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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 16:45

12 OCTOBRE

 

I.

S Hedistus, martyr à Rome.

III.

S Maximilianus, apôtre et évêque à Lorch.

IV.

Ste Domnina, martyre à Anazarbe.

V.

S Opilio, diacre à Plaisance.

SS Felix et Cyprianus, évêques en Afrique, et leurs nombreux compagnons, victimes des Vandales ariens.S Fiacc, évêque à Slebte, consacré par s. Patrick (VI.?).

VI.

S Félix IV, pape (526-530), bon pour les pauvres, et à l'origine de la basilique des ss. Côme et Damien.

VII.

S Edwin, roi en Northumbrie ; il épousa une chrétienne (Ethelburge) et fut baptisé ; la ville de Edimburg lui doit son nom ; il mourut au combat.

XIII.

S Rodobaldo Cepolla, évêque à Pavie. 

XVII.

S Felice (Serafino de Montegranaro), berger puis frère lai capucin près de Ascoli Piceno ; illettré, il aimait surtout servir la messe et fut divinement éclairé sur les saints Mystères.

B Thomas Bullacker, prêtre franciscain anglais, pendu à Tyburn et éviscéré encore vivant.

XIX.

B Pak Dae-sik Victorinus, laïc coréen martyr, par décapitation, béatifié en 2014. 

XX.

B Eufrasio Barredo Fernández (E. de l'Enfant-Jésus, 1897-1934), prêtre des Carmes déchaux, martyr à Oviedo, béatifié en 2007.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

        - béatifiés en 2001 : 

Diocésains : José González Huguet (*1874), près de Valencia ; lors de l'incendie de son église paroissiale, il s'était jeté dans les flammes pour en retirer le Saint-Sacrement ;

Capucins : Pedro Salcedo Puchades (Pacifico de Valencia, *1874), profès, près de Valencia ;
        - béatifiés en 2017 :
Diocésains : Bartolomé Caparrós García (*1872), à Almería ;
Clarétains :  Joan Codinach Espinalt et Miquel Codina Ventayol (*1872 et 1909), prêtres ; Josep Casals Badía (*1891), profès, près de Barcelone.

B Román Sitko (1880-1942), prêtre polonais martyr à Auschwitz, béatifié en 1999.

B Carlo Acutis (1991-2006), italien mort de leucémie foudroyante à quinze ans, "cyberapôtre de l'Eucharistie", béatifié en 2020.

 

Felix IV

526-530

 

Felix était fils de Castorius, et diacre au moment de la mort de Jean Ier.

D’après le Liber Pontificalis, ce Félix fut en quelque sorte «imposé» par le roi Théodoric, après deux mois de vacance du Siège de Pierre. Ce roi goth et arien soutenait Rome contre Constantinople.

Félix, cinquante-quatrième pape, succédait donc à saint Jean Ier.

Felix est le quatrième de ce nom, parce qu’on a laissé à Félix II son titre, bien qu’il n’ait pas été normalement élu et donc qu’il soit considéré comme antipape. Ce qui fait que notre Felix IV devrait être compté comme Felix III.

Pendant les quatre années de ce pontificat, Felix IV obtint la cession d’un grand bâtiment sur le Forum, dont il fit une ample basilique en l’honneur des saints Côme et Damien ; il fit refaire aussi la basilique de saint Saturnin, incendiée, sur la via Salaria.

Felix IV fut en relation avec saint Césaire d’Arles, entre autres sur le semi-pélagianisme. Le concile d’Orange de 529 publia des déclarations de Felix IV contre Pélage, Célestius, Julien d’Eclane, Fauste de Lérins. En outre Felix IV apaisa un petit différend entre l’archevêque de Ravenne et son clergé.

Sentant sa fin approcher, il remit devant une assemblée de dignitaires ecclésiastiques et civils, son pallium à l’archidiacre Boniface, qu’il nommait ainsi pour lui succéder.

Felix IV mourut, très probablement, le 12 octobre 530, date choisie dans l’actuel Martyrologe romain.

Le successeur de Felix IV fut donc Boniface II.

 

 

Eufrasio Barredo Fernández

1897-1934

 

Ce prêtre naquit le 8 février 1897 à Cancienes (Corvera, Asturies) : son père, de la Garde Civile, s’appelle José, et sa mère s’appelle Joséfa Fernández ; ce sont de bons chrétiens. 

Eufrasio ira à l’école à Villaviciosa et à Tornón, où il fera sa première Communion ; puis à Mieres, où il se distingua comme excellent élève chez les Frères des Ecoles Chrétiennes.

En 1912, il entre au collège des Carmes Déchaux de Villafranca (Navarre) ; entré au noviciat en 1915, il fait sa première profession en 1916 sous le nom de Eufrasio de l’Enfant-Jésus, et se prépare au sacerdoce, qu’il reçoit en 1922 à Santander.

Au début, il est chargé d’enseigner la philosophie et la théologie aux jeunes aspirants de l’Ordre.

De 1926 à 1928, il est envoyé à Cracovie (Pologne) pour renforcer la présence carmélite dans ce pays.

A son retour, il est à Burgos, où il dirige deux revues, enfin à Oviedo en 1933, où il est prieur. Il voulait vraiment être le «premier» (prior) à montrer l’exemple dans toutes les vertus ; il le fera, et jusqu’au martyre.

Son zèle se déployait auprès des jeunes, des malades, des pauvres ; on l’appelait de tous côtés pour confesser, pour prêcher, pour conseiller, tant on estimait sa prudence, sa sagesse, son humilité, sa douceur, son esprit plein de miséricorde, et aussi sa vie de mortification.

Quand éclate la révolution des Asturies, le 4 octobre 1934, plusieurs églises furent incendiées et une bonne trentaine de prêtres et religieux furent assassinés, parmi lesquels le père Barredo. 

