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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 23:00

20 OCTOBRE

 

I.

S Corneillle, centurion, premier païen baptisé par s. Pierre, cf. Act X-XI.

IV.

S Caprasius, compagnon de ste Foy ; il se présenta spontanément au juge après s'être un moment caché.

VI.

S Agricol, neveu présumé de s. Remi, dont les reliques furent brûlées en 1568.

Ste Irène (Iria, Eiriâ), moniale près de Nabantia, où un seigneur, puis son propre directeur tentèrent de la corrompre, et le seigneur la fit décapiter ; elle pourrait être la vierge de Thessalonique fêtée le 3 avril, dont les reliques seraient venues plus tard à Nabantia.

VII.

S Sonnace, évêque à Reims.

S Sindulphus, prêtre d'Aquitaine venu vivre en ermitage à Aussonce.

SS Bradan et Orora, dans l'île de Man.

VIII.

S Vital, évêque à Salzburg, fondateur d'une abbaye à Zell.

S Andreas Calybite, moine crétois martyr des iconoclastes à Byzance, différent de s. André de Crète (cf. 4 juillet).

S Acca, ami des ss. Wilfrid et Bède, abbé à Saint-André, évêque à Hexham ; très bon chanteur, grand savant, expulsé pendant deux ans de son siège.

XI.

S Adérald, fondateur d'un prieuré à Villacerf.

XII.

Ste Adeline, sœur de s.Vital, première abbesse à l'abbaye des Dames Blanches à Mortain, dépendant de celle de Savigny fondée par Vital.

XV.

B Jakub Strzemię, noble polonais franciscain, évêque à Halicz, puis Lvov, qu'on retrouva intact dix ans après sa mort.

XX.

Ste Anna Francesca Boscardin (Maria Bertilla, 1888-1922), italienne, des enseignantes de Sainte-Dorothée ; considérée comme une bonne à rien, elle se révéla une infirmière exceptionnelle lors de la première Guerre Mondiale ; elle convertit par sa patience dans la souffrance le médecin-chef de l'hôpital.

B Franz Alexander Kern (Jacob, 1897-1924), prémontré autrichien à Geras ; il s'offrit pour remplacer un religieux passé dans le schisme de l'Eglise nationale tchèque, béatifié en 1998.

 

Corneille, centurion
1er siècle

On a vu le 11 octobre que la parole du diacre saint Philippe amena à la conversion le premier païen, l’eunuque de la reine d’Ethiopie (Ac 8:26-40).
Un autre Gentil reçoit la grâce un peu plus tard, de façon non moins merveilleuse : il s’agit du centurion Corneille, qui sur l’invitation d’un ange, appelle l’Apôtre Pierre chez lui pour en recevoir la Parole de Vie (Ac 10).
Corneille commandait une cohorte à Césarée de Palestine. Il était pieux, croyant, généreux dans ses aumônes. Mais il n’était pas juif au sens religieux, n’ayant pas reçu la circoncision qui introduit l’homme dans la communauté juive.
Un ange invite donc Corneille à appeler Pierre, tandis que Pierre est à son tour invité à se rendre chez Corneille. 
Pierre parla donc à ce centurion et à toute sa maisonnée. De façon étonnante, voici que l’Esprit Saint «tomba sur eux» comme une nouvelle Pentecôte, alors qu’il n’étaient pas même baptisés. Pierre les fit baptiser sur le champ.
Cette rencontre de Pierre avec des non-circoncis fut l’occasion de la dispute avec les Juifs de Jérusalem, qui aboutit au premier Concile de Jérusalem (Ac 15).
On ne sait rien de précis sur la suite de la vie du cher Centurion. Pour certains, il aurait fondé à Césarée une Eglise réunissant les païens convertis, et dont il serait devenu l’évêque, après Zachée. Puis il aurait évangélisé la Mésie, devenant évêque à Skepsis (?).
Il reste que saint Corneille, le centurion, est fêté le 20 octobre.


