Lucio Zudaire Aramendia

1890-1936

 

Lucio naquit à Echávarri (Navarra, Espagne) le 23 avril 1890.

En 1902, il entra au collège des Frères Maristes de Sant Andrés de Palomar (Barcelone), où il reçut l’habit et prit le nom de Teodulo.

Il professa en 1907 et fit les vœux solennels en 1912.

Exceptionnellement, il fut envoyé en Allemagne pour y perfectionner la philologie.

Il fut envoyé enseigner à Cabezón de la Sal (Santander), Valencia comme directeur, Mataró et Les Avellanes, également comme directeur.

En juillet 1936, il se trouvait à Les Avellanes, où il put rester avec les jeunes jusqu’en octobre.

Le 3 octobre, sur disposition du Supérieur, il réussit à transférer tous les élèves à Puigcerdà et à leur faire passer la frontière. 

Revenu à Las Avellanes, il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France : le Frère Teodulo y arriva dans un état de fatigue extrême, la barbe longue, l’habit déchiré.

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Antoni Roig Alibau

1891-1936

 

Antoni naquit à Igualada (Barcelone, Espagne) le 6 février 1891.

Vers 1903 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et le nom de Antolí.

Il professa en 1907.

On l’employa à la sacristie et à la confection des habits, des charges humbles qu’il assumait avec plaisir.

Il passa une épreuve forte et douloureuse en 1909 à San Andrés de Palomar. Lors de la Semaine tragique où l’église fut profanée, il réussit à prendre avec lui le ciboire rempli des saintes Hosties et à se cacher dans un confessionnal, plusieurs heures, sans qu’on eût l’idée d’aller voir dedans. Il fut ainsi sain et sauf, mais ses cheveux blanchirent d’un coup.

En 1936, il fut incarcéré pendant un mois à Gerona, puis mis en «liberté conditionnelle», avec permission de gagner son pays.

Puis on l’invita à passer en France et, pour cela, à se rendre à Barcelone pour embarquer.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

On put reconnaître le corps du Frère au cimetière de Montcada.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

 

 

 

Trifón Nicasio Lacunza Unzu

1891-1936

 

Il naquit le 3 juillet 1881 à Ciriza (Navarra) et entra au juniorat des Frères Maristes en 1903, là où se trouve déjà son frère aîné, Sixto, et prit le nom de Virgilio.

Il fit des études très brillantes, et obtint la licence de Philosophie et Lettres, section Histoire et Géographie.

En 1908, il fut nommé à Burgos, où il devint directeur du collège avec plus de six-cents élèves. Quand il apprit la nouvelle, il se mit à pleurer, se qualifiant du moins méritant de la communauté.

Il avait une profonde dévotion pour la Sainte Vierge, et savait cultiver une saine allégresse qui se communiquait.

Dès 1918 il eut l'initiative de doter le collège d'une véritable salle de cinéma, où il projetait des films intéressants.

En 1932, à cause des lois anti-chrétiennes, il créa la société civile La Cultural, qui devenait responsable du collège,  lequel n'était plus officiellement régi par des Religieux, mais par des professeurs laïcs et des Frères « sécularisés ». Le collège prenait à son tour le nom de Lycée Zorrilla. On en profita pour mettre en sécurité tout le matériel précieux et la bibliothèque du collège.

En 1936, il remplaça le directeur du collège de Murcia, et devait ensuite remplacer le Frère Laurentino (voir la notice).

Lors de la révolution de juillet , il se trouvait à Barcelone.

Il reçut la mission de faire passer en France les jeunes Frères : plus de cent traversèrent ainsi la frontière, le 5 octobre 1936.

Une centaine d'autres, y compris lui-même, furent pris au piège des révolutionnaires : au lieu de rejoindre la France sur le Cabo San Agustín, comme on le leur avait promis, ils y furent arrêtés au soir du 7 octobre 1936 et conduits à la prison San Elías : durant la nuit, quarante-six d'entre eux, dont Virgilio, furent assassinés dans des cimetières de Barcelone.

