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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 16:44

10 OCTOBRE

 

II.

S Pinytos, évêque à Cnossos.

III.

SS SS Gereon et Compagnons, martyrs près de Cologne (peut-être soldats de la légion thébéenne).

SS Victor et Mallosus, martyrs près de Cologne.

SS Cassius et Florentius, martyrs à Bonn.

IV.

SS Eulampios et sa sœur Eulampia, martyrs à Nicomédie.

S Clarus, premier évêque à Nantes. 

V.

S Bassien, moine syrien venu à Constantinople.

VI.

S Cerbonius, évêque à Populonia ; le gros ours que Totila fit lâcher contre lui, vint plutôt lui lécher les pieds ; il fut alors exilé sur l'île d'Elbe, où il mourut.

Ste Tanche, originaire d'Antioche, réfugiée près de Arcis-sur-Aube, martyrisée pour sa virginité ; fêtée dans la localité de Lhuître, cette tanche (étanche) fut invoquée contre les hémorragies et l'incontinence. 

VII.

S Paulinus, moine à Rome, premier évêque à York ; il évangélisa le Kent, puis fut nommé évêque à Rochester.

Ste Telchide, première abbesse à Jouarre.

VIII.

S Venant, martyr près de Thérouanne ; il serait un parent de Charlemagne devenu ermite.

S Aldric, notaire dans la chancellerie de Charlemagne, chancelier de Pépin Ier, abbé à Ferrières, puis évêque à Sens.

IX.

S Paulin, évêque à Capoue.

XIII.

SS Daniele, Samuele, Angelo, Leone, Nicola, Ugolino et Donolo, martyrs franciscains italiens à Ceuta .

XIV.

S Jean de Bridlington, chanoine de s. Augustin, prieur ; il pleurait et transpirait en célébrant la messe et aurait fait des miracles.

XIX.

S Daniele Comboni, missionnaire italien, évêque à Khartoum, fondateur des Pères et des Sœurs missionnaires (Comboniens), béatifié en 1996, canonisé en 2003.

Bse Sofia Kamilla Truszkowska (Angela Maria), polonaise, fondatrice de la Congrégation franciscaine de Saint-Felice-de-Cantalice, pour secourir les enfants abandonnés, les blessés de la vie ; morte d'un cancer à quarante-quatre ans, béatifiée en 1993.

XX.

Bse María Catalina Irigoyen Echegaray (1848-1918), espagnole des Servantes de Marie, béatifiée en 2011.

B Franz Alexander Kern (Jacob, 1897-1924), prémontré à Geras, pour remplacer un religieux passé dans le schisme de l'église nationale tchèque, béatifié en 1998.

B Pedro de Alcántara de Fortón de Cascajares (Pedro Tomás de N.Dame du Pilar, 1888-1936), prêtre des Carmes déchaux, martyr près de Barcelone, béatifié en 2007.

Bx Leon Wetmanski (1886-1941), évêque auxiliaire à Plock, martyr au camp de Dzialdowo, et Edward Detkens (1885-1942), prêtre polonais martyr à Dachau, béatifiés en 1999.

Pinytos de Cnossos
† 180

Voici en quels termes s.Jérôme (v. 30 septembre) s’exprimait au sujet de Pinytos : 
Pinytos, Crétois, évêque de la ville de Cnossos, écrivit à Denys, évêque des Corinthiens, une lettre fort élégante où il dit qu’il ne faut pas nourrir les fidèles d’un lait sempiternel, car ils mourraient avant d’avoir atteint l’âge de raison ; non, il faut leur donner une alimentation solide, pour qu’ils progressent jusqu’à une vieillesse spirituelle.
Pinytos mourut vers 180.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Pinytos de Cnossos au 10 octobre.


Gereon et ses Compagnons de Cologne
3. siècle ?

Gereon et ses Compagnons devaient être des soldats qui, pour leur foi, furent victimes des épurations décidées au sein de leur légion.
On se refuse à avancer qu’il faisaient partie de la Légion Thébéenne.
Le nombre de ces Compagnons a varié : d’une cinquantaine à plus de trois cents. 
On les aurait massacrés et jetés pêle-même dans un puits. Ils furent martyrisés non loin de Cologne.
L’église qui y fut ensuite construite était si belle qu’on l’appela Les Saints d’Or. L’évêque de Cologne, Egeregiselus, guérit d’une maladie en se mettant sur la tête de la poussière prélevée à l’endroit présumé de ce puits.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Gereon et ses Compagnons de Cologne au 10 octobre.