Le père Barredo, donc, chercha d’abord à mettre en sûreté ses religieux, puis essaya de s’éloigner, en sautant le mur du couvent, d’une hauteur de quatre mères. En tombant, il se luxa la hanche droite, et ne pouvait se relever. Des voisins l’aidèrent et l’accueillirent chez eux ; quelques jours plus tard, il leur demanda de le conduire à l’hôpital sous un faux nom. 

Mais il fut reconnu comme prêtre, parce qu’il portait au cou le scapulaire de la Vierge du Carmel ; le père Eufrasio reconnut immédiatement sa condition de prêtre et, pour ce motif, fut  arraché de sa chambre par une escadre de miliciens et soumis à maintes vexations et outrages, qu’il subit sans prononcer un mot. Au moment d’être fusillé, le 12 octobre 1934, il s’adressa aux miliciens en ces termes : «Je vous pardonne, mes fils», puis «Vive le Christ Roi».

Il a été béatifié en 2007.

 

 

José González Huguet

1874-1936

 

José naquit à Alacuás (Valencia) le 23 janvier 1874.

Après ses études au Grand séminaire de Valencia, il reçut le doctorat en théologie et fut ordonné prêtre en 1898.

Vicaire à Sueca et Paterna, curé à Puzol et Cheste, il fut à ce dernier poste pendant un quart de siècle.

C’est dans cette paroisse qu’en 1917 l’église prit feu et que don José se précipita dans les flammes pour aller prendre le Saint Sacrement. Ensuite il quêta pour pouvoir reconstruire l’église.

En 1936, après la «victoire» du Front populaire, il dut quitter sa paroisse dès le mois d’avril et se réfugier à la Ferme de Baló, puis se cacher dans une maison de paroissiens.

Le 5 juillet, il put encore célébrer, entouré de ses paroissiens. Mais au moment de la révolution, qui éclata le 19 juillet, cette famille fut menacée et le bon curé alla se présenter spontanément aux «autorités».

Une première fois enfermé en prison, il fut relâché à condition de ne pas s’absenter. Repris, il fut conduit au Comité, au milieu des insultes des passants qui lui déchiraient ses vêtements, l’écorchaient à coups de couteaux. On lui coupa les oreilles en pleine place publique.

Il ne disait rien et priait silencieusement.

Au matin du 12 octobre 1936, ils le placèrent le long de la voie ferrée et lui tirèrent dix-huit coups de feu, abandonnant son cadavre au cimetière de Ribarroja.

Don José González Huguet fut béatifié en 2001.

 

 

Pedro Salcedo Puchades

1874-1936

 

Pedro était né le 24 février 1874 à Castellar (Valencia, Espagne), deuxième des cinq enfants de Matías et Elena, et fut baptisé le lendemain.

Il fallait travailler dur pour vivre, et le petit Pedro ne reçut aucune formation scolaire : il aidait les parents aux travaux de la terre, et participait le plus qu’il pouvait aux offices de la paroisse : on le remarquait surtout pour sa piété, car Pedro voulait quelque chose de plus, pour son âme, qu’une simple (quoique déjà exemplaire) «participation» aux offices. Un jour les Capucins du couvent voisin de Massamagrell lui proposèrent d’entrer chez eux. 

Il hésitait encore, mais un événement providentiel devait le convaincre de quitter le monde. Il travaillait à un moulin quand il trouva un chapelet. Un de ses compagnons le lui arracha des mains et le jeta dans la chaudière ; peu après, la chaudière explosa et ce garçon fut tué, ainsi que quelques autres compagnons. Pedro en fut tellement impressionné qu’il se résolut à demander son admission dans l’Ordre.

Il fit sa profession religieuse de Frère dans l’Ordre des Capucins en 1900, assumant le nom de Pacífico, qui lui allait véritablement bien. Ne sachant écrire, il signa sa profession d’une simple croix. 

Il eut pour condisciple un certain Berardo de Lugar Nuevo de Fenollet, qui sera à son tour martyr (voir au 4 septembre).

Pendant trente-sept années, il fut quêteur, d’abord au couvent de Monforte del Cid, puis à celui de Massamagrell, où se trouvait le séminaire provincial de l’Ordre franciscain.

Il édifia tout le monde par son exemple de bonté et de douce simplicité. Son activité de quêteur était fatigante, mais à peine rentré dans son couvent il participait à toutes les activités. Il assistait à plusieurs messes chaque jour, montrant ainsi sa ferveur pour l’Eucharistie, et son respect pour ses Confrères prêtres.

Au moment de la guerre civile et de la persécution, le couvent fut fermé et Pedro-Pacífico trouva refuge chez un de ses frères à Castellar. Il s’attendait au martyre, mais restait serein. A un parent il disait : Prends un Crucifix, tiens-le dans tes mains, et n’aie pas peur des persécutions.

Mais la milice surveillait. Un escadron vint frapper à la porte au soir du 12 octobre 1936. Tout le monde fut plaqué au mur et l’on demanda qui était le flaret (le frère). A l’image de Jésus-Christ, lors de son arrestation au Jardin des Oliviers, frère Pacífico répondit sans hésiter : C’est moi.

Ce religieux sexagénaire, à la barbe plus que vénérable, fut alors malmené, et emmené avec force coups de poings et de crosse de fusil, vers un chemin autour de Monteolivete (La Punta, Valencia), tandis qu’il priait le chapelet à haute voix. Parvenus au bord de la rivière Turia, ils le fusillèrent et le laissèrent là.

Le lendemain matin, on le retrouva étendu par terre, tenant dans la main gauche le crucifix contre sa poitrine ; il avait plusieurs blessures à la tête. Celui qui avait signé sa profession avec la croix, signa aussi la fin de sa vie avec la croix.

Le frère Pacífico a été béatifié en 2001.

Il est mentionné le 12 octobre au Martyrologe romain.

 

 

Román Sitko

1883-1942

 

Román était un prêtre polonais du diocèse de Tarnów, créé en 1783 sur une partie du territoire de l’archidiocèse de Cracovie. 

