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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 23:00

09 OCTOBRE

 

-XVIII.

S Abraham, père des Croyants, et sa sainte épouse Sara.

?

SS Diodorus, Diomedes et Didymus, martyrs à Laodicée.

III.

SS Denis et ses compagnons, martyrs à Paris ; ne pas le confondre, bien sûr, avec celui du 3 octobre ; au IXe siècle Hilduin traduisit les œuvres du "Pseudo-Denys", l'assimilant avec notre Denys martyr, faisant naître ainsi l'histoire du Denys de l'Aréopage, premier évêque à Paris et martyr décapité à Montmartre, transportant sa tête jusqu'au cimetière où il est enterré. 

IV.

S Domninus, martyr près de Parme.

Ste Publia, abbesse à Antioche ; avec les moniales, elle invectiva Julien l'Apostat, qui la fit gifler.

VII.

Ste Austregilde, mère de s. Loup, évêque à Sens.

S Sabinus, ermite en pays de Bigorre.

S Domninus, ermite en Ombrie.

S Ghislain, fondateur et abbé près de Mons..

IX.

S Phocas, moine à Daphné, puis à l'Olympe, enfin à Constantinople, après avoir fait un pèlerinage à Jérusalem où il eut à souffrir des Arabes.

S Nidgar, évêque à Augsburg.

X.

S Adalbéron, évêque à Augsburg.

XI.

S Diodato, abbé au Mont Cassin, très maltraité par le prince lombard, qui le laissa mourir de faim et de froid en prison.

S Gunther, noble allemand converti après une jeunesse agitée ; moine à Niederaltaich, il fonda le monastère de Rinchnach et acheva ses jours comme ermite.

XII.

S Goswin, moine et abbé réformateur à Anchin ; il avait discuté avec Abélard à Paris, et l'hébergea dans un de ses monastères.

S Bernard de Rodez, moine puis abbé à Montsalvy.

XVI.

S Luis Bertrán, dominicain espagnol, passé en Colombie où il convertit Indiens et Noirs, puis prieur à Valence, grand apôtre du rosaire.

S Giovanni Leonardi, toscan, fondateur à Rome des Clercs de la Mère de Dieu et à l'origine du séminaire de la Propagande.

XX.

SS Frères des Ecoles Chrétiennes espagnols martyrs à Turon (Asturies), en 1934, béatifiés en 1990 et canonisés en 1999 :

José Sanz Tejedor (Cirilo Bertrán, *1888), 

Filomeno López y López (Marciano José, *1900), 

Vilfrido Fernández Zapico (Julián Alfredo, *1902), 

Claudio Bernabé Cano (Victoriano Pío, *1905, le chef de chœur), 

Vicente Alonso Andrés (Benjamín Julián, *1908), 

Román Martínez Fernández (Augusto Andrés, *1910), 

Héctor Valdivielso Sáez (Benito de Jesùs, *1910, né en Argentine de parents émigrés), 

Manuel Seco Gutiérrez (Aniceto Adolfo, *1912), 

avec leur confesseur, le père passionniste Manuel Canoura Arnau (Inocencio de l'Immaculée, *1889). 

Abraham

XXe siècle avant Jésus-Christ

 

Le patriarche Abraham domine l’histoire des origines d’Israël. C’est le livre biblique de la Genèse qui nous renseigne sur ses origines, sa vie, et toute son action prophétique.

Abram, fils de Térah, apparaît dans la Genèse au chapitre 11 : Quand Térah eut soixante-dix ans, il engendra Abram (Gn 11:26). Sa mort est relatée bien plus loin au chapitre 25 : Voici la durée de la vie d’Abraham : cent soixante-quinze ans. Puis Abraham expira, il mourut dans une vieillesse heureuse, âgé et rassasié de jours (Gn 25:7-8).

Térah était de Ur, en Chaldée (basse Mésopotamie), et s’était installé ensuite à Harran, au nord-ouest, la Syrie du Nord.

Son fils Abram avait pour épouse Saraï, qui était stérile.

Abram reçoit alors de Dieu la mission de quitter son pays, la maison de son père, pour aller s’installer en terre de Canaan, que Dieu lui donne ainsi qu’à sa postérité.

Une famine conduit Abram en Egypte, où sa jolie épouse est amenée au Pharaon ; celui-ci la prend pour épouse pendant un temps mais, ayant compris son erreur, la rend à Abram et les fait accompagner à la frontière.

Revenu en Canaan, Abram doit combattre des rois étrangers, et remet la dîme de tout son butin au prêtre Melchisédech. C’est là que l’Ecriture nous présente ce «prêtre du Dieu très haut», qui apporte du pain et du vin. Une figure très mystérieuse, considérée plus tard par toute la tradition comme l’ancêtre du sacerdoce, image de Jésus-Christ (ou même peut-être Jésus-Christ lui-même).

Dieu fait ensuite à Abram la promesse d’être le père d’une multitude de descendants, aussi nombreux que les étoiles du ciel.