Ces quarante-six Martyrs sont commémorés au Martyrologe le 8 octobre. 

Ils ont été béatifiés en 2007.

 

 

Fermín Latienda Azpilicueta

1891-1936

 

Fermín naquit à Iruñela (Pamplona, Espagne) le 7 juillet 1891.

En 1903 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et le nom de Felipe José.

Il professa en 1907.

Diplômé de l’université de Saragosse, il enseigna avec succès selon la méthode de Socrate : posant des questions aux élèves, il les amenait à comprendre d’eux-mêmes la bonne réponse.

En février 1936, il fut Maître des novices à Les Avellanes, en remplacement d’un Frère qui était nommé ailleurs ; comme ce dernier était très estimé, il était difficile de prendre sa place, mais Felipe José réussit.

En juillet 1936, toute la maison se transféra à Vilanova del Sal, d’où le Comité local leur donna l’ordre de se disperser. Felipe José se cacha avec d’autres Frères dans les environs, pendant août et septembre : durant cette épreuve, il lui vint une paralysie qui lui rendait difficile tout mouvement.

Il chercha à gagner la France, avec trois autres Frères, mais ils furent arrêtés à la frontière.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

José Miguel Elola Arruti

1893-1936

 

José Miguel vit le jour le 5 mars 1893 à Régil (Guipúzcoa, Espagne).

En 1907, il entra au séminaire des Frères Maristes de Vic ((Barcelone) et professa à Manresa en 1909, avec le nom de Vito José.

Après la profession solennelle (1914), il enseigna à Santa Coloma de Querat (Tarragona), Malgrat de Mar, Badalona, Torrelaguna, Melilla, Barcelone. 

A partir de 1919, il fut à Les Avellanes (Lleida), comme infirmier, car il en avait la compétence, au point qu’on l’appelait fréquemment dans les environs.

Quand la maison fut réquisitionnée par les miliciens, ceux-ci proposèrent au Frère Vito de rester parmi eux pour les assister. Mais il répondit qu’il irait avec les malades de son Institut, transférés à Balaguer. Il continua de les soigner, ainsi que d’autres blessés victimes de la guerre civile, même d’un autre bord.

Avec quarante-cinq autres Frères Maristes à qui on avait faussement proposé de les conduire en France par bateau, il fut martyrisé le 8 octobre 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Juan Tubau Perelló

1894-1936

 

Juan naquit à Igualada (Barcelone, Espagne) le 10 mars 1894.

En 1911 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Gaudencio.

Il professa en 1910 et fit les vœux solennels en 1915.

Il enseigna à Lleida (1911), Saragosse (1919), Alicante (1920), Barcelone (1923), Murcia (1926), Alicante (1930), Valencia (1931), Girona (1934), Valencia (1935).

Ce fut un Religieux au sens plein du terme, sans faille, charitable et angélique. Et intelligent : un Confrère lui demanda souvent de lui faire un résumé de la leçon, ce qu’il fit toujours sans hésiter.

Malgré un Supérieur un peu rude, Gaudencio ne se départit jamais de son sourire.

En juillet 1936, il rejoignit sa famille puis, sur l’invitation à partir pour la France, il vint s’embarquer à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Serafín Zugaldia Lacruz

1894-1936

 

Serafín naquit à Echálaz (Egüés, Pamplona, Espagne) le 16 avril 1894.

En 1909, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Santiago. Cette même année, il fut envoyé à Grugliasco (Turin, Italie) pour sa formation.

Il professa en 1914.

Il fut envoyé enseigner à Pamplona, Carrión de los Condes, Vic, Les Avellanes, Villafranca, Girona, Barcelone.

Très cultivé, autant en lettres qu’en musique, il travailla aux éditions, rédigeant des articles où se dénotait sa science liturgique et son enthousiasme eucharistique.

En juillet 1936, il se trouvait à Les Avellanes, et dut passer tout l’été à fuir et à se cacher. Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Ángel Roba Osorno

1895-1936

 

Ángel naquit à Sasamón (Burgos, Espagne) le 27 janvier 1895.