Il était né en 1880 et, une fois ordonné prêtre, accomplissait le ministère pastoral avec beaucoup de zèle pour les âmes, jusqu’à ce que son évêque lui confiât la charge de recteur du séminaire, où il se révéla un excellent formateur des jeunes aspirants au sacerdoce. Il reçut aussi du Saint-Siège le titre honorifique de Prélat domestique de Sa Sainteté.

Quand les troupes nazies occupèrent la Pologne, le séminaire fut fermé, mais Román continua dans la clandestinité les activités du séminaire, regrettant amèrement l’emprisonnement de tant de confrères prêtres, pour la libération desquels il offrait sa vie.

La police l’arrêta le 22 mai 1941 et on le condamna à la prison dans le camp de concentration de Darlewitz ou Auschwitz : là il fut l’ange gardien des autres prisonniers, en particulier auprès de ceux qui allaient être exécutés. 

Trop faible pour accomplir les durs travaux forcés qu’on lui avait imposés, il s’écroula par terre, épuisé, le 12 octobre 1942.

Un gardien le vit et lui écrasa le cou avec sa botte, provoquant la mort.

Le père Román Sitko est l’un des cent-huit martyrs béatifiés le 13 juin 1999 par le pape polonais Jean-Paul II. Il est mentionné le 12 octobre au Martyrologe.

Hedistus de Rome

1. siècle ?

 

Hedistus (ou Edistus, Aristus… Orestes) devrait être un Romain du premier siècle, et baptisé par s.Pierre.

C’était un officier de Néron.

De passage à Laurentum (proche de Rome), Hedistus fit la rencontre d’une petite famille chrétienne et alla chez ces gens, qui célébraient l’Eucharistie clandestinement, de nuit, dans une carrière. Le serviteur d’Hedistus, intrigué par ces allées-et-venues nocturnes, apprit finalement que son maître était chrétien et le dénonça à Néron.

Hedistus (et peut-être toute la famille en question) fut condamné à être enterré vivant dans cette même carrière où ils se réunissaient.

L’histoire, pour certains, est fantaisiste ; mais Hedistus est bien mort martyr à Laurentum.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Hedistus de Rome au 12 octobre.

 

 

Maximilianus de Lorch

† 3e siècle

 

Maximilianus naquit de pieux et riches parents à Celeia (Cilley, Norique, act. Autriche), qui le confièrent à sept ans à un certain Oranius.

Quand ses parents moururent, le jeune héritier distribua tous ses biens aux pauvres et aux esclaves de la maison ; ces derniers furent affranchis.

On suppose que Maximilianus fut le premier évêque connu du siège de Lorch, vers 257.

Juste après son élection, il alla à Rome où le pape confirma sans difficulté cette nomination.

De retour à Lorch, Maximilianus convertit un grand nombre de païens. Il aurait étendu son activité à la Bavière, où il aurait bâti l’église dédiée à Notre-Dame, sur le Freising.

Les empereurs romains sévirent à cette époque, et Maximilianus fut victime du préfet Evalisius ; ayant refusé de sacrifier aux idoles, Maximilianus fut martyrisé le 12 octobre 283 ou 284.

Des miracles se produisirent près de son tombeau à Lorch.

Saint Maximilianus de Lorch est commémoré le 12 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Domnina d’Anazarbe

† 304

 

D’après d’anciens récits, Domnina fut citée à comparaître devant le préfet Lysias à Anazarbe (Cilicie, auj. Ağaçli Turquie SC).

Elle subit une série de supplices : flagellation avec nerfs de bœuf, brûlures avec fers rouges, bastonnade, contorsion des membres.

Domnina fut alors jetée au fond d’un cachot, où elle expira.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Domnina d’Anazarbe au 12 octobre.

 

 

Opilio de Plaisance

5. siècle

 

Opilio aurait eu un frère, Gelasius.

On ne connaît rien de bien sûr sur la vie d’Opilio.

Traditionnellement, on raconte que le petit Opilio partageait son goûter avec des pauvres.

Devenu acolyte, il assista à la translation du corps de s.Antoninus (v. 30 septembre).

Diacre de l’Eglise de Plaisance (Italie N), Opilio se montra exemplaire par sa piété, son esprit d’austérité et sa grande charité envers les pauvres.

On croit qu’il mourut dans la première moitié du cinquième siècle.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Opilio de Plaisance au 12 octobre.

 

 

Cyprien et Felix d’Afrique

† 483

 

Le roi vandale Hunéric, arien, reprit la persécution contre les Chrétiens.

En 483, un décret ordonna la déportation massive de tout le clergé africain ; on en arrêta quatre mille neuf cent soixante-six entre évêques, prêtres, diacres et autres ministres, jusqu’à de jeunes lecteurs qui pouvaient n’être que des adolescents.

D’abord on les rassembla à Sicca Veneria et Lares (auj. Le Kef et Sottart Bou Lares, Tunisie NW). Les chefs exhortaient leurs victimes à accepter la «foi» arienne : Nous sommes chrétiens, nous sommes catholiques, nous proclamons toujours la Trinité en un seul Dieu, fut la réponse.

On les enferma dans de sombres cachots, avec interdiction d’en sortir ; les malheureux finissaient par enfoncer dans les ordures jusqu’aux genoux.

Quand enfin l’ordre fut donné de se mettre en marche, les prisonniers sortirent couverts d’excréments de la tête aux pieds.

Felix était évêque d’Abbis Minus depuis quarante-quatre ans. Paralysé, ne pouvant pas même parler, il ne tenait pas assis sur un cheval : Hunéric prétendit le faire tirer avec des cordes, mais on finit par l’attacher sur le dos d’un mulet comme un tronc d’arbre.

Cyprien était évêque d’Unizibir, et fit également partie de la colonne.