Saraï, toujours stérile, propose sa servante Agar à Abram pour lui donner un fils. Mais une fois enceinte, Agar méprise Saraï, qui la renvoie avec son petit garçon Ismaël.

Dieu répète alors sa promesse solennelle à Abram : il s’appellera Abraham, c’est-à-dire père d’une multitude de peuples, et Saraï s’appellera Sara ; ils auront bientôt un fils ; ce sera Isaac.

En signe de cette alliance, Dieu demande à Abraham de procéder à la circoncision des mâles. 

Abraham reçoit alors à Mambré trois mystérieux personnages qui viennent lui confirmer la prochaine naissance de son fils. Abraham alors a quatre-vingt dix-neuf ans.

Avant la naissance d’Isaac, se produit l’épisode de Sodome et Gomorrhe, que Dieu veut détruire à cause des graves péchés contre nature qui s’y commettent. On entend là Abraham intercéder audiacieusement au nom de «cinquante justes», ou même dix justes, mais Dieu ne trouve pas même dix justes dans ces bourgades, qui sont détruites par le feu du ciel.

Quelques années après la naissance d’Isaac, Dieu demande à Abraham le sacrifice de son fils. On voit alors ce vieux père, sans sourciller, emmener son petit garçon sur la montagne pour l’immoler à Dieu. C’est la figure de Jésus-Christ, fils unique de Dieu, qui sera immolé sur le Calvaire. Mais au moment d’élever son couteau, Abraham est retenu par l’ «ange du Seigneur», qui lui réitère les bénédictions et les promesses de Dieu, en récompense de sa fidélité totale.

Abraham est considéré comme le père des croyants, du moins de tous ceux qui comme lui et après lui, reçurent la Loi de Dieu et son accomplissement en la personne de Jésus-Christ, tous les chrétiens.

Jésus-Christ rend un témoignage profond sur Abraham (Jn 8:31-58) lors d’une longue discussion avec les Juifs incrédules : Abraham, votre père, exulta à la pensée de voir mon jour ; il l’a vu et il s’est réjoui. Cette déclaration de Jésus-Christ lui-même donne à penser qu’Abraham, divinement inspiré, considéra la naissance de son fils unique comme l’image de la naissance du Fils unique de Dieu.

Dans le Canon romain de la messe, il est rappelé que le Sacrifice du Christ fut déjà annoncé par «le sacrifice de notre père Abraham», dont le nom revient aussi dans les deux chants évangéliques du Magnificat et du Benedictus (Lc 1:55 et 73).

Comme en Orient, on fête le saint patriarche Abraham le 9 octobre, jour où il est commémoré au Martyrologe.

 

 

Denys Aréopagite

1er ou 3e ou 5e siècle

 

Les Actes des Apôtres rapportent qu’en Athènes se trouvait un certain Dionysios lequel, entendant le discours de l’apôtre Paul, adhéra à la foi chrétienne (Ac 17:34).

Pendant un certain temps (c’est-à-dire quelques siècles), on a parfaitement identifié ce Denys Aréopagite du premier siècle, avec l’évêque de Paris du 3e et l’auteur mystique du 5e siècle, ce dernier appelé Pseudo-Denys.

L’histoire était celle-ci : Denys, qui vivait à Athènes, se convertit en entendant saint Paul, qui le consacra premier évêque pour Athènes ; c’est le même qui affirme dans ses écrits avoir observé cette mystérieuse «éclipse», le jour de la mort du Christ, et assisté au trépas de la Vierge Marie en compagnie des Apôtres alors présents à Ephèse.

Successivement, Denys serait venu à Rome pour partager le sort glorieux de Paul, mais arriva «trop tard», aussi fut-il bientôt envoyé par le pape pour fonder l’Eglise à Lutèce (Paris). Et c’est là qu’il subit le martyre par la décapitation : une fois mort, il se serait relevé, portant dans ses mains sa tête sanglante et aurait marché jusqu’à l’endroit où il désirait être enterré, devenu depuis Montmartre.

Les difficultés de cette histoire sont de plusieurs ordres, selon les spécialistes. 

Concernant les œuvres de Denys, on a dit qu’elles reflétaient le néo-platonisme du 5e siècle ; que, curieusement, un tel Auteur n’est jamais mentionné par les Pères jusqu’au 5e siècle ; et aussi que l’auteur s’est donné pour Denys, pour affirmer son autorité ; ces critiques n’apparaissent pas avant le 15e siècle, et parmi eux se trouvent des gens comme Erasme et Luther, puis certains rationalistes peu connus du 19e siècle.

On pourrait avancer d’autres remarques : ne serait-ce pas le néoplatonisme qui reprit à son compte, en les déformant, certaines idées de Denys ?  Et comment un auteur si mystique pouvait ainsi mentir en prétendant, par exemple, avoir observé la ténèbre du jour de la mort du Christ ? Quant aux Pères de l’Eglise, connaissaient-ils ces écrits ? n’étaient-ils pas laissés de côté parce qu’on se méfiait un peu de cette mystique, qu’on ne comprenait pas, mais qui tout de même n’était pas condamnable ? Et surtout, ils ne concernaient pas les grandes polémiques doctrinales des premiers siècles.

