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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 23:00

11 OCTOBRE

 

I.

S Philippos, un des sept premiers Diacres (Ac 6:5 ; 8 ; 21:8) ; ses quatre filles, vierges, seraient : Hermione, Charitine, Iraïs, Eutychiane ; il serait mort évêque à Tralles, ou à Césarée.

III.

S Vinard (Guénard), sacré évêque par le pape s. Sixte, venu à Celles où il eut des disciples et fit des miracles, en particulier d'obliger un renard à rendre la poule volée.

?

SS Nicasius, Quirinus, Scubiculus et Pientia, martyrs en Vexin.

IV.

SS Tharacos, Probus et Andronikos, célèbres martyrs en Cilicie. 

S Germain, évêque inconnu à Besançon, martyr qui porta sa tête à Baume-les-Dames, peut-être le s. Germain de Grandval (cf.21 février).

S Sanctinus, disciple présumé de s. Denis et premier évêque à Verdun.

S Sarmata, disciple de s. Antoine en Thébaïde, martyrisé par les Sarrasins.

S Michel l'Aragave, un des premiers moines en Ethiopie, disciple de s. Frumence.

V.

S Grat, premier évêque à Oloron.

VI.

S Firmin, évêque à Uzès.

S Cainnech, abbé à Aghaboe.

Ste Placidie, vierge à Vérone.

VII.

S Ansilion, saint moine à Lagny.

Ste Ethelburge (Aedilberga), sœur de l'évêque Earconwald, abbesse à Barking.

S Agilbert, frère de ste Telchilde et évêque à Dorchester ; il sacra s. Wilfrid à Compiègne, fut évêque à Paris et passa ses dernières années dans la retraite, à Jouarre.

S Anastasios l'Apocrisiaire, prêtre, compagnon de s. Maxime le Confesseur en exil.

VIII.

Ste Julienne, mystérieuse abbesse à Pavilly.

IX.

S Gommaire, militaire et noble flamand, forcé au mariage, thaumaturge.

X.

S Bruno, évêque à Cologne : frère d'Otton et de Conrad, fils de Henri Ier et de ste Mathilde, très influent tant dans sa famille que pour l'Eglise en Germanie et en France. 

XI.

S Radím-Gaudentius, premier évêque à Gnesen, frère de s. Adalbert de Prague.

XII.

S Meinhard, apôtre des pays baltes, évêque à Üxküll (siège transféré à Riga), canonisé en 1993.        

XV.

B Jakob Griesinger de Ulm, allemand, dominicain à Bologne, un des plus grands maîtres verriers de son époque, mais très effacé : appelé un jour durant la cuisson d'un vitrail (qu'il devait absolument surveiller), il laissa tout et retrouva le vitrail achevé avec des teintes magnifiques. 

XVI.

S Alessandro Sauli, barnabite milanais ; de Pavie il fut envoyé comme évêque en Corse, au beau milieu des luttes entre Gênes et la France, puis fut nommé à Pavie.   

XIX.

S Phêrô Lê Tùy, prêtre tonkinois, martyr canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

Ste Bibiana María Soledad Torres Acosta, madrilène, fondatrice, avec don Miguel Martinez, des Servantes de Marie pour le soin des malades à domicile, ce qui alors était très nouveau ; supérieure, elle fut rappelée après avoir été un moment écartée par erreur.

XX.

B Ángel Ramos Velazquez (1876-1936), laïc coadjuteur salésien à Barcelone, martyr, béatifié en 2001.

Philippos, diacre

1er siècle

 

Philippos apparaît dans les Actes des Apôtres, au moment de l’élection des sept premiers Diacres : Philippos vient en second après Etienne (Ac 6:1-6).

Au chapitre 21:8, l’auteur des Actes donne à ce même Philippos le titre d’évangéliste, sans doute pour le distinguer de Philippos l’Apôtre.

Philippos, le Diacre, eut une grande activité dans la première évangélisation.

Après le martyre d’Etienne, la persécution le fit quitter Jérusalem et il alla à Samarie (Ac 8:5) ; c’est là qu’il convertit entre autres un certain Simon, magicien de son état et qui, ensuite, crut possible d’acheter aux Apôtres le pouvoir d’imposer les mains pour conférer l’Esprit Saint.

De là vient le mot de simonie, qui dans l’Histoire de l’Eglise, a désigné l’erreur, malheureusement fréquente, qui poussa certains personnages à acheter des charges ecclésiastiques au lieu d’en recevoir la mission par l’Eglise. Sévèrement admonesté par saint Pierre, Simon demanda humblement qu’il lui fût pardonné.

Quant à Philippos, il fut invité par un ange à retrouver sur la route de Jérusalem à Gaza un voyageur illustre : l’eunuque de la reine d’Ethiopie (v. 27 août). L’épisode est merveilleux (Ac 8:26-40).