Caprasius d’Agen
† 303

Dans l’histoire de sainte Foy d’Agen (v. 6 octobre), il fut fait allusion à s.Caprasius ou Caprais.
Il se serait caché non loin d’Agen, au moment où une «rafle» devait exterminer tous les Chrétiens d’Agen. De là vient probablement l’assertion que Caprasius était un ermite. Mais il n’est jamais présenté comme un homme d’Eglise, diacre ou prêtre.
De sa cachette, il vit ou il apprit le martyre de la courageuse Foy qui, avec ses douze ans, n’eut pas peur d’accepter le martyre pour sa foi. Cette force d’âme émut Caprasius, mais il était encore indécis. 
Il demanda à Dieu «un signe», et il vit - peut-être seulement en vision, ou bien de la colline de sa cachette pouvait-il observer les événements - il vit, donc, un ange déposer une couronne sur la tête de Foy, tandis qu’elle était étendue sur le gril, puis une pluie soudaine éteignit ce gril ; Caprasius eut aussi l’inspiration de frapper de sa main le rocher de sa cachette, faisant ainsi sourdre une source d’eau.
Désormais convaincu, il alla se présenter au juge pour partager le sort de Foy (et des autres Chrétiens immolés). Il y serait allé avec Alberta, la sœur de Foy.
On avancera peut-être qu’il y a dans cette histoire quelque chose d’un peu trop «merveilleux» ; c’est même fort possible. Mais on ne voit jamais que Caprasius fût évêque d’Agen. Si le premier évêque d’Agen s’appelait Caprasius, ce fut un autre personnage, sauf si nous ignorons d’autres éléments importants de la vie de Caprasius.
Caprasius serait donc mort quelques jours après Foy, en octobre 303.
La Source Saint-Caprais est toujours là, dans cette petite caverne proche d’Agen.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Caprasius d’Agen martyr (mais pas évêque) au 20 octobre.


Sindulphus de Reims
† 640

Sindulphus (Sandoux, Sendou) était originaire d’Aquitaine.
Il quitta son pays, par désir de perfection évangélique, laissant tout pour suivre le Christ. Il s’établit un peu à l’est de Reims, à Aussonce (Ardennes), pour y conduire une vie d’austère anachorète.
On ne précise pas s’il reçut le sacerdoce dans sa région d’origine ou à Reims.
Il priait continuellement ; après le coucher du soleil, il prenait un peu de pain et d’eau.
Il mourut, dit-on, avant le milieu du 7e siècle ; vers 640 ? On trouve cependant aussi la date de 660.
Saint Sindulphus de Reims est commémoré le 20 octobre dans le Martyrologe Romain.


Vital de Salzburg
† 730

Vital était peut-être bien originaire d’Irlande.
Il fut le deuxième évêque de Salzburg (Autriche), siège qu’avait fondé s.Rupert (v. 27 mars).
Il fut évêque de 718 à 730, en même temps qu’il était abbé du monastère Saint-Pierre.
Il passe pour avoir été un homme extrêmement savant, très estimé de son peuple.
L’activité de Vital fut l’évangélisation du Pinzgau, au sud-ouest de Salzburg. Il fonda l’abbaye de Zell
On a rappelé sa douceur, sa charité, son esprit de miséricorde et de conciliation. 
Vital aurait fait pousser un lys sur une pierre.
Il mourut vers 730.
Vital est resté le patron céleste du Pinzgau, mais on l’invoque aussi pour les enfants et pour les femmes enceintes.
Il n’y a pas eu de canonisation de s.Vital au sens strict du mot, mais le culte en fut autorisé dans le diocèse de Salzburg en 1628.
Saint Vital de Salzburg est commémoré le 20 octobre dans le Martyrologe Romain.


Andreas le Calybite
† 766

Cet Andreas, né en Crète, est dit Calybite, pour le distinguer de s.André de Crète (v. 4 juillet) ; le grec kalubion signifie cabane.
D’abord moine solitaire en Crète, Andreas vint à Byzance pour exprimer courageusement à l’empereur la juste doctrine sur le culte des images. L’empereur le fit torturer, puis l’abandonna à la foule. Roué de coups, il fut jeté à la voierie au bas des murs de Constantinople, où des fidèles réussirent à le retrouver pour l’ensevelir dignement en un lieu appelé Crisis. C’est là l’explication de l’autre surnom d’Andreas, in Crisi.
C’était le 20 novembre 766.
Le monastère construit à cet endroit, devint mosquée en 1489.
Saint Andreas le Calybite est commémoré le 20 octobre dans le Martyrologe Romain.