En 1907, il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et prit le nom de Licarion.

Il vécut une première grande épreuve lors de l’incendie du noviciat de Sant Andrés de Palomar, au cours de la Semaine Tragique de Barcelone (26 juillet 1909).

Il professa en 1911, et fit les vœux solennels en 1916.

Il fut envoyé enseigner à Barcelone, Arceniega, Pamplona, Logroño, Girona, Tolède, Saragosse, Valencia, Lleida, Alicante, Logroño, Burgos.

En juillet 1936, il quitta la maison de Lleida pour rejoindre celle de Barcelone, où il s’improvisa infirmier auprès des nombreux blessés de la guerre civile.

Le Frère fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

Fortunato Ruiz Peña

1898-1936

 

Fortunato naquit à La Piedra (Burgos, Espagne) le 2 février 1898.

En 1911 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Fortunato Andrés.

Il professa en 1914 et fit les vœux solennels en 1920.

Il enseigna à Arceniega, Cabezón de la Sal, Vallejo de Orbó, Saragosse, Les Avellanes.

Outre ses qualités de professeur, il était très charitable avec les pauvres et surtout, doué en mécanique, il savait réparer n’importe quelle machine.

Ce fut au point que même les Rouges, une fois installés dans la maison de Les Avellanes, lui ordonnèrent de rester pour leur réparer leurs moteurs, mécaniques ou électriques. En plus, doué en cuisine, il sut leur préparer de bons plats.

Des camarades de Balaguer rejoignirent ceux de Les Avellanes ; apprenant que ce «monsieur» qui les servait était un Religieux, ils décidèrent : Si ce curé n’est pas mort demain, nous viendrons nous-mêmes pour le tuer. Mais les miliciens ne voulurent pas s’en défaire. Seulement ils lui conseillèrent de s’enfuir où il voulait. Le Frère alla à Os de Balaguer : tout le monde le connaissait et personne n’osait lui faire du mal. 

Il finit quand même par être arrêté. De tous les Frères Maristes qui se retrouvèrent arrêtés à Barcelone, il était le seul à avoir la mine rose, tant il avait été «choyé» les deux mois précédents. Mais voilà : il était Religieux, et on lui fit partager le sort de tous ses Confrères.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

José Ambros Dejuan

1898-1936

 

José naquit à Tragó de Noguera, Espagne) le 26 mars 1898.

En 1913, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Victor Conrado.

Il professa en 1915 à Les Avellanes et fit les vœux solennels en 1920.

Il fut envoyé enseigner à Cullera, Les Avellanes, Torelló et Centelles (Barcelone), Canet de Mar, La Garriga (Barcelone).

En juillet 1936, il se trouvait à La Garriga : le 20 juillet, l’église paroissiale partit en fumée et commencèrent les arrestations. On prévint les Frères, qui vinrent se réfugier dans une propriété d’amis, mais d’où ils durent partir se cacher, car la maison fut plusieurs fois fouillée.

Le Frère Victor Conrado fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France.

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Jesús Mechón Franco

1898-1936

 

Jesús naquit à Puente Tocinos (Murcia, Espagne) le 15 juin 1898.

En 1926, à vingt-sept ans déjà, il entra au collège des Frères Maristes de Les Avellanes (Lleida), où il reçut l’habit et prit le nom de Juan de Mata.

Certains auraient douté de sa possibilité, à cet âge, de s’adapter au règlement intérieur. Le Frère Juan n’y vit aucune difficulté.

Il parlait peu, mais son visage trahissait ses sentiments profonds ; par exemple, il ne pouvait retenir ses larmes en lisant le Testament spirituel de son Fondateur, Marcellin Champagnat (voir au 6 juin).

Il professa en 1927, et fit les vœux solennels en 1932.