Cet eunuque est le premier baptisé de la Gentilité (car il était «païen», c’est-à-dire non Juif). C’est certainement cela qui rapprocha l’apôtre Paul, désormais converti et devenu apôtre des Gentils, de Philippos, car on voit Paul demeurer quelques jours chez ce dernier (Ac 21:8).

C’est là que Luc mentionne les quatre filles de Philippos, auxquelles la Tradition donne les noms de Hermione, Charitine, Iraïs et Eutychiane.

Philippos passe pour avoir été ensuite évêque à Tralles en Lydie (Asie Mineure, Turquie occidentale) où il mourut. Certaines autres sources ont dit qu’il mourut à Césarée, peut-être parce que là se trouvait la maison de sa famille.

Comme les Grecs, les Latins fêtent saint Philippos le Diacre le 11 octobre.

 

 

Nicasius, Quirinus, Scubiculus et Pientia de Vaux-sur-Seine

? 3. siècle

 

Nicasius, Quirinus et Scubiculus seraient des martyrs anciens.

Ils auraient été martyrisés non loin de Vaux-sur-Seine (Meulan, act. Yvelines).

Une tradition orale, cependant, qui vaut ce qu’on peut raconter sans citer de références précises, faisait de Nicasius et de ses Compagnons des Romains, envoyés par le pape Clément (v. 23 novembre). Ce dernier aurait consacré évêque Nicaise, prêtre Quirinus, diacre Scubiculus.

A Vaux-sur-Seine, ils attrapèrent et firent disparaître un énorme dragon - ce qui provoqua la conversion de plusieurs centaines de personnes, puis aussi toute une troupe d’autres démons, entraînant encore d’autres conversions.

Là-dessus, l’empereur Domitien, informé de cette «révolution», envoya des sicaires pour décapiter Nicasius et les autres. Les corps mutilés devaient être abandonnés aux chiens.

Mais voilà que les Martyrs ramassèrent leur tête et allèrent la déposer à l’endroit où ils voulaient être ensevelis. Là, une pieuse femme nommée Pientia, assuma la tâche de les ensevelir dignement.

De cette «tradition» vient qu’on a installé Nicasius premier évêque de Rouen, vers 250. L’invraisemblance de cette chronologie est que Domitien a engagé la persécution au début du quatrième siècle. Mais on ne dispose d’aucun élément pour dirimer l’une ou l’autre hypothèse.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Nicasius, Quirinus, Scubiculus et Pientia de Vaux-sur-Seine  au 11 octobre.

 

 

Tharacos, Probus et Andronikos d’Anazarbe

† 304

 

Lors d’un premier interrogatoire à Tarse, Tharacos déclara qu’il était né à Pompeiopolis (auj. près de Taşköprü, région turque de la Mer Noire), qu’il avait soixante-cinq ans et qu’il avait quitté l’armée à cause de sa foi chrétienne.

Probus affirma être le fils de Probus, un thrace, et qu’il était né à Sidé (Pamphylie, auj. Turquie S)) ; on le battit avec un nerf de bœuf.

Andronikos se réclama d’une des plus notables familles d’Ephèse et reçut divers tourments.

Remis en prison, ils furent tous les trois interrogés à nouveau, à Mopsueste (ou Misis, auj. Yakapinar). Discussions et tourments se répétèrent ; l’empereur Maximien constata avec surprise que leurs plaies étaient déjà guéries.

Qu’importe ce prodige du Christ, Maximien fit comparaître encore une fois les trois Soldats du Christ à Anazarbe (Cilicie, auj. Ağaçli Turquie SC). Cette fois-là, on enfonça dans la bouche d’Andronikos des viandes et du vin offerts aux idoles.

Le lendemain, 11 octobre 304, ils furent livrés aux bêtes affamées.

Les spectateurs qui quittèrent l’amphithéâtre par désapprobation, furent arrêtés. Tharacos, Probus et Andronikos furent épargnés par les trois premières bêtes ; une lionne épargna Tharacos et alla se jeter contre la porte des gardes - panique de la foule. On décapita les trois Martyrs.

Quand on voulut les brûler, un gros orage éteignit le feu.

Les historiens ont reconnu beaucoup de vérités dans ce récit, puis plus récemment on a avancé quelques réticences.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Tharacos, Probus et Andronikos au 11 octobre.

 

 

Sanctinus de Verdun

4. siècle

 

Sanctinus passe pour avoir été le premier évêque de Verdun, où il est mentionné en 346, Maurus lui succédant en 356.

On attribue à Sanctinus l’érection du premier oratoire chrétien dédié aux saints Pierre et Paul sur le Mont Vanne, ce qui démontre un fort attachement à Rome. Peut-être fit-il construire aussi un baptistère et une autre église.

La tradition, mal assurée, le rend responsable de l’évangélisation de la région de Meaux, où il serait mort en prison, vers 356.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Sanctinus de Verdun au 11 octobre.