Victor et Mallosus de Cologne
3. siècle ?

Il ne semble pas qu’on puisse réunir Victor et Mallosus aux Compagnons de Gereon, mentionnés le même jour.
Il s’agit de deux martyrs, peut-être soldats eux-aussi, dont on a retrouvé les corps près de Birten, non loin de Cologne, où s’élevait une autre basilique dénommée Ad Sanctos (d’où le nom de Xanten donné à la localité).
Le Martyrologe Romain mentionne saints Victor et Mallosus de Cologne au 10 octobre.


Cassius et Florentius de Bonn
3. siècle ?

Il ne semble pas qu’on puisse réunir Cassius et Florentius aux Compagnons de Gereon, mentionnés le même jour.
Il s’agit de deux martyrs, peut-être soldats eux-aussi, dont on a retrouvé les corps à Bonn.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Cassius et Florentius de Bonn au 10 octobre.


Eulampios et Eulampia de Nicomédie
4. siècle

Peut-être a-t-on donné à ces deux frère et sœur le même nom parce qu’on n’en connaissait pas le vrai. Eu-lampios pourrait s’apparenter à un mot qui signifie en grec brillant.
Eulampios, donc, fut torturé pour sa foi ; l’apprenant, Eulampia fendit la foule et le rejoignit. On les plongea tous les deux dans une bassine d’huile bouillante, dont ils ne ressentirent aucun mal.
Le miracle entraîna la conversion sur place de beaucoup d’assistants, qui furent immédiatement décapités avec Eulampios et Eulampia.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Eulampios et Eulampia de Nicomédie au 10 octobre.


Clarus de Nantes
† 310

Clarus (Clair) serait venu de Rome.
Il portait avec lui un des clous qui avaient servis à la crucifixion de s.Pierre et son premier soin fut d’ériger un oratoire dédié à cet Apôtre.
Il est considéré comme le premier évêque de Nantes, où il aurait siégé de 280 à 310 environ.
Au terme de ces trente années de fécond apostolat, Clarus mourut à Kerbellec (Réguiny, Morbihan).
L’oratoire dédié à saint Pierre serait à l’origine de l’actuelle cathédrale des saints Pierre et Paul.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Clarus de Nantes au 10 octobre.

 

Cerbonius de Populonia

† 575

 

Sur Cerbonius (Cerbone, Cerbonio), plusieurs récits existent.

Vers 544, il aurait été le deuxième évêque de Populonia, la future Massa Marittima.

Ou bien, natif d’Afrique du Nord, de parents chrétiens, il fut ordonné prêtre par un certain s.Regulus. Lors de l’invasion et de la persécution des Ariens en Afrique, les Chrétiens se dispersèrent : Regulus et ses prêtres, dont Cerbonius, s’en vinrent en Italie. 

Cette histoire est contestée par les spécialistes : la persécution arienne avait cessé dès 525. Mais si quelque autre circonstance dramatique avait forcé le clergé à émigrer…

Une tempête les aurait fait accoster en Toscane, où ils vécurent en ermites. Quand l’armée de Byzance et celle des Goths se firent la guerre, Regulus fut décapité au motif qu’il était partisan de Byzance.

Quand mourut l’évêque de Populonia, Florentius, la population demanda que son successeur fût Cerbonius.

Mais Cerbonius avait l’habitude de célébrer dès le lever du soleil les Saints Mystères de l’Eucharistie, même le dimanche, ce qui n’était pas du tout du goût des habitants. Ils s’en plaignirent au pape. Des légats du pape vinrent surveiller Cerbonius, avec l’idée de l’amener à Rome : ils trouvèrent l’évêque en train de prendre le petit déjeuner tranquillement, ce qui les étonna, car ils pensaient que le pontife osait manger avant de célébrer la Messe du dimanche (on précisera ici que, jusqu’à la moitié du 20e siècle, on devait être à jeun depuis minuit pour pouvoir célébrer et communier). En réalité, Cerbonius avait déjà célébré la Messe à son heure accoutumée, mais les légats n’hésitèrent pas à l’accuser… d’hérésie et le traînèrent à Rome.