Concernant l’évêque de Paris, on a dit que l’envoi en Gaule, par le pape, des sept évêques fondateurs, remonte seulement au 3e siècle et que ce ne pouvait être l’Aréopagite. On pourrait bien répondre que peut-être l’Aréopagite alla aussi à Lutèce dès le 1er siècle et y mourut, mais ce qui est étrange ici, c’est que l’évêque d’Athènes ait ainsi abandonné son troupeau, qu’un pasteur ne doit jamais laisser. 

Dans l’impossibilité de trancher et de résoudre ces questions, on accepte généralement se trouver devant trois Saint Denys : 

  1. l’Aréopagite, premier évêque d’Athènes, dont on ignore comment il mourut ; le Martyrologe le commémore au 3 octobre ;
  2. Denys de Paris, martyr au 3e siècle à Lutèce ; le Martyrologe le commémore au 9 octobre, avec le prêtre Rusticus et le diacre Eleutherius ; 
  3. Denys le Mystique, dit Pseudo-Denys, qui a tant inspiré la théologie médiévale (Scot Erigène, Thomas d’Aquin), qu’on a même présenté comme le Père de la Théologie Occidentale ou aussi Père de la Théologie Mystique (sic) ; ce mystérieux auteur si illustre n’est pas canonisé, n’est pas au Martyrologe.

 

Diodorus, Diomedes, Didymus de Laodicée
?

Ces trois martyrs n’ont qu’un nom.
Laodicée de Syrie est aujourd’hui Lattaquié. Mais s’il s’agit de Laodicée de Phénicie, ce serait l’actuelle capitale du Liban, Beyrouth.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Diodorus, Diomedes, Didymus de Laodicée au 9 octobre.

 

Domninus de Parme
4. siècle

Si l’on en croit une ancienne Passio, Domninus était cubicularius (camérier) de l’empereur Maximien Hercule.
Lorsque ce dernier persécuta les Chrétiens de Germanie, Domninus et quelques centaines d’autres s’enfuirent vers le nord de l’Italie.
Ils furent rejoints en divers endroits. Domninus fut massacré aux environs de Parme et décapité. 
Il aurait même ramassé sa tête et l’aurait reportée plus loin, là où il fut enseveli.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Domninus de Parme au 9 octobre.

 

Publia d’Antioche de Syrie
4. siècle

Cette pieuse femme vivait en Syrie. 
De son mariage elle n’eut qu’un fils, Ioannis, qui joua un rôle fort important dans la ville, et eut la constante humilité de refuser l’épiscopat.
Devenue veuve, elle entra dans un monastère, dont elle devint abbesse.
Vint à passer l’empereur apostat Julien. On pourrait supposer que l’abbesse et ses moniales se seraient recueillies dans leur chapelle pour prier pour ce pauvre Julien qui combattait la foi de son enfance et donnait un si mauvais exemple à la société. Publia fut plus audacieuse : elle mit ses moniales sur le chemin de l’empereur et les fit chanter certains versets du psaume 113 :
Les idoles des nations ne sont que de l’or et de l’argent, œuvres de la main des hommes. (v.4)
Ils leur ressemblent, ceux qui les fabriquent, tous ceux qui se confient en elles. (v.8)
Agacé, Julien leur demanda de se taire. Mais Publia les fit enchaîner l’autre psaume :
Que Dieu se lève, que ses ennemis soient dispersés (Ps 67:1).
Furieux d’être ainsi pris en dérision, l’empereur fit appeler Publia et demanda à un de ses sbires de la gifler.
Publia avait un âge respectable, mais aussi sa forte personnalité. Sans s’émouvoir de ce geste, elle en exprima toute sa reconnaissance et sa fierté… et fit continuer de chanter les braves moniales.
On ne sait rien d’autre sur elle.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Publia d’Antioche de Syrie au 9 octobre.

 

Domninus ermite

† 610

 

Domninus n’est pas un nom rare dans le Martyrologe. On en trouve deux ce même 9 octobre.

Le nôtre, mieux connu que l’autre Martyr, était un laïc chrétien de Città di Castello (Ombrie, Italie C).

Il collabora avec l’évêque s.Florencius ou Floridus et le prêtre s.Amancius à la reconstruction de la ville, qui s’appelait alors Castrum Felicitatis (Camp de Bonheur), à la suite de sa destruction lors de l’invasion des Goths conduits par Totila.

Après la mort de l’évêque, il se retira dans un genre de vie érémitique, et devint en quelque sorte le conseiller de la population voisine.

Quoique toujours laïc, il est à l’occasion représenté avec un calice ; en outre, un petit chien rôde à ses pieds, en souvenir de la guérison obtenue par la prière de Domninus pour la victime d’un chien enragé.

Saint Domninus ermite est apparu le 9 octobre dans le récent Martyrologe Romain.

 

 

Ghislain abbé

† 681

 

Gislenus, traduit Gisel, Gislel, Ghysel, Ghyselen, enfin Ghislain, est un nom d’origine gauloise.