 

 

Sarmata de Thébaïde

† 357

 

Sarmata était un disciple de s.Antoine, l’abbé (v. 17 janvier), en Thébaïde (Egypte S).

Il fut lui-même abbé à son tour.

En 357, une irruption de Sarrasins s’abattit sur le monastère et Sarmata fut tué.

On lui attribue cet apophtegme : J’aime mieux un homme qui a péché et qui maintenant reconnaît son péché et fait pénitence, qu’un homme qui n’a pas péché et se croit juste.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Sarmata de Thébaïde au 11 octobre.

 

 

Firmin d’Uzès

480-553

 

Firminus naquit vers 480, peut-être à Narbonne, d’un sénateur, Tonantius Ferreolus et d’Industria.

Vers 492, à douze ans, il fut confié à un évêque Ruricius, très probablement l’évêque de Limoges († 507, v. 21 juillet ?), plutôt que celui d’Uzès, qui ne fut évêque qu’en 533.

Firmin connut s.Césaire d’Arles (v. 27 août), dont il fut aussi l’ami et le biographe.

En 538, il fut nommé quatrième évêque (connu) d’Uzès, siège épiscopal créé vers 420.

Un contemporain écrivait, en 544, que Firmin était pontife, maître en religion, pouvant enseigner les dogmes à son peuple et renommé jusqu’en Italie.

Toujours en 538, Firmin participa au troisième concile d’Orléans puis, en 549 au cinquième d’Orléans et, vers 551, au deuxième concile de Paris.

Il s’éteignit peu après, en 553.

Le diocèse d’Uzès, supprimé par la Révolution, fut annexé par celui d’Avignon, puis par celui de Nîmes en 1822.

Saint Firmin d’Uzès est commémoré le 11 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cainnech d’Aghaboe

521-600

 

Cainnech d’Aghaboe (Achad-bo) serait né vers 521-527 en Irlande du Nord, fils d’un poète et de Mella. 

Sa vie est parsemée de merveilles, comme il arrive souvent dans les vies des grands Saints d’Irlande.

Ses pauvres parents, n’ayant pas de vache pour donner du lait à l’enfant, obtinrent de Dieu la nuit-même de la naissance l’arrivée mystérieuse d’une belle vache.

Pendant que Cainnech allait aux champs, son petit camarade lui apportait des fruits ; Cainnech vomissait quand un fruit avait été volé.

Il voulut être initié à la vie religieuse et passa en Britannia, la Bretagne ou l’Angleterre. Il s’y montra très humble et obéissant : appelé par son maître, il laissa inachevé le O qu’il était en train d’écrire. Voici d’autres exemples de ces merveilles.

Il fut ordonné prêtre et reçut l’autorisation de faire le pèlerinage à Rome ; en cours de route, il fut pris par douze larrons qui s’apprêtaient à lever la main sur lui : leur main sécha ; ils se convertirent.

Un jour que des souris lui avaient rongé les chaussures, il leur ordonna de se jeter dans la mer : la contrée fut libérée à jamais des souris.

Il ressuscita le petit enfant de sa sœur Colombe. Chez des religieuses, il guérit un enfant sourd, muet et aveugle.

Deux brigands mirent le feu à sa cabane ; le feu respecta les livres saints, mais les deux brigands devinrent l’un boiteux, l’autre aveugle ; ils devinrent cependant d’excellents moines.

Chaque jour, une biche venait à la cellule de Cainnech avec son faon pour se faire traire. 

Une fois, c’est s.Columba qui était sur sa barque en pleine tempête ; il dit à ses compagnons que seul Cainnech pouvait intervenir pour le sauver ; au même moment, Cainnech cesse de manger et va prier à l’église, dans sa hâte il ne met qu’une chausure ;  Columba remercie Dieu d’avoir permis à Cainnech de le sauver en courant à l’église avec une seule chaussure.

Et ainsi de suite ; ce sont quantités de miracles dignes du prophète Elie (cf. R ).

Cainnech séjourna au Pays de Galles, passa dans les îles écossaires de l’Ouest et visita s.Columba (v. juin). Plus tard il revint en Irlande.

C’est surtout au monastère d’Aghaboe qu’il vécut.

Infirme et proche de la mort, il reçut le Viatique des mains de s.Fintan (v. ) et décéda à Aghaboe le 11 octobre 599.

Cainnech fut très célèbre. Son nom se retrouve en maintes appellations de localités (St-Kain’s Well), dans les prénoms écossais Kenneth et Kain. Le nom lui-même de Cainnech se trouve sous d’autres formes : Cainnichus, Chinnechus, Kennechus, Kynnicus, Kannechus…

Saint Cainnech d’Aghaboe est commémoré le 11 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anastasios l’Apocrisiaire

† 662

 

Anastase fut un prêtre et apocrisiaire (représentant) de l’Eglise romaine ; comme tel, il accompagna s.Maxime le Confesseur (v. 13 août).

