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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:00

22 OCTOBRE

 

II.

S Markos, évêque à Jérusalem.

III.

S Aberkios, évêque à Hiérapolis, dont on connaît l'épitaphe, rédigée par lui-même.

Ste Cordule, une compagne de ste Ursule à Cologne, qui se présenta d'elle-même aux barbares après être restée cachée dans un bateau (?).

S Salarius, évêque à Luni (VII.?).

IV.

S Philippos, évêque à Héraclée, martyr avec le diacre s. Hermès, horriblement maltraités, brûlés vifs. 

S Mallonus, venu d'Angleterre à Rome, converti par le pape qui l'ordonna premier évêque à Rouen.

S Népotien, évêque à Clermont.

S Valerius, archidiacre à Langres, martyr à Port-sur-Saône.

VI.

SS Constantin et Simplicius, abbés au Mont-Cassin.

S Verecundius, évêque à Vérone.

S Nunctus, venu d'Afrique dans la région de Mérida ; pour ne pas être tenté par la vue de quelque femme, il se faisait accompagner par deux moines, devant et derrière lui ; les habitants l'assassinèrent parce qu'il était trop mal vêtu, mais ils furent punis bientôt après par des douleurs mortelles.

S Lupentius, abbé à Javols, assassiné en Lorraine où il est très vénéré.

VII.

S Mérovée, moine thaumaturge à Bobbio, fondateur d'une abbaye à Precipiano.

S Léothade, abbé à Moissac et (ou) évêque à Auch. 

VIII.

S Modéran, évêque à Rennes, mort à Berceto. 

IX.

S Benoît de Massérac, ermite venu de Patras, retiré près du lac de Murin.

Stes Nunilo et Alodia, martyres près de Huesca ; de père musulman, elles préférèrent garder la foi reçue de leur mère. 

S Donat, irlandais ; de retour de Rome, il fut divinement indiqué pour devenir évêque à Fiesole, où il mourra environ quarante-sept ans plus tard.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2001 :

Lasalliens : Andrés Zarraquino Herrero (Honorato Andrés, *1908), Álvaro Ibánez Lázaro (Florencio Martín, *1913) et Pedro Lorente Vicente (Ambrosio León, *1914), près de Valencia ;

- béatifiés en 2007 :

Dominicains : Germán Caballero Atienza (*1880) et José Menéndez García (*1888), prêtres ; Victoriano Ibáñez Alonso (*1864), profès, près de Santander ;

Carmes déchaux : Luis Minguell Ferrer (L. María de N.Dame de la Merci, *1902), prêtre, à Barcelone ;     

Lasalliens : Josep Casas Lluch (Ildefons Lluís, *1886), à Barcelone.

Marcos de Jérusalem
2. siècle

Après la dernière révolte de Jérusalem (135), la ville fut entièrement romanisée. L’Eglise qui s’y trouvait n’était plus composée que de Chrétiens issus de la gentilité.
Marcos fut ainsi appelé à occuper le siège de Jérusalem - qui portait désormais le nom de Ælia Capitolina ; il en était le quinzième évêque.
A lui revenait la tâche immense de recomposer la vie ecclésiale de cette ville au passé si riche.
On ne sait combien d’années dura cet épiscopat, ni ce que fit particuliièrement Marcos ni comment et quand il mourut. 
Il ne fut pas martyr.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Marcos de Jérusalem au 22 octobre.