On l’a dit originaire de Grèce, étudiant à Athènes, puis profès sous la règle de s.Basile (v. 2 janvier).

Mais comment un Grec aurait-il reçu un tel nom germanique ? On essaie de concilier les deux choses en supposant que la famille (franque) de Ghislain se serait réfugiée en Grèce pour fuir les invasions barbares. C’est ainsi que Ghislain se serait trouvé en contact avec l’école d’Athènes, où il découvrit les Saints grecs, Grégoire de Nazianze, Basile… 

Ghislain entra ainsi dans un monastère de l’Ordre basilien et fut ordonné prêtre.

Un document le traite ni plus ni moins de semideus, demi-dieu, certainement à cause de ses vertus et de son détachement du monde.

Durant un songe, il aurait été invité à se rendre à Rome, où il rencontra le pape ; après avoir vénéré le tombeau des Apôtres, une apparition de s.Pierre l’invita à aller évangéliser la Gaule Belgique.

Le fait est qu’il vint en Hainaut (Belgique) dans le courant du 7e siècle, avec deux disciples encore moins connus que lui, Lambert et Bellère, et qu’ils fondèrent un petit monastère en une localité appelée Ursidungus. Un oratoire fut dédié aux saints Pierre et Paul.

Ursidungus ou sans doute plutôt Ursidumus est lié à l’installation de Ghislain. Une ourse, qui avait trouvé refuge auprès de Ghislain pour échapper aux chasseurs, l’attira au cœur d’une forêt proche, où elle allaitait ses petits. Voilà pourquoi cet endroit fut appelé Buisson de l’Ourse, Ursi-dumus, qui a dû évoluer localement en Ursidungus, Ursidongue).

Ghislain fut en rapport avec l’évêque de Cambrai, avec s.Amand, sainte Waudru et sainte Aldegonde (v. 6 février, 9 avril, 30 janvier). Waudru donna à Ghislain un vaste terrain. Un grand monastère allait bientôt s’élever.

Les disciples ne tardèrent pas à se multiplier autour de Ghislain. Ils furent plusieurs centaines.

Ghislain eut l’occasion de s’arrêter chez le seigneur de Roisin, dont l’épouse semblait en péril de mort au moment d’accoucher. Ghislain ceignit la maman de la ceinture de son mari, et l’enfant naquit sans problème ; il fut nommé Baudry, en souvenir du baudrier sauveur.

Ghislain serait mort, âgé, vers 681-685.

Les futures mamans ont pris l’habitude d’invoquer Ghislain pour une heureuse délivrance. 

L’abbaye fut détruite au passage des Normands en 881 ; peu après un aveugle y recouvra la vue. L’abbaye fut reconstruite, et de nouveau détruite par un incendie au 10e siècle.

L’actuelle ville de Saint-Ghislain se trouve à l’Est de Mons.                 

Saint Ghislain abbé est commémoré le 9 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sabinus du Lavedan

7e siècle

 

Sabinus (Savin) venait de Catalogne, où on hésite à le faire naître au 7e ou 8e siècle. 

Il s’arrêta dans le Poitou, où le comte de Poitiers lui confia la formation de son fils. Bientôt le maître et le disciple entrèrent au monastère de Ligugé.

Après trois ans, Savin fut conduit à s’installer dans ce beau pays de Bigorre pour évangéliser le Lavedan. Il y mena une vie d’anachorète, dans la contemplation et la mortification, qui dura près de treize ans. Pendant cette période, il travailla à la conversion de la population, par sa prière, qui s’accompagnait de miracles.

Son ermitage a donné lieu à l’abbaye de Saint-Savin, dont il ne reste que l’église et la salle du chapitre.

Saint Sabinus du Lavedan est commémoré le 9 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Diodato du Mont Cassin

† 834

 

Diodato (Deusdedit, Deodato, Adeodato, Dieudonné) fut en 828 le quinzième abbé du Mont-Cassin et tint cette charge pendant six ans.

Il semble que le prince lombard Sicardo eût des prétentions sur tous les territoires de la région, et que Diodato au contraire s’efforçait de conserver l’indépendance du monastère.

Le prince le fit enlever et jeter en prison à Benevento. 

L’Abbé y mourut de faim et de froid en 834.

Le prince inique dut tout de même restituer à l’abbaye la dépouille de son Prisonnier. La tombe de celui-ci fut fréquentée et des miracles s’y produisirent.

Saint Diodato du Mont Cassin est commémoré le 9 octobre dans le Martyrologe Romain.

Gunther de Niederaltaich

955-1045

 

Il naquit peut-être vers 955 à Schwarzburg (Thuringe, Allemagne C). Sa parenté avec des familles de la noblesse semble contestable.

Vers 1005, il comprit la nécessité de changer de vie, après une jeunesse plutôt désordonnée.

Il se présenta à l’abbé Godehard de Hersfeld, qui lui conseilla le pèlerinage à Rome pour obtenir le pardon de ses péchés.