On ne marchait que de nuit, pour éviter l’excessive chaleur du jour. Mais les gardes piquaient leurs prisonniers pour leur faire presser le pas. Ceux qui ne pouvaient plus marcher furent attachés par les pieds aux chameaux. Beaucoup moururent et furent enterrés le long de la route.

A l’arrivée au but assigné à cette macabre expédition, dans le désert, on abandonna là ceux qui survivaient, en leur laissant un peu d’orge à manger - qu’on supprima bientôt. On imagine qu’ils ne tardèrent pas à rendre leur âme à Dieu.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Cyprien et Felix d’Afrique avec leurs Compagnons au 12 octobre.

 

 

Felix IV

526-530

 

Felix était fils de Castorius, et diacre au moment de la mort de Jean Ier.

D’après le Liber Pontificalis, ce Félix fut en quelque sorte «imposé» par le roi Théodoric, après deux mois de vacance du Siège de Pierre. Ce roi goth et arien soutenait Rome contre Constantinople.

Félix, cinquante-quatrième pape, succédait donc à saint Jean Ier.

Felix est le quatrième de ce nom, parce qu’on a laissé à Félix II son titre, bien qu’il n’ait pas été normalement élu et donc qu’il soit considéré comme antipape. Ce qui fait que notre Felix IV devrait être compté comme Felix III.

Pendant les quatre années de ce pontificat, Felix IV obtint la cession d’un grand bâtiment sur le Forum, dont il fit une ample basilique en l’honneur des saints Côme et Damien ; il fit refaire aussi la basilique de saint Saturnin, incendiée, sur la via Salaria.

Felix IV fut en relation avec saint Césaire d’Arles, entre autres sur le semi-pélagianisme. Le concile d’Orange de 529 publia des déclarations de Felix IV contre Pélage, Célestius, Julien d’Eclane, Fauste de Lérins. En outre Felix IV apaisa un petit différend entre l’arc hevêque de Ravenne et son clergé.

Sentant sa fin approcher, il remit devant une assemblée de dignitaires ecclésiastiques et civils, son pallium à l’archidiacre Boniface, qu’il nommait ainsi pour lui succéder.

Felix IV mourut, très probablement, le 12 octobre 530, date choisie dans l’actuel Martyrologe romain.

Le successeur de Felix IV fut donc Boniface II.

Rodobaldo Cepolla de Pavie

† 1254

 

Rodobaldo (Rouaud) illustra l’église de Pavie(Italie N au 13e siècle.

Après avoir été archidiacre de la cathédrale, il fut le cinquante-troisième évêque de Pavie, en 1230. C’est le pape Grégoire IX qui le consacra.

En union avec ce pape, il prêcha la croisade contre l’empereur Frédéric II, ce qui lui valut la prison. Mais ensuite il s’efforça de réconcilier l’empereur avec le pape Innocent IV.

Il mourut le 12 octobre 1254. Le Martyrologe mentionne qu’il eut le souci de retrouver des reliques de Saints.

 

 

Felice Rapagnano

1540-1604

 

Felice Rapagnano naquit en 1540 à Montegranaro (Fermo, Marches, Italie centre-est), de Gerolamo Rapagnano et Teodora Giovannuzzi, qui avaient déjà un autre fils.

Le papa, un maçon très modeste, le plaça pour garder les troupeaux. Sans aucune instruction, Felice se plaisait énormément à écouter les belles histoires de la Bible ou de la Vie des Saints que lisait à haute voix la fille du patron.

Quand son père mourut, Felice fut la tête de turc de son frère aîné et songea à la vie religieuse. En 1556, il entra chez les pères Capucins de Jesi (Ancône) et prit le nom de Serafino.

On le renvoya de tous les couvents des Marches, tant on ne supportait pas ses maladresses ; mais on le garda dans l’Ordre parce qu’il montrait une imperturbable gentillesse, une humilité exemplaire, un amour total de la pauvreté, une innocence angélique, tout cela dans une vie quotidienne marquée par la mortification.

Il ne dormait plus que trois heures par nuit ; son grand plaisir était de servir la Messe des prêtres ; il aurait voulu être envoyé à Lorette ou à Rome, pour servir beaucoup de Messes ; c’était un délice de voir avec quelle piété il servait la Messe.

On l’accusa d’avoir été trop généreux avec les légumes du jardin au profit des pauvres ; le Frère fit repousser quasi instantanément tout ce qu’il avait coupé. 

Complètement illettré, il avait de grandes lumières sur les textes liturgiques, sur les mystères de la Foi. Chargé de la quête à partir de 1590 à Ascoli Piceno, il fut connu de toute la population pour sa douceur et sa bonté, pour le chapelet et le crucifix qu’il portait sans cesse ; une délégation alla protester quand on eut vent d’un éventuel déplacement du Frère dans un autre couvent.

Il faisait aussi une quantité incroyable de miracles ; l’humble Frère fut favorisé de grâces exceptionnelles nombreuses. Les biographes en ont été tellement ébahis que, soit ils renoncèrent à les raconter, soit la jalousie les découragea.

Le Frère Serafino comprit que son heure approchait ; il demanda les Sacrements, qu’on lui refusa, tant il semblait encore loin de la fin ; on lui consentit la communnion, mais ce n’est qu’au dernier instant qu’on lui conféra l’Onction des Malades.

Il mourut ainsi le 12 octobre 1604, en telle odeur de sainteté qu’en 1610, le pape autorisa une lampe allumée en signe de vénération devant sa tombe.

Felice-Serafino a été béatifié en 1729 et canonisé en 1767.

 

 

Thomas Bullaker

1604-1642

 

Thomas Bullaker était né vers 1604 à Chichester (Angleterre).

Il était le fils unique d’un honnête médecin. Ses bons parents étaient tous deux de fervents Catholiques.

