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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 23:00

24 OCTOBRE

 

?

SS Cyriacus et Claudianus, martyrs à Hiérapolis en Phrygie.

IV.

S Félix, évêque à Thibiuca.

V.

S Proklos, évêque à Constantinople et successeur de Nestorius, grand défenseur de la maternité divine de Marie, auteur présumé du trisagion : “Saint Dieu, Saint fort, Saint immortel, aie pitié de nous”.

VI.

S Martino, moine à Montemassico ; le diable le tentait sous forme d'un serpent qui habitait dans la même grotte que lui ; il fit des miracles.

S Arethas et environ quatre cent vingt martyrs yéménites, clergé et sodats, victimes d'un tyran juif.

S Magloire, gallois, cousin des ss. Samson et Malo, abbé puis évêque à Dol.

S Senoch, descendant de barbares installés en Poitou et devenu ermite thaumaturge ; il sut accepter les observations de s. Grégoire de Tours.

S Martin, diacre à Nantes, puis ermite à l'origine d'un monastère bénédictin à Vertou.

S Cadfarch, gallois ; frère des ss. Cawrdaf, Thangwn, Maethlu.

VII.

S Eberigisil, évêque à Cologne, assassiné par des brigands.

S Fromond, normand, évêque à Coutances, fondateur d'une abbaye de moniales àau Ham.

X.

S Florentin, à Bonnet. 

XIX.

Bx Yu Hang-geom Augustinus et Yun Ji-heon Franciscus, laïcs coréens martyrs, écartelés, béatifiés en 2014.

S Antonio María Claret y Clará, prêtre espagnol, fondateur des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie ; évêque à Cuba, aumônier de la reine à Madrid, administrant son diocèse depuis l'Espagne ; à la révolution de 1868 il vint en France et, après le concile de Vatican I, dut partir chez les Cisterciens de Fontfroide pour échapper à la police.

XX.

S Luigi Guanella (1842-1915), prêtre salésien italien, très sensible aux handicapés, fondateur des Filles de Sainte-Marie de la Providence et des Serviteurs de la Charité, canonisé en 2011.

B Giuseppe Baldo (1843-1915), prêtre italien, curé pendant presque quarante ans, très actif, fondateur des Petites Filles de Saint-Joseph, béatifié en 1989.
Bx Martyrs espagnols de 1936 :
        - béatifié en 2013 :
Lazaristes : Amado García Sánchez (1903-1936), prêtre, aux Asturies ;
        - béatifiées en 2017 : 
Filles de la Charité : Toribia Marticorena Sola et Dorinda Sotelo Rodríguez (*1882, 1915), à Barcelone.

Cyriacus et Claudianus de Hiérapolis
?

Les deux Martyrs Cyriacus et Claudianus moururent à Hiérapolis (Phrygie, auj. proche de Şuhut, Turquie W) à une date et dans des conditions qui nous sont inconnues.
Le nom Cyriacus pourrait s’énoncer Kyriakos, tandis que Claudianus a une sonorité toute latine.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Cyriacus et Claudianus de Hiérapolis au 24 octobre.


Proklos de Constantinople
390-446

Proklos (Proclus) naquit vers 390 à Constantinople.
Il fut secrétaire du patriarche Attikos, qui l’ordonna diacre et prêtre ; puis il fut évêque nommé de Cyzique, de l’autre côté de la mer de Marmara, en face de Constantinople. En réalité, cette nomination resta sans suite et Proklos demeura à Constantinople.
En décembre 428, quand le fameux Nestorius devint patriarche de Constantinople, Proklos proclama dans un sermon solennel en sa présence la maternité divine de Marie. Nestorius n’osa pas sévir contre un orateur si puissant, mais on ne sait pas non plus ce qu’il advint de Proklos pendant quelques années.
On n’a pas trace non plus de sa présence éventuelle au concile d’Ephèse (431), qui déposa Nestorius.
Mais en avril 434, Proklos fut nommé patriarche de Constantinople.
Proklos s’employa à faire disparaître les traces de la doctrine de Nestorius, celles de Théodore de Mopsueste ainsi que celles d’Ibas d’Edesse.
En 435, il écrivit un «tome» ou lettre dogmatique aux Arméniens, pour les persuader de rejeter totalement les positions de Nestorius, de Théodore et d’Ibas.
Un des plus grands événements de cette période, fut le retour triomphal du corps de s.Jean Chrysostome (v. 14 septembre) de Comane à Constantinople, en janvier 438.
Proklos mourut en 446, probablement en juillet.
Le concile de Chalcédoine (451) lui décerna le titre de Grand.
De Proklos nous avons ses discours, ses lettres, le tome aux Arméniens. Proklos réussit à trouver des formules capables de faire l’union des esprits, en un temps où les pires divisions venaient souvent de termes équivoques ou mal interprétés.
Proklos serait peut-être l’auteur du solennel Trisagion que nous chantons le Vendredi Saint : 
Hagios o Theos, Hagios iskhyros, Hagios athanatos, eleïson himas !
ce qu’on traduit habituellement : 
Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, aie pitié de nous !
(Immortel est une traduction imparfaite, quoiqu’acceptée communément ; il faudrait dire : ‘qui ne connaît pas la mort’). Si Proklos n’en est pas l’auteur direct, c’est en son temps qu’on l’utilisa, particulièrement lors d’un grave tremblement de terre qui secoua Constantinople, obligeant toute la population a s’éparpiller dans la nature environnante.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Proklos de Constantinople au 24 octobre.