Aberkios d’Hiérapolis
3. siècle

Pour situer Abercios, il faudra rappeler que la ville d’Hierapolis (l’ancienne Hieropolis) fit partie de la Phrygie orientale ou Phrygie Salutaire, à l’ouest de Synnada (act. Şuhut, Turquie W).
Ce qu’on sait de remarquable d’Abercios, est ce qu’il fit écrire lui-même pour son épitaphe. En voici le texte, à peu près totalement reconstitué :
Citoyen d’une ville distinguée, j’ai fait ce monument
de mon vivant, afin d’y avoir un jour une place pour mon corps.
Je me nomme Aberkios ; je suis disciple d’un saint pasteur
qui fait paître ses troupeaux de brebis par mont et par vaux,
C’est lui qui m’enseigna les Ecritures fidèles.
C’est lui qui m’envoya à Rome contempler la souveraine
et voir la reine aux vêtements d’or, aux chaussures d’or.
Je vis là un peuple qui porte un sceau brillant.
J’ai vu aussi la plaine de Syrie et toutes les villes,
Nisibe au-delà de l’Euphrate. Partout j’ai vu des confrères.
J’avais Paul pour… La foi me conduisait partout.
Partout elle me servit en nourriture un poisson de source,
très grand, pur, pêché par une vierge pure.
Elle le donnait sans cesse à manger aux amis.
Ella a un vin délicieux, elle le donne avec du pain.
J’ai fait écrire ces choses, moi Abercios, à l’âge de septante-deux ans.
Que le confrère qui les comprend prie pour Aberkios.
On ne doit pas mettre un tombeau au-dessus du mien,
Sous peine d’une amende de deux mille pièces d’or pour le fisc romain,
de mille pour ma chère patrie, Hiéropolis.

Le saint pasteur est évidemment Jésus-Christ ; la reine aux vêtements d’or est la capitale de la chrétienté, Rome, reine de toutes les Eglises ; le peuple qui porte un sceau brillant sera le peuple des baptisés.
Aberkios parle de toutes les villes où il a voyagé : de la Syrie à Nisibe en Mésopotamie, au-delà de l’Euphrate. L’évocation de saint Paul - malheureusement tronquée et illisible - veut peut-être faire allusion au deuxième voyage de s.Paul, qu’Abercios reprend à son tour.
Le poisson pêché par une vierge pure, c’est le Christ né de la Vierge Marie (rappelons que le mot grec IXTHUS, poisson, est l’anagramme de Iesus Christos Theou Yios Soter : Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur). Le vin et le pain sont bien sûr l’Eucharistie.
On sait qu’Aberkios fut évêque de Hierapolis et qu’il mourut à la fin du deuxième ou au début du troisième siècles. 
Une histoire dite légendaire a prétendu que le voyage à Rome fut imposé par l’empereur Marc-Aurèle qui voulait demander à Aberkios de guérir sa fille, Lucilla, possédée. La reine aux vêtements d’or est alors l’impératrice. Plus tard, Dieu aurait donné l’ordre à Aberkios de repartir en Syrie combattre l’hérésie, puis Aberkios parcourut toutes les régions citées plus haut avant de revenir à Hiérapolis.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Aberkios d’Hiérapolis au 22 octobre.


Philippos et Hermes d’Héraclée
† 303

Philippos fut évêque d’Héraclée (Thrace, auj. Grèce N).
Quand se déchaîna la persécution, il demeura sur place, encourageant ses fidèles à affronter courageusement les ennemis du Christ.
Vers février 303, la police vint apposer des scellés aux portes de l’église. Mais le vénérable Philippos alla célébrer les Saints Mystères dans un autre édifice. De nouveau, la police fit irruption, tortura Philippos et fit main basse sur tout le mobilier et les objets précieux du culte, qui furent brûlés sur la place publique.
Après un premier interrogatoire, on reconduisit en prison l’évêque, son diacre Hermès et d’autres fidèles : Philippos fut maltraité durant le trajet, il roula à terre plusieurs fois, comme le Christ tomba plusieurs fois sous le poids de sa lourde croix. Comme le Christ, Philippos ne montra aucun sentiment de révolte. On admirait ce vieillard qui souffrait avec joie tant d’insultes.
Cette constance valut au président du tribunal, Bassus, de se convertir. Mais son successeur s’acharna sur les Confesseurs. Philippos fut attaché par les pieds et traîné par la ville. Philippos devenait une loque humaine, mais encore vivante. Remis au cachot, il y séjourna encore de longs mois.
A nouveau convoqué, Philippos refusa encore de sacrifier aux dieux. Il fut dépouillé de ses vêtements et cruellement battu ; tous les membres étaient en lambeaux, les entrailles mises à nu. Le juge s’entêtait.
Le diacre Hermès fut à son tour interrogé.
L’Evêque et son Diacre furent condamnés à être bûlés vifs. Ils voulurent se rendre au bûcher d’un pas joyeux, mais il fallut porter le vieil évêque, qui ne pouvait plus tenir sur ses pieds. A l’endroit choisi, on enterra les deux Soldats du Christ jusqu’aux genoux, on leur lia les mains derrière le dos avec une corde qui fut attachée à un clou.
Le diacre Hermes prit encore le temps d’exhorter son fils à rester fidèle à Dieu.
Les flammes suffoquèrent bientôt les deux Martyrs. Philippos fut retrouvé les deux bras étendus, en prière ; le visage d’Hermes était resté intact. Dépité, le juge fit jeter les corps dans l’Ebre, mais les fidèles les en retirèrent.
Ce martyre eut lieu le 22 octobre 303.
Il restait en prison un certain Severus, qui fut martyrisé le lendemain, mais il n’a pas été retenu dans le Martyrologe.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Philippos et Hermes d’Héraclée au 22 octobre.


