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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 00:00

25 OCTOBRE

 

I.

Ste Tabitha (Dorcas), la femme ressuscitée par s. Pierre à Joppé (cf. Ac 9:36-44).

S Fronton, évêque à Périgueux ordonné par s. Pierre, patron de la cathédrale et de la ville de Périgueux. 

III.

S Minias, soldat romain martyr à Florence, dont il est le patron.

SS Chrysanthus et Daria, martyrs à Rome.

SS Crispinus et Crispinianus, martyrs sans doute romains vénérés à Soissons, patrons des cordonniers, d'où l'expression “saint-crispin”, laïcisée en “saint-frusquin”.

IV.

S Marcellinus, pape (296-304), martyr ; il aurait un moment cédé à l’erreur et offert l’encens aux idoles, puis se serait solennellement rétracté, mais l’épisode est discuté.

SS Martyrios et Markianos, martyrs des hérétiques à Constantinople, l'un sous-diacre, l'autre chantre.

V.

S Gaudentius, évêque à Brescia, prédicateur célèbre.

S Rufinien, évêque à Bayeux ; il baptisa s. Loup, qui lui succéda.

S Loup, évêque à Bayeux ; il débarrassa la ville d'un loup enragé.

?

S Gouesnou, moine près de Brest où il aurait construit un monastère.

VI.

S Hilare, évêque à Mende.

VIII.

S Capuan, évêque à Cahors.

SS Frutos, Valentín et Engracia, deux frères et leur sœur, ermites près de Sepulveda ; Valentín et Engracia furent martyrisés par les Arabes.

?

S Doulchard, ermite près de Bourges.

XI.

S Maur, évêque à Pecs, finalement admis au monastère Saint-Martin, et abbé ; il s'était fait remarquer par son silence.

XII.

B Louis, comte de Arnstein : il donna son château aux Prémontrés, et se fit convers.

Ste Marguerite, martyre à Roskilde, pendue par son époux.

XIII.

S Bernat Calbó, juge catalan, abbé cistercien à Santa Creus, évêque à Vich ; il combattit les hérésies albigeoise et vaudoise avec s. Raymond de Peñafort ; d'un caillou il se cassa ses belles dents qui provoquaient des réflexions admiratives des jeunes filles.

XV.

B Tadhg MacMarthy, évêque irlandais à Ross puis à Cork et Cloyne, dont on le chassa, mort à Ivrea sur son retour de Rome.

XIX.

S Giuse Lê Ɖǎng Thị, capitaine en Cochinchine, étranglé pour sa foi, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre (le 24 octobre au Martyrologe).

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifié en 1995 :

Disciples de Jésus : près de Castellón, le prêtre Recaredo Centelles Abad (*1904) ;

- béatifiées en 2001, martyrisées près de Valencia :

Laïques : María Teresa Ferragud Roig de Masiá (*1853), mère de famille avec ses quatre filles religieuses :

Clarisses : María Vicenta Masiá Ferragud (M. Jésus), María Joaquina Masiá Ferragud (María Verónica), María Felicidad Masía Ferragud (*1882, 1884, 1890) ;

Augustines : Josefa Ramona Masiá Ferragud (Josefa de la Purification, *1887).

 

Fronton de Périgueux

?

 

Une histoire fantastique fait de Fronton un des soixante-douze disciples du Christ, un missionnaire envoyé par s.Pierre, et le premier évêque de Périgueux.

Dans une autre version, Fronton était natif de Linocassium (auj. Lenquais, Dordogne). A sept ans, refusant toute autre formation, il apprit les lettres et le psautier, se fit raser la tête, et «ordonna» prêtres deux camarades. Menacé par un fonctionnaire païen, Squirius, Fronton partit pour l’Egypte, auprès d’un moine nommé Ammon.

Ammon et Fronton mirent en déroute des serpents qui avaient attaqués des brigands, guérirent ces derniers et leur conférèrent le baptême.

Fronton gagna alors la Ville Eternelle. Il y délivra la fille d’un sénateur de plusieurs démons, qui furent foudroyés en la quittant. C’est alors que s.Pierre rencontra Fronton et l’envoya en mission, comme on l’a dit plus haut.