En 1936, il fut envoyé comme aide-infirmier à Les Avellanes.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison ; ensuite le Frère fut invité par ses Supérieurs à rejoindre les Confrères à Barcelone, il obéit.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Jaume Morella Bruguera

1898-1936

 

Jaume naquit à Osor (Sant Pere de Oosor, Girona, Espagne) le 25 novembre 1898.

En 1914 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et prit le nom de Jaume Ramón.

Il professa en 1915 et fit les vœux solennels en 1920.

Il enseigna à Sabadell (1916), Barcelona (1919), Valencia (1920), Barcelona (1925), Sabadell (1930), avant de rejoindre Barcelona (1934) à la maison éditrice FTD.

Jaume aimait enseigner, mais il voulait toujours plus et se fatiguait à exiger davantage de ses élèves. Trop fatigué il demanda une occupation plus tranquille.

En juillet 1936, il se trouvait donc dans cette maison d’éditions, le jour où elle fut incendiée, le 19 juillet. Il tenta de se réfugier chez des parents, mais fut arrêté et mis en prison.

Jaume fut ainsi du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Victoriano Martínez Martín

1899-1936

 

Victoriano naquit à Villalbilla de Villadiego (Burgos, Espagne) le 1er mars 1899.

En 1912 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Isaías María.

Il professa en 1915 et fit les vœux solennels en 1920.

Il enseigna à Lleida (1917), Madrid (1924), Málaga (1927), Lleida (1928), Mataró (1929), Barcelona.

En juillet 1936, il se réfugia dans la maison provinciale et avait fait les démarches pour rejoindre Madrid. Mais, sur l’invitation à partir pour la France, il vint s’embarquer à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Lucio Izquierdo López

1899-1936

 

Lucio naquit à Dueñas (Palencia, Espagne) le 4 mars 1899.

En 1912 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit en 1914 et le nom de Ángel Andrés.

Ce fut un homme très cultivé, avec licence de Philosophie et de Lettres, poète, rédacteur de nombreux articles. Il fut un des plus actifs collaborateurs de la maison d’édition FTD, qui fut incendiée en 1936. L’édition du Don Quichote avec notes, commentaires et exercices, est due quasi exclusivement à lui.

Il enseigna à Burgos, Logroño et Madrid.

Chaque dimanche, il emmenait des élèves en visite chez les pauvres.

En 1936, il se trouvait à Barcelone pour travailler durant les vacances à la maison d’édition Luis Vives.

Il s’ingénia à mettre en sûreté les Frères, et fut repéré à Ordaz. Il fut arrêté au début d’octobre. 

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, à Barcelone, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Mais lui et un autre Frère (Virgilio Lacunza Unzu) furent séparés du groupe : on les fit monter dans une voiture, et ils disparurent. 

On put seulement reconnaître le corps du Frère au cimetière de Montcada.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Leoncino Pérez Gómez

1899-1936

 

Leoncino naquit à Masa (Burgos, Espagne) le 6 juillet 1899.

En 1914, il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Porfirio.

Il professa en 1916 et fit les vœux solennels en 1925.

Il fut envoyé enseigner à Alcoy (Alicante), Pamplona, Murcia, Mataró et Barcelone.

C’était un homme qui savait se mortifier, en particulier pour supporter les accès de paludisme qui lui donnaient de pénibles fièvres ; mais il ne se pliait pas à ces infirmités, et gardait difficilement le lit.

En 1936, il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Víctor Gutiérrez Gómez

1899-1936

 

Ce Frère Mariste est différent de Victoriano Gómez Gutiérrez, également Frère Mariste et martyrisé également le 8 octobre 1936.

Victor vit le jour le 23 décembre 1899 à Villegas (Burgos, Espagne).

En 1913, il entra au séminaire des Frères Maristes de Arceniaga (Álava) et professa en 1916, avec le nom de Lino Fernando.

Après la profession solennelle (1925), il passa les quelque dix années de sa vie religieuse à Les Avellanes (Lleida), sauf trois brefs séjours à Torrelaguna, Manzanares et Barruelo.

Les derniers temps, il fut aussi infirmier.