Arethas de Nedjrân et Compagnons
524

Nous nous trouvons ici dans la région qu’est aujourd’hui le Yémen, dans le sud-ouest de l’Arabie.
Arethas, fils de Caneph, était le chef de la cité de Nedjrân, qui avait reçu l’influence éthiopienne chrétienne. Mais le vrai pouvoir de toute la région était aux mains d’un Juif, Dhû-Nowas, qui entreprit, l’hiver 523-524, de faire disparaître la colonie chrétienne.
Il prit la ville de Safar, massacra les habitants chrétiens et transforma l’église en synagogue. Il s’attaqua ensuite à la ville de Nedjrân, feignit d’accepter la capitulation, mais massacra tous ceux qui refusaient d’apostasier. Le spectacle de cet assaut fut véritablement horrible.
L’ancien évêque fut exhumé et jeté au feu ; on jeta dans une immense fosse ardente tout le clergé et les vierges consacrées, en tout quatre-cent vingt-sept personnes ; l’église flamba ; on compta globalement quelque quatre mille victimes ; en voici quelques détails.
Les assaillants s’en prirent à une noble femme, nommée Ruma, et à ses deux filles : ils égorgèrent les deux enfants et en firent boire le sang à leur mère. Puis ce fut le tour des trois cents quarante guerriers de l’émir Arethas, qui s’étaient enfermés dans la ville ; au moment d’être exécutés, étant enchaînés, ils firent leur signe de croix avec leur tête ; le premier décapité fut Arethas ; quand ils virent Arethas à terre, ils s’élancèrent pour tremper respectueusement leurs doigts dans son sang, puis ils furent tous décapités, leurs têtes jetées dans la fosse avec les autres Martyrs de la veille, et leurs corps livrés aux bêtes du ciel et de la terre.
Un très ancien manuscrit ajoute cette scène vraiment émouvante. Une maman était traînée au supplice, tenant son petit gamin par la main. Dhû-Nowas appela à lui l’enfant et on entendit ce dialogue : 
Tu préfères aller avec maman, ou avec moi ?
Avec maman, laisse-moi retourner avec elle.
Comment as-tu connu le Christ ?
Je le vois tous les jours quand j’accompagne maman à l’église.
Qui préfères-tu, maman ou moi ?
Maman !
Et moi ou le Christ ?
Le Christ !
Je te donnerai des noix, des amandes, des figues !
Non, je ne mangerai jamais de choses juives !
Reste ici, tu seras mon fils !
Non, tu sens mauvais !
Alors je te mènerai à la reine !
Maman vaut mieux que ta reine !

La maman fut décapitée, après avoir exhorté son enfant à rester fidèle et lui avoir donné «rendez-vous» au Paradis. Le petit garçon, nommé Baïsar, fit plus tard partie d’une ambassade envoyée à Constantinople, mais restait modestement réservé sur l’épisode précédent ; un autre texte aussi ancien rapporte en revanche que l’enfant se précipita dans la fosse où était déjà sa maman en train d’agoniser et mourut avec elle.
Le massacre des Chrétiens de Nedjrân eut lieu en hiver, donc plutôt en décembre, d’après le calendrier syrien jacobite, mais la date avancée en d’autres sources est souvent le 24 octobre.
Le tyran qui s’était autorisé à un tel carnage, fut bientôt éliminé. Des études modernes auraient démontré que les faits ci-dessus auraient été largement amplifiés par quelque auteur chrétien anonyme, dans le but de susciter une réaction de l’empereur de Byzance contre les Juifs. Le pays passa par d’autres révoltes, fut soumis par Byzance, par la Perse, plus tard hélas ! par l’Islam.
Saint Arethas et ses trois-cent quarante Compagnons sont commémorés le 24 octobre dans le Martyrologe Romain.