En chemin, Cerbonius guérit trois personnes atteintes de fièvre, et calma d’un signe de croix un troupeau d’oies sauvages : elles l’accompagnèrent jusqu’à Rome et s’envolèrent quand Cerbonius fit de nouveau sur elles le signe de la croix.

Au petit matin suivant, Cerbonius alla… tirer du lit le pape (!) et lui demanda s’il n’avait pas entendu des anges chanter, et le pape lui répondit qu’il avait entendu quelque chose de ce genre. Cerbonius voulait ainsi faire comprendre au pape qu’il était accusé à tort. Il alla célébrer la Messe, le pape lui donna licence de célébrer à l’heure qui lui convenait et le renvoya à son diocèse.

Lorsque le roi des Ostrogoths, Totila, envahit la Toscane, Cerbonius cacha quelques soldats de Rome, et fut pour ce motif condamné à être livré à un ours sauvage. Mais la bête, après s’être dressée sur ses deux pattes de derrière, vint lécher les pieds de Cerbonius. Totila fit partir Cerbonius sur l’île d’Elbe, en face de Populonia.

Vers 575, Cerbonius, âgé et malade, sentit sa mort approcher. Il désirait, après sa mort, être enterré à Populonia ; mystérieusement, il conseillait à ceux qui seraient chargés de transporter son corps, de revenir immédiatement après sur l’île. Après la mort de Cerbonius, confiant en leur saint évêque, les hommes abandonnèrent rapidement Populonia pour regagner l’île d’Elbe : bien leur en prit, car les Lombards déferlèrent peu après sur Populonia : les hommes comprirent alors que Cerbonius leur avait sauvé la vie.

Cerbonius mourut vers 575.

Trois siècles plus tard, Populonia fut à nouveau attaquée par des pirates. L’évêque et ses fidèles se réfugièrent alors sur l’actuel site de Massa Marittima.

Saint Cerbonius de Populonia est commémoré le 10 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Tanche de Lhuître

† 637

 

Tanche serait une vierge du diocèse de Troyes.

Sa famille serait originaire d’Antioche : fuyant la persécution, ses proches émigrèrent jusqu’en Gaule et s’établirent qui près de l’actuelle Arcis-sur-Aube, qui à quelques kilomètres de là, à Saint-Ouen : là vivaient les parents de Tanche.

Il y eut une réunion de famille chez le parrain de Tanche à Arcis, où se rendirent les parents, laissant cependant leur fille garder la maison. Mais le parrain envoya un domestique chercher sa filleule. En route, ce dernier ne résista pas à provoquer la demoiselle par ses avances ; devant le refus tenace de la jeune vierge, il devint furieux et la décapita.

On dit que le malheureux assassin fut enlevé par le diable. Alla-t-il se jeter dans la rivière ? ou bien, touché par la grâce du repentir, se cacher dans quelque monastère ?

La Martyre ramassa sa tête et vint la déposer au village de Lhuître, où elle fut enterrée.

Ce martyre aurait eu lieu en 637.

Les gens se permirent un jeu de mot et invoquèrent sainte Tanche, étanche, contre les hémorragies et l’incontinence.

Sainte Tanche de Lhuître est commémorée le 10 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Paulinus d’York

† 644

 

Paulinus était probablement Romain, ou du moins Italien.

Il fut moine bénédictin sous Grégoire, le futur pape Grégoire le Grand (v. 12 mars).

En 601, ce dernier l’envoya prêcher dans le royaume de Kent (Angleterre).

Dans les années 624-627, Paulinus fut sacré (premier) évêque d’York ; il amena au christianisme le roi Eadbald de Kent ainsi qu’Edwin, roi de Northumbrie. La sœur d’Eadbald épousa Edwin et Paulinus célébra ce mariage. 

On dit que, lorsqu’Edwin et son peuple se convertirent, Paulinus passa trente-six jours à les baptiser.

Parmi les baptisés, se trouvait Hilda (v. 17 novembre) et la fille du roi Edwin, Eanflæd, qui succèdera à Hilda comme abbesse de Whitby.

Vers 630, Paulinus consacra Honorius archevêque de Canterbury.