Les informations ne précisent pas s’il fut apocrisiaire en tant que prêtre romain ou parce que, étant d’origine grecque, il connaissait bien et le latin et le grec.

En 653, Maxime se trouvait à Rome, où il fut arrêté par l’empereur avec le pape Martin, et conduit manu militari à Constantinople, avec Anastase l’Apocrisiaire, son fidèle compagnon, ainsi qu’un autre Anastasios, moine (v. 11 octobre et 22 juillet).

Lorsque Maxime fut torturé (on lui arracha la langue pour l’empêcher de parler et on lui coupa la main droite) et exilé dans les monts du Caucase, les deux Anastase subirent les mêmes tortures et le même exil.

On apprend que, malgré ces tortures, Anastase put continuer de parler très distinctement et même, s’étant fait attacher deux petits bâtonnets au bout de son bras amputé, il réussit à conduire sa plume pour continuer d’écrire, et rédigea, dit-on, plusieurs ouvrages.

Il mourut lui aussi dans cette localité perdue de Schemaris, au cours même de la liturgie. Il venait de prononcer : Les choses saintes aux Saints !

Il serait mort la même année que Maxime (662 ou 666), mais après Maxime, puisqu’on a de lui une lettre adressée à un prêtre de Jérusalem, où il lui annonce la mort de Maxime.

De récentes fouilles (2016) auraient abouti à l’identification des reliques de s.Maxime et des deux ss.Anastasios, à Tsageri (Géorgie).

Saint Anastase l’Apocrisiaire est maintenant commémoré le 11 octobre dans le Martyrologe Romain.

Gommaire d’Emblem

717-775

 

Il naquit vers 717 à Emblem (Brabant, Gaule Belgique), d’une famille noble.

Les parents l’envoyèrent à la cour de Pépin le Bref, qui lui confia une préfecture, le fit se marier avec une certaine Gwinmaria, et l’emmena avec lui dans diverses campagnes en Lombardie, en Saxe, en Aquitaine.

Après neuf années de cette vie, Gommaire put rentrer chez lui. Ce n’est pas Gwinmaria qui avait souffert de l’absence de son mari, bien au contraire, qu’on en juge.

Gommaire apprend avec stupéfaction que son épouse maltraite ses serviteurs  : il en voit un, tête rasée, traîner un charriot sous une pluie de coups ; aussitôt il réunit tous les domestiques et leur restitue leurs biens confisqués par la dure épouse. Plus tard, il retrouvera de nouveau son épouse forçant les domestiques à moissonner sans boire une goutte d’eau et sans prendre le temps d’une petite pause : Gommaire renvoie alors son épouse à la maison, où elle est saisie d’une telle soif qu’elle n’arrive pas à boire suffisamment pour l’étancher et en serait morte si Gommaire ne l’avait alors guérie. Toujours la même Gwinmaria obligeait les femmes à la corvée tel ou tel jour ; le nourrisson de l’une d’elle fut trouvé un jour presque étouffé par un serpent dont la queue sortait encore par la bouche ; la pauvre mère expliqua à Gommaire qu’elle était astreinte à la corvée, et qu’elle ne pouvait mieux surveiller son bambin : d’autorité, Gommaire exempta de la corvée toute femme ayant un nourrisson. 

Désormais, ce sera la séparation définitive de son épouse légitime, qui ne mit d’ailleurs aucune difficulté à y consentir.

Gommaire se retira dans une cellule, près du logis initial.

Parti en pèlerinage à Rome, Gommaire et ses compagnons abattirent un arbre pour se chauffer et attacher leur tente ; le propriétaire arrive, furieux ; Gommaire rapprocha l’arbre abattu de son tronc, et l’arbre se remit sur pied sans trace de coupure.

Puis un ange avertit Gommaire de ne pas continuer le pèlerinage, et plutôt de construire un oratoire dédié à s.Pierre, non loin d’Emblem ; l’oratoire s’éleva à Nivesdonck et sera à l’origine de l’abbaye de Lier ; Gommaire y vécut en contemplatif, tout en se rendant souvent à son village natal et s’adonnant à toutes les œuvres de miséricorde.

Gommaire mourut saintement à Emblem le 11 octobre, vers 775, et fut enterré à Lier.

Les douloureuses péripéties de son mariage l’ont fait invoquer pour les réconciliations de couples en difficulté.

Saint Gommaire d’Emblem est commémoré le 11 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bruno de Cologne

925-965

 

Il ne faut surtout pas confondre ce Bruno, évêque de Cologne, avec Bruno le Chartreux, natif de Cologne (v. 6 octobre).

Celui dont il s’agit ici naquit en 625, troisième fils du roi de Germanie Henri 1er et de ste Mathilde (v. 14 mars).