Arrêté avec toute sa communauté, il fut conduit à bort du navire-prison Cabo San Agustín, le 7 octobre 1936, et fut assassiné la nuit suivante, 8 octobre 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Leocadio Rodríguez Nieto

1899-1936

 

Leocadio naquit à Calahorra de Boedo (Palencia, Espagne) le 9 décembre 1899.

En 1912, il entra au collège des Frères Maristes de Carrión de los Condes, où il reçut l’habit et prit le nom de Miguel Ireneo.

Il professa en 1916, année où il fut envoyé quelque temps au Mexique. Revenu en Espagne, il fit les vœux solennels en 1921 à Pamplona.

Il fut envoyé enseigner à Barcelone en 1933.

C’était un homme très doué pour l’étude, où il ne rencontrait de difficultés en aucune matière, y compris à l’université.

En 1936, il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

 

Isidro Serrano Fabon

1901-1936

 

Isidro naquit à La Cañada de Verich (Teruel, Espagne) le 5 août 1901.

En 1915, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Martiniano.

Il professa en 1918, et fit les vœux solennels en 1923.

Il fut envoyé enseigner à Barcelone, Girona, Lleida, Murcia, Cartagena, Valencia.

En juillet 1936, il quitta la maison de Valencia pour rejoindre celle de Barcelone.

Le Frère fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Josep Cesari Mercadal

1903-1936

 

Josep naquit à Puig-reig (Barcelone, Espagne) le 16 janvier 1903.

En 1916 il entra chez les Frères Maristes, où il reçut l’habit et le nom de Dionisio.

Il professa en 1919.

Il enseigna en diverses localités : Las Avellanes (1919), Lleida (1921), Madrid (1924), Larache (1925), Valencia (1928), Vic (1929), Pamplona (1932), Saragosse (1934), noviciat de Las Avellanes (1935).

Il excellait autant dans l’enseignement (se méritant les félicitations des jurys aux examens des élèves) que dans l’apostolat, invitant ses élèves à la communion fréquente. C’est sur sa demande qu’il fut envoyé au noviciat de Las Avellanes, car il cherchait un poste caché.

En 1936, il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il avait l’âge du Christ, trente-trois ans.

On put reconnaître le corps du Frère au cimetière de Montcada, sa mère et son frère étant présents.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Felipe Ruiz Peña

1907-1936

 

Felipe naquit à Silleruelo de Bezana (Burgos, Espagne) le 23 mars 1907.

Pour une fois, parmi les Frères Maristes, on connaît quelque chose de sa famille : sa mère, qui eut neuf enfants, avait à cœur de leur enseigner elle-même le catéchisme et de leur rappeler d’être fidèles à la messe et au chapelet.

C’est ainsi que, une fois Religieux, Felipe se gagna l’estime de tous par sa douceur.

En 1923 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Gil Felipe.

Il professa en 1926 à Les Avellanes.

Il enseigna à Arceniega (1928), Jaén (1931), Lleida (1933).

En juillet 1936, il fut d’abord réquisitionné comme infirmier au collège Montserrat, transformé en hôpital, puis, sur l’invitation à partir pour la France, il vint s’embarquer à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Santos Escudero Miguel

1907-1936

 

Santos naquit à Medinilla (Burgos, Espagne) le 30 octobre 1907.

En 1919, il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et, pour une fois, conserva son nom de Santos.

Il professa en 1924 à Les Avellanes (Lleida) et fit les vœux solennels en 1929.

Il fut envoyé enseigner à Lleida, dans les deux maisons de Clavé et Montserrat.

Ceux qui le connurent, confrères et élèves, furent unanimes dans les éloges qu’ils en faisaient.

En juillet 1936, il dut quitter la maison et passer tout l’été à fuir et à se cacher. Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Nunez Casado

1908-1936

 

Juan naquit à Covarubias (Burgos, Espagne) le 10 janvier 1908.

En 1920, il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et prit le nom de Vivencio.

C’est à sa chère maman qu’il devait, disait-il, sa vocation religieuse.