Après la mort du roi Edwin (633 ou 634), Paulinus devint évêque de Rochester ; il le restera dix ans.

Paulinus mourut à Rochester le 10 octobre 644.

Après sa mort, le nouveau roi de Northumbrie retourna au paganisme, et ce seront les missionnaires irlandais qui reprendront l’évangélisation définitive de la province.

S.Bede (v. 26 mai), qui était de Northumbrie et dut connaître des témoins oculaires de Paulinus, le décrivit grand et mince, un peu voûté, les cheveux noirs et le nez en bec d’aigle.

Saint Paulinus d’York est commémoré le 10 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Telchide de Jouarre

† 670

 

Théodechilde ou, plus couramment, Telchide (Theodlecheldis), était une parente d’Adon, le fondateur d’un premier ermitage à Jouarre (La Ferté-sous-Jouarre, Meaux, Seine-et-Marne), auquel fut ajouté un monastère de moniales, dont l’abbesse dirigeait les deux communautés.

Telchide avait un frère, Agilbert, qui fut évêque de Paris.

D’abord moniale à Faremoutiers, c’est elle qui fut vers 630 la première abbesse du nouveau monastère.

La règle suivie était celle de s.Colomban de Luxeuil (v. 23 novembre).

Adon mourut en 670 (son sarcophage fut retrouvé à Jouarre en 1978).

Telchide conduisit sagement les moniales de son monastère, les instruisant à toujours maintenir leur lampe allumée pour aller au-devant du Christ, dit le Martyrologe.

Elle mourut en 675.

Jouarre est encore aujourd’hui le lieu d’une communauté bénédictine vivante.

Sainte Telchide de Jouarre est commémorée le 10 octobre dans le Martyrologe Romain.

Les sept Martyrs de Ceuta

1227

 

L’apostolat au Maroc tentait déjà saint François d’Assise (qui mourut le 4 octobre 1226). Les premiers Frères mineurs martyrs, au nombre de cinq, périrent à Marrakech en 1220 (v. 16 janvier).

Une nouvelle mission partit de Toscane avec à sa tête le provincial de Calabre, Daniele, originaire de Belvedere (Calabre). Avec lui se trouvaient cinq autres prêtres : Samuele, Angelo, Leone, Nicola de Sassoferrato et Ugolino ; il y avait en outre un convers, Domnu (ou Donolo), de Montalcino.

Ils passèrent par l’Espagne, puis gagnèrent en deux groupes Ceuta au Maroc. Là, ils commencèrent par prêcher parmi les marchands provenant de Pise, de Gênes ou de Marseille, dont ils apprirent que l’accès dans Ceuta était rigoureusement surveillé et interdit à toute propagande chrétienne.

Le deuxième groupe ayant accosté le 30 septembre 1227, ils trouvèrent à se loger dans un entrepôt du faubourg. Le samedi 2 octobre, ils se lavèrent les pieds mutuellement, comme au Jeudi saint ; Daniele se confessa et tous les autres se confessèrent à lui, puis il célébra la messe à laquelle tous reçurent de lui la communion ; puis ils se préparèrent à leur «mission» par la prière et des flagellations.

Le dimanche 3 octobre, la tête couverte de cendres, ils entrèrent dans Ceuta, proclamant le nom de Jésus, le seul mot peut-être qu’ils pouvaient prononcer de façon compréhensible par les habitants, dont ils ignoraient la langue totalement. Ils essayaient aussi de dire que Mahomet était un faux prophète, ce qu’on leur conseillerait aujourd’hui de ne jamais dire. Ils furent arrêtés et mis au cachot pendant huit jours.

Le dimanche suivant, ils comparaissent devant le roi, avec un interprète. Il leur est proposé de se convertir et d’avoir une vie de plaisir et sans soucis. Refus catégorique des Religieux. Daniele lance même un Vieux méchant  à l’un des deux bourreaux.

Leur mort étant décidée, tous les Compagnons se jettent aux pieds de Daniele en lui demandant sa bénédiction. Daniele leur dit encore quelques mots d’exhortation.

On les dépouille entièrement, on les expose sur la place, où ils montrent leur joie d’être bientôt couronnés. Ils sont décapités et leurs membres mis en morceaux. C’est le dimanche 10 octobre 1227.