Vers 1006, il entra à l’abbaye de Niederaltaich.

Avec ses biens, il favorisa la fondation de l’abbaye de Göllingen, où il fut nommé prieur. Mais il comprit bien vite qu’il n’était pas encore mûr pour une telle mission, et rentra à Niederaltaich.

Le jeune moine avait connu les bagarres dans le monde ; à présent, il voulait se bagarrer contre sa propre nature et la réduire au libre esclavage de la nouvelle créature en Dieu. En 1008, il s’éloigna un peu de son abbaye et vécut trois ans sur le mont Ranzinger, puis s’enfonça dans les profondes montagnes qui séparent la Bavière et la Bohême.

La neige un jour l’empêcha d’aller se procurer du pain ; il jeûna une quinzaine de jours.

Comme il advient quand la vertu grandit dans la Lumière, des disciples se présentèrent. Un certain Tamno, qui prétendait recevoir des visions célestes, apprit à être humble et obéissant. La petite communauté se mit à défricher la forêt, en même temps que Gunther aidait ses compagnons à défricher leurs défauts.

Peu instruit, Gunther avait cependant des lumières sur l’Ecriture, et fit un jour pleurer l’auditoire par ses réflexions sur s.Jean-Baptiste.

La petite communauté donna ainsi naissance au monastère de Rinchnach (1011), dont la dédicace eut lieu en 1019.

Gunther y vécut quelque trente-sept ans. En 1040, il réunit son monastère à celui de Niederaltaich et reprit sa vie d’anachorète, qu’il acheva par une douce mort en 1045.

En 1420, les Hussites dévastèrent les monastères, dont celui où étaient conservées les reliques de s.Gunther.

Saint Gunther de Niederaltaich est commémoré le 9 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bernard de Rodez

1040-1110

 

Bernard naquit vers 1040 à Rodez (Aveyron).

Tout jeune il entra au monastère des chanoines réguliers de Saint-Amand-de-Coly (Dordogne). L’observance était médiocre et saint Gausbert (v. 27 mai), ne pouvant arriver à la modifier, alla fonder un nouveau monastère à Montsalvy, emmenant avec lui le jeune Bernard.

En 1079, Bernard succéda à Gausbert, et resta abbé pendant plus de trente ans jusqu’à sa mort ; les chanoines profitèrent du dynamisme du jeune abbé et le monastère connut une période de grande ascension spirituelle et culturelle.

Bernard mourut le 9 octobre 1110.

Si son culte semble avoir été purement local, le Martyrologe mentionne saint Bernard de Rodez au 9 octobre.

 

 

Goswin d’Anchin

1082-1166

 

Il naquit vers 1082 à Douai (Nord) dans une famille noble.

Après ses premières études de philosophie, il fut envoyé à Paris, où il eut l’occasion de répondre publiquement (et victorieusement) à Abélard.

Après une brève activité d’enseignement et de retour à Douai, il fut chanoine à Saint-Amé, mais voulut s’orienter vers une vie plus austère. Entre temps, un maître de Paris lui envoya un texte de Priscien, récemment retrouvé, pour le traduire. 

Il entra vers 1115 au monastère bénédictin d’Anchin, avec son frère. Le noviciat ne fut pas facile pour Goswin, qui fut fort éprouvé physiquement et en même temps sans consolation dans la prière, mais la vertu de persévérance fut au rendez-vous. Goswin fit la profession, fut ordonné prêtre en 1118 et nommé professeur.

Bientôt après, l’abbé l’envoya à Soissons pour y amener une nécessaire réforme ; il y réussit si bien qu’au bout de peu temps il laissa là son frère comme prieur, et fut nommé à l’autre monastère de Soissons, Saint-Médard.

Le piquant de cette situation est que l’on confia à Goswin la garde d’Abélard, qui venait d’être condamné.

Goswin avait avec lui les œuvres de s. Grégoire le Grand (v. 3 septembre), qu’il admirait particulièrement. Or, durant une très grave maladie, Goswin eut une apparition du même s. Grégoire, qui lui tendit une potion mystérieuse à boire ; il guérit.

Il fut alors nommé prieur à Reims, et rappelé à Anchin, dans la même fonction, tandis que l’abbé était toujours le même, Alvise.

En 1131, Alvise fut nommé évêque à Cambrai-Arras, et Goswin lui succéda comme abbé. Il le resta plus de trente ans. Sous son abbatiat, les moines développèrent activement leur activité de copistes ; c’est ainsi que furent recopiés et enluminés les textes des Pères. Plusieurs moines devinrent à leur tour abbés en diverses abbayes du nord de la France.

Humble et effacé, Goswin ne parut au dehors, si ce n’est au concile de Reims de 1148 : le pape le chargea alors de réformer l’abbaye de Compiègne. Il y partit presque précipitamment, n’emportant que deux pièces de monnaie : les premiers pauvres qu’il rencontra en bénéficièrent, et Dieu les lui multiplia durant tout le reste du chemin.