Magloire de Dol
495-575

L’histoire de Magloire reste un sujet de discussions entre historiens.
Il aurait été, par sa mère, le petit-fils du roi de Glamorgan. S.Samson et s.Malo (v. 28 juillet et 15 novembre) auraient été ses cousins.
Il fut élevé sous s.Iltut (v. 6 novembre) à Llantwit Major.
A la mort de son père, Magloire vint le visiter, avec Samson. Puis ils passèrent tous deux sur l’île de Peirio, où Samson devint abbé ; il ordonna Magloire diacre.
Plus tard, Samson et Magloire revinrent en Armorique ; Samson fonda des monastères, dont celui de Dol ; Magloire devra diriger l’un d’eux ; Samson l’ordonna prêtre, et évêque.
Quand Samson mourut, Magloire lui succéda, vers 565 ; trois ans plus tard, sur l’injonction d’un ange, il céda la place à Budoc, et se retira à Jersey (ou à Sercq).
Il recherchait la solitude pour achever sa vie dans le silence, mais il eut bientôt soixante-deux disciples.
Pas de viande, quelques petits poissons aux jours de grandes fêtes.
Les six derniers mois de sa vie, Magloire resta dans l’église.
Il serait mort le 24 octobre 575.
Saint Magloire de Dol est commémoré le 24 octobre dans le Martyrologe Romain.


Senoch, prêtre
536-576

Senoch descendait des Taifales, barbares fort corrompus qui avaient formé une colonie en Poitou au 5e siècle dans la région de Tiffauges. C’est là qu’il naquit.
Il se convertit au Seigneur, devint clerc et se constitua un monastère. Il trouva en effet en Touraine des murs anciens et, en les restaurant, il aménagea des habitations convenables. 
Il trouva là un oratoire dans lequel, à ce qu’on rapportait, saint Martin (v. 11 novembre) avait prié. Il l’arrangea avec un soin diligent, y dressa un autel avec un emplacement préparé pour recevoir des reliques de Saints, puis invita l’évêque, Euphronius (v. 4 août).
Celui-ci consacra l’autel et conféra l’honneur du diaconat à Senoch. Mais pour ce qui concernait les reliques, il se trouva que l’endroit préparé était trop petit. Aussi Euphronius et Senoch se mirent-ils en prière, profondément inclinés, et l’emplacement s’agrandit, tandis que le reliquaire se rétrécissait.
Senoch vécut là avec trois autres compagnons. Il ne mangeait qu’une livre de pain et ne buvait qu’un demi-litre d’eau par jour. L’hiver, il était pieds-nus. Il se liait une chaîne de fer aux mains, aux pieds et au cou. Fuyant la vue du monde, il s’enferma dans sa cellule, priant, veillant, jour et nuit. Des foules voulurent venir le voir.
Des abondantes aumônes qu’il reçut de ces visiteurs, il ne gardait rien, mais les employa à racheter des esclaves ou à payer les dettes : il en sauva ainsi plus de deux-cents.
Senoch guérissait littéralement les malades aussi facilement qu’il respirait. Aveugles, estropiés, piqués par les serpents, énergumènes, tous revenaient guéris.
Mais Senoch fut tenté et la vanité commença à poindre sur le beau tableau d’une si grande sainteté. Grégoire de Tours (v. 17 novembre) eut le courage de le lui faire remarquer, et Senoch eut l’humilité de reconnaître sa faute.
Un autre conseil qu’il suivit, fut de ne pas s’enfermer totalement, mais seulement du 11 novembre (s.Martin) à Noël et pendant le Carême, et de paraître les autres jours, pour le bien des âmes.
A une époque non précisée, Senoch reçut le sacrement de l’Ordre.
S.Grégoire de Tours le connut personnellement. C’est de son texte que sont tirés les détails qu’on vient de raconter.
Senoch mourut en 576. Les miracles continuèrent à son tombeau.
Saint Senoch, prêtre, est commémoré le 24 octobre dans le Martyrologe Romain.


Martin de Vertou
6e siècle

Martin était le diacre de l’évêque Félix de Nantes.
Ce dernier l’envoya évangéliser les populations encore païennes du sud de la Loire, mais ce fut un échec total.
Martin se retira, un peu comme Lot s’enfuit de Sodome, et la ville d’Herbadilla, qui l’avait si mal reçu, fut punie de Dieu et fut bientôt ensevelie sous les eaux du lac de Grandlieu.
Notre diacre fit alors un pèlerinage à Rome, où il puisa de nouvelles forces.
De retour dans la région de Nantes, il mena la vie érémitique au sud-est de cette ville. Mais alors, les foules vinrent assaillir Martin, le suppliant de reprendre sa prédication.
La réponse de Martin ne fut pas négative, mais il commença par bâtir une abbaye à Vertou, sous le vocable de Saint-Jean, et y introduisit la Règle de s.Benoît (v. 21 mars), qu’il avait connue durant son pèlerinage précédent.
L’abbaye compta jusqu’à trois-cents moines.
Martin mourut vers la fin du 6e siècle.
Les invasions normandes détruisirent totalement cette abbaye.
Saint Martin de Vertou est commémoré le 24 octobre dans le Martyrologe Romain.