Si leurs restes furent promenés par la ville, ils furent ensuite en grande partie récupérés par les marchands et rapportés en Europe ; plusieurs villes d’Espagne et d’Italie en revendiquent la possession.

Canonisés le 22 janvier 1516, ils sont commémorés au Martyrologe le 10 octobre.

 

 

John Twenge de Bridlington

1320-1379

 

John vit le jour vers 1320 à Thwing (Bridlington, Yorkshire, Angleterre) dans une famille catholique qui plus tard hébergerait deux prêtres persécutés et contribuerait à l’établissement d’un institut marial à Bar Convent.

Il étudia à Oxford et entra chez les Chanoines réguliers de Saint-Augustin, au prieuré de Bridlington, où ses mérites le firent nommer maître des novices, prédicateur, sous-prieur et finalement prieur, deux fois élu (1356 et 1361).

Ce pieux moine transpirait et pleurait en célébrant la sainte Messe ; son émotion était quelquefois telle qu’il fallait le soutenir.

On lui attribua des miracles, dès son vivant, comme le changement de l’eau en vin. Cinq marins en danger de naufrage invoquèrent la Providence «au nom de John de Bridlington», lequel leur apparut alors et les sauva du danger des eaux ; après avoir accosté, ils vinrent remercier John en personne au monastère.

Après avoir sagement guidé le monastère pendant dix-neuf ans, il mourut le 10 octobre 1379.

De nombreux miracles aboutirent à sa canonisation en 1401. Ce fut le dernier Saint proclamé avant la Réforme anglicane. Le roi Henry V vint le remercier pour sa victoire à Azincourt (1415). C’est en vain qu’on supplia le roi Henry VIII d’épargner la magnifique châsse de saint John Twenge : elle fut détruite impitoyablement en 1537. Quand au monastère de Bridlington, il ne reste que la nef de l’église, restaurée au 19e siècle.

 

 

Daniele Comboni

1831-1881

 

Daniele naquit à Limone sul Garda (Brescia, Italie du nord) le 15 mars 1831. Ses bons parents, Luigi et Domenica, très chrétiens et en même temps humbles cultivateurs au service d’un riche propriétaire de l’endroit, eurent huit enfants, presque tous morts en bas âge.

Daniel vient étudier à Vérone, dans l’institut d’un religieux, Nicola Mazza.

La vocation se dessine, mais particulièrement la vocation missionnaire, car il est passionné par ce qu’il apprend des premiers missionnaires que le père Mazza avait envoyés en Afrique centrale. Il fait même le serment de se consacrer à la mission en Afrique centrale (1849).

Il fait ses études sacerdotales et reçoit le sacerdoce en 1854, l’heureuse année où est proclamé le dogme de l’Immaculée Conception de Marie.

Dans un premier temps, il travaille à Buttapietra (Vérone) auprès de malades du choléra.

Puis avec cinq autres missionnaires, il part pour l’Afrique. Sa bonne mère le bénit en l’encourageant par ces simples mots : Va, Daniel, et que le Seigneur te bénisse.

L’arrivée à Khartoum (Soudan) fait découvrir à Daniele l’immensité du travail à accomplir. Mais loin de le décourager, cette tâche lui donne encore plus d’enthousiasme. Même la mort d’un jeune Confrère ne fait que le confirmer dans sa mission : Ou l’Afrique ou la mort.

1861 : suivant l’heureuse et généreuse idée du père Mazza, il rachète des enfants africains pour les amener à Vérone, où ils recevront une bonne formation, comme lui quelques années plus tôt.

Daniele élabore son «Plan pour la régénération de l’Afrique», dont l’idée centrale est de reconnaître à l’Afrique ses capacités pour se construire par elle-même. Il présente son projet au pape, auquel il présentera douze jeune filles africaines, qu’il a accompagnées d’Afrique. Il sillonne l’Europe en quête d’aide spirituelle et matérielle, il rencontre les Rois, les Chefs, les Evêques.

Pour faire connaître cet idéal, il fonde une revue missionnaire (Les Annales du Bon Pasteur), la première en Italie. Puis il fonde à Vérone deux Instituts, masculin et féminin, des Missionnaires du Cœur de Jésus (1867 et 1872), qui prendront plus tard son nom : les pères et les sœurs Comboniens.