Désormais âgé, Fronton quitta Périgueux pour échapper à la persécution de Squirius et se rendit à Noioialus (auj. Nojals ?), où il extermina un énorme dragon et beaucoup de serpents. Les soixante-dix moines qui l’accompagnaient furent nourris miraculeusement, grâce à un ange, qui fit envoyer soixante-dix chameaux chargés de victuailles. Squirius, étonné du prodige, demanda alors le baptême.

Dans cette version, Fronton serait mort vers l’an 100.

Même si Fronton n’est mort qu’au troisième siècle, il reste le premier évangélisateur de Périgueux ; il est le saint Patron de la cathédrale et du diocèse de Périgueux.

En 1575, les Huguenots s’emparèrent des reliques de Fronton et les jetèrent dans la Dordogne.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Fronton de Périgueux au 25 octobre.

 

 

Minias de Florence

† 251

 

Voici encore un Saint qui n’a pas l’agrément des historiens spécialistes.

Minias (Minas, Miniatus), s’étant qualifié de soldat du Christ, devint un soldat chrétien de l’armée romaine.

L’église San Miniato, aux environs de Florence (Italie C) abrite des reliques d’on ne sait quel Saint.

Il semble que, plus la ville de Florence prenait de l’importance, plus la dévotion envers «saint Minias» se développait.

Une thèse légendaire affirma que Minias était un Arménien de sang royal, qui servait dans l’armée romaine. Ayant refusé d’adorer les idoles, il se retira de l’armée, fit un pèlerinage à Rome et se retira dans un ermitage à Florence. C’est là que les persécuteurs le rejoignirent et le firent mourir.

C’était sous Dèce, au troisième siècle, vers 251.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Minias de Florence au 25 octobre.

 

 

Chrysanthus et Daria de Rome

† 283

 

Chrysanthus était né à Rome, d’un aristocrate d’Alexandrie d’Egypte, nommé Polemius.

Le garçon reçut une éducation soignée et complète mais, déçu par la littérature païenne, il connut les évangiles et se les fit expliquer par le prêtre Carpophore.

Une fois baptisé, il se mit à prêcher parmi les siens. Le papa enferma son fils dans un cachot, avec ordre de ne lui donner à manger que le soir, et fort peu.

Puis Polemius introduisit dans la chambre de son fils cinq très belles jeunes filles, qui devaient le corrompre ; Chrysanthus y fut insensible et ce furent les filles qui furent prises de sommeil. Autre essai avec Daria, une vestale : cette fois-ci, Chrysanthus et Daria furent d’accord pour conserver la chasteté, et Daria fut baptisée.

Chrysanthus et Daria conquirent au Christ beaucoup d’amis, mais furent arrêtés. Chrysanthus subit une série de tortures qui échouèrent toutes : les nerfs de bœuf se rompirent, les ceps tombèrent en poussière, le purain prit une odeur de rose, les verges furent douces comme des plumes…

Qui se convertit, fut le tribun Claudius lui-même, avec sa famille et ses soldats. Claudius fut jeté à la mer avec des pierres au cou, ses deux enfants décapités, ainsi que les soldats.

Chrysanthus et Daria furent envoyés à la prison Mamertine, où un lion s’imposa pour protéger Chrysanthus. Puis une nouvelle série de tortures se succédèrent en vain sur Chrysanthus et Daria, qui moururent sous une pluie de pierres et de terre.

Ce martyre dut avoir lieu en 283.

La grande difficulté de ce récit assez extraordinaire, est qu’il est placé à la fois sous l’empereur Numérien et sous le pape Etienne, qui vécurent à trente années d’intervalle.

S’il faut éliminer l’authenticité du récit, il faut tout de même retenir l’historicité des deux Martyrs.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Chrysanthus et Daria de Rome au 25 octobre.

 

 

Crispinus et Crispinianus de Soissons

† 3. siècle ?

 

D’après ce qu’on peut trouver comme informations, les deux frères Crispinus et Crispinianus seraient deux garçons de la noblesse romaine, venus de la Ville Eternelle pour prêcher l’Evangile en Picardie.