Adérald de Samblières
950-1004

Adérald eut pour père Walon et pour mère Odrade, et naquit vers le milieu du 10e siècle.
Ces bons parents chrétiens confièrent l’éducation et la formation de leur fils à des ecclésiastiques, qui lui inspirèrent l’amour de l’Ecriture sainte et de la vie des Saints.
Bientôt ordonné acolyte, il sera ordonné prêtre pour le diocèse de Troyes.
Sa prière, ses vertus, lui attirèrent beaucoup de fidèles qui recouraient à ses conseils, à son assistance, le cas échéant… à ses miracles. Il aimait être auprès des malades, des pauvres, des faibles, selon ce mot de Jésus-Christ : Ce que vous avez fait au moindre d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25:40). 
Il devint chanoine et archidiacre de Troyes.
Parti en pèlerinage en Terre Sainte (il aurait même fait douze fois ce pèlerinage), il en rapporta un fragment du saint Sépulcre. Il déposa cette précieuse relique dans le prieuré qu’il fonda alors à Samblières, qu’on appela désormais Saint-Sépulcre.
Il mourut peu de temps après, le 20 octobre, vers 1004.
Au 17e siècle, Saint-Sépulcre fut rebaptisé Villacerf (Aube).
Lors de la Révolution, des mains impies profanèrent les reliques d’Adérald et les jetèrent dans la fosse commune.
Saint Adérald de Samblières est commémoré le 20 octobre dans le Martyrologe Romain.

Adeline de Mortain

† 1125

 

Adeline (Aline) était la sœur de saint Vital (v. 7 janvier) et comme lui petite-fille de Guillaume le Conquérant.

Comme son frère, Adeline fut attirée par la vie monastique et fonda une communauté au Neufbourg près de Mortain (Manche). 

Puis Vital (avec l’appui du comte Guillaume de Mortain) fonda pour elles, en 1105 ou 1115, un monastère de femmes à Mortain, qui prirent la règle cistercienne. Les Religieuses portèrent donc l’habit blanc de Cîteaux, et l’abbaye prit populairement le nom de Abbaye des Dames Blanches ou même simplement Abbaye Blanche.

Adeline en fut l’abbesse.

Elle s’éteignit en 1125, aussitôt vénérée, et le Martyrologe la mentionne le 20 octobre.

 

 

Jakub Strzemię

1340-1409

 

Jakub vit le jour en 1340 en Pologne, dans le diocèse de Cracovie ; il venait d’une des plus grandes familles du pays, qui s’installa ensuite à Vladimir (Russie).

Jeune encore, il entra dans l’Ordre franciscain, avec le désir d’être missionnaire en Ruthénie. Il fit aussi un séjour à l’université de Rome.

En 1375, il fut nommé à la tête d’une expédition de Dominicains et de Franciscains en Ruthénie et en Moldavie.

En 1385, il fut gardien (supérieur) du couvent franciscain à Lviv.

En juin 1391, il fut nommé évêque de Halicz et collabora étroitement avec les princes régnants, Jadwiga d’Anjou et Władysław Jagellon pour la christianisation de la Lithuanie.

Jakub continua à pratiquer la pauvreté si chère à son ordre et parcourut en tous sens son immense diocèse en édifiant les populations plus encore par ses vertus que par ses paroles. Il créa de nouvelles paroisses, utilisa son patrimoine pour la construction d’églises et de monastères ; il fonda un hospice pour les sans-abris, les malades et les pèlerins ; il promut l’adoration du Saint-Sacrement, la procession de la Fête-Dieu. 

Sa dévotion mariale était intense et il aurait eu une vision de la Vierge avec l’Enfant-Jésus.

Il serait mort le 20 octobre 1409 et fut béatifié en 1790.

Il est le co-patron de la province franciscaine de Cracovie ; on l’invoque aussi contre les maux de tête : des malades guérissent quand on leur impose la mitre du saint évêque.

 

 

Anna Francesca Boscardin

1888-1922

 

Le 6 octobre 1888 naquit à Brendola (Vénétie, Italie nord-est) Anna Francesca, aînée des trois enfants de Angelo et Maria Teresa Benetti.

Le papa, qui tenait une petite entreprise d’élevage de vers à soie, était malheureusement alcoolique et irascible. La maman supporta courageusement cette situation et éleva les enfants dans la foi chrétienne. 

Anna - qu’on appela en famille Annetta - apprit tôt à prier et put recevoir la Première communion en 1897, ce qui était précoce pour l’époque. Mais elle fréquenta peu l’école, où elle ne se montra pas particulièrement douée, tellement peu qu’on la surnomma l’oie.

Humble et soumise, elle ne s’en offusqua pas. Elle entra dans les rangs des Enfants de Marie, et fit le vœu de virginité à treize ans.