Thomas grandit dans l’innocence et la piété ; très tôt il fut envoyé au Collège anglais de Saint-Omer et, de là, à Valladolid, pour les études et la formation en vue du sacerdoce. Toujours en Espagne, Thomas réfléchit longuement et trouva sa voie dans l’Ordre franciscain, dont il reçut l’habit à Abrojo, non loin de Valladolid. Ce couvent fut aussi appelé Scala Cæli, depuis qu’un de ses Supérieurs avait vu plusieurs fois saint François lui apparaître en signe de son contentement pour cette sainte maison.

En 1628, Thomas fut ordonné prêtre.

Parti pour l’Angleterre, il arriva à Plymouth, mais fut immédiatement arrêté et jeté en prison. On lui fit endurer de très pénibles épreuves pendant deux semaines et on le libéra.

Par disposition du Provincial franciscain, Thomas travailla alors parmi les Catholiques pauvres de Londres ; il le fit avec beaucoup de zèle et de piété, et pendant douze années environ.

Le 11 septembre 1642, le père Thomas fut arrêté pendant qu’il célébrait la Messe chez de pieux bienfaiteurs. C’est de lui-même qu’on a un récit de son arrestation et de son jugement.

Il fut condamné à être tiré sur un brancard jusqu’à Tyburn, pour y être pendu, remis à terre encore vivant, écartelé et décapité : hanged, cut down alive, quartered and beheaded.

Sur le chemin de la prison à la potence, un autre franciscain, Arthur Bell, lui aurait demandé : Frère, j’ai fait la profession avant toi. D’où vient-il que maintenant tu aies la priorité sur moi ? Et Thomas de lui répondre : C’est la volonté de Dieu. Mais tu vas bientôt me rejoindre. Arthur se souvint de la prédiction, quand il subit le martyre, un an plus tard, le 11 décembre 1643.

Thomas Bullaker subit le martyre à Tyburn le 12 octobre 1642 et fut béatifié en 1987.

 

 

Pak Dae-sik Victorinus

1812-1868

 

Pak Dae-sik Victorinus est un laïc coréen né en 1812 à Gimhae (Gyeongsang-do, Corée S).

Il fut décapité à Daegu (Gyeongsang-do) le 12 octobre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

 

Eufrasio Barredo Fernández

1897-1934

 

Ce prêtre naquit le 8 février 1897 à Cancienes (Corvera, Asturies) : son père, de la Garde Civile, s’appelle José, et sa mère s’appelle Joséfa Fernández ; ce sont de bons chrétiens.

Eufrasio ira à l’école à Villaviciosa et à Tornón, où il fera sa première Communion ; puis à Mieres, où il se distingua comme excellent élève chez les Frères des Ecoles Chrétiennes.

En 1912, il entre au collège des Carmes Déchaux de Villafranca (Navarre) ; entré au noviciat en 1915, il fait sa première profession en 1916 sous le nom de Eufrasio de l’Enfant-Jésus, et se prépare au sacerdoce, qu’il reçoit en 1922 à Santander.

Au début, il est chargé d’enseigner la philosophie et la théologie aux jeunes aspirants de l’Ordre.

De 1926 à 1928, il est envoyé à Cracovie (Pologne) pour renforcer la présence carmélite dans ce pays.

A son retour, il est à Burgos, où il dirige deux revues, enfin à Oviedo en 1933, où il est prieur. Il voulait vraiment être le «premier» (prior) à montrer l’exemple dans toutes les vertus ; il le fera, et jusqu’au martyre.

Son zèle se déployait auprès des jeunes, des malades, des pauvres ; on l’appelait de tous côtés pour confesser, pour prêcher, pour conseiller, tant on estimait sa prudence, sa sagesse, son humilité, sa douceur, son esprit plein de miséricorde, et aussi sa vie de mortification.

Quand éclate la révolution des Asturies, le 4 octobre 1934, plusieurs églises furent incendiées et une bonne trentaine de prêtres et religieux furent assassinés, parmi lesquels le père Barredo.

Le père Barredo, donc, chercha d’abord à mettre en sûreté ses religieux, puis essaya de s’éloigner, en sautant le mur du couvent, d’une hauteur de quatre mères. En tombant, il se luxa la hanche droite, et ne pouvait se relever. Des voisins l’aidèrent et l’accueillirent chez eux ; quelques jours plus tard, il leur demanda de le conduire à l’hôpital sous un faux nom.

Mais il fut reconnu comme prêtre, parce qu’il portait au cou le scapulaire de la Vierge du Carmel ; le père Eufrasio reconnut immédiatement sa condition de prêtre et, pour ce motif, fut  arraché de sa chambre par une escadre de miliciens et soumis à maintes vexations et outrages, qu’il subit sans prononcer un mot. Au moment d’être fusillé, le 12 octobre 1934, il s’adressa aux miliciens en ces termes : «Je vous pardonne, mes fils», puis «Vive le Christ Roi».

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Bartolomé Caparrós García

1872-1936

 

Né le 27 février 1872 à Vera (Almería), il fut baptisé le lendemain.

Entré au séminaire diocésain, il fut ordonné prêtre en 1895. Il eut neuf postes successifs : Albox, Pocicas, Olula del Río, Serón, Albox, Gádot pendant huit ans (1912-1920), Garrucha, Arboleas, enfin et de nouveau à Albox.

Très marial, il s’employa à faire couronner canoniquement la Vierge de Saliente, dont il fit restaurer le sanctuaire ainsi que le presbytère. Un tel rite comporte des démarches auprès de l’autorité diocésaire d’abord, pour reconnaître l’authenticité des miracles qui se sont produits à cet endroit, puis auprès des instances vaticanes, qui procèdent encore à d’autres enquêtes. Il y faut de la patience.

Il était haï des laïcistes. Dès le début de la révolution de juillet 1936, il eut à peine le temps de consommer les Hosties, qu’on venait l’arrêter le 26 juillet. On l’obligea à se déshabiller. On le laissa aller à Fiñana, où on l’arrêta pour de bon et on le conduisit à la prison d’Almería.

Après maintes tortures dans la prison, il fut martyrisé le 12 octobre 1936 au cimetière d’Almería.