Humblement, ils s’établirent savetiers à Soissons. Les clients accoururent dans cette petite boutique pleine de bonté, où les deux artisans profitaient des rencontres pour dispenser mille gentillesses à l’égard des uns et des autres.

Le Diable, ou quelqu’un inspiré par lui, dénonça ces deux braves cordonniers à l’autorité païenne, qui les fit arrêter, et torturer longtemps.

On les plongea dans l’eau glacée, puis dans une chaudière emplie de plomb fondu. Mais par la providence divine, les deux Héros ne ressentirent aucun mal, tandis que le bourreau reçut dans l’œil une petite goutte de ce métal brûlant : aveuglé, brûlé, furieux, il se jeta de lui-même dans la chaudière. Ce bourreau, nommé en maints endroits Rictiovarus, est, selon certains, un personnage inventé.

Le texte ancien ajoute que Satan se réjouit beaucoup de recevoir l’âme damnée de Rictiovarus. Il voulait faire rédiger une épitaphe sur la tombe du malheureux, pour obliger chaque démon à le saluer au passage ; qui ne l’aurait pas salué, aurait reçu un coup de massue (ung cop de machue).

Quant aux deux frères, Crispinus et Crispinianus, ils furent décapités.

Ils sont devenus, bien sûr, les saints Patrons des cordonniers. Les savetiers ambulants prirent l’habitude de porter leur saint-crépin en parlant de leurs outils ; l’expression s’est laïcisée en porter son saint-frusquin.

Puisque le texte fait allusion à l’empereur Maximien, on en déduira que les deux martyrs sont morts tout à la fin du troisième, ou tout au début du quatrième siècles.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Crispinus et Crispinianus de Soissons au 25 octobre.

 

 

Marcellinus

296-304

 

Marcellinus était le fils d’un romain, Proiectus.

Il fut élu pour succéder à Caius et fut le vingt-neuvième pape.

Il ordonna cinq évêques, quatre prêtres et deux diacres.

Victime de l’impitoyable persécution de Dioclétien, il fut arrêté et sommé d’offrir l’encens aux idoles. Le Liber Pontificalis rapporte qu’il le fit, mais qu’ensuite, pénétré de douleur pour son geste apostat, il retourna devant l’empereur, confessa hardiment sa foi et eut la tête tranchée.

D’autres sources nient cet épisode, sans qu’on puisse actuellement se prononcer de façon sûre.

Il fut inhumé dans la catacombe de Priscilla, sur la via Salaria.

Son successeur sera saint Marcel Ier.

Marcellinus, par son humble exemple de pénitence, mérita le martyre et la vénération de l’Eglise. Il fut longtemps nommé au 26 avril dans le Martyrologe, mais n’est plus mentionné dans l’actuel, à cause des incertitudes mentionnées ci-dessus.

Son dies natalis étant historiquement plutôt le 25 octobre, on l’y laissera ici, pour mémoire. Que Dieu nous pardonne si nous nous trompons.

 

 

Martyrios et Markianos de Constantinople

† 351

 

Le patriarche Paulos de Constantinople venait d’être exilé et martyrisé (351).

L’usurpateur qui prit sa place, Makedonios, prétendit débarrasser la place de tous les fidèles du Défunt. Il fit massacrer le sous-diacre Martyrios et le chantre-lecteur Markianos, qui avaient été très proches de Paulos.

On les enterra en-dehors des murs de la ville.

Les fidèles leur donnèrent le surnom de saints notaires.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Martyrios et Markianos de Constantinople au 25 octobre.

 

 

Gaudentius de Brescia

† 410

 

On ne parle pas de l’enfance et de la formation de Gaudentius (en italien Gaudenzio, en français Gaudence).

On sait qu’il fut nommé neuvième évêque de Brescia (387 environ), alors qu’il était en pèlerinage en Orient.

La population de Brescia jura qu’elle n’accepterait pas d’autre évêque que Gaudentius. Il hésita à accepter cette charge qu’il n’avait vraiment pas prévue, mais s.Ambroise (v. 7 décembre) et quelques autres le convainquirent. Même les évêques d’Orient le «menacèrent» de rompre la communion avec lui s’il n’acceptait pas d’être consacré évêque.