Il professa en 1924 et fit les vœux solennels en 1930.

Il fut envoyé enseigner à Sabadell, Badalona, Igualada, Saragosse, Barcelone, Larache (Maroc), Logroño, La Mercè (Girona).

Quand il dut faire le service militaire, il choisit de partir «collaborer» en pays de mission, ce qui explique qu’il fut un temps à Larache : c’est là qu’il apprit avec grande douleur la mort de sa mère.

Lors du soulèvement de juillet 1936, il reçut des Supérieurs l’invitation à venir à Barcelone.

En chemin, il rencontra un autre Frère (Vicente Palmada) avec lequel ils arrivèrent au bateau Cabo San Agustín. De là, on les sépara : le Frère Vicente fut transféré à la prison Modelo, tandis que le Frère Vivencio fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France. 

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Gregorio Faci Molins

1908-1936

 

Gregorio naquit à La Codonera (Teruel, Espagne) le 2 mars 1908.

En 1919 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de José Carmelo.

Il professa en 1924 et fit les vœux solennels en 1929.

Il enseigna à Cartagena (1925), Alicante (1929), Valencia (1929), Girona (1931), Mataró (1933), Sabadell (1935).

José Carmelo avait reçu une éducation très chrétienne, il était d’une particulière délicatesse.

Il jouait très bien du violon, son passe-temps préféré.

En juillet 1936, on mit le feu à la maison des Frères, qui durent fuir.

José Carmelo fut ainsi du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

José Blanch Roca

1908-1936

 

José naquit à Torregrossa (Lleida, Espagne) le 26 mars 1908.

En 1919, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Victoriano José.

Il professa en 1924 à Les Avellanes et fit les vœux solennels en 1929.

Il fut envoyé enseigner à Mataró, Sabadell, Alcoy, Alicante, Girona, Sants, de nouveau Matarón en 1935.

A partir de juillet 1936, il se trouvait à la merci des miliciens et se cacha comme il put.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France. Après avoir été, avec les autres Frères, mitraillé contre le mur du cimetière de Montcada, il tomba mais sans être tué sur le coup. 

Il se traîna jusqu’à une maison voisine, dont la maîtresse le reçut bien, mais l’avertit que son mari était déjà recherché et donc qu’il courait le danger d’être arrêté avec lui.

Le Frère essaya de rejoindre une autre maison sur la même route de Barcelone, et frappa : deux frères ivrognes lui ouvrirent qui, constatant de qui il s’agissait, le reconduisirent au même cimetière… et lui donnèrent le coup de grâce.

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Antonio Badía Andalé

1908-1936

 

Antonio naquit à Bellcaire de Urgell (Lleida, Espagne) le 13 avril 1908.

En 1921 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Hermógenes.

Il professa en 1925 et fit les vœux solennels en 1930.

Il enseigna à La Garriga (1926), Badalona (1927), Vic (1929), Palafrugell (1931), Sabadell (1932), Alcazarquivir (au Maroc, 1933), finalement Torelló.

Lors d’un de ses déplacements, humblement, il confiait : Je ne laisse rien ici. Mais on lui rétorqua : Non, vous laissez un souvenir de régularité, de bon caractère, de bon sens et d’obéissance. C’était en effet un Frère très apprécié pour la diligence avec laquelle il exécutait ce qu’on lui demandait.

En juillet 1936, il quitta Torelló pour se réfugier dans un quartier de Barcelone, ensuite à Sants chez ses frères. Puis, sur l’invitation à partir pour la France, il vint s’embarquer à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Julio García Galarza

1909-1936

 

Julio naquit à Medina de Pomar (Burgos, Espagne) le 2 février 1909.

En 1921 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Frumencio.

Il professa en 1926 et fit les vœux solennels en 1932.

Il enseigna à Arceniega, Vic, Sants, Valencia, Alcazarquivir, de nouveau Sants.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Sants : le Frère Frumencio se réfugia avec trois autres Frères dans cette même localité, où ils purent survivre jusqu’au 20 septembre.