Béatifié en 2017, Bartolomé Caparrós García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

 

 

Joan Codinach Espinalt

1872-1936

 

Né et baptisé le 28 mai 1872 à Mura (Barcelone), il avait pour parents José, un fabricant, et Antonia.

Il éudia aux séminaires diocésains de Vic, puis de Barcelone pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1897.

Il travailla dans les paroisses d’Esparraguera, Llobregat, Badalona, San Juan de Gracia ; mais l’activité paroissiale ne le satisfaisait pas : il s’orienta vers les missionnaires clarétains.

Il fit un noviciat à Cervera et la profession en 1907. On le nomma coadjuteur du maître des novices.

En 1908, il fit partie de la deuxième expédition de Pères clarétains pour la Colombie, qui quitta Barcelone en décembre. En Colombie, de Sabanilla à Barranquilla et Cartagena, on arriva à Quibdó en février 1909.

De cette expédition, plusieurs moururent de maladies contractées sur place ; d’autres partirent à temps. Le père Codinach revint en Espagne très malade, et le resta tout le reste de sa vie.

En 1912, il fut envoyé à la communauté clarétaine de Berga, comme bibliothécaire, puis à Vic en 1915. Il publia des homélies, des poésies, des traductions, qui furent publiées dans la revue catalane Le Messager du Cœur de Jésus ainsi que dans La Festa Santificada, sous le pseudonyme de Joan de Mura.

Le 20 juillet, il partit du couvent avec d’autres ; le 24, ils fuent reçus dans une ferme, où ils priaient chaque jour le rosaire.

Le 13 août, eut lieu une perquisition ordonnée par les révolutionnaires de Taradell, qui ordonnèrent aux Prêtres de ne pas bouger de là, sous peine d’entraîner la mort des propriétaires. Le 8 octobre, on vint les prendre pour la prison de Vic.

On fusilla le père Joan au petit matin du 12 octobre 1936 le long de la route Vic-Barcelone, au niveau de Malla.

Béatifié en 2017, Joan Codinach Espinalt sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

 

 

José González Huguet

1874-1936

 

José naquit à Alacuás (Valencia) le 23 janvier 1874.

Après ses études au Grand séminaire de Valencia, il reçut le doctorat en théologie et fut ordonné prêtre en 1898.

Vicaire à Sueca et Paterna, curé à Puzol et Cheste, il fut à ce dernier poste pendant un quart de siècle.

C’est dans cette paroisse qu’en 1917 l’église prit feu et que don José se précipita dans les flammes pour aller prendre le Saint Sacrement. Ensuite il quêta pour pouvoir reconstruire l’église.

En 1936, après la «victoire» du Front populaire, il dut quitter sa paroisse dès le mois d’avril et se réfugier à la Ferme de Baló, puis se cacher dans une maison de paroissiens.

Le 5 juillet, il put encore célébrer, entouré de ses paroissiens. Mais au moment de la révolution, qui éclata le 19 juillet, cette famille fut menacée et le bon curé alla se présenter spontanément aux «autorités».

Une première fois enfermé en prison, il fut relâché à condition de ne pas s’absenter. Repris, il fut conduit au Comité, au milieu des insultes des passants qui lui déchiraient ses vêtements, l’écorchaient à coups de couteaux. On lui coupa les oreilles en pleine place publique.

Il ne disait rien et priait silencieusement.

Au matin du 12 octobre 1936, ils le placèrent le long de la voie ferrée et lui tirèrent dix-huit coups de feu, abandonnant son cadavre au cimetière de Ribarroja.

Don José González Huguet fut béatifié en 2001.

 

 

Pedro Salcedo Puchades

1874-1936

 

Pedro était né le 24 février 1874 à Castellar (Valencia, Espagne), deuxième des cinq enfants de Matías et Elena, et fut baptisé le lendemain.

Il fallait travailler dur pour vivre, et le petit Pedro ne reçut aucune formation scolaire : il aidait les parents aux travaux de la terre, et participait le plus qu’il pouvait aux offices de la paroisse : on le remarquait surtout pour sa piété, car Pedro voulait quelque chose de plus, pour son âme, qu’une simple (quoique déjà exemplaire) «participation» aux offices. Un jour les Capucins du couvent voisin de Massamagrell lui proposèrent d’entrer chez eux.

Il hésitait encore, mais un événement providentiel devait le convaincre de quitter le monde. Il travaillait à un moulin quand il trouva un chapelet. Un de ses compagnons le lui arracha des mains et le jeta dans la chaudière ; peu après, la chaudière explosa et ce garçon fut tué, ainsi que quelques autres compagnons. Pedro en fut tellement impressionné qu’il se résolut à demander son admission dans l’Ordre.

Il fit sa profession religieuse de Frère dans l’Ordre des Capucins en 1900, assumant le nom de Pacífico, qui lui allait véritablement bien. Ne sachant écrire, il signa sa profession d’une simple croix.

Il eut pour condisciple un certain Berardo de Lugar Nuevo de Fenollet, qui sera à son tour martyr (voir au 4 septembre).

Pendant trente-sept années, il fut quêteur, d’abord au couvent de Monforte del Cid, puis à celui de Massamagrell, où se trouvait le séminaire provincial de l’Ordre franciscain.

Il édifia tout le monde par son exemple de bonté et de douce simplicité. Son activité de quêteur était fatigante, mais à peine rentré dans son couvent il participait à toutes les activités. Il assistait à plusieurs messes chaque jour, montrant ainsi sa ferveur pour l’Eucharistie, et son respect pour ses Confrères prêtres.

Au moment de la guerre civile et de la persécution, le couvent fut fermé et Pedro-Pacífico trouva refuge chez un de ses frères à Castellar. Il s’attendait au martyre, mais restait serein. A un parent il disait : Prends un Crucifix, tiens-le dans tes mains, et n’aie pas peur des persécutions.