Henri mourut quand Bruno n’avait que onze ans (936) ; lui succéda son fils aîné, Otto, dit le Grand.

Bruno, le fils cadet, passa quatre années à l’école épiscopale d’Utrecht, puis rejoignit la cour d’Otto. Ce n’était pas pour jouir de la vie de cour, car il ne cessait de s’instruire, de lire ; il parlait latin et grec.

Otto, qui n’était pas si instruit, eut l’heureuse idée de s’appuyer sur les grandes qualités intellectuelles et spirituelles de son jeune frère. 

Il confia à Bruno l’administration des deux grandes abbayes de Lorsch et de Corvey.

Diacre en 941, à quinze ans, Bruno reçut et recouvra la charge de chancelier jusqu’en 953. Il sut avoir une heureuse influence sur plusieurs personnages de la cour, qui ensuite devinrent ses confrères d’épiscopat.

En 953, il fut choisi pour devenir archevêque de Cologne.

Un de ses premiers soucis fut la réconciliation entre ses deux frères aînés, qui faillit réussir, mais fut en réalité le début de nouveaux affrontements qui gagnèrent toute l’Allemagne.

Bruno se vit confier l’administration du duché de Lorraine, qu’il garda jusqu’à la mort. 

Mais surtout, il s’occupa de la formation de son jeune clergé ; il fonda à Cologne un monastère bénédictin ; .

En 961, Otto, avant de descendre en Italie, confia à Bruno son fils Otto ; Bruno l’accueillit à son retour  à Worms et célébra avec lui les fêtes de Pâques à Ingelheim, avant de regagner Cologne, où les attendaient ste Mathilde et ses deux filles. Puis Bruno gagna Compiègne, où il rédigea une formule d’accord entre ses neveux Lothaire III (fils de sa sœur Gerberge) et Hugues Capet (fils de son autre sœur Hadwig).

Il n’eut pas le temps de revenir à Cologne. La fièvre le prit et il mourut à Reims, le 11 octobre 965. Son corps fut ramené à l’abbaye qu’il avait fondée à Cologne.

Bruno fut un des esprits les plus cultivés de son temps ; son influence en Allemagne et en France fut très grande.

En 1870, son culte fut autorisé.

Saint Bruno de Cologne est commémoré le 11 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gaudentius de Gnesen

970-1022

 

Radím, en polonais Radzim, était le demi-frère de s.Adalbert de Prague, étant né d’une union illégitime du duc Slavnik.

En 989, les deux frères se retrouvèrent au monastère romain Saint-Alexis, où Radím prit alors le nom de Gaudentius.

A partir de 997, il accompagna Adalbert dans ses missions vers la Prusse.

Lorsqu’Adalbert fut martyrisé par les Prussiens (v. 23 avril), Gaudentius échappa à la mort ; il fut ainsi le témoin privilégié du martyre de son frère et la meilleure source d’information pour son biographe.

L’empereur Otto III le fit nommer au nouvel archevêché de Gnesen.

La date de la mort de Gaudentius est diversement établie ; elle varie entre 1004 et 1022.

Saint Gaudentius de Gnesen est commémoré le 11 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Meinhard de Segeberg

1130-1196

 

Né vers 1130-1140, religieux de l’Ordre augustinien, Meinhard partit de son couvent de Segeberg (Holstein, Allemagne nord), vers 1184, pour aller évangéliser la région de Livonie, les actuelles Lettonie et Estonie.

Avec l’accord du prince Vladimir von Polock, Meinhard s’établit à Üxküll (actuelle Ikšķile, Lettonie) et y construisit une première église en bois. Bientôt il baptisa déjà quelques «personnalités».

L’hiver suivant, Meinhard et toute la population durent s’enfuir devant l’invasion des Lituaniens. Meinhard fit alors construire des fortifications à Üxküll, et bientôt une autre ville forte sur l’île de Holme. Les deux cités eurent leur église en pierre ; celle de Holme est actuellement en ruine.

En 1186, Meinhard vint auprès de l’archevêque de Brême pour lui rendre compte de son travail, et l’archevêque le consacra évêque. 

A son retour, Meinhard se fit accompagner par d’autres Religieux, parmi lesquels le cistercien Theoderich, qui amena à la foi et au baptême le chef Kaupo et sa famille. Il n’y eut pas que ces belles conversions : Kaupo lui-même tomba en martyr.

Meinhard envoya Theoderich à Rome pour obtenir du pape Célestin III des Religieux de différents ordres, pour accélérer l’évangélisation des peuples.

Une famine désola la région, et Meinhard se dépensa énergiquement pour venir en aide à la population, se gagnant ainsi la confiance de ses diocésains.

Meinhard mourut le 14 août 1196, mais on le commémore au Martyrologe romain le 11 octobre.

Des récits affirment que Meinhard fut honoré comme Saint dès le 13e siècle, en raison de ses miracles, mais la canonisation officielle a été célébrée récemment, en 1993.