Au Caire, il ouvre deux écoles pour les garçons et les filles.

En 1868, il est fait «Cavalliere» dans son pays, mais il refuse la décoration, par fidélité au Pape. Au cours d’un nouveau voyage, il s’arrête à La Salette (Isère, France) où il consacre la Nigritia à la Sainte Vierge.

Lors du concile de Vatican I (1870), il est théologien de l’évêque de Vérone et en profite pour faire signer par soixante-dix évêques une pétition en faveur de l’évangélisation de l’Afrique Centrale : il faudrait que chaque église locale soit engagée dans la conversion de l’Afrique.

En 1873, il repart du Caire pour Khartoum en direction du Cordofan (Soudan central et sud). 

L’activité débordante et la position courageuse du père Comboni ne vont pas sans rencontrer des oppositions ; on le juge parfois négativement, trop audacieux, mais ses efforts vont être couronnés par sa nomination comme évêque de Khartoum (1877).

Dans les années 1877-1878, la moitié de la population locale périt dans une famine tragique, à la suite d’une terrible sécheresse. Daniele en souffre moralement, et aussi physiquement.

Il repasse en Europe, et repart courageusement, pour la huitième fois, aux côtés de ses missionnaires. Il veut lutter contre l’esclavage et donner à l’Eglise en Afrique un élan de jeunesse constructif.

Les épreuves sont trop fortes pour le vaillant missionnaire : fatigué, souvent accusé et calomnié, il tombe malade et meurt, tout juste cinquantenaire, le 10 octobre 1881, à Khartoum.

La guérison miraculeuse d’une jeune fille afro-brésilienne en 1995, aboutit à la béatification de Mgr Comboni en 1996, et un autre miracle en faveur d’une maman musulmane soudanaise, à la canonisation en 2003.

Saint Daniele Comboni est mentionné le 10 octobre au Martyrologe.

Rappelons ici que le Soudan est un immense territoire de cinq fois la superficie de France, divisé en quinze Etats en voie de restructuration. On le sait, les discussions sont en cours, les épisodes de guerre aussi, imposant aux populations mille épreuves : spoliations, enlèvements, mauvais traitements, déplacements, malnutrition, maladies…

 

 

Zofia Kamila Truszkowska

1825-1899

 

Née le 16 mai 1825 à Kalisz dans une grande famille dont le père est propriétaire terrien et procureur, Zofia ne fut baptisée que quelques mois plus tard, le 1er janvier 1826, car la naissance avait été prématurée et l’on remit le baptême. Elle était la première des sept enfants de Jozef et Jozefa Rudzińskich.

La première instruction lui fut donnée à domicile par une personne excellente. L’enfant apprenait avec plaisir, vivacité même, et montrait déjà une certaine sensibilité envers les pauvres.

En 1834, la famille s’installa à Varsovie et Zofia fréquenta l’Académie de Madame Guérin.

En 1841, la tuberculose obligea Zofia à interrompre ses études et à partir en Suisse pour une cure d’un an, au terme de laquelle elle reprit ses lectures et ses études à Varsovie.

Elle songea à entrer dans un monastère de la Visitation, mais un prêtre lui suggéra plutôt de s’occuper de son père malade. De passage en la cathédrale de Cologne, elle comprit que Dieu ne l’attendait pas dans la voie de la Visitation.

En 1854, elle adhéra aux Conférences Saint-Vincent-de-Paul. La même année, dans un appartement qu’elle acheta à Varsovie, elle ouvrit un foyer pour des enfants abandonnés, avec deux autres compagnes.

En 1855, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain et fit des vœux privés. Son directeur spirituel était le père Honorat de Biała, futur Bienheureux (voir au 16 décembre) : il l’encouragea dans la fondation d’une famille spirituelle vouée au service des malades et des pauvres ainsi qu’à l’enseignement, et qui sera affiliée au Tiers-Ordre franciscain. Ce sera la Congrégation de Saint-Félix-de-Cantalicio (cf. 18 mai), dont les membres seront communément appelées Sœurs féliciennes.

En 1856, elle loua un appartement encore plus grand, pour des enfants et des femmes âgées.