Mallonus de Rouen
† 312

Mallonus serait né en Grande-Bretagne à Cardiola, une cité inconnue, proche de Cardiff.
La graphie erronée Mellonus (français Mellon) a longtemps prévalu.
Dans des circonstances qui nous échappent, Mallonus aurait été amené en ôtage à Rome, où il participa à un culte envers Mars.
Le pape Etienne († 257) l’amena au Christ, l’ordonna prêtre et le nomma premier évêque de Rouen, vers 260.
Mallonus accomplit beaucoup de miracles ; il détruisit l’idole Roth ; un jour qu’il parlait dans une maison, le fils du propriétaire, Præcordius, monta sur le toit de la maison pour mieux entendre, mais il tomba et se tua juste aux pieds de Mallonus : celui-ci le rappela à la vie et ce miracle surprenant engendra la conversion de beaucoup de gens ; Mallonus construisit deux églises, l’une dédiée à la Sainte Trinité, l’autre à la Sainte Vierge.
Il mourut vers 312 à Héricourt-en-Caux, après un épiscopat d’un demi-siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Mallonus de Rouen au 22 octobre.


Valerius de Langres
† 350

Il est encore très difficile de situer ce diacre Valerius (qu’on se reporte par exemple à la notice de s.Desiderius de Langres, 23 mai).
Il y a aussi une confusion entre les noms de Valerius et Vincentius, qui semblent désigner le même personnage.  
Valerius, diacre de Langres, aurait quitté cette ville avec d’autres fidèles, pour échapper à l’envahisseur vandale, mais les barbares les rejoignirent et les massacrèrent à Port-sur-Saône (Vesoul, Haute-Saône). 
La difficulté principale consisterait à élucider la date précise de cette invasion des Vandales et de l'épiscopat de s.Desiderius. On suppose que le martyre de Valerius eut lieu vers 350.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Valerius de Langres au 22 octobre.

Lupentius de Javols

540-584

 

Lupentius (Louvent, Lupien) était né vers 540 à Gavaldà (Javols).

Entré dans la vie religieuse vers 564, il devint abbé de Saint-Privat à Javols (Mende, Lozère) en 576.

Le comte de Javols l’accusa auprès de la reine Brunehaut : il aurait mal parlé d’elle. Convoqué par celle-ci à Metz, il plaida non-coupable et put se retirer.

Mais le comte, insatisfait du sort de l’abbé, le poursuivit, l’arrêta et le fit torturer de diverses façons ; comme un chat qui s’acharne sur sa victime déjà blessée, le comte le laissa repartir et le rattrappa près de l’Aisne, où il se reposait quelque peu. Là, le comte lui trancha la tête et précipita dans la rivière le corps et la tête attachés à des pierres.

Ce meurtre - qu’on n’a pas assimilé à un martyre - se produisit vers 584.

Des bergers retrouvèrent le corps, puis le chef, qu’ils ensevelirent pieusement. Par la suite, tout malade qui venait prier à ce tombeau, retournait guéri.

Les reliques de s.Lupentius furent portées à la cathédrale de Châlons-en-Champagne, mais furent détruites dans l’incendie de 1668.

Lupentius est très honoré en Lorraine, où maintes paroisses lui sont dédiées.

On lui attribue des miracles pour les enfants, pour les infirmes et les maladies nerveuses.