Fin septembre 1166, Goswin fut atteint de «fièvre quarte» ou malaria. Il s’éteignit le 9 octobre 1166. 

De l’abbaye d’Anchin, il ne reste rien. Et saint Goswin n’est pas mentionné au Martyrologe.

 

 

Luis Bertrán i Eixarch

1526-1581

 

Luis Bertrán i Eixarch naquit le 1er janvier 1526 à Valencia (Espagne), aîné des neuf enfants de Juan Luis Bertrán et Ángela Eixarch, deuxième épouse de ce dernier après son veuvage.

Le papa, pacifique et droit, était un honorable notaire, qui travailla pour l’Inquisition.

L’enfant reçut au Baptême les noms de Juan Luis; mais ne porta habituellement que celui de Luis, par lequel il est connu. On signale qu’il fut baptisé dans la même église que saint Vicente Ferrer (v. 5 avril).

Pour lui faire passer ses caprices de bambin, ses parents l’emmenaient regarder les saintes images de l’église ou les statues dans les niches extérieures. Jeune encore, Luis porta l’habit clérical et assistait les malades à l’hôpital.

A la maison, il remuait un peu les draps de son lit pour faire croire qu’il y avait dormi, mais la domestique voyait bien que les draps restaient propres. Ses nuits se passaient dans la prière.

Les parents mirent quelque opposition à son entrée chez les Dominicains, alléguant sa mauvaise constitution ; Luis y entra à l’insu de ses parents, en 1544. Une vilaine calomnie arriva aussi au couvent pour l’en faire renvoyer, mais la supercherie fut éventée.

Luis fut ordonné prêtre en 1547 et envoyé à Llombay (Valencia). Huit jours après la mort de son père, Luis le vit délivré des peines du purgatoire, grâce aux mortifications qu’il s’était imposées.

Il fut deux fois nommé maître des novices, charge dans laquelle il montra toute sa clairvoyance ; il renvoyait un candidat incertain de sa vocation, prophétisait à d’autres leur prochain départ, l’un pour avoir prétendu avoir été favorisé de révélations, un autre pour être beaucoup trop scrupuleux. Mais il savait aussi les encourager, et souhaitait en faire des Religieux très instruits, gage de leur fidélité à l’Eglise.

Il fut nommé au couvent d’Albaida. Les miracles commencèrent (ou continuèrent) : il éteignit un incendie d’un signe de croix ; il «apprit» que la blanchisseuse du couvent était dans la gêne et glissa deux pièces dans le linge sale…

En 1560 il revint à Valencia, coomme maître des novices. Il y eut à ce moment une razzia de pirates musulmans qui quittaient la côte espagnole ; Luis pria et obtint une tempête qui engloutit les voleurs, corps et biens.

Ayant reçu un «confrère» indien qui lui parla de la situation de l’Amérique latine (mais qui n’était qu’un manipulateur), il s’emballa pour la cause des Indiens et demanda à partir. Arrivé dans la Nouvelle Grenade (auj. Colombie), il prit la défense des Indios et des Noirs, dont il se fit comprendre miraculeusement, quoique ne parlant qu’espagnol.

En 1568, on le nomma prieur à Bogotá. Il s’en prit souvent à la cruauté des officiers espagnols et subit plusieurs fois des tentatives d’assassinat. Finalement, il demanda son retour à la patrie et redevint maître des novices, près de Valencia, puis à Valencia même.

A la Noël, il alla coucher dans une étable ; il multiplia un jour les sept morceaux de pain restants pour nourrir ses trente Religieux, et il en resta ; il développa la dévotion du rosaire.

En 1579, on lui conseilla d’aller boire à une fontaine au sud de Valencia, car il souffrait d’une terrible soif. Il fut vraiment soulagé et, en reconnaissance, bénit la fontaine qui, depuis, devint miraculeuse et s’appelle aujourd’hui Fuente de San Luis (Source de saint Louis).

Il eut l’occasion de correspondre avec sainte Teresa de Ávila, qu’il encouragea. Il se lia d’amitié profonde avec le franciscain Nicolás Factor (v. 23 décembre). L’évêque Juan de Ribera (v. 6 janvier) également l’avait en grande vénération et se fit un devoir de l’assister aux derniers moments.

Les merveilles qu’on vient de raconter ne sont qu’une infime partie de tous les miracles que put accomplir Luis ; à lui comme pour tant d’autres thaumaturges peut s’appliquer cette prophétie du Christ : Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes (Jn 14:12).

Il mourut, à Valence, le 9 octobre 1581.

Luis Bertrán i Eixarch a été béatifié en 1608 et canonisé en 1671.

Il a en outre été proclamé Patron de la Nouvelle Grenade : Colombie, Vénézuéla, Equateur et Panama.

Ses reliques se trouvaient encore à Valencia, dans l’église où il avait été baptisé, mais les ennemis de Dieu les brûlèrent en 1936.

Il existe un autre Luis Bertrán, également dominicain, et martyr au Japon (v. 29 juillet).