Mais la milice surveillait. Un escadron vint frapper à la porte au soir du 12 octobre 1936. Tout le monde fut plaqué au mur et l’on demanda qui était le flaret (le frère). A l’image de Jésus-Christ, lors de son arrestation au Jardin des Oliviers, frère Pacífico répondit sans hésiter : C’est moi.

Ce religieux sexagénaire, à la barbe plus que vénérable, fut alors malmené, et emmené avec force coups de poings et de crosse de fusil, vers un chemin autour de Monteolivete (La Punta, Valencia), tandis qu’il priait le chapelet à haute voix. Parvenus au bord de la rivière Turia, ils le fusillèrent et le laissèrent là.

Le lendemain matin, on le retrouva étendu par terre, tenant dans la main gauche le crucifix contre sa poitrine ; il avait plusieurs blessures à la tête. Celui qui avait signé sa profession avec la croix, signa aussi la fin de sa vie avec la croix.

Le frère Pacífico a été béatifié en 2001.

Il est mentionné le 12 octobre au Martyrologe romain.

 

 

Josep Casals Badía

1891-1936

 

Né et baptisé le 8 février 1891 à Berga (Barcelone), Josep avait pour parents José et Antonia.

Il entra chez les Pères Clarétains de Cervera en 1910 et, après le noviciat, fit la profession comme frère convers en 1911.

C’est à Cervera qu’il passa presque toute sa vie religieuse. Dans cette grande communauté de plus de deux cents personnes, il accomplit sa mission de cuisinier et économe, chargé des provisions et des courses. En 1935, il passa à Vic.

Le 21 juillet 1936, il fut un des derniers à quitter la maison, juste après avoir caché l’image de la Très Sainte Vierge, et juste avant l’irruption des Rouges. Le 22 il s’occupa de fournir de quoi manger aux novices.

Le 23 il fut arrêté une première fois et conduit à la mairie, mais le maire le fit relâcher, avec la recommandation de ne pas circuler dans la rue.

Du 25 au 29 juillet, il fut envoyé par son Supérieur auprès de l’évêque qui se cachait par là.

Le 13 août, il rejoignit Le Vivet, où un autre Frère put lui obtenir un laisser-passer pour Berga, son pays natal. Il pensait partir le lendemain matin, mais il y eut une perquisition dans la nuit, et il reçut l’ordre de ne pas sortir de là où il se trouvait. Et on lui déchira son laisser-passer. Les jours passèrent.

Le 8 octobre, des miliciens de Vic arrivèrent : les Religieux étaient en train de prier le Rosaire avec la famille ; ils embarquèrent les pères Codinach et Codina et le frère Casals, en direction de la prison.

Le 11 octobre, la Generalidad annonça que le lendemain, 12 octobre, les comités cessaient, de sorte que celui de Vic s’occupa de «nettoyer» la prison.

Le 12 octobre 1936 au petit matin, on les emmena tous les trois sur la route Vic-Barcelone ; on retrouva le cadavre du Frère à hauteur de Manso Rosell, sur la route de Manlleu.

Béatifié en 2017, Josep Casals Badía sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

 

 

Miquel Codina Ventayol

1909-1936

 

Né le 8 novembre 1909 à Artés (Barcelone), il fut baptisé le 12 novembre et confirmé à trois ans ; ses parents étaient Antonio, un maçon, et María ; il avait un frère.

En 1921, il entra au postulat des Pères Clarétains de Vic, y fit le noviciat, puis la profession en 1926. Il étudia la philosophie à Solsona, la théologie à Cervera. Il fut extrêmement brillant. Avant même d’être ordonné prêtre, il publia des recensions dans des revues spécialisées, Ilustración del Clero et Palaestra Latina.

Après son ordination (1934), il fut professeur à Cervera, où il enseigna l’Introduction à la Sainte Ecriture.

A la fin de l’année scolaire 1936, il vint à Barcelone pour d’autres recensions et pour des questions concernant la langue grecque. Le 18 juillet, il eut juste le temps de prendre le dernier train pour Vic.

Le 21, la communauté se dispersa et Miquel se réfugia chez un chanoine de la cathédrale, qui lui fournit des vêtements civils. Le 22, il rejoignit La Serra de Taradell, où il retrouva d’autres Clarétains. Deux ou trois fois, il réussit à trouver un laisser-passer pour Vic ; il y alla le 13 août : là, il rencontra son père, qui lui déconseilla formellement de retourner à Artés ; il revint à Taradell. Ce même jour, il y eut une perquisition, au cours de laquelle Miquel se déclara étudiant et professeur ; on le laissa, mais on déchira son laisser-passer et on lui donna l’ordre de ne pas sortir de là, sinon les propriétaires le paieraient, et on lui montra un révolver en lui demandant ironiquement : Vous savez à quoi ça sert ?

Le père Miquel eut l’imprudence, du moins l’audace, de demander à son frère d’intervenir auprès de la Generalidad et du comité de Taradell pour lui obtenir un laisser-passer ; il était toujours optimiste, mais c’est pour cela qu’on finit par savoir qui étaient ces gens qui vivaient à Taradell.

Le 8 octobre, des miliciens de Vic arrivèrent et embarquèrent les pères Codinach et Codina et le frère Casals, en direction de la prison.

Le 12 octobre 1936 on les emmena tous les trois à Malla, au carrefour de la route Vic-Barcelone et de celle pour Manresa, où ils furent fusillés.

Béatifié en 2017, Miquel Codina Ventayol sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

Román Sitko

1880-1942

 

Román était un prêtre polonais du diocèse de Tarnów, créé en 1783 sur une partie du territoire de l’archidiocèse de Cracovie. 

Il était né en 1880 et, une fois ordonné prêtre, accomplissait le ministère pastoral avec beaucoup de zèle pour les âmes, jusqu’à ce que son évêque lui confiât la charge de recteur du séminaire, où il se révéla un excellent formateur des jeunes aspirants au sacerdoce. Il reçut aussi du Saint-Siège le titre honorifique de Prélat domestique de Sa Sainteté.