Saint Lupentius de Javols est commémoré le 22 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Léothade d’Auch

† 718

 

Léothade pourrait avoir été issu de la famille d’Eudes d’Aquitaine.

Il aurait été successivement abbé de Moissac et trente-sixième évêque d’Auch. Les deux localités sont peu distantes et il n’est pas rare qu’on ait fait appel à un moine ou un abbé d’une proche abbaye pour élire le nouvel évêque.

L’abbatiat se serait déroulé entre 678 et 691 (Léothade est nommé dans une charte concernant l’abbaye, en 680) ; l’épiscopat, entre 691 et 718.

Il y a cependant quelques difficultés dans cette chronologie, car on trouve la signature de Léothade comme évêque d’Auch au concile de Bordeaux en 673. Par ailleurs, on ne trouve pas son nom dans la liste officielle des abbés de Moissac. Reste aussi le problème de la charte citée ci-dessus…

En 1857, on ouvrit un sarcophage de la cathédrale d’Auch, où l’on trouva des fragments d’une crosse épiscopale.

Saint Léothade d’Auch est commémoré le 22 octobre dans le Martyrologe Romain, qui ne parle pas d’abbatiat.

 

 

Modéran de Rennes

† 730

 

Le premier évêque de Rennes semble avoir été Modéran, vers 358, mais ce n’est pas le nôtre.

Modéran (Moderamnus, Moderandus, Maurand ou Moran) était, d’après une récente étude, le fils d’un comte de Tournay, localité flamande sise sur les bords de l’Escaut. 

Il devint le dix-septième évêque de Rennes, de 703 à 720. Mais les habitants de ce diocèse ne bénéficièrent pas beaucoup de la présence de leur évêque pendant ces dix-sept années.

En effet, Modéran voulut augmenter son trésor de reliques, faire le pèlerinage à Rome, et à Reims. Il partit, écoutant la voix de Dieu, peut-être sur un avertissement céleste.

En Italie, lors d’une halte non loin du monastère de Berceto (Parme, Italie NO), ces reliques restèrent accrochées à une branche, que Modéran n’arrivait plus à atteindre ; il promit alors de remettre une partie de ces reliques au proche monastère, et il put reprendre ses reliques.

Revenu dans son diocèse, il ne fit que donner sa démission, pour laisser la place à un successeur et pour se retirer dans ce même monastère de Berceto.

Modéran mourut une dizaine d’années plus tard à Berceto, vers 730, célèbre par ses miracles, fut-il affirmé.

Saint Modéran de Rennes est commémoré le 22 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Benoît de Massérac

† 845

 

Ce Benoît serait né à Patras (Grèce), de famille sénatoriale, détail que les historiens jugent contestable.

Vers 882, il vint avec sa sœur et quelques compagnons dans la région de Nantes, où le comte Gondebaud leur céda un terrain pour construire un monastère. 

Ce monastère fut à l’origine de la paroisse, puis de la localité de Massérac (qui s’écrit localement aussi Macérac).

Benoît mourut vers 845.

Saint Benoît de Massérac est commémoré le 22 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Nunilo et Alodia de Huesca

† 851

 

Ce ne sont pas les seules victimes de la persécution musulmane de Cordoue au 9e siècle. Il y en eut quarante-huit, que le Martyrologe recense à leurs dates respectives.

Nunilo et Alodia (on trouve aussi Nunilón et Elodia) étaient les filles jumelles d’un couple mixte, qui vivait à Adhuesca (Huesca, Espagne) : le père, libéral, était musulman ; la mère, chrétienne, avait fait baptiser ses filles et les éduquait chrétiennement.

Les deux époux moururent. Un parent, qui voulait s’emparer de l’héritage des deux jeunes filles, les dénonça au juge ; ce dernier, comprenant la mauvaise intention de l’accusateur, et voyant ces jeunes filles sans défense, annula le procès. Mais le parent alla les dénoncer au gouverneur de Huesca : ou elles apostasiaient, ou elles seraient décapitées.

Nunilo et Alodia n’hésitèrent pas : leur foi passait avant tout. Elles furent condamnées à mort et décapitées à Huesca en 851.