Jakob Griesinger d’Ulm

1407-1491

 

Jakob était né vers 1407 à Ulm (Allemagne S) d’un père négociant, qui mourut plus que centenaire.

Ce gentil garçon grandit dans la simplicité et la piété, l’amour et le respect des parents. A vingt-cinq ans, il demanda à son père la permission de faire le pèlerinage à Rome pour y vénérer les reliques et se confesser.

Au terme de son pèlerinage, voulant gagner honnêtement un peu d’argent, il s’engagea à Naples dans l’armée du roi Alfonso ; il fut un jour admis à loger dans une famille juive qu’il quitta du jour au lendemain quand on lui eut dit que les choux de la soupe du soir avaient été volés. Puis il resta cinq ans au service d’un homme de loi.

Voulant revenir voir son père à Ulm, il passa par Bologne. Là encore il s’engagea d’abord dans la garnison, mais fit bientôt connaissance des Dominicains. Il pouvait avoir une trentaine d’années, et les bons Religieux furent bien contents de cette nouvelle recrue et l’admirent immédiatement comme frère convers parmi eux.

L’occupation principale du frère Jakob, outre sa prière et ses services fraternels dans la communauté, était la confection des vitraux. Malheureusement on ne connaît à l’heure actuelle qu’un seul de ses ouvrages, qui se trouve en la basilique Saint-Petronio de Bologne.

Son sourire perpétuel ne laissait guère deviner qu’il était homme à cilice, à discipline, à oraison nocturne. Sa piété était véritablement édifiante : premier à l’église, il priait l’office, s’arrêtait à chaque autel, servait plusieurs messes. Quand il se préparait à la communion, il priait toute la nuit précédente et se confessait.

Parmi les vertus dont il brilla, il faut signaler son obéissance, qui est restée légendaire. Pour l’éprouver, le prieur lui dit un jour d’aller porter des lettres au maître général de Paris ; Jakob répondit simplement : Si vous le permettez, je vais prendre un bonnet et s’agenouilla pour demander la bénédiction de départ, sans même demander un sou pour le voyage. 

L’autre exemple de son obéissance, fréquemment cité et encore plus spectaculaire, se vérifia un jour qu’on l’appela tandis qu’il surveillait la cuisson d’un vitrail. Comme on ne le sait peut-être pas, cette cuisson est extrêmement délicate, exige une certaine température, et pas un instant de trop, sinon tout le travail est perdu ; on l’appela ! Sans broncher, Jakob laissa là son travail. A son retour, il trouva le verre et la couleur juste à point, comme il n’avait jamais pu l’espérer.

Il aimait la pureté et tenait les yeux baissés et s’occupait toujours à quelque chose, disant à l’occasion qu’aucune tentation, si forte fût-elle, ne résiste à la douceur de Jésus ou à la pensée de ses souffrances.

Les nouvelles des hérésies, des schismes, des plaies de l’Eglise, lui provoquaient les larmes. Il allait volontiers assister tel frère malade, rappelant que la charité est la robe nuptiale qui donne accès au festin (cf. Mt 22:11). Sa prière préférée : le Notre Père.

En contrepartie, il reçut des attaques physiques du Démon, qui se manifestaient à Jakob ou se faisaient entendre, dans l’église ou dans sa cellule ; il trouva un jour sa cellule remplie de corbeaux infects, qu’il chassa d’une invocation à Jésus-Christ.

Jakob mourut dans son couvent de Bologne, les bras en croix, le 11 octobre 1491.

Il fut béatifié en 1825.

 

 

Alessandro Sauli

1534-1592

 

L’apôtre de la Corse naquit le 15 février 1534 à Milan, de Domenico et Tomassina Spinula, des nobles originaires de Gênes, qui eurent trois fils et trois filles.

Adolescent, il fut nommé page de la cour de Charles-Quint ; mais Alessandro voulut entrer en 1551 chez les Barnabites : pour le mettre à l’épreuve, on le fit prêcher le Christ, avec une grande croix, sur la place centrale. Ce coup d’essai fut vraiment un succès et il fut admis.

En 1554, il fit les vœux solennels et devait être ordonné prêtre en 1556.

Durant cette période, lui qui avait le sommeil facile, il demanda à être chargé d’éveiller le couvent le matin (ce qu’on appelle excitator). Il obtint aussi d’être aide-sacristain, pour combattre son goût trop prononcé pour l’oraison contemplative, mais qui lui valut aussi les exigences parfois intempestives des célébrants.

Son premier poste après l’ordination fut à Pavie, où il enseigna plusieurs matières, dont il avait pris les diplômes, et devint doyen de la faculté de théologie. Il prêchait souvent, et pour éviter toute tentation de gloriole, allait servir au réfectoire ou aider à la vaisselle après son homélie. Il confessait beaucoup. Son zèle, dit-on, fut critiqué, mais on ne le trouva jamais en défaut sur la règle de la congrégation.