Eberigisil de Cologne
† 600

Eberigisil (Ebregiselus, Ebergisel, Ebregisil, Everigisil…) fut le quatorzième évêque de Cologne (Allemagne), à partir de 580 environ.
On ajoute qu’il fut le premier à porter un nom franc à Cologne, ce qui semble erroné, puisqu’il y eut apparemment un autre Eberigisil à Cologne deux siècles plus tôt. La même confusion a fait écrire que notre Eberigisil succéda à Severinus, tandis qu’il semble établi que son prédécesseur fut Charentinus.
En 590, le roi Childebert II délégua plusieurs évêques pour rétablir la paix dans le monastère de Sainte-Croix à Poitiers, où deux moniales de haut lignage avaient apporté l’agitation. L’un de ces évêques fut Eberigisil.
Eberigisil aurait été frappé à mort par une flèche tirée par un brigand, ce qui lui valut le titre de martyr, tandis qu’on pourrait plutôt parler ici d’assassinat.
La date de la mort d’Eberigisil reste assez contestée ; suivant les analyses, elle varie de 593 à 614.
Saint Eberigisil de Cologne est commémoré le 24 octobre dans le Martyrologe Romain.


Fromond de Coutances
† 690

Frodomundus - Fromond fut le quatorzième évêque de Coutances de 677 à 690.
Peu avant de recevoir l’épiscopat, il fonda le monastère du Ham. En effet, l’inscription de l’autel comporte ce détail : Il (Fromond) a commencé le premier à construire ce monastère, élevé ensuite à l’épiscopat.
Ce moanstère fut achevé sous le roi Thierry III (681), et la même inscription explique que Fromundus fit la dédicace du sanctuaire un quinze août, en l’honneur de la Vierge Marie. 
En dehors de cette construction, aucun détail n’a été fourni sur l’épiscopat de Fromond.
Il mourut en 690.
Saint Fromond de Coutances est commémoré le 24 octobre dans le Martyrologe Romain.

Yu Hang-geom Augustinus

1756-1801

 

Yu Hang-geom Augustinus est un laïc coréen né en 1756 à Jeonju (Jeolla-do, Corée du Sud).

Il fut écartelé à Jeonju le 24 octobre 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Yun Ji-heon Franciscus

1764-1801

 

Yun Ji-heon Franciscus est un laïc coréen né en 1764 à Jinsan (Jeolla-do, Corée du Sud).

Il fut écartelé à Jeonju (Jeolla-do) le 24 octobre 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Antonio María Claret y Clará

1807-1870

 

Né le 23 décembre 1807 au petit village de Sallent en Catalogne, Antonio (Antoni en catalan) Claret était le cinquième des onze enfants de Juan Claret et Josefina Clará.

Il reçut au baptême le prénom de Antoni ; c’est lui qui, plus tard, ajouta celui de María, par dévotion à la Mère de Dieu.

Il apprit d'abord le métier de tisserand à l'exemple de son père et se montra un modèle de piété pour ses camarades ouvriers. A dix-sept ans, il partit se perfectionner dans l’art à Barcelone. Ses dons intellectuels semblaient illimités : chez son curé, il avait déjà commencé le latin ; maintenant, dans les cours du soir, il apprit le français, le latin, l’imprimerie.

Antonio pensa à la Chartreuse, mais fut plutôt reçu au séminaire de Vich, où il fut un séminariste exemplaire et reçut l’ordination sacerdotale en 1835.

Il exerça son ministère à Sallent.

En 1839, se sentant plutôt appelé aux missions, il vint à Rome pour se mettre à la disposition de la Congrégation de la Propagande ; mais ne pouvant y rencontrer le Cardinal Préfet, il essaya de vivre chez les Jésuites et commença même le noviciat. Au printemps suivant, une douloureuse plaie à la jambe le fit revenir en Espagne.

Nommé alors curé de Viladrau, et constatant que le péché était souvent dû à l'ignorance, il se lança dans les missions populaires ; son succès fut tel, que l’évêque le déchargea de la cure. Antonio prêcha dans toute la Catalogne. Puis il compléta ses missions par des écrits, en catalan, en espagnol, en français, en latin.