Il prit tout de même le temps de trouver un grand nombre de reliques de Saints, qu’il rapporta à la cathédrale de Brescia. C’est lui-même qui en fit la liste : Jean-Baptiste, André, Thomas, Luc, Gervais et Protais, Nazaire, Sisinnius, Martyrius, Alexandre, ainsi que des Quarante Martyrs de Césarée de Cappadoce.

C’est s.Ambroise qui le consacra évêque.

En 404, s.Jean Chrysostome fut condamné à l’exil (v. 14 septembre). Cette sentence inique suscita un énergique mouvement de protestation en Occident, auquel participa généreusement Gaudentius. Il fit partie de la délégation qui devait rencontrer l’empereur à Constantinople, mais on s’acharna à en empêcher les  membres d’arriver à destination. Sur le bateau entre Athènes et Constantinople, on les laissa trois jours sans nourriture. On leur interdit l’entrée dans la ville de Constantinople et on les enferma dans la forteresse d’Athyra, sur la côte de Thrace. On leur arracha des mains leurs lettres de créance, au point qu’un des envoyés, un évêque, eut le pouce cassé. On leur offrit une énorme somme d’argent pour leur faire accepter de rencontrer Atticus, «successeur» (illégitime) de Jean Chrysostome. Finalement, après qu’ils eussent été réconfortés par une vision de s.Paul, ils furent menés sur un bateau tout-à-fait vétuste, et dont le capitaine avait l’ordre de les jeter par-dessus bord, mais le bateau arriva sans encombres au port d’Otranto en vingt jours. Ces détails apparemment invraisemblables furent racontés par l’un des protagonistes lui-même.

Gaudentius fut un prédicateur écouté. De la vingtaine de traités qu’on a reçus de lui, une dizaine sont des sermons sur le temps pascal, qui lui furent demandés par un certain Benivolus, un noble de Brescia qui, à cause de la maladie, regrettait fort de n’avoir pu entendre l’évêque prêcher.

Au Bréviaire, nous avons deux lectures de Gaudentius, le jeudi de la deuxième et de la cinquième semaines pascales. Voici un extrait de la première :

Le Christ (…) donne l’ordre à ses disciples fidèles, qu’il établit les premiers prêtres de son Eglise, de célébrer sans fin ces mystères de vie éternelle. Et il est nécessaire que tous les prêtres, de toutes les Eglises du monde, les célèbrent jusqu’à ce que le Christ revienne du ciel. C’est ainsi que les prêtres eux-mêmes et tout le peuple des fidèles devraient avoir chaque jour devant les yeux la représentation de la passion du Christ…

La mort de Gaudentius se situe aux alentours de 410.

Saint Gaudentius de Brescia est commémoré le 25 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Hilare de Mende

† 535

 

Hilare (Hilarus) est le huitième évêque de Mende, à partir de 515.

Outre sa participation au concile d’Auvergne en 535, ce qu’on lui prête est affirmé au conditionnel.

Il aurait fondé un monastère près du Tarn.

Il aurait visité l’abbaye de Lérins.

Lors de l’invasion des Francs en pays de Gévaudan, il en aurait obtenu la libération de nombreux esclaves.

Parfois, on croit que l’autre évêque de Mende, s.Ilère, du siècle suivant est un dédoublement de notre Hilare.

Saint Hilare de Mende est commémoré le 25 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Frutos de Sepúlveda

642-715

 

Frutos aurait eu un frère et une sœur, Valentín et Engracia, descendants d’une antique famille aristocratique.

A la mort de leurs parents, les trois frères et sœur distribuèrent aux pauvres tout leur héritage et se retirèrent dans une solitude de Carrascal del Río (actuelle Sepúlveda, Ségovie, Espagne). Ils vivaient chacun dans une grotte séparée.

Frutos aurait lui-même provoqué de son bâton la profonde «coupure» ou crevasse (cuchillada) de l’endroit, interdisant aux Arabes de passer outre. La crevasse fait une centaine de mètres de profondeur.

Il demanda à un paysan de lui prêter deux bœufs pour transporter les pierres nécessaires à l’édification d’un sanctuaire à Notre-Dame ; mais comme le paysan n’avait que deux taureaux, Frutos commença par les dresser et s’en servit à la place des bœufs.