 

 

Giovanni Leonardi

1541-1609

 

Giovanni (Jean) vit le jour vers 1541 à Diecimo (Lucques, Toscane, Italie), de modestes parents cultivateurs.

En 1567, il partit étudier la pharmacie à Lucques (Lucca). Désireux d’une vie vraiment chrétienne, il s’orienta vers la théologie et fut ordonné prêtre en 1572.

Curé d’une paroisse de Lucques, il s’occupa de la formation chrétienne des jeunes et fonda une Compagnie de la Doctrine Chrétienne. Le Concile de Trente s’était récemment achevé en 1563, il fallait l’appliquer dans la vie des paroisses.

La Compagnie devint en 1574 une nouvelle famille religieuse : les Clercs Réguliers de la Mère de Dieu, qui devaient approfondir les fondements de la foi et la transmettre dans la dévotion des fidèles.

Localement, les bourgeois et aussi le clergé «en place» n’acceptèrent pas facilement son initiative : on l’expulsa de la République de Lucca. Mais le pape l’invita à Rome pour faire passer l’idéal réformateur dans les communautés.

Giovanni y développa la dévotion des Quarante Heures (exposition du Saint-Sacrement pendant une journée et demie) et la communion (plus) fréquente des fidèles. La nouvelle Congrégation reçut la charge de la paroisse Santa Maria in Portico, où elle fit refleurir la dévotion mariale.

Giovanni fut aussi appelé à réformer la congrégation bénédictine de Montevergine. Ensuite, il fonda le Collège de la Propagation de la Foi (appelé aujourd’hui de la Propagande).

En 1609 sévit à Rome une épidémie de grippe, dont fut victime Giovanni, le 9 octobre 1609.

L’Institut fut ensuite approuvé en 1614. Giovanni fut béatifié en 1861, et canonisé en 1938.

En 2006, il fut proclamé patron des pharmaciens.

Manuel Canoura Arnau

1887-1934

 

Il était né à Valle del Oro (Montedoñedo, Espagne) le 10 mars 1887.

Il entra en 1901 chez les Passionistes et prit le nom de Inocencio de l’Immaculée ; il reçut le sous-diaconat en 1910, le diaconat en 1912 et le sacerdoce en 1920, à trente-trois ans.

Très instruit, il enseigna la philosophie, la théologie, la littérature, en diverses maisons.

En dernier lieu, il fut à Mieres en 1934. Appelé par les Frères des Ecoles Chrétiennes de Turón pour venir confesser les enfants, il se trouva donc dans leur maison au 5 octobre, premier vendredi du mois.

(Voir les circonstances du martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessous)

Le père Inocencio et les huit Frères furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

José Sanz Tejedor

1888-1934

 

Il était né à Lerma (Burgos) le 20 mars 1888, au lendemain de la fête de saint Joseph, d’humbles parents ouvriers, et reçut le nom de saint Joseph.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, il fit le noviciat à Bujedo et la première profession en 1906, avec le nom de Cirilo Bertrán.

A partir de 1909, il enseigna à Deusto (Bilbao), puis Madrid (1911), Villagarcía de la Torre (Badajoz) en 1913, Sanlúcar de Barrameda (Cadix) en 1913.

1916 fut l’année de sa profession solennelle.

En 1918 il fut directeur à Isla, puis Santander, Riotuerto (La Cavada), professeur à Anaz et Santander ; dans cette dernière école, il eut parmi ses élèves un futur martyr, Amadeo Andrés Celada.

Autant il aimait enseigner, autant il craignait devant la charge de directeur. Il obéissait.

En 1930, il fut à Valladolid, puis à Lourdes.

Directeur de l’école de Turón à partir de 1933, il sut se montrer prudent et serein à la fois avec tous les Frères.

Au printemps de 1934, il fit une retraite spirituelle à Valladolid, qui allait être sa préparation au martyre.

La province des Asturies était un terrain propice à la révolution, car beaucoup d’ouvriers y travaillaient dans les mines et il était facile de les exciter contre la «bourgeoisie» et l’Eglise.

Le 5 octobre 1934, premier vendredi du mois, un groupe de révolutionnaires vint arrêter les huit Frères de la communauté, avec leur aumônier, le père passioniste Inocencio de l’Immaculée.

Ils furent enfermés dans la «Maison du peuple» en attendant la décision du Comité révolutionnaire : celui-ci les condamna à mort, car les Frères avaient une forte influence sur beaucoup de familles, dont les enfants fréquentaient cette école.

Il fallait trouver des «volontaires» pour l’exécution ; à Turón, personne ne voulait faire de mal à ces Religieux, et l’on fit venir des hommes d’ailleurs.

Au petit matin du 9 octobre 1934, on les conduisit au cimetière, où avait été préparée une grande fosse. Deux charges enlevèrent la vie à ces Soldats du Christ, qu’on acheva avec un coup de pistolet. 

Les assassins eux-mêmes dirent plus tard qu’ils avaient été fortement impressionnés par la sérénité des victimes.

Le Frère Cirilo Bertrán et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Filomeno López López

1900-1934

 

Il était né à El Pedredal (Sigüenza Guadalajara) le 15 novembre 1900, de parents ouvriers.