On ajoute que, précipités du haut des remparts, les corps furent abandonnés aux oiseaux prédateurs, qui ne les touchèrent pas ; la nuit suivante, on vit des rayons lumineux qui éclairaient l’endroit où se trouvaient les corps.

Les saintes Nunilo et Alodia de Huesca sont commémorées le 22 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Donato de Fiesole

790-876

 

Originaire d’Irlande, Donato ne portait certainement pas ce nom, mais on ne lui en connaît pas d’autre.

En 816, troublé par de récentes incursions qu’on suppose danoises, il quitta la famille et le pays, et arriva à Rome.

Au retour, il s’arrêta à Fiesole (Toscane), récemment ravagée par les Normands. Le peuple s’était rassemblé avec le clergé dans la cathédrale. Notre Irlandais montra sans doute des signes de grande piété, car on le remarqua et, d’un seul cœur, tous proclamèrent cet étranger donné par Dieu pour être leur évêque.

On imagine la surprise de l’Elu, ses protestations. Rien à faire, il dut s’incliner et obéir à la volonté divine.

Donat fut ainsi le dixième évêque de Fiesole, et le resta pendant près de cinquante ans, de 829 à 876.

Sa tâche principale fut d’encourager la population à se relever des précédents conflits.

En 850, Donato assista au couronnement de Louis II ; en 866, ce dernier accorda des mesures en faveur du diocèse de Fiesole.

En 861, ce fut le concile de Rome, qui devait juger l’archevêque de Ravenne.

Donato nous a laissé des écrits, une vie de sainte Brigide de Kildare (v. 1er février), des poèmes et sa propre épitaphe.

Il mourut en ou vers 876.

Saint Donato de Fiesole est commémoré le 22 octobre dans le Martyrologe Romain.

Victoriano Ibáñez Alonso

1864-1936

 

Victoriano naquit le 2 novembre 1864, à Santibáñez de Resoba (Palencia, Espagne) et fut baptisé le 5 suivant.

Après l’école primaire, il travailla dans des localités voisines : Rabanal de los Caballeros, Rueda y Villaescusa del Bardal, où il se signala aussi pour son activité charitable envers les malades.

Ayant rencontré les Dominicains au sanctuaire de Montesclaros, il sollicita son entrée en 1888, d’abord comme simple domestique, puis comme membre à part entière de la communauté, en tant que Frère convers (ou coopérateur). 

Après le noviciat, il fit la profession à Las Caldas de Besaya en 1893, puis fut au sanctuaire de Montesclaros jusqu’en 1908.

Il faisait la quête dans les villages alentour et s’occupait de la sacristie et des écuries.

En 1908, il fut envoyé au couvent de Olivar (Madrid), puis à Oviedo et de nouveau à Olivar.

Pour des motifs de santé, on l’envoya à Montesclaros (1935) et, quand la communauté dut se disperser le 16 août 1936, à Los Carabeos.

De nouveau malade, il revint à Montesclaros, où il fut découvert, en même temps que les pères Germán Caballero et José Menéndez (voir leurs notices), le 29 septembre.

Le sort des trois Religieux fut identique : arrêtés ensemble, enfermés à Montesclaros puis à Reinosa, ils furent conduits à Los Montes de Saja (Santander) pour y être exécutés, dans la nuit du 21 au 22 octobre 1936. Victoriano avait soixante-douze ans.

Le frère Victoriano Ibáñez Alonso fut béatifié en 2007.

 

 

Germán Caballero Atienza

1880-1936

 

Germán naquit le 11 octobre 1880 à Castromocho (Palencia, Espagne), le jour où l’on fêtait alors la Maternité de Marie (et où en 1962 commença le 2e Concile de Vatican). Il fut baptisé le 13 suivant.

Ce fut un garçon vif, joueur, mais aussi obéissant et pieux.

A douze ans, il alla chez son oncle, curé de Gozón, pour étudier le latin, et entra au collège des Jésuites à Carrión de los Condes.

Plus tard, il entra à l’école apostolique dominicaine de Corias (Asturies), où il fit la profession le 8 décembre 1898 et les études philosophiques.

En 1902, il passa à Salamanque pour la théologie et fut ordonné prêtre en 1906.

Après dix années d’enseignement à Corias (où il fut aussi sous-directeur) et La Coruña, il fut envoyé en Amérique.