Vers la fin de sa vie, il fut affronté par un Musulman qui refusait de croire à la présence du Christ dans l’Eucharistie ; l’homme lui lança que, si l’on mélangeait une hostie consacrée dans la nourriture d’une bête, celle-ci la mangerait pareillement ; Frutos alors amena un âne devant un bon picotin où il avait déposé l’Hostie : l’âne s’agenouilla. Cette histoire rappelle celle arrivée à s.Antoine de Padoue (v. 13 juin).

Frutos serait mort en paix en 715, tandis que ses frère et sœur auraient été mis à mort plus tard, décapités par les Sarrasins.

On ajoute aussi, parmi les miracles postérieurs à la mort de Frutos, qu’un homme jaloux précipita son épouse du haut de cette crevasse et que celle-ci fut retrouvée vivante et à genoux en train de remercier Dieu, tout en bas de la crevasse (1225). La femme continua de vivre là pendant huit années et y fut enterrée.

Les historiens ont «laissé de côté» tout ce qui concerne les «miracles» de Frutos, ainsi que l’existence de ses frère et sœur.

Saint Frutos de Sepúlveda est commémoré le 25 octobre dans le Martyrologe Romain.

Bernat Calbó

1180-1243

 

Bernat (Bernard) vit le jour vers 1180 à Mas de Porpres (plus tard Mas Calbó, Reus, Catalogne, Espagne E), dans une famille de la chevalerie.

Après ses études de juriste (à Lleida et peut-être à Paris), il travailla à la curie de l’archidiocèse de Tarragona.

Suite à une maladie, il entra au monastère cistercien des Saintes-Croix, proche de Tarragona. Avant sa profession, il établit son testament (1215), qui le révèle fortement endetté.

Vers 1225 (ou peut-être plus tôt, cf. infra), il fut abbé de son monastère. Comme tel, il fit achever une église monastique, entreprit des missions dans le diocèse de Lérida, qui avait été occupé par les Arabes jusqu’en 1149, et travailla au progrès spirituel des moniales de Valldonzella.

En 1233, il fut nommé évêque de Vich. Il y a ici un problème de datation : certains le sacrent évêque dès 1223, et le laissent abbé à vie de son monastère. 

Ennemi des hérésies albigeoise et vaudoise, il fut nommé inquisiteur par le pape. Avec saint Ramon de Penyafort (v. 7 janvier), il participa à l’élection d’un nouvel évêque pour Majorque, reprise à son tour à l’Islam. Il participera à des conciles entre 1239 et 1243

En 1238, il mit au service du roi Jaime d’Aragon ses moyens et ses hommes pour marcher contre Valence et la libérer des Arabes, en septembre 1238. Bernat chanta alors une Messe solennelle dans la grande mosquée centrale de Valence. Par la suite, il contribua à doter le royaume de Valence de lois établissant ses droits et qui furent aplpliquées pendant quatre siècles.

On raconte deux faits pittoresques qui révèlent sa personnalité. Un jour qu’il passait dans une localité connue pour son bon vin, il en goûta volontiers un petit verre ; mais tout bien réfléchi, il jugea sa gourmandise excessive et se contenta ensuite de pain et d’eau. L’autre fait, plus héroïque encore, advint lorsqu’il entendit des jeunes filles admirer «ses belles dents» : il alla ramasser un caillou et se les brisa.

Le «testament» de Bernat comporte l’inventaire amusant d’une série de récipients (chaudrons, marmites, bassins, poêlons, tout cela en cuivre mais dont certains sont fendus), des louches, des tisonniers, etc.

Bernat mourut le 25 (ou le 26) octobre 1243. Le Martyrologe le mentionne au 25.

Certains disaient que malgré les démarches des Catalans, Bernat n’avait jamais été canonisé ; d’autres précisent au contraire qu’il fut béatifié en 1260 et canonisé en 1710.

 

 

Tadhg MacCarthy

1445-1497

 

Tadhg (Thaddée) appartenait à l’antique famille MacCarthy (ou Macher), du Munster irlandais, où il était né vers 1445 (ou 1455). Son père était duc de Muskerry, sa mère était la fille de Fitz-Maurice, duc de Kerry.