En 1567, il fut nommé supérieur général des Barnabites. Résidant à Milan, il fut mainte fois consulté par l’archevêque Carlo Borromeo (voir au 3 novembre). Le père Alessandro veillait à la qualité de l’office au chœur, cherchant la sobriété. Il était assidu auprès des malades et savait jouer avec les jeunes.

En 1570, il fut nommé évêque pour la Corse. Ce fut son grand apostolat. L’île avait connu vingt-huit mille homicides en trente ans ; l’ignorance des fidèles, et des prêtres aussi, était lamentable. Quand il y arriva, il ne trouva pas même deux chambres habitables.

Son siège officiel était Aleria, où il commença par réparer l’église. Les offices reprirent, l’assistance aussi. Alessandro Sauli paya de sa personne et de ses écus. Un séminaire se remplit bientôt.

L’évêque ne résida pas qu’à Aleria ; il se déplaça en d’autres localités, pour y organiser la vie chrétienne : Balania, Argagliola, Corte, Cervione. S’il s’absenta parfois pour rejoindre Rome, ce fut bref : une fois il y rencontra Filippo Neri (v.26 mai), en 1575 il gagna l’indulgence du Jubilé, mais tomba malade et y resta quatre mois ; à son retour, il célébra le Jubilé pieds nus, portant la croix, la corde au cou.

Un jour, il passait près d’un arbre où pendait un sac : dedans se trouvait un nourrisson, qu’il sauva ainsi de la mort et fit éduquer à ses frais.

Les résultats furent au rendez-vous. Peu à peu les Corses surent apaiser leurs querelles, ils remplirent les églises où Alessandro prêchait, ils se confessèrent. L’île retrouva, au moins pour un temps, la paix.

Mgr Sauli publia un petit Catéchisme, qui fut très apprécié par saint François de Sales. Il fit aussi des miracles : des malades furent guéris durant une épidémie en 1580, une pluie battante mit fin à une sécheresse…

Lui qui était très cultivé, appréciait d’enseigner comme un petit professeur à ses séminaristes.

Il fut enfin préconisé pour l’évêché de Pavie, en 1591, là où il avait eut sa première mission : son ancien élève devenu pape, Gregorio XIV, le lui commandait, il fallait obéir. Malgré sa santé assez ébranlée par les travaux en Corse, il assuma cette nouvelle mission avec courage - et toujours le même esprit de détachement. Quand on lui offrit des tapisseries pour sa chambre, il rétorqua : Il vaut mieux vêtir les pauvres que les murs. Il refusa humblement la pourpre cardinalice.

D’autres miracles se produisirent : une tempête apaisée, un orage de grêle écarté des vignes. Il eut des «distractions» qui ressemblaient à des extases et demanda à un prêtre de l’avertir où il en était de la Messe. Chaque jour il priait devant la croix, lisant un des récits de la Passion du Christ ; il dormait quatre à cinq heures, parfois moins, pour prier. Tous les soirs, dans sa maison épiscopale, on priait les Litanies de la Vierge.

En voyage dans le Piémont, il tomba malade à Calosso et mourut le 11 octobre 1592.

Il fut béatifié en 1741 et canonisé en 1904.

 

 

Phêrô Lê Tùy

1773-1833

 

Phêrô (Pierre) naquit vers 1773 à Bằng Sơn (Hà Đông, Ha Tay, Vietnam), dans une famille aisée.

Ses parents l’envoyèrent étudier au séminaire de Nam Dịnh et il fut ordonné prêtre.

Ce fut un pasteur plein de zèle, d’humour aussi, toujours disposé à exercer le saint ministère où qu’il fût. Quand l’évêque fit un jour l’éloge de son travail, il répondit qu’il n’était pas encore satisfait, et pourtant il avait fait tant de choses.

Au bout de trente ans d’activités, il fut réduit à la clandestinité à cause de la persécution.

En juin 1833, il fut appelé pour donner le Sacrement des Malades et le Viatique à un mourant ; un groupe de païens réussit à l’arrêter, et imposa un chantage pour sa libération : déclarer Phêrô médecin et non pas prêtre. Le père Phêrô refusa ce marchandage. Aussi fut-il chargé de chaînes et conduit à Nghe An.

Dans la prison, il continua à rester calme, même à plaisanter, supportant courageusement les tortures qu’on lui infligeait.

Le juge, eu égard à ses soixante ans, ne voulait pas le faire décapiter ; mais le Père déclara qu’il n’avait pas peur de la mort. Après trois mois de cette dure prison, son courage se maintenait fermement.

Un édit parut, selon lequel on ne devait pas exécuter des personnes de plus de soixante ans. Les «criminels» devaient seulement payer une forte amende. Mais en ce qui concernait le père Phêrô, la condamnation à mort fut confirmée. Le Père en était extrêmement joyeux.