Ce jour-là, on les arrêta et les mit en prison.

Ces quatre furent du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Ils furent béatifiés en 2007.

 

 

 

Ramón Mill Aran

1909-1936

 

Ramón naquit à Castellserà (Lleida, Espagne) le 3 mars 1909.

En 1920, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Vulfrano.

Il professa en 1925 et fit les vœux solennels en 1930.

Il fut envoyé enseigner à Centelles, Vic, Igualada, Sabadell, Mataró, Girona, Alcazarquivir  et Larache (Maroc), La Mercè (Girona).

Lors du soulèvement de juillet 1936, il reçut des Supérieurs l’invitation à venir de Girona à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France. 

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Nicolás Ran Goñi

1909-1936

 

Nicolás naquit à Cirauqui (Pamplona, Espagne) le 6 décembre 1909, en la fête de saint Nicolas, dont il porta le nom.

En 1920 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega, où il reçut l’habit et prit le nom de Ismael.

Il professa en 1926 et fit les vœux solennels en 1931.

Il enseigna à Burgos (1927), Villafranca (1929), Burgos (1930), Jaén (1931), Logroño (1932), Arceniega (1934).

En juillet 1936, il se trouvait à Lleida, dont la maison fut aménagée en hôpital, où les Frères devinrent des infirmiers. Puis on commença à persécuter les Frères, qui s’enfuirent.

Sur l’invitation qu’on leur fit à partir pour la France, ils vinrent s’embarquer à Barcelone.

Ismael fut ainsi du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Néstor Viva Valdivielso

1910-1936

 

Néstor naquit à Estépar (Burgos, Espagne) le 4 mars 1910.

Dès 1920 il entra au collège des Frères Maristes de Vic, au terme duquel il fut nommé préfet et responsable du vestiaire des jeunes à Las Avellanes. 

Lors de sa profession, il prit le nom de Alberto María.

Son entrain communicatif et son amour de l’ordre firent l’unanimité autour de lui.

Puis il fut nommé au collège de Valldemía (Mataró).

L’été 1936, il fut quelques jours dans sa famille ; aux nouvelles qui parvenaient de la Catalogne, on voulait le retenir, mais lui protesta doucement : Non, je ne reste pas ici. Mon poste est là-bas. Même si nous ne devons pas nous revoir, que la volonté de Dieu soit faite. C’est Lui qui m’aidera.

Il ne devait pas revoir son père et ses frères. Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, à Barcelone, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936

Ils furent béatifiés en 2007.

 

 

Félix Ayucar Eraso

1911-1936

 

Félix naquit à Estella (Pamplona, Espagne) le 4 décembre 1911.

En 1924 il entra au collège des Frères Maristes de Villafranca (Navarre), où il reçut l’habit et le nom de Félix León.

Il professa en 1929.

Il enseigna à Igualada, Mataró, Barcelone.

En juillet 1936, il commença par aller vivre chez son frère. Les miliciens vinrent l’arrêter, tandis qu’il se trouvait avec deux autres Maristes. Ils le conduisirent vers un terrain de sport de Guinardó (où il retrouva d’autres Frères), et de là au bateau Cabo San Agustín, qui devait soi-disant appareiller pour la France.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Santiago Saiz Martínez

1912-1936

 

Santiago naquit à Castañarez (Burgos, Espagne) le 30 décembre 1912.

En 1925, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Santiago María.

Il professa en 1930.

Il fut envoyé à Lleida (1931) et à Barcelone (1933), où il était le plus jeune des dix-sept membres de la communauté : il y arriva à vingt-et-un ans.

C’était déjà un excellent éducateur, plein d’avenir.

En juillet 1936, il dut quitter la maison et passer tout l’été à fuir et à se cacher. Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Santiago María fut martyrisé à vingt-trois ans et fut béatifié en 2007.

 

 

Segismundo Hidalgo Martínez

1913-1936

 

Segismundo naquit à Tobes y Rahedo (Burgos, Espagne) le 28 avril 1913.