Son prénom était héréditaire dans sa maison depuis sept siècles. Outre ce prénom, Tadhg hérita de certaines caractéristiques typiquement irlandaises : la ferveur religieuse, l’enthousiasme, et même une certaine «sainte impatience».

Les indications qui suivent diffèrent suivant les analyses. Ce n’est pas l’unanimité.

Il aurait fait des études chez les Frères Mineurs de Kilcrea ou Timoleague, ou chez un de ses oncles, puis à Paris, et fut ordonné prêtre à Cork.

On l’envoya poursuivre des études à Rome ; peut-être reçut-il aussi une charge au tribunal de la Rote.

Toujours à Rome, il fut, en 1482, nommé tout jeune évêque de Ross.

Des luttes intestines, des rivalités, parvinrent à l’éliminer purement et simplement de son diocèse. L’ancien évêque auxiliaire de Ross fut reconnu comme unique évêque légitime par les partisans politiques de la maison d’York, opposée à Henry Tudor (1485). On inventa des accusations contre l’évêque Tadhg, qui fut suspendu. 

Tadhg se réfugia dans un couvent cistercien dont il avait la commende. Il recourut à Rome. Pour ménager les uns et les autres, on confirma l’évêque de Ross, et l’on attribua à Tadhg les deux évêchés de Cork et Cloyne (1490). Mais là encore le jeune évêque rencontra des oppositions très fortes : il ne put même pas pénétrer dans la cathédrale, fermée à clef. Où qu’il se tournât, il trouvait porte close et rejet.

Aussi, appliqua-t-il l’ordre du Seigneur : Si l’on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre (Mt 10:23). Il repartit pour la Ville éternelle, à pied, pèlerin inconnu. A Rome, le pape lui remit des lettres pour les dirigeants d’Irlande, qu’il obligeait à laisser l’évêque libre de prendre possession de son évêché.

Sur le chemin du retour, une de ses haltes fut à Ivrée, au pied des Alpes, chez les Chanoines de Saint-Bernard, qui ne le connaissaient pas.

Au matin, Tadhg était mort. Arrivant de Rome, il était parti pour le Ciel. C’était le 25 octobre 1497 (ou peut-être 1492). Il avait été évêque une dizaine d’années, dont trois seulement en possession de son siège.

Les Chanoines trouvèrent dans son bagage son anneau pastoral et les lettres papales, et apprirent ainsi qui était ce pèlerin ; l’évêque en fut informé : il reconnut alors ce personnage qu’il avait vu en rêve la nuit précédente et ordonna des obsèques solennelles, auxquelles la population accourut.

La tombe de Tadhg fut très fréquentée, il y eut des miracles. On ne nous dit pas comment les Irlandais fautifs accueillirent ces nouvelles. 

En 1742, la tombe fut ouverte pour une reconnaissance : le corps de Tadhg était intact et portait un bel anneau épiscopal à la main ! La barbe avait poussé et tombait florissante sur la poitrine !

Mais c’est plus tard sur l’intervention des évêques d’Ivrée et de York, que le culte du bienheureux Tadhg fut confirmé en 1895.

 

 

Giuse Lê Ɖǎng Thị

1825-1860

 

Giuse (Joseph) était né vers 1825 à Kẻ Vǎn (Quẚng Trị (Vietnam).

Ce père de famille était officier de l’armée.

Au moment de l’édit promulgué contre les soldats chrétiens, il était gouverneur de Nghệ-An.

Il fut arrêté au début de l’année 1860 ; le régime de la prison lui fut tellement néfaste, qu’il en tomba très malade, et que sa crainte était de ne pas vivre assez longtemps pour recevoir la palme du martyre. Il pensait que, peut-être, il n’en serait pas digne à cause de (ses) péchés.

Mais quand vint enfin le jour de l’exécution, il s’exclama : Quel bonheur ! Quel bonheur !

Giuse fut étranglé à An Hòa (Quẚng Nam), le 25 octobre 1860 .

Il fut béatifié en 1909, canonisé en 1988.