 Son bagage ordinaire : le bréviaire et la Bible ; son horaire : quelques heures de repos nocturne, prédication (parfois plusieurs) de jour et des heures et des heures au confessionnal. Déjà on parlait de miracles : des guérisons extraordinaires ; changement du tabac de contrebande en haricots, pour sauver tel malheureux qui vivait de son petit trafic : à la maison, les haricots redevinrent tabac ! 

Il n’avait pas que les succès : insultes, menaces ; il reçut une orange pourrie pendant qu’il prêchait. Aussi s’en alla-t-il en 1848 de sa Catalogne, laissant sa librairie et toutes ses confraternités pieuses, pour les îles Canaries, où il reprit ses inlassables prédications.

Il tenta d’organiser de nouvelles confraternités pour remplacer les ordres religieux interdits par le gouvernement laïc et fonda en 1849 pour son apostolat la Congrégation des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie, qui s’appelèrent plus tard les Clarétins.

La même année Pie IX le fit ordonner évêque pour la ville de Santiago de Cuba. Au delà de l'océan, il poursuivit le même genre d'activités avec autant de succès et non moins d'épreuves, échappant même à plusieurs attentats, dont un où il eut la joue gauche ouverte par un couteau : il avait osé proclamer que les Noirs étaient égaux aux Blancs ! Pendant les six années de sa présence à Cuba, il fit plus de trois visites pastorales dans toutes ses paroisses, prononça onze mille homélies, distribua près de cent mille brochures…

Puis en 1857 il fut rappelé dans sa patrie pour être confesseur de la Reine d'Espagne Isabelle II. Il résida donc en Espagne, tout en administrant de loin son diocèse de Cuba. Il montra comme toujours sa fidélité au Siège Apostolique).

De part sa position auprès de la reine, il était la cible directe des ennemis du régime ; il fut victime de violentes accusations, de pamphlets… Banni par la Révolution de 1868, il accompagna la reine déchue à Pau, puis Paris. Sa congrégation fut presque éliminée. 

En 1869, il partit au concile de Vatican I, où il défendit vigoureusement l’infallibilité pontificale. 

Toujours plus malade, il vint à Prades puis, menacé encore une fois par les autorités espagnoles, il vint finir ses jours à l'abbaye cistercienne de Fontfroide (Aude), où il voulut participer aux offices. Ses souffrances ne cessaient pas, et il les supportait sans murmurer.

Il mourut le 24 octobre 1870.

Antonio María Claret fut béatifié en 1897, et canonisé en 1934.

 

 

Luigi Guanella

1842-1915

 

Luigi Guanella fut le neuvième des treize enfants de Lorenzo Guanella et Maria Bianchi.

Il naquit le 19 décembre 1842 à Franciscio di Campodolcino (Come, Italie du nord) et fut baptisé le lendemain.

Luigi raconta lui-même que, le jour de sa première communion (il avait neuf ans), il vit une Dame qui lui montrait tout ce qu’il aurait à faire en faveur des pauvres.

Après ses études à Come, il reçut la formation sacerdotale au séminaire et fut ordonné prêtre en 1866.

Il eut différents postes : Prosto, Valchiavenna, Savogno, Valtellina, Traona, Olmo, Pianello del Lario.

Il eut la joie de connaître personnellement saint Giovanni Bosco (voir au 31 janvier), qu’il alla visiter en 1870 à Turin et dont il admirait l’esprit et l’œuvre en faveur des jeunes. Il visita aussi l’immense institut Cottolengo (voir au 30 avril).

Il fut reçut pour trois ans parmi les Salésiens de don Bosco, où il travailla comme directeur des vocations, et également comme directeur de la maison à Mondoví.

De retour dans le diocèse de Come, il ne resta pas inactif. A Traona, il y eut de fortes frictions avec les autorités civiles, qui lui retirèrent sa pension ; l’évêque fut obligé de le transférer à Olmo, puis Pianello.

A Pianello, il s’attela à relever une maison de Religieuses, qui prirent le nom de Filles de Sainte-Marie-de-la-Divine-Providence, devenues ensuite Maison de la Divine Providence, pour s’occuper des personnes âgées et pauvres. Ces Religieuses avaient été fondées par Marcellina Bosatta, dont la sœur, Dina, est maintenant béatifiée (voir au 20 avril).

A cette maison se joignit bientôt la branche masculine des Serviteurs de la Charité, chaleureusement soutenue par Andrea Carlo Ferrari (voir au 2 février), futur archevêque de Milan et cardinal. L’œuvre se développa assez rapidement, en Italie (Milan, Pavie, Sondrio, Rovigo, Rome, Cosenza…), en Suisse, en Espagne, aux Etats-Unis.