Suivant le bon conseil d’un de ses oncles, il entra en 1916 chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, mais dut repartir dans sa famille pour soigner une maladie aux oreilles.

Il fut réadmis, avec le nom de Marciano José, mais il ne devait assumer que des travaux manuels, comme la cuisine, par exemple.

D’abord dans la communauté de Mieres (Asturies), il passa à celle de Turón en remplacement d’un autre Frère, au printemps de 1934.

C’est là qu’il subira le martyre avec ses Frères qu’il servait avec tant de générosité.

(Voir les circonstances de ce martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Marciano José et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Vilfrido Fernández Zapico

1903-1934

 

Il était né à Cifuentes de Rueda (León) le 24 décembre 1903, de bons parents chrétiens.

Tôt orphelin de sa mère, il fut reçu chez un oncle prêtre et sa vocation religieuse grandit. 

Il entra en 1920 chez les Pères Capucins de Salamanca, qu’il dut quitter à cause d’une maladie. En 1926 il entra alors chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bujedo, et prit le nom de Julián Alfredo.

Il montra d’emblée une grande maturité et surtout un profond enthousiasme pour prérarer les enfants à la Première communion.

Il fit la profession solennelle en 1932 et, en 1933, passa à Turón.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Julián Alfredo et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Claudio Bernabé Cano

1905-1934

 

Il était né à San Millán de Lara (Burgos) le 7 juillet 1905, de bons parents ouvriers.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bujedo en 1919, commença le noviciat en 1921 et prit le nom de Victoriano Pío.

D’abord dans la communauté de Palencia, il passa à celle de Turón. Ces changements lui coûtaient, mais il les accepta avec esprit d’obéissance et d’abnégation.

Il arriva à Turón à la fin du mois de septembre 1934, juste avant de recevoir la grâce du martyre.

(Voir les circonstances de ce martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Victoriano Pío et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Vicente Alonso Andrés

1908-1934

 

Il était né à Jaramillo der la Fuente (Burgos) le 27 octobre 1908.

Il entra très tôt chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, mais dut surmonter quelques difficultés pour l’étude, dues à sa préparation précédente encore insuffisante. 

Il commença le noviciat en 1924 et prit le nom de Benjamín Julián.

Il fit la profession solennelle en 1933.

D’abord à Compostelle, et malgré la tentative de le retenir de la part des familles des élèves, il partit pour Turón où il montra toute son allégresse et son optimisme devant la situation de l’époque.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Benjamín Julián et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Román Martín Fernández

1910-1934

 

Il était né Santander (Espagne) le 6 mai 1910 ; de son père militaire, il reçut l’esprit de précision et d’ordre ; de sa mère, une délicatesse que tous admirèrent durant sa vie religieuse.

Il fut l’unique garçon de la famille et quand il exprima son désir d’être religieux, peu après la mort de son père, sa mère s’y opposa.

Román tomba malade : la maman alors promit à la Sainte Vierge d’offrir à Dieu son fils, s’il guérissait, ce qui arriva.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, Román acheva le noviciat en 1922, avec le nom de Augusto Andrés.

Il fut au collège de Palencia jusqu’en 1933, puis fut envoyé à Turón.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Il fut le dernier à adresser encore quelques mots aux bourreaux, avant de tomber.

Le Frère Augusto Andrés et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

 

 

Héctor Valdivielso Sáez

1910-1934

 

Il était né à Buenos Aires (Argentine) le 31 octobre 1910, là où ses parents venaient de s’installer.

Pour des raisons économiques, ils durent revenir en Espagne, et s’établirent à Briviesca (Burgos).

Héctor fréquenta les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bujedo, puis alla en 1926 en Belgique pour faire le noviciat missionnaire à Lembecq-lez-Hal, car il désirait beaucoup aller travailler dans son pays d’origine, l’Argentine. 

Il prit le nom de Benito (Benoît) de Jésus.

Les Supérieurs l’envoyèrent ensuite d’abord à l’école d’Astorga (León), et de là à Turón, en 1933. 

Il s’occupa beaucoup des jeunes, qu’il orientait vers la Croisade Eucharistique et l’Action Catholique.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Benito de Jésus et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

De par sa naissance, il est le premier Saint argentin.

 

 

Manuel Seco Gutiérrez

1912-1934

 

Il était né à Celada Marlantes (Santander) le 4 octobre 1912, de bons parents chrétiens qui eurent (au moins) trois fils.

Manuel fut très tôt orphelin de mère. 

Il commença le noviciat chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1928, et prit le nom de Aniceto Adolfo. Ses deux frères entrèrent aussi chez les Frères des Ecoles Chrétiennes.

Après une année à Valladolid, il passa à Turón en 1933, toujours plein d’entrain, de sérieux au travail et d’intense vie intérieure.

Il était le benjamin de la communauté : vingt-deux ans !

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Le Frère Aniceto Adolfo et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

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Published by samuelephrem - dans 10-octobre
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