En 1857, elle revêtit l’habit religieux et prononça les vœux, avec le nom de Maria Aniela. La nouvelle famille religieuse s’étendit de façon prodigieuse : en sept ans furent ouvertes trente-quatre maisons. Bientôt naquit une nouvelle branche, pour les contemplatives, cloîtrées, qui seraient les Sœurs Capucines de Sainte-Claire, où se retira Maria Aniela.

Elle sera élue supérieure des deux instituts pendant huit ans.

En 1863, des troubles agitèrent le pays contre la Russie : sans parti pris, elle ouvrit des infirmeries pour soigner les blessés des deux partis, ce qui entraîna la fermeture de ses maisons de la part des autorités.

Les Sœurs Capucines se réfugièrent chez les Bernardines, les autres repartirent dans leurs familles. Un an après, l’empereur d’Autriche autorisait la réouverture de la Congrégation.

Maria Aniela, malade, ne regagna Cracovie qu’en 1865, Cracovie étant sous administration autrichienne. Mais en 1868 elle renonça à sa charge, à cause de ses mauvaises conditions de santé. Désormais, frappée par une pénible surdité, Maria Aniela passa les trente dernières années de sa vie à écrire, à prier, à orner l’église avec les fleurs qu’elle cultivait, à coudre des ornements sacerdotaux.

En 1872, elle fut frappée par un douloureux cancer à l’estomac.

Reconnues en 1874, les Sœurs féliciennes ouvriront des maisons aux Etats-Unis, avec la bénédiction de leur Fondatrice. En Amérique, elles prendront en charge les émigrés polonais.

Avant de mourir, Mère Maria Aniela eut la joie d’apprendre l’approbation définitive des Constitutions de sa congrégation. 

Minée par le cancer, atteinte à la colonne vertébrale, exténuée par la souffrance, Mère Maria Aniela Truszkowska s’éteignit à Cracovie le 10 octobre 1899 et fut béatifiée en 1993.

 

 

 

María Catalina Irigoyen Echegaray

1848-1918

 

Tiburcio Irigoyen et Leonarda Echagaray étaient de très bons chrétiens à Pamplona (Navarre, Espagne). Ils eurent huit enfants, dont les deux derniers étaient jumeaux, et María était cette jumelle.

Baptisée dès le lendemain, elle grandit dans une ambiance saine où éclôt bientôt sa vocation religieuse.

En 1878, elle demande son admission à l’Institut des Servantes de Marie, fondé par sainte María Soledad Torrés Acosta (voir au 11 octobre). Mais il lui est conseillé de patienter encore un peu, car elle doit s’occuper chez elle de plusieurs malades de sa famille.

Elle peut enfin entrer chez les Religieuses en 1882, à Madrid, où la maison était encore en construction. Elle fait sa première profession en 1883, puis la solennelle et définitive en 1889.

Tout le reste de sa vie se passe à Madrid, où elle part pleine d’entrain au domicile des malades pour les soigner, les consoler, les écouter patiemment. Elle fut si bienveillante pour chacun d’eux qu’ils la considéraient comme leur mère.

Après vingt-trois années de ce long apostolat, María Catalina fut destinée pendant sept autres années à la réception des dons pour l’Institut.

Les dernières années de sa vie, la pauvre ne pouvait plus se rendre utile matériellement, car les infirmités la crucifiaient de plus en plus, l’identifiant au Sauveur crucifié.

Elle s’éteint à ce monde le 10 octobre 1918.

Elle a été béatifiée en 2011.

Le miracle attribué à María Catalina fut la guérison totale d’un Bolivien, frappé brusquement en 2004 d’une hydrocéphalie, compliquée de méningite, hémorragie et infarctus cérébral.

Pedro de Alcántara de Fortón de Cascajares

1888-1936

 

Pedro naquit le 26 avril 1888 et fut baptisé le jour suivant. Il reçut le prénom de Pedro (Pierre), non pas de Pierre l’Apôtre, mais d’un Saint espagnol du XVIe siècle, Pedro de Alcántara (voir au 18 octobre).

Il reçut la confirmation en 1893.

En 1904, il entra comme novice chez les Carmélites Déchaux au Désert de Las Palmas où il fit sa première profession en 1905.

Il fut ordonné prêtre en 1912, et ses qualités le firent remarquer pour être élu prieur à Valencia en 1924, puis à Zaragoza (Saragosse) en 1927.