Le 11 octobre 1833, il fut conduit sur la place de Quan Ban, on étendit un tapis rouge, le père Phêrô s’agenouilla pour prier un moment. Puis il adressa des paroles d’adieu à ceux qui étaient là, dont certains le connaissaient bien. Ils pleuraient. Puis, s’adressant aux soldats, il leur dit : Je suis prêt.

Le père Lê est un des premiers Martyrs du Vietnam.

Il fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988. Une fête liturgique célèbre ensemble tous les Martyrs vietnamiens, le 24 novembre.

 

 

Bibiana Torres Acosta

1826-1887

 

Née à Madrid (Espagne) le 2 décembre 1826, de Manuel Jiménez Torres et Antonia Acosta, Bibiana reçut au baptême le nom de la sainte Martyre du jour, avec ceux de ses parents : Bibiana Antonia Manuela.

Les parents tenaient un petit commerce de laiterie dans le quartier pauvre de Chamberí à Madrid.

Attirée  toute jeune par la vie religieuse, elle prêta son concours parmi les Filles de la Charité ainsi qu’à une petite école gratuite.

Elle songea à entrer dans l’Ordre dominicain, mais fut une des premières vocations d’un nouvel institut, élaboré par Miguel Martínez y Sanz (de Chamberí), au profit des malades sans ressources, pour les soigner chez eux et, éventuellement, les préparer à la mort.

Avec six compagnes, elle prit l’habit le 15 août 1851, avec le nom de María Soledad. Ainsi naissaient les Servantes de Marie.

Comment eut-elle l’inspiration de s’appeler Marie Solitude ? Ce fut par allusion à Marie participant à la Passion de son Fils. Ce qui est certain aussi, c’est qu’après cinq années, malgré une vingtaine de nouvelles vocations, deux des premières compagnes étaient déjà mortes, et quatre quittèrent. L’abbé Miguel partit aux missions. María se retrouvait supérieure de douze religieuses dans trois maisons (Madrid, Getafe, Ciudad Rodrigo).

En 1856, le nouvel aumônier changea la Supérieure, et l’évêque de Tolède songea même à supprimer la congrégation. Mais en 1857, un nouvel aumônier remit María à sa place, et l’appui de la reine Isabel II évita la suppression.

Lors des émeutes de 1867 à Valencia, María se dépensa sans compter pour soigner les blessés.

En 1876, la congrégation obtint l’approbation papale et se diffusa dans toute l’Espagne et l’Amérique (Cuba, Porto Rico). Une trentaine de maisons s’ouvrirent en peu de temps. On lui confia aussi l’hôpital San Carlos de l’Escorial.

En 1885, on vit les Servantes courir au chevet des victimes du choléra, qui sévissait dans la moitié du pays.

Actuellement, elles sont répandues en France, en Italie, en Angleterre et dans les Amériques.

María Soledad mourut le 11 octobre 1887, répétant à ses filles : Maintenez la paix et l’union.

Elle fut béatifiée en 1950, et canonisée en 1970.

 

 

Ángel Ramos Vezquez

1876-1936

 

Ángel naquit le 9 mars 1876 à Séville.

A quinze ans, de retour d’un pèlerinage à Rome, il décida d’entrer dans la famille des Salésiens (fondés par saint Giovanni Bosco, v. 31 janvier).

Il s’inscrivit alors chez les Salésiens du faubourg de Sarria (Barcelone), qui venaient de construire une école pour les élèves de classes populaires.

Mais Ángel ne s’orienta pas vers le sacerdoce. L’idéal salésien lui plaisait toutefois suffisamment, pour qu’il émît finalement les vœux religieux comme coadjuteur, en 1897. Les coadjuteurs salésiens sont comme le Tiers-ordre de cette congrégation. Ángel fut un confrère joyeux, pieux, oublieux de soi, humble et travailleur.

Le nouveau coadjuteur se donna alors à fond dans la vie culturelle et artistique de Barcelone. Lui-même peintre, il fut un apôtre ardent dans les milieux qu’il fréquentait, au théâtre et dans les cercles de peinture.

Lorsque la guerre civile éclata, il avait déjà soixante ans et vivait discrètement. Il se cacha en divers endroits, mais un ancien élève le repéra dans la rue et le dénonça.

Ángel lui demanda s’il lui avait fait quelque tort ; le jeune répondit que d’autres lui en avaient fait, et que lui, Ángel, paierait pour eux. Ángel répondit qu’il priait Dieu de pardonner à son délateur, comme lui aussi lui pardonnait.

Ce vaillant chrétien ensuite, disparut. C’était le 11 octobre 1936, jour qu’on a retenu pour son martyre (on trouve aussi le 13 octobre).

Il a été béatifié en 2001, avec d’autres Salésiens. 

Il est mentionné le 11 octobre au Martyrologe romain.

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