En 1899, don Luigi rencontra un jeune séminariste, Angelo Roncalli, le futur pape Jean XXIII.

Don Luigi fut frappé de paralysie en 1915, alors qu’il se trouvait dans la maison de Come. Il reçut la visite de don Luigi Orione (voir au 12 mars). 

Il mourut le 24 octobre 1915. Quand le pape Benoît XV l’apprit, il dit : Un saint est mort.

Luigi Guanella a été béatifié en 1964 et canonisé en 2011.

Les miracles retenus pour la béatification et la canonisation de don Luigi Guanella furent : 

La guérison instantanée, parfaite, durable et inexplicable d’une demoiselle atteinte de péritonite aiguë, désormais inguérissable, et d’une autre demoiselle atteinte du mal de Pott ;

La guérison en 2002 d’un jeune américain, victime d’un accident de patinage, qui l’avait plongé dans un profond coma. Après l’application d’une relique de don Guanella, il sortit du coma une semaine après, puis guérit totalement, sans aucune séquelle, au point qu’il reprit son travail et put se marier tout-à-fait normalement.

Saint Luigi Guanella est mentionné le 24 octobre au Martyrologe.

 

 

Giuseppe Baldo

1843-1915

 

Giuseppe (Joseph) naquit à Puegnago del Garda (Brescia, Italie nord) le 19 février 1843 et fut baptisé le lendemain avec les noms de Giuseppe Daniele. Il était le sixième des neuf enfants de Angelo e Ippolita. Six de ces enfants moururent en bas âge ; et la maman passa le diplôme de sage-femme, certainement pour compléter les ressources familiales, mais surtout pour «remplacer» ses chers enfants déjà envolés.

Quand Giuseppe manifesta à sa maman son désir d’être prêtre, cette sainte femme lui rétorqua : Rappelle-toi bien qu’il y a deux sortes de prêtres : ou un saint prêtre, ou rien du tout (en patois : Ghè dô sórc dè préc, pènséghe bé : o prét bu o gnènt). Giuseppe manifestera toujours une profonde reconnaissance envers sa mère.

Avec son père, les choses furent plus difficiles ; le papa avait besoin de son garçon pour travailler ; il se laissa finalement convaincre par son épouse. Le garçon devait aller à l’école à pied, à cinq kilomètres de là ; on s’est risqué à évaluer qu’il fit quelque seize mille kilomètres à pied.

Giuseppe entra en 1858 au séminaire, où ses études furent brillantes, et reçut l’ordination sacerdotale le 15 août 1865 : il n’avait que vingt-deux ans et l’on demanda un indult pour l’ordonner.

Il fut vicaire à Montorio pendant un an, puis vice-recteur du petit séminaire de Vérone, où il se révéla un excellent éducateur et formateur d’âmes.

Il obtint cependant d’être curé et fut nommé curé-archiprêtre à Ronco all’Adige (1877) : il devait y rester trente-huit ans. On pourrait dire qu’il vécut un peu la même situation que le curé d’Ars un demi-siècle plus tôt.

Sa chère mère le rejoignit. Quand elle fut veuve, elle se retira auprès de son fils curé, pour l’aider dans sa tâche, pendant encore neuf années, avant de s’éteindre en 1886. Peu avant sa mort, son fils voulut lui demander pardon pour ses insuffisances, et elle lui répondit, avec un respectueux «vous» : Vous ne m’avez jamais fait le moindre déplaisir, vous avez toujours été gentil.

A l’arrivée du nouveau curé dans la paroisse, le «comité d’accueil» furent les menaces d’un groupe de francs-maçons. Mais le curé intrépide avait avec lui une force autrement puissante et se mit énergiquement au travail. C’est peut-être à cette occasion qu’il répondit à ses interlocuteurs : J’ai de bonnes épaules, vous pouvez y aller !

Dès 1882, il commença par établir une pieuse union, les Servantes de la Charité de Sainte-Marie-du-Secours ; il ouvrit un jardin d’enfants gratuit, une Ecole du Travail, un lycée paroissial, une bibliothèque ambulante. Il institua pour les hommes un Comité paroissial, et pour les femmes une Association des Mères Chrétiennes.

En 1884, il fonda la Société Ouvrière de Secours Mutuel, pour défendre les plus pauvres contre les usuriers qui en profitaient.

En 1888 il ouvrit un hôpital, la Maison Hippolyte (du nom de sa chère maman), puis une maison pour vieillards en 1893, et la Caisse Rurale Catholique en 1894.