En 1933, il fut élu au conseil provincial et conventuel de Villanueva de la Jara.

En juillet 1936, il partit pour Barcelone, où il devait prêcher à l’occasion de la fête de Notre-Dame du Carmel (16 juillet). Contraint d’abandonner le couvent, et quoique vêtu civilement, il fut reconnu par des révolutionnaires, qui le giflèrent violemment en pleine rue. Le croyant mort, ils l’abandonnèrent au coin du couvent, d’où deux gardes le relevèrent et le portèrent à l’hôpital.

Il resta là jusqu’au 10 octobre, jour où des miliciens l’emmenèrent sur les côtes de Garraf (Barcelone) et, au lieu-dit Mala dona, le précipitèrent dans la mer.

Ce prêtre martyr de quarante-huit ans fut béatifié en 2007.

 

 

Leon Wetmański

1886-1941

 

Leon naquit le 10 avril 1886, à Żuromín (Pologne), de Adám et Cordula Chądzyńskich.

Après les études primaires, il commença la préparation au magistère ; il ne manqua pas de soutenir l’usage de la langue polonaise et souscrivit une pétition en ce sens, à la suite de quoi il fut rayé de la dernière année de préparation au diplôme.

Il acheva ses études secondaires à Płock et sentit bientôt l’appel au sacerdoce. Il entra au Grand séminaire de Płock en 1906 et fut ordonné prêtre en 1912.

Il fut envoyé à l’Académie de Saint-Petersburg, où il reçut le doctorat en théologie.

En 1917, ne pouvant retourner dans son pays, il fut nommé directeur spirituel au Grand séminaire de Saint-Petersburg en même temps qu’il assistait les réfugiés et les orphelins de guerre.

En 1918, de retour en Pologne, il fut nommé directeur spirituel et professeur de théologie ascétique et mystique au Grand séminaire de Płock ; il y sera aussi vice-recteur.

Actif et efficace dans la pastorale et les œuvres de charité, il lutta contre l’alcoolisme ; il fut nommé en 1921 aumônier au sanctuaire de la Divine Miséricorde. 

Finalement, il fut nommé en 1927 évêque auxiliaire à Płock, dont l’évêque était le futur bienheureux Anton Julian Nowowiejski (voir au 28 mai), et qu’il seconda en parfaite harmonie.

Il fonda la Caritas Diocesana, ainsi que l’association des Dames de la Charité. Il mit en place une cantine populaire, qui offrait chaque jour jusqu’à cinq cents repas.

On sait qu’il désirait la grâce du martyre. Dieu la lui accorda bientôt.

Lors de la Deuxième guerre mondiale, les deux évêques persévérèrent autant que possible dans l’exercice de leurs fonctions. Mgr Wietmański fut arrêté une première fois en novembre 1939, et libéré après quelques jours ; de nouveau, il fut arrêté le 28 février 1940 et conduit au camp de concentration de Słupna.

Le 8 mars 1941, il était transféré au camp de Działdowo, où il partagea la cellule d’autres prêtres. 

Il se peut qu’on lui ait déclenché la fièvre typhoïde durant l’été 1941 ; les autorités allemandes donnèrent le 10 octobre 1941 comme date officielle de sa mort.

Mgr Wetmański fut béatifié en 1999.

 

 

Edward Detkens

1885-1942

 

Edward naquit à Mokotóv (Mazovie, Pologne) le 14 octobre 1885.

Après avoir été ordonné prêtre, il fut recteur de la paroisse étudiante de Sainte Anne à Varsovie et animait le groupe Juventus Christiana. Pour et avec les étudiants, il organisait de nombreux pélerinages à Częstochowa.

Lors de l’invasion allemande, il fut arrêté une première fois le 4 octobre 1939 et libéré.

Arrêté à nouveau en mars 1940, il fut enfermé à la prison de Pawiak, puis à Sachsenhausen, et déporté à Dachau, où il porta le numéro 27831.

Désormais invalide, il fut convoyé aux chambres à gaz et mourut le 10 octobre 1942, après avoir chanté le Nunc dimittis. Son ultime prière fut encore : Par ta Passion, Christ, aide-moi à surmonter le supplice de la chambre à gaz.

Il fut béatifié en 1999.

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