María Teresa Ferragud Roig

1853-1936

 

María Teresa était née le 14 janvier 1853 à Algemesí (Valencia, Espagne). Elle épousa Vicente Silverio Masiá, un chrétien profondément croyant, avec qui elle eut neuf enfants, dont deux furent Religieux (l’un mourut en 1927, l’autre était missionnaire en Amérique au moment de la guerre civile), et cinq filles furent Religieuses, trois chez les Clarisses, deux chez les Augustines.

Cette courageuse maman allait à la messe chaque jour ainsi qu’à l’Adoration Eucharistique. Elle fit partie de l’Action Catholique dès sa formation et participait à toutes les activités, de même aussi qu’à celles de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, dont elle fut présidente.

L’aînée de ses filles, María Teresa, née le 18 septembre 1873, fut Augustine à Valencia avec le nom de Concepción et mourut en 1927. La deuxième fille, Maria Felicitat, née le 5 juin 1876, mourut très jeune. Une autre fille, Purificación, survécut à la guerre et fut un témoin précieux de cette famille.

Les quatre martyres d’aujourd’hui s’appelaient :

  • María Vicenta Masiá Ferragud, en religion María Jesús, née et baptisée le 12 janvier 1882, confirmée en 1889 ; novice en 1900, elle fit profession en 1902 ;
  • María Joaquina Masiá Ferragud, en religion María Verónica, née le 15 juin 1884, baptisée le 16 et confirmée en 1899 ; novice en 1904, elle fit profession en 1907 ;
  • María Felicidad Masiá Ferragud, en religion María Felicidad, née le 29 août 1890 ; novice en 1910, elle fit profession en 1913.
  • La religieuse augustine s’appelait Josefa Ramona Masiá Ferragud, en religion Josefa de la Purification ; née le 10 juin 1897, elle entra au couvent de Banigánim.

Lors de cette atroce guerre civile et fratricide, les quatre religieuses vinrent se réfugier chez leur mère à Algemesí, où elles continuèrent à vivre selon leur règle et leur horaire, priant l’Office divin, méditant et travaillant.

Le 19 octobre 1936, des miliciens du Front populaire se présentèrent pour arrêter les quatre religieuses. Ils n’avaient pas l’intention d’emmener cette vieille maman, qui avait alors quatre-vingt-trois ans, mais c’est elle-même qui leur exprima sa ferme volonté d’accompagner ses filles, pour les encourager jusqu’à la dernière heure. 

On les emmena toutes les cinq à la prison, l’ancien couvent franciscain Fons Salutis.

Quelques jours après, le dimanche 25 octobre 1936, où l’on fêtait alors la fête du Christ-Roi, les miliciens fusillèrent ces cinq femmes, au lieu-dit Cruz Cubierta, à Alzira (Valencia).

On entendit la Mère exhorter ainsi ses filles : Mes filles, n’ayez pas peur : ceci ne dure qu’un instant, et après, c’est le Ciel pour toujours. Toutes moururent en pardonnant à leurs bourreaux, et criant : Vive le Christ-Roi.

Restée la dernière, la digne maman fut interpellée sans douceur par un milicien : Hé, la vieille, tu n’as pas peur de la mort ? Et elle de répondre : Toute ma vie, j’ai cherché à faire quelque chose pour Jésus-Christ, et maintenant je me tirerais en arrière ? Tuez-moi pour le même motif que mes filles : parce que nous sommes des chrétiennes. Là où vont mes filles, j’y vais aussi.

Déjà la pape Pie XII affirmait que ce martyre était une répétition du celui de la mère avec ses sept fils, dans le livre des Maccabées (2M 7) :

Eminemment admirable et digne d’une illustre mémoire fut la mère qui voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, le supporta allègrement en vertu des espérances qu’elle plaçait dans le Seigneur. Elle exhortait chacun d’eux, dans la langue de ses pères, et, remplie de nobles sentiments, elle animait d’un mâle courage son raisonnement de femme (2M 7:20-21).

Les cinq Martyres espagnoles ont été béatifiées en 2001 et sont mentionnées le 25 octobre dans le Martyrologe.