Quand les troupes nazies occupèrent la Pologne, le séminaire fut fermé, mais Román continua dans la clandestinité les activités du séminaire, regrettant amèrement l’emprisonnement de tant de confrères prêtres, pour la libération desquels il offrait sa vie.

La police l’arrêta le 22 mai 1941 et on le condamna à la prison dans le camp de concentration de Darlewitz ou Auschwitz : là il fut l’ange gardien des autres prisonniers, en particulier auprès de ceux qui allaient être exécutés. 

Trop faible pour accomplir les durs travaux forcés qu’on lui avait imposés, il s’écroula par terre, épuisé, le 12 octobre 1942.

Un gardien le vit et lui écrasa le cou avec sa botte, provoquant la mort.

Le père Román Sitko est l’un des cent-huit martyrs béatifiés le 13 juin 1999 par le pape polonais Jean-Paul II. Il est mentionné le 12 octobre au Martyrologe.

 

Carlo Acutis

1991-2006

 

Carlo Acutis naquit le 3 mai 1991 à Londres, où se trouvaient ses parents pour raisons professionnelles, mais ils revinrent bientôt à Milan (Italie) dès le mois de septembre.

Ces parents sont des gens qui conservent les bonnes habitudes, mais ne sont pas vraiment pratiquants. En revanche, la semence chrétienne que leur fils Carlo recevra, germera et grandira de façon extraordinaire.

Carlo aimait prier, aller dans les églises, visiter les sanctuaires, et ses parents ne lui refusaient pas ces moments où le garçon rencontrait déjà l’Invisible.

Il désirait intensément recevoir l’Eucharistie, et put faire la Première communion à l’âge de sept ans ; de ce jour, il tint à participer chaque matin à l’Eucharistie de sa paroisse. Etre toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie, écrivit-il alors. Mieux : il savait se recueillir un moment avant la messe ou après, et répétait : Si l’on s’approche tous les jours de l’Eucharistie, on va tout droit au paradis.

Il aimait en même temps se purifier avant de communier, et pour cela se confessait chaque semaine. Et comme on ne peut dissocier Jésus de sa sainte Mère, il priait chaque jour le chapelet. De Marie, il dira plus tard : Elle est l’unique femme de ma vie. Il s’intéressa particulièrement aux apparitions mariales de Lourdes et de Fatima.

Il aurait certainement apprécié notre blog, car il aimait lire la vie des Saints, comme s.François d’Assise, s.Antoine de Padoue, s.Dominique Savio, les trois voyants de Fatima.

En grandissant, Carlo ne se distingua pas de ses camarades de jeux et d’école ; il jouait au football, comme tout Italien, apprenait le saxophone ; bon élève, tant chez les Marcellines de Milan qu’à l’Institut Léon XIII des bons pères Jésuites, il montrait simplement son enthousiasme et sa gentillesse envers tous. Il encourageait ses camarades de l’aumônerie : L’Eucharistie, c’est l’autoroute qui mène au ciel.

Son temps libre passait en bonnes œuvres : le catéchisme aux plus jeunes de la paroisse, la visite aux personnes âgées ; s’il avait de l’argent, il le gardait pour le redonner en aumônes, répétant : Le bonheur s’est d’avoir le regard tourné vers Dieu. La tristesse, c’est d’avoir le regard tourné vers soi-même.

Mais surtout, ce jeune garçon fut un passionné d’informatique. Sans avoir encore la formation d’un professionnel, il «flairait» les trucs qui lui permettaient de réaliser des merveilles : montages de films, création de sites (pour la paroisse, pour le lycée), et expliquait aux autres comment il fallait faire.

Sa plus belle réussite fut sa recherche enthousiaste sur les miracles eucharistiques. Pendant deux années, avec l’aide de ses parents, bien sûr, il visita les lieux de cent trente-six miracles reconnus par l’Eglise, recueillant toutes les informations, les récits, les photographies possibles. Ce fut d’abord un petit site internet, qui aboutit finalement à une magnifique exposition : elle fut présentée dans le monde entier, sur les cinq continents, dans les paroisses, dans les sanctuaires de Lourdes, de Fatima, de Guadalupe…

Et voilà qu’en octobre 2006, le jeune Carlo de quinze ans fut diagnostiqué très gravement malade : leucémie foudroyante de type M3. Il fut hospitalisé à Monza ; mais il demeura le garçon souriant qu’il avait toujours été. Jamais une plainte : J’offre toutes les souffrances que je dois subir au Seigneur, pour le pape et pour l’Eglise, et pour aller directement au Paradis.

Toujours préoccupé des autres, il dit à ses parents d’aller se reposer, il encourageait les autres patients ; le personnel médical était étonné, édifié par cette attitude si tranquille, alors que Carlo était en phase terminale.

Avant de voir mourir ce jeune garçon, digne d’un Domenico Savio (v. 9 avril), citons encore deux phrases de ce «cyber-apôtre» :

Notre objectif doit être l’infini, non pas le fini. L’Infini est notre Patrie. Depuis toujours nous sommes attendus au Ciel.

Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies.

Carlo s’éteignit à ce monde au matin du 12 octobre 2006.

Selon son souhait, il fut enterré à Assise, la ville de s.François.

Douze ans plus tard, dans le cadre du procès de béatification de Carlo, on procéda à la reconnaissance canonique de son corps : la maman put l’attester, son fils lui semblait comme mort à peine quelques instants auparavant, tant il était bien conservé.

On attendait un miracle : en 2010, un petit enfant brésilien était atteint d’une grave déformation du pancréas ; l’opérer aurait coûté la vie du jeune garçon. On invoqua l’intercession de Carlo : le pancréas reprit sa forme et sa place normales, sans aucune intervention. Le changement était inexplicable.

Carlo Acutis devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 12 octobre.

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