Il fut ami de saint Giovanni Calabria, canonisé en 1999.

Les Servantes de 1882 devinrent en 1894 les Petites Sœurs de Saint-Joseph, qui devaient s’occuper des vieillards, des malades, de la catéchèse et des jeunes ; ce fut le couronnement d’une période très riche en initiatives pastorales, caritatives et sociales, innovantes pour l’époque.

La maladie le rongea, la fatigue aussi. Don Giuseppe mourut à Ronco all’Adige le dimanche 24 octobre 1915, à soixante-douze ans, lui qui ne pensait pas dépasser les soixante !

Il fut béatifié en 1989.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un malheureux ouvrier qui avait perdu totalement la vision d’un œil, blessé dans un accident du travail. Le miraculé lui-même raconta et écrivit en détails l’épisode, vingt-cinq ans plus tard, et donna à son premier fils le nom de Giuseppe.

Concernant les Religieuses, la première Supérieure prit le nom de la maman de don Giuseppe, Madre Ippolita ; c’est elle qui l’assista au moment de la mort.

Les Petits Filles de Saint Joseph fondèrent en 1901 une filiale à Illasi ; elles reçurent une première approbation vaticane dès 1913 ; en 1966, elles partirent pour le Kénya, où se trouvent aujourd’hui une douzaine de centres. Depuis, elles se sont aussi implantées au Rwanda, en Ouganda, en Guinée Bissau, au Brésil (1982) et en Géorgie (1996).

Toribia Marticorena Sola
1882-1936

Née et baptisée le 27 avril 1882 à Murugarren (Navarre), Toribia était la troisième des six enfants de Santiago et Manuela. Le foyer vivait avec un unique et profond idéal chrétien.

Toribia entra au postulat des Filles de la Charité à l’hôpital de Viana et fit le noviciat à Madrid. Elle fit la profession en 1910 à Valladolid.

Elle fut envoyée en diverses localités : Grenade, León, Valladolid, Larache (hôpital militaire au Maroc), Barcelone (sanatorium de Besós).

Toribia était vive, pleine d’entrain ; quand un malade approchait de la dernière heure, elle laissait tout pour aller près de lui et le réconforter ; à l’approche de la guerre civile et de la persécution, elle répétait : Ils vont nous tuer, mais Dieu par-dessus tout !

Ce martyre commença le dimanche 19 juillet 1936. Des révolutionnaires firent irruption dans l’établissement et commencèrent par obliger les Religieuses à mettre des habits d’infirmières, ce qu’elles firent sans difficulté. Puis, on voulut leur imposer de s’enlever de la tête l’idée de Dieu,  ce qu’elles refusèrent, motif pour lequel elles furent renvoyées. Deux d’entre elles, Toribia et Dorinda, trouvèrent accueil chez le directeur du sanatorium, où elles s’occupèrent d’un petit bébé de treize mois.

Une ancienne domestique de la maison les dénonça. Il y eut une première perquisition au début d’octobre, où la maîtresse de maison chercha à les présenter comme cuisinière et nourrice. Mais au cours d’un long interogatoire, elles ne cachèrent pas leur état de Religieuses.

Le 24 octobre, sept à huit membres des FAI vinrent chercher Toribia et Dorinda, les firent monter chacune dans une voiture, bien gardées par des miliciens, et allèrent les fusiller vers midi le long de la route de la Rabassada. C’était la veille de la fête du Christ-Roi, qu’on célébrait alors au dernier dimanche d’octobre.

L’autopsie révéla qu’elle avait reçu six balles dans la tête, dont deux dans le front et une qui fractura la mâchoire inférieure.

Martyrisée le 24 octobre 1936 à Barcelone et béatifiée en 2017, Toribia Marticorena Sola sera mentionnée dans le Martyrologe Romain au 24 octobre.