 

 

Vicenta Masiá Ferragud

1882-1936

 

Voir surtout la notice María Teresa Ferragud Roig

 

Vicenta vit le jour le 12 janvier 1882 à Algemesí (Valencia).

Elles étaient quatre sœurs, toutes quatre Religieuses contemplatives : trois clarisses, une augustine.

Entrée chez les Clarisses Capucines de Agullent (Valencia), Vicenta fit la profession en 1902, avec le nom de María Jesús.

Date du martyre :  25 octobre 1936.

Date de la béatification : 2001.

 

 

Joaquina Masiá Ferragud

1882-1936

 

Voir surtout la notice María Teresa Ferragud Roig

 

Joaquina vit le jour le 15 juin 1884 à Algemesí (Valencia).

Elles étaient quatre sœurs, toutes quatre Religieuses contemplatives : trois clarisses, une augustine.

Entrée chez les Clarisses Capucines de Agullent (Valencia) en 1904, Joaquina fit la profession en 1907, avec le nom de María Verónica.

Date du martyre :  25 octobre 1936.

Date de la béatification : 2001.

 

 

Felicidad Masiá Ferragud

1882-1936

 

Voir surtout la notice María Teresa Ferragud Roig

 

Felicidad vit le jour le 29 août 1890 à Algemesí (Valencia).

Elles étaient quatre sœurs, toutes quatre Religieuses contemplatives : trois clarisses, une augustine.

Entrée chez les Clarisses Capucines de Agullent (Valencia) en 1910, Felicidad fit la profession en 1913, avec le nom de María Felicidad.

Date du martyre :  25 octobre 1936.

Date de la béatification : 2001.

 

 

Josefa Ramona Masiá Ferragud

1897-1936

 

Voir surtout la notice María Teresa Ferragud Roig

 

Josefa Ramona vit le jour le 10 juin 1897 à Algemesí (Valencia).

Elles étaient quatre sœurs, toutes quatre Religieuses contemplatives : trois clarisses, une augustine.

Entrée chez les Augustines de Agullent (Valencia) en 1910, Josefa Ramona fit la profession en 1913, avec le nom de Josefa Purificación.

Date du martyre :  25 octobre 1936.

Date de la béatification : 2001.

 

 

Recaredo Centelles Abad

1904-1936

 

Il était né à Vall de Uxó (Castellón, Espagne), le 23 mai 1904.

Après l’école de son village, il étudia au séminaire, où il se montra exemplaire en toutes choses.

En 1928, il entra à la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus.

Ordonné prêtre en 1929, il fut recteur au séminaire de Tarragona, puis vice-directeur au collège Saint-Joseph de Tortosa.

Il fut enfin recteur du Petit séminaire de Tortosa.

Lors de la révolution, il s’employa à faire revenir indemnes chez eux tous les élèves. Puis, il se cacha chez un frère, où il se prépara au martyre, exhortant aussi des Clarisses qui s’étaient réfugiées là.

Le 2 octobre 1936, fut assassiné pour sa foi son frère Vicente (dont la cause de béatification est en cours, concernant plus de deux-cents martyrs du même diocèse de Castellón).

Don Recaredo prépara toute la famille à la fête du Christ-Roi, qui devait se célébrer alors le dimanche 25 octobre.

Ce jour-là se présentèrent les miliciens ; comme on ne leur ouvrait pas la porte à l’instant, ils l’enfoncèrent, tirèrent sur un parent de Recaredo, et les emmenèrent tous deux.

On les ajouta à quelques autres personnes, et tous furent conduits au cimetière de Nules (Castellón) pour y être fusillés. Les bourreaux se moquaient de don Recaredo qui, en réponse, les bénissait en leur pardonnant.

Une fois à terre, il n’était pas encore mort. Un milicien s’approcha et, avant de lui donner le coup de grâce, lui demanda de le bénir ; comme le prêtre était tombé sur la main droite, il demanda au milicien de le retourner pour se libérer la main et, de cette main droite, lui donna encore une bénédiction. Puis le milicien lui tira dans l’œil le coup fatal.

C’était le dimanche 25 octobre 1936, alors fête du Christ-Roi.

Don Recaredo Centelles Abad fut béatifié en 1995.

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