Accompagnée de son curé, qui ne croyait pas à sa vocation religieuse, elle entra tout de même chez les Sœurs de Sainte-Dorothée (Filles du Sacré-Cœur) à Vicenza, en 1905.

A la maîtresse des novices, elle déclara tout simplement : Je ne suis qu’une oie ; j’ai besoin de devenir une sainte.

Elle reçut le nom de Maria Bertilla.

Robuste paysanne, elle se vit confier les tâches pesantes : le four, la buanderie. Mais elle avait des qualités telles que la Supérieure générale l’envoya à Trévise pour y préparer son diplôme d’infirmière.

Cependant, la supérieure de Trévise, déçue de voir arriver cette paysanne, la mit à la cuisine pour y seconder une vieille Religieuse.

En 1907, elle fit à Vicenza sa profession. La Supérieure générale la renvoya à Trévise, où la Supérieure locale s’affligea de nouveau de la voir arriver ; mais elle finit par l’envoyer quand même dans la salle des enfants malades. Et c’est là que Maria Bertilla fit preuve de sa véritable vocation, se révélant une remarquable infirmière, intelligente et habile, à la fois ferme et pleine d’attentions pour chacun : elle passa avec succès les examens d’habilitation.

En même temps, un cancer commença à la ronger, mais elle n’en montra rien, demeurant toujours active et souriante.

Lors de la Première guerre mondiale, le front se trouva proche de Trévise, et Maria Bertilla alla soigner les blessés et les moribonds, leur portant du vin et du café quand on ne pouvait les transporter.

Quand l’hôpital fut évacué sur Viggiù (Come), la Supérieure envoya de nouveau cette «paysanne» à la cuisine, lui reprochant d’être trop attachée aux malades et de se surcharger de travail. Mais la Supérieure générale la rappela à Vicenza et lui confia la responsabilité des pupilles de la nation.

Renvoyée à Trévise après la guerre, elle sentit s’aggraver sa maladie ; on l’opéra, mais elle mourut le 20 octobre 1922.

Elle avait encore dans son habit le petit catéchisme de son enfance.

On s’aperçut alors du trésor qu’on avait perdu et qui se cachait derrière ce sourire. Des miracles attestèrent la sainteté de Maria-Bertilla : elle fut béatifiée en 1952 et canonisée en 1961.

 

 

Franz Alexander Kern

1897-1924

 

Franz naquit à Breitensee (Vienne, Autriche) le 11 avril 1897 et fut baptisé le 19 avril suivant.

Après l’école publique, il entra en 1908 au Petit séminaire de ce diocèse, à Oberhollabrunn.

Trois ans après déjà, il s’inscrivait dans le Tiers-Ordre franciscain et faisait, à seize ans, le vœu de chasteté.

En 1915 il fut enrôlé dans l’armée et fut gravement blessé aux poumons en 1916 ; le diagnostic vital fut suspendu pendant plusieurs mois, au terme desquels il fut décoré de la médaille du courage. C’était ce qu’il appela lui-même le début de sa semaine sainte.

Ne pouvant plus combattre sur le terrain, il put entrer en 1917 au Grand séminaire de Vienne, mais fut tout de même rappelé au front vers la fin de la guerre.

A Vienne, il fit partie de l’Association Amelungia, une association catholique pour étudiants.

En 1919, un religieux prémontré quitta ouvertement son couvent de Prague pour adhérer à l’Eglise Nationale Tchèque (schismatique). Cela provoqua en Franz un vif sentiment de tristesse, et il voulut «remplacer» ce religieux déserteur. Il entra chez les Prémontrés de Geras en 1920 et prit le nom de Jakob (Jacques), en référence à saint Jacques Lacoupe, un des martyrs de Gorcum (voir la notice de Gorcum).

En 1922 il fut ordonné prêtre. Ce 23 juillet fut pour lui son Dimanche des Rameaux. Malgré sa mauvaise santé permanente, il commença l’apostolat à Geras et aux alentours.

En 1923, on dut lui retirer quatre côtes, sous simple anesthésie locale ; la religieuse qui l’assistait lui avait donné un mouchoir blanc à serrer entre les dents pour supporter la douleur : le mouchoir fut complètement déchiré… ; l’année suivante, quatre autres côtes encore. En octobre, une troisième intervention similaire devait être pratiquée, durant laquelle il mourut.

C’était le 20 octobre 1924, le jour où il devait émettre les vœux définitifs.

Franz (Jakob) Kern fut béatifié en 1998.

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