En 1924 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de Gabriel Eduardo.

Il professa en 1929.

Sa courte carrière d’enseignant le mena à Villafranca (1930), Saragosse (1933), Les Avellanes (1935).

Ses supérieurs apprécièrent son obéissance.

En juillet 1936, il fallut laisser la maison. Le Frère Gabriel, avec le maître des novices Felipe José, se cacha et, avec un autre Frère, ils cherchèrent à gagner la France par Puigcerdá. Mais ils furent retenus à la frontière et conduits à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Pelfort Planell

1913-1936

 

Juan naquit à Ódena-Espelt (Barcelone, Espagne) le 21 mai 1913.

En 1929 il entra au collège des Frères Maristes de Les Avellanes (Lleida), où il reçut l’habit et prit le nom de Juan Crisóstomo.

Il professa en 1930, mais n’eut pas le temps de faire les vœux solennels.

Il enseigna à Badalona et Mataró, réussissant très bien auprès des enfants, pour le plus grand bonheur de leurs parents.

Le soulèvement de 1936 le trouva à la maison Valldemía, que les miliciens réquisitionnèrent pour y soigner «leurs» blessés.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison : le Frère Juan se réfugia dans sa famille à Ódena, près de Igualada ; invité par ses Supérieurs à rejoindre les Confrères à Barcelone, il obéit.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Le Frère Juan Crisóstomo avait vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Feliciano Ayúcar Eraso

1914-1936

 

Feliciano naquit à Estella (Pamplona, Espagne) le 24 janvier 1914.

En 1924 il entra au collège des Frères Maristes de Villafranca (Navarra), où il reçut l’habit et prit le nom de Ramón Alberto.

Il professa en 1930.

Il enseigna à Vic, Torellò, Vilafranca del Penedès, Girona, Sants.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Sants : le Frère Ramón Alberto se réfugia avec trois autres Frères, dont son propre frère (Félix) dans cette même localité, où ils purent survivre jusqu’au 20 septembre.

Ce jour-là, on les arrêta et les mit en prison.

Ces quatre furent du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Le Frère Feliciano avait vingt-deux ans.

Tous furent béatifiés en 2007.

 

 

Nicolás Pereda Revuelta

1916-1936

 

Nicolás naquit à Villanueva la Blanca (Burgos, Espagne) le 20 février 1916.

En 1927 il entra au collège des Frères Maristes de Arceniega (Álava), où il reçut l’habit et prit le nom de José Federico.

Il professa en 1932.

Il enseigna à Barcelona (1933), Canet de Mar (1934), Torelló (1935).

Heureux de sa consécration, enthousiaste dès le début, c’était un Frère plein d’avenir.

En juillet 1936, il fallut évacuer la maison : le Frère se réfugia dans cette même localité et fut invité à rejoindre ses Confrères à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France, et qu’on assassina le 8 octobre 1936.

Le Frère José Federico avait vingt ans.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Carlos Brengaret Pujol

1917-1936

 

Il naquit à Sant Jordi Desvalls (Gerona) le 11 juillet 1917.

Entré chez les Frères Maristes, il prit le nom de Carlos Rafael.

Après ses études, il fut envoyé au collège de Mataró.

Son unique année d’activité se passa parmi les petits enfants, à qui il sut montrer autant sa piété que son entrain. Excellent professeur, pieux et régulier, disait son directeur.

Au moment de la révolution de 1936, il rentra chez les siens, mais apprenant qu’un bateau allait partir pour la France avec ses Confrères maristes, il les rejoignit, le 7 octobre. Mais c’était un traquenard des révolutionnaires ; en réalité, tous ceux qui se réunirent là furent arrêtés et conduits à la prison San Elías, d’où on les fit sortir pour les exécuter au cimetière de Barcelone.

Ainsi furent abattus quarante-six Frères maristes, dont Carlos était le plus jeune, à dix-neuf ans.

Ce martyre eut lieu le 8 octobre 1936.

Ces quarante-six Martyrs furent béatifiés en 2007.

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