De 1913 à 1935, il travailla activement au Mexique, au Costa-Rica, au Salvador, au Nicaragua, et de nouveau au Salvador.

Au début de 1936, il revint en Espagne et fut au sanctuaire de Montesclaros. 

La communauté s’étant dispersée à cause de la révolution, il trouva à se réfugier à Aldea de Ebro, le 16 août.

Le 29 septembre, il fut arrêté et enfermé justement dans le couvent de Montesclaros, puis à Reinosa.

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1936, on le fit sortir pour l’exécuter à Los Montes de Saja (Santander).

Le père Germán Caballero Atienza fut béatifié en 2007.

 

 

Josep Casas Lluch

1886-1936

 

Josep était né à Sampedor (Barcelona, Espagne) le 20 juin 1886.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1899, à treize ans, au noviciat mineur de Bujedo ; il fit ensuite le noviciat en 1902, prit l’habit et le nom religieux de Ildefonso Luis.

Il exerça son activité pédagogique d’abord à Condal (1904) puis fut nommé à Bonanova (1905). 

Suite aux lois laïques de 1905, la province française de Béziers venait d’ouvrir un collège («Provenza»), où le Frère Ildefonso resta treize ans, démontrant ses excellentes capacités artistiques (dessin, aquarelles, miniatures), mais aussi en matières scientifiques (téléphone et chimie).

Il fait ses vœux perpétuels en 1915.

Le collège étant fermé en 1919, il passa à Hostalets puis à Granollers, Josepets (1925), Gerona. En 1933, il fut directeur à Horta.

La persécution se déchaîna en 1936. le Frère Ildefonso eut l’occasion de fuir en France, mais en bon pasteur qui n’abandonne pas ses brebis, il ne voulut pas les quitter avant de s’assurer de leur sécurité.

Quand il put partir, il fut arrêté une première fois à Gerona, conduit à Barcelona, mais tout de même libéré le 19 octobre, quoique étroitement surveillé : on savait bien que par ses déplacements, il pourrait sans le savoir être un guide sûr vers d’autres Religieux. C’est ce qui se passa.

Il était en train de téléphoner, quand des miliciens vinrent fouiller et lui demandèrent d’où on l’appelait.

On l’arrêta le soir même et il fut assassiné, le 22 octobre 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

José Menéndez García

1888-1936

 

José naquit le 19 février 1888, à Genestosa (Tineo, Asturies, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

En 1895, il reçut la Confirmation.

Il alla chez le curé de Abona pour étudier le latin.

Plus tard, il entra à l’école apostolique dominicaine de Corias (Asturies), où il fit la profession en 1904 et les études philosophiques.

En 1908, il passa à Salamanque pour la théologie et fut ordonné prêtre ; en 1912, il passa à Barcelone, avant de gagner le couvent de Oviedo.

Ses dernières années se passèrent au sanctuaire de Montesclaros, où il était chantre et organiste. 

La communauté s’étant dispersée à cause de la révolution, il trouva à se réfugier à Aldea de Ebro, le 16 août, avec son Confrère, le père Germán Caballero (voir la notice).

Le 29 septembre, il fut arrêté et enfermé justement dans le couvent de Montesclaros, puis à Reinosa.

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1936, on le fit sortir pour l’exécuter à Los Montes de Saja (Santander).

Le père José Menéndez García fut béatifié en 2007. 

 

 

Luis Minguell Ferrer

1902-1936

 

Luis était né à Pola de Gordón (León) le 13 juin 1902 et fut baptisé le 6 juillet suivant.

Sa famille s’étant installée à Badalona, il entra au Petit séminaire carme de cette localité, en 1912.

En 1917, il entra au noviciat des Pères carmes à Tarragona, et fit la premiière profession en 1918, avec le nom de Luis María de Notre-Dame de la Merci.

En 1924, il fut ordonné prêtre et fit partie de la communauté de Barcelone, où il enseigna.

Au moment de la guerre civile de 1936, il se réfugia chez des amis, puis chez un oncle.

Il eut la «chance» d’obtenir un sauf-conduit pour sortir d’Espagne, mais, héroïquement, il le donna à un autre Confrère. Quant à lui, il continua de changer fréquemment de refuge, pour ne pas compromettre ses hôtes.