Amado García Sánchez
1903-1936

Amado (Aimé) vit le jour le 29 avril 1903 à Moscardón (Teruel, Espagne), de Tomás et Isabel.
Il entra au noviciat des Pères Vincentiens en 1917, et fit les vœux à Hortaleza en 1921.
Après la Théologie à Cuenca et Madrid, il fut ordonné prêtre en 1926.
Après quelques mois à Ávila, il fut envoyé à Grenade, en 1929 à Gijón, dont il fut nommé supérieur en 1935.
Quand explosa la triste révolution de l’été 1936, la maison se vida ; certains furent bientôt fusillés, d’autres se cachèrent ; le père Amado s’habilla en civil et resta tranquillement à sa place. La Providence permit que les Rouges non seulement n’envahirent pas la maison, mais ne reconnurent pas même le père Amado, pourtant si connu dans les quartiers de Gijón, le prenant pour le menuisier ou le cuisinier : un menuisier avec des mains toutes propres et sans cals !
On lui suggérait d’aller se réfugier ailleurs, mais il n’acceptait pas ce compromis.
Un jour cependant, les Rouges eurent l’intuition de la présence de ce Supérieur, mais ne firent pas le rapprochement entre lui et le menuisier. Les jours s’écoulèrent encore. Le père Amado finit même par penser que le danger s’était éloigné : chaque jour, il téléphonait aux Sœurs pour leur demander des nouvelles, beaucoup de gens venaient se confesser, en particulier les Religieuses, le Père allait célébrer ; le 15 août, il célébra même avec une certaine solennité, et prononça l’homélie.
Les Rouges en eurent vent ; ils vinrent enquêter sur ce curé insolent. Les Religieuses firent les étonnées ; ils répondirent : Si, il y a quelqu’un qui a célébré, en bleu de travail et avec un pistolet. On fit un peu plus attention les jours suivants.
Le 13 octobre, deux Religieuses vinrent voir le père Amado et le trouvèrent anxieux, contrairement à l’habitude. Un pressentiment l’avait envahi.
Il fut arrêté le 21 octobre 1936 ; le «tribunal» l’accusa formellement d’avoir célébré le 15 août ; il était curé, et donc souverainement rebelle. Le prêtre ne discuta pas.
On le mit en prison le 22, en réalité dans l’église des Jésuites, réquisitionnée pour abriter quelque trois-cents personnes. Tous se confessaient, puis le père Amado invita ses compagnons à prier le chapelet.
Ensuite, on s’allongea sur les matelas à terre ; un prisonnier proposa le sien au Père, qui n’en avait pas : il s’endormit profondément. La nuit du 23 au 24, les prisonniers furent tirés du sommeil par des hurlements qui ordonnaient de se lever. 
Il y eut des personnes vraiment remises en liberté, contre toute attente. Puis quatorze noms furent annoncés, pour «libérer» autant de prisonniers. Le père Amado dit à l’autre Père présent : Au revoir dans l’éternité ! et l’on partit pour le cimetière ; le père Amado se laissa dire : Tu parles d’une liberté !
Un autre prisonnier lui donna son manteau ; le Père remercia et dit au Confrère : Si je ne reviens pas, achète-lui un manteau !
Montrant le Frère Jiménez, le père Amado dit aux Rouges : Tuez-moi, moi, mais laissez tranquille ce pauvre vieux, qui n’a rien à voir. C’est seulement un de nos élèves.
Il ne faisait pas encore jour. Parvenus au cimetière, les miliciens firent descendre le père Amado, condamné à mort pour le grave délit d’être prêtre.
Le père Amado leur dit : Tuez-moi le plus vite possible, ne me martyrisez pas. Que Dieu vous pardonne, comme je vous pardonne moi aussi.
Il reçut une première balle qui lui traversa l’avant-bras et lui rentra dans le crâne, au niveau du front. Puis un coup de feu à le tempe.
Le père Amado avait trente-trois ans, ce 24 octobre 1936.
De pieuses femmes vinrent avec des tissus pour les imbiber du sang du Martyr, qui fut béatifié en 2013.


Dorinda Sotelo Rodríguez
1915-1936

Née le 15 février 1915 et baptisée le 18 à Lodoselo (Orense), Dorinda était l’aînée des quatre enfants de Manuel et Rosa.

Sa vocation lui vint de l’exemple qu’elle vit en la personne d’une Fille de la Charité qui travaillait sur la paroisse.

Peu avant son entrée au postulat des Filles de la Charité, son père chercha à l’en dissuader, non pas pour s’opposer à la vocation de sa fille, mais à cause de la fâcheuse tournure des événements d’Espagne. Mais Dorinda était bien résolue : Je veux être religieuse, même s’ils me tuent.

Elle commença le noviciat à Madrid en 1933 et fut envoyée à Barcelone, au sanatorium des tuberculeux de Gramanet (1934). Le bruit des sirènes l’impressionna tellement qu’elle en conserva l’horreur jusqu’à sa mort. Elle n’avait pas encore fait la profession et, pour cela, la Supérieure lui proposa de rentrer vite à la maison, mais Dorinda tenait à rester auprès des malades.

Cette jeune Religieuse de vingt-et-un ans accompagna jusqu’au bout son aînée, Toribia (v. plus haut).

Martyrisée le 24 octobre 1936 à Barcelone et béatifiée en 2017, Dorinda Sotelo Rodríguez sera mentionnée dans le Martyrologe Romain au 24 octobre.

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