Le 26 septembre 1936, il fut cependant repéré chez un de ses frères.

Conduit à la prison San Elías, Il «disparut». Ce n’est qu’un an plus tard qu’un témoin put raconter qu’on le fit sortir de la prison, le 22 octobre 1936, pour l’exécuter.

Luis a été béatifié en 2007.

 

 

Andrés Zarraquino Herrero

1908-1936

Álvaro Ibáñez Lázaro

1913-1936

Pedro Lorente Vicente

1914-1936

 

Andrés Zarraquino Herrero naquit à Bañón (Teruel, Espagne) le 18 avril 1908.

Il commença le noviciat ches les Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils, et prit l’habit en 1924 au noviciat de Hostalets de Llers, avec le nom religieux de Honorato Andrés.

Il commença son apostolat à Tortosa, puis Gracia, Barcelone (1931) et Bonanova.

 

Álvaro Ibáñez Lázaro était né le 12 juin 1913 à Godos (Teruel, Espagne), et fut baptisé le lendemain.

En 1927, à quatorze ans, il entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils et y prit l’habit en 1929, avec le nom religieux de Florencio Martín.

Son apostolat commença en 1932 à Barcelone, et continua à Bonanova en 1933.

 

Pedro Lorente Vicente, le plus jeune des trois, était né à Ojos Negros (Teruel, Espagne) le 7 janvier 1914, et fut baptisé le 11 janvier suivant.

Il fut d’abord chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Monreal del Campo, puis commença le noviciat à Cambrils en 1925, pour y prendre l’habit en 1930, à seize ans, avec le nom religieux de Ambrosio León.

En 1932 il commença son activité au collège de Notre-Dame de Bonanova.

 

A partir de 1933, donc, ces trois Religieux partagent la vie de communauté à Bonanova, où allait sévir la persécution en 1936.

Le 19 juillet, la communauté fut dispersée, et les Frères devaient trouver refuge quelque part. Ils errèrent quelques jours puis décidèrent de partir chez eux, en Aragón, en passant par Valencia, où ils se dirigèrent, à pied. Mais à Valencia, ils constatèrent que la guerre civile les empêchait de continuer leur voyage.

Les deux Frères Honorato et Florencio trouvèrent refuge chez Madame Adelantado, où ils menèrent une vie très édifiante.

L’autre Frère, Ambrosio, trouvait à donner des leçons particulières aux enfants dans une autre maison, où il édifia tout le monde.

Ils eurent tous les trois l’idée d’exercer leur «métier» d’enseignants, en se présentant à une école qui avait besoin de maître. On leur demanda leur diplôme, qu’ils n’avaient pas avec eux, et qu’on demanda à Barcelona. La réponse fut qu’ils avaient effectivement leur diplôme de maîtres, mais qu’ils étaient Frères des Ecoles Chrétiennes, ce qui était leur arrêt de mort.

Le 22 octobre vers midi, un groupe de miliciens se présenta au domicile où se trouvaient nos deux premiers Frères, pour les arrêter. Ils furent conduits à la «tchéka», dans le Séminaire transformé en caserne, en attendant de pouvoir arrêter aussi le troisième Frère, ce qui se fit à son retour plus tard dans l’après-midi.

Les trois Frères furent alors conduits dans un coin de Valencia et fusillés vers dix-huit heures, ce même 22 octobre 1936.

Ces trois martyrs ont été béatifiés en 2001.

Ils sont inscrits au Martyrologe le 23 octobre, suite à une petite erreur bien explicable devant le grand nombre de Martyrs à inscrire dans ce saint livre.

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Published by samuelephrem - dans 10-octobre
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  • : Plus de 8500 notices de Bienheureux et Saints. Déjà traités : 1. Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. 2. Papes. 3. Saints du Calendrier Romain. 4. Les Saints et Bienheureux reconnus depuis le 12e siècle (sauf 2017). 5. Les Saints et Bienheureux des siècles VI-XI. 6. (en cours) : Les Saints et Bienheureux des siècles II-V. 7. (mise à jour) : Bienheureux et Saints proclamés en 2017. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Bonne visite !
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